Chanter les cantiques du recueil de la CMM en Pennsylvanie
« Toutes les nations que tu as faites viendront se prosterner devant toi, Seigneur, et glorifier ton nom » (Psaumes 86.9).
Lorsque nous entonnons des chants issus du Recueil international de la Conférence mennonite mondiale, nous mettons en pratique l’hospitalité et l’accueil. Chanter des chants d’autres cultures nous relie également à l’Église mondiale.
Des chants tels que « Here I am to worship », « Way Maker » et « How great thou art » s’intègrent parfaitement dans le répertoire musical de l’Église mennonite de Neffsville. D’autres, comme « Cantai ao Senhor », « Kwake Yesu Nasimama » et « Tú Eres Todopoderso », sont plus difficiles à intégrer.
Notre assemblée est majoritairement blanche, et beaucoup de ses membres sont d’origine mennonite suisse ou allemande. Cependant, nous avons également des membres originaires de Porto Rico, d’Haïti, du Kenya et d’Ouganda. Chanter des chants dans leur langue maternelle est une façon de leur montrer qu’ils ont vraiment leur place parmi nous.
De plus, bon nombre de nos membres ont été missionnaires en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Chanter des chants du recueil de la CMM les encourage également.
Permettez-moi de vous donner deux exemples illustrant comment les chants ont exprimé concrètement l’accueil et la solidarité.
Un chant préféré dans sa « langue de cœur »
Il y a environ trois ans, un missionnaire péruvien que nous soutenons s’est rendu à Neffsville pour y prêcher un dimanche. Ce matin-là, nous avons entonné « Tu Estas Aqui ». Alors que nous chantions, des larmes ont commencé à couler sur ses joues. Il n’aurait jamais pensé entendre un chant dans sa langue maternelle dans une église mennonite de Lancaster, en Pennsylvanie !
J’ai appris plus tard que « Tu Estas Aqui » était l’un de ses cantiques préférés. Lui et sa famille se sont sentis accueillis de manière plus profonde, simplement parce que nous avons chanté dans sa langue maternelle pendant le culte.
Dieu accueille un invité à sa manière
Le deuxième exemple est récent. Nous avons chanté « Cantai ao Senhor » lors de notre culte en portugais et en anglais.
Ce dimanche-là, une famille originaire du Brésil, qui parle portugais à la maison, rendait visite à notre Église pour la première fois !
Certains membres de notre assemblée se sont demandé pourquoi nous chantions en portugais. Ils ne connaissaient personne dans notre communauté originaire d’un pays lusophone.
Mais voilà comment Dieu agit ! Cette famille était ravie qu’une Église de Lancaster, en Pennsylvanie, chante dans leur langue maternelle.
Ils se sont sentis accueillis d’une manière qui dépassait largement ce qu’une simple poignée de main aurait pu exprimer. Ils se sont sentis reconnus.
La musique relie le monde entier
L’un des objectifs que je me suis fixé cette année est que nous chantions en Église, dans la plupart de nos cultes, au moins un chant issu d’une culture non majoritaire. Les cantiques du recueil de la CMM nous aident à le faire et nous relient ainsi profondément à nos frères et sœurs anabaptistes du monde entier. Lorsque, comme le dit le Psaume 86.9, nous « glorifions le nom de Dieu », nous le faisons avec les chants de « toutes les nations ».
Après tout, lorsque nous arriverons au ciel, il y aura des personnes de toutes les nations : tous celles et ceux qui, en Christ, auront vécu. Nous tous, avec nos cultures, nos langues et nos origines diverses, chanterons : « Le salut est à notre Dieu qui siège sur le trône et à l’Agneau » (Apocalypse 7.10b).
Chanter des cantiques d’autres cultures et langues (en particulier ceux du recueil de chants de la CMM, dont beaucoup figurent également dans notre propre recueil, Voices Together) est un bon exercice pour nous.
Rashard Allen est directeur musical et responsable du culte à l’Église mennonite de Neffsville, à Lancaster, en Pennsylvanie (États-Unis). Il a découvert le recueil de chants de la CMM en participant à l’ensemble international pour l’Assemblée de la CMM en Indonésie en 2022. Depuis, il a animé des ateliers sur la louange dans des assemblées mennonites en Ouganda et a coordonné les cinq chorales internationales lors de la commémoration « 500 ans d’anabaptisme » à Zurich en 2025.
Courrier : « Un messager… chargé de transmettre des nouvelles. » C’est ainsi que Paul N. Kraybill, Secrétaire général, a présenté le nouveau magazine de la CMM dans son premier numéro en 1986.
« L’Assemblée de la Conférence mennonite mondiale de 1984 à Strasbourg a fait écho à un cri souvent entendu auparavant et depuis. Nous ne nous connaissons pas assez les uns les autres. Nous formons une communauté mondiale, mais nos connaissances sont locales et limitées. Malgré nos presses, nos éditeurs et nos publications, il n’y a pas de messager international ! », écrivait-il.
Ainsi : « La Conférence mennonite mondiale est heureuse de présenter Courrier, une nouvelle revue.
Courrier est spécialement conçu pour être un messager relayant des nouvelles vers et depuis toutes les parties de la communauté mondiale mennonite.
Nous accueillons avec reconnaissance vos réponses, commentaires, suggestions, critiques et contributions — afin que ce magazine devienne véritablement un “courrier”, portant des messages dans les deux sens, à travers toutes les régions du monde. »
Depuis lors et jusqu’en 2026, le magazine a connu des changements et continuera d’en connaître ! Mais notre objectif reste d’être un lieu où la famille mondiale peut apprendre à se connaître.
Et nous souhaitons toujours entendre votre point de vue :
En quoi Courrier vous forme-t-il, vous inspire-t-il et vous aide-t-il à mieux comprendre la famille anabaptiste ?
Quelles réflexions et quels témoignages tirés de vos lectures vous ont marqué longtemps après avoir posé le magazine ?
Rejoignez la discussion
Nous vous invitons à vous joindre à nous pour échanger. Les membres de notre famille mondiale possèdent une riche expérience et une grande sagesse qui leur permettent de partager au-delà des frontières géographiques et culturelles. Nous travaillons actuellement à la mise en place d’une initiative visant à apprendre ensemble dans le cadre d’un webinaire. Restez à l’écoute pour les prochaines annonces concernant ce webinaire.
Alors que nous constatons la désunion et les désaccords autour de nous, y compris dans l’Église, puissions-nous apprendre à vivre la grâce et à accueillir la diversité.
De gauche à droite, John M. Sean, secrétaire général du KMKT, et Emmanuel Hagai, secrétaire général du KMT. Photo : Liesa Unger
L’Assemblée de la CMM reste en Afrique de l’Est
« Construire ensemble le corps du Christ et renforcer la fraternité mondiale [voilà la vision qui sous-tend la décision d’accueillir l’Assemblée mondiale de l’Église anabaptiste] », déclare l’évêque Nelson Kisare, de la Kanisa la Mennonite Tanzania.
Le Comité Exécutif de la Conférence Mennonite Mondiale a accepté l’invitation des églises membres de Tanzanie à accueillir la 18e Assemblée mondiale en 2028. Ce rassemblement de cinq jours réunissant des anabaptistes du monde entier aura lieu lors des deux premières semaines de juin. Le thème est en cours de finalisation.
La Tanzanie compte plus de 46 000 mennonites répartis dans deux églises membres de la CMM : Kanisa la Mennonite Tanzania (KMT) et Kanisa La Mennonite La Kiinjili Tanzania (Église évangélique mennonite de Tanzanie).
« Nous attendons environ 1 500 à 2 000 participants venus d’autres continents, et 500 à 1 000 d’autres pays d’Afrique », déclare Liesa Unger, responsable des événements internationaux. « Les responsables d’Églises tanzaniennes s’attendent à ce que plus de 2 500 participants locaux assistent à l’ensemble de l’Assemblée et à ce que 200 supplémentaires participent au culte de clôture samedi. »
La KMT est la plus ancienne union d’églises mennonites d’Afrique de l’Est, fondée dans les années 1930. Des vagues de réveil ont traversé la Tanzanie des années 1940 aux années 1960. Des évangélistes tanzaniens issus des églises mennonites ont apporté l’Évangile au Kenya, y établissant l’Église mennonite.
En 1971, le nom de l’Église nationale a été changé de l’anglais au swahili, reflétant la direction africaine de l’Église qui avait commencé avec la nomination des pasteurs Ezekiel Muganda et Andrea Mabeba en 1950 et celle de l’évêque Zedekiah Kisare en 1964. Actuellement, Emmanuel Hagai occupe le poste de secrétaire general et Nelson Kisare celui d’évêque président.
La KMKT a été créée en 1988, dans le prolongement de la KMT. En 2005, elle a été reconnue comme Église par le gouvernement national. Leur mission consiste à partager l’Évangile, à encourager les jeunes à suivre Jésus et à participer aux activités de l’Église, ainsi qu’à servir la communauté par le don de sang volontaire et l’aide aux plus démunis. Elle est actuellement dirigée par John Sean, secrétaire general, et Lameck Manji, evêque président.
Les mennonites de Tanzanie gèrent plusieurs écoles, du primaire au supérieur, ainsi que plusieurs hôpitaux et centres de santé.
« Notre groupe continental africain apporte son soutien à cette invitation adressée à notre famille anabaptiste mondiale de venir en Tanzanie », déclare Samson Omondi, représentant du Comité Exécutif pour l’Afrique et évêque de l’Église mennonite du Kenya.
Les chorales font partie intégrante des cultes dans les assemblées du KMT, comme ici à Arusha.Photo : Liesa Unger
« Nous espérons proposer des options d’Assemblée Dispersée non seulement en Tanzanie, mais aussi dans d’autres régions d’Afrique de l’Est », ajoute Nelson Martínez, coordinateur logistique. (Les Assemblée Dispersées sont des excursions avant et après l’Assemblée Réunie qui permettent à de petits groupes de découvrir la région et de prier avec les assemblées locales.)
Le nouveau lieu de l’Assemblée a dû être choisi seulement deux ans avant l’événement, après que l’hôte initial, la MKC en Éthiopie, ait retiré son invitation.
« Depuis des années, notre rêve était d’organiser la 18e Assemblée en Afrique. Cela clôt notre décennie de Renouveau, marquant les 500 ans de l’anabaptisme par une célébration sur le continent où l’anabaptisme connaît la croissance la plus rapide », déclare César García, Secrétaire General de la CMM. « Nous nous réjouissons de cette occasion de tisser des liens et d’apprendre à mieux connaître nos frères et sœurs en Tanzanie, tout en partageant mutuellement nos dons à travers ce grand rassemblement. »
« Malgré certaines difficultés prévisibles, nous pensons que la tenue de l’Assemblée à Arusha sera une expérience unique et positive. Le fait qu’elle se déroule dans un lieu relativement petit nous aidera à nous rapprocher les uns des autres. L’engagement des Églises apportera de la joie et de nombreuses bonnes volontés à l’Assemblée », déclare Liesa Unger.
Comment la musique des rencontres mondiales enrichit mon Église
Depuis qu’un animateur de colo m’a appris mes premiers accords de guitare, il y a bien des années, la musique occupe une place importante dans ma vie. J’aime également rencontrer des chrétiens issus d’autres cultures.
J’ai à ce jour participé à quatre Assemblées mondiales de la Conférence mennonite mondiale. Je suis émerveillé de voir comment notre foi partagée fait surgir la diversité au sein de notre unité. Le chant de bénédiction japonais « Kirisuto no heiwa ga » a trouvé sa place dans mon cœur, tout comme le chant latino-américain « Adorad a Jesus » et le chant en anglais « Way Maker ».
Les rythmes et les mélodies évoquent en moi des images de rencontres et des sentiments de joie et de proximité.
Avec ma guitare, j’ai été invité à faire partie du groupe de musique international lors du culte monumental commémorant le 500e anniversaire du mouvement anabaptiste à Zurich. Un esprit de respect mutuel nous a conduit à apprendre les différents styles musicaux qui caractérisent les chants.
Pendant les répétitions communes et le culte, j’ai eu l’impression que le paradis était descendu parmi nous. Une communauté mondiale a rendu gloire à notre Dieu digne de louange dans de nombreuses langues et expressions musicales.
Le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale est l’une des occasions où les chants de la famille mondiale peuvent exprimer leur capacité à unir. Je suis heureux de partager mes propres récits de rencontres lors des Assemblées de la CMM en Indonésie (2022), aux États-Unis (2015), au Paraguay (2009) et en Inde (1997).
En chantant les cantiques dans leur langue originale, nous ressentons une proximité particulière avec la famille mondiale. Pour certains chants, j’ai également développé des textes en allemand. Les paroles allemandes rendent audibles certains aspects de notre foi commune.
En ce moment, je me prépare pour la CMERK* qui aura lieu cette année, en mai, aux Pays-Bas. En plus des chants européens, nous profiterons également de cette occasion pour chanter des chants des Assemblées de la CMM.
Avec des chants comme « Ewe Tina » et « Hakuna Akaita Sa Jesu », nous aimerions inciter les gens à participer à la prochaine Assemblée de la CMM, qui devrait se tenir en Afrique en 2028. C’est en tout cas mon espoir, car ces chants déploient leur esprit de guérison et de joie — bien sûr — dans la communauté mondiale.
*CMERK, une rencontre régionale pour toutes les Églises mennonites européennes, est une combinaison de deux noms pour l’événement : Conférence Mennonite Européenne (français) + Mennonitische Europäische Regionale Konferenz (allemand).
La rencontre aura lieu du 14 au 17 mai 2026 aux Pays-Bas.
Wilhelm Unger est pasteur des Églises mennonites de Friedelseim et Limburgerhof-Kohlhof (qui font partie de l’union d’Églises membre de la CMM Arbeitsgemeinschaft Mennonitischer Gemeinden in Deutschland) en Allemagne.
À la fin du Sommet mondial de la jeunesse (GYS) en Allemagne, les participants se sont rassemblés autour d’un feu de joie pour chanter et faire du pain ensemble. Photo: Irma Sulistyorini
La colonne des responsables de la CMM
Les possibilités qui s’offrent à nous sont extraordinaires : un monde dans lequel les gens sont suffisamment guéris pour connaître leur valeur et donc capables d’entretenir des relations marquées par une intimité, une dignité et un respect authentiques. Un monde dans lequel de puissantes technologies et des connexions mondiales comblent les fossés plutôt que de les creuser, devenant des outils de compréhension mutuelle et d’épanouissement partagé.
En même temps, nous reconnaissons la réalité de notre époque. Partout dans le monde, de nombreuses personnes vivent dans des endroits où règne la peur, des endroits marqués par la violence, les déracinements, l’incertitude économique, la crise climatique et une profonde polarisation sociale. La peur résonne fort. Elle nous incite à nous replier sur nous-mêmes, à protéger ce qui nous appartient et à imaginer que la survie est le mieux que nous puissions espérer.
Et pourtant, il ne s’agit pas seulement de difficultés à subir. Ce sont aussi des moments qui éveillent notre courage.
Au sein de la famille anabaptiste mondiale, les communautés redécouvrent leur voix, leur capacité d’action et leur vocation à vivre différemment. La solidarité, telle que la comprend la Conférence mennonite mondiale, n’est pas un accord passif ou une préoccupation lointaine. C’est un choix fidèle de rester connecté : choisir la relation plutôt que l’isolement, l’accompagnement plutôt que le contrôle, et l’espoir plutôt que la peur.
Cette solidarité se vit lorsque nous écoutons attentivement à travers les cultures, lorsque l’expérience vécue façonne notre discernement commun et lorsque nous choisissons de ne pas nous retirer malgré l’incertitude de l’avenir.
Elle nous rappelle que la guérison est possible, qu’une nouvelle vie peut émerger des situations difficiles et que l’unité est quelque chose qui se travaille avec patience et attention.
À l’aube de 2026, nous sommes invités à prendre soin de ce qui nous a été confié : construire des espaces de confiance, renforcer les liens d’amour et façonner un avenir marqué par la paix du Christ.
Ce que nous construirons ne sera pas parfait, mais peut être empreint de fidélité.
Puissions-nous nous ouvrir à la grâce que Dieu nous a déjà donnée et la vivre à travers la solidarité, en marchant ensemble dans l’humilité, en nous choisissant les uns les autres avec courage et en faisant confiance à l’Esprit qui nous unit.
Lisa Carr-Pries est vice-présidente de la CMM (2022-2031). Elle est directrice des soins spirituels à Parkwood Community (établissement de soins de longue durée/maison de retraite) à Waterloo, dans l’Ontario, au Canada, et est membre de l’Église mennonite Nith Valley, dans l’Ontario, au Canada.
Binuangan Mennonite Christian Church, aux Philippines, a célébré le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale en chantant «What a Friend We Have in Jesus», «Blessed Assurance», «Trust and Obey» et «God You’re Good». Certains de ces cantiques ont été chantés en ilocano, une langue couramment utilisée parallèlement à d’autres dialectes locaux tels que le kankanaey, le bugkalot, l’ibaloi, le kalanguya et d’autres encore.
Secrétaire Général
La créativité nous aide à avoir l’imagination nécessaire pour visualiser des choses que nous n’avons encore jamais vu ni expérimenté.
Lorsque j’ai découvert l’histoire de Dirk Willems, cet anabaptiste emprisonné qui sauva son poursuivant tombé à travers la glace, je devais autrefois me représenter la scène par l’imagination. Depuis mon installation au Canada en 2019, j’ai vu de mes propres yeux des lacs et des rivières figés par le gel. Marcher sur la glace est une réalité tangible — tout aussi réelle que l’Esprit du Dieu d’amour à l’œuvre dans la vie de Dirk Willems et dans celle de son poursuivant.
Aujourd’hui, face à ce monde fracturé, rempli de colère, de violence et de désaccords — hélas, même au sein de l’Église — mettons notre imagination au défi de vivre dans le monde de shalom auquel Dieu nous appelle.
À quoi ressemblerait le monde s’il était peuplé de personnes comme Dirk Willems ?
Et si nous apprenions à reconnaître Jésus dans le visage de ceux que nous considérons comme nos ennemis ?
Comment devenir une Église mondiale dont la pierre angulaire serait l’amour mutuel entre chrétiens, un amour prêt à aller jusqu’au don de sa propre vie ?
Comment vivre concrètement cet amour dans nos familles, sur nos lieux de travail et au cœur de nos quartiers ?
C’est cette manière de vivre qui nous permet de comprendre profondément l’autre, en l’écoutant et en lui parlant dans l’amour.
Lorsque nous chantons, comme on le découvre dans ce numéro, nous éveillons notre imagination. Nous chantons notre amour pour Dieu et pour les autres, et la musique nous émeut et nous fait ressentir cet amour. Dans l’harmonie, nous donnons corps à notre imagination en manifestant l’unité au cœur même de la diversité.
Demandons à Dieu sa présence pour nous aider à vivre selon cette imagination dans chacune de nos relations.
César García, secrétaire général de la CMM, originaire de Colombie, vit à Kitchener, Ontario (Canada). Cette réflexion est adaptée d’une lettre du secrétaire général à l’occasion des fêtes religieuses.
Chaque semaine, lors du culte à la chapelle du campus de l’IBA, nous consacrons un temps pour louer Dieu à travers la musique. Étant donné que nous sommes un institut biblique où convergent différentes traditions théologiques et divers arrière-plans culturels, d’aucuns pourraient penser que les différences auraient plus de poids que ce que nous partageons. Malgré cela, chanter ensemble joue un rôle important dans le renforcement de notre unité en tant que peuple de Dieu.
Communauté et unité
Pendant les cultes, nous chantons des cantiques classiques, mais aussi des chants contemporains aux rythmes latino-américains et anglo-saxons. Cette variété reflète la diversité de notre corps étudiant, qui participe activement à nos temps musicaux.
Bien entendu, en tant qu’institut anabaptiste, nous accordons une grande importance à la communauté et à l’unité en Christ.
C’est pourquoi le chant d’assemblée n’est pas simplement un « moment musical » pendant le culte, mais un acte communautaire qui façonne notre identité. Lorsque nous chantons, plus que d’accompagner un groupe de musique, nous cherchons à adorer notre Seigneur d’une seule voix. Il est intéressant de constater que la musique peut transcender des barrières que la théologie, avec ses débats et ses formulations, ne parvient parfois pas à franchir aussi facilement.
Cela ne signifie pas que la théologie ne soit pas importante – au contraire, elle est vitale pour la santé de l’Église -, mais nous reconnaissons qu’il existe, au sein du monde évangélique, différentes interprétations sur des questions secondaires. En classe, nous pouvons dialoguer, débattre et approfondir divers sujets qui mettent en lumière nos désaccords. Mais dans la chapelle, en chantant les vérités centrales de notre foi, nous nous retrouvons sur un terrain commun où l’essentiel résonne plus fortement que le secondaire.
À de nombreuses reprises, j’ai vu des étudiants issus d’Églises aux styles et traditions différents élever leurs voix ensemble avec une profonde conviction. Même s’ils ne formulent pas certains points doctrinaux de la même manière, ils sont capables de déclarer ensemble : « Christ est Seigneur » ou « Nous sommes le peuple de Dieu ». Dans ces moments-là, la musique devient un espace où nous pouvons réaffirmer notre accord, non pas sur des sujets secondaires, mais sur les fondements centraux de notre foi.
Le peuple du Seigneur
Un aspect clé de cette expérience a été la démarche intentionnelle dans le choix des chants. Nous nous efforçons d’inclure des cantiques qui exaltent Jésus non seulement comme notre sauveur individuel, mais aussi comme le sauveur de la communauté. Les paroles parlent de « nous », l’Église en tant que corps, et de marcher ensemble dans la lumière. De telles paroles nous aident à développer une spiritualité moins privée et plus enracinée dans la communauté. Cela est profondément cohérent avec notre héritage anabaptiste qui comprend la foi comme le fait de suivre visiblement le Christ dans la communauté.
En même temps, les chants d’abandon et de dévouement à Jésus jouent un rôle unificateur. Lorsque l’assemblée chante des paroles d’abandon – « Prends ma vie », « Je me donne à toi », « Je veux te rester fidèle » – nous nous alignons spirituellement. Nous n’affirmons pas nos préférences personnelles ni ne défendons nos propres points de vue ; nous nous soumettons ensemble à la souveraineté du Christ. Cette attitude commune d’humilité devant lui nous aligne sur la vérité centrale selon laquelle Jésus est Seigneur et que nous devenons tous ses disciples.
J’ai également remarqué que la musique crée des souvenirs collectifs. Des années plus tard, d’anciens étudiants reviennent sur le campus et sont émus en entendant un chant que nous chantions à la chapelle. Ils ne se souviennent pas seulement de la mélodie, mais aussi du temps passé à étudier, des amitiés profondes et des rencontres avec Dieu au sein de la communauté.
Par tout cela, je ne veux pas dire que la musique ne puisse pas être une cause de division – elle l’est souvent. Mais, d’après ce que nous vivons chaque semaine sur le Campus IBA, la musique chantée comme un peuple et consacrée au Seigneur a le pouvoir de nous unir. Et peut-être même, qui sait, la capacité de formuler la théologie avec un cœur juste.
Fernando Miranda est actuellement professeur à l’Institut biblique Campus IBA, situé à Mariano Roque Alonso, au Paraguay. Il est marié à Miriam Sawatzky et ils ont deux enfants, Andrea et Sebastián. En plus de ses fonctions académiques, il coordonne et dirige les moments de louange sur le campus, en particulier la musique.
Louer ensemble, et particulièrement chanter ensemble, est souvent cité comme l’un des moments forts des Assemblées de la Conférence mennonite mondiale. Après tout, rien ne vaut le fait de chanter avec plusieurs milliers de frères et sœurs en Christ réunis. Même lorsque tout le monde ne parle pas la même langue, la musique a ce pouvoir d’unir que d’autres moments n’ont pas.
Le chant est annoncé, et sur l’écran apparaissent les mots d’une langue que beaucoup dans la salle ne parlent pas couramment, voire pas du tout.
La mélodie peut sembler inconnue, le rythme légèrement différent de ce à quoi le corps s’attend.
Des choristes du monde entier aident à lancer le chant. Puis, progressivement, le son communautaire prend forme.
Des milliers de voix, portant des accents différents, des formes de voyelles variées et des instincts musicaux distincts, commencent à résonner ensemble.
Le son n’est jamais impeccable : certains mots sont mal prononcés, certaines harmonies sont floues, mais, dans ces instants, il se passe quelque chose d’indéniable. Des personnes qui vivent leur culte différemment, qui ont des perspectives différentes et qui viennent de contextes très différents s’engagent à chanter le même chant au même moment.
Personne ne chante seul. Personne ne chante exactement de la même manière. Une vérité plus profonde est mise en lumière : l’unité dans une Église mondiale ne se découvre pas en effaçant les différences, mais en apprenant à les maintenir ensemble dans un son.
Le but de cet article est d’explorer le rôle que la musique a joué au cours d’un siècle d’Assemblées de la CMM, comment elle a évolué à mesure que la communion mennonite s’est mondialisée, et comment le fait de chanter ensemble continue de façonner un sentiment d’unité vécu.
La première rencontre de la Conférence mennonite mondiale a eu lieu en 1925 à Bâle, en Suisse, pour commémorer le 400ème anniversaire de la Réforme anabaptiste. Alors que l’Église mondiale vient de célébrer son 500ème anniversaire, le moment semble opportun pour réfléchir aux Assemblées du siècle dernier, à travers le prisme particulier de la musique.
Les recueils de chants créés pour chaque rassemblement permettent de retracer ce qui a été chanté lors des Assemblées de la CMM. Bien qu’aucun recueil ne reprenne tout ce qui a été chanté ou entendu (et que certains chants imprimés ne soient jamais utilisés), ils offrent un aperçu concret de la vision que l’Église mondiale a d’elle-même, de son unité et des voix qui sont invitées à participer au culte communautaire.
7ème Assemblée, 1962, Kitchener (Canada)
Chanter ensemble notre foi, l’importance de la musique
Chanter ensemble exige de nous quelque chose que peu d’autres pratiques collectives demandent. Cela requiert de la vulnérabilité et de la confiance, et ne peut se faire en privé au sein d’une foule.
Les voix sont révélées, le souffle est partagé et le tempo est négocié en temps réel. Chanter ensemble, c’est autant écouter que se faire entendre.
Pour une communion mondiale comme la Conférence mennonite mondiale, cela revêt une importance capitale. L’unité au sein de la CMM ne signifie pas une uniformité totale des croyances, des pratiques ou des perspectives. La communauté s’étend sur plusieurs continents, cultures et histoires façonnées par des réalités sociales et politiques très différentes.
Pourtant, encore et encore, l’Église se rassemble et choisit de louer. Ce faisant, elle pratique une forme d’unité qui ne dépend pas de l’effacement de toutes les différences, mais de l’engagement envers des convictions communes, même si ces convictions s’incarnent de diverses manières.
Lors des Assemblées de la CMM, cette unité s’exprime souvent à travers ce que l’on pourrait appeler des « chants du cœur » : des chants chers à certaines communautés et qui racontent leur témoignage de foi, de souffrance, d’espoir et de joie.
Ces chants n’ont pas nécessairement la même signification pour tous ceux qui les chantent. Au contraire, ils invitent à prendre conscience des différents styles musicaux, des nuances théologiques, des langues utilisées dans les textes et des pratiques cultuelles. Chanter les « chants du cœur » les uns des autres devient un moyen d’apprendre qui nous sommes, ensemble.
Cette pratique comporte des risques : les mots peuvent être mal prononcés ou mal compris, les formes musicales peuvent sembler inhabituelles ou dérangeantes : Pourtant, c’est précisément dans cette vulnérabilité que la musique joue son rôle le plus important.
Une unité qui ne coûte rien n’exige pas grand-chose de nous. En revanche, chanter malgré les différences apprend à l’Église à écouter avant de diriger, à suivre avant de façonner et à remettre en question ses convictions profondes sur le culte et la musique.
10ème Assemblée, 1978, Wichita (États-Unis)
Recueils de chants et tournant décisif : 1967-1972
Un recueil de chants n’est jamais une compilation neutre. Chaque inclusion ou omission reflète un ensemble de valeurs : quelle théologie est mentionnée, quelle langue est entendue et quels styles musicaux sont considérés comme chantables par une communauté mondiale.
À mesure que la Conférence mennonite mondiale s’est internationalisée, ses recueils de chants sont devenus de plus en plus complexes.
Les procès-verbaux de la première Assemblée de la CMM en 1925 mentionnent des chorales et des chefs de chœurs, mais le premier recueil de chants imprimé spécifiquement pour une Assemblée date de 1936, lors du rassemblement à Amsterdam et Elspeet, aux Pays-Bas. Avant cela, les Assemblées chantaient probablement à partir des recueils de cantiques existants disponibles dans les lieux de culte.
Ces premiers recueils de chants de l’Assemblée contenaient exclusivement des cantiques européens et nord-américains, généralement en anglais, allemand, français et néerlandais.
À mesure que la représentation au sein de la CMM se diversifiait, en particulier suite à l’expansion significative dans les pays du Sud, ce panorama musical devenait de plus en plus incongru. Lors de l’Assemblée de 1967 à Amsterdam, qui réunissait des délégués de plus de 30 pays, les participants ont pris conscience que la communion mennonite était en train de changer.
La diversité des cultures, des langues et des couleurs de peau n’était plus un élément marginal : elle était bien présente dans la salle.
Ce moment a marqué un tournant.
L’Assemblée suivante, qui s’est tenue en 1972 à Curitiba, au Brésil, a été la première Assemblée de la CMM dans l’hémisphère sud. L’historien Cornelius Dyck a saisi le défi auquel l’Église était confrontée en posant une question pertinente : « Quel type d’unité est possible et souhaitable dans une fraternité mondiale où chaque Assemblée n’est finalement responsable que d’elle-même ? »
L’Assemblée au Brésil s’est déroulée dans un contexte difficile, marqué notamment par la répression politique sous le régime militaire et des difficultés de traduction et d’accès linguistique.
Pourtant, les comptes rendus font état d’une impression particulièrement positive concernant la musique. Les chants communs ont été accueillis par des applaudissements enthousiastes et, pour la première fois, des groupes d’Amérique du Sud se sont produits. Seul un tiers des participants venait d’Europe et d’Amérique du Nord. Un groupe de travail sur la musique a reconnu la nécessité d’avoir des chants de différentes époques, styles et cultures afin de mieux refléter l’Église mondiale.
Des changements organisationnels ont également suivi. Les réunions du Conseil général ont commencé à se tenir dans les pays du Sud, des conférences régionales ont été organisées et les réseaux missionnaires se sont étendus à plus de 50 pays où les Églises connaissaient souvent une croissance plus rapide que celles du Nord.
La Conférence mennonite mondiale a clarifié son objectif en tant que « canal de communion et de témoignage », mettant l’accent sur la communication, l’encouragement mutuel et la responsabilité partagée. Elle a également créé par la suite un poste de Secrétaire général rémunéré, passant d’une direction de la CMM assurée principalement par des historiens à une direction assurée par des personnes ayant une expérience dans le domaine de la mission.
14ème Assemblée, 2003, Bulawayo (Zimbabwe)
Ce que nous apprenons en chantant ensemble
À partir des années 1970, les Assemblées de la CMM ont continué à croître en taille et en diversité. Des recueils internationaux de chants, représentant délibérément le monde entier, ont été développés à partir de l’Assemblée de 1978 à Wichita.
Davantage de langues sont apparues sur les pages et dans les cultes, parfois avec l’aide d’une traduction simultanée. À partir de ce recueil, les « chants du cœur » de chaque continent ont été privilégiés. Les femmes ont joué un rôle de plus en plus visible dans la musique, notamment des personnalités telles que Mary Oyer en tant que cheffe de chœur. Pour la première fois, le président n’était ni américain ni allemand, mais éthiopien.
Lors de l’Assemblée de 1984 à Strasbourg, la forme de l’Assemblée moderne de la CMM avait commencé à se dessiner : un comité du programme, un sous-comité musique et culte, une structure thématique rythmée par les journées et une musique tissée tout au long de l’Assemblée. Des musiciens du monde entier se sont produits, montrant que l’unité nécessite une intention et une pratique.
L’unité formée par le chant lors des Assemblées de la CMM n’est pas permanente. Lorsque le dernier chant s’éteint, les participants retournent dans leur contexte d’origine, emportant avec eux différentes questions, convictions et défis. Pourtant, quelque chose subsiste : le souvenir d’avoir chanté ensemble remodèle la façon dont les différences sont portées par la suite.
17ème Assemblée, 2022, Indonesia
La musique enseigne à l’Église mondiale que l’unité n’exige pas de résoudre tous les désaccords. Elle exige d’être présent.
En chantant, l’Église s’entraîne à rester ensemble dans le temps présent, à écouter attentivement, à s’adapter si nécessaire et à s’engager dans une action commune, même lorsque cela nous demande des efforts. L’unité, en ce sens, n’est pas un idéal abstrait, mais une discipline pratiquée.
Les Assemblées de la CMM fonctionnent comme des espaces de répétition pour ce type d’appartenance. Elles offrent un aperçu de ce qui est possible lorsque la diversité n’est pas gérée ou minimisée, mais accueillie dans un rythme partagé.
Chaque voix compte, précisément parce qu’elle est distincte. Et dans l’acte partagé du chant, l’Église mondiale réapprend ce que signifie d’appartenir ensemble.
Benjamin Bergey est professeur agrégé de musique à l’Eastern Mennonite University, à Harrisonburg, en Virginie (États-Unis), où il dirige les chœurs et l’orchestre et enseigne la théorie musicale et la direction d’orchestre. Il a été coordinateur musical pour l’Assemblée 2022 en Indonésie et dirige les EMU Chamber Singers, qui se sont produits lors de la commémoration du 500ème anniversaire à Zurich. Benjamin Bergey a également été rédacteur musical pour Voices Together, un recueil de cantiques pour l’Église mennonite aux États-Unis et au Canada. Il est membre de l’Église mennonite Harrisonburg.
L’unité dans une Église mondiale nese découvre pas en effaçant les différences, mais en apprenant à les maintenir ensemble en harmonie.
Benjamin Bergey
Aperçu historique
#1 – 1925 Bâle et Zurich
Objectif : se réunir pour célébrer le 400ème anniversaire et publier un livre commémoratif
Les chorales de la région de Bâle (Holee et Schänzli) se produisent, et de nombreux cantiques sont mentionnés, notamment « Gott grüße Dich », « Große Gott », « Die Sach ist Dein » et « Nun danket alle Gott ».
#2 – 1930 Danzig
« Conférence mennonite mondiale humanitaire ».
Objectif : recevoir des rapports de diverses communautés et organisations mennonites sur les activités humanitaires, recevoir des conseils sur la situation difficile des communautés mennonites en Union soviétique et échanger des informations sur d’autres mesures d’aide coordonnées.
Le chant est référencé et des cantiques précis sont indiqués. (« Wach auf, du Geist der ersten Zeugen, » « Kein schöner Land in dieser Zeit, » « Innsbruck, ich muß dich lassen ».
#3 – 1936 Amsterdam et Elspeet
Objectif : poursuivre ce type de rassemblement, renforcer les liens entre les membres, célébrer les 400 ans de la conversion de Menno Simons aux Pays-Bas.
Le premier recueil de chants est imprimé, avec les cantiques classés dans l’ordre prévu pour chaque cultes (textes en allemand et en néerlandais).
Sont mentionnés des chants informels sur le bateau alors que les participants traversaient l’Ijsselmeer pour se rendre à Elspeet sous une forte pluie
#4 – 1948 Goshen et North Newton
Objectif : maintenir les liens de fraternité mondiale, de l’appréciation et de l’apprentissage mutuels.
L’excellence des chants interprétés par l’Assemblée, les chorales et les quatuors (divers chorales et ensembles des régions hôtes mentionnés) est soulignée.
Les archives de la MC USA conservent 43 bobines de bandes magnétiques contenant les enregistrements audio de cette Assemblée.
#5 – 1952 Bâle (St. Chrischona)
Objectif : continuer à partager et à communier, et « mieux connaître les assemblées mennonites largement dispersées à travers le monde » (JC Wenger).
Des chorales venues de France, de Suisse, d’Allemagne et du Kansas (États-Unis) sont mentionnées.
Deuxième recueil de chants imprimé pour une Assemblée.
Le cantique « Faith of our fathers » (la foi de nos pères) est entonné près de la Limmat, où Felix Manz fut noyé.
#6 – 1957 Karlsruhe
Une conférence davantage populaire, avec une participation plus importante (environ 1 300 personnes ont eu besoin d’un hébergement). Moins de la moitié des participants viennent des États-Unis et du Canada.
Des questionnaires sont distribués afin de recueillir des retours et des suggestions ; une constitution est rédigée et votée ; un Comité exécutif et un Conseil général (présidium) sont créés.
Création d’un troisième recueil de chants comprenant 30 cantiques en français, allemand, anglais et néerlandais.
#7 – 1962 Kitchener
Un comité de musique est mentionné pour la première fois.
De nombreuses chorales nord-américaines sont mentionnées.
Un plus grand nombre de chefs de chœur et d’organistes sont mentionnés (là où il n’y en avait qu’un ou deux seulement lors des Assemblées précédentes).
Quatrième recueil de chants comprenant 40 cantiques en allemand et en anglais.
#8 – 1967 Amsterdam
L’Église connaît une croissance dans les pays du Sud, avec plus de 30 pays représentés (voir « tournant décisif » dans l’article ci-dessus).
Plusieurs chorales universitaires américaines et européennes sont mentionnées.
Cinquième recueil de chants comprenant 38 cantiques en allemand, anglais, français et néerlandais.
Premier recueil de chants à inclure la notation musicale occidentale.
#9 – 1972 Curitiba
Première Assemblée avec plus de participants du Sud que du Nord.
La musique se distingue positivement grâce aux chants collectifs et aux représentations des groupes mennonites d’Amérique du Nord et du Sud.
Le sixième recueil de chants comprend pour la première fois des chants en espagnol et en portugais, en plus de l’anglais et de l’allemand.
# 10 – 1978 Wichita — « Le Royaume de Dieu dans un monde qui change »
Des chorales du monde entier se produisent pour la première fois (dont la Russie, chaleureusement applaudie).
Publication du premier « Recueil international de chants », marquant le lancement du nouveau modèle (avec une préface et une introduction).
63 cantiques avec notation musicale occidentale, organisés en cinq chapitres par continent.
Le village de l’Église mondiale débute, avec une scène offrant ainsi l’occasion de partager de la musique.
#14 – 2003 Bulawayo – « Mettons nos dons en commun dans la souffrance et la joie »
Publication du troisième Recueil international de chants, avec un comité de musique qui comprend cette fois-ci des représentants des cinq continents, ainsi que plusieurs chants écrits dans des notations musicales non occidentales.
La première chorale internationale lance le modèle d’ensemble avec deux chanteurs de chaque continent. Un enregistrement réalisé à l’avance permet aux participants d’apprendre les chants de l’Assemblée.
« Hakuna akaita », toujours autant apprécié, est présenté et fréquemment chanté.
#15 – 2009 Asuncion – « Marchons ensemble sur le chemin de Jésus-Christ »
Publication du quatrième Recueil international de chants, avec une préface reconnaissant que tout le monde ne sait pas lire la musique et que des dizaines de langues sont utilisées, mais que la musique est une force unificatrice.
« Tengan la Mente de Cristo » (N° 9), composé en lien avec le thème de cette Assemblée.
Moment de chant spontané lors d’une coupure de courant : « Siyahamba ».
Pour la première fois, toutes les séances plénières sont retransmises en direct.
#16 – 2015 Harrisburg – « En marche avec Dieu »
Publication du cinquième Recueil international de chants.
« Tú eres todopoderoso » devient un chant très apprécié.
Un couplet de « El Senyor és la meva força » (N° 37) est interprété en langue des signes pour un grand nombre de participants sourds ou malentendants.
#17 – 2022 Salatiga – « Suivre Jésus ensemble à travers les frontières »
Publication du sixième Recueil international de chants, le premier à inclure la notation musicale orientale.
La version numérique est également utilisée par de nombreux participants en ligne en raison de la pandémie mondiale.
Le chant N° 2, « Dhuh pangeran », composé par le mennonite indonésien Saptojoadi pour l’Assemblée de 1978, devient un « chant du cœur ».
2025 Zurich – « Le courage d’aimer »
Bien qu’il ne s’agisse pas tout à fait d’une Assemblée, cette rencontre commémore le 500ème anniversaire de l’anabaptisme.
Cinq groupes musicaux venus du monde entier donnent des concerts et participent au culte au Grossmünster.
Des chants tirés du Recueil international de chants 2022 sont interprétés, ainsi que « We want peace », un chant trilingue composé par un mennonite et spécialement arrangé pour l’occasion.
Qu’est-ce que les rencontres avec des croyants d’autres pays, mais vivant dans la même région, peuvent vous apporter ?
« Au-delà de la participation aux programmes, les gens trouvent que les liens créés lors des rassemblements régionaux sont ce qui est de plus mémorable », explique Miekje Hoffscholte-Spoelder, présidente du conseil d’administration de la Conférence mennonite néerlandaise. « Nous nous faisons de nouveaux amis et nous en retrouvons d’anciens. Nous entrons en contact avec des croyants qui n’ont pas toujours les mêmes opinions et le même parcours que nous. »
Les rassemblements régionaux sont l’occasion de nouer des amitiés et de développer des relations. Bon nombre d’entre eux sont organisés de manière autonome par des groupes de la région, dont beaucoup sont membres de la Conférence Mennonite Mondiale. Pour les représentants régionaux de la CMM, c’est une excellente occasion de rencontrer plusieurs responsables à la fois.
« Nous avons tant à apprendre les uns des autres en continuant à vivre l’unité », déclare Bruce Campbell-Janz, directeur du service de la communication et de l’engagement pour la CMM.
Europe
A gathering of the MWC member church in Spain
Les Églises mennonites européennes se réuniront aux Pays-Bas du 14 au 17 mai 2026 pour leur rassemblement régional CMERK* (anciennement MERK). Créé en 1972 et pensé comme un événement ponctuel, il est devenu une sorte de mini-assemblée organisée entre les assemblées mondiales de la CMM, au cours de laquelle les mennonites d’Europe partagent leurs idées théologiques, trouvent des points communs et échangent les dons qu’ils peuvent offrir à la communion mennonite régionale.
Miekje Hoffscholte-Spoelder ajoute : « Mon mari et moi avons eu le privilège d’assister à l’Assemblée mondiale en Indonésie en 2022, mais un tel voyage n’est pas possible pour tout le monde. Il est important que nous apprenions à connaître nos prochains mennonites, que nous priions et louions ensemble, et que nous discutions de sujets urgents, notamment le rôle des églises dans l’accompagnement des migrants en Europe. »
Les membres des commissions de la Conférence Mennonite Mondiale se réuniront à Mennorode, aux Pays-Bas, juste avant la CMERK, afin de pouvoir se joindre à la rencontre régionale qui suivra. Les rencontres en personne permettent de renforcer les relations qui sous-tendent le travail qu’ils accomplissent tout au long de l’année par le biais de réunions en ligne et de communications écrites.
Participants at the 2025 Latin American 500th anniversary of Anabaptism event
Les Églises anabaptistes de 16 pays d’Amérique latine se sont réunies au Pérou en janvier 2025 pour commémorer les 500 ans de l’anabaptisme.
« C’était un moment précieux pour se souvenir des pères et mères dans la foi, qui nous ont montré un chemin parsemé de sang, de sueur et de larmes, et l’engagement à suivre Jésus-Christ », dit Jaime Prieto, théologien et historien anabaptiste du Costa Rica.
« Pour moi, ce qui a compté le plus, c’était de voir des gens issus de contextes culturels différents. Nous avons mis en lumière des problèmes, des solutions et, surtout, des sujets importants pour notre vie en communauté, tout en gardant toujours nos principes anabaptistes comme fondement de nos réflexions », a rapporté Yuri De Araùjo du Brésil, l’un des nombreux participants, engagé dans YAMEN, un programme d’entraide du Comité central mennonite et de la Conférence Mennonite Mondiale, qui a assisté à la rencontre.
Les mennonites d’Amérique centrale et des Caraïbes attendent avec impatience la CAMCA (Consulta Anabaptista Menonita de México, Centro América y el Caribe), qui se tiendra du 13 au 18 juillet 2026 à l’Iglesia Nacional Evangélica Menonita Guatemalteca à Alta Verapaz, au Guatemala. Comme la CMERK, cette rencontre a lieu tous les deux ou trois ans et attire un large public venu pour apprendre, discerner et s’encourager mutuellement.
Les réunions régionales peuvent également porter sur une idée commune afin d’approfondir la réflexion et de développer des actions pour la mettre en pratique. Les responsables d’Églises mennonites d’Asie, sous l’égide du Réseau asiatique d’éducation anabaptiste-mennonite, se sont réunis pour réfléchir ensemble à la contextualisation de la théologie anabaptiste pour les Églises d’Asie. Rejoints par des responsables missionnaires et théologiques du Canada et des États-Unis, ils se sont réunis en Indonésie en 2024 et en Thaïlande en 2025.
North American leaders from MWC member churches on break at General Council meetings in Germany, 2025
Tout récemment, la CMM a organisé une réunion pour les responsables des églises membres des États-Unis, du 6 au 8 janvier 2026. Janet Plenert, directrice de la CMM chargée du renforcement de la communion, revient sur son rôle de facilitatrice lors de cette réunion : « Parfois, les réunions sont significatives non pas en raison de ce qui a été décidé ou accompli, mais parce qu’elles se sont déroulées dans un climat de respect, de partage empreint de grâce et d’amour bienveillant, au milieu de conversations franches et honnêtes.
Nous étions vulnérables les uns envers les autres, exprimant une honnêteté bienveillante et directe. Nous avons également eu des conversations substantielles sur les questions qui nous ont réunis. Nous avons senti que l’Esprit de Dieu était parmi nous, et nous croyons que les prières de nombreuses personnes y ont contribué. »
Afrique
A gathering of Mennonite church leaders at AIMM meetings
« Au fond de nous, il y a une aspiration constante à vivre ensemble. Les rencontres régionales, qu’elles soient organisées de manière indépendante par les Églises locales ou par la CMM, offrent un espace pour tisser des liens entre nous. Elles nous permettent de découvrir les difficultés et les joies des uns et des autres, de nous encourager mutuellement, de collaborer et d’envisager l’avenir ensemble », explique Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-églises à la CMM.
« Dans ma région, l’Afrique, le mode de vie est principalement communautaire. Ainsi, bien que très diversifiées en termes de culture, de langue, d’histoire coloniale et de vision du monde, les réunions régionales nous permettent de créer des liens entre nous », ajoute-t-il.
Une réunion régionale pour l’Afrique entre les responsables des églises membres de la CMM est prévue pour 2026.
Il est légitime d’être frustré face à ce monde où les tensions politiques ne cessent de s’aggraver. Les églises membres de la Conférence Mennonite Mondiale de chaque région continentale appellent à la prière et à la solidarité. Beaucoup sont victimes de la corruption ou la violence dans leur pays.
En tant qu’anabaptistes engagés dans le travail pour la paix, que pouvons-nous faire ?
« Dans une période comme celle-ci, nous devons prier. En privé et en communauté. Faire connaître à Dieu notre colère, notre frustration, nos lamentations, notre espoir et notre angoisse », déclare Nindyo Sasongko. Il est théologien en résidence à la Manhattan Mennonite Fellowship, aux États-Unis, et pasteur de la Gereja Kristen Muria Indonesia (GKMI).
Pour lui, la période était fin août 2025. Des manifestations de grande ampleur ont éclaté en Indonésie lorsque les opposants à la forte augmentation des impôts ont été réduits au silence. Un incident au cours duquel un véhicule blindé de la police a percuté et tué un chauffeur de moto-taxi devant la foule des manifestants a suscité la colère.
C’est ainsi que le 5 septembre 2025, Nindyo Sasongko a lu sa prière représentant le christianisme (l’une des six religions reconnues en Indonésie) devant le consulat général de la République d’Indonésie à New York. Cette manifestation pacifique a été observée par le consul général Winanto Adi.
C’est ainsi que le 5 septembre 2025, Nindyo Sasongko a lu sa prière représentant le christianisme (l’une des six religions reconnues en Indonésie) devant le consulat général de la République d’Indonésie à New York. Cette manifestation pacifique a été observée par le consul général Winanto Adi.
(Ceci est une version abrégée de la prière)
Ce soir, nous nous réunissons en Ta présence, avec sincérité dans notre appel pour le peuple indonésien. Unis d’une seule voix : non par rébellion, mais parce que leurs cris ne peuvent plus être contenus.
Nous pleurons ! Non, soyons audacieux en ta présence : nous sommes affligés ! Non par jalousie, ou par rancune, Mais par une juste colère née de l’angoisse, De l’amour et de l’espérance des enfants de cette terre, Errant à travers des mers inconnues. Nous t’implorons : combien de temps encore, ô Dieu ?
Ouvre les portes de ta miséricorde, Afin que tous ceux qui sont dans la tourmente puissent voir qu’il existe des valeurs plus importantes : Pas l’indifférence, mais la fraternité, Pas le cynisme, mais la compassion, Pas la cupidité, mais l’espérance pour chaque membre de la nation.
Ouvre les voies de la réconciliation, Afin que chacun puisse reconstruire la confiance Déchirée par la méfiance et les conflits. Panses les blessures de cette nation — Les blessures physiques des conflits, Les cicatrices affectives du vide, Et la colère profonde et silencieuse qui l’habite.
Que cette douleur se transforme En la naissance d’une nouvelle ère, Marquée par la justice, l’intégrité Et une paix durable pour tout le peuple indonésien. Ô toi dont l’amour fidèle est sans fin, Que les cris des pauvres ne restent pas sans réponse, Que leurs souffrances soient apaisées, Et que leur avenir soit assuré.
La prière s’est terminée par un appel lancé à l’administration actuelle pour qu’elle obéisse à la Constitution, fasse preuve d’humilité en écoutant les cris de la foule et ouvre la voie à plus de justice.
Persévérer même lorsque nous ne voyons pas de changements
Malheureusement, depuis la vague de manifestations, rien n’a changé en Indonésie. Six mois après les manifestations, la situation semble même s’être aggravée. Alors pourquoi prier pour les nations ?
« Parce que la prière nous transforme d’abord nous-mêmes. Elle adoucit nos cœurs, remodèle nos désirs et nous relie à la confiance sacrée envers le Seigneur et la communauté qui nous entoure », explique Nindyo Sasongko.
« Je crois en un Dieu qui choisit activement la solidarité avec les plus vulnérables et protège les veuves et les orphelins », déclare Nindyo Sasongko. « Jésus a enseigné la paix et la non-violence non seulement comme des concepts, mais comme un mode de vie. Je reste convaincu que la non-violence est l’arme la plus puissante pour démanteler les inégalités sociales. »
« Deuxièmement, mon optimisme est alimenté par une génération de jeunes [de la diaspora] qui se soucient profondément de l’Indonésie. Dans leur regard critique et leur quête de vérité, je vois la main de Dieu – le Dieu de la paix – œuvrer en coulisses pour restaurer l’Indonésie. »
« Dans cette vérité, je trouve le courage et l’optimisme nécessaires pour relever les défis qui nous attendent. J’espère que davantage de croyants se joindront à nous dans la prière », déclare Nindyo Sasongko.
La CMM facilite la prière communautaire pour les nations et les unions d’églises grâce à l’e-mail bimestriel de son réseau de prière et à son Heure de prière virtuelle. Rejoignez-nous.
« En cette période où l’Église et ses membres sont persécutés, victimes des guerres qui endeuillent de nombreuses familles, il devient urgent de placer l’unité, la paix et la solidarité au cœur de l’œuvre d’évangélisation » écrit le pasteur Ernest MUSOBWA KISHAKU. Ce dernier est le représentant du Kivu, quatrième district de la Communauté des Églises de frères mennonites au Congo, une union d’Églises membre de la CMM, dans l’est de la République démocratique du Congo, région qui fait face actuellement à de nombreuses violences.
« Le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale constitue une occasion précieuse de nous rapprocher du peuple, de panser les blessures internes, de contribuer à la guérison des traumatismes et à la restauration du tissu social profondément marqué par les conséquences de la guerre » poursuit-il.
Chaque année, la Conférence mennonite mondiale (CMM) diffuse des ressources pour le culte pour aider les assemblées du monde entier à célébrer cette journée. À travers un thème commun, des textes bibliques, des prières et des témoignages, elles sont invitées à vivre plus intensément la communion, l’intercession et l’action de grâce avec, et pour, l’ensemble de la famille spirituelle mondiale.
À la paroisse Lingwaka de la Communauté Mennonite de Kinshasa, union d’Églises membre de la CMM, les membres ont célébré la communion lors de leur culte du dimanche de la Fraternité anabaptiste mondiale.
Cette année, les assemblées ont célébré cette fête le 19 ou le 26 janvier, les dimanches les plus proches du 21 janvier. À la même date en 1525, avait lieu à Zurich, en Suisse, le premier baptême anabaptiste.
Voici quelques échos de la manière dont le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale a été célébré dans nos assemblées membres à travers le monde.
L’Église mennonite de Bhilai, en Inde, a célébré avec beaucoup d’enthousiasme le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale. Des prières ont été élevées pour les cinq continents par divers groupes, notamment le groupe de jeunes, le groupe de femmes, le conseil d’Église et le pasteur. Un repas en commun a également été organisé dans le cadre de cette célébration.
La Casa da Comunidade, qui fait partie de l’Église des frères mennonites de Lisbonne, au Portugal, a utilisé l’histoire du bon Samaritain tirée du dossier pour le culte du Dimanche de la fraternité anabaptise mondiale.
À l’Église anabaptiste Castañeda aux Philippines, les membres ont été répartis en cinq groupes représentant les cinq régions continentales de la CMM. Au sein de ces groupes, ils ont échangé autour de témoignages mettant en lumière la solidarité vécue dans la paix, l’écoute et le pardon, ainsi que le soutien mutuel et la persévérance.
À l’Église mennonite de Bussum-Naarden, aux Pays-Bas, sept assemblées de la région (Ring Midden-Nederland) ont organisé un culte en commun au cours duquel elles ont allumé des bougies pour chaque continent.
Binuangan Mennonite Christian Church, aux Philippines, a célébré le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale en chantant « What a Friend We Have in Jesus », « Blessed Assurance », « Trust and Obey » et « God You’re Good ». Certains de ces cantiques ont été chantés en ilocano, une langue couramment utilisée parallèlement à d’autres dialectes locaux tels que le kankana-ey, le bugkalot, l’ibaloi, le kalanguya et d’autres encore.
L’assemblée de la Mennnonitengemeinde Worms-Ibersheim, en Allemagne, a prolongé la célébration du Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale par un moment convivial autour d’un café et de gâteaux. L’église a été édifiée sur un terrain offert à la paroisse par un mennonite à la fin du XIXᵉ siècle. Le vitrail central, l’un des trois qui ornent le bâtiment, représente le Christ debout sur « une fondation mennonite », précise le pasteur Andreas Kohrn.
« Nous sommes très reconnaissants à la Conférence mennonite mondiale de partager les ressources pour le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale afin que nous puissions tous prier dans un même esprit. C’est le moment pour nous de nous unir et de relever le défi qui consiste à avoir le courage d’aimer tout le monde et de grandir dans la solidarité », déclare Ashisha Kumar Milap, pasteur de l’Église mennonite Sunderganj Dhamtari en Inde.
Ils ont organisé un concours de coloriage à l’école du dimanche à partir du dessin partagé pour le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale
Après un repas partagé, les membres ont échangé sur les facteurs qui fragilisent la solidarité ou, au contraire, la renforcent.
À la Level Ground Mennonite Church à Abbotsford, en Colombie-Britannique (Canada), les enfants ont apprécié les coloriages pendant que l’assemblée priait pour la fraternité anabaptiste mondiale, soulignant en particulier sa solidarité avec le peuple vénézuélien.
Comment avez-vous célébré le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale ? Envoyez-nous vos photos ! Partagez vos témoignages ! Envoyez-les à photos@mwc-cmm.org.
Continuer avec la solidarité
Que nos prières nous poussent à agir. En 2026, la Conférence Mennonite Mondiale mettra l’accent sur la solidarité. Nous vous invitons, en particulier pendant cette période de réflexion avant Pâques, à vivre la solidarité avec les anabaptistes du monde entier par la prière.
Prenez une photo ou une vidéo pour faire connaître à la famille mondiale comment vous priez en solidarité. Utilisez le texte ci-dessous. Envoyez votre photo ou vidéo àphotos@mwc-cmm.org.
Nous prions en solidarité avec nos sœurs et frères de ____________ (écrire le nom du pays).
OU
__________ (écrire le nom de votre église locale) prie en solidarité avec nos sœurs et frères de __________ (écrire le nom du pays).
Les subventions du Fonds de partage de l’église mondiale illustrent une solidarité concrète
« Qui avait beaucoup recueilli n’a rien eu de trop, qui avait peu recueilli n’a manqué de rien. » —2 Corinthiens 8.15
« La vision de l’égalité que nous lisons dans 2 Corinthiens 8. 13—15 est au cœur du travail de la Commission Diacres », déclare Tigist Tesfaye, secrétaire de la Commission Diacres de la Conférence Mennonite Mondiale.
La Commission Diacres met en pratique la solidarité à travers le Fonds de partage de l’église mondiale (Compte Jubilé/Fonds Jubilé). Ces subventions accordées aux églises membres de la CMM sont destinées à des activités qui font progresser la vie et la mission de leurs églises.
Aide alimentaire pour les personnes déplacées par le conflit violent en République démocratique du Congo
Aide alimentaire et fonds pour la réparation des infrastructures endommagées par les inondations au Vietnam
Rassemblement entre mennonite pour commémorer la naissance de l’anabaptisme au Pérou
Rassemblement de jeunes adultes anabaptistes en Indonésie
Traduction de ressources anabaptistes dans une langue locale au Brésil
Construction d’une maison d’hôtes pour l’église au Ghana
Les initiatives des églises membres éligibles aux subventions doivent respecter les quatre piliers de la vie d’église de la CMM : communion, culte, entraide et témoignage.
Sauf en cas d’intervention d’urgence, au moins 30 % du coût total de l’activité est pris en charge par le ministère bénéficiaire.
Le Fonds de partage de l’église mondiale a été créé en 1997 et est devenu l’un des moyens les plus reconnus pour montrer la solidarité au sein de la famille anabaptiste mondiale.
« Nous prenons au sérieux l’appel de 2 Corinthiens 8 : “votre abondance actuelle” dans un domaine répondra à “leurs besoins”, tandis que leur abondance répondra aux nôtres », déclare Henk Stenvers, président de la CMM (2022-2031) et ancien secrétaire de la Commission Diacres. « Le partage des dons est un élément central du royaume de Dieu et un moyen de rechercher l’égalité telle que décrite dans 2 Corinthiens 8. »
« Le message biblique clair [est] que toute la création de Dieu est dotée de dons, que toutes les personnes ont un rôle à jouer et des dons à offrir à l’ensemble du corps, à l’Église mondiale… chaque partie du corps, de l’Église, de la création, a besoin de toutes les autres parties », ont écrit Pakisa Tshimika et Tim Lind dans leur livre publié en 2003, Dons de chacun au service de tous : L’expérience d’une Église mondiale.
La Commission Diacres invite également à la solidarité par la prière. Tous les deux mois, elle envoie une lettre de prière mettant en avant les joies et les défis de notre famille mondiale. Cette lettre est suivie d’une Heure de prière virtuelle, un appel vidéo ouvert à toutes nos églises membres, sur inscription, qui souhaitent partager ensemble dans la prière.
De cette manière, les responsables et les membres des églises membres peuvent se joindre à la Commission Diacres pour écouter, prier, encourager et soutenir leurs frères et sœurs.
« La Commission Diacres doit être la main chaleureuse posée sur l’épaule des églises membres », explique Danisa Ndlovu, responsable des relations interéglises, tant dans les moments difficiles que dans les moments de célébration.
« Comme le dit Romains 12. 4—8 : “Ainsi, à plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ, étant tous membres les uns des autres, chacun pour sa part.” La Commission Diacres vit cette solidarité en travaillant main dans la main pour partager nos dons avec le reste du corps du Christ, par l’intermédiaire de la CMM », explique Andi Santoso, président de la Commission Diacres (2022-2028). « Nous avons des dons de prophétie, de ministère, d’enseignement, d’encouragement, de direction et de compassion que nous utilisons « selon la grâce qui nous a été donnée ».
—Bruce Campbell-Janz est directeur de la communication et de l’engagement pour le Service de la communication de la CMM.
Découvrez dès aujourd’hui comment vous pouvez accompagner vos sœurs et frères à travers le monde en participant au Fonds de partage de l’église mondiale.