Auteur/autrice : Stephanie Setiawan

  • Dieu est pour nous un refuge et un fort,
    un secours toujours offert dans la détresse.
    Aussi nous ne craignons rien quand la terre bouge,
    et quand les montagnes basculent au cœur des mers.

    Psaume 46.1-3

    Sœurs et frères bien-aimés

    Nous vous invitons à prier et à manifester votre solidarité envers nos membres au Venezuela.

    Le 24 juin 2026, le Venezuela a été frappé par deux séismes d’une magnitude supérieure à 7,0 chacun, suivis de répliques.

    Ces séismes ont touché une grande partie du pays, mais c’est à La Guaira et dans la capitale, Caracas, que les dégâts ont été les plus importants.

    Au moment où nous écrivons ces lignes, le bilan s’élève à près de 200 morts et environ 1 000 blessés. Cependant, des milliers de personnes sont portées disparues et de nombreux bâtiments se sont effondrés.


    Situation au 29 juin 2026 : près de 1 500 décès ont été confirmés. Des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues.


    Situation au 3 juillet 2026 : Les Nations Unies font état de plus de 2 000 morts, plus de 10 000 blessés et plus de 10 000 personnes déplacées. Alors qu’autour de 60 000 bâtiments ont été détruits, de nombreuses personnes réinstallent leur famille dans d’autres régions du pays.

    « J’ai été en contact avec tous les responsables au Venezuela », déclare Pablo Stucky, représentant régional pour l’Amérique latine – région andine. Il a mis en relation les responsables mennonites, Frères mennonites et Frères en Christ de Colombie, pays voisin,  avec leurs homologues au Venezuela.

    Plus de 35 anabaptistes du Venezuela, de Colombie, d’Équateur et du Guatemala ont participé à une réunion de prière en ligne le 29 juin 2026.

    « Il y a des endroits qui n’ont même pas encore reçu d’eau. Dans de nombreuses régions, on a besoin de tapis de sol, de couvertures, d’articles d’hygiène personnelle, et même de jouets ou de crayons de couleur pour occuper les enfants, car beaucoup d’entre eux sont déprimés et refusent de manger », explique un membre d’une église de Caracas.


    Cette catastrophe survient alors que la grande majorité de la population attend encore une amélioration de la situation économique et sociale après un changement de gouvernement imposé par les États-Unis et après des années d’hyperinflation.

    Parmi les Églises se réclamant de l’anabaptisme au Venezuela figurent les Frères mennonites, les Frères en Christ et les Mennonites. La Casa de Restauración y Vida Shalom est membre associé de la CMM. Les responsables anabaptistes au Venezuela indiquent que leurs membres sont généralement sains et saufs, bien que certains d’entre eux aient trouvé refuge dans le bâtiment d’un église après que leurs maisons ont été endommagées.

    « Le choc émotionnel a été particulièrement fort pour les habitants de la région de Caracas », explique Pablo Stucky, Représentant régional de la CMM pour l’Amérique latine — région andine. « Les dégâts matériels et les pertes humaines ont été très importants, sans compter les coupures de communication, par exemple. Tout cela nécessite un effort de reconstruction dans un pays déjà fragile sur le plan économique. »

    Seigneur, réconforte le peuple vénézuélien. Console ceux qui ont perdu des proches. Guéris les blessés. Sauve ceux qui sont pris au piège. Apporte la paix à ceux qui sont anxieux et qui souffrent. Donne à ton peuple la résilience nécessaire pour venir en aide à ses prochains et guide les gouvernements afin qu’ils réagissent avec sagesse, équité et compassion.

    Seigneur, entends notre appel à l’aide et aie pitié.

    Dans le nom de Jésus,

    Henk Stenvers

    Président, Conférence Mennonite Mondiale

    Tigist Tesfaye

    Tigist Tesfaye secrétaire, Commission Diacres

    Pablo Stucky
    Représentant régional, Amérique latine – Région Andine


    Prières urgentes et lettres pastorales

    calling to pray for Venezuela
  • Image : un poing levé en signe de solidarité brandit une serviette. 
    Crédit : peinture d’Emme Schreiner, du groupe de jeunes de l’Église mennonite de Pasadena, aux États-Unis 

    Passer d’avoir le pouvoir sur quelqu’un à avoir le pouvoir avec quelqu’un

    Dans Jean 13, Jésus et ses disciples sont accoudés à une table avant la fête de la Pâque. Soudain, Jésus abandonne son rôle d’hôte et de maître : il se dépouille de ses vêtements, noue une serviette autour de la taille et commence à laver les pieds sales de ses disciples. 

    Qu’il s’abaisse ainsi pour leur laver les pieds est choquant ! Ce geste bouleverse complètement les normes et les hiérarchies établies. 

    Laver les pieds des invités était une tâche réservée aux serviteurs à cette époque. Seuls les subordonnés rendaient ce genre de service et nettoyaient la poussière des pieds salis par la marche en sandales sur les routes non pavées de Palestine. 

    Les disciples sont déconcertés de voir leur chef s’abaisser comme un serviteur. Pierre proteste d’abord en disant :
    « Me laver les pieds à moi ! Jamais ! » (v. 8) avant de finalement accepter. 

    Un appel à la solidarité 

    Nous entendons souvent ce passage biblique comme un appel au service, et c’est une façon de le comprendre. En effet, Jésus encourage ses disciples à assumer le rôle de serviteurs, en s’abaissant par l’acte du lavement des pieds. 

    Pourtant, je pense que Jésus appelle ses disciples (et nous avec aujourd’hui) à quelque chose de plus réciproque que le simple service. Il leur demande de se laver les pieds les uns aux autres — de faire partie d’un cercle où l’on donne et où l’on reçoit de l’amour, un cercle de réciprocité et de bienveillance. Le mot qui s’en rapproche le plus, à mon sens, est solidarité

    Aussi significatif que puisse être le fait de servir les autres, la conception du service est souvent unidirectionnelle : un groupe de personnes, souvent celles qui ont le plus de pouvoir, donne à celles qui ont moins. Et parfois, le service peut renforcer une dynamique « nous/eux » qui nous sépare de ceux « dans le besoin ». 

    Une posture de solidarité repose sur des relations mutuelles où l’on voit les difficultés de l’autre, où l’on entend ses cris, et où l’on comprend son chagrin (comme Dieu le fait pour ceux qui sont réduits en esclavage dans Exode 2. 23–25). 

    La réciprocité de la solidarité 

    Ma compréhension de la solidarité s’est approfondie lorsque les agents de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement, service de l’immigration étasunien) ont envahi Los Angeles en 2025, arrêtant plus de 14 000 personnes dans la région cette seule année-là. Un matin de juin dernier, je me suis réveillé au son des cris de détresse de nos fenêtres. Des hommes masqués, armés de fusils d’assaut et conduisant des véhicules banalisés, sont venus dans notre quartier et ont enlevé plusieurs de nos voisins alors qu’ils partaient travailler. Ce fut une période très effrayante pour notre quartier. 

    Mon conjoint et des membres de notre communauté se sont relayés pendant des mois pour effectuer des patrouilles non armées au sein d’équipes d’intervention rapide, afin d’alerter la communauté si l’ICE revenait. Nous pensons que de nombreux cas de détention injuste et de séparation familiale ont probablement été évités grâce à ces réseaux d’intervention rapide. 

    Pendant cette période éprouvante, la générosité et l’entraide ont abondé. Les gens ont commencé à déposer de la nourriture et d’autres dons pour les familles de migrants détenus et d’autres personnes trop effrayées pour quitter leur domicile. 

    Nos voisins savaient que nous avions un bébé et ont commencé à nous offrir des couches qui leur avaient été données. En tant que pasteur qui se trouve si souvent dans le rôle de celui qui donne aux autres, j’ai été frappé par leur gentillesse envers ma famille, qui recevait cette aide sous la forme de couches dont nous avions tant besoin ! C’est là la réciprocité de la solidarité ; les divisions « nous/eux » s’estompent, et nous accédons à un nouveau sentiment d’unité en tant que communauté bien-aimée. 

    La vulnérabilité de la solidarité 

    Lorsque nous recherchons la solidarité, nous reconnaissons que notre sécurité et notre liberté sont intimement liées. Nos besoins, nos intérêts et notre bien-être sont étroitement liés aux besoins, aux intérêts et au bien-être des autres, en particulier de ceux qui sont considérés comme vulnérables. 

    Jésus embrasse la vulnérabilité avec amour lorsqu’il s’agenouille pour laver les pieds sales de ses disciples. Il se met dans une position inconfortable et se salit. Son statut d’hôte pourrait le maintenir à l’écart et au-dessus de ses disciples, mais il choisit activement de se mettre dans une position vulnérable. 

    Parfois, nos différents rapports de force et de vulnérabilité font que nous avons besoin qu’on nous lave les pieds. Et parfois, nous devons laver les pieds des autres. 

    Photo : IMC Philippines

    Lorsque nous pratiquons la solidarité, nous passons consciemment d’une position de pouvoir sur (ou sous) les autres à un pouvoir avec les autres. 

    C’est ce que Dieu accomplit en s’incarnant, comme le décrit Philippiens 2. 5–11. Jésus ne considère pas la divinité (l’égalité avec Dieu, v. 6) comme quelque chose à exploiter. Au contraire, il se joint à l’humanité dans la solidarité, jusqu’à la mort sur la croix. La tendresse du lavement des pieds préfigure son acte final d’amour du don de soi. Plutôt qu’une démonstration de puissance et de domination, il choisit le chemin humiliant de la croix, le chemin de la solidarité avec ceux qui sont vulnérables ou opprimés. 

    Jésus parcourt le chemin de la croix parce qu’il ne fait qu’un avec le Dieu de l’Exode, le Dieu de la libération qui dit : « J’ai vu la misère de mon peuple en Égypte et je l’ai entendu crier sous les coups de ses chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances. » (Exode 3. 7). Dieu voit, entend, connaît et, enfin, descend (v. 8). 

    La direction de la solidarité 

    Telle est la direction de la solidarité : le pouvoir se tournant avec compassion vers ceux qui sont opprimés. 

    En lisant ces passages aujourd’hui, un point de friction pour les interprètes anabaptistes pourrait être Exode 3. 8, où Dieu décrit la terre promise : « un pays ruisselant de lait et de miel, vers le lieu du Cananéen, du Hittite, de l’Amorite, du Perizzite, du Hivvite et du
    Jébusite. » La terre est déjà habitée par d’autres peuples. 

    Nous savons que l’histoire de l’Exode ne s’achève pas par le sauvetage et la libération d’un seul peuple ; elle se poursuit par la destruction et l’anéantissement des habitants de la Terre promise. Le théologien osage Robert Allen Warrior, dans son essai « Canaanites, Cowboys, and Indians », nous invite à lire l’histoire de l’Exode à travers les « yeux des Cananéens » et à reconnaître que ceux qui sont opprimés peuvent aussi se tourner vers l’oppression d’autrui. Il déplore qu’un Dieu de délivrance puisse si rapidement devenir un Dieu de conquête. 

    Libération pour les opprimés et les oppresseurs 

    En tant qu’anabaptistes, nous cherchons à lire ces passages à travers le prisme de la vie, de la mort et de la résurrection non violentes de Jésus. Bon nombre des Écritures hébraïques que Jésus a dû entendre offrent des alternatives aux récits de conquête et ont sans aucun doute façonné le message libérateur de Jésus pour tous les peuples. 

    Par exemple, dans Amos 9. 7, Dieu implore Israël : « Pour moi, n’êtes-vous pas comme des fils de Nubiens, fils d’Israël ? […]N’ai-je pas fait monter Israël du pays d’Égypte, les Philistins de Kaftor et Aram de Qir ? » Amos offre une vision plus large de la solidarité, de la compassion et de la libération de Dieu pour ceux qui sont considérés comme les ennemis d’Israël, dont le prophète affirme qu’ils ont leurs propres récits d’exode. 

    En tant que chrétiens qui cherchent à pratiquer la solidarité avec les opprimés, nous pourrions réfléchir à la manière dont la libération et l’amour de Dieu doivent en fin de compte s’étendre à ceux que nous considérons comme des oppresseurs et des ennemis, de peur que la spirale des opprimés et des oppresseurs ne se poursuive à l’infini. 

    Katerina Gea est membre de la Commission Paix de la CMM. Elle est également pasteure à l’Église mennonite de Pasadena, située sur les terres traditionnelles des Gabrielino/Tongva, en Californie (États-Unis).

    Dimanche de la Paix 2026

    Lorsque nous pratiquons la solidarité, nous passons consciemment d’une position de pouvoir sur (ou sous) les autres à un pouvoir avec les autres. 


  • Sœurs et frères bien-aimés :

    Membres de la Communauté évangélique mennonite, de la Communauté mennonite au Congo, de la Communauté des Églises des Frères mennonites au Congo et de la Communauté mennonite de Kinshasa :

    Vous êtes dans nos prières. Vous apportez des dons à la famille mondiale : la dynamique émotionnelle de votre lien avec Jésus nous inspire. Votre foi profonde nous enseigne. Votre pratique de la vie communautaire et de l’hospitalité sacrificielle est pour nous un modèle pour suivre Jésus.

    Les épreuves que vous endurez nous attristent. Les ravages causés par l’extraction des ressources dont dépendent les appareils mêmes qui nous relient. Le sous-développement de votre vaste pays, dont les richesses ne profitent qu’aux personnes déjà riches. Les factions en guerre qui se disputent le pouvoir et l’argent tandis que les populations prises au piège souffrent.

    Père des orphelins, justicier des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure. Aux isolés, Dieu procure un foyer : il fait sortir les captifs par une heureuse délivrance, mais les rebelles habitent des lieux arides. Psaume 68. 6-7

    En ce moment, nous appelons notre communauté mondiale à prier avec nos frères et sœurs de la République démocratique du Congo et d’ailleurs, alors qu’une épidémie d’Ebola sévit. Nous prions pour que les mesures d’hygiène soient largement diffusées afin d’endiguer la propagation du virus. Nous prions pour que du savon, des gants et d’autres équipements soient fournis afin de protéger les soignants et leur éviter de payer le prix fort pour leur compassion.

    Nous prions pour que les gouvernements fassent preuve de sagesse et de discernement dans la mise en œuvre des mesures préventives. Nous prions pour que cessent les violences locales et régionales qui empêcheraient les soins médicaux d’atteindre ceux qui en ont besoin.

    Nous prions pour que les églises soient un refuge pour l’esprit en cette période de peur. Puissent nos membres diffuser des informations véridiques. Puissent nos communautés faire preuve de générosité en répondant aux besoins de tous.

    Seigneur, dans ta miséricorde, écoute notre prière.
    Au nom de Jésus, Prince de la Paix, amen.

    Henk Stenvers
    président
    Conférence mondiale mennonite


    Prières urgentes et lettres pastorales

    Interior shot of large church building in Africa full of people in formal attire.
  • Saviez-vous que nous avons des églises membres dans 61 pays ?

    Souhaitez-vous connaître les réussites et les défis rencontrés par chacun de ces pays, et savoir comment prier pour eux ?

    C’est désormais possible, grâce aux cartes de prière de la CMM.

    « La prière est un moyen concret de manifester notre solidarité avec notre famille spirituelle mondiale », déclare Tigist Tesfaye, secrétaire de la Commission diacres.

    « Quand je vois une carte de prière comme celle-ci, cela m’apporte du réconfort et de l’espoir. Je vois comment la prière relie les cœurs, renforce les communautés et encourage les gens dans les moments difficiles », déclare Pilar Aguirre, coordinatrice de la générosité à la CMM.

    Les cartes de prière mensuelles de la CMM sont un appel à se souvenir de nos frères et sœurs anabaptistes à travers le monde, en mettant l’accent chaque mois sur la prière pour les églises membres de la CMM d’un pays donné. Chacune contiendra une photo d’une assemblée locale et une carte du pays dans son contexte.

    « Nous espérons que ces cartes seront utiles à tous les âges. Nous voulons aider nos membres à apprécier la diversité au sein de notre famille spirituelle mondiale », ajoute Kristina Toews, responsable de la communication de la CMM.

    Vous trouverez une nouvelle carte de prière dans la lettre CMM Infos mensuelle et sur le site web de la CMM. Les cartes peuvent être imprimées au format carte postale (A6) et distribuées.

    « Vous pouvez inclure la carte dans le bulletin de votre assemblée, l’utiliser avec les enfants de votre église et la partager avec des groupes de prière », explique Kristina Toews. « Je m’en sers pour montrer à mes enfants que nous avons des amis partout dans le monde et que nous devons prier pour eux. »

    Avec 61 pays parmi nos membres, il faudra cinq ans à la CMM pour publier une carte de prière pour chaque pays. La CMM vous encourage à continuer de soumettre vos sujets de prière :

    Nous avons de nombreuses façons de vous inviter à prier !

    Carte de prière mensuelle (NOUVEAU) [ici] — gardez-la dans votre Bible ou affichez-la dans votre cuisine pour vous rappeler de prier pour nos églises membres

    E-mails bimestriels du Réseau de prière [inscrivez-vous ici] — incluez les sujets de prière dans votre bulletin ou partagez-les lors de vos réunions de prière

    Heure de prière virtuelle bimestrielle [inscrivez-vous ici] — rejoignez des responsables d’Églises et des fidèles du monde entier pour une heure de prière ensemble.

    Lettres pastorales et appels à la prière urgents [ici] — agissez en solidarité avec les membres de la famille mondiale dans les moments difficiles.


    MockUp image prayer card
  • « Les anabaptistes présentent une merveilleuse diversité (langues, cultures, atouts uniques à apporter à la grande famille anabaptiste). Mais la diversité des convictions sur certaines questions fondamentales (théologie, éthique, mission) pose des défis de taille », explique Tim Geddert.

    En tant que Président de la Commission Foi & Vie (2025-2031), Tim Geddert dirige les efforts de l’équipe pour relever ces défis.

    Tim Geddert, membre de l’Église Frères mennonites des États-Unis (USMB), est professeur émérite à l’université Fresno Pacific et occupe les fonctions de vice-président du conseil d’administration ainsi que de membre du Conseil Foi et Vie de l’USMB.

    Lors de la réunion des commissions de la CMM du 12 au 14 mai aux Pays-Bas, l’équipe de la communication s’est entretenue avec lui pour réfléchir à sa foi anabaptiste et à la perspective qu’il apporte à la Commission Foi & Vie.

    Il est né dans une famille des Frères mennonites à Hepburn, en Saskatchewan (Canada), où son père enseignait au Bethany Bible College. « J’ai toujours été membre d’une Église mennonite, à l’exception des trois années où j’ai vécu en Écosse et où nous étions les seuls anabaptistes de notre village », a déclaré Tim Geddert.

    « Bien que j’aie grandi dans un contexte ecclésial imprégné de la culture mennonite, je n’ai découvert la “théologie anabaptiste” qu’en suivant des études au séminaire de Fresno, en Californie, aux États-Unis. »

    La diversité, avec un accord sur les fondements

    « Je ne suis pas naïf quant aux défis [de la diversité au sein de la famille anabaptiste mondiale], surtout dans un monde qui se polarise de plus en plus entre “nous” et “eux”… “ceux qui ont tout compris” et “ceux qui ont tout faux” », déclare Tim Geddert. « Mais nous pouvons apprendre à faire mieux. En fait, nous devons faire mieux si nous voulons être fidèles à Jésus. »

    « Nous devons apprendre à nous accorder mutuellement le bénéfice du doute, au moins le temps de construire des relations significatives et d’avoir des conversations saines. »

    Pour commencer, il existe des accords fondamentaux au sein de la famille anabaptiste, exprimés dans les Convictions Communes

    « La place centrale de Jésus en matière de théologie, d’herméneutique, d’éthique, de relations interpersonnelles, de quête de paix et de justice… ce sont là des valeurs fondamentales pour les anabaptistes, reconnues comme essentielles dans de nombreux autres contextes chrétiens.

    « Je suis optimiste et pense que nous, en tant qu’anabaptistes, avons beaucoup à offrir au monde chrétien au sens large. Je suis également convaincu que nous avons beaucoup à apprendre de ceux qui ne partagent pas notre étiquette anabaptiste mais qui suivent véritablement Jésus. »

    « Mon espoir et ma prière sont que nous apprenions à dialoguer avec respect et confiance sur les questions qui menacent de nous diviser, et que nous réalisions à quel point il est plus important de construire ensemble une communauté que de persuader tout le monde de croire la même chose. C’est là l’essence même du travail de la Commission Foi & Vie », déclare Tim Geddert.

    « En ce sens, je suis donc ravi de travailler avec de merveilleux frères et sœurs du monde entier qui ont une passion pour Jésus, pour l’Église et pour la famille mondiale des anabaptistes. « Même si cela signifie que moi qui suis en Californie, aux États-Unis, je dois me lever à 6 h du matin pour des réunions en ligne afin que mon frère au Japon n’ait pas à nous rejoindre plus tard que 22 h, heure locale, c’est tout de même passionnant ! Tels sont les défis d’une famille mondiale… mais les joies l’emportent largement sur les défis. »


  • « Portez les fardeaux les uns des autres ; accomplissez ainsi la loi du Christ. »

    Galates 6. 2

    Après une période de sécheresse, de fortes pluies se sont abattues sur le sud de l’Afrique, entraînant des conséquences désastreuses. Les églises membres de la CMM au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe ont été touchées.

    « Bien que les inondations aient entraîné des difficultés, l’Église est restée une source d’espérance et de compassion. Nous sommes profondément reconnaissants à la Conférence Mennonite Mondiale, qui a gardé l’Église des Frères mennonites du Malawi — et le Malawi en tant que pays — dans ses prières et sa solidarité », a déclaré l’évêque Shadreck Kwendanyama, de l’Église Frères mennonites du Malawi (MBCM).

    Les inondations impactent les églises

    Fin mars, de fortes pluies au Malawi ont provoqué des inondations catastrophiques. Les autorités nationales ont fait état de plus d’une vingtaine de décès et de 29 000 foyers touchés.

    Les maisons en briques de terre crue étaient particulièrement vulnérables aux intempéries. Les cultures qui n’avaient pas dépéri sous l’effet de la sécheresse ont été submergées ou emportées par les eaux. La scolarité a été suspendue en raison des dégâts causés aux habitations, de la perte de matériel et de l’effondrement des routes.

    Environ 400 foyers de membres de l’église MBCM dans la région centrale du Malawi ont été inondés.

    Dans le district de Mchinji, 101 familles ont campé dans les locaux de l’école pendant trois semaines jusqu’à la reprise des cours. Les eaux ont détruit 17 hectares de cultures de maïs, d’arachides, de patates douces, de pommes de terre et de manioc.

    Dans le district de Dowa, où se trouve le camp de réfugiés de Dzaleka, 63 maisons en terre appartenant à des personnes liées à l’église de Mkulera ont été détruites par les pluies.

    Les districts de Salima et de Nkhotakota ont chacun vu disparaître une douzaine d’hectares de cultures et plus de 30 maisons.

    La contamination des sources d’eau a accru le risque de choléra, mais la communauté des églises a contribué au traitement de l’eau au chlore et au nettoyage des puits et des points d’eau. Les responsables d’Église ont sensibilisé la population à l’hygiène, encouragé le lavage des mains et aidé les agents de santé à mener des actions de prévention des maladies.

    L’évêque Shadreck Kwendanyama rapporte que les assemblées locales ont partagé de la nourriture avec les familles déplacées. Les membres d’Église ont aidé à reconstruire les maisons endommagées. Les jeunes ont aidé les personnes âgées et les ménages vulnérables. Les assemblées ont prié ensemble et soutenu les familles touchées.

    Frères en Christ

    Les communautés des églises Frères en Christ de Chikwawa, Phalombe, Zomba et Makanjira (Mangochi), au Malawi, ont également été gravement touchées.

    « Nous avons reçu des nouvelles alarmantes de la part de nos pasteurs et de nos responsables : des maisons emportées par les eaux, des familles déplacées, des récoltes détruites et de nombreuses personnes privées de nourriture et d’abri », a déclaré le révérend Francis Kamoto, évêque de l’Église des Frères en Christ (BICC) du Malawi, dont le siège se trouve à Blantyre.

    « La situation est désastreuse. En tant qu’église, nous faisons tout notre possible pour réagir, mais l’ampleur de cette catastrophe dépasse nos capacités locales. Ce sont nos frères et sœurs en Christ, des membres du même corps que nous partageons », ajoute-t-il.

    Mozambique 

    Au Mozambique, 11 églises Frères en Christ ont été détruites dans la province de Sofala. Les inondations ont également touché les provinces de Maputo, Gaza, Inhambane et Tete. Dans trois localités, seul le bâtiment de l’église a été détruit. Dans les neuf autres, les eaux ont endommagé des habitations et des champs.

    Les communautés se sont réfugiées sur des terrains plus élevés lorsque les eaux ont monté et il n’y a eu aucune perte humaine.

    Le responsable de l’église, Mubecane Filipe Manharage, indique que des fonds d’aide ont été versés par le gouvernement.

    Zimbabwe 

    Au Zimbabwe, à Mtshabezi, la région où la présence anabaptiste est la plus ancienne, les inondations ont provoqué la rupture d’un barrage en mars 2026, entraînant de graves inondations ainsi que des dégâts et la destruction de biens.

    Ce barrage alimente en eau le complexe de l’Église des Frères en Christ : un lycée accueillant environ 1 000 internes, une école primaire comptant environ 600 élèves externes et une ferme.

    Il s’agissait de la deuxième catastrophe liée aux inondations à toucher la communauté. En décembre, les eaux ont de nouveau monté, isolant complètement les villes et provoquant des coupures d’électricité dans les écoles et les hôpitaux.

    « Le soutien par la prière des frères et sœurs du monde entier et les messages d’encouragement des Églises partenaires témoignent du Corps du Christ en action », déclare l’évêque Shadreck Kwendanyama. « “Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance” (1 Corinthiens 12. 26) », ajoute-t-il.


  • « Ce sont des enjeux mondiaux qui nous concernent tous ! », ont déclaré plusieurs participants aux webinaires organisés par les réseaux de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Les deux réseaux éducatifs (GAHEN* et GAPSEN*) ainsi que le GASN* ont organisé des ateliers en ligne au cours du premier trimestre de l’année afin d’apporter des ressources à leurs membres.

    *Réseau anabaptiste mondial pour l’éducation supérieure (GAHEN)

    *mondial pour l’éducation primaire et secondaire (GAPSEN)

    *Réseau Anabaptiste Mondial d’Entraide (GASN)

    Une éducation qui forme à la solidarité

    Pour le GAHEN, Santiago Espitia Fajardo, de Colombie, a abordé le thème « Foi, paix et éducation : la formation théologique anabaptiste dans le contexte sociopolitique colombien ».

    En Colombie, la migration constitue un défi permanent pour le pays et pour l’Église. Cette réalité, parmi d’autres défis sociopolitiques et économiques, façonne la formation théologique et éthique dispensée au séminaire, qui vise à former des responsables pour l’Église et la société.

    La tradition anabaptiste conçoit l’Église comme une communauté alternative qui incarne de nouvelles formes de relations sociales, politiques et économiques, a déclaré Santiago Espitia Fajardo. Cette communauté n’est pas seulement destinée à l’expérience spirituelle, mais aussi à la mise en pratique de relations fondées sur l’amour, la justice, la solidarité et la compassion.

    Il a également évoqué l’adoption d’une perspective œcuménique qui favorise la reconnaissance de l’unité chrétienne au sein de la diversité des Églises et des traditions théologiques.

    Santiago Espitia Fajardo est le directeur du Seminario Bíblico Menonita de Colombia (SBMC), un établissement d’enseignement théologique de l’Église mennonite de Colombie (IMCOL).

    Relever les défis d’aujourd’hui

    Les membres du GAPSEN ont participé à un webinaire intitulé « L’IA au service des écoles anabaptistes dans la planification des cours ».

    Ce dernier était animé par Arnold Driediger, du réseau d’écoles August-Hermann-Francke en Allemagne. Il a présenté un modèle de planification des cours assistée par l’IA.

    « Nous voulons non seulement toucher l’esprit des élèves, mais aussi leur cœur », a déclaré Arnold Driediger.

    « Réinventer le développement international grâce à des solutions commerciales novatrices pour lutter contre la pauvreté » était le titre du webinaire du GASN. Omoneka Oyier, de MEDA (Mennonite Economic Development Associates), a présenté le programme de MEDA ainsi que son modèle de développement dans les pays du Sud.

    Les réseaux ont été créés pour offrir un espace où les responsables d’organismes d’église peuvent se rencontrer au-delà des frontières géographiques et linguistiques. Grâce à ces réseaux, les responsables ont l’occasion d’enseigner et d’apprendre des choses pertinentes pour leur domaine dans un cadre anabaptiste.

    Consultez le site web de la CMM (Participez → Rencontres → Webinaire → Webinaires des réseaux) pour des informations sur les prochains webinaires.


    headshot of diverse people
  • Afrique

    République démocratique du Congo

    • Prions pour que nos Églises mennonites soient fortifiées par l’Esprit, ravivées dans la foi et remplies de courage, de sainteté et de vérité.
    • Prions pour que l’Église reste ferme et fidèle à la Parole de Dieu, sans compromis.
    • Prions pour qu’elle soit protégée contre le découragement, la division et la peur. Que l’Église brille comme un phare d’espoir, transformant des vies et des nations.
    • Prions pour que chaque épreuve se transforme en témoignage, et que la gloire de Dieu se révèle avec puissance.

    Zimbabwe

    • Prions pour que Dieu nous aide à nous aimer, à nous soutenir et à prendre soin les uns des autres et être un phare d’espoir dans ce monde.
    • Prions pour être protégés du mal et pour que nos cœurs soient remplis de compassion, de bonté et de générosité.
    • Prions pour la stabilité économique, la subsistance et un avenir prometteur pour les jeunes et les familles au Zimbabwe.
    • Prions pour des dirigeants avisés, la justice, la liberté, l’unité et la paix entre les citoyens.
    • Prions pour la protection de l’Église, sa croissance spirituelle, son unité, son audace et son renouveau, ainsi que pour la force des responsables et des moyens nécessaires à sa mission.

    Angola

    • Prions pour que les familles touchées par les inondations d’avril à Benguela et à Luanda trouvent réconfort, force et soit renouvelées dans leur espérance.
    • Prions pour que ceux qui ont perdu leur maison et leurs biens reçoivent de l’aide et du soutien grâce à des gestes de solidarité.
    • Prions pour que les autorités et toutes les personnes impliquées dans les opérations de secours agissent avec sagesse, et pour que la miséricorde de Dieu se manifeste en cette période de calamité.

    Malawi

    • Prions pour la croissance spirituelle, l’unité et l’amour entre les jeunes et les aînés, afin qu’ils restent fermes dans la foi et vivent en harmonie.
    • Prions pour que des opportunités s’offrent à eux, pour leurs besoins, et la stabilité économique, sources d’espoir et d’un avenir meilleur.
    • Prions pour des dirigeants avisés, pour la paix et la sécurité dans le pays, ainsi que pour une protection contre la violence et l’insécurité.

    Nigeria

    • Prions pour que Dieu pourvoie aux besoins des familles confrontées au coût élevé de la vie et aux difficultés, et leur apporte un soulagement.
    • Prions pour que tous ceux qui traversent des moments difficiles retrouvent l’espoir et la force.

    Ouganda

    • Prions pour que miséricorde et soutien soient accordés à ceux qui sont touchés par les démolitions et la perte de leurs moyens de subsistance, et pour qu’ils soient soulagés de la pauvreté croissante et des vols.
    • Prions pour que la sagesse et la compassion guident les dirigeants et les décisions qui touchent les citoyens.
    • Prions pour que l’espoir, la foi et l’engagement dans la prière soient renouvelés, afin que les cœurs soient apaisés et que la confiance en l’Église soit renforcée.

    Asie

    Inde

    • Prions pour la protection et l’assurance des croyants confrontés à la pression, à l’opposition, aux railleries et aux menaces en raison de leur foi.
    • Prions pour que le courage soit donné aux jeunes, aux nouveaux croyants, aux responsables d’Église et aux familles qui ont peur ou sont contraints de cacher leur foi.
    • Prions pour que le peuple de Dieu vive dans l’amour, le pardon, la paix et l’unité, et reste un phare d’espoir malgré les défis.

    Indonésie

    • Prions pour la paix en Indonésie et la stabilité de la nation.
    • Prions pour que les responsables du gouvernement soient guidés par la sagesse.
    • Prions pour que les gens trouvent un nouvel espoir et une nouvelle vision pour leur vie, même dans un contexte instable. 

    Népal

    • Prions pour la stabilité politique, des responsables avisés et la paix au milieu des tensions et des tensions actuelles.
    • Prions pour les croyants confrontés à la persécution dans différentes régions du pays.
    • Prions pour l’économie, l’influence de la génération Z dans la société et pour que Dieu guide la nation, y compris en lui accordant un climat stable. 

    Philippines

    • Prions pour que la guérison, l’unité et des relations centrées sur le Christ se développent au sein des communautés, des églises et parmi les responsables.
    • Prions pour que de nouvelles églises centrées sur le Christ soient établies tant dans les zones urbaines que rurales.
    • Prions pour que Dieu suscite, forme et fortifie des responsables pour un ministère et un discipulat efficaces.
    • Prions pour que ceux qui sont au pouvoir dirigent avec sagesse, intégrité, justice et droiture.

    Europe

    Allemagne

    • Prions pour une soif plus profonde de la Parole de Dieu et une crainte plus grande du Seigneur.
    • Prions pour que nous agissions, animés par l’amour et la générosité de Dieu, avec empathie et humilité, et non par peur.
    • Prions contre les clans, et pour l’unité et l’ouverture au sein de l’Église.
    • Prions pour un esprit d’accueil envers les réfugiés et les personnes différentes.
    • Prions pour ceux qui sont réfugiés en église, afin qu’ils trouvent patience, paix et joie pendant leur temps ici.
    • Prions pour que davantage d’églises réagissent avec compassion et agissent pour soutenir ceux qui sont dans le besoin.

    France

    • Prions pour que les jeunes se détournent de l’égocentrisme pour se tourner vers les autres, en ouvrant les yeux sur leurs prochains et sur le monde.
    • Prions pour la croissance, l’encouragement et l’engagement actif des jeunes qui suivent le Christ au sein de l’Église.

    Amérique Latine

    Belize

    • Prions pour que le ministère soit marqué par davantage de sérieux, de constance et de fidélité.

    Argentine

    • Prions pour un réveil et un renouveau sans précédent, afin que les jeunes soient remplis du Saint-Esprit.
    • Prions pour avoir la force de rester fermes en Christ et de vivre selon la Parole de Dieu, sans nous laisser déconcerter par les tendances du monde.

    Pérou

    • Prions pour que les élus gouvernent avec sagesse et dans le respect de Dieu.
    • Prions pour que la criminalité et le racket cessent, et pour que les autorités agissent avec justice.

    Costa Rica

    • Prions pour la paix dans le pays et pour une diminution de la criminalité et de l’insécurité.
    • Prions pour que le gouvernement fasse preuve de sagesse afin de diriger le pays pour le bien-être de tous.
    • Prions pour un renouveau au sein de l’Église, pour l’évangélisation de ceux qui ne connaissent pas Dieu et pour une foi inébranlable chez les croyants.

    El Salvador

    • Que Jésus soit au cœur de la nation, en particulier au sein des instances dirigeantes et dans la prise de décision.
    • Prions pour l’économie, la santé physique et une culture de paix.

    Amérique du Nord

    Canada

    • Prions pour les personnes et les communautés touchées par les incendies, afin qu’elles trouvent la guérison, la force et le réconfort.
    • Prions pour la reconstruction et la remise en état des maisons et des villes.
    • Prions pour que les communautés en phase de reconstruction, longtemps après la catastrophe, continuent de bénéficier d’un soutien et persévèrent.

    group of youth praying in circle in Peru
  • Sheila Rivera Plúa a entendu parler pour la première fois de YAMEN il y a huit ans, lorsque ses parents ont accueilli un participant au programme YAMEN en mission à Manta, sa ville natale en Équateur.

    « YAMEN* est un excellent programme pour l’épanouissement professionnel, spirituel et personnel », explique Sheila Rivera Plúa. « Il faut être prêt à évoluer, à sortir de sa zone de confort et à s’imprégner du lieu et de la culture dans lesquels on se trouve. »

    Elle effectue actuellement une mission d’un an à Arusha, en Tanzanie : la ville qui accueillera la prochaine Assemblée mondiale de la CMM en 2028. Dans un district appelé Ngaramtoni, elle travaille en tant que stagiaire en développement agricole pour une organisation chrétienne, ECHO, qui travaille avec le Comité central mennonite (MCC). À ce poste, elle contribue à diminuer la précarité alimentaire dans les communautés rurales d’Afrique de l’Est, où la population a connu une croissance rapide, mais où la production alimentaire est en déclin depuis plusieurs décennies.

    « Je vois le programme YAMEN comme un moyen pour moi de servir Dieu en tant que biologiste », explique Sheila Rivera Plúa. Elle met à profit sa passion pour la conservation et ses connaissances en biologie pour faire avancer le royaume de Dieu.

    Le programme Réseau Anabaptiste Mondial d’Échanges de Jeunes (“Young Anabaptist Mennonite Exchange Network “ YAMEN) est un programme conjoint de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite (“ MCC”). Il met l’accent sur le renforcement de la communion entre les églises de tradition anabaptiste et sur le développement de jeunes responsables dans le monde entier. 

    Les participants passent un an en mission interculturelle, du mois d’août au mois de juillet suivant. 

    Des défis qui aident à grandir 

    YAMEN l’a mise au défi à bien des égards, notamment en lui faisant apprendre une nouvelle langue, le swahili, et en lui permettant d’acquérir de nouvelles compétences telles que la gestion durable des sols et les pratiques de conservation. 

    « J’ai étudié la biologie, mais comme j’étais à l’université sur la côte pacifique équatoriale, j’en savais davantage sur la vie marine et l’industrie du thon », explique Sheila Rivera Plúa. « Grâce à YAMEN, j’ai appris d’autres façons de prendre soin de notre environnement. J’ai appris à utiliser d’autres techniques de cuisson pour réduire la consommation de bois de chauffage et de gaz. » 

    Elle a également développé des compétences en recherche appliquée, notamment en concevant des propositions de systèmes d’irrigation des sols et en menant des tests pour les améliorer. « Tout cela renforce ma capacité à mettre en œuvre des solutions pratiques en milieu rural, favorisant une production alimentaire plus efficace, résiliente et respectueuse de l’environnement », explique Sheila Rivera Plúa. 

    « S’adapter à une nouvelle culture est un véritable défi. À mon arrivée, je ne pensais pas qu’il y aurait tant de différences auxquelles m’habituer. Cependant, avec le temps, j’ai appris à aimer leur langue, et cela m’a aidée à me rapprocher des gens. Je peux désormais avoir des conversations plus profondes en combinant l’anglais et le swahili. La plupart du temps, je dis des choses qui font rire quelqu’un qui maîtrise cette langue, mais cela crée un lien. Cela permet également aux autres de comprendre les efforts que je déploie pour m’intégrer à cet endroit, à cette culture », explique-t-elle. 

    Grâce à ces nombreux ajustements et à ces leçons de vie, elle a appris à apprécier les petites choses et à profiter de ces moments. « Même les moments qui ne semblent pas très agréables constituent un processus qui me permet de sortir de ma zone de confort, de faire confiance à Dieu et de surmonter les difficultés que ces moments entraînent. Cela me fait grandir », déclare Sheila Rivera Plúa. 

    De l’espoir et des outils pour une vie plus digne 

    « Mon église d’origine en Équateur (Iglesia Menonita Casa de Oración Jacuatas) est une petite communauté, nous sommes comme une famille. Mais nous tendons la main à d’autres communautés et implantons actuellement des églises dans deux communautés rurales de Manabí. Servir la communauté est inscrit dans l’ADN de mon église. C’est très similaire à l’endroit où je travaille actuellement, où nous touchons les gens non seulement en parlant de Dieu, mais aussi en leur apportant de l’espoir et des outils pour qu’ils aient une vie plus digne », explique-t-elle. 

    « À mon retour, sur le plan professionnel, j’aimerais m’impliquer davantage dans le développement de projets liés à la sécurité alimentaire et à la conservation des sols dans les zones rurales où l’on pratique l’agriculture à petite échelle », explique Sheila Rivera Plúa. 

    Elle rentrera en Équateur en juillet 2026. 


  • Dieu a créé le monde sous la forme d’un réseau complexe de relations. Lorsque la création souffre, les êtres humains souffrent aussi, car ils font partie intégrante de la création. 

    Conscient de notre responsabilité face à ce défi mondial, le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG)* de la Conférence Mennonite Mondiale a créé un Fonds pour le soin de la création afin de contribuer modestement à donner aux églises membres de la CMM les moyens de répondre aux crises écologiques actuelles. 
    En avril 2026, la subvention sera ouverte pour son deuxième cycle de candidatures. 

    Cliquez ici pour remplir un court formulaire expliquant votre projet de soins de la création. Le CCWG examine ces pré-candidatures, puis invite les projets éligibles à remplir un dossier de candidature complet. 

    Le Fonds pour le soin de la création donne la priorité aux projets ayant le double objectif de prendre soin de la création de Dieu et d’inspirer d’autres communautés à agir en tant qu’intendants de la création. 

    À l’instar des subventions du Fonds de partage de l’église mondiale, les candidatures doivent être soutenues par l’union d’églises membre de la CMM et le candidat doit contribuer au financement de l’activité. 

    Trois activités ont été approuvées au cours de la première année. 

    Les activités financées pour 2026 seront annoncées pendant le Temps pour la Création en septembre. 

    *Lors de ses réunions de mars 2026, le Comité Exécutif a approuvé le changement de nom de « Groupe de travail pour la protection de la création (“Task Force” en anglais) » à « groupe de travail pour le soin de la création (“working group”) ». Ce changement de nom indique que ce groupe axé sur la protection de la création n’est pas une préoccupation temporaire, mais une partie intégrante et permanente de la structure de la CMM. En savoir plus

    Des arbres pour les écoles, des compétences pour les élèves 

    Les jeunes du Malawi sont motivés par le projet de reboisement et apprennent à prendre soin des arbres.

    Au Malawi, l’Église Frères mennonites s’engage dans le projet « Greening Our Future » (Verdir notre avenir) à travers l’initiative de plantation et de conservation d’arbres UBALE dans le camp de réfugiés de Dzaleka, à Dowa, qui accueille plus de 50 000 demandeurs d’asile venus de toute la région des Grands Lacs et de la Corne de l’Afrique. 

    L’activité vise à planter 5 000 arbres indigènes (notamment des espèces d’acacia, d’acajou et de miombo) dans des zones dégradées au sein de communautés ciblées. Les arbres sont souvent abattus pour servir de bois de chauffage, de matériaux de construction et pour subvenir aux besoins de survie. La perte d’un trop grand nombre d’arbres entraîne l’érosion des sols, le déclin de la biodiversité et une vulnérabilité accrue face au changement climatique. 

    À ce jour, 3 600 arbres ont été plantés. L’Église fait appel à des groupes communautaires locaux, notamment des groupes de jeunes et des écoles, pour les former à la plantation et à l’entretien des arbres afin de garantir un taux de survie d’au moins 80 %. 

    « Dans Colossiens 1.16–17, il nous est rappelé que toutes choses ont été créées en Christ et pour Christ. Jésus n’est pas seulement le Sauveur des hommes, mais aussi le Seigneur de toute la création. En plantant des arbres et en restaurant la terre, l’Église montre que nous suivons Jésus non seulement dans le culte, mais aussi dans la manière dont nous traitons la terre », déclare Shadreck Kwendanyama, directeur exécutif de la MBCM. 

    Des abeilles pour la communauté 

    ___, de l’Église mennonite du Kenya, présente les ruches du projet « MennoHives and Ecosystem Restoration » à Migori.

    Au Kenya, le « MennoHives and Ecosystem Restoration Project » a reçu une subvention du CCWG. Ce projet, soutenu par l’Église mennonite du Kenya, consiste à promouvoir l’apiculture à Migori, une ville située non loin de la frontière tanzanienne. Il vise à installer jusqu’à 400 ruches « afin d’améliorer les moyens de subsistance de la communauté et de promouvoir la durabilité environnementale ». 

    Les ruches ont pour but de favoriser la présence de pollinisateurs dans le paysage tout en fournissant de la nourriture (du miel) et une source de revenu, en particulier pour les veuves qui ont besoin d’aide pour assurer des moyens de subsistance durables. 

    « Le projet reflète la gestion des ressources telle que la décrit la Bible (Genèse 2. 15) en prenant soin de la création de Dieu. Il incarne également l’appel à aimer notre prochain (Matthieu 22. 39) à travers le développement communautaire durable », explique Francis Ojwang Selassie, directeur du projet. 

    Grâce à cette subvention, KMC a pu mettre en place 70 ruches, fournir des combinaisons de protection et des enfumoirs à ceux qui s’occupent des ruches, et former les responsables locaux. 

    Planter des fruits pour les familles 

    En Angola, l’Igreja Evangelica Menonita Em Angola (IEMA) a reçu une subvention pour planter des arbres fruitiers en utilisant un système d’irrigation par captage et stockage des eaux de pluie à Mbanza Säo Paulo, Nambuangongo et Bengo. 

    Le projet vise à lutter contre la désertification des terres et la faim en cultivant des denrées alimentaires et en assurant des moyens de subsistance. 

    En impliquant une vingtaine de personnes issues des assemblées locales dans la culture et l’entretien, les fruits récoltés peuvent bénéficier à près de 200 personnes. 

    « Nous nous inspirons d’Ézéchiel 36, 8-11 pour prendre soin de la terre, et nous mettons en pratique l’injonction de planter des jardins tirée de Jérémie 29, 5-7 », explique Gomes João de Miranda, coordinateur du projet. 

    « Nous sommes encouragés par ces projets qui impliquent les membres de l’Église dans la mise en œuvre et incluent les membres dans le besoin parmi les bénéficiaires du projet », déclare Doug Graber Neufeld, du groupe de travail pour le soin de la création. 


  • Un rassemblement mondial des mennonites aux Philippines met en avant la solidarité, la foi et le témoignage commun 

    Près de 300 participants venus de plus d’une douzaine de pays se sont réunis sur la place historique de Lumban le 14 mars 2026, à l’occasion de la 9ème édition annuelle de la rencontre « Renouveau » de la Conférence mennonite mondiale (CMM). Axée sur le thème « Solidarité dans la famille du Christ : partager les fardeaux, partager l’espérance », cette rencontre a mis en avant l’appel à « porter les fardeaux les uns des autres » (Galates 6.2-10). 

    La rencontre « Renouveau » a réuni des membres de l’Integrated Mennonite Church of the Philippines (IMC), du Comité exécutif de la CMM et du Comité YABs (Jeunes anabaptistes). 

    À travers la louange, les témoignages, les célébrations culturelles et la prière, les participants ont témoigné de l’unité, de la résilience et du soutien mutuel au-delà des cultures et des continents. 

    Bayanihan

    L’un des moments forts de la cérémonie d’ouverture a été un défilé symbolique mettant en scène une hutte traditionnelle en nipa (bahay kubo), incarnant la valeur philippine du bayanihan. Cette pratique culturelle — où des voisins travaillent ensemble pour déplacer une maison en cas de besoin — a servi de métaphore vivante au thème de ce rassemblement. 

    Ancrée dans l’unité, la compassion (malasakit) et la coopération, la bayanihan incarne une caractéristique déterminante de la conception anabaptiste de l’Évangile. 

    « Dieu nous appelle à répondre par la solidarité et l’action désintéressée aux besoins des autres au sein de notre Église mondiale », a déclaré César García, Secrétaire général de la CMM. « Ce faisant, nous vivons la bayanihan au sein de notre famille spirituelle et la diffusons dans un monde qui aspire à un amour fidèle et à une solidarité durable. » 

    Le programme a également célébré l’héritage des Philippines à travers la musique et la danse. 

    Plusieurs Églises régionales ont présenté des spectacles traditionnels de danse et de musique, alliant foi et identité locale. Parmi les danses présentées figurait le Pandanggo sa Ilaw, une danse folklorique symbolisant la lumière dans les ténèbres, inspirée de Matthieu 5. 4-16. D’autres spectacles comprenaient la Cariñosa, reflétant les thèmes de l’amour et de la connexion, ainsi que des danses des moissons célébrant la générosité de Dieu à travers l’agriculture.

    La solidarité repose sur un témoignage commun 

    Les témoignages et la prière ont constitué un élément central du programme. 

    « En écoutant [les récits des pasteurs de l’IMC], j’ai perçu la foi, la persévérance et une profonde confiance en Dieu », a déclaré Blessing Joy Turqueza, représentante pour l’Asie au sein du Comité YABs. « Même dans l’adversité, ils continuent à servir. Même dans l’incertitude, ils continuent à faire confiance à Dieu pour subvenir à leurs besoins. Et à travers tout cela, j’ai vu l’espoir au sein de la communauté des croyants. » 

    Blessing Turqueza a souligné que la solidarité au sein de l’Église ne repose pas sur la perfection, mais sur un engagement commun. « L’Église est marquée par des blessures et des questions », a-t-elle déclaré, « mais nous portons aussi quelque chose de plus grand : la foi, l’espérance et l’amour du Christ. Lorsque nous nous tenons ensemble en tant que famille du Christ, en nous soutenant et en nous encourageant mutuellement, nous commençons à voir la fidélité de Dieu. » 

    Sindah Ngulube, évêque de l’Église des frères en Christ au Zimbabwe, a évoqué la solidarité après un incendie dévastateur dans un internat pour garçons. Fait remarquable, tous les enfants s’en sont sortis indemnes. Au lendemain de la catastrophe, les Églises locales se sont rapidement mobilisées pour apporter des soins et entamer les efforts de reconstruction. 

    Doug Klassen, Pasteur exécutif de l’Église mennonite du Canada, a appelé à la solidarité pour discerner l’engagement anabaptiste en faveur de la paix, dans le contexte des discussions sur la préparation militaire et la conscription potentielle au Canada. 

     « Il y a soixante-dix ans, de nombreux mennonites ont revendiqué le statut d’objecteur de conscience », a déclaré Doug Klassen. « Aujourd’hui, nous devons nous demander ce que nous ferions. Nous devons tirer les leçons du témoignage des mennonites en Colombie et au Myanmar, qui continuent d’incarner la paix dans des contextes difficiles. L’Église mondiale a beaucoup à nous apprendre. » 

    IMC 

    Eladio Mondez, évêque moderateur de l’IMC
    Belen Raga, maire de Lumban

    Les participants ont été officiellement accueillis par Eladio Mondez, évêque moderateur de l’IMC, et Belen Raga, maire de Lumban, qui ont tous deux exprimé leur gratitude d’avoir l’occasion d’accueillir un rassemblement international. La présence de responsables mondiaux d’Églises aux côtés des assemblées locales a mis en évidence le caractère interconnecté de la famille des Églises de la CMM. 

    Le rassemblement « Renouveau » s’inscrit dans une série de manifestations pluriannuelles organisées dans différentes régions du monde, chacune visant à célébrer l’histoire commune et les diverses expressions de la foi anabaptiste. Les membres du Comité exécutif de la CMM se joignent aux participants locaux lors d’un culte collectif où les hôtes et les invités partagent leurs dons. Outre le culte et l’enseignement, ces rassemblements offrent un espace pour le partage de témoignages, le renforcement des relations et la prière pour l’Église mondiale. 

    La présence mennonite aux Philippines a débuté après la Seconde Guerre mondiale grâce à des actions de secours, d’aide médicale et de reconstruction menées par le Comité central mennonite (MCC). En 1965, Missions Now, Inc. (MNI) a été fondée en tant qu’organisation missionnaire dirigée par des Philippins et axée sur l’évangélisation et l’implantation d’Églises, en particulier dans les communautés rurales et tribales. Après une période de transition interne, l’Église mennonite intégrée (IMC) a été créée en 1991 et a rejoint la Conférence mennonite mondiale en 1993, intégrant ainsi la famille anabaptiste mondiale. 

    L’offrande recueillie lors du culte a été affectée à la contribution « part équitable » de l’IMC à la CMM. 

    La rencontre s’est conclue par un repas partagé et un moment de fraternité, ainsi que par un sentiment renouvelé de solidarité. « À travers le culte, le chant, la prière et les échanges culturels, nous nous rappelons que l’Église mondiale est appelée à porter les fardeaux les uns des autres », a déclaré John D. Roth, coordonnateur de « Renouveau ».

    « J’ai été particulièrement inspiré par l’énergie et l’engagement des jeunes de l’IMC à témoigner de l’amour de Dieu dans un monde fracturé. Leur foi est un puissant signe d’espoir pour l’avenir de l’Église. » 

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    Lisez les témoignages sur Renouveau et découvrez-en davantage sur cette rencontre dans le numéro 41.3 du Courrier (uniquement en version numérique).



    Mise à jour 25 avril 2026 : titre de Eladio Mondez

  • Lisa Carr-Pries, vice-présidente de la CMM, anime la prière du matin avec le Comité exécutif, le Comité YABs et le personnel avant une journée de réunions. Photo : Ebenezer Mondez. 

    Le Comité Exécutif approuve la date de l’Assemblée, le groupe chargé du soin de la création et le nouveau calendrier des réunions 

    « La résurrection n’est pas seulement un moment dans le temps ; la résurrection, c’est la puissance de Dieu aujourd’hui », a déclaré Sunoko Lin (États-Unis/Indonésie), trésorier de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), lors du temps de prière du matin à l’occasion de la réunion annuelle du Comité Exécutif (CE) de la CMM, qui s’est tenue du 16 au 19 mars 2026 à Lumban, dans la province de Laguna, aux Philippines. 

    Les réunions se sont déroulées dans un climat de prière. Chaque matin, les membres du Bureau de la CMM ont présidé des moments de prières axées sur le slogan de la CMM : « Suivre Jésus, vivre l’unité, construire la paix ». Chaque soir, un membre de l’équipe de direction du personnel clôturait la journée par des prières. 

    Le Comité Exécutif est composé de 10 représentants nommés par le Conseil Général de la CMM (deux par région continentale) et des cinq membres du Bureau. Siaka Traoré (Burkina Faso) a participé pour la première fois en tant que cinquième membre du bureau du comité exécutif ; son titre a été modifié en « Consultant continental ». 

    Il s’agissait de la première réunion en présentiel du nouveau Comité exécutif après la confirmation des nominations par le Conseil Général en 2025. 

    Le CE et les membres du bureau du comité exécutif étaient accompagnés de l’équipe de direction du personnel, de certains membres de l’équipe de la direction générale et du Comité YABs (Jeunes anabaptistes), qui ont tenu leurs propres réunions, mais se sont joints aux autres pour des moments de prière et d’enseignements. 

    John D. Roth (États-Unis) a animé des sessions de réflexion d’un point de vue historique. Il a examiné les questions suivantes : « Où en est l’Église ? » et « Où vivons-nous la communion dans la tradition anabaptiste ? » 

    Prochaine Assemblée approuvée 

    Le CE a approuvé par consensus l’organisation de la prochaine Assemblée en Tanzanie au cours des deux premières semaines de juin 2028. 

    « Notre groupe continental africain apporte son soutien à cette invitation adressée à notre famille anabaptiste mondiale de venir en Tanzanie », déclare Samson Omondi (Kenya), représentant du Comité exécutif pour l’Afrique. 

    Engagement envers le soin de la création 

    Il y a eu une forte affirmation en faveur de la poursuite du travail sur le soin de la création au sein de l’Église mondiale. Le CE a approuvé par consensus une proposition visant à faire du Groupe de travail pour la protection de la création une partie permanente de la structure de la CMM sous le nom de Groupe de travail pour le soin de la création. Le groupe de travail pour la protection de la création avait été créé pour explorer ce que signifie le soin de la création pour la CMM ; le groupe de travail continuera à promouvoir une gérance fidèle de la création dans les opérations de la CMM et parmi ses membres. Le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG) travaillera en collaboration avec les quatre commissions de la CMM et se réunira avec elles. 

    Dans un souci de réduire le coût environnemental élevé des déplacements en avion, le CCWG ne se réunira en personne que les années où se tiennent le Conseil Général et l’Assemblée. 

    C’est une tradition de la Conférence Mennonite Mondiale de planter un arbre sur le terrain d’une institution mennonite lorsque le Comité Exécutif se réunit : « en l’honneur de la création de Dieu et de l’Église universelle ». Aux côtés (de gauche à droite) de Zaldy Magansay, président de l’Integrated Mennonite Conference, et d’Eladio Mondez, évêque modérateur, les membres du bureau du comité exécutif de la CMM (Siaka Traoré, Sunoko Lin, César García, Henk Stenvers, Lisa Carr-Pries) ont planté un deuxième arbre kamias (averrhoa bilimbi) aux Philippines, à la Lansay Mennonite Bible Church. (En 2008, la présidente de l’époque, Nancy Heisey, et le futur président, Danisa Ndlovu, avaient planté un arbre à la Lumban Mennonite Bible Church.) Photo : Ebenezer Mondez. 

    Création d’un nouveau cycle de réunions 

    Le CE a approuvé un nouveau cycle pour les réunions de la CMM. « Au cours des dernières années, les réunions de la CMM sont devenues ingérables, car de plus en plus de membres et de groupes ont rejoint la CMM », a déclaré Liesa Unger (Allemagne), responsable des événements internationaux. Il est difficile de trouver des salles de réunion. Les personnes assumant plusieurs rôles se retrouvent avec des réunions qui se chevauchent. 

    Compte tenu de ces défis, le CE a approuvé un nouveau cycle selon lequel le Conseil Général et les réseaux (GAEN, GAPN, GASN, GMF) se réuniront en alternance, à partir de l’Assemblée de 2028. Les commissions se réuniront à chaque fois. 

    Dans le cadre de ce nouveau plan, les réunions du Conseil Général ou des réseaux auront lieu environ tous les 18 mois. 

    Le CE a également approuvé les modifications apportées aux documents relatifs aux mandats des réseaux et aux frais d’adhésion aux réseaux. 

    Les jeunes adultes se préparent et discernent 

    Le Comité YABs s’est réuni pour la première fois en présentiel avec les nouveaux représentants (Asie, Europe, Amérique du Nord) nommés après le Sommet Mondial de la Jeunesse (GYS) de 2025. Dans leur rapport au CE, ils ont présenté une feuille de route pour les années à venir, comprenant un plan visant à entrer en contact avec de jeunes responsables afin de développer le Réseau YABs et à utiliser les réseaux sociaux comme outil pour communiquer avec les jeunes. 

    Le Comité YABs a poursuivi sa réflexion sur ses objectifs à long terme, notamment sur les moyens d’intégrer les délégués des YABs aux délégués du Conseil Général en 2028. 

    Le Comité YABs (Jeunes anabaptistes) présente son rapport au Comité exécutif lors de sa réunion de 2026.   Photo : Janet Plenert

    « Nous voulons honorer la sagesse du Conseil Général et prendre le temps de tester les différents changements afin de proposer une meilleure solution que celle qui n’a pas été adoptée en 2025 », a déclaré Valentina Kunze (Uruguay), présidente des YABs et représentante de l’Amérique latine. 

    Le comité et le mentor des YABs bénéficient désormais également du soutien du nouveau coordinateur des YAB, Isaac Nii Torgbor Gborbitey (Ghana), qui est également le représentant des YABs pour l’Afrique. 

    Le Comité exécutif a été encouragé par le travail du Comité YABs. « Vous avez travaillé dur et vous êtes une source d’inspiration pour nous », a déclaré Sipra Biswas (Inde), représentante de l’Asie au sein du Comité exécutif. 

    Enfin, le Comité Exécutif a examiné et approuvé le budget 2026, les rapports financiers 2025 et les projections pour 2027 et 2028. 

    « Cette importante réunion de discernement est aussi un espace où la guidance du Saint-Esprit nous transforme. Il s’agit d’un cheminement que nous faisons en communion les uns avec les autres et avec le Christ lui-même », déclare César García (Canada/Colombie), Secrétaire Général.