Étiquette : soin de la création

  • Dieu a créé le monde sous la forme d’un réseau complexe de relations. Lorsque la création souffre, les êtres humains souffrent aussi, car ils font partie intégrante de la création. 

    Conscient de notre responsabilité face à ce défi mondial, le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG)* de la Conférence Mennonite Mondiale a créé un Fonds pour le soin de la création afin de contribuer modestement à donner aux églises membres de la CMM les moyens de répondre aux crises écologiques actuelles. 
    En avril 2026, la subvention sera ouverte pour son deuxième cycle de candidatures. 

    Cliquez ici pour remplir un court formulaire expliquant votre projet de soins de la création. Le CCWG examine ces pré-candidatures, puis invite les projets éligibles à remplir un dossier de candidature complet. 

    Le Fonds pour le soin de la création donne la priorité aux projets ayant le double objectif de prendre soin de la création de Dieu et d’inspirer d’autres communautés à agir en tant qu’intendants de la création. 

    À l’instar des subventions du Fonds de partage de l’église mondiale, les candidatures doivent être soutenues par l’union d’églises membre de la CMM et le candidat doit contribuer au financement de l’activité. 

    Trois activités ont été approuvées au cours de la première année. 

    Les activités financées pour 2026 seront annoncées pendant le Temps pour la Création en septembre. 

    *Lors de ses réunions de mars 2026, le Comité Exécutif a approuvé le changement de nom de « Groupe de travail pour la protection de la création (“Task Force” en anglais) » à « groupe de travail pour le soin de la création (“working group”) ». Ce changement de nom indique que ce groupe axé sur la protection de la création n’est pas une préoccupation temporaire, mais une partie intégrante et permanente de la structure de la CMM. En savoir plus

    Des arbres pour les écoles, des compétences pour les élèves 

    Les jeunes du Malawi sont motivés par le projet de reboisement et apprennent à prendre soin des arbres.

    Au Malawi, l’Église Frères mennonites s’engage dans le projet « Greening Our Future » (Verdir notre avenir) à travers l’initiative de plantation et de conservation d’arbres UBALE dans le camp de réfugiés de Dzaleka, à Dowa, qui accueille plus de 50 000 demandeurs d’asile venus de toute la région des Grands Lacs et de la Corne de l’Afrique. 

    L’activité vise à planter 5 000 arbres indigènes (notamment des espèces d’acacia, d’acajou et de miombo) dans des zones dégradées au sein de communautés ciblées. Les arbres sont souvent abattus pour servir de bois de chauffage, de matériaux de construction et pour subvenir aux besoins de survie. La perte d’un trop grand nombre d’arbres entraîne l’érosion des sols, le déclin de la biodiversité et une vulnérabilité accrue face au changement climatique. 

    À ce jour, 3 600 arbres ont été plantés. L’Église fait appel à des groupes communautaires locaux, notamment des groupes de jeunes et des écoles, pour les former à la plantation et à l’entretien des arbres afin de garantir un taux de survie d’au moins 80 %. 

    « Dans Colossiens 1.16–17, il nous est rappelé que toutes choses ont été créées en Christ et pour Christ. Jésus n’est pas seulement le Sauveur des hommes, mais aussi le Seigneur de toute la création. En plantant des arbres et en restaurant la terre, l’Église montre que nous suivons Jésus non seulement dans le culte, mais aussi dans la manière dont nous traitons la terre », déclare Shadreck Kwendanyama, directeur exécutif de la MBCM. 

    Des abeilles pour la communauté 

    ___, de l’Église mennonite du Kenya, présente les ruches du projet « MennoHives and Ecosystem Restoration » à Migori.

    Au Kenya, le « MennoHives and Ecosystem Restoration Project » a reçu une subvention du CCWG. Ce projet, soutenu par l’Église mennonite du Kenya, consiste à promouvoir l’apiculture à Migori, une ville située non loin de la frontière tanzanienne. Il vise à installer jusqu’à 400 ruches « afin d’améliorer les moyens de subsistance de la communauté et de promouvoir la durabilité environnementale ». 

    Les ruches ont pour but de favoriser la présence de pollinisateurs dans le paysage tout en fournissant de la nourriture (du miel) et une source de revenu, en particulier pour les veuves qui ont besoin d’aide pour assurer des moyens de subsistance durables. 

    « Le projet reflète la gestion des ressources telle que la décrit la Bible (Genèse 2. 15) en prenant soin de la création de Dieu. Il incarne également l’appel à aimer notre prochain (Matthieu 22. 39) à travers le développement communautaire durable », explique Francis Ojwang Selassie, directeur du projet. 

    Grâce à cette subvention, KMC a pu mettre en place 70 ruches, fournir des combinaisons de protection et des enfumoirs à ceux qui s’occupent des ruches, et former les responsables locaux. 

    Planter des fruits pour les familles 

    En Angola, l’Igreja Evangelica Menonita Em Angola (IEMA) a reçu une subvention pour planter des arbres fruitiers en utilisant un système d’irrigation par captage et stockage des eaux de pluie à Mbanza Säo Paulo, Nambuangongo et Bengo. 

    Le projet vise à lutter contre la désertification des terres et la faim en cultivant des denrées alimentaires et en assurant des moyens de subsistance. 

    En impliquant une vingtaine de personnes issues des assemblées locales dans la culture et l’entretien, les fruits récoltés peuvent bénéficier à près de 200 personnes. 

    « Nous nous inspirons d’Ézéchiel 36, 8-11 pour prendre soin de la terre, et nous mettons en pratique l’injonction de planter des jardins tirée de Jérémie 29, 5-7 », explique Gomes João de Miranda, coordinateur du projet. 

    « Nous sommes encouragés par ces projets qui impliquent les membres de l’Église dans la mise en œuvre et incluent les membres dans le besoin parmi les bénéficiaires du projet », déclare Doug Graber Neufeld, du groupe de travail pour le soin de la création. 


  • « Nous sommes les intendants de la création ; cet arbre nous rappelle que chacun de nos pas, en tant que commissions, membres du bureau ou réseaux, a des répercussions sur la création », déclare Henk Stenvers, président de la CMM. « Il symbolise également notre présence dans le monde », ajoute-t-il.

    Le comité exécutif, les commissions, le personnel et le groupe de travail pour la protection de la création ont planté un tilleul (tilia cordata) au Schönblick, à Schwabisch Gmund en Allemagne, le 23 mai 2025.

    Depuis 1999, la Conférence Mennonite Mondiale plante un arbre comme marqueur d’une réunion du comité exécutif.

    The linden tree was selected by the gardener Gottfried Gladis. Besides being a local species, the linden tree has symbolic meaning.

    Selon la tradition, un tilleul a été planté sur le lieu de sépulture de Menno Simons. La tombe n’a pas été marquée autrement pour éviter les problèmes.

    En outre, le tilleul a toujours été planté dans les centres des villages allemands. De vieilles chansons populaires évoquent les rassemblements autour du tilleul à l’occasion de célébrations communautaires.

    « Le parc est une part essentielle du Schönblick », a déclaré Luis Fress, directeur de l’hôtel Schönblick, qui a donné son accord pour la plantation. De nombreux bénévoles sont impatients de travailler sur le site et le jardin d’enfants local organise des sorties pour jouer parmi les arbres et les fleurs.

    De plus, un vaste potager fournit de la nourriture pour les cuisines. « Le jardin fait partie de notre vie quotidienne ici. Planter un arbre sur le terrain crée un lien permanent entre le centre protestant et les mennonites qui passent plus d’une semaine sur place », a-t-il dit.

    Qualifiant l’arbre de « symbole de vie, d’espoir et de fidélité », Lisa Carr-Pries, vice-présidente de la CMM, a prononcé une prière de bénédiction et de confession. « Seigneur, rappelle-nous que la protection de la création n’est pas un acte ponctuel, mais une manière de vivre – dans ce que nous mangeons, comment nous voyageons, ce que nous consommons et comment nous prions. »

    « Nous nous souvenons aussi aujourd’hui de ces lieux où la création gémit – là où les forêts brûlent et les rivières débordent, où les extrêmes climatiques provoquent la faim, les déplacements et les pertes, a-t-elle prié. Sois proche de ceux et celles qui souffrent. Éveille le cœur des puissants. Et inspire chacun de nous à agir dans l’amour. »

    people with shovels put dirt on a tree
  • Lors d’une réunion de prière, un membre du personnel de la Conférence Mennonite Mondiale a prié pour que la présence des anabaptistes réunis en Allemagne pour les réunions du Conseil Général laisse une trace. Bien que la prière ait été de laisser derrière soi le parfum du Christ, il y aura aussi un souvenir vivant de la visite de la Conférence Mennonite Mondiale. 

    Le Comité Exécutif, les Commissions, le Groupe de travail pour la protection de la création, le personnel et le Comité YABs participeront à une cérémonie pour planter un arbre à Schönblick, Schwabish-Gmund (Allemagne), après le déjeuner du 23 mai 2025. 

    « Depuis 1999, la CMM a créé des souvenirs impérissables lors des rassemblements du Comité Exécutif. Nous avons planté un arbre en l’honneur de la création de Dieu et de l’Église universelle », explique César García, secrétaire général de la CMM. 

    « Il nous rappelle la crise importante que traverse la création aujourd’hui et l’appel de Dieu à en prendre soin. Certains de ces arbres ont prospéré et donnent de l’ombre, régulent l’eau et apportent de la beauté à ceux qui passent par là », ajoute César García. 

    Liesa Unger, responsable des événements internationaux, a travaillé avec Schönblick, l’hôte de la rencontre, pour obtenir l’autorisation de planter un arbre sur le terrain. Le jardinier du centre de retraite chrétien choisira la variété de l’arbre et l’endroit où il sera planté afin de garantir la réussite de l’opération. 

    « Comme le chêne Chortitza des mennonites d’Ukraine ou les oliviers que chérissent les frères et sœurs palestiniens, les arbres sont à la fois pratiques et légèrement mystiques. Ils enracinent la mémoire dans un lieu, au sens propre comme au sens figuré, tout en favorisant la vie », dit Henk Stenvers, président de la CMM. « La CMM a pour tradition de planter un arbre lors des réunions du Comité Exécutif. Nous espérons que ces arbres prospéreront pendant de nombreuses années, comme un témoignage de l’abondance de la bonne création de Dieu, un souvenir des différents peuples qui forment l’Église de Dieu sur terre et un rappel de notre responsabilité de prendre soin de cette création ».  

    Vous habitez près d’un des arbres de la CMM ? Nous serions ravis que vous preniez une photo avec lui et que vous nous l’envoyiez. 


    S’enraciner 

    Pour marquer nos 100 ans d’assemblées anabaptistes réunis ensemble comme un torrent d’eau vive, nous invitons les assemblées à planter un arbre. 

    « La foi grandit non pas comme une équation mathématique, mais plutôt comme un organisme vivant. Un arbre peut être un monument, un marqueur de l’histoire. C’est aussi un signe d’attention à la création. Un arbre est un cadeau pour la communauté », explique Tigist Tesfaye, secrétaire de la Commission Diacres

    En 1997, Larry Miller, alors secrétaire général, a suggéré qu’un arbre soit planté à chaque fois qu’une réunion du Comité Exécutif avait lieu. Cela n’a pas toujours été possible, mais depuis, la CMM s’est enracinée dans au moins huit endroits. 

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    MWC tree at Germany, 2024
  • Continues shaping networks, adding membership and supporting learning and action in member churches 


    Funding for theological education and carbon tax small grants was passed at the annual meeting of Mennonite World Conference’s Executive Committee meeting, 8-11 April 2024 in Curitiba, Brazil.  

    Two new funds 

    For many years, MWC member churches have called for more opportunities for Anabaptist-rooted theological training. “Now that the majority of our Anabaptist membership is in the Global South, we have a huge need to do theology, forming an Anabaptist identity in each context. We need to develop strong Anabaptist identities, focused on the centrality of Christ,” said César García, MWC general secretary. 

    The Theological Education Fund will offer scholarships for theological training for pastors and other church leaders in places where Anabaptist theological education is difficult to find, specifically in the Global South. “We hope this will help leadership in our global communion more closely reflect the vision of Revelation 7 of a great multitude from every nation and people and language,” said César García. 

    The Executive Committee also approved the creation of Carbon Tax Small Grant Fund. Since 2010, MWC has set aside a carbon tax surcharge on all organizational air travel. The funds collected over the years will now be available to national member churches in the Global South to implement creation care projects with direct relevance to reducing carbon emissions. 

    “The intent of the surcharge is to 1) acknowledge the impact of air travel in a concrete way, 2) publicly demonstrate MWC’s commitment to taking care of God’s creation,” says Doug Graber Neufeld, Creation Care Task Force chair, who joined the meetings in Brazil via Zoom. “We’re pleased to offer a way to use the funds for an activity that in some way offsets the impact of flying.” 

    Strengthening networks, expanding membership 

    Over the last decade, MWC Executive Committee approved the placement of several emerging networks in MWC: Global Anabaptist Education Networks (GAEN), Global Anabaptist Health Network (GAHN), and Global Anabaptist Peace Network (GAPN). At these meetings, they approved a revised Terms of Reference (TOR) that explains how the networks interact with Commissions. The new TOR includes a different fee structure and provides greater clarity on the composition and organizational structure of the Networks. 

    The revised TOR will also apply to existing networks Global Mission Fellowship (GMF) and the Global Anabaptist Service Network (GASN), part of the Mission Commission. The revised TOR will be considered by the General Council in 2025 before implementation. 

    The Executive Committee also affirmed a proposal for constitutional change that will make room for Young Anabaptist (YABs) delegates to become members of the General Council, which will be tabled at next year’s General Council meeting. Saskia Horsch of Germany was confirmed as YABs representative for Europe as Gaëlle Oesch stepped down in 2023. 

    Two new membership applications were also accepted: the Association of Christian Mennonite Brethren Churches of Ukraine (AMBCU) and Kanisa La Mennonite La Kiinjili Tanzania (KMKT – Evangelical Church of Tanzania). This brings MWC’s worldwide membership to 110 member churches in more than 10,000 congregations in 60 countries, with over 1.5 million baptized members. 

    Ecumenical relations 

    In preparation for the 500th anniversary commemoration events, the Executive Committee approved a joint statement with the World Communion of Reformed Churches. An international team of five theologians from each communion drafted “a common statement of confession, gratitude and commitment” to be presented at the event 29 May 2025. 

    The Executive Committee approved the 2023 financial report and 2024 budget. It also considered proposals with the potential to redefine aspects of membership in MWC. 

    In addition to decision-making sessions, the Executive Committee also had equipping sessions. Faith and Life Commission chair Thomas R. Yoder Neufeld gave three sessions on the new tagline: following Jesus, living out unity, building peace. Conflict, change and leadership consultant Betty Pries of Canada facilitated strategic planning for 2025-2031. 

  • Winnipeg, Canada Les événements de masse peuvent laisser derrière eux une montagne de déchets. Mais au 16e Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, du 21 au 26 juillet 2015, la gestion des déchets fut en quelque sorte une forme d’adoration à Dieu le Créateur.

    Les organisateurs du Rassemblement « ont décidé très tôt qu’ils feraient tout leur possible pour organiser un événement respectueux de l’environnement dans la mesure où c’était économiquement possible », dit le coordonnateur national Howard Good,

    De l’air frais
    L’emplacement choisi, le Complexe du Champ de Foire, dispose d’un vaste plan de recyclage, d’une éolienne de 1,8 kW, d’un système de production d’énergie solaire photovoltaïque de 125 kW et d’un réservoir de récupération d’eau de pluie de 30 000 gallons qui capte l’eau de la toiture.

    La responsable des événements internationaux de la CMM, Liesa Unger, a travaillé avec l’équipe d’ingénierie de la climatisation « pour créer un environnement où des personnes de différents continents puissent se sentir bien. » Soucieux des invités qui quittaient un bâtiment frais puis entraient dans l’air chaud de la Pennsylvanie, on a réduit de moitié le nombre de ventilateurs et on a fait monter la température intérieure de plusieurs degrés.

    Des navettes ont transporté les invités entre les lieux d’hébergement et des événements de la convention pour réduire l’usage d’automobiles privées.

    Chaque personne inscrite a reçu une bouteille d’eau en aluminium portant le logo de la CMM et pouvant être remplie à une des 125 fontaines d’eau potable accessibles dans le bâtiment afin de remplacer les bouteilles d’eau jetables.

    Mais Howard Good et son équipe sont allés encore plus loin.

    Pas de gaspillage de déchets alimentaires
    Avec les encouragements du Mennonite Creation Care Network (MCCN- Réseau mennonite pour la protection de la Création), le comité organisateur a fait une dépense supplémentaire afin d’assurer que tous les couverts, les assiettes, les serviettes, les tasses ainsi que les restes de nourriture des 39 000 repas soient entièrement compostables à un coût approximatif de 0,60 $ par repas.

    Même les coupes pour la célébration du repas du Seigneur le vendredi étaient compostables.

    « Répartie sur 39 000 repas, la dépense n’était pas si importante », dit Howard Good. Des économies dans d’autres domaines ont permis d’atténuer la hausse des coûts encourus par les mesures de durabilité. Trente bénévoles le midi et 40 bénévoles le soir ont grossi les rangs du personnel du restaurateur Centerplate. Et des agriculteurs mennonites de la région ont donné de la nourriture à l’entreprise de restauration ou en ont vendu à prix réduits.

    Au cours de la semaine, au Complexe du Champ de Foire, la Société de récupération environnementale a transporté presque que 4,25 tonnes de déchets jusqu’à Oregon Dairy Organics, une société sœur de Lancaster County Farm and Supermarket. Ê cet endroit, les déchets ont été déchiquetés et mélangés à du fumier, puis régulièrement retournés. Après trois mois, le compost a été mélangé à de la terre pour un usage en aménagement paysager et pour le contrôle de l’érosion.

    On a rencontré quelques difficultés pendant le processus. « Nous avons découvert que les personnes mélangeaient les déchets réguliers avec les déchets compostables beaucoup plus facilement que nous l’avions imaginé », dit Howard Good. Des déchets recyclables ont aussi été trouvé dans les réceptacles à compost. Un conteneur, refusé en raison de sa teneur trop élevée en matières non compostables, a dû être incinéré.

    Éduquer les convives
    « Au départ, le tri n’a pas été aisé pour les convives », raconte Marlisa Yoder Bontrager. Elle et cinq membres de sa famille se sont portés bénévoles à des stations de collecte des déchets pendant les repas du Rassemblement pour aider les convives à trier leurs ordures et les éléments compostables.

    L’équipe du Rassemblement a aussi produit davantage de panneaux de signalisation et une vidéo explicative pour aider les convives à déterminer quels éléments étaient recyclables, compostables ou simplement jetables.

    « Une fois qu’ils ont compris le processus, plusieurs ont exprimé du soulagement et de l’appréciation parce que leurs déchets n’allaient pas se retrouver dans un site d’enfouissement », dit Marlisa Yoder Bontrager.

    Coopération
    La coopération de la direction du Complexe du Champ de Foire a été la clé du succès de l’ambitieux projet de réduction des déchets, dit Howard Good.

    Sharon Altland, directrice générale du Complexe du Champ de Foire, dit qu’ils font de leur mieux pour répondre aux demandes de leurs clients. Centerplate, l’entreprise de restauration du Complexe a eu recours à son vaste réseau de services alimentaires pour trouver un fournisseur fiable capable de répondre aux besoins de la CMM.

    Le Complexe donnait déjà la priorité aux initiatives vertes, mais « travailler avec la Conférence Mennonite Mondiale a ouvert la porte à d’autres conversations », dit Sharon Altland. « Nous travaillons à prendre des mesures pour réduire les déchets alimentaires et nous sommes en conversation avec les fournisseurs de services alimentaires pour la 100e foire agricole afin qu’ils collectent les déchets de préparation. »

    « Le fait que 4,25 tonnes de déchets alimentaires ne soient pas allées dans l’incinérateur est un immense accomplissement », dit Sharon Altland.

    « [Les organisateurs du Rassemblement] ont été prêts à s’attaquer au fossé qui existe parfois entre les meilleurs pratiques environnementales et la commodité – puis ont rendu les choses possibles pour un grand rassemblement », dit Marlisa Yoder Bontrager qui est également membre du conseil d’administration du MCCN. « Ils ont mis en pratique un engagement important : honorer notre promesse de prendre soin de la création de Dieu comme un élément essentiel de la bonne nouvelle de Jésus-Christ. »

    « Même si le choix d’être responsable peut signifier des coûts plus élevés, une bonne planification dans d’autres domaines peut le rendre accessible », conclut Howard Good.

    —Communiqué de presse de la CMM par Karla Braun

  • Assemblée 16 : PA 2015

    Harrisburg, Pennsylvanie – « PA 2015 sera vert », dit Howard Good, le coordonnateur national du Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale qui se tiendra du 21 au 26 juillet à l’immense Complexe du Champ de foire d’Harrisburg. Howard Good vient juste d’apprendre que les dépenses relatives à la démarche écologique respecteront le budget prévisionnel de l’événement international.

    Propriété de l’État de Pennsylvanie et supervisé par le ministère de l’Agriculture, « le Complexe et son service de restauration ont été flexibles et ouverts à nos idées et à nos demandes, d’une manière remarquable », dit Howard Good.

    « Chaque fois que quelqu’un vient à la table avec des idées sur la façon dont nous pouvons être plus responsable en tant que ministère et gouvernement de l’État, je suis très réceptive », dit Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture et la personne directement responsable du site.

    « Je crois qu’une intendance responsable fait partie de l’engagement mennonite et je suis ravie que cela puisse se faire au Complexe du Champ de foire. Mon objectif est de pouvoir mettre en pratique ce que nous avons vu de la part des organisateurs de PA 2015 dans l’avenir du Champ de foire qui attire 500 000 participants chaque mois de janvier et qui accueille aussi d’autres événements au cours de l’année. »

    Howard Good et son équipe ont établi un plan vert pour PA 2015. Aucune bouteille de plastique ne sera vendue au Rassemblement. Ê la place, chaque personne inscrite à PA 2015 recevra une bouteille d’eau en aluminium. Vingt stations d’eau seront installées pour remplir les bouteilles à l’intérieur des bâtiments qui forment une aire de 24 âcres abrités d’un toit. Les bénévoles se chargeront de l’approvisionnement. Des bus-navette seront fournis pour diminuer le trafic automobile entre le Champ de foire, les hôtels et les communautés mennonites avoisinantes. On a demandé à tous les hôtels réservés pour l’événement de fournir un bac de recyclage dans les chambres ou dans leur hall d’entrée.

    L’effort le plus important sera de récupérer les déchets alimentaires et de les transformer en compost. Parmi d’autres projets d’économie d’énergie, les bâtiments du Champ de foire utilisent des capteurs solaires, des panneaux solaires, des réservoirs de récupération d’eau, des distributeurs peu gourmands en énergie et des appareils sanitaires à débit d’eau réduit, mais le Complexe n’a pas porté son attention, jusqu’à maintenant, sur la récupération des déchets alimentaires.

    Trois importants intervenants ont été retenus pour traiter les déchets alimentaires de plus de 6 500 participants deux fois par jour.

    La Société de récupération environnementale apportera au Complexe deux conteneurs vides de 30 verges pour la collecte des déchets alimentaires. Elle se présentera chaque nuit pour transporter les conteneurs pleins à Oregon Dairy Organics, une entreprise de compostage juste au nord de Lancaster.

    Ê Oregon Dairy Organics, les déchets alimentaires de la pré-consommation (déchets de la préparation des aliments) et les déchets post-consommation (y compris la vaisselle compostable) entrera dans un processus de transformation par décomposition d’une durée de trois mois. « Tout est naturel », explique Derrin Ranck, directeur du site de compostage, « mais le processus est accéléré. »

    « La matière apportée de PA 2015 sera mélangée avec du fumier de vache et de cheval pour bien équilibrer l’azote et le carbone dans le compost et ainsi ne pas nuire à la terre quand le compost sera utilisé. Puis la matière sera soulevée périodiquement par une machine de compostage pour accélérer le processus et assurer une décomposition uniforme des matériaux ». Au bout de trois mois, le compost sera mélangé à du terreau et de la terre arable et sera utilisé en aménagement paysager et pour lutter contre l’érosion.

    Howard Good calcule qu’un service alimentaire compostable ajoute plusieurs dollars par personne par jour dans les dépenses. « Matt Gebel a travaillé avec nous pour concevoir des menus qui nous permettront de respecter notre budget et de rester fidèles à nos convictions. »

    « Nous produisons beaucoup de déchets, dit Matt Gebel. Le processus de séparation des déchets alimentaires sera un défi, mais nous sommes prêts à le relever. PA 2015 nous offre du personnel bénévole; ces personnes feront la différence puisque nous aurons besoin de bras supplémentaires pour réaliser cette opération. Ce n’est pas un inconvénient! »

    Matt Gebel exprime sa gratitude envers PA 2015 pour un autre sujet. « En ayant cet événement durant notre temps mort habituel de la saison estivale, notre personnel pourra travailler au lieu d’être au chômage durant ces semaines. »

    Sharon Altland, directrice générale du Champ de foire, dit : « C’est une expérience d’apprentissage pour nous. Oui, cela implique des coûts additionnels, mais nous voulons introduire graduellement ces pratiques dans nos prochaines expositions ».

    « C’est important pour moi qu’au ministère de l’Agriculture, nous soyons consciencieux dans la même mesure que nous l’exigeons aux agriculteurs et aux consommateurs », fait remarquer Hannah Smith-Brubaker.

    « Tout cela s’insère dans les valeurs anabaptistes à l’égard du respect de la création de Dieu », dit Howard Good. Nous sommes appelés à être responsables de la quantité des déchets que nous envoyons dans les sites d’enfouissement. Ces choix correspondent aussi aux convictions de la Conférence Mennonite Mondiale. »

    Article par Phyllis Pellman Good, auteure et rédactrice pour la Conférence Mennonite Mondiale.

    Autres photos – haute résolution pour publication – par Merle Good

    (De la gauche) CJ Filak de la Société de récupération environnementale de Pennsylvanie; Howard Good, coordonnateur national de PA 2015; Derrin Ranck de Oregon Dairy Organics; et Angela Dietzel, personne de liaison de la CMM au service de la restauration du Complexe du Champ de foire, sont près d’un des six bâtiments pour le compostage à Oregon Dairy Organics où les déchets alimentaires de PA 2015 seront compostés.

    Ê Oregon Dairy Organics, les déchets alimentaires sont mélangés avec du fumier de vache et de cheval afin d’équilibrer la composition de l’éventuel compost.

    Derrin Ranck d’Oregon Dairy Organics, se tient devant la machine TURN-TEC inventée par son père, Merle Ranck, qui sert à aérer la matière en compostage.

    (De la gauche) Membres de l’Équipe verte de PA 2015 à la rotonde du Complexe du Champ de foire : Matt Gebel, directeur général de Centerplate, fournisseur de services alimentaires au Complexe; Sharon Altland, directrice générale du Complexe du Champ de foire, Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture de Pennsylvanie et Howard Good, coordonnateur national de PA 2015.