Étiquette : Groupe de travail pour le soin de la création

  • Dieu a créé le monde sous la forme d’un réseau complexe de relations. Lorsque la création souffre, les êtres humains souffrent aussi, car ils font partie intégrante de la création. 

    Conscient de notre responsabilité face à ce défi mondial, le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG)* de la Conférence Mennonite Mondiale a créé un Fonds pour le soin de la création afin de contribuer modestement à donner aux églises membres de la CMM les moyens de répondre aux crises écologiques actuelles. 
    En avril 2026, la subvention sera ouverte pour son deuxième cycle de candidatures. 

    Cliquez ici pour remplir un court formulaire expliquant votre projet de soins de la création. Le CCWG examine ces pré-candidatures, puis invite les projets éligibles à remplir un dossier de candidature complet. 

    Le Fonds pour le soin de la création donne la priorité aux projets ayant le double objectif de prendre soin de la création de Dieu et d’inspirer d’autres communautés à agir en tant qu’intendants de la création. 

    À l’instar des subventions du Fonds de partage de l’église mondiale, les candidatures doivent être soutenues par l’union d’églises membre de la CMM et le candidat doit contribuer au financement de l’activité. 

    Trois activités ont été approuvées au cours de la première année. 

    Les activités financées pour 2026 seront annoncées pendant le Temps pour la Création en septembre. 

    *Lors de ses réunions de mars 2026, le Comité Exécutif a approuvé le changement de nom de « Groupe de travail pour la protection de la création (“Task Force” en anglais) » à « groupe de travail pour le soin de la création (“working group”) ». Ce changement de nom indique que ce groupe axé sur la protection de la création n’est pas une préoccupation temporaire, mais une partie intégrante et permanente de la structure de la CMM. En savoir plus

    Des arbres pour les écoles, des compétences pour les élèves 

    Les jeunes du Malawi sont motivés par le projet de reboisement et apprennent à prendre soin des arbres.

    Au Malawi, l’Église Frères mennonites s’engage dans le projet « Greening Our Future » (Verdir notre avenir) à travers l’initiative de plantation et de conservation d’arbres UBALE dans le camp de réfugiés de Dzaleka, à Dowa, qui accueille plus de 50 000 demandeurs d’asile venus de toute la région des Grands Lacs et de la Corne de l’Afrique. 

    L’activité vise à planter 5 000 arbres indigènes (notamment des espèces d’acacia, d’acajou et de miombo) dans des zones dégradées au sein de communautés ciblées. Les arbres sont souvent abattus pour servir de bois de chauffage, de matériaux de construction et pour subvenir aux besoins de survie. La perte d’un trop grand nombre d’arbres entraîne l’érosion des sols, le déclin de la biodiversité et une vulnérabilité accrue face au changement climatique. 

    À ce jour, 3 600 arbres ont été plantés. L’Église fait appel à des groupes communautaires locaux, notamment des groupes de jeunes et des écoles, pour les former à la plantation et à l’entretien des arbres afin de garantir un taux de survie d’au moins 80 %. 

    « Dans Colossiens 1.16–17, il nous est rappelé que toutes choses ont été créées en Christ et pour Christ. Jésus n’est pas seulement le Sauveur des hommes, mais aussi le Seigneur de toute la création. En plantant des arbres et en restaurant la terre, l’Église montre que nous suivons Jésus non seulement dans le culte, mais aussi dans la manière dont nous traitons la terre », déclare Shadreck Kwendanyama, directeur exécutif de la MBCM. 

    Des abeilles pour la communauté 

    ___, de l’Église mennonite du Kenya, présente les ruches du projet « MennoHives and Ecosystem Restoration » à Migori.

    Au Kenya, le « MennoHives and Ecosystem Restoration Project » a reçu une subvention du CCWG. Ce projet, soutenu par l’Église mennonite du Kenya, consiste à promouvoir l’apiculture à Migori, une ville située non loin de la frontière tanzanienne. Il vise à installer jusqu’à 400 ruches « afin d’améliorer les moyens de subsistance de la communauté et de promouvoir la durabilité environnementale ». 

    Les ruches ont pour but de favoriser la présence de pollinisateurs dans le paysage tout en fournissant de la nourriture (du miel) et une source de revenu, en particulier pour les veuves qui ont besoin d’aide pour assurer des moyens de subsistance durables. 

    « Le projet reflète la gestion des ressources telle que la décrit la Bible (Genèse 2. 15) en prenant soin de la création de Dieu. Il incarne également l’appel à aimer notre prochain (Matthieu 22. 39) à travers le développement communautaire durable », explique Francis Ojwang Selassie, directeur du projet. 

    Grâce à cette subvention, KMC a pu mettre en place 70 ruches, fournir des combinaisons de protection et des enfumoirs à ceux qui s’occupent des ruches, et former les responsables locaux. 

    Planter des fruits pour les familles 

    En Angola, l’Igreja Evangelica Menonita Em Angola (IEMA) a reçu une subvention pour planter des arbres fruitiers en utilisant un système d’irrigation par captage et stockage des eaux de pluie à Mbanza Säo Paulo, Nambuangongo et Bengo. 

    Le projet vise à lutter contre la désertification des terres et la faim en cultivant des denrées alimentaires et en assurant des moyens de subsistance. 

    En impliquant une vingtaine de personnes issues des assemblées locales dans la culture et l’entretien, les fruits récoltés peuvent bénéficier à près de 200 personnes. 

    « Nous nous inspirons d’Ézéchiel 36, 8-11 pour prendre soin de la terre, et nous mettons en pratique l’injonction de planter des jardins tirée de Jérémie 29, 5-7 », explique Gomes João de Miranda, coordinateur du projet. 

    « Nous sommes encouragés par ces projets qui impliquent les membres de l’Église dans la mise en œuvre et incluent les membres dans le besoin parmi les bénéficiaires du projet », déclare Doug Graber Neufeld, du groupe de travail pour le soin de la création. 


  • Lisa Carr-Pries, vice-présidente de la CMM, anime la prière du matin avec le Comité exécutif, le Comité YABs et le personnel avant une journée de réunions. Photo : Ebenezer Mondez. 

    Le Comité Exécutif approuve la date de l’Assemblée, le groupe chargé du soin de la création et le nouveau calendrier des réunions 

    « La résurrection n’est pas seulement un moment dans le temps ; la résurrection, c’est la puissance de Dieu aujourd’hui », a déclaré Sunoko Lin (États-Unis/Indonésie), trésorier de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), lors du temps de prière du matin à l’occasion de la réunion annuelle du Comité Exécutif (CE) de la CMM, qui s’est tenue du 16 au 19 mars 2026 à Lumban, dans la province de Laguna, aux Philippines. 

    Les réunions se sont déroulées dans un climat de prière. Chaque matin, les membres du Bureau de la CMM ont présidé des moments de prières axées sur le slogan de la CMM : « Suivre Jésus, vivre l’unité, construire la paix ». Chaque soir, un membre de l’équipe de direction du personnel clôturait la journée par des prières. 

    Le Comité Exécutif est composé de 10 représentants nommés par le Conseil Général de la CMM (deux par région continentale) et des cinq membres du Bureau. Siaka Traoré (Burkina Faso) a participé pour la première fois en tant que cinquième membre du bureau du comité exécutif ; son titre a été modifié en « Consultant continental ». 

    Il s’agissait de la première réunion en présentiel du nouveau Comité exécutif après la confirmation des nominations par le Conseil Général en 2025. 

    Le CE et les membres du bureau du comité exécutif étaient accompagnés de l’équipe de direction du personnel, de certains membres de l’équipe de la direction générale et du Comité YABs (Jeunes anabaptistes), qui ont tenu leurs propres réunions, mais se sont joints aux autres pour des moments de prière et d’enseignements. 

    John D. Roth (États-Unis) a animé des sessions de réflexion d’un point de vue historique. Il a examiné les questions suivantes : « Où en est l’Église ? » et « Où vivons-nous la communion dans la tradition anabaptiste ? » 

    Prochaine Assemblée approuvée 

    Le CE a approuvé par consensus l’organisation de la prochaine Assemblée en Tanzanie au cours des deux premières semaines de juin 2028. 

    « Notre groupe continental africain apporte son soutien à cette invitation adressée à notre famille anabaptiste mondiale de venir en Tanzanie », déclare Samson Omondi (Kenya), représentant du Comité exécutif pour l’Afrique. 

    Engagement envers le soin de la création 

    Il y a eu une forte affirmation en faveur de la poursuite du travail sur le soin de la création au sein de l’Église mondiale. Le CE a approuvé par consensus une proposition visant à faire du Groupe de travail pour la protection de la création une partie permanente de la structure de la CMM sous le nom de Groupe de travail pour le soin de la création. Le groupe de travail pour la protection de la création avait été créé pour explorer ce que signifie le soin de la création pour la CMM ; le groupe de travail continuera à promouvoir une gérance fidèle de la création dans les opérations de la CMM et parmi ses membres. Le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG) travaillera en collaboration avec les quatre commissions de la CMM et se réunira avec elles. 

    Dans un souci de réduire le coût environnemental élevé des déplacements en avion, le CCWG ne se réunira en personne que les années où se tiennent le Conseil Général et l’Assemblée. 

    C’est une tradition de la Conférence Mennonite Mondiale de planter un arbre sur le terrain d’une institution mennonite lorsque le Comité Exécutif se réunit : « en l’honneur de la création de Dieu et de l’Église universelle ». Aux côtés (de gauche à droite) de Zaldy Magansay, président de l’Integrated Mennonite Conference, et d’Eladio Mondez, évêque modérateur, les membres du bureau du comité exécutif de la CMM (Siaka Traoré, Sunoko Lin, César García, Henk Stenvers, Lisa Carr-Pries) ont planté un deuxième arbre kamias (averrhoa bilimbi) aux Philippines, à la Lansay Mennonite Bible Church. (En 2008, la présidente de l’époque, Nancy Heisey, et le futur président, Danisa Ndlovu, avaient planté un arbre à la Lumban Mennonite Bible Church.) Photo : Ebenezer Mondez. 

    Création d’un nouveau cycle de réunions 

    Le CE a approuvé un nouveau cycle pour les réunions de la CMM. « Au cours des dernières années, les réunions de la CMM sont devenues ingérables, car de plus en plus de membres et de groupes ont rejoint la CMM », a déclaré Liesa Unger (Allemagne), responsable des événements internationaux. Il est difficile de trouver des salles de réunion. Les personnes assumant plusieurs rôles se retrouvent avec des réunions qui se chevauchent. 

    Compte tenu de ces défis, le CE a approuvé un nouveau cycle selon lequel le Conseil Général et les réseaux (GAEN, GAPN, GASN, GMF) se réuniront en alternance, à partir de l’Assemblée de 2028. Les commissions se réuniront à chaque fois. 

    Dans le cadre de ce nouveau plan, les réunions du Conseil Général ou des réseaux auront lieu environ tous les 18 mois. 

    Le CE a également approuvé les modifications apportées aux documents relatifs aux mandats des réseaux et aux frais d’adhésion aux réseaux. 

    Les jeunes adultes se préparent et discernent 

    Le Comité YABs s’est réuni pour la première fois en présentiel avec les nouveaux représentants (Asie, Europe, Amérique du Nord) nommés après le Sommet Mondial de la Jeunesse (GYS) de 2025. Dans leur rapport au CE, ils ont présenté une feuille de route pour les années à venir, comprenant un plan visant à entrer en contact avec de jeunes responsables afin de développer le Réseau YABs et à utiliser les réseaux sociaux comme outil pour communiquer avec les jeunes. 

    Le Comité YABs a poursuivi sa réflexion sur ses objectifs à long terme, notamment sur les moyens d’intégrer les délégués des YABs aux délégués du Conseil Général en 2028. 

    Le Comité YABs (Jeunes anabaptistes) présente son rapport au Comité exécutif lors de sa réunion de 2026.   Photo : Janet Plenert

    « Nous voulons honorer la sagesse du Conseil Général et prendre le temps de tester les différents changements afin de proposer une meilleure solution que celle qui n’a pas été adoptée en 2025 », a déclaré Valentina Kunze (Uruguay), présidente des YABs et représentante de l’Amérique latine. 

    Le comité et le mentor des YABs bénéficient désormais également du soutien du nouveau coordinateur des YAB, Isaac Nii Torgbor Gborbitey (Ghana), qui est également le représentant des YABs pour l’Afrique. 

    Le Comité exécutif a été encouragé par le travail du Comité YABs. « Vous avez travaillé dur et vous êtes une source d’inspiration pour nous », a déclaré Sipra Biswas (Inde), représentante de l’Asie au sein du Comité exécutif. 

    Enfin, le Comité Exécutif a examiné et approuvé le budget 2026, les rapports financiers 2025 et les projections pour 2027 et 2028. 

    « Cette importante réunion de discernement est aussi un espace où la guidance du Saint-Esprit nous transforme. Il s’agit d’un cheminement que nous faisons en communion les uns avec les autres et avec le Christ lui-même », déclare César García (Canada/Colombie), Secrétaire Général. 


  • Comment maintenir des relations au sein d’une communion mondiale diversifiée composée de 110 églises membres nationales réparties dans 61 pays, avec des situations économiques et des contextes politiques et culturels très différents, parlant plus de 30 langues différentes ?

    « La Conférence Mennonite Mondiale est une communauté organique et non une institution bureaucratique. En tant qu’Église mondiale, nous nous engageons à servir les personnes plutôt qu’à construire une infrastructure pour maintenir notre institution » déclare César García, secrétaire général de la CMM.

    Mettre autour de la table toute la diversité géographique, théologique, de genre et d’âge au sein de l’Église mondiale est un défi permanent qui stimule le discernement. Les dirigeants de la communion anabaptiste mondiale se réunissent de différentes manières.

    Conseil Général

    La table du banquet de la communion la CMM est le Conseil général. Chaque église membre nomme son propre délégué au Conseil général (jusqu’à trois pour les unions d’églises comptant plus de 25 000 membres).

    Au cours des réunions triennales du Conseil général, ces délégués régissent la vie, le travail et l’organisation de la CMM. Réunis autour d’une table, ils participent aux discussions et à la prise de décisions.

    Comité exécutif 

    Afin d’assurer la continuité entre ces réunions, le Comité Exécutif se réunit au moins une fois par an. Les cinq groupes continentaux du Conseil Général sélectionnent chacun deux personnes parmi leurs membres respectifs pour siéger au Comité.

    À cette table, le Comité Exécutif élabore des plans à long terme conformément à la mission et à la vision, autorise des programmes, nomme des groupes de travail, approuve des comités et approuve des budgets.

    Bureau

    Le Comité Exécutif est dirigé par des membres du Bureau : le Secrétaire General (un membre du personnel), un trésorier (nommé par le Comité Exécutif), un président et un vice-président élus par le Conseil Général. Un cinquième membre sans droit de vote a été ajouté afin de garantir que chaque continent soit représenté au Bureau.

    Un membre du bureau doit faire partie d’une église membre de la CMM, et doit être approuvé par son église membre, mais ne doit pas forcément être délégué au Conseil General au moment de son élection ou de sa nomination.

    Les membres du bureau se rencontrent deux fois par an en personne et une fois par mois en ligne.

    Tandis que ces membres s’occupent de la vision et de la gouvernance de la communion, un autre groupe de représentants se réunit autour de la table pour se concentrer sur la mise en œuvre de la mission de la communion. 

    Commissions, Groupe de travail pour la protection de la création, YABs

    Une autre table ronde dont les membres sont sélectionnés de différentes manières, mais avec un souci particulier de diversité géographique et confessionnelle : commissions, groupe de travail pour la protection de la création (CCTF), comité YABs (Jeunes anabaptistes) et délégués YABs. Chaque membre de la CMM est invité à nommer un délégué YABs pour ses réunions triennales.

    Pour en savoir plus sur les YAB, cliquez ici

    Histoires sur les YABs

    La sélection de ces représentants est un ballet de diversité. Les serviteurs potentiels doivent être approuvés par leur Église. En outre, les aptitudes et les intérêts, la situation géographique, l’identité dénominationnelle et le genre sont également pris en compte. Et enfin, la disponibilité pour servir influe également sur la composition de la table.

    Représentants régionaux

    Notre vaste réseau d’Églises est non seulement uni par des Convictions Communes et des liens historiques, mais aussi par des relations. Représentant la CMM auprès des églises membres, 13 représentants régionaux facilitent ces liens en établissant des relations avec les responsables d’Églises. 

    Bien que la plupart d’entre eux soient bénévoles, cette fonction est considérée comme un membre du personnel. Les églises membres proposent des candidats potentiels, puis un processus de discernement permet de recommander un seul candidat aux églises membres de la région. Un processus d’approbation, similaire à la recherche d’un consensus, est ensuite mis en place avec les églises membres de la région. 

    Ces bénévoles à temps partiel ont pour rôle de développer et d’entretenir les relations entre les membres de la CMM, les membres associés et les membres potentiels, les assemblées locales, les organisations liées à la CMM et ses partenaires.  

    Deux représentants régionaux prendront place à la table en décembre 2025 : Vikal Pravin Rao, représentant l’Asie du Sud avec neuf églises membres dans deux pays (pour en savoir plus, cliquez ici), et Rosalina Vasco Santana, qui co-représentera la région du Cône Sud de l’Amérique latine avec 18 églises membres dans six pays.

    Rosalina Vasco Santana est membre de l’église AEM (Aliança Evangélica Menonita) au Brésil. Elle est pasteure de l’église mennonite de Samambaia, près de Brasilia, au Brésil. Rosalina a été présidente d’église régionale et présidente d’union d’églises, et a été membre du Conseil général de la CMM.

    « Rosalina apporte à son rôle un cœur pastoral et un amour pour l’Église », déclare Janet Plenert, coordinatrice des représentants régionaux.


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