Étiquette : Assemblée

  • Le don comme mode de vie, ancré dans la foi, la famille et un engagement profond envers la famille mondiale

    Pour Ruth et Timothy Stoltzfus Jost, la générosité n’a jamais été uniquement un acte de don : c’est un mode de vie, ancré dans la foi, la famille et un engagement profond envers la famille mondiale.

    Ruth et Timothy ont tous deux grandi dans des familles qui incarnaient une intendance fidèle et un engagement actif au sein de l’Église. Le père de Ruth enseignait à l’Eastern Mennonite University, en Virginie, tandis que sa mère dirigeait une station de radio chrétienne et un journal, tout en exerçant la fonction de pasteure.

    Le père de Timothy a occupé le poste d’administrateur d’un hôpital mennonite spécialisé en santé mentale en Californie et est devenu l’un des dirigeants des Mennonite Mental Health Services et de la Mennonite Mutual Aid. Sa mère était enseignante et écrivaine.

    Dans ces deux familles, la foi s’incarnait à travers le service, l’hospitalité et l’engagement à partager les dons de Dieu avec les autres.

    Timothy se souvient que l’assemblée des Frères mennonites de Reedley, en Californie (États-Unis), accueillait des réfugiés de l’Union soviétique et des immigrants du Paraguay. Ruth se souvient de membres de sa famille engagés dans des missions mennonites à travers le monde. Dès leur plus jeune âge, tous deux ont appris qu’appartenir à l’Église signifiait prendre soin des personnes au-delà de sa propre communauté.

    Timothy et Ruth, tous deux avocats, se sont rencontrés en 1981 lors d’un colloque explorant la relation entre la loi et la Bible, organisé dans un séminaire mennonite. Ils se sont mariés peu après et ont commencé à construire une vie centrée sur la foi, le service et la communauté.

    Une expérience marquante 

    L’une des expériences marquantes de la jeunesse de Ruth a été sa participation à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale à Amsterdam en 1967. Hébergée par une famille mennonite néerlandaise vivant sur une péniche, elle a pu découvrir par elle-même la convivialité et les liens qui unissent la famille mennonite mondiale. À l’issue de la conférence, sa famille s’est rendue en Tchécoslovaquie pour rendre visite à des membres de l’Église Frères mennonites, ce qui a renforcé sa conviction que la foi transcende les frontières nationales.

    Au fil des décennies, la Conférence Mennonite Mondiale a continué à façonner la conception que leur famille se faisait de l’Église. En 1997, alors qu’ils vivaient en Allemagne et faisaient partie d’une assemblée mennonite allemande, ils ont assisté, avec leurs trois fils, à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale à Calcutta, en Inde.

    En 2009, Ruth et Timothy ont participé à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale au Paraguay et ont rendu visite à des communautés mennonites à travers le Chaco. Ruth a été particulièrement émue par un ministère en milieu carcéral qui témoignait de l’engagement actif de l’Église au sein des communautés urbaines. Ce voyage a remis en question leurs idées reçues et leur a révélé une foi vivante qui s’exprimait à travers un service empreint de compassion.

    Ruth a ensuite participé à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale de 2015 à Harrisburg, en Pennsylvanie (États-Unis), poursuivant ainsi un lien de toute une vie avec la communauté mondiale des croyants mennonites.

    Vivre modestement pour donner généreusement 

     Tout au long de leur vie, Ruth et Timothy ont adopté les valeurs d’une vie simple et d’un don généreux.

    Timothy a passé une partie des années 1970 au sein de communautés mennonites intentionnelles où les ressources étaient partagées dans l’esprit de l’Église primitive.

    Ruth se souvient souvent de la simple consigne de sa mère chaque fois que les enfants recevaient de l’argent : « Dépensez-en une partie, économisez-en une partie et donnez-en une partie. »

    Ces valeurs ont été transmises à la génération suivante. Aujourd’hui, leur plus jeune fils œuvre au sein de l’Association mennonite allemande pour la paix, en animant des voyages d’accompagnement en Palestine.

    Tout au long de leur mariage, Ruth et Timothy ont considéré leurs ressources comme des dons que Dieu leur avait confiés. Ils se sont efforcés de vivre modestement afin de pouvoir donner généreusement, pour soutenir l’Église, venir en aide aux personnes dans le besoin et faire avancer l’œuvre de paix et de justice.

    Solidarité spirituelle 

    Pour eux, la Conférence Mennonite Mondiale incarne la vision biblique que l’on trouve dans 2 Corinthiens 8 : une communauté où les croyants partagent leurs ressources, leurs fardeaux, leurs encouragements et leur espoir au-delà des cultures et des continents.

    Ce partage inclut un soutien matériel, mais il englobe également la solidarité spirituelle. Ils se souviennent très bien avoir reçu des messages de prière et d’encouragement de la part d’Églises mennonites d’autres pays lors de périodes difficiles aux États-Unis, un rappel puissant qu’ils font partie de quelque chose de bien plus grand qu’eux-mêmes.

    C’est pourquoi ils soutiennent la Conférence Mennonite Mondiale.

    La Conférence Mennonite Mondiale renforce les relations au-delà des frontières, met en relation des croyants de cultures diverses et construit une communauté mondiale où la foi, la générosité et l’entraide s’épanouissent. Grâce à la CMM, les Églises apprennent les unes des autres, se soutiennent mutuellement et témoignent ensemble de l’amour de Dieu dans le monde.

    Ruth et Timothy Stoltzfus Jost invitent d’autres personnes à se joindre à ce ministère du partage.

    En soutenant la Conférence Mennonite Mondiale, vous contribuez à faire grandir une famille spirituelle mondiale, une famille qui incarne l’appel du Christ à l’unité, à la générosité et à l’espoir pour les générations à venir. 


    offering during worship service
  • Inspiration et réflexion

    Louer ensemble, et particulièrement chanter ensemble, est souvent cité comme l’un des moments forts des Assemblées de la Conférence mennonite mondiale. Après tout, rien ne vaut le fait de chanter avec plusieurs milliers de frères et sœurs en Christ réunis. Même lorsque tout le monde ne parle pas la même langue, la musique a ce pouvoir d’unir que d’autres moments n’ont pas. 

    Le chant est annoncé, et sur l’écran apparaissent les mots d’une langue que beaucoup dans la salle ne parlent pas couramment, voire pas du tout. 

    La mélodie peut sembler inconnue, le rythme légèrement différent de ce à quoi le corps s’attend. 

    Des choristes du monde entier aident à lancer le chant. Puis, progressivement, le son communautaire prend forme. 

    Des milliers de voix, portant des accents différents, des formes de voyelles variées et des instincts musicaux distincts, commencent à résonner ensemble. 

    Lors des Assemblées de la Conférence mennonite
    mondiale, l’unité est quelque chose que l’on peut entendre. 

    Le son n’est jamais impeccable : certains mots sont mal prononcés, certaines harmonies sont floues, mais, dans ces instants, il se passe quelque chose d’indéniable. Des personnes qui vivent leur culte différemment, qui ont des perspectives différentes et qui viennent de contextes très différents s’engagent à chanter le même chant au même moment. 

    Personne ne chante seul. Personne ne chante exactement de la même manière. Une vérité plus profonde est mise en lumière : l’unité dans une Église mondiale ne se découvre pas en effaçant les différences, mais en apprenant à les maintenir ensemble dans un son. 

    Le but de cet article est d’explorer le rôle que la musique a joué au cours d’un siècle d’Assemblées de la CMM, comment elle a évolué à mesure que la communion mennonite s’est mondialisée, et comment le fait de chanter ensemble continue de façonner un sentiment d’unité vécu. 

    La première rencontre de la Conférence mennonite
    mondiale a eu lieu en 1925 à Bâle, en Suisse, pour commémorer le 400ème anniversaire de la Réforme anabaptiste. Alors que l’Église mondiale vient de célébrer son 500ème anniversaire, le moment semble opportun pour réfléchir aux Assemblées du siècle dernier, à travers le prisme particulier de la musique. 

    Les recueils de chants créés pour chaque rassemblement permettent de retracer ce qui a été chanté lors des Assemblées de la CMM. Bien qu’aucun recueil ne reprenne tout ce qui a été chanté ou entendu (et que certains chants imprimés ne soient jamais utilisés), ils offrent un aperçu concret de la vision que l’Église mondiale a d’elle-même, de son unité et des voix qui sont invitées à participer au culte communautaire. 

    choir at MWC assembly
    7ème Assemblée, 1962, Kitchener (Canada)

    Chanter ensemble notre foi, l’importance de la musique 

    Chanter ensemble exige de nous quelque chose que peu d’autres pratiques collectives demandent. Cela requiert de la vulnérabilité et de la confiance, et ne peut se faire en privé au sein d’une foule. 

    Les voix sont révélées, le souffle est partagé et le tempo est négocié en temps réel. Chanter ensemble, c’est autant écouter que se faire entendre. 

    Pour une communion mondiale comme la Conférence mennonite mondiale, cela revêt une importance capitale. L’unité au sein de la CMM ne signifie pas une uniformité totale des croyances, des pratiques ou des perspectives. La communauté s’étend sur plusieurs continents, cultures et histoires façonnées par des réalités sociales et politiques très différentes.  

    Pourtant, encore et encore, l’Église se rassemble et choisit de louer. Ce faisant, elle pratique une forme d’unité qui ne dépend pas de l’effacement de toutes les différences, mais de l’engagement envers des convictions communes, même si ces convictions s’incarnent de diverses manières. 

    Lors des Assemblées de la CMM, cette unité s’exprime souvent à travers ce que l’on pourrait appeler des « chants du cœur » : des chants chers à certaines communautés et qui racontent leur témoignage de foi, de souffrance, d’espoir et de joie. 

    Ces chants n’ont pas nécessairement la même signification pour tous ceux qui les chantent. Au contraire, ils invitent à prendre conscience des différents styles musicaux, des nuances théologiques, des langues utilisées dans les textes et des pratiques cultuelles. Chanter les « chants du cœur » les uns des autres devient un moyen d’apprendre qui nous sommes, ensemble. 

    Cette pratique comporte des risques : les mots peuvent être mal prononcés ou mal compris, les formes musicales peuvent sembler inhabituelles ou dérangeantes : Pourtant, c’est précisément dans cette vulnérabilité que la musique joue son rôle le plus important. 

    Une unité qui ne coûte rien n’exige pas grand-chose de nous. En revanche, chanter malgré les différences apprend à l’Église à écouter avant de diriger, à suivre avant de façonner et à remettre en question ses convictions profondes sur le culte et la musique. 

    group of Africa singing
    10ème Assemblée, 1978, Wichita (États-Unis)

    Recueils de chants et tournant décisif : 1967-1972 

    Un recueil de chants n’est jamais une compilation neutre. Chaque inclusion ou omission reflète un ensemble de valeurs : quelle théologie est mentionnée, quelle langue est entendue et quels styles musicaux sont considérés comme chantables par une communauté mondiale. 

    À mesure que la Conférence mennonite mondiale s’est internationalisée, ses recueils de chants sont devenus de plus en plus complexes. 

    Les procès-verbaux de la première Assemblée de la CMM en 1925 mentionnent des chorales et des chefs de chœurs, mais le premier recueil de chants imprimé spécifiquement pour une Assemblée date de 1936, lors du rassemblement à Amsterdam et Elspeet, aux Pays-Bas. Avant cela, les Assemblées chantaient probablement à partir des recueils de cantiques existants disponibles dans les lieux de culte. 

    Ces premiers recueils de chants de l’Assemblée contenaient exclusivement des cantiques européens et nord-américains, généralement en anglais, allemand, français et néerlandais. 

    À mesure que la représentation au sein de la CMM se diversifiait, en particulier suite à l’expansion significative dans les pays du Sud, ce panorama musical devenait de plus en plus incongru. Lors de l’Assemblée de 1967 à Amsterdam, qui réunissait des délégués de plus de 30 pays, les participants ont pris conscience que la communion mennonite était en train de changer. 

    La diversité des cultures, des langues et des couleurs de peau n’était plus un élément marginal : elle était bien présente dans la salle. 

    Ce moment a marqué un tournant. 

    L’Assemblée suivante, qui s’est tenue en 1972 à Curitiba, au Brésil, a été la première Assemblée de la CMM dans l’hémisphère sud. L’historien Cornelius Dyck a saisi le défi auquel l’Église était confrontée en posant une question pertinente : « Quel type d’unité est possible et souhaitable dans une fraternité mondiale où chaque Assemblée n’est finalement responsable que d’elle-même ? » 

    L’Assemblée au Brésil s’est déroulée dans un contexte difficile, marqué notamment par la répression politique sous le régime militaire et des difficultés de traduction et d’accès linguistique. 

    Pourtant, les comptes rendus font état d’une impression particulièrement positive concernant la musique. Les chants communs ont été accueillis par des applaudissements enthousiastes et, pour la première fois, des groupes d’Amérique du Sud se sont produits. Seul un tiers des participants venait d’Europe et d’Amérique du Nord. Un groupe de travail sur la musique a reconnu la nécessité d’avoir des chants de différentes époques, styles et cultures afin de mieux refléter l’Église mondiale. 

    Des changements organisationnels ont également suivi. Les réunions du Conseil général ont commencé à se tenir dans les pays du Sud, des conférences régionales ont été organisées et les réseaux missionnaires se sont étendus à plus de 50 pays où les Églises connaissaient souvent une croissance plus rapide que celles du Nord. 

    La Conférence mennonite mondiale a clarifié son objectif en tant que « canal de communion et de témoignage », mettant l’accent sur la communication, l’encouragement mutuel et la responsabilité partagée. Elle a également créé par la suite un poste de Secrétaire général rémunéré, passant d’une direction de la CMM assurée principalement par des historiens à une direction assurée par des personnes ayant une expérience dans le domaine de la mission. 

    choir group from Africa at MWC assembly
    14ème Assemblée, 2003, Bulawayo (Zimbabwe)

    Ce que nous apprenons en chantant ensemble 

    À partir des années 1970, les Assemblées de la CMM ont continué à croître en taille et en diversité. Des recueils internationaux de chants, représentant délibérément le monde entier, ont été développés à partir de l’Assemblée de 1978 à Wichita. 

    Davantage de langues sont apparues sur les pages et dans les cultes, parfois avec l’aide d’une traduction simultanée. À partir de ce recueil, les « chants du cœur » de chaque continent ont été privilégiés. Les femmes ont joué un rôle de plus en plus visible dans la musique, notamment des personnalités telles que Mary Oyer en tant que cheffe de chœur. Pour la première fois, le président n’était ni américain ni allemand, mais éthiopien. 

    Lors de l’Assemblée de 1984 à Strasbourg, la forme de l’Assemblée moderne de la CMM avait commencé à se dessiner : un comité du programme, un sous-comité musique et culte, une structure thématique rythmée par les journées et une musique tissée tout au long de l’Assemblée. Des musiciens du monde entier se sont produits, montrant que l’unité nécessite une intention et une pratique. 

    L’unité formée par le chant lors des Assemblées de la CMM n’est pas permanente. Lorsque le dernier chant s’éteint, les participants retournent dans leur contexte d’origine, emportant avec eux différentes questions, convictions et défis. Pourtant, quelque chose subsiste : le souvenir d’avoir chanté ensemble remodèle la façon dont les différences sont portées par la suite. 

    diversity group of people singing
    17ème Assemblée, 2022, Indonesia

    La musique enseigne à l’Église mondiale que l’unité n’exige pas de résoudre tous les désaccords. Elle exige d’être présent. 

    En chantant, l’Église s’entraîne à rester ensemble dans le temps présent, à écouter attentivement, à s’adapter si nécessaire et à s’engager dans une action commune, même lorsque cela nous demande des efforts. L’unité, en ce sens, n’est pas un idéal abstrait, mais une discipline pratiquée. 

    Les Assemblées de la CMM fonctionnent comme des espaces de répétition pour ce type d’appartenance. Elles offrent un aperçu de ce qui est possible lorsque la diversité n’est pas gérée ou minimisée, mais accueillie dans un rythme partagé. 

    Chaque voix compte, précisément parce qu’elle est distincte. Et dans l’acte partagé du chant, l’Église mondiale réapprend ce que signifie d’appartenir ensemble. 

    Benjamin Bergey est professeur agrégé de musique à l’Eastern Mennonite University, à Harrisonburg, en Virginie (États-Unis), où il dirige les chœurs et l’orchestre et enseigne la théorie musicale et la direction d’orchestre. Il a été coordinateur musical pour l’Assemblée 2022 en Indonésie et dirige les EMU Chamber Singers, qui se sont produits lors de la commémoration du 500ème anniversaire à Zurich. Benjamin Bergey a également été rédacteur musical pour Voices Together, un recueil de cantiques pour l’Église mennonite aux États-Unis et au Canada. Il est membre de l’Église mennonite Harrisonburg. 

    Aperçu historique 

    #1 – 1925 Bâle et Zurich 

    • Objectif : se réunir pour célébrer le 400ème anniversaire et publier un livre commémoratif 
    • Les chorales de la région de Bâle (Holee et Schänzli) se produisent, et de nombreux cantiques sont mentionnés, notamment « Gott grüße Dich », « Große Gott », « Die Sach ist Dein » et « Nun danket alle Gott ». 

    #2 – 1930 Danzig 

    • « Conférence mennonite
      mondiale humanitaire ». 
    • Objectif : recevoir des rapports de diverses communautés et organisations mennonites sur les activités humanitaires,
      recevoir des conseils sur la situation difficile des communautés mennonites en Union soviétique et échanger des informations sur d’autres mesures d’aide coordonnées. 
    • Le chant est référencé et des cantiques précis sont indiqués. (« Wach auf, du Geist der ersten Zeugen, » « Kein schöner Land in dieser Zeit, » « Innsbruck, ich muß dich lassen ». 

    #3 – 1936 Amsterdam et Elspeet 

    • Objectif : poursuivre ce type de rassemblement, renforcer les liens entre les membres, célébrer les 400 ans de la conversion de Menno Simons aux Pays-Bas. 
    • Le premier recueil de chants est imprimé, avec les cantiques classés dans l’ordre prévu pour chaque cultes (textes en allemand et en néerlandais). 
    • Sont mentionnés des chants informels sur le bateau alors que les participants traversaient l’Ijsselmeer pour se rendre à Elspeet sous une forte pluie 

    #4 – 1948 Goshen et North Newton 

    • Objectif : maintenir les liens de fraternité mondiale, de l’appréciation et de l’apprentissage mutuels. 
    • L’excellence des chants interprétés par l’Assemblée, les chorales et les quatuors (divers chorales et ensembles des régions hôtes mentionnés) est soulignée. 
    • Les archives de la MC USA conservent 43 bobines de bandes magnétiques contenant les enregistrements audio de cette Assemblée. 

    #5 – 1952 Bâle (St. Chrischona) 

    • Objectif : continuer à partager et à communier, et « mieux connaître les assemblées mennonites largement dispersées à travers le monde » (JC Wenger). 
    • Des chorales venues de France, de Suisse, d’Allemagne et du Kansas (États-Unis) sont mentionnées. 
    • Deuxième recueil de chants imprimé pour une Assemblée. 
    • Le cantique « Faith of our fathers » (la foi de nos pères) est entonné près de la Limmat, où Felix Manz fut noyé. 

    #6 – 1957 Karlsruhe 

    • Une conférence davantage populaire, avec une
      participation plus importante (environ 1 300 personnes ont eu besoin d’un hébergement). Moins de la moitié des participants viennent
      des États-Unis et du Canada. 
    • Des questionnaires sont
      distribués afin de recueillir des retours et des
      suggestions ; une constitution
      est rédigée et votée ; un Comité exécutif et un Conseil général (présidium)
      sont créés. 
    • Création d’un troisième recueil de chants comprenant 30 cantiques en français, allemand, anglais et néerlandais. 

    #7 – 1962 Kitchener 

    • Un comité de musique est mentionné pour la première fois. 
    • De nombreuses chorales nord-américaines sont mentionnées. 
    • Un plus grand nombre de chefs de chœur et d’organistes sont mentionnés (là où il n’y en avait qu’un ou deux seulement lors des Assemblées précédentes). 
    • Quatrième recueil de chants comprenant 40 cantiques en allemand et en anglais. 

    #8 – 1967 Amsterdam 

    • L’Église connaît une croissance dans les pays du Sud, avec plus de 30 pays représentés (voir « tournant décisif » dans l’article ci-dessus). 
    • Plusieurs chorales universitaires américaines et européennes sont mentionnées.
    • Cinquième recueil de chants comprenant 38 cantiques en allemand, anglais, français et néerlandais. 
    • Premier recueil de chants à inclure la notation musicale occidentale. 

    #9 – 1972 Curitiba 

    • Première Assemblée avec plus de participants du Sud que du Nord. 
    • La musique se
      distingue positivement grâce aux chants collectifs et aux représentations des groupes mennonites d’Amérique du Nord et du Sud. 
    • Le sixième recueil de chants comprend pour la première fois des chants en espagnol et en portugais, en plus de l’anglais et de l’allemand. 

    # 10 – 1978 Wichita — « Le Royaume de Dieu dans un monde qui change » 

    • Des chorales du monde entier se produisent pour la première fois (dont la Russie, chaleureusement applaudie). 
    • Publication du premier « Recueil international de chants », marquant le lancement du nouveau modèle (avec une préface et une introduction). 
    • 63 cantiques avec notation musicale occidentale, organisés en cinq chapitres par continent. 
    • Conclusion avec « Praise God from whom ». 

    #11 – 1984 Strasbourg – « Servir Dieu dans l’espérance » 

    • Utilisation du Recueil international de chants de 1978 avec un nouveau supplément. 
    • L’oratorio « The abiding place » d’Esther Wiebe et Barbara
      Smucker est composé et interprété pour cette Assemblée. 
    • « Je louerai l’Éternel »
      devient un « chant du cœur ». 

    #12 – 1990 Winnipeg – « Être des témoins de Christ dans le monde d’aujourd’hui » 

    #13 – 1997 Calcutta – « Écoutez ce que l’Esprit dit aux Églises » 

    • Le recueil comprenait des réimpressions du recueil de 1990 et de cantiques
      américains, ainsi que quelques traductions locales. 
    • Un chant pour cette Assemblée est écrit par l’évêque Shant Kunjam : « Sun Aatma kya kahta hai sab Mandliyon se ». 
    • Le village de l’Église mondiale débute, avec une scène offrant ainsi l’occasion de partager de la musique. 

    #14 – 2003 Bulawayo – « Mettons nos dons en commun dans la souffrance et la joie » 

    • Publication du troisième Recueil international de chants, avec un comité de musique qui comprend cette fois-ci des représentants des cinq continents, ainsi que plusieurs chants écrits dans des notations musicales non occidentales. 
    • La première chorale internationale lance le modèle d’ensemble avec deux chanteurs de chaque continent. Un enregistrement réalisé à l’avance permet aux participants d’apprendre les chants de l’Assemblée. 
    • « Hakuna akaita », toujours autant apprécié, est présenté et fréquemment chanté. 

    #15 – 2009 Asuncion – « Marchons ensemble sur le chemin de Jésus-Christ » 

    • Publication du quatrième
      Recueil international de chants, avec une préface reconnaissant que tout le monde ne sait pas lire la musique et que des dizaines de langues sont utilisées, mais que la musique est une force unificatrice. 
    • « Tengan la Mente de Cristo » (N° 9), composé en lien avec le thème de cette Assemblée. 
    • Moment de chant spontané lors d’une coupure de courant : « Siyahamba ». 
    • Pour la première fois, toutes les séances plénières sont retransmises en direct. 

    #16 – 2015 Harrisburg – « En marche avec Dieu » 

    •  Publication du cinquième Recueil international de chants
    • « Tú eres todopoderoso » devient un chant très apprécié. 
    • Un couplet de « El Senyor és la meva força » (N° 37) est interprété en langue des signes pour un grand nombre de participants sourds ou malentendants. 
    • De nombreuses vidéos de cette Assemblée sont disponibles.  

    #17 – 2022 Salatiga – « Suivre Jésus ensemble à travers les frontières » 

    • Publication du sixième Recueil international de chants, le premier à inclure la notation musicale orientale. 
    • La version numérique est également utilisée par de nombreux participants en ligne en raison de la pandémie mondiale. 
    • Le chant N° 2, « Dhuh
      pangeran
       », composé par le mennonite indonésien
      Saptojoadi pour l’Assemblée de 1978, devient un « chant du cœur ». 

    2025 Zurich – « Le courage d’aimer » 

    • Bien qu’il ne s’agisse pas tout à fait d’une Assemblée, cette rencontre commémore le 500ème anniversaire de l’anabaptisme. 
    • Cinq groupes musicaux venus du monde entier donnent des concerts et participent au culte au Grossmünster. 
    • Des chants tirés du Recueil international de chants 2022
      sont interprétés, ainsi que « We want peace », un chant trilingue composé par un mennonite et spécialement arrangé pour l’occasion. 

    singing at MWC assembly
  • « Participer à une Assemblée est une expérience formidable. C’est l’occasion de découvrir une autre partie du monde et de rencontrer beaucoup de gens. Nous apprenons de nouvelles façons de travailler ensemble, nous nous adaptons à des situations imprévues et, surtout, nous tissons des liens », explique César García, secrétaire général de la CMM. 

    Lorsque les responsables de la Meserete Kristos Church ont informé la Conférence Mennonite Mondiale qu’ils ne pourraient pas accueillir l’Assemblée en 2028, il était évident pour chacun qu’il fallait arrêter le projet en Éthiopie. « Accueillir une Assemblée est censé être une bénédiction pour l’Église », explique César García. « Si cette tâche est un fardeau, alors nous devons trouver une autre solution. »

    « La MKC déclare clairement que si [certains membres de la CMM autorisent les assemblées à approuver les relations homosexuelles], la Meserete Kristos Church ne pourra pas accueillir l’Assemblée 2028 en Éthiopie. Cette décision est fondée sur des convictions théologiques et le respect des Écritures et ne doit pas être interprétée comme un acte de rejet, de condamnation ou de haine envers un individu ou une église. Il s’agit plutôt d’une mesure prise pour défendre la conception de la MKC de l’enseignement biblique sur le mariage tout en conservant son intégrité dans sa participation à la communauté anabaptiste mondiale… », déclare Desalegn Abebe, président de la MKC.

    « Nous continuons à chérir la communion, le dialogue et le respect mutuel avec tous les partenaires anabaptistes qui partagent notre engagement envers le Christ et ses enseignements. La MKC prie et espère que, malgré ces discernements difficiles, la communauté anabaptiste dans son ensemble restera unie dans l’amour, la vérité et sa mission commune, et que toutes les décisions refléteront l’intégrité, la fidélité et la compassion. »

    « MKC est un membre précieux de la Conférence Mennonite Mondiale », ajoute César Garcia.

    « Nous respectons le processus de discernement qu’elle a déjà suivi pour arriver aux positions théologiques qu’elle défend. Les principes fondamentaux auxquels tous les membres de la CMM adhèrent sont nos Convictions Communes, qui ont été définies ensemble et approuvées à l’unanimité lors du Conseil Général de 2006. »

    La plus grande église membre nationale de la CMM a apporté une contribution significative à la direction de la CMM. Le premier président de la CMM qui ne provenait pas des premiers membres d’Amérique du Nord et d’Europe était issu de la MKC (1973-1978). Par la suite, le vice-président était membre de la MKC en Éthiopie (1997-2003).

    La MKC a toujours été représentée au sein des commissions, notamment à la présidence de la Commission Paix (2009-2012), parmi les membres de la Commission Foi & Vie, des diacres, dans les groupes de travail des réseaux GASN et GAHEN, et au secrétariat des diacres (depuis 2022).

    Les questions qui menacent de diviser peuvent changer, mais « chaque nouvelle génération doit se poser la question suivante : allons-nous rester ensemble malgré nos différences ? », déclare César García.

    « Notre appel à l’unité ne vise pas à maintenir le fonctionnement d’une institution ; c’est un appel de l’Évangile à vivre l’unité comme une manifestation du corps du Christ », explique César García. « Nous ne sommes rien si nous maintenons l’unité institutionnelle, mais que les Églises ne peuvent pas s’exprimer ensemble. »

    « C’est précisément parce que les relations sont si importantes que le Comité Exécutif a décidé de chercher un autre lieu pour accueillir l’Assemblée en 2028 », explique Henk Stenvers, président de la CMM. « Les relations se construisent lorsque nous passons du temps ensemble, non seulement lors de réunions (qui peuvent se tenir sur Zoom), mais aussi lors de repas partagés, lorsque nous adorons ensemble, partageons la communion, prions, chantons les chants les uns des autres, voyageons ensemble en bus ou en taxi, servons côte à côte dans la préparation des repas ou la peinture d’une école. Nous avons besoin de l’Assemblée pour mettre en pratique l’unité ensemble. »

    « Nous invitons nos églises membres, en particulier celles d’Afrique, à envisager cette opportunité d’accueillir la famille mondiale réunie », déclare Liesa Unger, responsable des événements internationaux. « Nous examinerons les propositions d’accueil au cours des prochains mois et, espérons-le, annoncerons en 2026 une nouvelle date et un nouveau lieu. »


  • Y-aura-t-il une Assemblée réunie cet été ? Oui ! Qui sera présent en Indonésie ? Guettez les nouvelles à paraitre.   

    Lors de la réunion virtuelle qui aura lieu en février, le Comité Exécutif décidera du mode de participation à l’Assemblée en s’appuyant sur les informations de santé publique récentes, les recommandations de déplacement et les prévisions.     

    « Nous dépendons des décisions du gouvernement en ce qui concerne les visas et la quarantaine et nous voulons garantir la sécurité des participants et des assemblées locales, » explique Liesa Unger, Responsable des événements internationaux de la CMM.  

    Le personnel de la Conférence Mennonite Mondiale prépare divers modes de participation à l’Assemblée réunie en Indonésie. Y compris un mode hybride avec des réunions présentielles et une communion virtuelle. L’Assemblée hybride parviendra à rassembler les paroisses indonésiennes et les participants du monde entier de bien des manières.   

    Liesa Unger poursuit : « Nous prions pour qu’un grand nombre de membres de notre famille anabaptiste-mennonite mondiale choisisse de participer à cette Assemblée hybride en personne ou en ligne. Les églises indonésiennes ont hâte de rencontrer la famille anabaptiste-mennonite mondiale en juillet pour réfléchir à comment suivre Jésus ensemble à travers les frontières. »  

    Guettez vos emails et les réseaux sociaux de la CMM (Facebook, Instagram, Twitter) pour être informés. 

    Click here to receive a message by email when the announcement is made public.

     

  • Paulus Hartono (Indonésie)

    Être mêlé à la foule présente à PA 2015 a fait réfléchir Paulus Hartono (Indonésie) sur les débuts de sa vie et sur le peu de chances qu’il avait de se trouver à Harrisburg…

    Élevé dans une famille bouddhiste, Paulus est maintenant pasteur mennonite et il est très engagé pour la paix à Solo, Surakarta, au centre de Java (Indonésie), où la communauté musulmane est importante.

    « Ê l’école primaire, on m’a enseigné l’islam. Mes amis allaient à la mosquée, alors j’y suis aussi allé, et finalement je suis devenu imam. Je me rends compte maintenant que je ressentais l’appel à être pasteur, mais je ne connaissais pas Jésus.

    Quand je suis devenu chrétien et que j’ai été baptisé en 1984, j’ai pris le nom de Paulus. »

    Engagement pour la paix

    Dès ses débuts en tant que pasteur, l’engagement de Paulus a été clair : « Notre assemblée a démarré en 1994 avec 40 membres et la vision d’être une église de paix ».

    Des organisations mennonites nord-américaines lui ont donné des idées pour mettre sa vision en pratique. « En 1997, j’ai découvert le travail de secours, d’aide et de développement du Mennonite Central Committee. En même temps, j’ai été influencé par le témoignage et la mission mondiale de Eastern Mennonite Missions.

    J’ai appris l’existence de Mennonite Disaster Service en 2002. Et en 2005, peu de temps après que le tsunami ait frappé l’Indonésie, notre église a commencé Indonesia MDS, Mennonite Diakonia Service. Nous associons témoignage, secours, développement et transformation des conflits.

    En 2007, j’ai suivi la formation sur la transformation des conflits et la guérison des traumatismes, proposée par l’Eastern Mennonite University. Nous avons adapté ces idées pour l’Indonésie et nous les associons à notre travail de témoignage et de développement ».

    Écrire l’évangile avec nos vies

    « Maintenant, en 2015, il y a deux paroisses mennonites à Solo, 400 membres en tout. Nos églises mennonites travaillent activement à la réconciliation entre musulmans et chrétiens. Nous avons beaucoup de relations avec nos voisins musulmans, dont un groupe musulman radical, qui participe à un cours que nous proposons sur la transformation des conflits et le secours aux sinistrés.

    Le président de l’Indonésie cherche actuellement la réconciliation avec la Papouasie, une partie de notre pays où les mennonites ont mis en place un programme de transformation des conflits et de guérison des traumatismes. Il nous a demandé de l’aider à travailler sur ce dossier de manière pacifique.

    Je pense que l’Église doit développer des relations avec les musulmans afin qu’ils puissent lire l’évangile dans nos vies.

    Paulus a animé deux ateliers à PA 2015 : ‘’Marcher’ dans la Tragédie : l’Église mondiale répond aux catastrophes naturelles’ et ‘Pratiques et Dialogue interreligieux sur la Paix en Indonésie’.

    Être ici, rencontrer de nombreux pasteurs dans une atmosphère spirituelle, m’a donné beaucoup de courage » dit Paulus tranquillement.

    Barbara Hege-Galle, Allemagne

    La première fois que Barbara Hege-Galle, de Bammental (Allemagne), a assisté à un Rassemblement de la CMM, c’était en 1984 à Strasbourg (France), où elle a dirigé le programme des enfants. Mais elle était si prise par ses responsabilités qu’elle n’a eu qu’une petite idée de la partie concernant les adultes.

    « J’ai décidé d’aller au Rassemblement suivant, en 1990 à Winnipeg (Manitoba, Canada), pour participer, et après cela, j’ai su que ce ne serait pas mon dernier Rassemblement ! »

    Depuis lors, Barbara a participé à la CMM de plusieurs façons : en tant que membre du Conseil Général, de la Commission Diacres, du comité de coordination du Réseau Anabaptiste Mondial d’Entraide, et maintenant en tant que membre de la Commission Mission.

    Barbara est directrice exécutive de Christliche Dienste, un programme mennonite d’entraide, parrainé par les églises mennonites d’Allemagne. Elle fait aussi partie de l’équipe de direction de l’assemblée mennonite de Bammental, où elle a été ordonnée prédicatrice.

    Au-delà des assemblées locales

    Pourquoi ne veut-elle pas manquer un Rassemblement de la CMM ? « Parce que ce rendez-vous mondial nous permet de dépasser notre vision de l’assemblée locale. Cette rencontre me motive.

    Cette fois-ci, j’ai été vraiment encouragée à me concentrer sur nos spécificités anabaptistes ; non parce que c’est notre tradition particulière, mais parce que c’est ce que nous croyons. En Jésus nous avons la paix. S’il peut donner force et courage à quelqu’un comme Paulus Hartono, nous pouvons tous faire plus que simplement être tranquillement membre d’une paroisse qui ne fait pas de bruit.

    Dans mon travail, j’ai maintenant des partenaires dans d’autres pays – et je les rencontre ici. En Allemagne, nous travaillons avec ces frères et sœurs quand je place des jeunes de 18 à 20 ans pour faire un travail bénévole dans leurs pays. »

    Spiritualité communautaire

    Que ramène Barbara chez elle ? « Quand j’aurai un sermon à faire, j’intégrerai certaines de mes expériences. Je ne sais pas encore comment. Les classes bibliques de notre paroisse pourront aussi en bénéficier.

    Un de nos responsables est très attaché à la pratique et à l’enseignement de la méditation, en particulier concernant ce que Dieu dit à chacun. Mais certains disent que c’est une approche trop individualiste et que nous avons besoin de quelque chose de plus communautaire.

    Ici, à PA 2015, je commence à entrevoir ce dont nous pourrions avoir besoin. Ce n’est qu’une idée à ce point. J’aime cette place donnée à la méditation, mais ce n’est pas la seule forme de spiritualité. Je m’en suis souvenue ici. »

    Mthokozisi Ncube et Morgen Moyo (Zimbabwe)

    C’était la première fois que ces deux administrateurs d’écoles secondaires du Zimbabwe (frères en Christ) participaient à un Rassemblement de la CMM.

    Mthokozisi Ncube, de l’École biblique Eiluphileni, est venu pour « la communion fraternelle et pour découvrir ce que font les autres. Je ne suis pas seulement zimbabwéen, je suis anabaptiste et je fais partie d’une famille internationale. Je voulais m’asseoir avec mes frères et sœurs et connaître leurs expériences et la manière dont Dieu agit dans leur vie. »

    Les Groupes d’Amitié [qui se réunissaient tous les jours après le culte du matin] sont un bon moyen pour apprendre à connaître les autres. Nous nous sommes fait des amis. Nous avons échangé nos adresses électroniques. Nous espérons développer cette communion.

    J’ai été encouragé à m’engager davantage dans la mission, et à être en paix avec moi-même et ma famille, ceux avec qui je vis. Voilà ce que je ramène chez moi.

    Oh, et j’ai entendu que douter n’est pas toujours mauvais ! Cela peut être utile ». (‘En marche avec des doutes et des convictions’ était le thème du 22 juillet.)

    Interagir et apprendre

    Morgen Moyo est le principal de l’école secondaire de Mtshabezi. Ê PA 2015, il a été vraiment béni par les chants. « Je désirais savoir comment les autres louent [Dieu]. Je voulais apprendre d’eux. J’en ai eu l’occasion ici, dans notre Groupe d’Amitié. J’ai participé et appris ».

    Mthokozisi rajoute « Et j’ai vraiment apprécié les jeunes intervenants lors des cultes. C’est une idée que je ramènerai chez nous. »

    Unité d’esprit

    J’ai découvert quelque chose d’autre : quand nous nous promenions dans les rues de Harrisburg, personne ne nous saluait. Mais chaque fois que nous entrions dans la salle à manger de PA 2015, on nous regardait, nous souriait et nous accueillait. Toujours. Je ne me sentais pas différent. Nous étions unis.

    En fait, une chose que je n’ai pas aimée, c’était, en entrant dans les toilettes du b√¢timent, de me voir dans les grands miroirs. Alors, je voyais que j’étais différent. Je ne le sentais pas le reste du temps ! »

    Célébrer les différences

    Morgen a une suggestion pour les futurs Rassemblements. « Pourquoi ne pas offrir des repas de différentes cultures pendant la semaine ? La journée de l’Afrique, on pourrait avoir de la nourriture africaine, et ainsi de suite. C’est peut-être être difficile à faire, mais pourquoi pas ?!

    La planification et l’organisation de cet événement étaient très bonnes. Nous avons tout particulièrement apprécié qu’il n’y ait pas de ‘glamour’. »

    Mais pour Mthokozisi, les inégalités dans le monde ont refait surface en pensant à son retour chez lui. « Chez nous, les courriels n’arrivent pas souvent, ni les appels téléphoniques. Ê la campagne, c’est difficile de recevoir des messages. Nous espérons que nos nouvelles amitiés et connexions dureront quand même ».

    Todd Friesen, États-Unis

    Todd Friesen est pasteur de l’assemblée mennonite de East Chestnut Street à Lancaster, (Pennsylvanie, États-Unis). Un mois après PA 2015, il réfléchit sur l’expérience d’assister au Rassemblement pendant toute une semaine.

    « Que seraient nos paroisses – et nos jeunes – sans ces aperçus du corps mondial du Christ, et sans l’expérience de faire partie de quelque chose de beaucoup plus grand que notre assemblée locale ?

    Une semaine comme celle-ci fait éclater notre provincialisme et notre sentiment américain d’exceptionnalisme. Cet événement est une sorte de vaccination contre ces comportements, même si nous n’y sommes pas toujours sensibles. »

    Impact sur les jeunes

    « Nous ne pouvons pas minimiser l’énorme impact formateur de ces Rassemblements sur nos jeunes. J’ai assisté au Rassemblement à Strasbourg en 1984 quand j’avais 20 ans. Le chant et la louange m’ont fait une impression profonde. Je suis tellement reconnaissant que notre paroisse ait permis [financièrement] à notre groupe de jeunes de participer à PA 2015. Cela a été une expérience fantastique pour eux !

    Se frotter aux réalités éternelles

    « J’aime la façon dont nous avons voyagé d’un continent à l’autre pendant les cultes matin et soir. Les cieux seront plus riches et plus diversifiés que nous ne l’imaginons. Par cette expérience de l’Église mondiale, nous nous sommes frottés aux réalités éternelles.

    Certains d’entre nous sont allés à Kansas City [lieu de la rencontre de Mennonite Church USA 2015] : pourquoi PA 2015 semble si différent ? Ê PA 2015, l’accent était mis sur l’adoration, nos témoignages, la communion fraternelle et le service. Nous étions là tout simplement pour être ensemble autour du Christ, le centre.

    Et j’ai appris que dans notre grande diversité, il est probablement préférable de commencer par louer Dieu ensemble, servir les autres et parler de son vécu, plut√¥t que de se focaliser sur nos différences ou de débattre sur nos points de désaccord ».

    Ce qui fait encore écho en moi

    « Les voix des jeunes orateurs lors des cultes du matin ne me quitteront pas.

    J’ai entendu des idées nouvelles, et riches, sur certains passages de l’Écriture.

    Nous étions si heureux d’accueillir des personnes d’autres pays dans notre assemblée, dimanche, le dernier jour du PA 2015. De cette manière, nous pouvions tous – y compris ceux qui n’avaient pas assisté à l’Assemblée Réunie – nous rendre compte que chaque croyant a quelque chose de précieux à partager et que nous avions tous des préjugés profondément ancrés à surmonter ».

    Un don durable

    « Ma communion avec ces croyants d’ailleurs a fait d’eux mes interlocuteurs spirituels et émotionnels, même si je ne continue pas à parler avec eux. J’ai souvent en tête ce qu’ils pensent, ce qu’ils diraient ou feraient, et je peux m’en inspirer ».

    Phyllis Pellman Good est écrivaine et consultante pour la CMM.

    Photos de Paulus, Barbara, Mthokozisi et Morgen de Merle Good. Photo de Todd Friesen de Marilyn High.

     

     

  • Présentation du matin – PA 2015

    Dieu marche avec nous 

    Rebecca Osiro, Kenya et Tom Yoder Neufeld, Canada )

    Le doute dépend du contexte. L’expression, jakol kudho (celui qui enlève les épines) a été formée avec kiawa pour souligner le positif, ainsi que pour gommer les aspects négatifs du doute. Jakol kudho s’applique littéralement à quelqu’un qui enlève l’épine qui a percé le pied du voyageur. En tant que concept, ce terme s’applique à un aide, un assistant ou un compagnon.

    Le doute raffermit nos convictions 

    ( Tigist Tesfaye Gelagle, Éthiopie )

    La foi, c’est comme marcher avec des doutes et des convictions. J’aime profondément la tradition africaine [dont nous a parlé Rebecca]. Nous, les jeunes, dans notre cheminement avec Dieu, nous sommes confrontés à ces animaux sauvages et ces reptiles venimeux que sont les doutes. En effet, malgré tout leur courage et leurs efforts, il est impossible aux voyageurs de réussir à échapper aux épines.

    Les enfants de la lumière 

    ( Nancy Heisey, États Unis )

    Puissions-nous entrer dans le cœur pastoral de Paul et de ceux qui avaient entendu son appel, de sorte que notre lumière en tant qu’enfants de la Lumière soit vue là où nous vivons.

    Soldats dans l’armée du Dieu vivant 

    ( Remilyn Mondez, Philippines )

    Ne nous attardons pas sur la mort de Jésus, mais réjouissons-nous aussi de la victoire de sa glorieuse résurrection. Gardons nos yeux fixés sur lui, en qui nous trouvons la guérison. Il est l’auteur et le consommateur de notre foi. Combattons le bon combat de la foi en étant des soldats vaillants et audacieux.

    En Christ, nous sommes libre d’aimer 

    ( Shant Kunjam, Inde )

    Nous avons été libérés pour un style de vie royal, divin d’amour et de service. La liberté en Jésus-Christ est une liberté qui nous invite à manifester dans nos vies personnelles et communautaires le caractère de Dieu en Jésus-Christ, et à partager nos dons et talents, c’est-à-dire à nos vies, par une entraide empreinte d’amour.

    Repentance et pardon 

    ( Kevin Ressler, États Unis )

    C’est toujours un défi d’équilibrer autonomie et communauté. Quelquefois, il semble plus naturel de dire ‘autonomie par opposition à communauté’. Mais c’est notre diversité qui nous permet de mûrir. Bien que nous ne découvrions notre autonomie qu’en découvrant notre différence avec les autres, elle n’a aucune valeur si nous ne faisons pas passer  nos priorités individuelles après celles de la communauté en l’enrichissant grâce à nos dons uniques.

     L’Église doit s’intéresser à la mission globale 

    ( Hippolyto Tshimanga, Canada )

    L’offre de Jésus de prendre part à son Royaume est un don à accueillir avec gratitude. Et la gratitude (« hakarat ha’tov » selon la traduction hébraïque) évoque le fait de reconnaître tout ce qui nous a été donné, et à en rendre grâce. Soyons reconnaissants à Dieu pour l’offre de son Royaume, car la reconnaissance est contagieuse.

     

  • Lire les textes complets des predications de PA 2015 de César García, Yukari Kaga, Nzuzi Mukwa, Wieteke van der Molen et Bruxy Cavey. Ces textes peuvent aussi servir de resources pour vous aider à préparer le Dimanche de la Fraternité Mondiale dans votre église.

    Prédications soirées – PA 2015

    En marche avec Dieu 

    (César García, Colombia)

    Ils ont découvert que l’unité n’était pas de l’ordre du miracle ; elle se construit au long du chemin. Cette unité mène à une transformation accessible seulement dans la communauté.. 

    En marche avec des doutes et des convictions 

    (Yukari Kaga, Japon)

    C’est l’œuvre de la grande puissance de Dieu. Et Dieu utilise cette puissance pour protéger notre foi du danger et restaurer notre confiance en sa grande miséricorde.

    En marche avec des conflits et vers la réconciliation

    (Nzuzi Mukwa, RD Congo)

    Nous devons être un phare et porter l’espoir. Nous devons rendre ce témoignage : « Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même ». La croix et la résurrection du Christ nous octroient l’autorité pour affronter les puissances démoniaques du mal qui aggravent les conflits humains.

    En marche avec autonomie et en communaut

    (Wieteke van der Molen, Les Pays-Bas)

    Dans la communauté, nous ne pouvons être seul. L’intérêt du groupe entre en conflit avec celui de l’individu. Et cela provoque des frictions, des souffrances et des frustrations. Mais il n’y a pas d’autre voie. Être humain, c’est faire partie d’une communauté. Nous ne pouvons pas survivre par nous-mêmes. 

    En marche en recevant et en donnant

    (Bruxy Cavey, Canada)

    Nous sommes une église de paix parce que nous sommes d’abord et avant tout l’église de Jésus, et Jésus nous conduit sur le chemin de la paix. La justice est importante pour nous parce que Jésus est important et qu’il se soucie de la justice. 

  • La compassion du Saint-Esprit : ‘défroisser nos cœurs fripés’ ?

    ‘Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ’ (1 Pierre 1.3). Pierre commence cette lettre par des louanges, en célébrant la Gloire de Dieu. Ces louanges sont une expression d’adoration. Ces mots sont très souvent utilisés comme doxologie pour bénir Dieu, en particulier dans les psaumes. Les premières églises d’Asie Mineure pouvaient facilement comprendre que Pierre commence ainsi sa lettre.

    Mais cela me semble un peu étrange. D’après le contexte de cette lettre, les chrétiens des églises d’Asie Mineure se trouvaient dans une situation périlleuse. Ils risquaient leur vie à cause d’une persécution mondiale. Pierre a écrit cette lettre pour des chrétiens vivant dans des circonstances aussi terribles. Mais je me demande : comment louer le Seigneur lorsque l’on vit dans de telles situations ? Comment Pierre le pouvait-il ? Comment les membres de l’église primitive comprenaient-ils cette lettre ?

    Vivre dans une situation dangereuse

    Il est certain que Pierre a écrit cette lettre à des chrétiens. Il leur faisait confiance et avait un grand respect pour eux. Pierre devait connaître leur situation et en être très malheureux. Sa lettre leur a probablement rappelé que le peuple élu de Dieu est ‘purifiés par l’aspersion de son sang’ (1 Pierre 1.2).

    Pierre savait donc que ses lecteurs connaissaient la signification du sang dans la réalité présente, parce que tant de gens mouraient. Et maintenant aussi, tant de gens meurent.

    Lorsque nous sommes confrontés à une réalité que nous ne pouvons changer, nous devons lutter. Nous nous accrochons à notre foi, mais c’est une lutte. Et cela provoque en nous des sentiments de malaise, d’anxiété ou de peur. Nous sommes déprimés et nos cœurs se serrent. Nous sommes terrifiés.

    Cela arrive à tout le monde, surtout lorsque nous traversons des temps particulièrement éprouvants. Cette époque est très difficile à vivre parce qu’elle nous interpelle. Des questions nous amènent à douter, et le doute nous fait perdre nos convictions. Alors, nous sommes déprimés et nous nous apitoyons sur nous-même. La crainte nous envahit.

    ‘Défroisser un cœur fripé’

    Cependant, la Bible dit ‘dans sa grande compassion’. Le caractère japonais Kanji pour le mot ‘compassion’ (à l’origine un pictogramme du caractère chinois) montre quelqu’un qui ‘repasse’ ou ‘défroisse’ un cœur fripé avec un ancien fer à repasser (pas le fer électrique moderne que nous utilisons maintenant). Utilisant l’ancien fer à repasser, quelqu’un ‘défroisse notre cœur fripé’ à température modérée. Le fer n’est ni trop chaud, ni trop froid, mais exactement à la bonne température. Le cœur guérit et il est restauré. C’est l’œuvre du Saint-Esprit, le Consolateur.

    Dieu a fait cela pour nous et continue de le faire. Et ce Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts.

    Ce passage de 2 Pierre nous dit qu’à cette époque, tant de personnes mouraient. Et aujourd’hui c’est toujours le cas. Jésus est mort, comme nous mourons tous, mais il a remporté la victoire totale sur la mort (1 Corinthiens 15.54-55).

    C’est l’œuvre de la grande puissance de Dieu. Et Dieu utilise cette puissance pour protéger notre foi du danger et restaurer notre confiance en sa grande miséricorde.

    Parfois, nous disons que nous avons la foi. Mais la foi n’est pas innée. La foi vient de l’extérieur, nous devons l’intégrer dans nos vies.

    Dieu nous fait comprendre que nous avons tous été régénérés en croyant que Jésus Christ est ressuscité. Avec la puissance ultime de Dieu, nous pouvons croire à nouveau avec une espérance vivante grâce à la résurrection. Et dans cette espérance vivante, il y a une vie qui donne la vraie vie.

    La lumière de notre espérance vivante

    Pierre veut partager cette joie du salut afin que les autres aussi puissent être sauvés dans la lumière de cette espérance vivante. Il sait bien à quel point il était malheureux. Par le sang de Christ, Pierre a découvert quelque chose dont il n’avait aucune idée. Grâce à la résurrection, Peter a été régénéré. C’est ce qu’il a découvert. Tout ce qu’il lui reste à faire est de vivre dans la lumière de cette espérance vivante. Telle est notre espérance chrétienne : le salut qui sera révélé dans les derniers temps.

    Donc, Pierre pouvait louer Dieu. Il nous semble l’entendre chanter d’une voix forte, les larmes aux yeux. Même si Dieu nous fait traverser des épreuves, nous pouvons aussi le louer.

    Bien sûr, nos nombreuses épreuves peuvent nous faire trébucher, et parfois tomber. Mais notre foi ne meurt jamais à cause du bouclier de Dieu. Rien ne peut détruire le bouclier de Dieu. ‘Dieu lui-même essuiera toute larme de leurs yeux’ (Apocalypse 7.17).

    Il nous semble entendre des voix joyeuses dans cette lettre. Et maintenant, nous pouvons aussi élever nos voix ensemble. Nous suivons notre Seigneur Jésus Christ en chantant ses louanges.

    Père céleste, Seigneur,

    Aie pitié de ce monde,

    Par ton amour fidèle et ta grande miséricorde.

    Restaure en nous la joie de ton salut, et garde en nous un esprit bien disposé

    Marchons à nouveau dans une espérance vivante en disciples de Jésus notre Seigneur.

    Amen.

    Yukari Kaga (Japon) a parlé mercredi soir, le 22 juillet 2015, lors du 16e Rassemblement. Yukari est pasteure de plusieurs petites assemblées mennonites à Hokkaido. Elle est directrice du Peace Mission Center et travaille au Mennonite Education and Research Center au Japon.


  • Bogotá (Colombie) – Le 16e Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale (CCM) en Pennsylvanie aux États-Unis a relié les anabaptistes du monde entier, en personne et par voie électronique.

    Une nouvelle affiche publiée par la CMM montre les dernières statistiques sur PA 2015. Il y a plusieurs faits intéressants, notamment : 75 pourcent des demandes de visa ont été acceptées et 4,25 tonnes de déchets ont été compostées.

    Plus de personnes ont participé par voie électronique qu’à tous les autres rassemblements de la CMM : plus de 21 700 personnes ont visionné la diffusion en continu en direct et plus de 250 000 personnes ont été actives sur la page Facebook de la CMM.

    La CMM invite toutes les églises à continuer de célébrer le thème de PA 2015 « En marche avec Dieu » en se joignant à nous pour célébrer le Dimanche de la Fraternité Mondiale le 24 janvier 2016.

    —Communiqué de la CMM

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  • Cercles d’amitié et activités

    Il y a eu tellement de belles choses à la Conférence Mennonite Mondiale [Rassemblement PA 2015]. C’était la première fois que j’y allais et j’ai vraiment aimé les cultes d’adoration, en particulier leur diversité (je n’avais aucune idée de ce qu’avait l’air un culte japonais!). Mais peut-être la raison la plus importante pour laquelle je voulais aller à PA 2015 était de rencontrer et d’échanger avec des mennonites de partout dans le monde. Les cercles d’amitié et les activités ont été les deux meilleurs endroits pour avoir des conversations.

    Chaque jour, après le culte d’ouverture, nous étions invités à nous joindre à un cercle d’amitié. Au début, la conversation n’était pas aisée car nous apprenions à nous connaître les uns les autres. On nous a donné des questions à discuter, cela a aidé. Ê la fin de la semaine, les questions nous ont incités à réfléchir sur un sujet controversé. Après les cultes extraordinaires de la semaine, j’étais curieux de voir comment notre cercle (quatre Canadiens et un Philippin) allait traiter le sujet. J’ai été déçu. On pouvait presque voir les barrières relationnelles, qui avaient pourtant été si soigneusement abolies, le groupe a fait un pas en arrière se fractionnant lui-même dans divers camps théologiques.

    Il était clair que ce problème théologique n’allait pas se résoudre en 30 minutes, mais cela n’a pas empêché des personnes de faire valoir leur verset biblique et leur théologie de choix dont tous les participants avaient évidemment déjà entendu parler. Ce qui aurait pu être l’occasion de réaffirmer nos points communs et notre volonté de rester en communion tout en conservant nos convictions particulières s’est plutôt réduit en bouillie « j’accepte le désaccord ».

    Cependant, les cercles d’amitié n’ont été qu’un moment dans la journée. Au premier jour complet du rassemblement, j’ai participé à une randonnée dans une portion du sentier des Appalaches. La plupart d’entre nous ne nous connaissions pas; nous étions tellement concentrés sur la marche que c’est seulement à la moitié de la randonnée que je me suis aperçu que personne ne parlait réellement. Durant une pause, j’ai finalement engagé une conversation avec une femme du Royaume-Uni qui travaille avec le Réseau Anabaptiste. C’était formidable de parler avec elle d’autant plus que j’avais lu The Naked Anabaptist (Radicalement chrétien) il y a quelques années. Nous avons parlé de plusieurs choses, notamment des façons différentes que nos pays se souviennent des vétérans et des diverses réponses que les églises de paix ont apportées.

    Sur le chemin du retour, j’ai eu une conversation avec un étudiant d’un Séminaire aux États-Unis. Comme moi, il s’est converti tardivement à la tradition anabaptiste; nous avons parlé de nos expériences. Il venait d’un arrière-plan pentecôtiste et manquait parfois l’accent mis sur le Saint-Esprit. Bien que je ne provienne pas d’un milieu pentecôtiste, je comprenais ce sentiment. Il m’a aussi recommandé la lecture d’un auteur que je lirai. Ce fut deux moments édifiants de conversation et de solidarité sur la montagne.

    Dans mon cercle d’amitié et pendant les activités, j’ai expérimenté deux types de conversation : guidée et naturelle. Les deux sont pertinentes, mais les conversations engagées pendant que nous faisons des choses ensemble naturellement (dans le bus de retour à l’hôtel, autour de la table à manger ou sur la montagne) ont été celles où des relations et une compréhension mutuelle se sont bâties. Pour moi, c’est tout l’intérêt d’aller à la Conférence Mennonite Mondiale [Rassemblement].

    Cette réflexion fait partie du numéro de septembre 2015 de Lendrum Grace Notes, « Mennonites: A Global Family ». Cliquez ici pour voir tout le magazine en anglais.

    *Joignez-vous à la famille anabaptiste mondiale, le Dimanche de la Fraternité Mondiale en janvier 2016, pour célébrer le thème de PA 2015 En marche avec Dieu. Cliquez ici pour l’accès à des ressources pour votre église.

  • Winnipeg, Canada Les événements de masse peuvent laisser derrière eux une montagne de déchets. Mais au 16e Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, du 21 au 26 juillet 2015, la gestion des déchets fut en quelque sorte une forme d’adoration à Dieu le Créateur.

    Les organisateurs du Rassemblement « ont décidé très tôt qu’ils feraient tout leur possible pour organiser un événement respectueux de l’environnement dans la mesure où c’était économiquement possible », dit le coordonnateur national Howard Good,

    De l’air frais
    L’emplacement choisi, le Complexe du Champ de Foire, dispose d’un vaste plan de recyclage, d’une éolienne de 1,8 kW, d’un système de production d’énergie solaire photovoltaïque de 125 kW et d’un réservoir de récupération d’eau de pluie de 30 000 gallons qui capte l’eau de la toiture.

    La responsable des événements internationaux de la CMM, Liesa Unger, a travaillé avec l’équipe d’ingénierie de la climatisation « pour créer un environnement où des personnes de différents continents puissent se sentir bien. » Soucieux des invités qui quittaient un bâtiment frais puis entraient dans l’air chaud de la Pennsylvanie, on a réduit de moitié le nombre de ventilateurs et on a fait monter la température intérieure de plusieurs degrés.

    Des navettes ont transporté les invités entre les lieux d’hébergement et des événements de la convention pour réduire l’usage d’automobiles privées.

    Chaque personne inscrite a reçu une bouteille d’eau en aluminium portant le logo de la CMM et pouvant être remplie à une des 125 fontaines d’eau potable accessibles dans le bâtiment afin de remplacer les bouteilles d’eau jetables.

    Mais Howard Good et son équipe sont allés encore plus loin.

    Pas de gaspillage de déchets alimentaires
    Avec les encouragements du Mennonite Creation Care Network (MCCN- Réseau mennonite pour la protection de la Création), le comité organisateur a fait une dépense supplémentaire afin d’assurer que tous les couverts, les assiettes, les serviettes, les tasses ainsi que les restes de nourriture des 39 000 repas soient entièrement compostables à un coût approximatif de 0,60 $ par repas.

    Même les coupes pour la célébration du repas du Seigneur le vendredi étaient compostables.

    « Répartie sur 39 000 repas, la dépense n’était pas si importante », dit Howard Good. Des économies dans d’autres domaines ont permis d’atténuer la hausse des coûts encourus par les mesures de durabilité. Trente bénévoles le midi et 40 bénévoles le soir ont grossi les rangs du personnel du restaurateur Centerplate. Et des agriculteurs mennonites de la région ont donné de la nourriture à l’entreprise de restauration ou en ont vendu à prix réduits.

    Au cours de la semaine, au Complexe du Champ de Foire, la Société de récupération environnementale a transporté presque que 4,25 tonnes de déchets jusqu’à Oregon Dairy Organics, une société sœur de Lancaster County Farm and Supermarket. Ê cet endroit, les déchets ont été déchiquetés et mélangés à du fumier, puis régulièrement retournés. Après trois mois, le compost a été mélangé à de la terre pour un usage en aménagement paysager et pour le contrôle de l’érosion.

    On a rencontré quelques difficultés pendant le processus. « Nous avons découvert que les personnes mélangeaient les déchets réguliers avec les déchets compostables beaucoup plus facilement que nous l’avions imaginé », dit Howard Good. Des déchets recyclables ont aussi été trouvé dans les réceptacles à compost. Un conteneur, refusé en raison de sa teneur trop élevée en matières non compostables, a dû être incinéré.

    Éduquer les convives
    « Au départ, le tri n’a pas été aisé pour les convives », raconte Marlisa Yoder Bontrager. Elle et cinq membres de sa famille se sont portés bénévoles à des stations de collecte des déchets pendant les repas du Rassemblement pour aider les convives à trier leurs ordures et les éléments compostables.

    L’équipe du Rassemblement a aussi produit davantage de panneaux de signalisation et une vidéo explicative pour aider les convives à déterminer quels éléments étaient recyclables, compostables ou simplement jetables.

    « Une fois qu’ils ont compris le processus, plusieurs ont exprimé du soulagement et de l’appréciation parce que leurs déchets n’allaient pas se retrouver dans un site d’enfouissement », dit Marlisa Yoder Bontrager.

    Coopération
    La coopération de la direction du Complexe du Champ de Foire a été la clé du succès de l’ambitieux projet de réduction des déchets, dit Howard Good.

    Sharon Altland, directrice générale du Complexe du Champ de Foire, dit qu’ils font de leur mieux pour répondre aux demandes de leurs clients. Centerplate, l’entreprise de restauration du Complexe a eu recours à son vaste réseau de services alimentaires pour trouver un fournisseur fiable capable de répondre aux besoins de la CMM.

    Le Complexe donnait déjà la priorité aux initiatives vertes, mais « travailler avec la Conférence Mennonite Mondiale a ouvert la porte à d’autres conversations », dit Sharon Altland. « Nous travaillons à prendre des mesures pour réduire les déchets alimentaires et nous sommes en conversation avec les fournisseurs de services alimentaires pour la 100e foire agricole afin qu’ils collectent les déchets de préparation. »

    « Le fait que 4,25 tonnes de déchets alimentaires ne soient pas allées dans l’incinérateur est un immense accomplissement », dit Sharon Altland.

    « [Les organisateurs du Rassemblement] ont été prêts à s’attaquer au fossé qui existe parfois entre les meilleurs pratiques environnementales et la commodité – puis ont rendu les choses possibles pour un grand rassemblement », dit Marlisa Yoder Bontrager qui est également membre du conseil d’administration du MCCN. « Ils ont mis en pratique un engagement important : honorer notre promesse de prendre soin de la création de Dieu comme un élément essentiel de la bonne nouvelle de Jésus-Christ. »

    « Même si le choix d’être responsable peut signifier des coûts plus élevés, une bonne planification dans d’autres domaines peut le rendre accessible », conclut Howard Good.

    —Communiqué de presse de la CMM par Karla Braun

  • Harrisburg, Pennsylvanie – La première Coupe du Monde anabaptiste sera disputée les 22, 23, 24 et 25 juillet en après-midi à titre d’événement récréatif optionnel à PA 2015, le Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Les matchs auront lieu au Logan Field, un terrain de football communautaire près de Dillsburg (PA), à environ 25 minutes en voiture du Champ de foire d’Harrisburg où se tiendra PA 2015.

    « Les équipes seront formées pour représenter la diversité en termes d’âge, de pays, de sexe », explique Howard Good, le coordonnateur national de PA 2015. Aucune qualification n’est requise sur le formulaire d’inscription et aucune question n’est posée sur l’expérience du jeu.

    « Le but est de s’amuser en jouant au football, dit-il en souriant, c’est plus important que de gagner ou de perdre. Partout dans le monde, le football est une force unificatrice. C’est notre souhait pour la Coupe du Monde anabaptiste! »

    Pour jouer ou être spectateur, il faut être inscrit à temps plein à PA 2015. Chaque équipe jouera soit le mercredi et le vendredi, ou le jeudi et le samedi. « Nous ne voulons pas que le football soit un événement trop prenant et qu’il éloigne les personnes inscrites des séminaires, des excursions ou du Village de l’Église Mondiale », souligne Howard.

    Chaque après-midi, le premier match durera une heure, suivi d’une pause de 15 minutes, puis d’un second match d’une heure.

    Le calendrier pourra accueillir 16 ou 24 équipes, chacune composée de 15 à 18 joueurs, selon le nombre de personnes inscrites.

    Des points seront attribués à chaque match. L’équipe qui aura accumulé le plus de points sera déclarée vainqueur.

    « Nous allons travailler fort pour garder le tournoi amusant et pas trop intense », fait-il remarquer. C’est aussi un pari. Il n’y aura pas de pratiques, juste un peu de temps pour se réchauffer et botter le ballon avant chaque match. Nous aurons un ou deux arbitres sur chaque terrain pour surveiller le jeu et assurer la fluidité du jeu. »

    « Nous allons produire une courte vidéo sur le règlement de la Coupe du Monde anabaptiste que les joueurs et les joueuses pourront visionner pendant leur trajet en bus. Nous jouerons pour le plaisir, mais en général nous suivrons les règles de la FIFA.

    Andrew Good et Nick Miller Good, deux fils d’Howard Good et joueurs de football de longue date vivant maintenant à Philadelphie, organiseront les équipes et le calendrier.

    « Chaque équipe aura un entraîneur. Son travail consistera à établir le rôle des joueurs. Ces matchs ne seront pas professionnels. Ils sont à la portée de tous, mais nous voulons du bon jeu énergique.

    Les personnes qui ne sont pas en grande forme peuvent jouer dans les zones du terrain où il y a moins d’activité, et elles peuvent jouer pour des périodes de temps plus courtes.

    Quand des joueurs de plus de 50 cultures jouent avec des styles différents et ont diverses compréhensions du succès, il y a de fortes possibilités qu’il y ait des malentendus, mais les organisateurs sont déterminés à faire de la Coupe un véritable succès.

    Si cette première Coupe du Monde anabaptiste fonctionne bien, je suis certain qu’il y en aura une deuxième. César García, le secrétaire général de la CMM, n’est pas un grand fan de football, mais Liesa Unger, responsable des événements internationaux de la CMM, l’est et fera tout son possible pour qu’il y en ait une autre! » dit Howard Good.

    Les spectateurs sont bienvenus. Même si le terrain n’a pas de gradins, il y a beaucoup de gazon et quelques arbres.

    Oh – et chaque joueur et spectateur reçoit un tee-shirt de la Coupe du Monde anabaptiste en souvenir.

    Article par Phyllis Pellman Good, auteure et rédactrice pour la Conférence Mennonite Mondiale.