Étiquette : Assemblée

  • Un cercle d’amitié offre un don en argent à un pasteur kényan

    Par Paul Schrag

    Dans son cercle d’amitié, au Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, Francis Ojwang a reçu une bénédiction inattendue au contact de ses frères et de ses sœurs d’ailleurs.

    Le pasteur kényan espérait que son épouse, Everline Achieng, puisse voyager avec lui à PA 2015.

    Mais comme près de 300 autres personnes de divers pays, l’épouse de Francis Ojwang n’a pas obtenu de visa. Le couple a déboursé plus de 1 000 $ pour les demandes de visa (l’entrevue de demande de visa, les passeports) et la moitié n’a servi à rien.

    « J’étais déçu mais pas découragé, car je crois que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu », dit Francis Ojwang.

    Il a raconté son histoire avec le cercle d’amitié no 348, un des quelque 300 cercles composés d’environ 10 personnes qui se rencontraient pendant 45 minutes après chaque culte de la matinée.

    Les autres membres du cercle de Francis, tous des États-Unis, ont fait une collecte. À leur dernière rencontre, ils ont remis à Francis, père de six enfants, une enveloppe contenant assez d’argent pour couvrir une bonne partie de sa perte.

    « C’est une surprise et une grande bénédiction », a-t-il dit.

    Il a promis qu’une partie des fonds servirait à aider les orphelins qui représentent la moitié des 120 enfants de l’école du dimanche de son assemblée.

    Avant de recevoir le don, il avait 5 $ dans ses poches.

    Le thème de la journée était justement «  En marche avec Dieu dans l’accueil et le don ».

    Le partage interculturel vécu au sein du cercle d’amitié no 348 n’est qu’un des innombrables moments du Rassemblement — culte d’adoration avec la multitude, la musique au Village de l’Église Mondiale, la Coupe du monde anabaptiste ou les rencontres dans les couloirs — qui ont rapproché les anabaptistes de partout dans le monde dans une communion plus étroite.

    Paul Schrag est rédacteur de Mennonite World Review. Il faisait partie de l’équipe de rédaction Meetinghouse qui a couvert les séances plénières du 16e Rassemblement.

  • Assemblée 16 : PA 2015

    Harrisburg, Pennsylvanie – « PA 2015 sera vert », dit Howard Good, le coordonnateur national du Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale qui se tiendra du 21 au 26 juillet à l’immense Complexe du Champ de foire d’Harrisburg. Howard Good vient juste d’apprendre que les dépenses relatives à la démarche écologique respecteront le budget prévisionnel de l’événement international.

    Propriété de l’État de Pennsylvanie et supervisé par le ministère de l’Agriculture, « le Complexe et son service de restauration ont été flexibles et ouverts à nos idées et à nos demandes, d’une manière remarquable », dit Howard Good.

    « Chaque fois que quelqu’un vient à la table avec des idées sur la façon dont nous pouvons être plus responsable en tant que ministère et gouvernement de l’État, je suis très réceptive », dit Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture et la personne directement responsable du site.

    « Je crois qu’une intendance responsable fait partie de l’engagement mennonite et je suis ravie que cela puisse se faire au Complexe du Champ de foire. Mon objectif est de pouvoir mettre en pratique ce que nous avons vu de la part des organisateurs de PA 2015 dans l’avenir du Champ de foire qui attire 500 000 participants chaque mois de janvier et qui accueille aussi d’autres événements au cours de l’année. »

    Howard Good et son équipe ont établi un plan vert pour PA 2015. Aucune bouteille de plastique ne sera vendue au Rassemblement. Ê la place, chaque personne inscrite à PA 2015 recevra une bouteille d’eau en aluminium. Vingt stations d’eau seront installées pour remplir les bouteilles à l’intérieur des bâtiments qui forment une aire de 24 âcres abrités d’un toit. Les bénévoles se chargeront de l’approvisionnement. Des bus-navette seront fournis pour diminuer le trafic automobile entre le Champ de foire, les hôtels et les communautés mennonites avoisinantes. On a demandé à tous les hôtels réservés pour l’événement de fournir un bac de recyclage dans les chambres ou dans leur hall d’entrée.

    L’effort le plus important sera de récupérer les déchets alimentaires et de les transformer en compost. Parmi d’autres projets d’économie d’énergie, les bâtiments du Champ de foire utilisent des capteurs solaires, des panneaux solaires, des réservoirs de récupération d’eau, des distributeurs peu gourmands en énergie et des appareils sanitaires à débit d’eau réduit, mais le Complexe n’a pas porté son attention, jusqu’à maintenant, sur la récupération des déchets alimentaires.

    Trois importants intervenants ont été retenus pour traiter les déchets alimentaires de plus de 6 500 participants deux fois par jour.

    La Société de récupération environnementale apportera au Complexe deux conteneurs vides de 30 verges pour la collecte des déchets alimentaires. Elle se présentera chaque nuit pour transporter les conteneurs pleins à Oregon Dairy Organics, une entreprise de compostage juste au nord de Lancaster.

    Ê Oregon Dairy Organics, les déchets alimentaires de la pré-consommation (déchets de la préparation des aliments) et les déchets post-consommation (y compris la vaisselle compostable) entrera dans un processus de transformation par décomposition d’une durée de trois mois. « Tout est naturel », explique Derrin Ranck, directeur du site de compostage, « mais le processus est accéléré. »

    « La matière apportée de PA 2015 sera mélangée avec du fumier de vache et de cheval pour bien équilibrer l’azote et le carbone dans le compost et ainsi ne pas nuire à la terre quand le compost sera utilisé. Puis la matière sera soulevée périodiquement par une machine de compostage pour accélérer le processus et assurer une décomposition uniforme des matériaux ». Au bout de trois mois, le compost sera mélangé à du terreau et de la terre arable et sera utilisé en aménagement paysager et pour lutter contre l’érosion.

    Howard Good calcule qu’un service alimentaire compostable ajoute plusieurs dollars par personne par jour dans les dépenses. « Matt Gebel a travaillé avec nous pour concevoir des menus qui nous permettront de respecter notre budget et de rester fidèles à nos convictions. »

    « Nous produisons beaucoup de déchets, dit Matt Gebel. Le processus de séparation des déchets alimentaires sera un défi, mais nous sommes prêts à le relever. PA 2015 nous offre du personnel bénévole; ces personnes feront la différence puisque nous aurons besoin de bras supplémentaires pour réaliser cette opération. Ce n’est pas un inconvénient! »

    Matt Gebel exprime sa gratitude envers PA 2015 pour un autre sujet. « En ayant cet événement durant notre temps mort habituel de la saison estivale, notre personnel pourra travailler au lieu d’être au chômage durant ces semaines. »

    Sharon Altland, directrice générale du Champ de foire, dit : « C’est une expérience d’apprentissage pour nous. Oui, cela implique des coûts additionnels, mais nous voulons introduire graduellement ces pratiques dans nos prochaines expositions ».

    « C’est important pour moi qu’au ministère de l’Agriculture, nous soyons consciencieux dans la même mesure que nous l’exigeons aux agriculteurs et aux consommateurs », fait remarquer Hannah Smith-Brubaker.

    « Tout cela s’insère dans les valeurs anabaptistes à l’égard du respect de la création de Dieu », dit Howard Good. Nous sommes appelés à être responsables de la quantité des déchets que nous envoyons dans les sites d’enfouissement. Ces choix correspondent aussi aux convictions de la Conférence Mennonite Mondiale. »

    Article par Phyllis Pellman Good, auteure et rédactrice pour la Conférence Mennonite Mondiale.

    Autres photos – haute résolution pour publication – par Merle Good

    (De la gauche) CJ Filak de la Société de récupération environnementale de Pennsylvanie; Howard Good, coordonnateur national de PA 2015; Derrin Ranck de Oregon Dairy Organics; et Angela Dietzel, personne de liaison de la CMM au service de la restauration du Complexe du Champ de foire, sont près d’un des six bâtiments pour le compostage à Oregon Dairy Organics où les déchets alimentaires de PA 2015 seront compostés.

    Ê Oregon Dairy Organics, les déchets alimentaires sont mélangés avec du fumier de vache et de cheval afin d’équilibrer la composition de l’éventuel compost.

    Derrin Ranck d’Oregon Dairy Organics, se tient devant la machine TURN-TEC inventée par son père, Merle Ranck, qui sert à aérer la matière en compostage.

    (De la gauche) Membres de l’Équipe verte de PA 2015 à la rotonde du Complexe du Champ de foire : Matt Gebel, directeur général de Centerplate, fournisseur de services alimentaires au Complexe; Sharon Altland, directrice générale du Complexe du Champ de foire, Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture de Pennsylvanie et Howard Good, coordonnateur national de PA 2015.


  • Harrisburg, Pennsylvanie – La nécessité pour plusieurs d’obtenir des visas de visiteurs aux États-Unis pour assister à Pennsylvania 2015, le Rassemblement de la CMM à Harrisburg, a longtemps été une préoccupation pour de nombreux planificateurs et participants. Depuis plus d’un an, le groupe de travail de la CMM pour les visas a accompli de nombreux préparatifs.

    Maintenant que nous sommes en avril 2015 et qu’il ne reste que quelques mois avant le Rassemblement de juillet, nous pouvons dire que les obstacles et les difficultés existent vraiment, mais qu’il y en a moins que prévu. Nous attendons une bonne assistance au Rassemblement.

    Nous savions depuis le début qu’environ 1 000 personnes, en provenance de 44 pays, auraient besoin d’un visa de visiteur et qu’elles auraient à travailler fort pour venir à Pennsylvania 2015. Nous avons discerné trois secteurs problématiques dès le début : Y aura-t-il assez de personnes prêtes à dépenser de l’argent et de l’énergie pour demander un visa et prendre les dispositions nécessaires pour le voyage? Est-ce que le soutien financier et logistique de la CMM sera en mesure de rendre cela possible? Est-ce que les systèmes publics de délivrance de passeports nationaux et de visas américains seront collaboratifs?

    Sur chacun de ces fronts, nous avons été souvent surpris et bénis. Des personnes de plusieurs pays se sont annoncées : très tôt, plus de 200 du Zimbabwe, près de 300 de l’Inde, plus de 100 du Congo, un nombre toujours croissant de l’Indonésie, de l’Éthiopie, de l’Amérique centrale et du Sud, de l’Ukraine, etc.

    Plusieurs autres personnes planifient de venir de l’Europe, du Japon, de la Corée du Sud et d’autres pays pour lesquels un visa de visiteur n’est pas requis. Ce fut réellement une leçon d’humilité de voir autant de personnes faire de grands efforts pour assister à Pennsylvania 2015!

    L’aide supplémentaire dont nous avions besoin de la part des conférences d’églises du Canada et des États-Unis a aussi été importante. Des personnes vivant près d’Harrisburg ont ouvert leurs maisons pour accueillir les visiteurs. Plusieurs donnent du temps, de la nourriture et de l’argent pour soutenir Pennsylvania 2015. Nous découvrons qu’effectivement les gens de la région veulent être de bons hôtes et ils travaillent fort pour le montrer.

    Et enfin, le souci constant à propos du soutien des ambassades des États-Unis qui octroient les visas de visiteurs. Dès le début, nous avons été encouragés par les réponses que nous avons reçues des fonctionnaires. Ils ont communiqué un soutien réel et une ouverture à prodiguer des conseils sur ce qui est demandé et pourquoi c’est demandé. Plusieurs autres gouvernements qui délivrent des passeports aux personnes qui souhaitent voyager ont aussi été aidants.

    Nous sommes conscients que dans ces trois secteurs (capacité des gens à venir, soutien financier et logistique et les autorisations/documents de voyage), il existe encore toutes sortes de besoins et de demandes. Pennsylvania 2015 demeure tout un défi. Nous savons que ce ne sera pas tous ceux et celles qui veulent venir qui pourront le faire. Nous savons que les systèmes de soutien au sein de nos propres églises se révèleront parfois difficiles.

    Et nous savons que ce ne sera pas tous ceux et celles qui demandent des documents de voyage et des visas qui auront du succès. Dans certains cas, les agents consulaires américains auront des doutes et des questions, ce qui signifie que certaines personnes verront leur demande de visa refusée. Dans chacun de ces cas, il y aura des frustrations et de nombreuses possibilités de malentendus

    Mais au bout du compte, nous nous attendons à avoir un grand rassemblement à Harrisburg en juillet. Il y aura une bonne représentation de sœurs et de frères de partout dans le monde qui raconteront l’histoire de leurs efforts pour faire ce voyage. Nous attendons avec impatience ce moment important avec l’Église mondiale et nous espérons que vous planifiez aussi de venir.

    Article par Bob Herr et Judy Zimmerman Herr, coordonnateurs du groupe de travail de la CMM pour les visas

    Histoires entendues en cours de route

    Quand nous avons demandé des exemples d’histoires vécues par les personnes qui cherchent à obtenir un visa, les auteurs ont répondu : « Ce ne sont que quelques histoires. Nous n’avons pas examiné tous les aspects du pourquoi certaines demandes de visa ont été refusées, car il est très difficile de comprendre toutes les raisons en ce moment alors que nous sommes en plein milieu des procédures de demande de visa. Et les agents consulaires ne donnent pas souvent les raisons, de sorte que nous nous retrouvons avec les spéculations des personnes. »

    • Quand une dame âgée africaine a appris que sa demande de visa était refusée, elle n’a pas voulu aller chercher son passeport à l’ambassade. Elle a dit : « Non, j’ai seulement besoin d’un passeport s’il y a un visa à l’intérieur pour assister à Pennsylvania 2015, je n’irai pas le chercher. » Après d’autres délibérations, le visa lui a été octroyé et elle est allée chercher son passeport. (Nous ne suggérons pas aux personnes d’agir ainsi – seulement ceux ou celles qui ont une attitude et un esprit de grand-mère convaincante.)
    • Quelques refus de visas sont le résultat d’information inconsistante dans le dossier du demandeur, par exemple, demander un visa dont les dates ne correspondent pas aux dates du Rassemblement de la CMM. Cela peut sembler un détail du point de vue du demandeur, mais c’est perçu différemment par les fonctionnaires qui connaissent peu la personne à part ce qui est présenté dans la demande.
    • Les catégories de demandeurs de visa les plus à risque sont les jeunes qui peuvent être perçus comme des personnes voulant demeurer aux États-Unis pour des raisons économiques, et les personnes plus âgées à la retraite qui pourraient avoir de la famille chez qui rester après le Rassemblement. Nous encourageons ces personnes à se préparer à répondre à des questions relatives à ces inquiétudes. Les personnes ayant les meilleures chances d’obtenir un visa sont celles qui ont un dossier de voyage ou qui sont bien enracinées dans une entreprise ou une profession.
    • Une personne (un pharmacien) s’est faite poser la question suivante lors de l’entretien à l’ambassade : « Pourquoi les mennonites ont-ils besoin d’un pharmacien au Rassemblement? » Sa réponse a été convaincante et sa demande de visa approuvée.
    • Dans un autre cas, on a refusé d’octroyer un visa à un couple pastoral parce que l’agent consulaire estimait qu’ils n’avaient pas les ressources suffisantes pour effectuer le voyage au Rassemblement. Ce couple a déposé une nouvelle demande avec une lettre de leur église attestant que l’église finançait leur voyage. Ils espèrent que cela fera une différence.
  • Assemblée 16 : PA 2015

    En marche dans l’accueil et le don en Espagne

    Judit Menéndez, déléguée d’Espagne au Sommet Mondial de la Jeunesse de la CMM a partagé l’histoire de son église. Marcher dans le fait de donner et de recevoir prend tout son sens dans dans un pays où la crise économique est pire que lors de la guerre civile de 1930.

    Elle fait partie des Comunidades Unidas Anabautistas à Burgos, à environ deux heures au nord de Madrid. Elle est diplômée en éducation des enfants aux besoins spéciaux, mais enseigne l’anglais et fait de l’aide aux devoirs dans un périscolaire.

    “Ce travail est ce qui est disponible sur le moment, même si ce n’est pas spécifiquement ce pourquoi je suis qualifiée.” nous explique Judit. “Mais je suis reconnaissante d’avoir un travail, une maison et le support d’une communauté à l’église.”

    “En comparaison aux conditions d’il y a 5 ans, les choses s’améliorent. Les jeunes peuvent trouver un travail, bien que ce ne soit pas l’activité dont ils aient rêvée en faisant leurs études.” Ajoute-t-elle.

    A partir de mars 2015, l’inflation a été maintenue faible pour les derniers 18 mois. Une nouvelle politique visant à encourager les exports et rendre l’Espagne plus compétitive a aidé à relancer l’économie.

    Son église a soutenu les personnes affectées par la crise en créant une banque alimentaire destinée aux membres des églises et aux voisins. Depuis la banque alimentaire en 2012, cette initiative a grandi jusqu’à apporter une réserve de fonds aux membres d’église le plus dans le besoin.

    “Ca a été un temps d’épreuve, mais, de façon déguisée, cette épreuve a représenté une bénédiction.” nous souligne Judit. “Les membres des familles prennent soin les uns des autres, l’église est plus unie, a un but et notre foi s’est affermie.”

    L’Espagne a toujours un long chemin à parcourir. Le chômage atteint un taux de 23%, les salaires stagnent et les emplois permanents sont toujours aussi rares pour les nouveaux diplômés. Mais Judit est reconnaissante pour ce temps d’épreuve qui a poussé l’église à être unie dans la communauté, réveillé l’église du 21ème siècle en “partageant le peu qu’ils avaient à ceux qui en avaient besoin.” (Actes 2:42–47).

    Elina Ciptadi-Perkins est conseillère en copywriter et communication. Elle est une mennonite indonésienne vivant à Singapore avec sa famille.


  • Harrisburg, PA (É.-U.) –Des membres du personnel et de bénévoles enthousiastes ont recueilli des images, des vidéos et des histoires au 16e Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale à Harrisburg en Pennsylvanie (É.-U.) du 21 au 25 juillet 2015.

    Faites la connaissance de personnes comme Sushant Nand, un homme qui s’est exercé à coudre une courtepointe pour le Comité central mennonite – une organisation pour laquelle il a travaillé chez lui en Inde.

    Les vidéos des temps fort

    Visionnez…


  • Assemblée 16 : PA 2015

    Des maisons érigées en cinq jours par Mennonite Disaster Service au Rassemblement

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Enfoncer des clous est peut-être la dernière chose qu’on peut s’attendre à faire pendant une conférence d’église, mais pour plusieurs participants de PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale, c’était tout approprié.

    Chaque après-midi, juste à l’extérieur des salles climatisées du Champ de Foire, deux maisons préfabriquées ont été construites par des participants désireux de mettre leurs muscles au service de quelque chose de significatif pour leur foi.

    Alex Noord se souvient de ce que son fils Neils de 17 ans lui disait à la maison aux Pays-Bas : « Nous parlons toujours de l’Église, mais nous ne faisons rien ». Alex assiste au Rassemblement avec ses fils Neils et Tymen (14 ans). Aujourd’hui, Alex et ses fils ont l’occasion de « faire » quelque chose.

    Sous les chauds rayons du soleil de la Pennsylvanie, Neils et Tymen clouent des montants dans la structure d’un mur d’une des maisons qui sont destinées à deux familles ayant perdu leur maison pendant un désastre naturel : une au Nebraska et l’autre au Maryland.

    « J’aime travailler avec des choses techniques, dit Neils. J’éprouve une grande satisfaction à construire une maison. »

    La construction de maisons préfabriquées par des bénévoles avec le Partnership Home Program constitue une partie du travail du Mennonite Disaster Service (MDS) dont le siège est en Pennsylvanie. Chaque année, MDS envoie aussi des douzaines d’équipes de bénévoles dans des endroits touchés par des inondations et autres désastres en Amérique du Nord pour aider les victimes à nettoyer, à réparer et à reconstruire leurs maisons.

    Ê PA 2015, le personnel et les bénévoles de MDS étaient disponibles pour diriger chaque jour quelque 30 bénévoles pour construire les planchers et les murs des maisons qui seront éventuellement désassemblées et emballées pour leur transport.

    Parmi les participants, il y a avait des personnes de tous âges dont plusieurs n’avaient pas d’expérience en construction. Darwin Villacis, d’une église missionnaire en Équateur, a consacré deux après-midi au projet afin d’observer comment les Nord-Américains construisent leurs maisons.

    « Mon talent est dans mes mains, pas dans mes mots ou ma bouche », dit un mécanicien de 47 ans.

    Marcela Dow n’avait jamais manipulé un marteau avant. Cette jeune fille de 15 ans, avec son groupe de jeunes de Philadelphie en Pennsylvanie, s’est portée bénévole « parce c’est toujours plaisant d’aider les gens; on peut voir le changement qu’on apporte. »

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur et rédacteur de Winnipeg, au Manitoba (Canada).


  • Assemblée 16 : PA 2015

    Le Village de l’Église Mondiale est comme un marché d’histoires et d’échanges

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – « Je ne connais pas d’autres endroits avec autant de parties du monde en un seul endroit », dit Donella M. Clemens de l’Église mennonite Perkasie en Pennsylvanie tout en regardant entrer et sortir les gens des « places du marché » du Village de l’Église Mondiale.

    Ici, le thème de PA 2015, « En marche avec Dieu », se manifeste par des récits d’histoires, des expositions culturelles et des chants de partout dans le monde.

    Les histoires de la migration mennonite témoignent de la direction de Dieu dans les nouvelles sphères d’apprentissage au fur et à mesure que le peuple de Dieu marche avec Dieu.

    Des récits de service et de mission dans d’autres pays montrent la volonté anabaptiste de marcher dans l’inconnu avec assurance et confiance.

    Il y a aussi des histoires de souffrance et de guérison. La photo et les chaussures d’un jeune homme qui a perdu la vie au Moyen-Orient sont tout aussi poignantes que les histoires piquées sur des pièces de tissu.

    « C’est une merveilleuse idée d’avoir ce bel endroit où les gens peuvent venir et se détendre avec des amis », dit Siaka Traore du Burkina Faso. « C’est comme un village [en Afrique]. C’est inspirant de voir des personnes âgées raconter des histoires. Même si on ne peut pas faire du commerce ici, on a l’impression d’être sur la place du marché. »

    « Les prestations sont meilleures que je l’avais prévu », dit Andra Geiser, coordonnatrice des activités de la scène. La diversité des dons et des talents des personnes est un vrai cadeau de Dieu. »

    Jusqu’à 36 personnes se sont inscrites pour raconter, pendant 25 minutes, leurs expériences devant une petite foule sous la tente des récits d’histoire.

    « Nous avons entendu des histoires extraordinaires de conversion et de transformation de tous les continents », dit Lynn A. Miller, coordonnateur des récits d’histoire.

    Vikal Rao, coordonnateur général de toutes les activités et expositions du Village de l’Église Mondiale, remercie et loue Dieu d’avoir tout réuni ensemble.

    Doris Dube est du Zimbabwe.


  • Les cercles d’amitié à PA 2015 stimulent les conversations en petits groupes

    Par Karla Braun

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – « On peut voir des jeunes et des personnes âgées [parler ensemble]. Et nous devenons des amis intimes », dit Omondi Samson du Kenya en prenant une photo de son nouveau « papa » et de sa nouvelle « maman » des États-Unis. Omondi Samson a participé à un des 255 cercles d’amitié qui se rencontraient après les séances plénières du matin.

    La coordonnatrice Thobekile Ncube, du Zimbabwe, dit que les cercles d’amitié ont été organisés à PA 2015 « à la demande de la famille anabaptiste. Les personnes ont exprimé le besoin de mieux se connaître ».

    Damaris Rickhaus de Suisse est la seule personne de son groupe qui a participé chaque jour.

    « Vous ne pouvez pas vous vous faire des amis en une demi-heure », dit-elle. Mais « même dans une brève conversation, il y des personnes qui racontent leur vie. »

    Quand il ratait une session, Victor Kristijanto dit qu’il manquait au groupe. « Au fur et à mesure que nous nous rencontrions, nous nous sentions à la maison », ajoute l’Indonésien. « Nous nous sentions libre d’échanger comme en famille. »

    Le livret du programme fournissait des questions pour faciliter la discussion; toutefois, aucun leader n’était assigné.

    Omondi a trouvé cette manière de discuter très intéressante. « Quand quelqu’un est assigné, dit-il, il n’y a pas d’espace. Quand tout un chacun est leader, nous sommes libres. »

    En raison de la participation démographique, la plupart des groupes étaient constitués d’au moins 50% de Nord-Américains.

    Damaris Rickhaus espérait rencontrer des personnes de partout dans le monde, mais son groupe était constitué en grande partie de Canadiens. Il n’en reste pas moins que la discussion « ouvre les horizons. »

    « Toutes les églises ont leur propres problèmes », dit Victor Kristijanto. « Quand nous avons des amis, nous pouvons partager nos fardeaux. »

    Les participants ont prié les uns pour les autres. Plusieurs groupes ont échangé des informations personnelles. Dans le groupe du Canadien James Wittenberg, un Indonésien a invité le groupe à lui rendre visite dans sa maison au Rassemblement de 2021.

    Malgré la brièveté des rencontres de groupe, l’intention du comité de planification d’offrir un espace pour échanger entre cultures et pratiquer la communauté semble avoir connu du succès pour plusieurs participants.

    Ivonete Coimbra du Brésil, dit des personnes qui composaient son cercle d’amitié, « Nous sommes désormais des amis pour la vie. »

    Karla Braun est la rédactrice de Courrier/Correo/Courier

  • Les images de l’exposition d’art de la CMM parlent plus profondément

    Par Byron Rempel-Burkholder

    Geoffrey Isley
    Geoffrey Isley

    Souvent, on se souvient des rassemblements de la Conférence Mennonite Mondiale comme des festivals de mots : histoires, chants, sermons et conversations. Mais qu’en est-il de l’art visuel?

    « On observe un intérêt grandissant pour l’art dans le monde anabaptiste » dit Geoff Isley, coordonnateur de la planification des arts visuels à PA 2015.

    Suivant la tradition des derniers rassemblements de la CMM, le 16e Rassemblement a présenté six expositions organisées autour de thèmes : en passant des tableaux « On the Road to Freedom » de Ray Dirks sur la souffrance de la migration mennonite de Russie à une série de tableaux sur les stations de la croix, utilisés dans la liturgie de Community Mennonite Church à Lancaster en Pennsylvanie.

    Pour la première fois, le 16e Rassemblement a ajouté une exposition concours.

    Avec 30 tableaux et sculptures, la collection présentait une variété de disciplines et de styles, de l’art figuratif à des formes plus abstraites.

    Geoff Isley ne voulait pas que l’exposition soit liée à un thème, à un style ou à un genre particulier. Il voulait plutôt que les pièces reflètent un grand éventail d’individualités et d’expériences spirituelles.

    Un an avant le Rassemblement, l’équipe de planification des arts visuels a invité les églises à encourager leurs artistes à participer et à soumettre des images numériques de leur art. Quelque 30 œuvres ont été sélectionnées par un juré, Theodor Prescott, professeur d’art au Messiah College qui ne faisait pas partie de l’équipe de planification des arts visuels.

    Chaque pièce était présentée avec une déclaration de l’artiste qui expliquait l’œuvre.

    Geoff Isley est heureux de l’intérêt manifesté par les visiteurs du rassemblement, mais déçu qu’il y ait eu une seule proposition de l’extérieur de l’Amérique du Nord : une peinture abstraite de Lucy Riquelme du Chili, intitulée « En marche avec Jésus ».

    La logistique du transport transfrontalier des œuvres peut être un facteur.

    L’exposition concours et les autres expositions (présentées dans la mezzanine au-dessus de l’aire du Village de l’Église Mondiale) ont donné l’occasion aux participants du Rassemblement de communiquer et d’apprendre d’une manière plus profonde qu’avec des mots.

    « Nous voulions que les personnes de l’extérieur de l’Amérique du Nord sachent que la communication visuelle est aussi importante », dit Geoff Isley.

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur indépendant et rédacteur de Winnipeg.

    Geoffrey Isley
  • Les participants de PA 2015 mettent une touche personnelle sur une sculpture de la CMM 

    Photo: Jonathan Charles

    Par Connie Faber

    « Ça ressemble à une forme innocente de graffiti communautaire », dit Roland Yoder en souriant pendant qu’un groupe de personnes s’activent autour de la sculpture tridimensionnelle du logo de la Conférence Mennonite Mondiale qu’il a créée pour le Village de l’Église Mondiale (VEM) de PA 2015.

    Au village, les visiteurs sont invités à laisser l’empreinte de leur pouce sur la sculpture de bois située sur la place du VEM. Samedi, le dernier jour du Rassemblement de la CMM, les barreaux blancs étaient recouverts d’empreintes multicolores laissées par des personnes du monde entier.

    Roland Yoder, qui a passé presque 12 heures par jour sur le site pendant le Rassemblement, a observé en silence la transformation. On pouvait lire sur une note épinglée sur sa chemise : «  ma voix est en vacances tout le mois de juillet. »

    Roland est naturellement une personne tranquille, dit sa femme Dottie. Mais son silence pendant le Rassemblement de la CMM n’est pas par choix. Son médecin a récemment diagnostiqué des polypes sur ses cordes vocales et a recommandé six semaines de silence; il en était à la cinquième semaine.

    « Pas le temps idéal », écrit Roland Yoder sur un bloc-notes qu’il garde à portée de main. « Merci Seigneur pour le courriel. Quand ma femme et moi faisons des appels téléphoniques, nous avons besoin de deux téléphones. Elle parle et j’écris les réponses qu’elle transmet au besoin. »

    La sculpture du logo de la CMM a été conçue pour être un point central dans le grand espace qui abrite le village.

    Au départ, on a demandé à Roland Yoder de concevoir quelque chose qu’on pourrait suspendre au plafond. Mais Roland Yoder souhaitait que les gens puissent toucher la sculpture et interagir avec la pièce d’une manière qui les encouragerait à s’identifier à la CMM. De là l’idée de mettre la sculpture sur un simple piédestal et de la décorer avec des empreintes digitales.

    « L’empreinte d’un pouce est quelque chose de personnel » dit Roland Yoder.

    La voix de Roland Yoder était peut-être hors d’usage, mais pas ses yeux ni ses oreilles.

    « J’ai eu beaucoup de joie à regarder les gens du monde entier venir profiter d’un environnement que nous avons eu le privilège de créer », dit-il.

    Connie Faber est rédactrice du Christian Leader, la publication des frères mennonites des États-Unis.

  • À PA 2015, les projets d’entraide de l’après-midi répondent à l’appel de Dieu à servir.

    Photo: Heike Martin

    Par Matthew Hahn

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Une des nombreuses activités d’après-midi à PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale est une occasion de s’investir dans des projets d’entraide. Côte à côte, des anabaptistes du monde entier travaillent ensemble au Champ de Foire ou dans la ville d’Harrisburg.

    « L’entraide est une valeur fondamentale des anabaptistes » dit Dawn Brotherton, coordonnatrice des projets d’entraide. L’appel à suivre Jésus implique d’aimer les personnes dans le besoin et de répondre à leurs besoins.

    Pendant PA 2015, quatre différents projets d’entraide ont donné l’occasion de répondre à cet appel.

    Dans la salle au nord, des bénévoles coupent, piquent et cousent des courtepointes pour le Comité central mennonite. Maria Erling, « une fervente piqueuse de courtepointe » parle de son « désir d’aider d’une quelconque manière. »

    Son amie Theresa Eshbach admet qu’elle n’a pas de penchant particulier pour la couture, mais qu’elle est attirée par ce projet pour une autre raison. Ça lui rappelle sa mère et les femmes de l’Église des Frères en Christ qui confectionnaient des courtepointes pour les populations déplacées durant la Seconde Guerre mondiale.

    Le MCC enverra les courtepointes de PA 2015 dans des hôpitaux, des camps de réfugiés ou des orphelinats partout dans le monde.

    Dans un stationnement adjacent au Champ de Foire, des bénévoles travaillent à l’unité mobile de la mise en conserve du MCC pour mettre en conserve des légumes. Une partie de cette nourriture sera distribuée immédiatement dans des banques alimentaires locales de la Pennsylvanie.

    Deux maisons sont également construites pendant le rassemblement sous la supervision de Mennonite Disaster Service (MDS). Ces maisons combleront deux familles qui ont perdu leur maison lors de désastres naturels aux États-Unis.

    La maison de Woodrow Cullen Jr au Maryland a subi des dommages irréparables en octobre 2012 à la suite de la méga-tempête Sandy. Et en juin 2014, une tornade a détruit la maison de la famille de Joshua Staub.

    Grâce à la contribution des bénévoles et au travail de MDS, les deux familles déménageront dans leur nouvelle maison cet automne.

    De plus, chaque après-midi, des bus ont transporté de nombreux bénévoles dans des écoles du district d’Harrisburg pour peindre des classes défraîchies. Plusieurs de ces bénévoles étaient des adolescents inscrits dans le programme pour jeunes.

    Ethan Weaver qui a peint le vendredi après-midi au campus SciTech de l’école secondaire d’Harrisburg, a exprimé sa satisfaction « du travail accompli ».

    Du travail accompli. Au cours des cinq jours du Rassemblement, les participants ont contribué plus de 1 800 heures à ces projets d’entraide et ils ont répondu à l’appel de Jésus d’aimer les personnes dans le besoin.

    Matthew est marié et père de deux jeunes filles, il est pasteur à New Life Community Church à Mount Holly Springs en Pennsylvanie.