Étiquette : Assemblée

  • Harrisburg, Pennsylvanie – La nécessité pour plusieurs d’obtenir des visas de visiteurs aux États-Unis pour assister à Pennsylvania 2015, le Rassemblement de la CMM à Harrisburg, a longtemps été une préoccupation pour de nombreux planificateurs et participants. Depuis plus d’un an, le groupe de travail de la CMM pour les visas a accompli de nombreux préparatifs.

    Maintenant que nous sommes en avril 2015 et qu’il ne reste que quelques mois avant le Rassemblement de juillet, nous pouvons dire que les obstacles et les difficultés existent vraiment, mais qu’il y en a moins que prévu. Nous attendons une bonne assistance au Rassemblement.

    Nous savions depuis le début qu’environ 1 000 personnes, en provenance de 44 pays, auraient besoin d’un visa de visiteur et qu’elles auraient à travailler fort pour venir à Pennsylvania 2015. Nous avons discerné trois secteurs problématiques dès le début : Y aura-t-il assez de personnes prêtes à dépenser de l’argent et de l’énergie pour demander un visa et prendre les dispositions nécessaires pour le voyage? Est-ce que le soutien financier et logistique de la CMM sera en mesure de rendre cela possible? Est-ce que les systèmes publics de délivrance de passeports nationaux et de visas américains seront collaboratifs?

    Sur chacun de ces fronts, nous avons été souvent surpris et bénis. Des personnes de plusieurs pays se sont annoncées : très tôt, plus de 200 du Zimbabwe, près de 300 de l’Inde, plus de 100 du Congo, un nombre toujours croissant de l’Indonésie, de l’Éthiopie, de l’Amérique centrale et du Sud, de l’Ukraine, etc.

    Plusieurs autres personnes planifient de venir de l’Europe, du Japon, de la Corée du Sud et d’autres pays pour lesquels un visa de visiteur n’est pas requis. Ce fut réellement une leçon d’humilité de voir autant de personnes faire de grands efforts pour assister à Pennsylvania 2015!

    L’aide supplémentaire dont nous avions besoin de la part des conférences d’églises du Canada et des États-Unis a aussi été importante. Des personnes vivant près d’Harrisburg ont ouvert leurs maisons pour accueillir les visiteurs. Plusieurs donnent du temps, de la nourriture et de l’argent pour soutenir Pennsylvania 2015. Nous découvrons qu’effectivement les gens de la région veulent être de bons hôtes et ils travaillent fort pour le montrer.

    Et enfin, le souci constant à propos du soutien des ambassades des États-Unis qui octroient les visas de visiteurs. Dès le début, nous avons été encouragés par les réponses que nous avons reçues des fonctionnaires. Ils ont communiqué un soutien réel et une ouverture à prodiguer des conseils sur ce qui est demandé et pourquoi c’est demandé. Plusieurs autres gouvernements qui délivrent des passeports aux personnes qui souhaitent voyager ont aussi été aidants.

    Nous sommes conscients que dans ces trois secteurs (capacité des gens à venir, soutien financier et logistique et les autorisations/documents de voyage), il existe encore toutes sortes de besoins et de demandes. Pennsylvania 2015 demeure tout un défi. Nous savons que ce ne sera pas tous ceux et celles qui veulent venir qui pourront le faire. Nous savons que les systèmes de soutien au sein de nos propres églises se révèleront parfois difficiles.

    Et nous savons que ce ne sera pas tous ceux et celles qui demandent des documents de voyage et des visas qui auront du succès. Dans certains cas, les agents consulaires américains auront des doutes et des questions, ce qui signifie que certaines personnes verront leur demande de visa refusée. Dans chacun de ces cas, il y aura des frustrations et de nombreuses possibilités de malentendus

    Mais au bout du compte, nous nous attendons à avoir un grand rassemblement à Harrisburg en juillet. Il y aura une bonne représentation de sœurs et de frères de partout dans le monde qui raconteront l’histoire de leurs efforts pour faire ce voyage. Nous attendons avec impatience ce moment important avec l’Église mondiale et nous espérons que vous planifiez aussi de venir.

    Article par Bob Herr et Judy Zimmerman Herr, coordonnateurs du groupe de travail de la CMM pour les visas

    Histoires entendues en cours de route

    Quand nous avons demandé des exemples d’histoires vécues par les personnes qui cherchent à obtenir un visa, les auteurs ont répondu : « Ce ne sont que quelques histoires. Nous n’avons pas examiné tous les aspects du pourquoi certaines demandes de visa ont été refusées, car il est très difficile de comprendre toutes les raisons en ce moment alors que nous sommes en plein milieu des procédures de demande de visa. Et les agents consulaires ne donnent pas souvent les raisons, de sorte que nous nous retrouvons avec les spéculations des personnes. »

    • Quand une dame âgée africaine a appris que sa demande de visa était refusée, elle n’a pas voulu aller chercher son passeport à l’ambassade. Elle a dit : « Non, j’ai seulement besoin d’un passeport s’il y a un visa à l’intérieur pour assister à Pennsylvania 2015, je n’irai pas le chercher. » Après d’autres délibérations, le visa lui a été octroyé et elle est allée chercher son passeport. (Nous ne suggérons pas aux personnes d’agir ainsi – seulement ceux ou celles qui ont une attitude et un esprit de grand-mère convaincante.)
    • Quelques refus de visas sont le résultat d’information inconsistante dans le dossier du demandeur, par exemple, demander un visa dont les dates ne correspondent pas aux dates du Rassemblement de la CMM. Cela peut sembler un détail du point de vue du demandeur, mais c’est perçu différemment par les fonctionnaires qui connaissent peu la personne à part ce qui est présenté dans la demande.
    • Les catégories de demandeurs de visa les plus à risque sont les jeunes qui peuvent être perçus comme des personnes voulant demeurer aux États-Unis pour des raisons économiques, et les personnes plus âgées à la retraite qui pourraient avoir de la famille chez qui rester après le Rassemblement. Nous encourageons ces personnes à se préparer à répondre à des questions relatives à ces inquiétudes. Les personnes ayant les meilleures chances d’obtenir un visa sont celles qui ont un dossier de voyage ou qui sont bien enracinées dans une entreprise ou une profession.
    • Une personne (un pharmacien) s’est faite poser la question suivante lors de l’entretien à l’ambassade : « Pourquoi les mennonites ont-ils besoin d’un pharmacien au Rassemblement? » Sa réponse a été convaincante et sa demande de visa approuvée.
    • Dans un autre cas, on a refusé d’octroyer un visa à un couple pastoral parce que l’agent consulaire estimait qu’ils n’avaient pas les ressources suffisantes pour effectuer le voyage au Rassemblement. Ce couple a déposé une nouvelle demande avec une lettre de leur église attestant que l’église finançait leur voyage. Ils espèrent que cela fera une différence.
  • Assemblée 16 : PA 2015

    Harrisburg, Pennsylvanie – « PA 2015 sera vert », dit Howard Good, le coordonnateur national du Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale qui se tiendra du 21 au 26 juillet à l’immense Complexe du Champ de foire d’Harrisburg. Howard Good vient juste d’apprendre que les dépenses relatives à la démarche écologique respecteront le budget prévisionnel de l’événement international.

    Propriété de l’État de Pennsylvanie et supervisé par le ministère de l’Agriculture, « le Complexe et son service de restauration ont été flexibles et ouverts à nos idées et à nos demandes, d’une manière remarquable », dit Howard Good.

    « Chaque fois que quelqu’un vient à la table avec des idées sur la façon dont nous pouvons être plus responsable en tant que ministère et gouvernement de l’État, je suis très réceptive », dit Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture et la personne directement responsable du site.

    « Je crois qu’une intendance responsable fait partie de l’engagement mennonite et je suis ravie que cela puisse se faire au Complexe du Champ de foire. Mon objectif est de pouvoir mettre en pratique ce que nous avons vu de la part des organisateurs de PA 2015 dans l’avenir du Champ de foire qui attire 500 000 participants chaque mois de janvier et qui accueille aussi d’autres événements au cours de l’année. »

    Howard Good et son équipe ont établi un plan vert pour PA 2015. Aucune bouteille de plastique ne sera vendue au Rassemblement. Ê la place, chaque personne inscrite à PA 2015 recevra une bouteille d’eau en aluminium. Vingt stations d’eau seront installées pour remplir les bouteilles à l’intérieur des bâtiments qui forment une aire de 24 âcres abrités d’un toit. Les bénévoles se chargeront de l’approvisionnement. Des bus-navette seront fournis pour diminuer le trafic automobile entre le Champ de foire, les hôtels et les communautés mennonites avoisinantes. On a demandé à tous les hôtels réservés pour l’événement de fournir un bac de recyclage dans les chambres ou dans leur hall d’entrée.

    L’effort le plus important sera de récupérer les déchets alimentaires et de les transformer en compost. Parmi d’autres projets d’économie d’énergie, les bâtiments du Champ de foire utilisent des capteurs solaires, des panneaux solaires, des réservoirs de récupération d’eau, des distributeurs peu gourmands en énergie et des appareils sanitaires à débit d’eau réduit, mais le Complexe n’a pas porté son attention, jusqu’à maintenant, sur la récupération des déchets alimentaires.

    Trois importants intervenants ont été retenus pour traiter les déchets alimentaires de plus de 6 500 participants deux fois par jour.

    La Société de récupération environnementale apportera au Complexe deux conteneurs vides de 30 verges pour la collecte des déchets alimentaires. Elle se présentera chaque nuit pour transporter les conteneurs pleins à Oregon Dairy Organics, une entreprise de compostage juste au nord de Lancaster.

    Ê Oregon Dairy Organics, les déchets alimentaires de la pré-consommation (déchets de la préparation des aliments) et les déchets post-consommation (y compris la vaisselle compostable) entrera dans un processus de transformation par décomposition d’une durée de trois mois. « Tout est naturel », explique Derrin Ranck, directeur du site de compostage, « mais le processus est accéléré. »

    « La matière apportée de PA 2015 sera mélangée avec du fumier de vache et de cheval pour bien équilibrer l’azote et le carbone dans le compost et ainsi ne pas nuire à la terre quand le compost sera utilisé. Puis la matière sera soulevée périodiquement par une machine de compostage pour accélérer le processus et assurer une décomposition uniforme des matériaux ». Au bout de trois mois, le compost sera mélangé à du terreau et de la terre arable et sera utilisé en aménagement paysager et pour lutter contre l’érosion.

    Howard Good calcule qu’un service alimentaire compostable ajoute plusieurs dollars par personne par jour dans les dépenses. « Matt Gebel a travaillé avec nous pour concevoir des menus qui nous permettront de respecter notre budget et de rester fidèles à nos convictions. »

    « Nous produisons beaucoup de déchets, dit Matt Gebel. Le processus de séparation des déchets alimentaires sera un défi, mais nous sommes prêts à le relever. PA 2015 nous offre du personnel bénévole; ces personnes feront la différence puisque nous aurons besoin de bras supplémentaires pour réaliser cette opération. Ce n’est pas un inconvénient! »

    Matt Gebel exprime sa gratitude envers PA 2015 pour un autre sujet. « En ayant cet événement durant notre temps mort habituel de la saison estivale, notre personnel pourra travailler au lieu d’être au chômage durant ces semaines. »

    Sharon Altland, directrice générale du Champ de foire, dit : « C’est une expérience d’apprentissage pour nous. Oui, cela implique des coûts additionnels, mais nous voulons introduire graduellement ces pratiques dans nos prochaines expositions ».

    « C’est important pour moi qu’au ministère de l’Agriculture, nous soyons consciencieux dans la même mesure que nous l’exigeons aux agriculteurs et aux consommateurs », fait remarquer Hannah Smith-Brubaker.

    « Tout cela s’insère dans les valeurs anabaptistes à l’égard du respect de la création de Dieu », dit Howard Good. Nous sommes appelés à être responsables de la quantité des déchets que nous envoyons dans les sites d’enfouissement. Ces choix correspondent aussi aux convictions de la Conférence Mennonite Mondiale. »

    Article par Phyllis Pellman Good, auteure et rédactrice pour la Conférence Mennonite Mondiale.

    Autres photos – haute résolution pour publication – par Merle Good

    (De la gauche) CJ Filak de la Société de récupération environnementale de Pennsylvanie; Howard Good, coordonnateur national de PA 2015; Derrin Ranck de Oregon Dairy Organics; et Angela Dietzel, personne de liaison de la CMM au service de la restauration du Complexe du Champ de foire, sont près d’un des six bâtiments pour le compostage à Oregon Dairy Organics où les déchets alimentaires de PA 2015 seront compostés.

    Ê Oregon Dairy Organics, les déchets alimentaires sont mélangés avec du fumier de vache et de cheval afin d’équilibrer la composition de l’éventuel compost.

    Derrin Ranck d’Oregon Dairy Organics, se tient devant la machine TURN-TEC inventée par son père, Merle Ranck, qui sert à aérer la matière en compostage.

    (De la gauche) Membres de l’Équipe verte de PA 2015 à la rotonde du Complexe du Champ de foire : Matt Gebel, directeur général de Centerplate, fournisseur de services alimentaires au Complexe; Sharon Altland, directrice générale du Complexe du Champ de foire, Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture de Pennsylvanie et Howard Good, coordonnateur national de PA 2015.


  • Harrisburg, PA (É.-U.) –Des membres du personnel et de bénévoles enthousiastes ont recueilli des images, des vidéos et des histoires au 16e Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale à Harrisburg en Pennsylvanie (É.-U.) du 21 au 25 juillet 2015.

    Faites la connaissance de personnes comme Sushant Nand, un homme qui s’est exercé à coudre une courtepointe pour le Comité central mennonite – une organisation pour laquelle il a travaillé chez lui en Inde.

    Les vidéos des temps fort

    Visionnez…


  • Assemblée 16 : PA 2015

    En marche dans l’accueil et le don en Espagne

    Judit Menéndez, déléguée d’Espagne au Sommet Mondial de la Jeunesse de la CMM a partagé l’histoire de son église. Marcher dans le fait de donner et de recevoir prend tout son sens dans dans un pays où la crise économique est pire que lors de la guerre civile de 1930.

    Elle fait partie des Comunidades Unidas Anabautistas à Burgos, à environ deux heures au nord de Madrid. Elle est diplômée en éducation des enfants aux besoins spéciaux, mais enseigne l’anglais et fait de l’aide aux devoirs dans un périscolaire.

    “Ce travail est ce qui est disponible sur le moment, même si ce n’est pas spécifiquement ce pourquoi je suis qualifiée.” nous explique Judit. “Mais je suis reconnaissante d’avoir un travail, une maison et le support d’une communauté à l’église.”

    “En comparaison aux conditions d’il y a 5 ans, les choses s’améliorent. Les jeunes peuvent trouver un travail, bien que ce ne soit pas l’activité dont ils aient rêvée en faisant leurs études.” Ajoute-t-elle.

    A partir de mars 2015, l’inflation a été maintenue faible pour les derniers 18 mois. Une nouvelle politique visant à encourager les exports et rendre l’Espagne plus compétitive a aidé à relancer l’économie.

    Son église a soutenu les personnes affectées par la crise en créant une banque alimentaire destinée aux membres des églises et aux voisins. Depuis la banque alimentaire en 2012, cette initiative a grandi jusqu’à apporter une réserve de fonds aux membres d’église le plus dans le besoin.

    “Ca a été un temps d’épreuve, mais, de façon déguisée, cette épreuve a représenté une bénédiction.” nous souligne Judit. “Les membres des familles prennent soin les uns des autres, l’église est plus unie, a un but et notre foi s’est affermie.”

    L’Espagne a toujours un long chemin à parcourir. Le chômage atteint un taux de 23%, les salaires stagnent et les emplois permanents sont toujours aussi rares pour les nouveaux diplômés. Mais Judit est reconnaissante pour ce temps d’épreuve qui a poussé l’église à être unie dans la communauté, réveillé l’église du 21ème siècle en “partageant le peu qu’ils avaient à ceux qui en avaient besoin.” (Actes 2:42–47).

    Elina Ciptadi-Perkins est conseillère en copywriter et communication. Elle est une mennonite indonésienne vivant à Singapore avec sa famille.


  • Assemblée 16 : PA 2015

    Le Village de l’Église Mondiale est comme un marché d’histoires et d’échanges

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – « Je ne connais pas d’autres endroits avec autant de parties du monde en un seul endroit », dit Donella M. Clemens de l’Église mennonite Perkasie en Pennsylvanie tout en regardant entrer et sortir les gens des « places du marché » du Village de l’Église Mondiale.

    Ici, le thème de PA 2015, « En marche avec Dieu », se manifeste par des récits d’histoires, des expositions culturelles et des chants de partout dans le monde.

    Les histoires de la migration mennonite témoignent de la direction de Dieu dans les nouvelles sphères d’apprentissage au fur et à mesure que le peuple de Dieu marche avec Dieu.

    Des récits de service et de mission dans d’autres pays montrent la volonté anabaptiste de marcher dans l’inconnu avec assurance et confiance.

    Il y a aussi des histoires de souffrance et de guérison. La photo et les chaussures d’un jeune homme qui a perdu la vie au Moyen-Orient sont tout aussi poignantes que les histoires piquées sur des pièces de tissu.

    « C’est une merveilleuse idée d’avoir ce bel endroit où les gens peuvent venir et se détendre avec des amis », dit Siaka Traore du Burkina Faso. « C’est comme un village [en Afrique]. C’est inspirant de voir des personnes âgées raconter des histoires. Même si on ne peut pas faire du commerce ici, on a l’impression d’être sur la place du marché. »

    « Les prestations sont meilleures que je l’avais prévu », dit Andra Geiser, coordonnatrice des activités de la scène. La diversité des dons et des talents des personnes est un vrai cadeau de Dieu. »

    Jusqu’à 36 personnes se sont inscrites pour raconter, pendant 25 minutes, leurs expériences devant une petite foule sous la tente des récits d’histoire.

    « Nous avons entendu des histoires extraordinaires de conversion et de transformation de tous les continents », dit Lynn A. Miller, coordonnateur des récits d’histoire.

    Vikal Rao, coordonnateur général de toutes les activités et expositions du Village de l’Église Mondiale, remercie et loue Dieu d’avoir tout réuni ensemble.

    Doris Dube est du Zimbabwe.


  • Assemblée 16 : PA 2015

    Des maisons érigées en cinq jours par Mennonite Disaster Service au Rassemblement

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Enfoncer des clous est peut-être la dernière chose qu’on peut s’attendre à faire pendant une conférence d’église, mais pour plusieurs participants de PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale, c’était tout approprié.

    Chaque après-midi, juste à l’extérieur des salles climatisées du Champ de Foire, deux maisons préfabriquées ont été construites par des participants désireux de mettre leurs muscles au service de quelque chose de significatif pour leur foi.

    Alex Noord se souvient de ce que son fils Neils de 17 ans lui disait à la maison aux Pays-Bas : « Nous parlons toujours de l’Église, mais nous ne faisons rien ». Alex assiste au Rassemblement avec ses fils Neils et Tymen (14 ans). Aujourd’hui, Alex et ses fils ont l’occasion de « faire » quelque chose.

    Sous les chauds rayons du soleil de la Pennsylvanie, Neils et Tymen clouent des montants dans la structure d’un mur d’une des maisons qui sont destinées à deux familles ayant perdu leur maison pendant un désastre naturel : une au Nebraska et l’autre au Maryland.

    « J’aime travailler avec des choses techniques, dit Neils. J’éprouve une grande satisfaction à construire une maison. »

    La construction de maisons préfabriquées par des bénévoles avec le Partnership Home Program constitue une partie du travail du Mennonite Disaster Service (MDS) dont le siège est en Pennsylvanie. Chaque année, MDS envoie aussi des douzaines d’équipes de bénévoles dans des endroits touchés par des inondations et autres désastres en Amérique du Nord pour aider les victimes à nettoyer, à réparer et à reconstruire leurs maisons.

    Ê PA 2015, le personnel et les bénévoles de MDS étaient disponibles pour diriger chaque jour quelque 30 bénévoles pour construire les planchers et les murs des maisons qui seront éventuellement désassemblées et emballées pour leur transport.

    Parmi les participants, il y a avait des personnes de tous âges dont plusieurs n’avaient pas d’expérience en construction. Darwin Villacis, d’une église missionnaire en Équateur, a consacré deux après-midi au projet afin d’observer comment les Nord-Américains construisent leurs maisons.

    « Mon talent est dans mes mains, pas dans mes mots ou ma bouche », dit un mécanicien de 47 ans.

    Marcela Dow n’avait jamais manipulé un marteau avant. Cette jeune fille de 15 ans, avec son groupe de jeunes de Philadelphie en Pennsylvanie, s’est portée bénévole « parce c’est toujours plaisant d’aider les gens; on peut voir le changement qu’on apporte. »

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur et rédacteur de Winnipeg, au Manitoba (Canada).


  • Des maisons érigées en cinq jours par Mennonite Disaster Service au Rassemblement

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Enfoncer des clous est peut-être la dernière chose qu’on peut s’attendre à faire pendant une conférence d’église, mais pour plusieurs participants de PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale, c’était tout approprié.

    Chaque après-midi, juste à l’extérieur des salles climatisées du Champ de Foire, deux maisons préfabriquées ont été construites par des participants désireux de mettre leurs muscles au service de quelque chose de significatif pour leur foi.

    Alex Noord se souvient de ce que son fils Neils de 17 ans lui disait à la maison aux Pays-Bas : « Nous parlons toujours de l’Église, mais nous ne faisons rien ». Alex assiste au Rassemblement avec ses fils Neils et Tymen (14 ans). Aujourd’hui, Alex et ses fils ont l’occasion de « faire » quelque chose.

    Sous les chauds rayons du soleil de la Pennsylvanie, Neils et Tymen clouent des montants dans la structure d’un mur d’une des maisons qui sont destinées à deux familles ayant perdu leur maison pendant un désastre naturel : une au Nebraska et l’autre au Maryland.

    « J’aime travailler avec des choses techniques, dit Neils. J’éprouve une grande satisfaction à construire une maison. »

    La construction de maisons préfabriquées par des bénévoles avec le Partnership Home Program constitue une partie du travail du Mennonite Disaster Service (MDS) dont le siège est en Pennsylvanie. Chaque année, MDS envoie aussi des douzaines d’équipes de bénévoles dans des endroits touchés par des inondations et autres désastres en Amérique du Nord pour aider les victimes à nettoyer, à réparer et à reconstruire leurs maisons.

    À PA 2015, le personnel et les bénévoles de MDS étaient disponibles pour diriger chaque jour quelque 30 bénévoles pour construire les planchers et les murs des maisons qui seront éventuellement désassemblées et emballées pour leur transport.

    Parmi les participants, il y a avait des personnes de tous âges dont plusieurs n’avaient pas d’expérience en construction. Darwin Villacis, d’une église missionnaire en Équateur, a consacré deux après-midi au projet afin d’observer comment les Nord-Américains construisent leurs maisons.

    « Mon talent est dans mes mains, pas dans mes mots ou ma bouche », dit un mécanicien de 47 ans.

    Marcela Dow n’avait jamais manipulé un marteau avant. Cette jeune fille de 15 ans, avec son groupe de jeunes de Philadelphie en Pennsylvanie, s’est portée bénévole « parce c’est toujours plaisant d’aider les gens; on peut voir le changement qu’on apporte. »

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur et rédacteur de Winnipeg, au Manitoba (Canada).

  • Adultes et enfants marchent avec Dieu dans le doute et la confiance à PA 2015

    par Laura Kraybill

    « Allez les Pingouins, il est temps d’aller tondre les moutons ». Cela pourrait sembler bizarre si vous n’étiez pas au programme pour enfants de la CMM. Pour les 281 enfants qui étaient présents à PA 2015 à Harrisburg, en Pennsylvanie, cela a été stimulant. Les participants terminaient rapidement leurs collations pour vite s’aligner dans leur groupe d’activité, désigné par un nom d’animal, prêts pour leur prochaine activité.

    Regarder la tonte des moutons est seulement une des nombreuses activités qui a ravi les jeunes participants du Rassemblement. Chaque jour, les enfants faisaient leur chemin à travers six stations : histoire biblique, jeux bibliques, imagination, artisanat, jeux d’intérieur/extérieur, musique et mouvement.

    Les histoires bibliques s’accordaient avec le thème de la journée.

    Le mercredi, « En marche dans le doute et la conviction »  est devenu « le doute et la foi » pour les enfants.

    « Nous avons parlé des disciples qui ont douté, malgré les instructions de Jésus, qu’il y ait assez de nourriture pour les 5 000 personnes», a raconté Becky Degan, de l’équipe de planification des programmes pour enfants.

    Caleb Metzler, un participant de 10 ans de Stonebrook Mennonite Church à York, en Pennsylvanie, pense que l’histoire est « étonnante car il a commencé avec cinq pains et deux poissons et ils ont trouvé de plus en plus de nourriture ».

    « Cela nous apprend à croire que Dieu est capable de faire n’importe quoi », dit Caleb.

    Il aime toutes les activités, mais surtout l’artisanat où les enfants passent la semaine à créer une longue banderole qui proclame « En Marche avec Dieu ». « J’ai dessiné trois croix et puis des gens au pied », dit Caleb.

    Caleb Metzler veut que les passants « aient confiance que Dieu reviendra comme il l’a dit à Pierre ». Cela rappelle le même verset biblique utilisé dans le culte des adultes le mercredi : 1 Pierre 1: 3-9.

    Partager l’amour de Jésus avec les enfants est l’objectif principal de la semaine, selon Becky Degan. En lançant un parachute dans l’air ou en s’aidant les uns les autres pour «pêcher» dans une piscine pour enfants, ils apprennent aussi à s’aimer les uns les autres.

    Et si l’explosion de rires après chaque bêlement de mouton est une indication, les enfants n’apprennent pas seulement l’amour de Dieu, mais ils s’amusent bien aussi.

    Laura Kraybill est de Elkhart (Indiana) et commencera ses études au Séminaire Théologique Evangélique Garrett cet automne dans le programme de Maîtrise en Divinité. Au cours des cinq dernières années, Kraybill a dirigé le programme d’art dramatique à Hesston College au Kansas.

  • Le Rassemblement a lieu au Champ de Foire de la Pennsylvanie

    Par Devin Manzullo-Thomas

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Est-ce que les participants de Pennsylvania 2015 accepteront « une odeur de ferme » dans leur salle de rencontre?

    C’est seulement une des nombreuses questions que le coordonnateur national de PA 2015, Howard Good des États-Unis, s’est posée quand lui et son équipe ont considéré le Champ de Foire de la Pennsylvanie à Harrisburg comme le site potentiel du prochain Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Après avoir examiné une étude de faisabilité approfondie, le Comité Exécutif de la CMM a choisi en mai 2011 de tenir le 16e Rassemblement aux États-Unis, plus précisément au Champ de Foire de la Pennsylvanie. Le site, construit dans les années 1930, a été créé pour des expositions agricoles.

    Tenir une conférence d’église dans des bâtiments connus pour accueillir des événements agricoles comportait son lot de défis.

    Mais le complexe semblait être un bon endroit pour tenir PA 2015, compte tenu que les mennonites « sont connus pour être de bons agriculteurs », dit Liesa Unger de l’Allemagne, responsable des événements internationaux de la CMM.

    Le coordonnateur national, Howard Good, et d’autres organisateurs sont heureux du choix. De plus, la décision a été bénéfique pour les administrateurs et le personnel du Champ de Foire.

    Le Champ de Foire accueille habituellement des événements qui attirent une grande foule. (On attend 170 000 personnes au grand salon américain du plein-air). Mais avec un groupe de 7 500 participants représentant 65 pays, PA 2015 est «  beaucoup plus important que tous les autres événements que nous avons eu à l’échelle internationale », dit Sharon Atland, directrice générale du Complexe du Champ de Foire (CCF).

    De plus, la décision de faire de PA 2015 un événement « vert » a créé un précédent pour le Complexe du Champ de Foire. Le CCF a fait des efforts de gestion écoresponsable de moindre envergure dans le passé, comme l’installation d’un moulin à vent et de conteneurs à recyclage autour de ses bâtiments, dit Sharon Atland.

    « [Mais PA 2015 est] le premier événement où quelqu’un est venu nous dire “nous aimerions avoir la plus petite empreinte écologique possible” », dit elle.

    Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture en Pennsylvanie, a exprimé son appréciation aux participants du Rassemblement le 23 juillet 2015 « pour votre engagement à faire preuve d’une bonne intendance mennonite… et à réduire les déchets alimentaires. »

    « Nous nous engageons à transmettre ce message en suivant votre exemple et à nous améliorer nous-mêmes … en réduisant les déchets alimentaires dans nos installations, » dit Hannah Smith-Brubaker.

    Ce fut un événement différent en tous points pour le Champ de Foire. Jimmie Carter, un employé à un des stands de nourriture à l’extérieur du grand amphithéâtre, fait remarquer que PA 2015 les a tenus moins occupés que les expositions agricoles quand des files d’attente de clients affamés s’étirent jusqu’au milieu de la salle.

    Il est content d’avoir travaillé pour cet événement. « Nous avons apprécié la musique », dit-il à propos de l’ensemble musical international qui dirigeait les cultes pendant les séances plénières du matin et du soir. « Ne changez jamais cette musique! »

    Devin Manzullo-Thomas est rédacteur de Courier/Correo/Courrier, la publication de la Conférence Mennonite Mondiale.

  • Le programme des jeunes encourage les interactions remplies de confiance

    Par Laura Kraybill

    « Mais le Seigneur me dit “Ne dis pas : Je suis trop jeune” » a entonné en chœur des voix jeunes le 24 juillet 2015 au programme pour jeunes de PA 2015.

    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
PHOTO CREDIT: Laura Kraybill
    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
    PHOTO CREDIT: Laura Kraybill

    Étendus sur le sol de béton de la salle des jeunes, des centaines d’adolescents ont débuté leur matinée avec cette affirmation de Jérémie 1/7-8.

    La lecture biblique a introduit un message plein d’énergie par Dominik Bergen. Il a encouragé les participants à servir les autres et à se laisser servir par les autres, y compris leurs propres parents.

    En guise de rétroaction, les participants se jumelaient avec une autre personne pour parler d’une personne qu’ils souhaitent imiter dans la vie. Les partenaires se font face et reflètent, tels des miroirs, les mouvements de l’autre, à tour de rôle.

    « Nous ne voulions pas seulement parler aux jeunes puis faire jouer un groupe de musique », dit Egon Sawatzky, pasteur jeunesse de l’Église des frères mennonites Concordia à Asuncion au Paraguay et coordonnateur du programme des jeunes et des enfants à PA 2015. « Nous voulons que les jeunes vivent des expériences les uns avec les autres et avec Dieu. »

    Cela signifie qu’il faut se mettre deux par deux ou en petits groupes pendant les activités et les discussions en lien avec les thèmes de « En marche avec Dieu ».

    Yujin Kim from South Korea and the United States, Melanie Jonnalagadda from India and Canada mirror each other’s movements.
    Yujin Kim from South Korea and the United States, Melanie Jonnalagadda from India and Canada mirror each other’s movements.

    Egon Sawatzky est encouragé que les jeunes franchissent les barrières. Il fait mention d’un jeune de 17 ans « qui a presque l’allure d’un adulte » avec une jeune garçon de 12 ou 13 ans. « Ils se sont assis ensemble, ils ont parlé et ri ensemble. »

    Ces interactions « nous aident à sortir de notre zone de confort », fait remarquer un jeune.

    Un groupe de jeunes qui venaient juste de commencer un exercice de confiance (où on se laisse tomber en arrière et rattraper par l’autre) étaient heureux des contacts qu’ils étaient en train de faire. « Tu ne te sens pas seul. Tu possèdes une famille plus grande », dit un membre du groupe.

    Un autre ajoute «  Ça nous donne une idée comment grande est l’Église mennonite. »

    Jonas Beachy de New Hope Bible Church en Oregon aime les défis dans ce qu’il a entendu. « Ça nous fait réfléchir sur notre relation avec Dieu et prier pour plusieurs choses. »

    Après cette expérience, est-ce que les jeunes planifient assister au Rassemblement 2021? Des voix ont répondu en chœur : « Je l’espère! »

    Laura Kraybill est de Elkhart (Indiana) et commencera ses études au Séminaire Théologique Évangélique Garrett cet automne dans le programme de Maîtrise en Divinité. Au cours des cinq dernières années, elle a dirigé le programme d’art dramatique à Hesston College au Kansas.

    Photos par Laura Kraybill

    Andrew Kipfer, É.-U., se laisse tomber avec confiance avec un groupe de jeunes à PA 2015.

    Yujin Kim de la Corée du Sud et des États-Unis, Melanie Jonnalagadda de l’Inde et du Canada reflètent les mouvements de l’un et de l’autre.

    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
PHOTO CREDIT: Laura Kraybill
  • Les participants internationaux font des conserves de haricots dans la chaleur de la Pennsylvanie

    Par Tim Huber

    Harrisburg, Pennsylvanie (États-Unis) – L’unité mobile du Comité central mennonite (MCC) pour la mise en conserve de la viande est devenue végétalienne pour le Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, remplaçant pendant une semaine le porc, le bœuf et la dinde par des haricots verts.

    Quittant le Rassemblement par une porte menant au stationnement, des participants ont enfilé couvre-cheveux, quelques couvre-barbes et des gants de plastique pour emballer et étiqueter des boîtes de 650 grammes bénévolement.

    « Nous savions que travailler avec de la viande dans un stationnement en juillet ne serait pas possible, c’était donc la seule option que nous avions » a déclaré le coordinateur de conservation, John Hillegass, le 23 juillet 2015.

    A la fin du Rassemblement, 3 500 boîtes auront été emballées dans des boîtes en carton, destinées à des banques alimentaires de la Pennsylvanie. Les haricots ont été achetés, congelés, dans une épicerie locale, à un tarif réduit. Hillegass dit que c’est la première fois que le MCC mettait en conserve autre chose que de la viande.

    « J’ai reçu quelques appels, ici et là, de gens qui demandent si on ne ferait pas des pêches et des légumes, dit-il, mais la viande c’est vraiment ce que nous faisons. »

    Accompagnées du concert des dizaines de marteaux quelques mètres seulement plus loin, sur le site de construction d’une maison de Mennonite Disaster Service, des équipes de 10 à 12 volontaires se penchaient sur une rangée de boîtes de conserve vides, les remplissant avec de l’eau et des haricots congelés avant de les passer sous une machine à sceller.

    Pendant la nuit, l’équipe permanente de l’unité mobile met en route les cuiseurs à vapeur de la remorque pour cuire les boîtes de conserve. Les lots terminés sont étiquetés avec des bâtons de colle par des étrangers bavards, unis dans l’action et la conviction.

    « Nous allons avoir plus de 160 bénévoles », a déclaré Hillegass à propos de la participation totale prévue. « Les gens qui ne font que passer, s’arrêtent et disent qu’ils veulent aider. »

    Ce projet est le dernier tour de piste pour cette génération d’unité mobile de mise en conserve du MCC. Tandis que quelques ouvriers mettaient la touche finale sur les boîtes de haricots à Harrisburg, d’autres travailleurs à Ephrata terminaient les préparatifs de la prochaine unité mobile du MCC qui, selon Hillegass, sera prête en août.

    Tim Huber est rédacteur-adjoint Mennonite World Review.Il fait partie de l’équipe de rédacteurs de Meetinghouse qui feront les rapports des séances plénières du 16e Rassemblement.