Étiquette : PA2015 Assembly experiences

  • Un même cœur pour Dieu unit les langues et les cultures

    Photo: Jonathan Charles

    Au Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, la prière était incessante. Les personnes désireuses de prier pour diverses requêtes avaient accès à un espace ouvert tout au long de la journée. Une carte du monde de 40 pieds par 24 pieds, gracieusement offerte par Rosedale Mennonite Mission, était étendue sur le sol du vaste salon. Les personnes ou le petit groupe qui voulaient intercéder pour une région ou un pays en particulier devaient retirer leurs chaussures pour se tenir, se pencher ou s’agenouiller près de la nation pour laquelle ils voulaient prier, et laisser une petite lumière à piles comme un signe de prière permanent.

    La coordonnatrice du réseau de prière, Joanne Dietzel, rappelle que l’année dernière, lors du lancement de l’organisation du Rassemblement PA 2015, on avait insisté sur l’importance de promouvoir et de rappeler la valeur de la prière à la communauté anabaptiste mondiale. Avant le début du Rassemblement, 300 personnes de partout dans le monde s’étaient jointes au réseau de prière et priaient incessamment pour l’élaboration du programme et les participants du Rassemblement.

    Des personnes venant des quatre coins du monde sont venues dans le salon du réseau de prière pendant le Rassemblement. Joanne et son équipe de travail qui guidaient et aidaient ceux et celles qui venaient sur place, ont entendu et vu comment les frères et sœurs, avec différents besoins et divers arrière-plans ethniques et linguistiques, venaient ensemble pour prier. « Car, mentionne Joanne, nous pouvons provenir de différentes communautés et cultures, mais l’essence de notre foi est la même : Jésus Christ Seigneur et Sauveur. »

    Carlos Martínez García est pasteur et journaliste au Mexique.

  • Un atelier de la Commission Foi et Vie explore la question du 500e anniversaire en 2025

    Leaders from other world communions brought ecumenical greetings in plenaries. PHOTO: Merle Good

    Par Gordon Houser

    La Conférence Mennonite Mondiale a tenu son premier rassemblement en 1925 – l’année du 400e anniversaire de l’origine du mouvement anabaptiste. Avec le 500e anniversaire dans seulement dix ans, plusieurs personnes se demandent comment la CMM commémorera l’événement.

    Le 25 juillet 2015, un atelier au Rassemblement de la CMM à Harrisburg en Pennsylvanie a abordé cette question « De la Réforme 2017 à l’anabaptisme 2025 : comment l’Église mondiale commémorera-t-elle le 500e anniversaire? » et a fourni quelques indications de ce qui pourrait se faire.

    Hanspeter Jecker, Astrid von Schlachta et John D. Roth ont dirigé l’atelier. Ils ont demandé des suggestions aux participants et ont expliqué le contexte de la question.

    Bref, la réponse à la question se résume en un mot : « sagement ».

    « La manière de commémorer nos origines nous aide à comprendre qui nous sommes aujourd’hui » dit John D. Roth. Il nous met en garde contre l’exubérance : « nous commémorons une division d’église. »

    Astrid von Schlachta fait remarquer que le premier rassemblement de la CMM a mis l’accent sur le renouveau, le christocentrisme, le danger du matérialisme et sur l’église comme premier objet de la mission

    John D. Roth souligne que le renouveau est encore un sujet d’intérêt aujourd’hui. En 1925, il y avait peu d’anabaptistes, mais aujourd’hui il y en a 1,9 million.

    Il ajoute que les planificateurs des événements voudront être en communication avec les 103 groupes qui font partie de la CMM ainsi que les groupes qui ne sont pas membres mais apparentés, tels les amish, les groupes Old Colony et des groupes des églises libres en Allemagne.

    Hanspeter Jecker dit que les commémorations devraient refléter nos convictions théologiques, nos partenariats œcuméniques et notre réalité mondiale. Il a présenté un ensemble de propositions qui comprend une commémoration décennale qui s’étalera de 2017 à 2025/27.

    Provisoirement intitulés RENEWAL 2015, les commémorations comprendraient un événement régional tenu à tous les deux ans dans chacun des cinq continents. Au programme, il pourrait y avoir une rencontre des commissions en 2016, une réunion du Conseil Général en 2018, le prochain Rassemblement de la CMM en Indonésie en 2021, une autre réunion du Conseil Général en 2021 et un Rassemblement de la CMM en 2027, possiblement en Suisse.

    Les objectifs fixés pourraient être les relations intra-anabaptistes, le témoignage mondial et la connaissance de soi.

    La Commission Foi et Vie est ouverte aux suggestions sur la façon de procéder.

    Gordon Houser est rédacteur de The Mennonite, la publication de Mennonite Church USA.

  • Un cercle d’amitié offre un don en argent à un pasteur kényan

    Par Paul Schrag

    Dans son cercle d’amitié, au Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, Francis Ojwang a reçu une bénédiction inattendue au contact de ses frères et de ses sœurs d’ailleurs.

    Le pasteur kényan espérait que son épouse, Everline Achieng, puisse voyager avec lui à PA 2015.

    Mais comme près de 300 autres personnes de divers pays, l’épouse de Francis Ojwang n’a pas obtenu de visa. Le couple a déboursé plus de 1 000 $ pour les demandes de visa (l’entrevue de demande de visa, les passeports) et la moitié n’a servi à rien.

    « J’étais déçu mais pas découragé, car je crois que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu », dit Francis Ojwang.

    Il a raconté son histoire avec le cercle d’amitié no 348, un des quelque 300 cercles composés d’environ 10 personnes qui se rencontraient pendant 45 minutes après chaque culte de la matinée.

    Les autres membres du cercle de Francis, tous des États-Unis, ont fait une collecte. À leur dernière rencontre, ils ont remis à Francis, père de six enfants, une enveloppe contenant assez d’argent pour couvrir une bonne partie de sa perte.

    « C’est une surprise et une grande bénédiction », a-t-il dit.

    Il a promis qu’une partie des fonds servirait à aider les orphelins qui représentent la moitié des 120 enfants de l’école du dimanche de son assemblée.

    Avant de recevoir le don, il avait 5 $ dans ses poches.

    Le thème de la journée était justement «  En marche avec Dieu dans l’accueil et le don ».

    Le partage interculturel vécu au sein du cercle d’amitié no 348 n’est qu’un des innombrables moments du Rassemblement — culte d’adoration avec la multitude, la musique au Village de l’Église Mondiale, la Coupe du monde anabaptiste ou les rencontres dans les couloirs — qui ont rapproché les anabaptistes de partout dans le monde dans une communion plus étroite.

    Paul Schrag est rédacteur de Mennonite World Review. Il faisait partie de l’équipe de rédaction Meetinghouse qui a couvert les séances plénières du 16e Rassemblement.

  • Les cercles d’amitié à PA 2015 stimulent les conversations en petits groupes

    Par Karla Braun

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – « On peut voir des jeunes et des personnes âgées [parler ensemble]. Et nous devenons des amis intimes », dit Omondi Samson du Kenya en prenant une photo de son nouveau « papa » et de sa nouvelle « maman » des États-Unis. Omondi Samson a participé à un des 255 cercles d’amitié qui se rencontraient après les séances plénières du matin.

    La coordonnatrice Thobekile Ncube, du Zimbabwe, dit que les cercles d’amitié ont été organisés à PA 2015 « à la demande de la famille anabaptiste. Les personnes ont exprimé le besoin de mieux se connaître ».

    Damaris Rickhaus de Suisse est la seule personne de son groupe qui a participé chaque jour.

    « Vous ne pouvez pas vous vous faire des amis en une demi-heure », dit-elle. Mais « même dans une brève conversation, il y des personnes qui racontent leur vie. »

    Quand il ratait une session, Victor Kristijanto dit qu’il manquait au groupe. « Au fur et à mesure que nous nous rencontrions, nous nous sentions à la maison », ajoute l’Indonésien. « Nous nous sentions libre d’échanger comme en famille. »

    Le livret du programme fournissait des questions pour faciliter la discussion; toutefois, aucun leader n’était assigné.

    Omondi a trouvé cette manière de discuter très intéressante. « Quand quelqu’un est assigné, dit-il, il n’y a pas d’espace. Quand tout un chacun est leader, nous sommes libres. »

    En raison de la participation démographique, la plupart des groupes étaient constitués d’au moins 50% de Nord-Américains.

    Damaris Rickhaus espérait rencontrer des personnes de partout dans le monde, mais son groupe était constitué en grande partie de Canadiens. Il n’en reste pas moins que la discussion « ouvre les horizons. »

    « Toutes les églises ont leur propres problèmes », dit Victor Kristijanto. « Quand nous avons des amis, nous pouvons partager nos fardeaux. »

    Les participants ont prié les uns pour les autres. Plusieurs groupes ont échangé des informations personnelles. Dans le groupe du Canadien James Wittenberg, un Indonésien a invité le groupe à lui rendre visite dans sa maison au Rassemblement de 2021.

    Malgré la brièveté des rencontres de groupe, l’intention du comité de planification d’offrir un espace pour échanger entre cultures et pratiquer la communauté semble avoir connu du succès pour plusieurs participants.

    Ivonete Coimbra du Brésil, dit des personnes qui composaient son cercle d’amitié, « Nous sommes désormais des amis pour la vie. »

    Karla Braun est la rédactrice de Courrier/Correo/Courier

  • Les images de l’exposition d’art de la CMM parlent plus profondément

    Par Byron Rempel-Burkholder

    Geoffrey Isley
    Geoffrey Isley

    Souvent, on se souvient des rassemblements de la Conférence Mennonite Mondiale comme des festivals de mots : histoires, chants, sermons et conversations. Mais qu’en est-il de l’art visuel?

    « On observe un intérêt grandissant pour l’art dans le monde anabaptiste » dit Geoff Isley, coordonnateur de la planification des arts visuels à PA 2015.

    Suivant la tradition des derniers rassemblements de la CMM, le 16e Rassemblement a présenté six expositions organisées autour de thèmes : en passant des tableaux « On the Road to Freedom » de Ray Dirks sur la souffrance de la migration mennonite de Russie à une série de tableaux sur les stations de la croix, utilisés dans la liturgie de Community Mennonite Church à Lancaster en Pennsylvanie.

    Pour la première fois, le 16e Rassemblement a ajouté une exposition concours.

    Avec 30 tableaux et sculptures, la collection présentait une variété de disciplines et de styles, de l’art figuratif à des formes plus abstraites.

    Geoff Isley ne voulait pas que l’exposition soit liée à un thème, à un style ou à un genre particulier. Il voulait plutôt que les pièces reflètent un grand éventail d’individualités et d’expériences spirituelles.

    Un an avant le Rassemblement, l’équipe de planification des arts visuels a invité les églises à encourager leurs artistes à participer et à soumettre des images numériques de leur art. Quelque 30 œuvres ont été sélectionnées par un juré, Theodor Prescott, professeur d’art au Messiah College qui ne faisait pas partie de l’équipe de planification des arts visuels.

    Chaque pièce était présentée avec une déclaration de l’artiste qui expliquait l’œuvre.

    Geoff Isley est heureux de l’intérêt manifesté par les visiteurs du rassemblement, mais déçu qu’il y ait eu une seule proposition de l’extérieur de l’Amérique du Nord : une peinture abstraite de Lucy Riquelme du Chili, intitulée « En marche avec Jésus ».

    La logistique du transport transfrontalier des œuvres peut être un facteur.

    L’exposition concours et les autres expositions (présentées dans la mezzanine au-dessus de l’aire du Village de l’Église Mondiale) ont donné l’occasion aux participants du Rassemblement de communiquer et d’apprendre d’une manière plus profonde qu’avec des mots.

    « Nous voulions que les personnes de l’extérieur de l’Amérique du Nord sachent que la communication visuelle est aussi importante », dit Geoff Isley.

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur indépendant et rédacteur de Winnipeg.

    Geoffrey Isley
  • Des bus transportent les invités à des points d’intérêts dans les comtés du centre de la Pennsylvanie

    Photo: Jonathan Charles

    Par Matthew Hahn

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Pendant toute la semaine, 33 différentes excursions d’une demi-journée ont repoussé les frontières de PA 2015 au-delà du Complexe du Champ de Foire à Harrisburg jusqu’à des points d’intérêt et d’importance dans les comtés du centre de la Pennsylvanie.

    Les jours de grande fréquentation, plus de 20 autocars quittaient le Champ de foire transportant environ 700 voyageurs.

    En tout, 85 excursions d’une demi-journée avec plus de 2 500 participants.

    Certaines excursions visaient des points d’intérêt général comme Gettysburg, le champ de bataille de la Guerre civile et le Sentier des Appalaches.

    Mais la majorité des excursions avaient un intérêt anabaptiste particulier.

    Plusieurs ont permis aux invités de visiter les installations et de voir directement le travail d’organisations mennonites locales telles que Eastern Mennonite Missions, le Comité central mennonite et Philhaven (une organisation sans but lucratif en soin de santé comportementale).

    Les excursions dans le Lancaster colonial ont exploré l’histoire anabaptiste. Plusieurs visites ont mis les invités en contact avec des agriculteurs amish et mennonites et leur ont permis de découvrir comment les anabaptistes entretiennent un rapport avec la terre et prennent soin de la création.

    Grâce à ces excursions, les participants du Rassemblement ont apprécié la richesse et la valeur d’être ensemble et de vivre une expérience commune. Ces excursions ont permis de découvrir des liens communs et d’apprendre les uns des autres.

    Au cours d’une visite à la ferme amish d’Annie et de John Esh à Quarryville en Pennsylvanie, un participant de la Suisse et un autre de la Thaïlande ont découvert leur intérêt commun pour le rôle bénéfique des microbes en agriculture.

    Sur le chemin du retour en bus vers le Complexe du Champ de Foire, David Geiser de Suisse échangeait avec son voisin de siège, un pasteur américain, sur la présentation qu’ils avaient vue et le choix difficile des anabaptiste de se séparer du monde.

    Les hôtes locaux étaient tout aussi enthousiastes de parler de leur vie et de leurs ministères avec la Conférence Mennonite Mondiale.

    Le pasteur Mike Holland a guidé un groupe dans son son église à prédominance mexicaine, Luz, Alegria, y Esperanza, à York Spring en Pennsylvanie. « Ce fut tellement encourageant, dit-il, d’avoir un groupe passionnément intéressé aux questions de l’immigration et du ministère aux immigrants hispaniques. »

    Matthew est marié et père de deux jeunes filles, et pasteur de New Life Community Church à Mount Holly Springs en Pennsylvanie.

  • Des maisons érigées en cinq jours par Mennonite Disaster Service au Rassemblement

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Enfoncer des clous est peut-être la dernière chose qu’on peut s’attendre à faire pendant une conférence d’église, mais pour plusieurs participants de PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale, c’était tout approprié.

    Chaque après-midi, juste à l’extérieur des salles climatisées du Champ de Foire, deux maisons préfabriquées ont été construites par des participants désireux de mettre leurs muscles au service de quelque chose de significatif pour leur foi.

    Alex Noord se souvient de ce que son fils Neils de 17 ans lui disait à la maison aux Pays-Bas : « Nous parlons toujours de l’Église, mais nous ne faisons rien ». Alex assiste au Rassemblement avec ses fils Neils et Tymen (14 ans). Aujourd’hui, Alex et ses fils ont l’occasion de « faire » quelque chose.

    Sous les chauds rayons du soleil de la Pennsylvanie, Neils et Tymen clouent des montants dans la structure d’un mur d’une des maisons qui sont destinées à deux familles ayant perdu leur maison pendant un désastre naturel : une au Nebraska et l’autre au Maryland.

    « J’aime travailler avec des choses techniques, dit Neils. J’éprouve une grande satisfaction à construire une maison. »

    La construction de maisons préfabriquées par des bénévoles avec le Partnership Home Program constitue une partie du travail du Mennonite Disaster Service (MDS) dont le siège est en Pennsylvanie. Chaque année, MDS envoie aussi des douzaines d’équipes de bénévoles dans des endroits touchés par des inondations et autres désastres en Amérique du Nord pour aider les victimes à nettoyer, à réparer et à reconstruire leurs maisons.

    À PA 2015, le personnel et les bénévoles de MDS étaient disponibles pour diriger chaque jour quelque 30 bénévoles pour construire les planchers et les murs des maisons qui seront éventuellement désassemblées et emballées pour leur transport.

    Parmi les participants, il y a avait des personnes de tous âges dont plusieurs n’avaient pas d’expérience en construction. Darwin Villacis, d’une église missionnaire en Équateur, a consacré deux après-midi au projet afin d’observer comment les Nord-Américains construisent leurs maisons.

    « Mon talent est dans mes mains, pas dans mes mots ou ma bouche », dit un mécanicien de 47 ans.

    Marcela Dow n’avait jamais manipulé un marteau avant. Cette jeune fille de 15 ans, avec son groupe de jeunes de Philadelphie en Pennsylvanie, s’est portée bénévole « parce c’est toujours plaisant d’aider les gens; on peut voir le changement qu’on apporte. »

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur et rédacteur de Winnipeg, au Manitoba (Canada).

  • Les participants internationaux font des conserves de haricots dans la chaleur de la Pennsylvanie

    Par Tim Huber

    Harrisburg, Pennsylvanie (États-Unis) – L’unité mobile du Comité central mennonite (MCC) pour la mise en conserve de la viande est devenue végétalienne pour le Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, remplaçant pendant une semaine le porc, le bœuf et la dinde par des haricots verts.

    Quittant le Rassemblement par une porte menant au stationnement, des participants ont enfilé couvre-cheveux, quelques couvre-barbes et des gants de plastique pour emballer et étiqueter des boîtes de 650 grammes bénévolement.

    « Nous savions que travailler avec de la viande dans un stationnement en juillet ne serait pas possible, c’était donc la seule option que nous avions » a déclaré le coordinateur de conservation, John Hillegass, le 23 juillet 2015.

    A la fin du Rassemblement, 3 500 boîtes auront été emballées dans des boîtes en carton, destinées à des banques alimentaires de la Pennsylvanie. Les haricots ont été achetés, congelés, dans une épicerie locale, à un tarif réduit. Hillegass dit que c’est la première fois que le MCC mettait en conserve autre chose que de la viande.

    « J’ai reçu quelques appels, ici et là, de gens qui demandent si on ne ferait pas des pêches et des légumes, dit-il, mais la viande c’est vraiment ce que nous faisons. »

    Accompagnées du concert des dizaines de marteaux quelques mètres seulement plus loin, sur le site de construction d’une maison de Mennonite Disaster Service, des équipes de 10 à 12 volontaires se penchaient sur une rangée de boîtes de conserve vides, les remplissant avec de l’eau et des haricots congelés avant de les passer sous une machine à sceller.

    Pendant la nuit, l’équipe permanente de l’unité mobile met en route les cuiseurs à vapeur de la remorque pour cuire les boîtes de conserve. Les lots terminés sont étiquetés avec des bâtons de colle par des étrangers bavards, unis dans l’action et la conviction.

    « Nous allons avoir plus de 160 bénévoles », a déclaré Hillegass à propos de la participation totale prévue. « Les gens qui ne font que passer, s’arrêtent et disent qu’ils veulent aider. »

    Ce projet est le dernier tour de piste pour cette génération d’unité mobile de mise en conserve du MCC. Tandis que quelques ouvriers mettaient la touche finale sur les boîtes de haricots à Harrisburg, d’autres travailleurs à Ephrata terminaient les préparatifs de la prochaine unité mobile du MCC qui, selon Hillegass, sera prête en août.

    Tim Huber est rédacteur-adjoint Mennonite World Review.Il fait partie de l’équipe de rédacteurs de Meetinghouse qui feront les rapports des séances plénières du 16e Rassemblement.

  • Des chants internationaux, même peu familiers, transportent les participants dans l’adoration

    Par Laura Kraybill

    L’adoration monte aux cieux pendant que des mennonites et des Frères en Christ de partout dans le monde unissent leurs voix à PA 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie. Malgré les différences théologiques et culturelles, la musique est un agent unificateur au rassemblement mondial, même quand elle nous fait quitter notre zone de confort.

    Les chants, qu’ils soient nouveaux ou familiers, sont les temps forts pour beaucoup de participants. Un participant a fait la remarque : « J’aimerais chanter et chanter ».

    « J’aimerais que des gens partent d’ici en disant, “je n’avais pas pensé vivre une telle expérience d’adoration avec de la musique asiatique”, dit Marcy Hostetler, responsable des chants pendant la semaine et directrice de la chorale de Lancaster Mennonite High School.

    Marcy Hostetler espère que les gens vivent une expérience commune de l’adoration pendant qu’ils apprennent des chants et des mouvements de plusieurs pays. « Quand on s’ouvre, on expérimente quelque chose à l’extérieur de nous-mêmes, on expérimente Dieu. »

    L’équipe des musiciens en elle-même est diversifiée, avec des musiciens talentueux provenant de divers pays dans le monde. Avec seulement trois jours de répétition et divers points de vue au sujet du leadership de la femme, Marcy Hostetler avait des inquiétudes.

    « Nous n’avons eu aucun problème. J’ai beaucoup de joie à diriger ce groupe. »

    Des connexions inattendues sont en partie à l’origine de cette joie.

    En 1983, quand Marcy Hostetler enregistrait un garçon angolais réfugié en République démocratique du Congo, elle n’avait jamais imaginé qu’elle serait, 32 ans plus tard, avec ce même garçon dans la même équipe musicale au Rassemblement de la CMM.

    Bien que ses cassettes audio ont été volées, le frère de Marcy Hostetler a trouvé une cassette chez lui sur laquelle on peut entendre la voix de Dodo Miranda. Quand Miranda a posé sa candidature pour faire partie de l’équipe musicale, Marcy Hostetler a eu le privilège de lui faire entendre l’enregistrement.

    Chaque jour, la musique choisie représente un continent différent dont l’Asie, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord. En adorant avec des styles différents, Marcy Hostetler savait que la musique aurait un grand pouvoir unificateur. « Chanter est une manière importante de transcender les frontières culturelles. »

    Laura Kraybill vient de Elkart (Indiana) et commencera en septembre des études dans le programme Master of Divinity à Garrett Evangelical Theological Seminary. Laura Kraybill a travaillé au cours des cinq dernières années comme directrice du programme d’art dramatique à Hesston College, au Kansas.

  • Fabriquer des couvertures et des duvets créé des liens entre les participants et l’oeuvre de CCM

    De Byron Rempel-Burkholder

    Sushant Nand est devant une machine à coudre Bernini à la partie du hall consacrée à la fabrication des quilts et des duvets. Un passant lui demande s’il est tailleur de profession.

    Il sourit. “Non, je voulais juste mieux comprendre comment CCM opère, afin de mieux l’expliquer aux autres jeunes.”

    Nand, qui vient d’apprendre les fondements de la machine, a l’intention de participer aussi au projet de la conservation de denrées alimentaires mise en boîtes de conserves avec CCM.

    A Calcutta en Inde, Nand est le coordonnateur sur place des échanges internationaux de la jeunesse pour CCM y compris le programme conjoint YAMEN! de CMM et CCM. Il aide aussi à animer la conférence de la jeunesse Mennonite pour toute l’Inde, un autre lieu où il peut montrer comment l’aide matérielle sert en coulisses.

    L’expérience de Nand illustre l’objectif des projets d’entreaide: la sensibilisation de l’oeuvre de CCM tout en offrant l’occasion de participer à cette oeuvre.

    Cathy Irwin, a volunteer supervisor at the quilting station, talked about how it was letting inexperienced people come to work on quilts that will be auctioned “It makes us a bit nervous, but we want everyone to learn quilting.”

    En plus, les projets enseignent la culture aux participants: “Pennsylvania a une longue tradition de fabrication de quilts,” a dit Mae Stoltzfus, mentor de l’art des quilts de la région, “Cela vaut la peine d’y faire attention.”

    Dans la partie de la salle consacrée aux quilts, autour de trois quilts étirés sur des cadres carrés des femmes, des hommes et des adolescents étaient assis en train de coudre des motifs détaillés que les Mennonites, les Amish et les Frères en Christ de l’Amérique du Nord créent depuis des générations.

    Pendant l’année qui vient, ces quilts seront vendus aux ventes d’aide que CCM organise autour du continent nord-américain.

    A côté, dans la section des duvets, des dizaines d’adolescents et d’adultes font des duvets. Certains, tels que Sushant Nand, cousent des pièces de tissu ensemble afin de fabriquer le haut de la couverture avec 14 machines à coudre Bernini neuves en location d’une entreprise locale. D’autres s’assoient autour des cadres en train d’attacher les duvets avec des ficelles. Ces duvets seront expédiés à l’étranger aux camps de réfugiés et d’autres endroits selon le besoin.

    Ces projets de fabrication de quilts et de duvets ont été coordonnés et dotés en personnel par les volontaires de CCM Material Resource Centre (Centre de Ressources Matérielles) à Ephratha, Pennsylvania, a dit la coordonnatrice Mary W. Martin. Ces projets au Rassemblement de la CMM reproduisent ce qui se passe au centre où des centaines de volontaires de la région cousent afin de soutenir l’oeuvre de CCM.

    Byron Rempel-Burkholder est pigiste et rédacteur de Winnipeg.

  • Le réseau des transports change des étrangers en amis

    par Karla Braun

    Harrisburg, Pennsylvanie, E.U. –  » Tout ce que je vois sont des sourires », dit Brenda Burkholder, volontaire à la table d’information pour le transport des personnes qui logent dans des familles. Une grande partie des plus de 7,200 participants de 56 pays inscrits pour Pennsylvanie 2015 arrivent en bus entre leurs lieux d’accueil et le Farm Show Complex.

    En plus du réseau de navettes de l’aéroport, trois réseaux de bus fonctionnent pendant l’Assemblée: hôtels, dortoirs du Messiah College, et accueil dans les familles.

    Leon et Nancy Stauffer, créateurs du catalogue de voyage Mennonite your Way, dirigent ce réseau pour les participants de l’Assemblée qui sont accueillis chez des Anabaptistes locaux.

    Les Stauffers ont réservé 21 bus d’Elite Coach et Executive Coach, des compagnies qui ont des liens avec la communauté mennonite. Chaque bus emmène 25 à 40 invités à un centre de ramassage à proximité d’un groupe de maisons d’accueil, ou leurs hôtes viennent les récupérer.

    En plus, un des hôtes va avec chaque bus, pour savoir ceux qui sont presents et répondre aux questions.

    Mike and Lena Brown

    Les hôtes Mike et Lena Brown de Lancaster Mennonite Conference disent qu’il y a un bourdonnement de conversations entre leur voyageurs de 9 pays différents. Certains ont fait la remarque que la conduite d’environ une heure est comme un voyage touristique; ils apprécient le paysage.

    Les premiers jours ont connu leurs difficultés dues à des évènements inattendus – vols retardés ou ratés, des problèmes aux douanes – ont bousculé les horaires. Les changements d’un système de navettes a un autre ont été ratés et les accueillants sont rentrés chez eux la première nuit sans visiteurs.

    Leon a été impressionné par la gentillesse de tous ceux qui s’occupaient de l’accueil dans les familles. Il a apprécié leur flexibilité même avec les problèmes que nous avons eus. « Ils en sourient encore quand ils se rencontrent. »

    Le travail des Stauffers pour trouver des familles d’accueil a commencé 2 ans avant l’évènement du 21 au 25 juillet 2015, et il a monopolisé toutes leurs énergies à plein temps pendant les derniers mois.

    Combiner des visiteurs avec des familles d’accueil n’est pas aussi simple que d’écrire des noms sur une liste. Les Stauffers ont tenu compte des allergies aux animaux de compagnie, les besoins d’accessibilité et les souhaits d’être avec des amis ou recevoir des visiteurs d’un certain pays ou parlant une certaine langue.

    « Nous avons beaucoup prié » dit Nancy.

    Il y a environ 800 personnes qui sont accueillies par des familles avec une à sept personnes à la même adresse.

    Les Browns, comme beaucoup d’hôtes, avaient aussi un invité chez eux. Ils ont considéré que c’était une chance de rendre service et de rencontrer des personnes très intéressantes. Les locaux sont juste des gens, dit Mike avec un sourire, et les visiteurs sont des leaders qui peuvent nous apprendre beaucoup alors que nous marchons ensemble avec Dieu.

    Karla Brown a été éditrice associée au MB Herald (publication de la Conférence Canadienne de l’Eglise des Frères mennonites) et va devenir éditrice du Courrier/Correo/Courier après l’Assemblée.

  • Harrisburg, Pennsylvanie, États-Unis – Les participants de PA 2015, le Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), passeront le dernier jour de l’événement, le 26 juillet, avec les assemblées mennonites et Frères en Christ situées dans un rayon de deux heures du Champ de Foire d’Harrisburg.

    « Parce qu’il y a tellement d’assemblées anabaptistes dans la région, nous leur avons demandé si elles acceptaient d’être les hôtes de notre culte du dimanche matin », dit Liesa Unger de l’Allemagne, responsable des événements internationaux de la CMM. « C’est une occasion extraordinaire pour nous tous, résidants et visiteurs, de fraterniser ensemble dans les églises locales. Nous voulons faire l’expérience de la vie d’église nord-américaine. »

    Matériel pour le culte mis à la disposition de tous

    La CMM a créé du matériel liturgique et invite toutes les assemblées à l’utiliser peu importe où elles sont situées dans le monde. « Nous sommes tout particulièrement conscients d’appartenir à une famille de foi mondiale dans l’attente de PA 2015 », fait remarquer Liesa Unger. « Ainsi nous invitons toutes les assemblées anabaptistes de partout d’utiliser le matériel liturgique du dimanche matin. » Il est accessible au ici en espagnol, en français et en anglais.

    Pendant PA 2015, plus de 6 500 participants de plus de 70 pays se réuniront en communauté pour fraterniser et adorer autour du thème « En marche avec Dieu ». Le culte du dimanche matin porte le sujet plus loin avec « En marche avec Dieu : aller de l’avant » d’après Actes 18, 22-28.

    Le matériel liturgique comprend une suggestion du déroulement de la célébration, plusieurs prières, une lecture dialoguée basée sur le Psaume 145, trois chants avec paroles et musique (de l’Argentine, de l’Afrique du Sud et des Philippines), et les grandes lignes d’une prédication proposée et préparée par Nelson Kraybill, le prochain président de la CMM. De plus, une vidéo des grands moments de PA 2015 sera mise en ligne juste avant le 26 juillet au ici et pourra être projetée pendant le culte.

    Les églises locales multiplient les efforts pour exercer l’hospitalité

    Plus de 45 églises ont demandé de pouvoir accueillir leurs frères et sœurs pour le culte et la communion fraternelle le 26 juillet. Rebecca Pereverzoff, qui assigne les invités aux églises hôtes, a entendu plusieurs histoires.

    À Conestoga Mennonite Church, près de Morgantown (PA), environ 120 personnes assistent au culte la plupart des dimanches matin. Voici leur réponse à notre invitation à accueillir les invités de PA 2015 : «  Nous sommes préparés à nourrir plus de 100 invités ce jour là, mais s’il y en a seulement 50, ça ne fait rien. Notre école du dimanche débute à 9 h 30. Si nos invités désirent y assister, veuillez nous prévenir à l’avance. C’est très important pour nous d’avoir un culte avec les anabaptistes de partout dans le monde. Nous avons tellement hâte que le mois de juillet arrive! »

    Weaverland Mennonite Church, près d’East Earl (PA), offre deux cultes la plupart des dimanches pour rendre service aux centaines de personnes qui fréquentent l’église. Bien que leur cuisine soit en rénovation cet été, ils se sont portés volontaires pour accueillir de 70 à 75 invités. La dame qui coordonne la cuisine lors des événements communautaires de l’église accueillera les visiteurs chez elle, avec sa famille, pour le repas du midi le 26 juillet.

    « Il n’y a pas de meilleure façon d’élargir notre expérience du culte et de la foi en communauté que de prier, de chanter et de lire les Écritures ensemble, puis de couronner le tout par un repas et une rencontre », fait remarquer Liesa Unger.

    Article par Phyllis Pellman Good, auteure et rédactrice pour la Conférence Mennonite Mondiale.

    Histoires de familles d’accueil

    Lyndell Thiessen, qui travaille à assigner des visiteurs à des familles d’accueil, raconte ces histoires et ajoute « je ne peux qu’admirer les hôtes et leur enthousiasme pour l’accueil » :

    • Une famille hôte a loué quatre lits sur roulettes afin de pouvoir accueillir plus de personnes.
    • Plusieurs hôtes effectueront plus qu’un voyage pour déposer leurs invités aux arrêts de la navette, car ils ont beaucoup d’espace à offrir dans leur maison, mais pas assez dans leur véhicule.
    • Deux femmes, toutes les deux ayant vécu la mort subite de leur époux, souhaitent honorer leur engagement d’accueillir des visiteurs. Elles disent que c’est important pour elles de le faire.
    • Une hôtesse est tellement enthousiaste d’accueillir des visiteurs du Zimbabwe qu’elle est en train de leur confectionner des petites courtepointes en cadeau. Elle a demandé à sa voisine amish de l’aider à concevoir le modèle.
    • Leon Stauffer, coordonnateur du transport par navette des participants hébergés dans les familles, et son épouse Nancy, ont choisi de rester dans la région des familles d’accueil pendant PA 2015 au lieu de rester avec le personnel de la CMM à Harrisburg. Plus de 1 000 invités sont hébergés dans environ 350 familles. Les Stauffer veulent être disponibles pour assurer un service fluide et ponctuel des 21 autobus qui emmèneront les invités au Rassemblement.
    • Quand une hôtesse a appris que six personnes seraient placées dans sa maison, elle a répondu « Seulement six? J’en avais demandé 16! »