Étiquette : Afrique

  • « Portez les fardeaux les uns des autres ; accomplissez ainsi la loi du Christ. »

    Galates 6. 2

    Après une période de sécheresse, de fortes pluies se sont abattues sur le sud de l’Afrique, entraînant des conséquences désastreuses. Les églises membres de la CMM au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe ont été touchées.

    « Bien que les inondations aient entraîné des difficultés, l’Église est restée une source d’espérance et de compassion. Nous sommes profondément reconnaissants à la Conférence Mennonite Mondiale, qui a gardé l’Église des Frères mennonites du Malawi — et le Malawi en tant que pays — dans ses prières et sa solidarité », a déclaré l’évêque Shadreck Kwendanyama, de l’Église Frères mennonites du Malawi (MBCM).

    Les inondations impactent les églises

    Fin mars, de fortes pluies au Malawi ont provoqué des inondations catastrophiques. Les autorités nationales ont fait état de plus d’une vingtaine de décès et de 29 000 foyers touchés.

    Les maisons en briques de terre crue étaient particulièrement vulnérables aux intempéries. Les cultures qui n’avaient pas dépéri sous l’effet de la sécheresse ont été submergées ou emportées par les eaux. La scolarité a été suspendue en raison des dégâts causés aux habitations, de la perte de matériel et de l’effondrement des routes.

    Environ 400 foyers de membres de l’église MBCM dans la région centrale du Malawi ont été inondés.

    Dans le district de Mchinji, 101 familles ont campé dans les locaux de l’école pendant trois semaines jusqu’à la reprise des cours. Les eaux ont détruit 17 hectares de cultures de maïs, d’arachides, de patates douces, de pommes de terre et de manioc.

    Dans le district de Dowa, où se trouve le camp de réfugiés de Dzaleka, 63 maisons en terre appartenant à des personnes liées à l’église de Mkulera ont été détruites par les pluies.

    Les districts de Salima et de Nkhotakota ont chacun vu disparaître une douzaine d’hectares de cultures et plus de 30 maisons.

    La contamination des sources d’eau a accru le risque de choléra, mais la communauté des églises a contribué au traitement de l’eau au chlore et au nettoyage des puits et des points d’eau. Les responsables d’Église ont sensibilisé la population à l’hygiène, encouragé le lavage des mains et aidé les agents de santé à mener des actions de prévention des maladies.

    L’évêque Shadreck Kwendanyama rapporte que les assemblées locales ont partagé de la nourriture avec les familles déplacées. Les membres d’Église ont aidé à reconstruire les maisons endommagées. Les jeunes ont aidé les personnes âgées et les ménages vulnérables. Les assemblées ont prié ensemble et soutenu les familles touchées.

    Frères en Christ

    Les communautés des églises Frères en Christ de Chikwawa, Phalombe, Zomba et Makanjira (Mangochi), au Malawi, ont également été gravement touchées.

    « Nous avons reçu des nouvelles alarmantes de la part de nos pasteurs et de nos responsables : des maisons emportées par les eaux, des familles déplacées, des récoltes détruites et de nombreuses personnes privées de nourriture et d’abri », a déclaré le révérend Francis Kamoto, évêque de l’Église des Frères en Christ (BICC) du Malawi, dont le siège se trouve à Blantyre.

    « La situation est désastreuse. En tant qu’église, nous faisons tout notre possible pour réagir, mais l’ampleur de cette catastrophe dépasse nos capacités locales. Ce sont nos frères et sœurs en Christ, des membres du même corps que nous partageons », ajoute-t-il.

    Mozambique 

    Au Mozambique, 11 églises Frères en Christ ont été détruites dans la province de Sofala. Les inondations ont également touché les provinces de Maputo, Gaza, Inhambane et Tete. Dans trois localités, seul le bâtiment de l’église a été détruit. Dans les neuf autres, les eaux ont endommagé des habitations et des champs.

    Les communautés se sont réfugiées sur des terrains plus élevés lorsque les eaux ont monté et il n’y a eu aucune perte humaine.

    Le responsable de l’église, Mubecane Filipe Manharage, indique que des fonds d’aide ont été versés par le gouvernement.

    Zimbabwe 

    Au Zimbabwe, à Mtshabezi, la région où la présence anabaptiste est la plus ancienne, les inondations ont provoqué la rupture d’un barrage en mars 2026, entraînant de graves inondations ainsi que des dégâts et la destruction de biens.

    Ce barrage alimente en eau le complexe de l’Église des Frères en Christ : un lycée accueillant environ 1 000 internes, une école primaire comptant environ 600 élèves externes et une ferme.

    Il s’agissait de la deuxième catastrophe liée aux inondations à toucher la communauté. En décembre, les eaux ont de nouveau monté, isolant complètement les villes et provoquant des coupures d’électricité dans les écoles et les hôpitaux.

    « Le soutien par la prière des frères et sœurs du monde entier et les messages d’encouragement des Églises partenaires témoignent du Corps du Christ en action », déclare l’évêque Shadreck Kwendanyama. « “Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance” (1 Corinthiens 12. 26) », ajoute-t-il.


  • Perspectives — Zimbabwe  

    Ma première véritable rencontre avec la CMM a eu lieu lors de l’Assemblée de 2003, qui s’est tenue à Bulawayo, au Zimbabwe, ici en Afrique. Ce fut une expérience de louange internationale et multiculturelle tout à fait extraordinaire. Les mélodies issues de cultures et de traditions variées se sont harmonisées, laissant une empreinte indélébile dans mon âme. 

    Cette expérience a suscité en moi une passion pour la louange mondiale qui continue de m’inspirer, ainsi que la plupart des membres de l’Église des frères en Christ, encore aujourd’hui ! 

    L’Assemblée de 2003 de la CMM au Zimbabwe a marqué un événement important dans la communauté anabaptiste mondiale. L’un des impacts durables s’est fait ressentir sur les styles musicaux des Églises locales au Zimbabwe. Cette influence se manifeste dans le mélange des rythmes traditionnels zimbabwéens avec les hymnes occidentaux et la musique chrétienne contemporaine. 

    Musique traditionnelle zimbabwéenne et culte anabaptiste 

    Au Zimbabwe, la musique traditionnelle fait partie intégrante de l’identité culturelle. Les instruments à percussion, tels que les tambours, les hochets et les maracas, sont couramment utilisés dans le culte. 

    Après 2003, certaines Églises des Frères en Christ ont commencé à intégrer ces éléments dans leurs cultes, en les fusionnant avec des instruments occidentaux, tels que la guitare et le synthétiseur, créant ainsi un son unique qui trouve un écho auprès des fidèles de la région. 

    En réalité, la majorité des assemblées zimbabwéennes a généralisé l’usage d’instruments de musique pour accompagner la louange. Cette pratique s’est même étendue aux assemblées des zones rurales, où les fidèles se limitaient auparavant au chant a cappella. 

    L’influence de la musique anabaptiste 

    L’Assemblée de la CMM a réuni des musiciens issus de diverses traditions anabaptistes. Cette rencontre a conduit à l’adoption de chants tels que « Over my head, I hear music in the air ! » (Une chanson folklorique afro-américaine adaptée à un rythme zimbabwéen dans les assemblées locales). 

    De nombreuses Églises ont commencé à utiliser des chants mêlant cantiques traditionnels et chants de louange contemporains d’Afrique et d’Amérique latine. 

    Le recours à des éléments traditionnels s’est révélé particulièrement évident pour favoriser l’épanouissement et la louange dans un contexte africain. Cela a renforcé l’utilisation du mouvement dans le chant, celui-ci venant naturellement aux populations autochtones d’Afrique. Des interprétations telles que « Hakuna akaita sa Jesu » (Il n’y a vraiment personne comme Jésus) et « Jes’ uya khazimula » (Jésus brille toujours) ont pris un sens nouveau et ont gagné en popularité sous l’influence directe de la musique anabaptiste. 

    Un certain nombre d’autres refrains en langues « étrangères », tels que « Obrigado Senhor » (Merci, Jésus) et des chants de l’Assemblée au Zimbabwe de 2003, ont également été intégrés à la musique du culte local. 

    Impact sur le culte 

    Le mélange des styles musicaux a influencé les pratiques cultuelles. Les cultes sont plus participatifs, les fidèles chantant en ndébélé, en shona et en anglais. Certaines Églises ont introduit la danse, intégrant ainsi des mouvements traditionnels zimbabwéens. 

    Ce changement a rendu le culte plus expressif et plus adapté à la culture locale. 

    L’Assemblée de la CMM au Zimbabwe a largement contribué à inciter indirectement les assemblées locales à apprécier la diversité culturelle dans la musique de culte. 

    Le fait de chanter des chants tirés d’un recueil commun comme le livre de chants de la CMM a eu plusieurs effets sur les assemblées. Les chants communs favorisent un sentiment d’unité et une expérience de foi partagée parmi les membres de l’assemblée. Ils les relient à une communauté plus large de croyants et croyantes de différentes cultures et de différents endroits. 

    Défis et opportunités 

    Si cette fusion musicale a enrichi le culte, elle a également posé des défis. Certaines assemblées ont du mal à trouver un équilibre entre tradition et nouveauté. Il arrive que les membres plus âgés préfèrent les cantiques traditionnels, alors que les plus jeunes privilégient souvent les styles contemporains. Ce fossé générationnel nécessite une navigation prudente de la part des jeunes membres et des responsables d’Églises. 

    Les jeunes du district de Bulawayo, de l’Église des frères en Christ, ont pris une initiative proactive pour s’efforcer de satisfaire tout le monde en formant la chorale des jeunes du district de Bulawayo. 

    Le groupe a transformé les cantiques traditionnels afin de les rendre plus accessibles à tous les âges, en utilisant des instruments locaux et occidentaux dans leurs groupes de louange dirigés par des jeunes. 

    L’Assemblée 2003 de la CMM a encouragé une louange davantage adaptée au contexte local dans les assemblées BICC du Zimbabwe. En adoptant les traditions musicales locales, les Églises ont créé des expériences de louange à la fois authentiquement zimbabwéennes et connectées au reste du monde. 

    Ce mélange de styles reflète l’importance accordée par les anabaptistes à la communauté et à la pertinence culturelle. 

    Alors que les assemblées zimbabwéennes continuent d’évoluer, leur musique reste un témoignage de la puissance de la foi exprimée à travers la culture locale. 

    Les effets les plus durables laissés par la CMM sont l’engagement émotionnel et spirituel, les liens et les échanges culturels, et surtout les sentiments de joie, de dévotion et de contemplation qui ont été suscités, améliorant ainsi efficacement la manière de vivre le culte. 

    Nelson G. Muzarabani est membre de la BICC Entumbane à Bulawayo, au Zimbabwe, et ancien de la BICC Zimbabwe, où il a occupé le poste de secrétaire de la conférence pendant près de 10 ans. Musicien de formation, il est actif dans le ministère de la musique de l’Église ainsi que dans d’autres activités. Il a pris sa retraite des secteurs public et privé, où il a travaillé pendant un peu plus de 35 ans en tant qu’éducateur, chercheur/historien/archiviste, administrateur et gestionnaire.


  • De gauche à droite, John M. Sean, secrétaire général du KMKT, et Emmanuel Hagai, secrétaire général du KMT. Photo : Liesa Unger

    L’Assemblée de la CMM reste en Afrique de l’Est

    « Construire ensemble le corps du Christ et renforcer la fraternité mondiale [voilà la vision qui sous-tend la décision d’accueillir l’Assemblée mondiale de l’Église anabaptiste] », déclare l’évêque Nelson Kisare, de la Kanisa la Mennonite Tanzania.

    Le Comité Exécutif de la Conférence Mennonite Mondiale a accepté l’invitation des églises membres de Tanzanie à accueillir la 18e Assemblée mondiale en 2028. Ce rassemblement de cinq jours réunissant des anabaptistes du monde entier aura lieu lors des deux premières semaines de juin. Le thème est en cours de finalisation.

    La Tanzanie compte plus de 46 000 mennonites répartis dans deux églises membres de la CMM : Kanisa la Mennonite Tanzania (KMT) et Kanisa La Mennonite La Kiinjili Tanzania (Église évangélique mennonite de Tanzanie).

    « Nous attendons environ 1 500 à 2 000 participants venus d’autres continents, et 500 à 1 000 d’autres pays d’Afrique », déclare Liesa Unger, responsable des événements internationaux. « Les responsables d’Églises tanzaniennes s’attendent à ce que plus de 2 500 participants locaux assistent à l’ensemble de l’Assemblée et à ce que 200 supplémentaires participent au culte de clôture samedi. »

    La KMT est la plus ancienne union d’églises mennonites d’Afrique de l’Est, fondée dans les années 1930. Des vagues de réveil ont traversé la Tanzanie des années 1940 aux années 1960. Des évangélistes tanzaniens issus des églises mennonites ont apporté l’Évangile au Kenya, y établissant l’Église mennonite.

    En 1971, le nom de l’Église nationale a été changé de l’anglais au swahili, reflétant la direction africaine de l’Église qui avait commencé avec la nomination des pasteurs Ezekiel Muganda et Andrea Mabeba en 1950 et celle de l’évêque Zedekiah Kisare en 1964. Actuellement, Emmanuel Hagai occupe le poste de secrétaire general et Nelson Kisare celui d’évêque président.

    La KMKT a été créée en 1988, dans le prolongement de la KMT. En 2005, elle a été reconnue comme Église par le gouvernement national. Leur mission consiste à partager l’Évangile, à encourager les jeunes à suivre Jésus et à participer aux activités de l’Église, ainsi qu’à servir la communauté par le don de sang volontaire et l’aide aux plus démunis. Elle est actuellement dirigée par John Sean, secrétaire general, et Lameck Manji, evêque président.

    Les mennonites de Tanzanie gèrent plusieurs écoles, du primaire au supérieur, ainsi que plusieurs hôpitaux et centres de santé.

    « Notre groupe continental africain apporte son soutien à cette invitation adressée à notre famille anabaptiste mondiale de venir en Tanzanie », déclare Samson Omondi, représentant du Comité Exécutif pour l’Afrique et évêque de l’Église mennonite du Kenya.

    African women's choir stand at the front of the church
    Les chorales font partie intégrante des cultes dans les assemblées du KMT, comme ici à Arusha.Photo : Liesa Unger

    « Nous espérons proposer des options d’Assemblée Dispersée non seulement en Tanzanie, mais aussi dans d’autres régions d’Afrique de l’Est », ajoute Nelson Martínez, coordinateur logistique. (Les Assemblée Dispersées sont des excursions avant et après l’Assemblée Réunie qui permettent à de petits groupes de découvrir la région et de prier avec les assemblées locales.)

    Le nouveau lieu de l’Assemblée a dû être choisi seulement deux ans avant l’événement, après que l’hôte initial, la MKC en Éthiopie, ait retiré son invitation.

    « Depuis des années, notre rêve était d’organiser la 18e Assemblée en Afrique. Cela clôt notre décennie de Renouveau, marquant les 500 ans de l’anabaptisme par une célébration sur le continent où l’anabaptisme connaît la croissance la plus rapide », déclare César García, Secrétaire General de la CMM. « Nous nous réjouissons de cette occasion de tisser des liens et d’apprendre à mieux connaître nos frères et sœurs en Tanzanie, tout en partageant mutuellement nos dons à travers ce grand rassemblement. »

    « Malgré certaines difficultés prévisibles, nous pensons que la tenue de l’Assemblée à Arusha sera une expérience unique et positive. Le fait qu’elle se déroule dans un lieu relativement petit nous aidera à nous rapprocher les uns des autres. L’engagement des Églises apportera de la joie et de nombreuses bonnes volontés à l’Assemblée », déclare Liesa Unger.



  • Winnipeg, Manitoba, Canada – L’église de Tanzanie connut un réveil dans les années 40 jusque dans les années 80 et les responsables de Kanisa la Mennonite Tanzania (KMT) sont prêts à le vivre à nouveau. Les évêques récemment élus ont la vision d’agrandir d’un million de personnes l’église mennonite en Tanzanie.

    En janvier 2017, plusieurs départs à la retraite ont provoqué un changement de plus de la moitié des évêques de KMT : cinq nouveaux jeunes responsables (moins de 55 ans par rapport aux 60 ans habituels) se sont joints aux trois restant pour planifier le réveil. La vision est de planter une paroisse mennonite dans chaque village de Tanzanie.

    Les évêques, qui supervisent 230 pasteurs et 65 000 membres, ont un plan stratégique pour partager l’évangile avec un million de personnes d’ici 2034 (date du 100ème anniversaire de l’église mennonite en Tanzanie). Chaque membre doit amener une nouvelle personne à l’église chaque année.

    KMT est une église solide, a déclaré l’évêque Amos Muhagachi du diocèse de Dodoma, mais elle est devenue stagnante. KMT est l’une des premières églises mennonites nationales indigénisées en Afrique. Elle a envoyé des travailleurs pour planter des paroisses mennonites au Kenya et son école biblique à Bukiroba attire des pasteurs en demande de formation d’Ouganda, du Burundi, du Rwanda et du Kenya.

    Muhagachi affirme que depuis peu « il y a une explosion d’évangélisation ; Le Saint-Esprit est en mouvement. »

    Les 14 – 45 ans représentent 75% de la population de KMT. « Les larmes coulaient sur mon visage de voir les jeunes aller à l’église », confie Muhagachi. Une église qu’il a visitée a trois chorales de jeunes composés de 20 membres chacune.

    La croissance de l’école biblique montre que les paroisses sont déjà motivées pour aller partager. « Le nombre de demandes d’inscriptions ne dépassait jamais 50, mais cette année, il est supérieur à 100 », explique Muhagachi.

    Les étudiants doivent payer 100 000 shillings tanzaniens de frais de scolarité. Les contributions provenant des paroisses locales aident à couvrir d’autres coûts : nourriture, peinture et chaises pour les salles de classe. Les églises ont également offert de subventionner les frais de scolarité.

    Les responsables d’église recherchent une formation sur la Bible et en leadership et à apprendre davantage sur la construction de la paix, en particulier avec la minorité musulmane en Tanzanie. KMT a approuvé un amendement qui permet de consacrer de femmes au ministère et cherche des bourses pour rendre possible leur formation.

    « Je n’avais jamais senti ce genre de mouvement », témoigne Muhagachi.

    « J’ai été inspiré par la soif de toucher des millions de Tanzaniens qui n’ont pas encore formé une alliance avec Dieu par le Christ », déclare l’évêque nouvellement élu de Dar es Salaam, Nelson Kisare, citant Matthieu 28: 19-20. « Nous n’avons aucune raison, par conséquent, de douter du

    succès de KMT Vision 2034, car Dieu est avec nous. »

    —Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale par Karla Braun d’après des dossiers de Debbi DiGennaro et Emily Jones, de l’Eastern Mennonite Missions.

    *Article actualisé le 27 juin 2017

    Faites connaissance avec un des nouveaux jeunes évêques de Kanisa la Mennonite Tanzania (église mennonite de Tanzanie) :

    Après des études d’économie et de management en Tanzanie, en Afrique du Sud et au Royaume-Uni, Nelson Kisare travaillait dans une des plus grandes banques de Tanzanie tout en servant l’église entant qu’ancien et trésorier. Cependant, il sentit « l’appel de faire le travail de Dieu comme pasteur du troupeau du Christ et gardien de la foi des apôtres » et il démissionna de la banque en 2015.

    Kisare fut élu pasteur des paroisses de Upanga, Tegeta et Tabata Segerea à Dar es Salaam. Il fut élu président du diocèse Est de la KMT en juin 2016, puis il figura parmi les cinq nouveaux évêques de moins de 55 ans qui furent consacrés en janvier 2017.

    « Entant qu’évêque du diocèse Est de la KMT, je suis responsable de la supervision d’une église pour proclamer la bonne nouvelle de Jésus et pour maintenir le bien-être spirituel de l’assemblée ainsi que d’être un exemple de droiture et de vie sainte, » témoigne Kisare.

    Kisare et sa femme Rachel ont quatre enfants (John, Frank, Imani, Happy) et prennent soin d’une jeune orpheline en payant pour ses frais de scolarité et en lui offrant le gîte et le couvert chez eux.

  • Le Royaume de Christ veille sur les visas refusés, les conflits ethniques et les différences interconfessionnelles

    Par Connie Faber

    Harrisburg, Pennsylvanie, États-Unis – Nzuzi Mukawa de la République Démocratique du Congo, éducateur et pasteur de l’Église des Frères Mennonite, a lancé un défi à son audience le 23 Juillet 2015: de quitter la Conférence Mennonite Mondiale PA 2015 en tant qu`hommes et femmes réconciliés avec Dieu et avec les autres.

    Nzuzi Mukawa

    Le conflit qui se trouve dans le texte que Mukawa a présenté, 1 Samuel 25: 1-35, commence avec une seule personne: Nabal. Quand cet homme riche, mais insensible rejette la demande d`aide faite par David, ce dernier cherche à se venger.

    La résolution de ce conflit commence aussi par une seule personne: Abigail. Lorsque David accepte son présent de réconciliation, le conflit est résolu.

    « Pourquoi y a-t-il tant de conflits dans le monde? » demanda Mukawa. « Parce que les gens partagent les principes de Nabal. »

    Quand les gens abusent de leur richesse, de leur éducation ou de leur supériorité, cela résulte sur conflits dans les familles, entre les pays et même dans l’Eglise.

    « Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui vont adopter l’attitude de Abigail et aller vers l’autre », a déclaré Mukawa.

    La réconciliation est l’œuvre de Dieu, dit Mukawa, se référant à 2 Corinthiens 5: 17-20. « A l`époque où nous étions les ennemis de Dieu, Dieu est venu vers nous et Il nous a réconciliés en Jésus Christ. »

    « Son nom [est le seul] par lequel nous pouvons être sauvés », dit-il .

    Dieu appelle ses disciples à annoncer la croix et à oeuvrer pour la résolution des conflits. Citant des exemples actuels dans le monde, Mukawa a appelé à une résolution des différents conflits ethniques, tribaux et raciaux.

    L’Assemblée de la CMM représente la grande diversité qui se réjouiera dans les cieux, dit Mukawa. « J`attends ce jour. »

    Les salutations œcuméniques des représentants du Conseil Œcuménique des Eglises Mondial, la Fédération Luthérienne Mondiale et la Conférence Générale des Adventistes du Septième Jour ont souligné l’attachement des anabaptistes à la paix et la réconciliation.

    Malgré les chanteurs absents, la soirée de la musique Africaine était enthousiaste et énergique. Brethren Choral Sounds Choir du Zimbabwe comptait environ 40 chanteurs. Seuls cinq chanteurs ont pu représenter la Eastleigh Fellowship Choir du Kenya; les 25 autres ont eu leurs visas rejetés.

    Le maître de cérémonie Don McNiven a conduit le public dans un moment de prière silencieuse pour les nombreux participants qui manquaient à cause de ce refus.

    Connie Faber est rédactrice en chef du périodique Leader Chrétien. Elle fait partie de l’équipe des rédacteurs Meetinghouse qui rapportent les sessions plénières de la 16ème Assemblée.

  • Mwanza, Tanzanie – Les évêques de la Kanisa la Mennonite Tanzania et de la Kenya Mennonite Church travaillent ensemble à une formation locale abordable pour les pasteurs de villages.

    Pour ce faire, ils ont créé un partenariat avec les missionnaires de Eastern Mennonite Missions, Joe et Gloria Bontrager (États-Unis), qui développent et mettent en œuvre un programme de niveau élémentaire qui servira aussi de modèle à l’avenir pour la formation des responsables d’église.

    Les Bontrager se rendent dans différentes régions et commencent le programme avec un séminaire de ‘formation des formateurs’. Partant du niveau élémentaire et tout en montrant comment enseigner, ils apportent aux responsables locaux ce dont ils ont besoin pour donner eux-mêmes les douze cours en deux ans.

    Ê ce jour, ils ont dirigé 15 séminaires de ‘formations de formateurs’ dans sept des dix diocèses de la Kanisa la Mennonite Tanzania et dans cinq des sept diocèses de la Kenya Mennonite Church. Très souvent, les évêques animent aussi les séminaires, comme dans le diocèse de Mwanza (Tanzanie), où l’évêque Albert Randa a donné un cours sur la discipline d’église pour les candidats à l’ordination.

    Le programme a un fort impact sur les églises parce qu’il est conçu pour combler les lacunes des pasteurs dans les domaines bibliques et dénominationnels. Par exemple, les responsables ont demandé à avoir un cours spécifique sur ce qui caractérise les mennonites. Ils s’étaient rendus compte que de nombreux paroissiens ne connaissaient pas la différence entre les mennonites et les autres dénominations.

    La méthode d’enseignement de Joe et Gloria Bontrager contribue pour beaucoup à l’impact du programme. En Afrique, l’enseignement est souvent basé sur des exposés et l’apprentissage par cœur, mais Joe et Gloria insistent sur la réflexion personnelle et la discussion ouverte. Le matériel d’étude ne vise pas à simplement apporter des connaissances, mais à initier un dialogue sur la façon de les appliquer.

    Les responsables d’Église sont convaincus que cette pratique rend les formations au leadership des pasteurs accessibles et abordables, tout en leur permettant d’assumer leurs responsabilités domestiques et familiales. Les responsables sont satisfaits aussi de voir les étudiants commencer à partager avec les autres ce qu’ils ont appris.

    Adapté d’un article de Chris Fretz et Amanda Miller, Eastern Mennonite Missions (EMM)

  • Nairobi, Kenya –Des évêques Mennonites du Kenya et de la Tanzanie ont créé un bureau des missions au cours de leur rencontre annuelle tenue au Mennonite Guest House. “ Nous ne sommes plus des églises qui se contentent de recevoir des missionnaires, mais de celles qui envoient des missionnaires,” ont déclaré ces responsables d’églises.

    L’EMM travaille depuis 78 ans avec les églises en Afrique de l’est. “C’est une immense satisfaction que de voir cette expression de la maturité et de la passion des églises pour la mission,” a déclaré Aram DiGennaro, le Représentant régional de l’EMM pour l’Afrique de l’est.

    Le nouveau bureau des missions, dénommé International Mennonite Mission of East Africa, ou IMMEA en sigle, est le reflet de la conviction des évêques que les Africains de l’est ont les capacités nécessaires pour accomplir la mission sur leur continent.

    Ces responsables ont convenu que leurs églises devaient devenir missionnaires de façon plus ouverte. Leur premier pas sera de créer un programme de formation pour les missionnaires.

    Afin de stimuler la passion missionnaire, les leaders sont en train d’introduire dans leurs églises le concept d’une “Année de service pour Christ”, dont le but est de former 100 personnes pour le discipulat d’ici fin 2013.

    Un comité de trois personnes — Bishop Philip Okeyo et Pasteur Rebecca Osiro de Kenya Mennonite Church, et Bishop Christopher Ndege de Tanzania Mennonite Church – est chargé de la mise en place de l’IMMEA. Toutes les deux églises sont membres de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Extrait d’un communiqué de l’EMM par Debbi DiGennaro