Auteur/autrice : Stephanie Setiawan

  • « Nous avons une chaîne de prière pour les familles en deuil. »

    « Prions ensemble et montrons notre solidarité avec nos frères et sœurs… »

    « Nous ne cessons de prier pour les sujets mis à notre possession. »

    C’est le genre de messages que vous envoyez en réponse aux demandes urgentes de prières et aux lettres pastorales partagées par la Conférence Mennonite Mondiale à toute notre famille mondiale. 

    « La prière d’intercession est une réelle force active qui nous unit en tant que croyants ; c’est un outil qui ne connait ni frontière ni distance. Au milieu de notre impuissance, la prière nous montre que Dieu écoute toujours, en nous apportant réconfort, paix et espoir » dit Mary Cano, membre de la Commission diacres. 

    « L’importance de prier les uns pour les autres apparait en Philémon 1.22 : j’ai bon espoir de vous être rendu bientôt, en réponse à vos prières. Cela signifie que nos fardeaux individuels deviennent de la compétence de toute l’assemblée. Ainsi, prier les uns pour les autres multiplie les voix qui s’élèvent dans l’adversité et qui apportent de la joie lorsque Dieu se montre compatissant (paraphrase de 2 Corinthiens 1.11) », dit-elle.  

    Pour nous amener à prier les uns pour les autres, à partir de Pentecôte 2026, la CMM réalise chaque mois une carte de prière. Cette carte postale présente un sujet de prière partagé par une de nos églises membres issue de différents pays chaque mois. 

    Vous pouvez imprimer ces cartes à partir de notre site internet. Vous pouvez les utiliser comme marque-page dans votre Bible, les afficher sur les murs de votre maison, les donner à un ami en guise d’encouragement, ou plus encore. 

    Dans votre bâtiment d’église, l’assemblée peut réserver un espace sur un mur ou une table pour exposer chacune de ces cartes et rappeler ainsi aux membres de la communauté de prier pour ces sujets. 

    En plus d’utiliser ces cartes de prière, vous pouvez vivre l’unité à travers la CMM en vous inscrivant à notre lettre bimensuelle du Réseau de Prière et en rejoignant l’heure de prière virtuelle. 

    « Nous sommes reconnaissants pour les réponses sincères à nos demandes urgentes de prières et à nos lettres pastorales, envoyées à la famille de la Conférence Mennonite Mondiale » dit Henk Stenvers, le président de la CMM ? « La prière tisse un lien important entre nos membres autour de la terre. Elle nous unit dans le lien du Christ. C’est une façon de montrer notre solidarité les uns avec les autres, et cela nous pousse à agir en réponse à l’Esprit de Dieu. » 

    Avez-vous été encouragé par les prières de notre famille mondiale ? Racontez-nous !  

    Avez-vous un témoignage à partager à propos de la puissance de la prière dans votre assemblée ?


  • Sœurs et frères bien-aimés :

    Jusques à quand, ô Eternel ?

    Le 7 octobre marque le tragique anniversaire d’un nouveau chapitre marqué par une violence et des pertes humaines sans précédent sur les territoires appelés Israël et Palestine, ainsi que dans l’ensemble de la région.

    Face à la recrudescence de la violence, les chrétiens de Palestine ont publié en novembre 2025 une déclaration et un appel intitulés : « Kairos Palestine 2 – Un moment de vérité : La foi en un temps de génocide ». 

    Nous adressons notre appel aux chrétiens du monde entier. Nous le lançons depuis Jérusalem, Bethléem et Nazareth, depuis le lieu où le Christ est né, depuis la terre de l’Incarnation du Verbe, le berceau de l’amour, de la miséricorde et de la justice, la terre de la souffrance, de la mort et de la résurrection, la terre de la rédemption et de l’espérance, de là d’où est venu l’appel de l’humanité à la repentance et au retour aux fondements de la foi. C’est d’ici que la foi s’est répandue jusqu’aux extrémités de la terre. C’est un appel qui nous dit : « Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, faites droit à l’opprimé. » (Ésaïe 1.17). 

    Nous regardons la réalité que nous vivons et adoptons une position nouvelle, en répondant à la voix de l’Esprit Saint qui parle au plus profond de nous et en écoutant l’appel de la foi en ce temps de génocide. Nous renouvelons notre message de foi, d’espérance et d’amour, et proposons une vision inspirée par la foi pour le temps qui sera celui d’après le génocide. 

    Ce temps est un temps de solidarité et de soutien mutuel, un temps pour prendre des positions claires et courageuses. […] Nous affirmons que ce qui a été construit sur le mensonge et une injustice historique ne pourra jamais mener à la paix ou à une situation qui tiendra sur le long terme. Les véritables solutions commencent par le démantèlement des systèmes oppressifs et racistes. »

    Affronter l’injustice et les systèmes oppressifs est une responsabilité qui incombe aux Églises membres de la CMM partout dans le monde, non seulement au Moyen-Orient, mais aussi dans l’histoire de nos propres nations, de nos Églises et de nos organisations missionnaires. 

    « Plus que jamais, le temps est venu pour une solidarité coûteuse. […] C’est une attitude de foi, un engagement humain, et une responsabilité morale. La véritable solidarité est aussi l’incarnation de notre humanité et fraternité communes. Ou bien nous vivons ensemble, ou bien nous périssons ensemble.

    Nous sommes témoins de la Résurrection et du tombeau vide d’où a jailli la lumière de la vie. Nous croyons que le mot de la fin n’appartient pas à la mort mais à la vie, pas aux ténèbres mais à la lumière, pas à l’injustice mais à la vérité. Avec l’apôtre Paul nous proclamons : « Pressés de toute part, nous ne sommes pas écrasés ; dans des impasses, mais nous arrivons à passer ; pourchassés, mais non rejoints ; terrassés, mais non achevés. » (2 Corinthiens 4.8-9). 

    Ô Dieu, donne-nous le courage d’assumer le prix d’une véritable solidarité.

    Guide-nous afin que nous soyons des artisans de paix qui allient l’apprentissage dans l’humilité, le discernement prophétique et une parole de vérité lucide à l’amour du Christ qui ne connaît aucune barrière.

    Donne-nous les moyens d’affronter l’injustice par la transformation dans nos Églises, dans nos pays, au nom des membres de notre famille anabaptiste dans le monde et dans les lieux où l’injustice est la plus grande.

    “L’Esprit de Jésus nous rend capables de faire confiance à Dieu dans tous les domaines de la vie, de sorte que nous devenons artisans de paix renonçant à la violence, en aimant nos ennemis, en recherchant la justice et en partageant nos biens avec ceux qui sont dans le besoin.”
    (Convictions communes 5)

    Seigneur, entends notre appel à l’aide et aie pitié.

    Dans le nom de Jésus,

    Henk Stenvers

    Président
    Conférence Mennonite Mondiale


    Previous statements 
    Communiqué œcuménique joint sur l’escalade du conflit au Moyen-Orient.
    Lettre pastorale sur la guerre au Moyen-Orient 
    Pleurer une année de violences de plus en plus intenses au Moyen-Orient
    Le secrétaire général de la CMM se joint à un appel à la paix de toute urgence
    Une réponse conciliatrice à la guerre au Moyen-Orient
  • « Nous prions pour vous depuis l’Indonésie. » La Conférence Mennonite Mondiale a lancé un appel à la prière. Cette réponse rapide est arrivée de la part des responsables du bureau du synode de la GITJ (Gereja Injili di Tanah Jawa) en Indonésie, un pays également touché par des tremblements de terre.

    Le séisme a touché des assemblées membres de la CMM appartenant aux Frères mennonites (Iglesias Hermanos Menonitas de Colombia – IHMC) et aux Mennonites (Iglesia Cristiana Menonita de Colombia – IMCOL).

    Début septembre, le gouvernement colombien a enregistré 331 décès. Plus de 36’000 maisons ont été détruites et 200’000 endommagées dans 16 départements.

    « Nous sommes un groupe interdépendant », déclare Manuel Mosquera, président et représentant légal des Frères mennonites du Chocó, une province située sur la côte ouest de la Colombie. « Notre plus grand espoir et notre plus grande foi sont en Dieu qui donne la vie. »

    Les répliques sismiques à répétition ont aggravé les dégâts et provoqué des fissures là où il n’y en avait pas auparavant, explique Manuel Mosquera. Outre les pertes humaines et les dégâts causés aux habitations et aux infrastructures, la situation d’urgence liée au séisme en Colombie a engendré des besoins en matière de logement, d’alimentation, d’eau, de santé, d’éducation, de protection, de relance économique et de soutien psychologique.

    « Une maison est un havre de paix ainsi qu’un lieu physique qui offre une sécurité. Mais face aux catastrophes naturelles, elle peut aussi devenir notre plus grande menace. Notre meilleure garantie est donc de nous en remettre à Dieu, où que nous vivions. Dieu est toujours là pour nous protéger et nous aider », déclare Manuel Mosquera.

    IHMC

    Les Frères mennonites possèdent de nombreuses églises dans le Chocó, la région la plus proche de l’épicentre. Sur les 17 assemblées, 12 ont été touchées. Les dégâts aux bâtiments vont de fissures mineures à des maisons devenues totalement inhabitables.

    Les besoins en aide alimentaire d’urgence et en médicaments étaient importants dans les communautés rurales au lendemain de la catastrophe. Dans les départements de Valle et du Cauca, une assemblée des Frères mennonites située au nord de Cali a servi de centre de collecte de denrées alimentaires, de vêtements et d’autres fournitures. Selon les informations recueillies, environ 250 à 280 colis alimentaires ont été distribués sur deux sites, dont celui de Suárez, dans le Cauca.

    À Pereira, un lieu de culte a été détruit.

    « Un autre besoin important concerne l’accompagnement post-traumatique, car de nombreuses personnes souffrent de stress émotionnel et de peur à la suite de ce qu’elles ont vécu », rapporte l’ICOMB (Communauté internationale des Frères mennonites) au nom de l’IHMC.

    IMCOL

    Au moins six bâtiments d’églises de l’IMCOL ont été fortement touchés et plusieurs habitations de membres de l’Église ont été endommagées.

    À Manizales, Santa Rosa de Cabal et Cali, un foyer de chaque assemblée déclare avoir perdu ses biens et sa maison.

    Beaucoup ont vu leur logement endommagé ; l’évaluation des dégâts est toujours en cours.

    « Outre les dégâts matériels, les églises ont identifié la peur, l’incertitude quant à la sécurité des logements, les perturbations dans le travail et l’éducation, ainsi que le besoin d’un soutien psychosocial et pastoral », écrivent les responsables de l’IMCOL dans un rapport.

    L’IMCOL a constitué une équipe chargée d’évaluer les besoins et d’apporter une réponse à plus long terme, notamment en matière d’accompagnement pastoral.

    Elle collecte des fonds au niveau local et sollicite des partenaires internationaux, notamment le CMM.

    « Lorsqu’une catastrophe frappe un membre de la CMM, nous intervenons sans hésiter. Cela peut prendre différentes formes : par le biais de subventions du Fonds de partage de l’Église mondiale, ou par l’intermédiaire des organisations missionnaires et de développement des Églises membres locales ou régionales », explique César García. « Et vos prières constituent toujours une réponse très attendue. Savoir que l’on n’est pas seul au milieu d’une crise est une force immense. »

    « Ces manifestations d’aide et de solidarité sont une formidable démonstration de l’amour de Dieu qui habite chaque cœur », a écrit Oscar Herrera Rodriguez, coordinateur des missions de l’IMCOL, en réponse à l’appel à la prière lancé par la CMM.

    Les Églises de Colombie vous invitent à prier :

    • Pour les familles qui ont perdu leur logement, leurs biens ou leurs sources de revenus.
    • Pour les personnes âgées, les filles, les garçons et les familles qui ressentent encore de la peur ou de l’inquiétude.
    • Pour celles et ceux qui assurent l’accompagnement pastoral et participent en tant que bénévoles aux opérations de secours.
    • Pour avoir la sagesse d’identifier les besoins les plus urgents et d’utiliser les ressources reçues de manière responsable.
    • Pour une reconstruction qui permette de rebâtir les logements, les moyens de subsistance, les liens communautaires et l’espoir.

    Partagez vos prières avec les membres de la CMM en Colombie via la zone de commentaires ci-dessous.


    « En un clin d’œil »

    « En un clin d’œil, elle a vu toutes ses affaires disparaître. Elle s’est donc mise à courir, puis elle s’est retournée et a vu que tout ce qui se trouvait dans sa maison s’effondrait », raconte Francisco Mosquera, de Cali, en Colombie. L’immeuble où habitait sa sœur a été complètement détruit par le séisme. Pendant un instant, son fils adulte, Luis David, a craint que le séisme n’ait emporté sa mère, Marta Manzano, en même temps que leur maison.

    Tout le monde a réussi à sortir de l’immeuble, certains plus mal en point que d’autres, mais tous sains et saufs.

    Tout le monde a réussi à sortir de l’immeuble, certains plus mal en point que d’autres, mais tous sains et saufs.

    Une fois qu’elle a compris qu’un tremblement de terre avait tout détruit, le choc émotionnel et psychologique est devenu insurmontable. Mais des gens sont venus l’aider, la serrer dans leurs bras, lui offrir des mots d’encouragement et un soutien émotionnel.

    Son église, l’Iglesia Misión Jesuscristo Luz y Vida (IMHC), l’a aidée à trouver un nouvel appartement.

    Au bout de huit jours, elle a été autorisée à retourner dans l’immeuble pour récupérer quelques documents, rien de plus.

    « Alors l’église lui a fourni des vêtements, un soutien psychologique et émotionnel, et nous suivons l’évolution de la situation », explique-t-il.

    « Elle est tellement reconnaissante envers Dieu de lui avoir sauvé la vie. »


  • Des actions de plantation ont été engagées pour le Dimanche de la Création dans les assemblées de la Conférence Mennonite Mondiale à travers le monde. Les communautés locales ont répondu à l’invitation des ressources liturgiques du Dimanche de la Création, qui les encourageaient à trouver un lieu nécessitant une restauration afin de proclamer la gloire de Dieu.

    Le premier dimanche de septembre 2026, les Églises anabaptistes se sont jointes à d’autres traditions chrétiennes des Églises libres pour célébrer pour la première fois le Dimanche de la Création. Les instances œcuméniques ont convenu de désigner ce premier dimanche de septembre comme jour de fête dans le calendrier chrétien. Le Dimanche de la Création, à l’instar d’autres célébrations régulières telles que la Pentecôte et l’Avent, nous invite à nous souvenir de l’intervention de Dieu dans le monde au cœur de notre vie quotidienne.

    Le groupe de travail pour le soin de la création de la Conférence Mennonite Mondiale a préparé un dossier de ressources destiné à aider les églises locales à mettre l’accent sur la Création au cours de leur culte.

    Avec pour support les textes de Genèse 1-2, du Psaume 148, v1-14, de Jean 1, v1-5 et d’Actes 17, v22-28, le Dimanche de la Création était une célébration de la bonté de Dieu dans sa Création, que Jésus a incarné en tant que Parole de Dieu. En reflétant à son tour la gloire de Dieu, la Création est aussi le premier évangélisateur qui amène au Shalom de Dieu. 

    A la Chapelle Emmanuel (Bengalie), une assemblée issue de l’Église missionnaire unie de l’Inde (BJCPM) située à Calcutta (Inde), les jeunes sont allés observer la nature dans un parc, tôt le matin.  Un enseignement au sujet de la création leur a été dispensé, suivi d’un moment où chacun a pu exprimer ce qu’ils avaient appris à travers le dessin. Le jour suivant, à l’église, les jeunes se sont penchés sur le Psaume 148.

    Emmanuel Chapel

    À l’église mennonite de Sunderganj, une assemblée locale de l’Église mennonite en Inde située à Dhamtari, chaque famille a été encouragée à apporter une plante au culte. Le culte, qui s’est déroulé selon les ressources proposées, était axé sur la Création. « Ces plantes ont encore rehaussé la beauté du lieu de culte et des locaux de l’église », explique Ashish Milap.

    Sunderganj Mennonite Church

    À l’église mennonite Rock of Salvation de Johannesburg, en Afrique du Sud, une planification minutieuse en amont a permis à un habitant de la région de planter un arbre d’ombrage dans la cour du lieu de réunion loué avant le début du culte, long de deux heures, de l’église. L’assemblée a accueilli cet arbre avec joie. Deux femmes de l’équipe de louange ont été chargées de veiller sur l’arbre, de l’arroser et de protéger sa croissance.

    « Un frère a versé de l’eau au pied de l’arbre qui venait d’être planté, afin qu’il puisse pousser – nous rappelant ainsi l’eau vivifiante de Dieu qui restaure la terre. Nous avons prié pour la création avant de poursuivre notre culte habituel », explique le pasteur David Kateta.

    Rock of Salvation Mennonite Church

    À l’Église mennonite de Teusaquillo, à Bogota (Colombie), les membres de l’église ont apporté des fruits, des plantes et d’autres symboles de la provision de Dieu au début du culte. Ils ont expliqué pourquoi chaque objet revêtait une importance particulière. Le thème de la journée était la simplicité et l’obéissance au commandement de Jésus. Chaque participant a rédigé un engagement personnel à prendre soin de la création de Dieu ; ces engagements ont été rassemblés dans un bol en signe de responsabilité partagée.

    « Notre lecture principale, le Psaume 148, nous a rappelé que toute la création loue Dieu simplement en accomplissant sa vocation – et qu’en tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à ne pas entraver cette louange », explique Juliana Morillo, membre de l’église et représentante de l’Amérique latine au sein du Groupe de travail pour le soin de la création.

    À la fin de la célébration, un bol contenant les offrandes, signe visible de gratitude et de lien avec les dons de Dieu, a été partagé et apprécié par l’assemblée, rappelant avec joie la provision abondante de Dieu.

    Iglesia Teusaquillo

    À la Berkey Avenue Mennonite Fellowship, à Goshen, dans l’Indiana (États-Unis), le pasteur Mark Schloeneger a établi un parallèle entre la puissance destructrice de l’empire du pharaon dans Exode et la créativité vivifiante de Dieu dans Genèse 1. Après le culte, les membres de l’église se sont rassemblés dans un espace de culte en plein air, près du jardin communautaire de l’assemblée, afin de se concentrer sur la création de Dieu et de prier dans la nature.

    Berkey Avenue Mennonite Church

    Au lendemain des inondations catastrophiques provoquées par le changement climatique au Népal, le pays « vit toujours dans la peur et le traumatisme », déclare Shemlal Hembron, président de l’organisation Brethren In Christ (BIC) au Népal. Bien qu’aucune congrégation de la BIC n’ait été touchée, l’œuvre caritative de l’Église a apporté une aide d’urgence aux victimes et collecte actuellement des fonds pour soutenir au moins 50 familles et deux assemblées locales, qui s’efforcent de construire des abris permanents et des lieux de culte en coordination avec les autorités locales.

    « Dans ce contexte, je suis heureux de dire que certaines de nos Églises BIC ont célébré le soin à la création en partageant la Parole de Dieu afin d’encourager les croyants à assumer leurs responsabilités envers la création qu’Il nous a confiée », déclare Shemlal Hembron. Les congrégations BIC ont planté des arbres d’ornement dans l’enceinte de l’église, comme le veut leur tradition annuelle, et ont également distribué des sacs en tissu à la population, en remplacement des sacs en plastique, à l’occasion du Dimanche de la Création.

    BIC Nepal

    « Il est émouvant de voir les différentes manières dont les églises du monde entier ont célébré le Dimanche de la Création cette année. J’espère que cela deviendra une tradition chère à nos cœurs, susceptible d’éveiller un amour plus profond pour Dieu le Créateur et pour l’œuvre vivante de Dieu qui nous entoure », déclare Jennifer Halteman Schrock, représentante de l’Amérique du Nord au sein du groupe de travail sur la protection de la création.

    « Le groupe de travail pour le soin de la Création attend avec impatience la célébration annuelle de ce dimanche particulier », déclare son président, Doug Graber Neufeld. « Chaque année, nous enrichirons notre bibliothèque de ressources afin d’aider les églises à intégrer le soin à la Création tant lors du Dimanche de la Création qu’à tout moment de l’année. »


    Saviez-vous que le groupe de travail pour le soin de la création dispose d’une subvention destinée à aider les églises locales à faire face aux crises écologiques dans leur région ?

    Comment votre assemblée a-t-elle célébré ce tout premier Dimanche de la Création ?
    Partagez votre vécu dans les commentaires ci-dessous.


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  • Dans les années 1970, la ville de New York (États-Unis) n’était pas un lieu d’implantation naturelle par les mennonites. « La plupart des églises mennonites ont été démarrées par des personnes venant des conférences de Lancaster et de Franconie (aujourd’hui : LMC et Mosaic) », raconte Hyacinth Stevens (Etats-Unis), membre de la Commission mission de la Conférence Mennonite Mondiale.

    « Ils ont commencé par nouer des liens avec les communautés noires et hispaniques à travers des clubs bibliques pour les enfants, ou des équipes de softball, et les enfants les présentaient à leurs parents. », explique Hyacinth Stevens. L’engagement communautaire était au cœur de leur mission.

    De cette époque, elle se souvient particulièrement de deux volontaires anabaptistes blancs venus de Pennsylvanie (États-Unis) : Irène et Joe, des bénévoles de Lancaster venus servir dans les quartiers du Bronx à New York. Après bien des conversations, Irène et Joe ont fini par inviter la maman de Hyacinth à une étude biblique, où ses parents ont donné leurs vies à Christ. 

    « C’était ma première rencontre avec l’anabaptisme, quand j’étais à l’école maternelle », dit Hyacinth Stevens. A partir de là, sa foi et sa vie d’église à King of Glory Tabernacle (alors appelée Burnside Mennonite Church) ont été façonnées par les connections au comté de Lancaster (Pennsylvanie, États-Unis).

    Sa quête d’identité en tant que jeune adulte l’a conduite dans une université de l’Alliance Chrétienne & Missionnaire, où elle a côtoyé des jeunes chrétiens de différents horizons. « C’est là que j’ai exploré ma foi, en comparant mes convictions anabaptistes à ce que d’autres croyaient autrement. J’ai alors réalisé que, en même temps que ma foi m’est complètement personnelle, ma foi est aussi le fait de cheminer ensemble avec d’autres. Une expérience communautaire », poursuit Hyacinth Stevens. 

    « La vie de Jésus était une histoire de communauté ; Jésus côtoyait des personnes de différents horizons. Jésus est allé dans la maison des gens. Jésus a grandi dans une communauté. Et j’ai le sentiment que la théologie anabaptiste, et la façon dont je la pratique dans mon contexte, c’est exactement ça : Jésus a perçu les liens avec les autres, c’est la clé de toute l’histoire. » continue Hyacinth Stevens. 

    « Je me retrouve dans les enseignements anabaptistes où notre foi individuelle est entremêlée aux autres. Intégrée. La pratique anabaptiste donne beaucoup d’importance à la pratique de notre foi en communauté, et je m’y retrouve tout à fait. »

    De la foule anonyme à la prise de responsabilité 

    Le thème de la communauté se retrouve également dans son engagement au sein de la Conférence Mennonite Mondiale. La première rencontre de Hyacinth avec la CMM était en 2015, lors de l’Assemblée en Pennsylvanie (États-Unis). « J’étais une des 8000 personnes, observant tout avec mes yeux, faisant du lien avec des gens venus de différents endroits. J’étais émerveillée par tout ça. », raconte encore Hyacinth.

    L’Assemblée de 2022 en Indonésie a été une expérience différente. « J’étais assise à la table des responsables, observant comment les gens se rassemblaient et prenaient des décisions. La profondeur des discussions, la prise en compte de chaque opinion divergente, la volonté d’apprendre les uns des autres alors que nous travaillions avec nos différences, le tout dans le but d’atteindre un consensus. Ce procédé a été une source d’inspiration. »

    « Ce que j’ai réalisé, c’est que la CMM est une organisation qui continue d’apprendre. Nous approfondissons notre compréhension de notre histoire ensemble. Je me sens profondément inspirée et intriguée par cette histoire commune. »

    « Je pense que notre plus grand défi actuellement est de déterminer à quoi ressemble la paix entre nous. Comment rester authentique dans nos différences mais toujours ancrés dans la même foi, quand nous croyons que Christ nous invite à la réconciliation. Et qu’est ce que ça veut dire pour l’anabaptisme. »

    « C’est un défi, mais cela me passionne, parce que notre plus grand modèle c’est Jésus, qui savait où il allait mais qui n’a pas eu peur de vivre dans le monde. Jésus s’est révélé au monde lui-même tel qu’il était. » 

  • Perspectives — Philippines 

    Je viens des Philippines, et je suis reconnaissante que notre famille IMC puisse être témoin de la fidélité de Dieu parmi des personnes issues de nombreuses tribus, cultures et nations.

    Je me souviens encore de la première fois où j’ai vu l’Église mondiale réunie en Allemagne. J’étais émerveillée. L’espace d’un instant, j’ai eu l’impression d’entrevoir le ciel : des personnes venues d’horizons et de langues différentes, mais qui louaient toutes le même Dieu dans leur propre langue, à leur manière.

    Cela m’a rappelé que, malgré nos différences, nous formons véritablement une seule et même famille en Christ.

    Mais comme nous le savons tous, la vie chrétienne n’est pas toujours facile. À côté de la joie, il y a aussi des fardeaux.

    Un acheté, un offert

    J’ai grandi au sein de l’Église en tant qu’enfant de pasteur. Mes deux parents sont pasteurs ; j’ai donc grandi en voyant non seulement la joie du ministère, mais aussi les fardeaux qui l’accompagnent. C’est un peu le principe du « un acheté, un offert ».

    Ces dernières années, notre communauté a traversé des moments douloureux. Certains collaborateurs et certaines Églises sont partis. Et en tant que jeunes de l’Église, beaucoup d’entre nous ne comprenaient pas pleinement ce qui se passait ou ce qui s’était passé. C’était un fardeau que portaient les anciens. En tant que jeunes, nous ressentions simplement cette perte.

    Des personnes avec lesquelles nous avions l’habitude de prier avaient soudainement disparu. Des Ates et des Kuyas qui faisaient partie de nos vies. Les relations ont changé. Et nous avions des questions que nous ne savions pas comment poser.

    Pour moi, c’était comme un déchirement. Car quand des gens partent, on a l’impression que quelque chose s’est brisé au sein de la famille.

    Mais même dans ces moments difficiles, j’ai aussi vu une lueur d’espoir. J’ai vu des membres persévérer dans la foi malgré leurs propres fardeaux.

    La foi au milieu des épreuves

    Aujourd’hui, j’aimerais partager ce que j’ai entendu de la part de nos responsables. Je voulais mieux comprendre les fardeaux que portent nos pasteurs. J’ai donc demandé à certains d’entre eux de m’ouvrir leur cœur.

    Un pasteur a confié que l’un de ses fardeaux les plus lourds concernait le bien-être des pasteurs de notre district : améliorer leur situation économique, rénover les bâtiments des Églises et offrir davantage d’occasions aux pasteurs et aux collaborateurs laïcs pour qu’ils soient équipés pour le ministère. Pourtant, même accablé par ces préoccupations, il continue à servir fidèlement, confiant que Dieu fortifiera l’Église et ses responsables.

    Un autre pasteur a évoqué les nombreuses responsabilités qui pèsent sur eux dans le ministère. Beaucoup de pasteurs exercent leur ministère avec des ressources limitées tout en s’occupant de leur famille et en élevant leurs enfants. Pourtant, malgré ces défis, ils continuent à servir fidèlement, confiants que Dieu pourvoira à leurs besoins.

    Une pasteure a partagé un témoignage très personnel. À 69 ans, elle avait besoin d’une opération cardiaque très coûteuse. Au début, elle a hésité en raison du coût. Mais sa famille lui a rappelé que nous servons un Dieu qui exauce les prières. Les Églises ont prié, les gens ont prié et, grâce à la providence de Dieu, l’opération a pu avoir lieu.

    Au cours de cette période de maladie, elle a vu la fidélité de Dieu. Et même aujourd’hui, alors qu’elle a plus de 70 ans, elle continue de servir le Seigneur grâce à la vie que Dieu lui a préservée.

    Un autre pasteur a évoqué le poids de l’unité au sein de l’Église. Cette unité ne se construit pas du jour au lendemain. Elle exige de la patience, de l’humilité et de l’amour. Pourtant, même lorsque c’est difficile, les pasteurs continuent d’œuvrer pour la paix et la compréhension au sein de l’Église.

    Deux jeunes pasteurs ont également évoqué le défi que représente pour eux la direction d’assemblées dont de nombreux membres sont plus âgés qu’eux. Cela peut parfois être intimidant, mais ils continuent d’avancer avec foi, apprenant à diriger avec humilité tout en servant fidèlement les personnes que Dieu leur a confiées.

    Être attentif à l’espérance

    Écouter leurs récits m’a aidé à mieux comprendre les fardeaux du ministère. Et ce qu’ils ont partagé n’était qu’un petit aperçu de tout ce qu’ils ont traversé. Pourtant, j’ai également entendu comment la communauté des croyants les a aidés à porter ces fardeaux, les fortifiant tout au long du chemin.

    En les écoutant, j’ai également perçu autre chose. J’ai perçu la foi. J’ai perçu la persévérance. Et j’ai perçu une profonde confiance en Dieu. Même dans l’adversité, ils continuent à servir. Même dans l’incertitude, ils continuent de faire confiance à Dieu pour subvenir à leurs besoins. Même au milieu des difficultés, ils continuent d’aimer et de diriger l’Église.

    À travers cela, j’ai également vu l’espoir au sein de la communauté des croyants. J’ai vu des Églises continuer à célébrer le culte ensemble. J’ai vu des personnes prier les unes pour les autres. J’ai vu des pasteurs et des fidèles choisir de continuer à servir ensemble.

    Aux Philippines, nous avons une belle valeur appelée bayanihan – l’esprit d’entraide qui consiste à porter les fardeaux les uns des autres pour le bien de la communauté. Il existe un dicton : « Magaan ang mabigat kapag nagtutulungan. » (Le fardeau devient léger quand on le porte ensemble.) Je crois que c’est également ce à quoi l’Église est appelée. Galates 6.2 nous le rappelle : « Portez les fardeaux les uns des autres ; accomplissez ainsi la loi du Christ. »

    Parfois, le ministère est difficile. Parfois, l’unité prend du temps. Parfois, les fardeaux semblent lourds.

    Mais lorsque nous nous tenons unis en tant que famille du Christ, en priant, en nous soutenant et en nous encourageant les uns les autres, nous commençons à voir la fidélité de Dieu.

    J’espère que nos Églises locales, et notre Église mondiale, continueront à vivre dans cet esprit de solidarité. Car la vérité, c’est que l’Église n’a jamais été parfaite. Nous portons des blessures. Nous portons des questions. Nous portons des fardeaux.

    Mais nous portons aussi quelque chose de plus grand : la foi, l’espérance et l’amour du Christ. Et un jour, nous nous tiendrons tous ensemble devant Dieu : des personnes de toutes tribus, de toutes langues et de toutes nations adorant Dieu. Tout comme lors des rencontres de la CMM.

    —Blessing Joy Turqueza est membre des Églises mennonites intégrées (Integrated Mennonite Churches, Inc.) aux Philippines. Elle est la représentante de l’Asie au sein du Comité YABs (Jeunes anabaptistes) (2025–2028). Elle a présenté cette réflexion lors de la rencontre ‘Renouveau 2026’ aux Philippines en mars 2026, sous le titre « La solidarité dans la famille en Christ : partager les fardeaux, partager l’espérance ».


    A young Asian woman talking on the stage
  • Perspectives — Inde

    « Donc, tant que nous disposons de temps, travaillons pour le bien de tous. »

    Galates 6.10

    Tout comme la parabole des talents nous incite et nous guide à mettre en pratique les dons que nous a accordés le Tout-Puissant, notre Créateur, elle nous met en garde contre le risque de laisser nos talents sommeiller et se perdre.

    Lorsque nous louons les deux premiers serviteurs pour avoir su mettre à profit les talents que leur maître leur avait confiés, ne pourrions-nous pas penser qu’ils auraient pu aider ou inspirer le troisième à utiliser son talent plutôt que de l’enterrer, et ainsi lui éviter d’être précipité dans les ténèbres ?

    C’est là qu’intervient la question du partage du fardeau.

    Nous sommes ici, dans ce monde, pour nous aider les uns les autres à grandir dans l’amour du Christ et ainsi partager l’espérance.

    Les enfants de Dieu sont appelés à tendre la main (ou à mettre leurs talents au service) à ceux qui sont opprimés, laissés pour compte, isolés, afin que d’autres puissent goûter à l’amour du Christ et retrouver une vie digne et accueillante.

    Guéri par la puissance de la prière

    Voici l’histoire d’une jeune fille de mon Église dont le père pratiquait la sorcellerie pour gagner sa vie.

    Il se trouve que l’une de ses filles a été guérie par la puissance de la prière adressée à notre Dieu vivant par un groupe de personnes qui n’ont cessé de communiquer avec la famille et de lui prêcher l’Évangile.

    Grâce à ces prières, le père de famille a fini par abandonner la sorcellerie et toute la famille a accepté Jésus comme Sauveur personnel.

    La plus jeune fille de la famille a obtenu un master en théologie et enseigne désormais dans une école de formation de disciples, gérée par l’une des assemblées de mon union d’Églises.

    C’est là un exemple de partage des fardeaux qui fait naître l’espoir.

    Partager l’Évangile avec ceux qui ne l’ont jamais entendu

    Mon prochain témoignage concerne un monsieur de 87 ans, lui aussi membre de mon Église.

    Il a consacré toute sa vie à prêcher l’Évangile à ceux qui n’avaient pas encore entendu le message, amenant ainsi nombre d’entre eux au Christ. Ce n’était pas une tâche facile, car il devait souvent faire face au rejet, à l’hostilité et aux difficultés de toutes sortes. Il a connu de nombreuses épreuves au cours de sa vie, mais il est resté concentré sur la mission que Jésus lui avait confiée : partager l’Évangile.

    Je l’ai rencontré récemment lorsque je me suis rendu chez un membre de l’Église pour prier. L’attitude joyeuse de cet homme, même à son âge avancé, est le reflet de l’espoir qu’il transmet.

    Persévérer dans la prière

    Ma troisième histoire est un témoignage de la fidélité de Dieu et de la puissance transformatrice de l’Évangile.

    Animé par le désir de partager l’Évangile, un jeune homme de la Conférence de l’Est de l’Inde de mon union d’Églises est allé à la rencontre des populations des régions tribales qui n’avaient jamais entendu le nom de Jésus. Les portes lui étaient fermées et on refusait de lui parler. Il semblait n’y avoir aucun espoir d’être accepté : il n’y avait que rejet, opposition et même des menaces ouvertes.

    Mais, avec un groupe de croyants, ce jeune homme a jeûné, pleuré et continué à prier avec ferveur.

    En son temps, Dieu a suscité au sein de la communauté tribale un homme de paix qui a accepté Jésus et ouvert sa maison à d’autres croyants. Peu à peu, l’hostilité s’est atténuée.

    Aujourd’hui, environ 480 croyants servent joyeusement le Seigneur, se réunissant pour le culte dans quatre églises établies et trente groupes de maison dynamiques.

    L’opposition n’a pas disparu immédiatement, mais une transformation s’est progressivement opérée. Des dépendances ont été vaincues. Des familles ont connu la réconciliation et la paix. La peur a cédé la place à la foi.

    Aujourd’hui, les membres de l’Église sont motivés et formés pour mettre à profit leurs compétences afin de subvenir à leurs besoins.

    Ainsi, les enfants de Dieu partagent le fardeau et font naître l’espérance qui nous unit au Christ.

    Sipra Biswas est membre de la Bharatiya Jukta Christa Prachar Mandali (BJCPM, Église missionnaire unie de l’Inde), une Église membre de la CMM en Inde. Elle est l’une des représentantes de l’Asie au sein du Comité exécutif de la CMM. Elle a présenté cette réflexion lors de la rencontre ‘Renouveau 2026’ qui s’est tenue aux Philippines en mars 2026, sur le thème « La solidarité dans la famille en Christ : partager les fardeaux, partager l’espérance ».


    Children shows the artwork
  • Perspectives — Zimbabwe 

    Dans un esprit de solidarité au sein de la famille du Christ, où nous partageons les fardeaux et l’espérance, je souhaite évoquer brièvement un fardeau que j’ai porté au cours de mon dernier mandat d’évêque, ainsi que la manière dont Dieu est intervenu et a suscité des personnes pour m’aider à porter ce fardeau et redonner de l’espérance.

    Au mois de juin 2024, l’Église des frères en Christ du Zimbabwe a été frappée par une tragédie : vers 4 heures du matin, un incendie mystérieux s’est déclaré dans le dortoir Peter Mlotshwa, le dortoir des garçons du lycée Matopo, l’une des écoles gérées par notre Église.

    51 élèves de première année (âgés de 12 à 13 ans) et leur responsable de dortoir ont échappé aux flammes dans le nouveau dortoir. Tout ce qu’ils possédaient a été brûlé, y compris la nourriture, les couvertures et les uniformes.

    Partager les fardeaux

    Comme le dit Galates 6.2 : « Portez les fardeaux les uns des autres ; accomplissez ainsi la loi du Christ. »

    La loi du Christ, c’est de s’aimer les uns les autres. D’aimer son prochain comme soi-même.

    De nombreuses personnes sont venues apporter leur aide, notamment la Première dame du Zimbabwe ; d’anciens élèves de Matopo ; des écoles sœurs de l’Église des Frères en Christ, tant primaires que secondaires ; des membres de la communauté de Matopo et des Églises des frères en Christ ; ainsi que la fondation Sethule Trust.

    Semer l’espérance

    Malgré l’épreuve qui s’est abattue sur nous, la main bienveillante de Dieu nous accompagnait et il a permis aux frères et sœurs ainsi qu’à d’autres partenaires de nous aider à porter le fardeau de la reconstruction du dortoir des garçons, pour un coût de 73 000 dollars américains. Une somme que nous ne pouvions pas assumer seuls.

    J’ai été soulagé de constater qu’après cet incendie, aucune vie n’avait été perdue et que tous les garçons s’en étaient sortis sains et saufs, y compris leur responsable de dortoir (directeur d’internat). À Dieu soit la gloire !

    Continuons donc à partager nos fardeaux et notre espérance les uns avec les autres, en tant que corps du Christ au sein de l’Église mondiale.

    Nous sommes encouragés à partager l’amour et l’espérance du Christ au sein de nos communautés et à ne jamais baisser les bras. Comme le dit Galates 6.9 : « Faisons le bien sans défaillance ; car, au temps voulu, nous récolterons si nous ne nous relâchons pas. »

    —Sindah Ngulube est évêque émérite de l’Église des frères en Christ – Conférence du Zimbabwe. Il est l’un des représentants africains au Comité exécutif de la CMM. Il a partagé cette réflexion lors de la rencontre ‘Renouveau 2026’ aux Philippines en mars 2026, sur le thème « La solidarité dans la famille en Christ : partager les fardeaux, partager l’espérance ».


  • Mon premier souvenir d’une Conférence Mennonite Mondiale remonte à l’Assemblée à Wichita (Kansas), en 1978. Je participais à une pièce de théâtre, Cheyenne Jesus Buffalo Dream, que nous avions présentée lors de l’Assemblée. 

    Ce qui m’a le plus marqué, c’est d’avoir découvert la famille mondiale anabaptiste pour la première fois – tellement d’anabaptistes venus du monde entier ! Cette expérience a été une vraie bénédiction, et elle m’a aidée dans ma compréhension de l’église à partir de ce moment-là.

    Le temps de la dîme

    En 1997, je suis devenu secrétaire général adjoint du Conseil général de l’Église mennonite aux États-Unis, puis, quelques années plus tard, directeur général adjoint de la toute nouvelle Église mennonite des États-Unis (MC USA). Peu après la création de la MC USA, le directeur général, Jim Schrag, a accédé à ma demande de consacrer une partie de mon temps de travail à la Conférence mennonite mondiale.

    Je pensais qu’une organisation mennonite nord-américaine se devait d’aider la CMM dans sa mission de direction de notre Église mondiale, mais j’ai rapidement compris qu’en m’engageant bénévolement, je recevais bien plus que ce que je donnais. En écoutant les récits de nos sœurs et frères d’autres régions du monde, j’ai trouvé encouragement et inspiration pour mon propre ministère ! Et en partageant mes propres expériences, j’ai moi-même beaucoup appris.

    Au cours de mes années de service, j’ai occupé divers postes bénévoles dans le domaine de la communication. Je garde notamment le souvenir d’avoir contribué à l’élaboration de la nouvelle identité visuelle multicolore (le logo) de la CMM.

    Au cours de ces années, j’ai également passé un congé sabbatique de trois mois à Strasbourg, en France, où j’ai apporté mon aide à Larry et Eleanor Miller. Ça a été une joie de vivre chez eux, de parcourir chaque jour les quelques kilomètres qui me séparaient du bureau de la CMM et de découvrir de près le travail administratif de la CMM.

    Développement du réseau d’entraide

    En 2010, je suis devenu directeur général du Comité central mennonite des États-Unis et j’ai continué à m’engager bénévolement au sein de la CMM. L’une de mes premières missions a consisté à contribuer à la mise en place du Réseau anabaptiste mondial d’entraide (GASN). J’ai occupé les fonctions de président et de vice-président pendant la quasi-totalité de mes dix années au sein du MCC (Mennonite Central Committee).

    Lors de ma première réunion de la CMM à Addis-Abeba en tant que directeur général du MCC U.S., j’ai bénéficié personnellement de l’amour et de la sollicitude des responsables de notre Église mondiale de la CMM. Au cours de cette réunion, lorsque nous avons appris le décès d’un collaborateur du MCC en Afghanistan, ils ont entouré les responsables du MCC dans la prière.

    Lorsque j’ai pris ma retraite du MCC en 2020, j’ai poursuivi mon parcours au sein de la CMM : d’abord en tant que consultant bénévole en développement, puis en tant que directeur par intérim du développement et, enfin, en tant que directeur des commissions. Au fil de ces années de travail, tant en tant que bénévole qu’en tant que membre du personnel, j’ai noué des amitiés qui perdureront encore de nombreuses années !

    Guidé and façonné

    Tout au long de ma carrière professionnelle au sein d’organisations mennonites, la CMM m’a permis de m’ancrer dans l’Église mondiale, m’a guidé et m’a façonné, ce qui a influencé mon travail au sein de la Mennonite Church USA et du Mennonite Central Committee.

    Je suis reconnaissant pour tous les sages conseils donnés par mes sœurs et frères au sein d’autres instances anabaptistes mondiales. Je suis encouragé de voir le rôle que la CMM a joué dans l’accompagnement des Églises anabaptistes du monde entier et dans notre témoignage collectif dans le monde.

    Alors que nous déplorons la fracture de l’Église en Amérique du Nord, la CMM me donne l’espoir que notre Église mondiale puisse véritablement se consacrer au travail de suivre Jésus, de vivre l’unité et de construire la paix. Qu’il en soit ainsi !

    J Ron Byler est retraité, après avoir fait partie du personnel de l’Eglise Mennonite (USA), du comité central mennonite USA et de la CMM. Il continue de servir bénévolement dans l’équipe de l’engagement de la CMM.

  • Perspectives — Bolivie

    Ces dernières années, nous avons été témoins de guerres et de conflits dans de nombreuses régions du monde. Les conflits armés se sont intensifiés, provoquant le déplacement de milliers de personnes, plongeant des millions d’autres dans la pauvreté et semant le désespoir et la détresse.

    Il nous semble vivre aujourd’hui les signes que Jésus a décrits dans Matthieu 24 comme annonçant « la fin du monde » (v. 3).

    Les paroles de Jésus résonnent dans nos esprits et nos âmes : « Par suite de l’iniquité croissante, l’amour du grand nombre se refroidira » (v. 12).

    C’est dans ce genre de circonstances que nous, croyants, sommes appelés à manifester notre foi en incarnant la solidarité comme un mode de vie et non pas seulement comme un concept. Lorsque la méchanceté s’intensifie, l’amour de Dieu doit briller davantage en nous et à travers nous.

    Porter les fardeaux les uns des autres

    Dans l’épître aux Galates, l’apôtre Paul affirme que si nous voulons accomplir « la loi du Christ », nous devons porter les fardeaux les uns des autres. En d’autres termes, Paul nous demande simplement de rester attentifs aux besoins qui nous entourent.

    Lorsque je pense à l’Église accomplissant cette mission, je me revois grandir dans une extrême pauvreté dans le sud de la République dominicaine.

    Il n’y avait pas de conflit armé, mais la pauvreté était si extrême que, souvent, notre seul repas de la journée se composait de bananes vertes bouillies, et rien d’autre. D’autres jours, un simple verre d’eau sucrée était tout ce dont nous disposions.

    Le pasteur de notre assemblée locale avait pris à cœur cet appel à partager les fardeaux. Non seulement il partageait avec nous tout ce qu’il possédait, mais il a aussi sollicité le soutien d’une organisation humanitaire internationale afin de mettre en place un programme de parrainage pour notre communauté. Cela a permis à beaucoup d’entre nous de bénéficier de nourriture, de vêtements et d’une éducation.

    À partir de ce moment-là, notre fardeau s’est allégé et nos journées ont commencé à offrir un peu plus que de simples bananes vertes bouillies ou un verre d’eau sucrée.

    Partager l’espérance

    « Demain sera un jour meilleur ! »

    C’était une phrase que ma mère répétait souvent lorsque j’allais la voir en sanglotant et en me plaignant, allant même jusqu’à dire que je n’irais pas à l’école ce jour-là parce que j’avais trop faim. Elle m’expliquait sans cesse que Dieu avait déjà prévu un avenir bien meilleur pour nous. Puis elle ajoutait : « S’il te plaît, va à l’école, car l’éducation est ta chance de réussir. »

    J’ai appris plus tard que le « jour meilleur » que Dieu a prévu pour quelqu’un est souvent lié au fait qu’une autre personne réponde à l’appel de Galates 6.10 :

    « Donc, tant que nous disposons de temps, travaillons pour le bien de tous, surtout celui de nos proches dans la foi. »

    C’est un couple anabaptiste des États-Unis qui a saisi l’occasion de parrainer un enfant dans le sud de la République dominicaine. Ils ont utilisé les ressources que Dieu leur avait données pour partager le fardeau de ce jeune garçon. Ils lui ont fourni les moyens d’avoir davantage de nourriture, de vêtements et d’éducation.

    Ils sont devenus une source d’espérance qui a irrigué l’avenir de ce jeune garçon, Francis Pérez de Léon, ainsi que celui de mes parents et de mes frères et sœurs.

    Partager l’espérance est une décision, un engagement que nous, membres de la famille du Christ, sommes appelés à mettre en pratique.

    Nous avons une formidable occasion de permettre à l’amour de Dieu d’être présent et transformateur dans la vie de nombreuses personnes qui souffrent. Et si nous constatons que nos ressources financières ne suffisent pas pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin, alors utilisons une ressource encore plus grande dont nous disposons : la prière.

    Prier les uns pour les autres

    En Éphésiens 6.18, l’apôtre Paul nous exhorte :

    « Que l’Esprit suscite votre prière sous toutes ses formes, vos requêtes, en toutes circonstances ; employez vos veilles à une infatigable intercession pour tous les saints. »

    Lorsque nous partageons les fardeaux et l’espérance de nos frères et sœurs dans le besoin, nous ouvrons la voie à un avenir meilleur, non seulement pour ceux qui reçoivent ou bénéficient directement de nos actions, mais aussi pour ceux qui seront touchés par les personnes que nous avons aidées en premier lieu.

    Pour ce couple anabaptiste qui m’a parrainé, cela se traduit par toutes les personnes que Dieu m’a permis d’atteindre au cours de plus de trente ans de ministère.

    Nous formons la famille du Christ, et vous n’êtes pas seuls.

    —Francis Pérez de Léon est un responsable de l’Iglesia Evangélica Menonita Boliviana. Il est l’un des représentants de l’Amérique latine au sein du Comité exécutif de la CMM. Il a présenté cette réflexion lors de la rencontre ‘Renouveau 2026’ aux Philippines en mars 2026, sous le titre « La solidarité dans la famille en Christ : partager les fardeaux, partager l’espérance ».


  • Perspectives — Canada

    L’Église mennonite du Canada compte 205 communautés réparties sur le vaste territoire canadien. 5 300 km séparent notre communauté la plus à l’est de celle la plus à l’ouest.

    J’ai débuté mon ministère pastoral en 1992 en tant que pasteur jeunesse. J’aimais les jeunes de mon Église, leur énergie, la sincérité avec laquelle ils vivaient leur foi et l’espoir sincère qu’ils nourrissaient pour l’avenir.

    Cela fait maintenant près de 34 ans que j’exerce mon ministère et ai contribué, ces sept dernières années, à diriger notre union d’Églises.

    Ce qui va bien : les jeunes

    Mon expérience dans la pastorale des jeunes m’a fait comprendre combien il est important que l’Église mennonite du Canada accorde une place prioritaire aux jeunes. Je suis profondément convaincu que le plus beau cadeau que nous puissions leur offrir est une foi ancrée dans une assemblée locale et nourrie par la richesse de l’Église mondiale.

    Au Canada, de nombreux jeunes perçoivent l’Église comme une institution vieillissante. Beaucoup pensent que l’Église est une activité réservée aux personnes âgées. Ils n’en voient pas la pertinence. Cependant, nous avons constaté que lorsque nous donnons aux jeunes un aperçu de ce qui se passe au sein de l’Église mondiale, leur point de vue change.

    À l’occasion de l’Assemblée de la CMM en Indonésie, il y a trois ans, nous avons envoyé un jeune de chacune des régions de notre union d’Églises et assumé l’ensemble de leurs frais de participation.

    Lorsque mon conseil d’administration m’a demandé combien cela allait coûter, j’ai répondu que nous pouvions considérer cette initiative soit comme une dépense, soit comme un investissement. Aujourd’hui, nous constatons déjà les fruits de cet investissement. Nous formons des responsables pour notre Église, des responsables qui portent une perspective mondiale.

    Je voudrais également partager avec vous un défi auquel nous sommes confrontés. Au fil des années, en Amérique du Nord, de nombreux chercheurs ont écrit d’excellents ouvrages sur le thème de la paix. Beaucoup d’entre nous ont lu leurs livres et suivi leurs cours.

    Un défi : la paix

    Nous avons également connu de nombreuses années de paix dans notre pays. Il n’y a pas de conflits en cours. Le Canada n’est plus activement impliqué dans des guerres depuis de nombreuses années.

    Nous en sommes très reconnaissants, mais cette situation comporte aussi un défi. La construction de la paix s’apprend et exige de la pratique. Il en va de même lorsqu’il s’agit d’expliquer pourquoi nous croyons en la paix. C’est comme un muscle : si on ne l’exerce pas régulièrement, il s’affaiblit.

    En novembre, le gouvernement canadien a annoncé qu’il souhaitait recruter davantage de soldats afin d’être prêt au cas où l’un des conflits mondiaux s’étendrait au Canada. Nous nous posons la question : et si la situation empirait vraiment et que le gouvernement recourait à la conscription ? Quelle serait la réaction des Églises mennonites ?

    Il y a quatre-vingts ans, pendant la Seconde Guerre mondiale, bon nombre de nos jeunes avaient demandé le statut d’objecteur de conscience. Aujourd’hui, je ne suis pas sûr de ce que la plupart d’entre nous feraient.

    Nous devons tirer les leçons des Églises mennonites de Colombie. Nous avons besoin que les mennonites du Myanmar nous enseignent ce que nous savions autrefois. Nous avons besoin que le témoignage de paix de l’Église mondiale nous parvienne sous un jour nouveau.

    Priez pour nous, s’il vous plaît. Priez pour que nous n’ayons pas peur. Priez pour que nous ayons les yeux ouverts afin de voir à quel point tant d’Églises mennonites du Sud ont été d’incroyables témoins de la voie pacifique de l’Évangile.

    Priez pour que nous puissions redécouvrir, au plus profond de nos cœurs, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, qui, par son amour sacrificiel, a vaincu le monde et nous a montré le chemin du Royaume de Dieu.

    Doug Klassen est le pasteur exécutif de l’Église mennonite du Canada. Il est l’un des représentants de l’Amérique du Nord au sein du Comité exécutif de la CMM. Il a présenté cette réflexion lors de la rencontre ‘Renouveau 2026’ aux Philippines en mars 2026, intitulée « La solidarité dans la famille en Christ : partager les fardeaux, partager l’espérance ».


  • Perspectives — Suisse

    Mon Église locale en Suisse est née d’une implantation mennonite. À une époque où les voitures et les tracteurs étaient encore rares, les mennonites se rassemblaient dans les collines rurales de toute la région, dans des fermes et des lieux de rencontre qui offraient un enseignement, un abri et une chapelle rudimentaire pour le culte communautaire.

    Au bout de quelques années, ces communautés ont quitté les sommets montagneux isolés où elles avaient autrefois trouvé refuge et se sont progressivement intégrées à la vie dans les vallées. Cette intégration s’est aussi traduite par un changement de langue : les écoles et les communautés mennonites, autrefois germanophones, ont progressivement adopté le français.

    Ce passage d’un mode de vie rural à un mode de vie plus urbain a été un choix délibéré de deux communautés mennonites qui ont pris conscience de la nécessité d’un changement de paradigme. Elles sont descendues des montagnes, principalement peuplées de mennonites, pour rencontrer de nouveaux voisins, côtoyer d’autres confessions chrétiennes et découvrir de nouvelles perspectives. Le fait de porter les fardeaux de son prochain a pris une nouvelle dimension lorsque ce prochain n’était plus un proche parent, mais peut-être un parfait inconnu.

    La communauté s’est élargie, les perspectives se sont élargies, mais l’identité anabaptiste est restée. Pour illustrer cela, permettez-moi de partager une histoire qui nous encourage aujourd’hui à porter les fardeaux les uns des autres.

    La communauté se mobilise

    Une jeune mère de notre ville a récemment appris la terrible nouvelle qu’elle souffrait d’une grave maladie cardiaque. Sa maladie a tellement sapé son énergie qu’elle avait du mal à s’occuper de son foyer ; même cuisiner devenait difficile. Elle a choisi de confier ce fardeau à une femme de notre Église, et la communauté s’est aussitôt mobilisée.

    Dans notre Église, un groupe de femmes et d’hommes assure un service de livraison de repas à toute personne dans le besoin. Qu’elles appartiennent ou non à notre communauté, ces personnes peuvent recevoir des repas. Des veuves âgées, des hommes qui n’ont jamais appris à cuisiner, des familles qui viennent d’accueillir un nouveau-né et des personnes en deuil après une perte douloureuse sollicitent toutes l’aide de ce réseau de solidarité.

    Ce service de livraison de repas repose sur une petite équipe de bénévoles qui contribue à alléger le fardeau de personnes traversant une période difficile. La jeune mère atteinte d’une maladie cardiaque a été profondément émue ; elle n’aurait jamais imaginé que des femmes qu’elle ne connaissait même pas, issues de sa propre ville, cuisineraient pour elle chaque jour, lui fournissant un repas et même un dessert, pour elle et sa famille.

    Mon Église continue d’offrir ce service de livraison de repas à toute personne de la communauté qui en a besoin. Elle soutient les familles après des événements heureux tels que la naissance d’un enfant, mais aussi pendant les moments difficiles où la force ou les moyens financiers font défaut pour préparer les repas. Des femmes et quelques hommes préparent des repas pour ceux qui en ont besoin et s’efforcent d’alléger, ne serait-ce qu’un peu, le fardeau de leurs prochains.

    Cette pratique est profondément ancrée dans notre tradition. Dans les communautés mennonites rurales, les familles nombreuses cuisinaient et mangeaient souvent ensemble, partageant ainsi leur vie de manière concrète. S’entraider dans les moments de douleur comme dans les temps de joie est depuis longtemps au cœur de la vie de l’Église. Aujourd’hui encore, cette solidarité demeure une expression vivante de notre identité anabaptiste et de notre volonté de tendre la main à notre prochain.

    –Raphaël Burkhalter est membre de la Konferenz der Mennoniten der Schweiz/Conférence mennonite suisse. Il est le représentant européen au sein du Comité YABs (Jeunes anabaptistes) (2025–2028). Il a présenté cette réflexion lors de la rencontre ‘Renouveau 2026’ aux Philippines en mars 2026, intitulée « La solidarité dans la famille en Christ : partager les fardeaux, partager l’espérance ».