Étiquette : Inde

  • Perspectivas — Inde 

    Ce que m’a apporté ma participation à l’ensemble international 

    Je rends grâce à Dieu pour le don de la musique dans nos vies. Je considère comme une grâce divine d’avoir pu faire partie de l’ensemble international de la Conférence mennonite mondiale pour l’Assemblée 2022 en Indonésie. J’en rêvais depuis que j’avais assisté à l’Assemblée de 2003 au Zimbabwe. 

    Participer à la musique lors des Assemblées mondiales de la CMM m’a permis d’apprendre des chants dans différentes langues. De prime abord, je me suis dit que la prononciation des paroles était étrange. Il arrive que des mots dans d’autres langues présentent des similitudes avec ma langue, mais cela donne un sens très amusant ! 

    À mesure que je me suis habitué à chanter ces chants dans différentes langues, j’y ai pris beaucoup de plaisir. Apprendre ces chants est devenu mon activité préférée. 

    Une grande famille mondiale 

    En chantant des cantiques dans différentes langues, j’ai le sentiment de faire partie de la famille de mes frères et sœurs qui parlent la langue chantée. Je me sens uni à eux, à leur style musical et à leur culture.  

    Chanter dans différentes langues avec la chorale de l’Assemblée, avec des frères et sœurs de différents continents, me donne également une image du paradis. 

    Des chansons comme « Dalam Yesu/En Jésus, nous sommes une seule famille » m’aident à prendre conscience que je fais partie d’une grande famille mondiale. J’ai de nombreux frères et sœurs qui me soutiennent dans toutes les situations que je traverse. 

    Le chant « True Evangelical Faith » m’a particulièrement marqué, car il me rappelle toujours d’examiner ma foi et m’encourage à vivre comme un véritable disciple du Christ. 

    Chanter ces cantiques a également uni ma famille. Lorsque je m’entraînais à chanter des chants pour l’Assemblée, en particulier des chants dans d’autres langues, mes jeunes filles se joignaient à moi pour les chanter. Elles ont appris la prononciation bien plus vite que moi. En famille, nous avons passé de nombreuses heures à apprendre ces chants ensemble, dans l’unité. 

    Cultiver le respect et la curiosité 

    Ce que j’ai appris à l’Assemblée a été transmis à l’Église où j’étais engagé. J’ai enseigné de nombreux chants dans différentes langues, tels que « Som’Landela », « We want peace », « Hakuna akaita », « Solo el amor », « Siyahamba », « Alabare », « Tapaiko cheuma » (Je suis ton enfant), « Segala puji syukur » (Criez de joie), « Kirisuto no heiwa ga » (Que la paix du Christ), etc. 

    J’ai traduit certains de ces cantiques en hindi afin que les membres de l’Église puissent facilement les apprendre et les chanter. Chanter en anglais et en hindi nous apporte de la clarté quant au message du chant, ce qui est important pour la conviction et la participation. Les gens sont généralement plus à l’aise lorsqu’ils chantent dans une langue qu’ils comprennent. 

    Cependant, j’encourage généralement les gens à chanter au moins un couplet ou le refrain dans la langue originale. 

    Lorsque les membres de notre Église apprennent différents mots dans une langue étrangère, cela aide les gens à ressentir la dimension mondiale du chant, cela suscite le respect et la curiosité pour les autres cultures et donne au moment un sentiment plus fort de communion et de sens. En fin de compte, cela aide l’assemblée à se sentir unie avec la famille mondiale.  

    Comprendre l’Esprit de Dieu 

    L’une des membres de mon assemblée a partagé que le fait de chanter dans différentes langues l’aidait à comprendre la gratitude de Dieu. Cela se reflète dans la langue, la structure musicale et la culture. Même si nous ne comprenons pas toujours pleinement le sens des chants dans différentes langues, nous ressentons que Dieu a insufflé sa joie et son Esprit dans les paroles et la musique. 

    Chanter des chants tels que « You’re not alone » (Tu n’es pas seul) l’a aidée à comprendre que nous sommes unis. 

    Nous partageons nos peines et nos joies les uns avec les autres et nous nous soutenons mutuellement dans les situations difficiles. 

    Chanter les cantiques de l’Assemblée l’a aidée à comprendre qu’elle a sa place dans l’assemblée en tant que membre de la famille, pour prendre soin des autres membres qui sont dans le besoin. 

    En conclusion, je voudrais dire que les chants de l’Assemblée ont été une force très efficace pour unir l’Église dans sa compréhension de Dieu, de sa place et de son rôle au sein de la famille mondiale. 

    Ashish Kumar Milap est pasteur à l’Église mennonite de Sunderganj à Dhamtari, en Inde, où il sert une assemblée de 1 040 membres baptisés. En 2022, il a participé à l’Assemblée en Indonésie en tant que membre d’une chorale internationale. 


  • Cynthia Peacock a été représentante régionale pour l’Asie du Sud de la Conférence Mennonite Mondiale de 2014 à 2025. Elle a également présidé la Commission Diacres de 2009 à 2015. Lors des réunions du Conseil général en Allemagne en mai 2025, Timo Doetsch (délégué du Conseil Général pour l’Arbeitsgemeinschaft Mennonitischer Brüdergemeinden in Deutschland — AMBD) lui a demandé de partager son expérience.

    Suivre Jésus quand on est une Indienne

    À moins de 20 ans, j’ai rejoint le Comité Central Mennonite (MCC) en tant que réceptionniste, et c’est là que j’ai compris ce que cela signifiait d’être une vraie chrétienne, une disciple.

    Plus tard, j’ai découvert qui étaient les mennonites et les anabaptistes, et j’ai réalisé que j’avais vraiment envie d’en savoir plus.

    J’ai alors commencé à lire des documents. Les représentants du MCC m’ont envoyée à des ateliers, puis j’ai pris contact avec des Églises anabaptistes indiennes, et j’ai ainsi commencé à mieux comprendre ce que signifie être mennonite.

    Jésus est devenu de plus en plus concret dans ma vie quotidienne et j’ai voulu être une disciple au sens plein du terme, même si j’étais encore très jeune.

    Au fil du temps, on m’a confié la responsabilité de travailler avec des femmes. Puis je suis devenue mère célibataire de deux jeunes enfants, que j’ai élevés dans des conditions très difficiles. Pendant ce temps, j’ai continué à travailler avec des groupes de femmes et je suis devenue responsable du département de l’éducation, qui parrainait l’éducation des enfants. J’ai également appris à connaître leurs familles et leurs difficultés.

    À travers tout cela, Jésus est devenu de plus en plus réel pour moi.

    C’est ainsi que je suis devenue mennonite dans mon cœur.

    J’ai toujours senti que je devais présenter Jésus aux personnes qui souffrent, qui suivent de faux dieux et qui sont sans espoir. Je cherchais donc des occasions où elles me posaient des questions pour que je puisse leur parler.

    C’est ainsi que ma foi s’est renforcée alors que j’occupais différents postes, jusqu’à ce que j’atteigne finalement un poste de direction au MCC, puis que je prenne ma retraite.

    Travailler pour la Conférence Mennonite Mondiale

    Je n’aurais jamais imaginé être appelé par la CMM, car il s’agit d’un réseau mondial et je faisais partie d’une église locale en Inde. Nous avions créé une église de maison dans ma propre maison, très petite, avec deux pièces. Une occasion s’est présentée et aujourd’hui, c’est une église à part entière avec des chrétiens de première et deuxième génération.

    Mais lorsque l’appel (à servir la CMM) est venu, j’ai répondu « oui », je devais m’engager et mettre à profit tout ce que mon expérience m’avait appris.

    La CMM m’a d’abord invité à servir pendant un an dans le groupe de travail du Réseau Anabaptiste Mondial d’Entraide (GASN), afin de le mettre en place.

    Puis ils m’ont invité à présider la Commission Diacres. J’ai occupé ce poste pendant six ans. Là encore, j’ai été en contact avec l’Église mondiale et j’ai découvert les différents besoins des Églises à travers le monde, et compris leurs difficultés.

    Je pensais que nous étions une petite communauté minoritaire [en Inde] et que nous avions le monopole des difficultés. Mais non, d’autres pays souffrent aussi, de différentes manières, à cause de leur foi. Cela m’a ouvert les yeux.

    Après cela, on m’a demandé si je pouvais servir en tant que représentante régionale. Cela m’a aidée à me rapprocher de nos unions d’églises.

    En représentant la CMM, j’ai senti que le regard que les responsables d’Église portaient sur moi avait changé. Au début, il leur a fallu un certain temps pour m’accepter, car j’étais plus jeune et une femme. Mais progressivement, cela a changé et je peux maintenant dire que tous les responsables m’acceptent volontiers et me témoignent leur respect.

    J’ai pris ma retraite satisfaite, et j’en rends grâce à Dieu, mais aussi à la CMM.

    Vivre l’unité en Inde

    En tant que membre du personnel du MCC, puis en tant que représentante régionale de la CMM, j’ai été en contact avec les huit conférences des Églises anabaptistes indiennes à travers des ateliers et des conférences.

    À l’époque, les Églises n’avaient que très peu de connaissances en matière de développement. Elles ne travaillaient qu’à l’intérieur de leurs quatre murs : elles prêchaient et enseignaient uniquement aux chrétiens.

    C’est là que je me suis impliquée auprès d’elles pour les aider à comprendre que le rôle des Églises doit également dépasser les murs. Et qu’il ne s’agit pas seulement de prêcher, mais aussi de répondre à leurs besoins sociaux, spirituels, mentaux, ce genre de besoins.

    Mais lorsque j’ai été nommé à la Commission Diacres, j’ai pris sur moi d’enseigner l’anabaptisme à mes frères et sœurs. J’ai parlé aux dirigeants et je leur ai dit : « Asseyons-nous ensemble, créons une bibliothèque et enseignons. » Et ils m’ont permis de le faire grâce à la CMM.

    Construire la paix

    Les conflits m’apprennent quelque chose de nouveau et me permettent d’établir des relations avec tous types de personnes. Mon expérience auprès des villageois, auprès des hindous, m’a beaucoup appris. Ils ont tant de difficultés : ils ont besoin de nourriture, ils se disputent souvent à la maison à cause de problèmes économiques, mais ils vivent néanmoins en paix les uns avec les autres. Comment font-ils ? Ce sont là certaines des choses que j’ai apprises et que j’ai pu partager avec mes frères et sœurs chrétiens.

    Il y a tant de défis à relever pour promouvoir la paix ou pour montrer que l’on croit en la paix. Il faut d’abord établir des relations avec ses prochains issus d’autres milieux, puis respecter leur identité, quelle que soit leur appartenance religieuse.

    Si nous nous contentons de prêcher, ils ne sont pas disposés à accepter ce que nous leur proposons. Nous devons également être ouverts à recevoir ; la relation est une façon de démontrer ce que je comprends comme étant l’évangile de la paix. Et puis, lorsqu’ils me demandent ce que cela signifie pour moi, ma foi, ce que cela signifie pour moi en tant qu’artisan de paix, je leur parle de Jésus artisan de paix, dispensateur de paix, Prince de la paix.

    C’est un processus d’apprentissage.

    Tout au long de ma vie, j’apprends. Il y a encore tant à apprendre, à comprendre. 


    Cynthia Peacock blessing prayer at MWC100
  • Asie : Inde

    La « Little Flock Discipleship School » (l’École de Disciples du Petit troupeau) est un groupe de communautés situé à Uttar Medabari, dans le district d’Alipurduar, au Bengale occidental (Inde). En 1985, Little Flock a été créé par des églises évangéliques pour répondre à l’Ordre missionnaire [de Jésus] dans la partie nord du Bengale occidental. Cependant, au fur et à mesure que la mission se développait, la nécessité de former, d’équiper et d’envoyer des disciples dans des régions non atteintes est devenue évidente. La première promotion de la Little Flock Discipleship School, composée de 12 disciples, a commencé son travail en avril 2010 dans une maison louée dans le village de Bamanpara. La 14e promotion, diplômée en 2024, s’ajoutera aux 24 disciples aux 201 déjà formés.  

    Little Flock fait partie de l’Église missionnaire unie de l’Inde (BJCPM-Bharatiya Jukta Christa Prachar Mandali) et fonctionne en partenariat avec l’Église missionnaire de Nappanee. Little Flock est membre de la Fraternité Missionnaire Mondiale (GMF). 

    Little Flock est situé au pied des montagnes de l’Himalaya, entouré de paysages magnifiques — forêts et rivières, montagnes et cultures de thé — près de sept États indiens et bordant trois pays voisins : le Bhoutan, le Népal et le Bangladesh. 

    Nous nous sommes fixé les quatre objectifs suivants : 

    • #1. Former des disciples à l’image du Christ. 
    • #2. Équiper des disciples avec la Parole. 
    • #3. Impacter les vies grâce à des disciples efficaces. 
    • # 4 Multiplier les disciples. 

    Notre ministère comprend un centre de formation de disciples, des ateliers de formation de disciples, des centres de développement de l’enfant (écoles pour les enfants socialement, économiquement et politiquement marginalisés, dont les frais de scolarité et les repas sont payés), des centres de formation de base en informatique, des centres de prière et d’accompagnent, des campagnes de don du sang, des campagnes de soins ophtalmologiques et des festivals pour les enfants. 

    Après avoir étudié dans l’école de Little Flock, les étudiants comprennent mieux ce qu’ils doivent apprendre et comment servir. Ils poursuivent leur formation dans le domaine de la santé ou dans des instituts de théologie. D’autres organisations et dénominations envoient leurs agents de terrain se former pour le travail missionnaire.  

    Quelques témoignages : 

    Transformation sociale et spirituelle 

    Libéré de sa dépendance à la drogue par la puissance du Saint-Esprit lors d’une formation à Little Flock en 2018-2019, Saikhoram Reang est retourné dans son village de Gaurangapara, à Tripura. Il est très motivé pour travailler parmi les plus pauvres des enfants pauvres, privés de nourriture régulière, d’école, d’éducation et de soins parentaux.  

    Little Flock a aidé Saikhoram Reang à créer un centre de stimulation de l’enfant. Les enfants y apprennent des chansons, des sketches et ont des activités artistiques, tant bibliques que profanes. L’école a permis à des enfants qui avaient abandonné l’école de reprendre leurs études, aujourd’hui jusqu’au lycée. 

    Depuis 2020, Saikhoram Reang et son équipe sont une grande bénédiction pour éduquer, nourrir et former spirituellement 71 enfants.  

    De la timidité à l’intrépidité missionnaire 

    Lorsqu’il a rejoint Little Flock en 2014, Bibek Narjinary était extrêmement timide et introverti. Mais sa vie a été radicalement transformée. 

    En voyant sa motivation pour le travail missionnaire, Little Flock l’a envoyé étudier dans une école de théologie. Après avoir obtenu sa maîtrise, il a consacré sa vie à la création d’une école pour les enfants les plus défavorisés dans le village forestier de Nornoso à Karbi Anglong, en Assam.  

    Cet endroit n’a ni route, ni électricité, ni école, ni marché, ni église, pour les 400 enfants et leurs familles. Cette communauté ne connaît pas l’Évangile. « Je suis prêt à mourir pour l’évangile ici », déclare Bibek Narjinary.  

    L’esprit de foi et de grâce des intouchables 

    Les tribus Dimasa vivant dans les Collines du Nord Cachar, en Assam, sont farouchement opposées à l’Évangile. Les chrétiens, un groupe minuscule, sont considérés comme des « intouchables ». 

    Mais Gobilal Ponglo, qui a été formé à Little Flock en 2010, est retourné dans son village et a gardé une foi inébranlable malgré la persécution persistante de ses voisins. Il a contribué à la création de deux églises de maison et d’un centre pour les enfants dans le village.  

    Ce n’est pas un endroit facile pour vivre sa foi chrétienne, mais Dieu a été bon et bienveillant et les a protégés. 

    Un formateur pour être transformé 

    Disciple à Little Flock en 2011, Kripa Joy Reang est un missionnaire passionné travaillant dans les Collines du Nord Cachar. Il a le don d’établir de nouvelles antennes missionnaires dans les endroits les plus reculés de la région.  

    Lors de l’une de ses missions, il a rencontré Samson Reang à Dasta, au sud de Tripura, qui dirigeait une petite école maternelle pour les enfants réfugiés et pauvres. Kripa Joy Reang l’a formé pour élargir son champ d’action. C’est ainsi que Samson Reang a créé la Victory English School, avec un foyer et une chapelle. 

    Cette école est un outil de transformation sociale, éducative, économique et spirituelle où 200 élèves étudient de la maternelle à la cinquième année. 

    Au-delà des frontières 

    Amrit Kujur, un Adivasi qui a été formé en 2010, a joué un rôle déterminant dans l’aide apportée au missionnaire de Little Flock dans l’est du Népal. Amrit Kujur a créé des communautés de maison dans les plantations de thé de Tokla. 

    Faire grandir la foi dans les forêts 

    Un autre évangéliste Adivasi, Chotelal Oraon et sa femme Filmita Oraon, continuent de travailler pour établir le royaume de Dieu dans les villages forestiers du nord du Bengale. Depuis qu’ils sont venus à Christ en 2010, ils ont fondé deux églises. 

    Dans le village de Lothabari, où ils ont créé une maison communautaire, il y a maintenant un petit bâtiment d’église pour accueillir l’assemblée. 

    Au cours de la dernière décennie, l’Inde a connu une renaissance parmi les religions majoritaires. Nous avons été confrontés à de nombreux défis dans notre travail missionnaire et aussi à la persécution. Nous avons donc changé de paradigme dans nos stratégies missionnaires. L’annonce personnelle de l’Évangile et la formation des membres pour mener à bien la mission sont essentiels. Il est nécessaire de former les croyants à être disciples pour qu’ils adoptent un comportement conforme à la vie du Christ. Nous adoptons une approche apostolique en formant des responsables autochtones pour annoncer l’Évangile dans les endroits les plus reculés. Nous croyons qu’il faut être agent de transformation sociale, économique et spirituelle, tournés vers l’éternité. 

    Et nous prions continuellement.  

    Grâce au travail de Little Flock, des églises sont vivifiées pour former des disciples et répandre l’Évangile de Jésus-Christ dans des régions qui n’ont pas été encore atteintes. La jeune génération de chrétiens adopte aussi cette vision.  

    Nous remercions Dieu de nous donner l’occasion de répandre la bonne nouvelle de Jésus-Christ dans ces régions et ces pays. 

    — Le révérend Asit Basumata est directeur de la Little Flock Discipleship School en Inde. Il est titulaire d’une maîtrise en théologie et a travaillé comme professeur au Pax Christiana Bible College à Chennai et comme coordinateur d’un projet de lutte contre le VIH/SIDA. Il a présenté les écoles Little Flock Discipleship avec M. Gyan Mochary, directeur de Little Flock et président de Literacy International India, lors d’un webinaire du GASN, le 10 septembre 2024. 

  • Peace— Paix — Amani— Mirembe : les enfants d’une église mennonite d’Ouganda ont écrit « Paix » en plusieurs langues (anglais, français, swahili, luganda). (Voir photo ci-dessous)

    Chaque année, la Commission Paix prépare des ressources pour le Dimanche de la Paix. Organisé autour d’un autre thème chaque année, le dossier comprend un focus sur la Bible, des prières, une activité et une ressource pédagogique.  

    Les assemblées du monde entier en sélectionnent des parties qu’elles adaptent à leurs propres célébrations. 

    Les assemblées de la CEM du district de Mbujimayi se sont réunies à la paroisse de Sangilayi pour un culte commun de réconciliation. « La joie a été à son comble d’autant plus que les membres de la CEM vivent allègrement, depuis un certain temps, la paix du Seigneur après une longue période de conflits de leadership », déclare Jean Felix Cimbalanga, président de la CEM (Communauté Évangélique Mennonite). 

    20230917JeanFellyNtumbaIMG_20230917_121643_9

    En petits groupes, les membres de l’église Hermanos Menonitas de Soacha, en Colombie, ont intercédé pour chacun des points de prière figurant dans le matériel de louange. 

    20230917JuanFranciscoNovoaDuque IMG_20230917_113749

    (Le révérend pasteur Jean-Pierre Muya, secrétaire général et représentant légal de la Communauté Mennonite au Congo [CMCo], Robert Irundu, secrétaire administratif et financier de la CMCo [costume bleu], et Mozart Muzembe, chantre de l’église, ont planté un manguier sur le terrain de l’église. « C’est un symbole de paix et d’unité, car nous faisons tous partie de la famille de Dieu », explique Simon Kashal Tshiey. « Cet arbre unira bientôt tout le monde par ses fruits et son ombre  » 

    20230902RobertIrundu20230917_122605

    « La célébration du Dimanche de la Paix nous a encouragés à devenir des témoins de la paix de Dieu dans notre vie quotidienne », dit Ashish Milap, pasteur de Bethel Mennonite Church, Balogdogan [Inde]. 

    Les volontaires internationaux du Comité Central Mennonite, Elizabeth Joy Nalliyah des Etats-Unis [SALT] et Luyando Munangobe de Zambie [YAMEN], étaient les invités spéciaux du culte à Bethel. « Cela nous a vraiment unis et encouragés à réaliser que nous formons une grande famille », a déclaré Ashish Milap. 

    M. Amos Ganjboir, Rajendra Masih, Shoshanna et quelques jeunes de l’église ont travaillé sur une affiche représentant un arbre pour le culte. En attachant leurs feuilles aux branches, les fidèles comprennent que « tous les membres de cette famille sont importants et liés les uns aux autres. Et leur famille est plus grande qu’ils ne le pensent », explique Ashish Milap. 

    20230924AshishKumarMilapthumbnail_IMG_20230923_161155

    Wincy Wan, de Hong Kong Mennonite, raconta comment, lors de la Conférence Mennonite Mondiale sur le Travail pour la Paix, « notre père juste utilise la CMM pour transformer les injustices ». Membre de la Commission Paix, elle lança un défi à l’assemblée : « Comment partager la paix et l’amour avec nos voisins ? Pouvons-nous être attentifs aux traumatismes qui nous entourent ? Pouvons-nous accompagner les personnes qui souffrent ? » 

    20230917MennoniteHongKongFamily Sunday P5

    Lors de la Journée de la Paix 2023, le révérend Maira Benjamin Migire, pasteur de Kanisa la Mennonite Tanzanie, a participé à un dialogue sur la paix avec des responsables chrétiens et musulmans à Zanzibar, en Tanzanie.  

    20230921MairaBenjaminMigireWhatsApp Image 2023-09-21 at 23.01.57

    Les assemblées BIC au Népal ont célébré le Dimanche de la Paix lors de leur culte habituel le samedi. Elles ont fait une offrande spéciale et prié pour la paix dans la famille, l’église, le quartier, la communauté au sens large, la nation et la communauté anabaptiste mondiale, en particulier pour l’Ukraine et le Myanmar. 

    20230916BICNepalWhatsApp Image 2023-09-25 at 20.48.03

    Peace— Paix — Amani— Mirembe : les enfants d’une église mennonite d’Ouganda ont écrit « Paix » en plusieurs langues.  

    20230917CEDanielSnapchat-1743778233

    Ê Maytalang Mennonite Bible Church, aux Philippines, « Nanay » [mère] Juana, la participante la plus âgée [83 ans] et Aya, la plus jeune [1 an], ont collé une feuille d’or sur l’arbre de la paix et des liens familiaux. 

    20230917RichardARancap20230917_170806


    Dieu créateur, Frère Jésus, Esprit de réconciliation, enseigne-nous à construire la paix chaque jour. Aide-nous à voir ton image dans chaque personne que nous rencontrons — y compris nos ennemis. Aide-nous à reconnaître notre interdépendance. Donne-nous le courage de défendre les autres en reconnaissant notre interconnexion. 

    Grâce à votre soutien, nous pouvons rassembler des histoires, des enseignements et des activités sur la paix à partager avec nos églises par le biais des ressources de culte du dimanche de la paix.

     

  • Dans les coulisses du Village de l’Eglise Mondiale

    Par Harriet Sider Bicksler

    Un coq sur Skype. Une hutte faite d’herbe et des kilomètres de Velcro. Des paniers et les Big Five. Comment tous ces objets apparemment sans lien se retrouvent présentés ensemble au Village de l’Eglise Mondiale ?

    Commençons par le coq.

    Vikal Rao d’Inde, a été le coordinateur du le Village de l’Eglise Mondiale à la Conférence Mennonite Mondiale 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie.

    Alors qu’il était en charge des jeunes pendant le Rassemblement de 1997 à Kolkata, Rao a eu une vision de ce qu’il voulait créer en 2015. Il a fait deux voyages aux Etats Unis pour aller voir le Farm Show Complex pour savoir comment adapter sa vision avec les réalités de l’espace que le Village allait occuper.

    Travaillant avec les coordinateurs régionaux, les hôtes des différents continents, et aussi les coordinateurs sur place, Art Bert et sa femme Donna de Dillsburg en Pennsylvanie, ont fait beaucoup d’appels sur Skype. Bert se rappelle d’un appel par Skype au Kenya qui a était régulièrement ponctué par le chant d’un coq.

    Qu’en est-il de la hutte en herbe et du Velcro ?

    Bert a reçu toutes sortes de demandes d’aide des différents continents pendant qu’ils étudiaient les matériaux qu’il fallait pour leurs tentes.

    Par exemple, l’Inde voulait une hutte en herbe. Pour répondre à ce souhait, Bert a trouvé deux familles en Pennsylvanie qui ont vécu en Asie. Elles se sont portés volontaires pour créer la hutte.

    Des kilomètres et des kilomètres de Velcro étaient nécessaires pour construire l’ensemble des stands, dit Bert.

    Quant aux paniers et les « Big Five », qui étaient prévus dans la tente africaine ?

    Virginia Moyo, qui a aidé à mettre en place la section Zimbabwe de la tente, a expliqué qu’ils voulaient montrer leur fierté de leur travail manuel et comment ils utilisent uniquement des matériaux facilement disponibles. Dans le cadre de leur contribution à la tente de l’Afrique, ils ont apporté des paniers tissés à la main et des sculptures en bois connus par les amateurs d’animaux sauvages comme les « Big Five »: l’éléphant, le buffle d’Afrique, le léopard, le lion et le rhinocéros.

    Les femmes ont tissé les paniers, les hommes se sont occupés des sculptures sur bois.

    Maintenant que le Village de l’Eglise Mondiale est en plein effervescence, comment Rao et Bert considèrent toutes ces heures passées à rêver de possibilités, à faire des appels Skype, à demander des matériaux divers et, forcément, à avoir des moments de désaccords le long du chemin ?

    Rao regarde autour de lui. « Je suis heureux. J’ai voulu un endroit où les gens pourraient être en fraternité entre eux, pour partager leur foi et pour apprendre ensemble. C’est ce qui est en train de se passer ».

    Bert aussi évalue la scène: « N’est-ce pas tellement cool » ?

    Harriet Sider Bicksler a pris sa retraite après une carrière comme écrivain et éditrice. Elle continue à servir en tant que rédactrice pour la Société d’Histoire des Frères en Christ dans la région de Harrisburg.