Auteur/autrice : Stephanie Setiawan

  • César García (right) interviewed church leaders from other traditions who were present throughout General Council meetings in May 2025. (l-r) Paul Tché, Tim Gee, Neil Vigers, Hanns Lessing (with microphone), Samuel van der Maas,  Anne-Cathy Graber (MWC secretary for ecumenical relations).

    “Reconciliation is central to our faith as Anabaptists,” said César García, Mennonite World Conference (MWC) general secretary. “We knew that as we commemorate the division and fragmentation that occurred in the body of Christ 500 years ago, we needed to bring together our mother churches – the Catholic, Lutheran and Reformed churches – to bear witness to the healing God is bringing among us and will continue to do in the process of reconciling everything under Jesus’ kingdom.”  

    Accompanying the General Council 

    Church leaders from other Christian traditions accompanied MWC General Council (GC) members in their meetings. Each ecumenical guest brought greetings at the beginning of the GC sessions.  

    “I feel like I’m in a family reunion,” said the Rev. Paul Tché, general secretary of the Disciples of Christ World Communion.  

    For the final GC session, César García interviewed the ecumenical guests about their connections to Anabaptism and their hopes for the church.  

    “The best way to learn who you are is to try and work it out with an ecumenical partner. [It’s] a voyage of rich discovery into the mystery of God’s grace,” said the Rev. Neil Vigers, Programme Executive for Unity, Faith & Order for the Anglican Communion.  

    César García asked each guest to share about their experiences with Mennonites. Prof. Dr. Otniel Bunaciu, vice president of the Baptist World Alliance, said he first heard of Mennonites as a child receiving Christian aid parcels in Eastern Europe. “One of the parcels contained quilts. I learned they were from Mennonites. All the ‘80s and ‘90s during the cold Romanian winters, I had a Mennonite quilt that covered me.” 

    The Rev. Dr. Hanns Lessing from the World Communion of Reformed Churches (WCRC) said conversations with Mennonites are very significant as WCRC discusses how to be God’s church in a world marked by violence. “This is something where the Mennonite history is very important for us…. My hope is that we recover this joint history to something that will serve the kingdom.”  

    Fellowshipping together 

    As part of the Anabaptism@500 commemoration day in Zurich, MWC hosted a reception for representatives from 13 global communions and 3 multilateral ecumenical organizations. MWC gifted representatives from the global communions a copy of the Anabaptist Community Bible, which “reflects the distinctive hermeneutic of the Anabaptist tradition,” said César García.  

    Church leaders from the diverse communions shared greetings and thanksgiving for the ministry of MWC. “Though they were unable to send representatives, the Ecumenical Patriarchate (Orthodox Church) and the General Conference of the Seventh-day Adventist Church also sent meaningful written greetings for the commemoration,” said César García. 

    “The Anabaptist commitment to peace, faithfulness, justice and reconciliation reaches far beyond your own tradition and is a gift beyond measure for the oikoumene. Our hearts are glad for your witness over the centuries and we look to your future with courageous love,” said the Rev. Dr. Casely Essamuah, Secretary of the Global Christian Forum. 

    “The Lutheran world gives thanks today for the witness of the Anabaptist-Mennonite communion, for its radical and uncompromising commitment to love and to seek peace. We can all learn from your courage to love, a love that continually opens doors toward deeper communion among us,” said the Rev. Dr. Anne Burghardt, general secretary of the Lutheran World Federation. 

    Celebrating worship in confession and hope 

    Reconciliation guided the planning for the worship service on 29 May 2025. MWC officers, former officers and ecumenical representatives entered the worship service together as part of the procession.  

    The service included liturgy of reconciliation which incorporated parts of the recent statement, “Restoring our Family to Wholeness: Seeking a Common Witness” that was approved by both MWC and WCRC.  

    “As Reformed Christians, we are deeply grateful to the Mennonite World Conference for inviting us to journey together toward mutual understanding and reconciliation,” said the Rev. Dr. Setri Nyomi, general secretary, WCRC. “In Christ we are members of one another, brothers and sisters of the same flesh and the same Spirit.”  

    Representing newly appointed Pope Leo XIV, Cardinal Kurt Koch from the Dicastery for Promoting Christian Unity (Roman Catholic Church) brought a message during the service: “The motto chosen for your celebration, ‘The Courage to Love’, reminds us, above all, of the need for Catholics and Mennonites to make every effort to live out the commandment of love, the call to Christian unity and the mandate to serve others.” 

    “We are living in a new era: churches who once regarded each other as enemies have found ways to apologize and forgive, to work toward the healing of memories, and to take steps toward reconciliation, even amid our ongoing differences,” said Henk Stenvers, MWC president.  


    ecumenical guests photo group

    Global Christian Communions and multilateral ecumenical organizations represented:  

    ecumenical guest sharing
  • Récemment, le nombre de jeunes dans les églises d’Asie a énormément décliné. Il s’agit probablement d’un phénomène mondial. Qu’est ce qui a rendu insensé le fait de croire en Dieu ? Parce que dans ce monde dur, ce dont les jeunes ont besoin, c’est de l’argent, et pour gagner de l’argent, on doit devenir un être « efficace ». 

    Les jeunes générations vivent en étant submergées par un sentiment d’anxiété écrasant – la peur de prendre du retard, la peur de ne pas survivre. Ils classent tout dans les catégories d’efficacité ou d’inefficacité. 

    Lorsque l’on voit le monde de cette manière, croire en Dieu est vu comme l’inefficacité ultime. 

    Les méthodes pour gagner de l’argent, les stratégies pour faire partie des catégories les plus aisées sont devenues les écritures sacrées, se répandant comme un feu de paille à travers YouTube et les livres. Et donc par conséquence, il y a peu d’intérêt pour les malheurs endurés par les voisins, pour les désastres et les guerres. 

    Même le deuil et la douleur semblent, d’une certaine façon, obéir aux règles de l’efficacité. 

    Cependant, bizarrement, alors qu’ils accumulent des biens, les jeunes ne trouvent aucune solution à leur anxiété. 

    Au contraire, ils souffrent de dépressions plus profondes, jusqu’au suicide pour certains. Ils luttent pour découvrir le vrai sens de la vie et de leur propre identité. Les réseaux sociaux nous permettent d’être constamment connectés les uns aux autres d’une simple pression de doigt, mais ils ont rendu le sentiment de solitude insupportablement vide. 

    Dans de telles circonstances, entrer en relation avec Dieu semble presque impossible. 

    Si nous rêvons d’un monde où nous vivons par la foi plutôt que par l’argent, nous devons devenir des preuves vivantes que l’argent n’est pas tout – que l’amour est tout. 

    Même si ce chemin est semé d’embûches, nous nous devons de croire en la joie donnée par Dieu. Ainsi, nous serons reliés à travers Lui, et à travers Lui, nous apprendrons également à être seul sans nous sentir perdu. Ceux qui n’ont plus rien, les pauvres, les affligés, ceux qui luttent, et ceux qui se tiennent à leur côté en signe de solidarité – ceux-là sont les enfants de Dieu. 

    En tant qu’anabaptistes, et quelque soit notre âge, puissions-nous trouver le courage d’embrasser l’inefficacité de l’amour : l’amour pour nos semblables, l’amour pour toutes les autres créatures et l’amour pour Dieu. 

    YABs Committee 2023
    Comité YABs en 2023:
    Valentina Kunze, Kkotip Bae, Felix Perez Diener, Gaëlle Oesch, Ebenezer Mondez

    Kkot-Ip Bae est la représentante de l’Asie au sein du Comité YABs (Jeunes anabaptistes). Elle est membre de l’Eglise mennonite de Corée.  


    GYS 2025 worship
  • « La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit »  

    Proverbe africain 

    Une pasteure congolaise a transformé ma vision de ce que veut dire donner et recevoir. 

    La dernière fois que je l’ai vue, c’était lors de l’Assemblée Mondiale de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM) au Paraguay en 2009, où elle a exprimé sa gratitude envers ma femme et moi pour le soutien financier que notre assemblée locale en Colombie avait donné à son église en RDC. 

    L’hospitalité sacrificielle 

    Je l’avais rencontrée pour la première fois avec son mari lors d’une visite à Kinshasa en 2007. À cette époque, mon assemblée locale en Colombie existait depuis sept ans. Comme nous étions en pleine croissance, nous étions confrontés au problème de ne pas avoir de lieu de culte et aux énormes besoins financiers de notre projet d’implantation d’églises. 

    De retour à Kinshasa, j’ai été invité à prêcher un dimanche matin dans l’église de ce couple qui allait devenir mes amis. Comme mon église en Colombie, cette assemblée n’avait pas de bâtiment. Elle se réunissait dans une tente sans murs. Dans ce contexte d’extrême pauvreté, j’ai eu la chance de pouvoir rester déjeuner après le culte. J’ai compris plus tard que les membres de l’église avaient sacrifié leur repas pour me nourrir. 

    Lorsque je suis rentré à Bogotá, l’appel à soutenir cette assemblée était clair, d’autant plus lorsque nous avons appris le décès du mari, laissant derrière lui ses enfants et sa femme, qui est devenue la pasteure principale de l’église. Mon assemblée locale a décidé de collecter des fonds pour l’église de Kinshasa et pour une partie des besoins éducatifs des enfants du pasteur. 

    Une priorité plus importante 

    Nous savions que cela ne nous ferait pas avancer dans notre activité, mais l’Église congolaise était devenue pour nous une priorité plus importante que nous-mêmes. 

    Certains de nos collègues en Colombie ne comprenaient pas comment notre assemblée locale, qui avait elle-même d’immenses besoins financiers, pouvait envoyer de l’argent pour soutenir une Église au Congo. Nous étions surtout habitués à recevoir. 

    Pendant plus de 60 ans, les églises colombiennes ont reçu un soutien étranger pour de nombreuses initiatives : réponse aux catastrophes, implantation d’églises, travail pour la paix, éducation et développement social. Même aujourd’hui, les besoins en Colombie ne cessent de croître ! 

    Donner est cependant un aspect fondamental de l’être humain. Donner fait partie intégrante de notre nature d’êtres créés à l’image de Dieu. 

    Générosité interdépendante 

    Nous savons qu’une aide financière donnée pour faire la charité peut humilier celui qui la reçoit. Elle peut créer une dépendance et renforcer le cycle de la misère au lieu de le briser. Être créé à l’image de Dieu implique d’être autonome et interdépendant. 

    La meilleure forme de soutien permet à l’individu de devenir une source d’aide pour les autres. L’aide humanitaire est essentielle à court terme, mais, comme nous le voyons dans la Bible, à long terme, même une personne dépendante de l’aide d’autrui doit aider les autres. Le don fait partie intégrante de la dignité humaine. 

    Au cours de ses 100 ans de relation avec la CMM, le Comité Central Mennonite (MCC) a nourri et renforcé notre Eglise anabaptiste mondiale en offrant son soutien aux Eglises régionales et aux assemblées locales en temps de guerre, de catastrophes naturelles, de migration et de pauvreté. 

    Aujourd’hui, de nombreuses Eglises régionales et assemblées locales développent la capacité, les valeurs et les convictions nécessaires pour créer des structures qui peuvent faire de même, en utilisant leurs ressources locales pour soutenir d’autres personnes proches ou lointaines. Ces Églises peuvent apprendre de l’expérience du MCC, en suivant ses meilleures pratiques, en évitant les erreurs commises dans le passé et en apprenant les valeurs du service et l’importance d’une bonne planification et d’une bonne gestion. Il est essentiel d’aider les autres d’une manière qui leur permette de donner à leur tour, en restaurant leur dignité grâce à des activités et des projets guidés par l’amour et la justice. 

    Les Églises anabaptistes d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine s’ouvrent à la mission, notamment à travers l’aide d’urgence, le développement et le travail pour la paix. Environ 50 organismes de service anabaptistes et commissions d’églises poursuivent les efforts missionnaires de notre Église mondiale. 

    Il reste cependant encore beaucoup à faire pour activer le potentiel de l’Église dans les ministères de secours, de développement et de travail pour la paix. Plus de la moitié des unions d’églises anabaptistes membres de la CMM n’ont pas encore développé de tels organismes de service ou d’autres structures pour étendre l’amour du Christ à travers des ministères pratiques de secours, de développement et de travail pour la paix. Le risque de dépendance existe toujours. 

    La Conférence Mennonite Mondiale renforce les capacités de nos Églises à servir les autres à travers les Réseaux. Les Églises anabaptistes du monde entier qui ont créé des organisations locales pour la mission, le service, l’éducation et la paix peuvent se soutenir mutuellement. Se réunissant sur un pied d’égalité au sein des Réseaux, elles s’enseignent et apprennent les unes des autres tout en servant dans leurs régions. 

    Se dépasser 

    Alors que nous entrons dans le deuxième siècle de la relation entre le CCM et la CMM, j’espère que nous pourrons rêver ensemble : 

    • Pouvons-nous imaginer un avenir dans lequel chaque union d’églises s’implique activement dans l’aide locale pour aider ceux qui sont dans le besoin ? 
    • Pouvons-nous élaborer ensemble une stratégie pour accompagner les plus démunis afin qu’ils puissent à leur tour aider les autres ? 
    • Pouvons-nous planifier de manière intentionnelle comment aider les églises qui, historiquement, n’ont fait que recevoir, à donner à leur tour ? 

    Transformé en donnant 

    Mon assemblée locale en Colombie n’a jamais construit l’église que nous voulions. Cependant, la vie de nos membres a été transformée par la bénédiction du don. 

    En plus du soutien que nous avons envoyé en République démocratique du Congo, nous avons lancé un projet de bourses d’études pour éduquer les enfants dans trois régions extrêmement pauvres de Colombie. Des dizaines d’enfants ont bénéficié d’un soutien pendant plusieurs années. 

    Nous avons contribué au soutien financier de missionnaires colombiens et de travailleurs sociaux qui exercent leur ministère dans d’autres pays. 

    Nous avons appris par expérience la vérité des paroles de Jésus citées par Paul dans Actes 20.35 : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » (TOB). 

    Au cours du siècle prochain, puissions-nous collaborer pour voir de plus en plus d’églises dans le monde entier s’unir pour soutenir ceux qui ont besoin de faire l’expérience de l’amour de Dieu comme elles l’ont elles-mêmes reçu. 

    César García
    Secrétaire General
    Conférence Mennonite Mondiale

    Une version de cet article a d’abord été publiée dans Intersections : MCC theory and practice quarterly (hiver 2025, volume 13, numéro 1). 

  • Diacres 

    La Commission Diacres a notamment pour responsabilité de superviser le Fonds de Partage de l’Église mondiale (GCSF), de favoriser la prière au sein de la communion anabaptiste (envoi du courriel du Réseau de prière, animation de l’Heure de Prière virtuelle et collaboration avec le président pour les lettres pastorales) et les visites de diacres. 

    De 2022 à fin 2024, la Commission Diacres a approuvé 20 propositions du GCSF pour un montant d’environ 239 000 USD, après un discernement et un examen minutieux. « Le GCSF montre que les églises d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine ne sont pas seules et que la communauté spirituelle mondiale est unie dans le partage et le soutien », dit Tigist Tesfaye, secrétaire de la Commission Diacres. 

    Souvent en collaboration avec d’autres spécialistes de la CMM, les diacres ont envoyé une délégation visiter les églises membres en difficulté pour les écouter, être en communion, prier et célébrer avec elles. « Cela permet de renforcer l’église locale et son lien avec la communauté mondiale », dit Tigist Tesfaye. 

    En 2024, aux côtés de la Commission Paix, la Commission Diacres a rencontré en Thaïlande17 pasteurs du Myanmar. Les membres ont aussi effectué une visite non officielle à d’autres églises membres en Thaïlande. 

    Tous les deux mois, la Commission Diacres invite tous les membres à un rassemblement en ligne. L’Heure de Prière virtuelle se déroule en quatre langues — anglais, espagnol, français, hindi — avec 60 à 80 participants qui prient ensemble en temps réel. 

    Foi & Vie 

    La Commission Foi & Vie cherche à aider les églises membres de la CMM en offrant et en recevant des recommandations (développant ainsi la responsabilité mutuelle) sur des questions liées à la foi et à la pratique chrétiennes, ainsi qu’à l’identité et à l’action anabaptiste-mennonite dans le monde d’aujourd’hui. 

    Foi et Vie a promu l’enseignement, des débats et des ressources lors de la publication d’un guide d’étude concernant le Rapport sur le Baptême. Il a été distribué aux délégués du Conseil Général avec une invitation à le faire connaître, à l’utiliser et à l’étudier dans leurs unions d’églises. Les membres de la Commission ont échangé leur expérience de baptême sur le site Internet de la CMM, afin de susciter l’intérêt pour l’étude de nos convictions en matière de baptême. 

    La Commission a continué à discuter et à fournir des ressources à la CMM sur les thèmes de la communion mondiale, de l’unité et de la protection de la création. 

    Lorsque la Conférence Mennonite Mondiale est invitée à établir des relations avec d’autres communions mondiales, la Commission Foi & Vie est appelée à la représenter. Outre les dialogues avec la Communion mondiale des Églises réformées, qui ont abouti à une importante déclaration de réconciliation pour 2025, elle a aussi envoyé Anne-Cathy Graber pour représenter les anabaptistes à un synode du Vatican sur la synodalité. 

    Structurellement, les nouveaux Réseaux d’Éducation anabaptistes mondiaux relèvent de la Commission Foi & Vie. Ces réseaux émergents concernent l’enseignement primaire, secondaire et les séminaires et apprennent ensemble à former des étudiants afin qu’ils deviennent pasteurs et responsables dans le monde entier. 

    Commission Mission 

    Les rencontres — en ligne et en personne — ont constitué une part importante du travail de la Commission Mission au cours des trois dernières années. La réunion de 2023 à Harrisonburg, Virginie, a été cruciale pour la CM et ses deux réseaux, car nous avons eu l’occasion de nous réunir en personne pour un temps de communion et de ressourcement. Environ 60 délégués des réseaux y ont participé. 

    La Commission Mission a soutenu le Réseau Anabaptiste Mondial d’Entraide et la Fraternité Missionnaire Mondiale en proposant de nombreux webinaires qui furent à la fois une occasion de se connaître mieux et d’apprendre. Ce travail a été souligné dans le numéro précédent de Courrier

    Pour 2025, nous nous réjouissons de publier une bibliographie actualisée en ligne sur l’anabaptisme et la mission. Vous la trouverez sur le site de la CMM. 

    Commission Paix 

    Chaque année, la Commission Paix produit les documents concernant le Dimanche de la Paix qui sont distribués dans les églises membres de la CMM du monde entier. Les photos et les rapports que les assemblées envoient de leur célébration témoignent de notre travail de construction de la paix. 

    La Conférence mennonite mondiale sur le Travail pour la Paix est parrainée par la Commission Paix. Organisée par Eastern Mennonite University en 2023, elle a rassemblé 160 théologiens, artisans de la paix, pasteurs, activistes et artistes de 20 pays à Harrisonburg, en Virginie (États-Unis). Ils ont participé à des conversations sur la théologie et la pratique du travail pour la paix anabaptiste/mennonite et ont échangé sur la Déclaration sur l’Objection de Conscience (publiée en 2022). 

    Les membres de la Commission Paix se sont joints aux Diacres pour une visite de solidarité au Myanmar afin d’encourager les pasteurs en ce temps de guerre. 

    La Commission Paix s’est également engagée, avec d’autres partenaires, à élaborer un plan de conversation avec les Old Colony Mennonites, qui font partie de la famille des croyants anabaptistes mais ne font pas partie de notre association formelle en tant que Conférence Mennonite Mondiale. Les préoccupations concernant les pratiques agricoles ont fourni des occasions de travailler à la paix dans les conversations avec d’autres organisations, les partenaires de la CMM et les Old Colony Mennonites

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    MWC commisions meeting
  • Courrier : Perspectives

    Amérique du Nord : États-Unis

    Un aperçu des débuts d’une église anabaptiste 

    n jour glacial de Thanksgiving, en novembre 1910, cinq anciens ordonnés se sont réunis avec d’autres invités dans la salle de Pigeon River Conservative Amish Mennonite, comté de Huron, au Michigan (États-Unis), pour travailler ensemble sur la mission de l’église. De cette réunion est né le réseau d’églises Rosedale (appelé à l’époque Conservative Amish Mennonite Conference). 

    Les anciens à l’origine de cette réunion étaient l’évêque Solomon J. Swartzentruber et le pasteur Michael S. Zehr. L’évêque Joshua King du comté de Stark, dans l’Ohio, était présent, ainsi que l’évêque John L. Mast et le pasteur Jonas D. Yoder du comté de Mifflin, en Pennsylvanie. Bien qu’elles n’aient pas assisté à cette réunion, d’autres paroisses de la vallée de Casselman en Pennsylvanie et dans le Maryland, du comté de Lewis dans l’État de New York et du comté de Johnson dans l’Iowa se sont identifiées à ce groupe émergeant. 

    L’assemblée mennonite de Pigeon River, où s’est tenue la première réunion, est toujours aujourd’hui membre du réseau d’églises de Rosedale. 

    Priorités 

    Cinq priorités ont été définies lors de cette toute première réunion : le maintien de l’unité, la non-conformité, la préservation de la langue allemande, le devoir de diffuser l’Évangile et la réponse à la division. 

    La première action de ce nouveau groupe est née de sa conviction de diffuser l’Évangile et de son souci des pauvres et des orphelins. 

    Lors de leur deuxième réunion en 1912, des plans ont été mis en place pour créer un foyer pour les orphelins. Ce projet a reçu un soutien important de la part des assemblées de la vallée de Casselman (Pennsylvanie et Maryland). Ainsi en 1914, le foyer a été fondé à Grantsville, dans le Maryland. 

    Aujourd’hui 

    Aujourd’hui, le Réseau d’Églises Rosedale comprend 119 assemblées réparties à travers les États-Unis qui travaillent ensemble pour s’édifier mutuellement et multiplier les assemblées au niveau local et mondial. 

    Lors de sa fondation, ce même engagement a été pris envers les Écritures en tant qu’autorité pour la vie et pour que l’accomplissement de la mission de Dieu dans le monde se poursuive encore aujourd’hui. 

    Le Réseau Rosedale ne serait pas ce qu’il est sans son bras éducatif (le Rosedale Bible College) et son bras missionnaire (Rosedale International). Ces organisations aident énormément les églises à accomplir leur mission. 

    Une autre force du Réseau Rosedale est le soutien qu’il offre à ses pasteurs par le moyen de groupes de pairs, de formations, de cours et de rassemblements annuels qui offrent des occasions de fraternité, d’encouragement, d’inspiration et de ressourcement. 

    Comme peuvent en témoigner d’autres groupes d’églises en Amérique du Nord, le Réseau Rosedale doit faire face à de grandes difficultés, notamment l’influence omniprésente du matérialisme et celle, croissante, du nationalisme. 

    Le Réseau Rosedale a rejoint la CMM en tant que membre associé en 2000. 

    En 2025, il compte 119 églises avec 13 403 membres baptisés. 

    Brian Hershberger, directeur, Rosedale Network of Churches 

    registration
  • Courrier : Perspectives

    Amérique latine : Paraguay

    Aperçu des débuts d’une église anabaptiste 

    À aucun moment nous n’avons entendu le mot ‘responsables’, nous parlions plutôt de missionnaires. Les premiers responsables de la paroisse étaient des Frères mennonites : Jakob Franz dans les années 1930, puis Gerhard Hein. 

    Ceux-ci sont partis, mais ils ont répandu la Parole dans la communauté. C’est d’abord à Filadelphia qu’une assemblée a été implantée, puis à Cayin ô Clim (aujourd’hui Neuland). 

    Au début, le plus important pour les responsables était de proclamer la Parole à d’autres communautés. Ils le faisaient au moyen de cultes, d’études bibliques et par la traduction de chants dans la langue locale. 

    En 1960, un groupe de personnes a été baptisé par les missionnaires. 

    L’organisation Luz a Los Indígenas (Lumière pour les peuples autochtones) nous a donné, à nous, peuples autochtones, la possibilité de faire partie de l’Église, de devenir des croyants en Dieu. Depuis 2006, elle s’appelle ACoMeM (Asociación Civil Obra Misionera Evangélica Menonita). 

    Nous avons rejoint l’Église mennonite lorsque nous avons pris conscience de la présence des mennonites dans notre communauté.  

    Aujourd’hui, nos points forts sont notre amour pour la Bible et notre école qui aide les membres à étudier la Parole. L’important est d’avoir la foi et de ne pas la perdre. 

    Notre défi est d’aider d’autres personnes à faire confiance à Dieu. 

    Vers 2018, nous comptions 2 600 membres baptisés dans 12 assemblées. 

    Elsa Pérez est membre de Iglesia Hermanos Menonitas Malaquías, située dans la Comunidad Campo Alegre, au Paraguay. Elle est membre de la tribu indigène des Nivaclé. 

  • Les cloches ont retenti dans toute la ville, qui était remplie d’anabaptistes. Environ 3 500 personnes, voire plus, ont envahi les rues de la vieille ville de Zurich le jour de l’Ascension, le 29 mai 2025, pour commémorer le 500e anniversaire de l’anabaptisme.

    « Aujourd’hui, nous, mennonites de Suisse, sommes une petite communauté », ont déclaré Gladys Geiser et Lukas Amstutz, coprésidents de la Konferenz der Mennoniten der Schweiz, en ouvrant le culte. La ville hôte est le lieu des premiers baptêmes d’adultes connus du mouvement anabaptiste. « Mais, comme nous pouvons le voir dans ce culte, nous faisons partie d’un mouvement qui est devenu diversifié et international. »

    Toutes les nations ensemble

    Depuis ses débuts avec quelques croyants courageux en Europe, la Conférence Mennonite Mondiale compte désormais 111 églises membres dans 61 pays à travers le monde, après la réunion du Comité Exécutif qui s’est tenue quelques jours plus tôt en Allemagne « Aujourd’hui, nous tous nous pouvons nous rassembler ici : toutes les nations, comme il dit dans sa parole, toutes les nations, toutes les tribus, toutes les langues ensemble ici.

     Seul le seigneur peut faire les choses comme ça », a déclaré Jean-Claude Ambeke, un Frère mennonite d’Angola qui vit actuellement en France.

    Les nuages du matin ont laissé place à une journée ensoleillée, idéale pour se promener dans les rues historiques, se serrer dans les salles de conférence ou écouter les chorales. L’Église réformée a même fourni un vendeur ambulant qui distribuait des glaces.

    Les participants ont pu se dégourdir les jambes en suivant une visite historique à pied ou en jouant des scénarios « À la poursuite de l’histoire », tandis que plus d’une douzaine d’ateliers offraient des perspectives sur l’anabaptisme : témoignages, aperçus historiques et questions d’actualité. En outre, la théologienne et journaliste suisse Judith Wipfler a réfléchi sur « un monde en feu ». Les responsables anabaptistes d’aujourd’hui qui vivent dans des zones de conflit et de défi.

    Cinq chorales du monde entier ont donné un concert en intérieur et extérieur et se sont jointes à une chorale massive pour le culte. Elles ont interprété des chants préférés de l’Assemblée, tels que « Ewe Thina » et « Kirisuto no heiwa ga ». Un nouveau chant a été présenté par Songs of Peace avec un refrain appelant « Nous voulons la justice, nous voulons la paix ! ».

    Une église importante

    Anabpatism@500 watch party

    Les files d’attente pour le culte de clôture ont commencé en milieu d’après-midi. La Grossmünster, qui compte 1 200 places, était pleine à craquer, tout comme les salles annexes (Predigerkirche 350, Friedenskiche 250, FEG 100 et Helferei 130, ajoutée à la dernière minute) — et des centaines de personnes sont restées dehors, assises sur la place ou dispersées dans les cafés, regardant le service sur leurs téléphones portables.

    Pendant ce temps, partout dans le monde, des milliers de personnes se sont connectées en ligne chez eux ou se sont réunies dans des églises, des bureaux (comme Everance et MCC) ou des musées (comme Mennonite Life et le Mennonite Heritage Village Museum).

    Avec la présence de représentants de 13 communions mondiales et de trois organisations œcuméniques multilatérales** en tant qu’invités d’honneur, le culte n’était pas seulement consacré à l’anabaptisme, mais aussi à une nouvelle étape sur le chemin de la réconciliation.

    Un cheminement vers la réconciliation

    « Nous avons tous hérité d’un lourd passé marqué par les divisions de la Réforme. Nous savons que des différences théologiques et pratiques subsistent, mais nous nous réjouissons du cheminement vers la réconciliation que nous avons parcouru ensemble », a déclaré Janet Plenert lors de la liturgie.

    Le service a réuni des dirigeants de la Fédération luthérienne mondiale et de la Communion mondiale des Églises réformées, ainsi qu’un message du pape Léon XIV, apporté par le cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens. « Je vous assure de ma prière pour que nos relations fraternelles s’approfondissent et grandissent. », a lu le cardinal.

    Alors que John D. Roth, de la CMM, et Hanns Lessing, de la CMER, ont confessé le « témoignage commun de l’unité de l’Église » de leurs communautés, les secrétaires généraux César García et Setri Nyomi se sont lavé les pieds « en signe tangible de notre engagement en faveur de la réconciliation », a déclaré J. Nelson Krabyill.

    Une autre expression concrète de soutien a été la mise à disposition gratuite des bâtiments de l’Église réformée, y compris l’emblématique Grossmünster.

    « Se retrouver dans le Grossmünster 500 ans après la division, désormais en tant que “famille réconciliée”, a créé un nouveau moment fort dans notre mémoire collective qui, je l’espère, changera la façon dont la prochaine génération racontera notre histoire », a déclaré John D. Roth.

    La rencontre, délibérément placée sous le signe de la commémoration, s’est ainsi terminée dans une ambiance festive. Des chœurs venus de cinq régions ont formé un tunnel de chants à la sortie de l’église, sur la place, et les invités ont pris congé en chantant « Siyahamba » (« Nous marchons dans la lumière de Dieu »)


    **Anglican Communion
    Baptist World Alliance
    DECC – Disciples of Christ World Communion
    Dicastery for Promoting Christian Unity (Roman Catholic Church)
    Friends World Committee for Consultation (Quakers)
    International Old Catholic Bishops’ Conference / Union of Utrecht
    Lutheran World Federation
    Moravian Church Worldwide Unity Board
    Organization of African Instituted Churches

    Pentecostal World Fellowship
    The Salvation Army
    World Communion of Reformed Churches
    World Methodist Council Global Christian Forum
    World Council of Churches
    World Evangelical Alliance

    Anabaptism@500
  • « Il a fait des merveilles ! » Un ensemble vocal international composé de membres des États-Unis, d’Allemagne, de Colombie et d’Indonésie a conduit l’assemblée en chantant ces paroles pour ouvrir la célébration de financement marquant le centenaire de la Conférence Mennonite Mondiale.

    L’une de ces merveilles est le fait que 110 unions d’églises ont accepté de marcher ensemble au sein de la CMM. César García a prêché à partir du Psaume 133 : « Vivre ensemble comme un seul être est un don de Dieu, une réalité tangible et attrayante, dit-il, tout comme un parfum agréable attire l’attention et cela peut être vu et ressenti ici et maintenant ».

    Les défis auxquels les sociétés sont confrontées en 2025 ressemblent étonnamment à ceux de 1925, a rappelé l’historien John D. Roth : une récente pandémie, une polarisation politique et une montée du nationalisme.

    « Il y avait environ 250 000 mennonites baptisés dans le monde : 98% d’entre eux vivaient en Europe et en Amérique du Nord, dit-il. Aujourd’hui, la famille anabaptiste compte 2,13 millions de membres dans plus de 80 pays. »

    La CMM célèbre son 100e anniversaire en vivant l’unité dans la diversité. (Malheureusement, aujourd’hui, comme en 1925, certains responsables d’églises n’ont pas pu être présents en raison de problèmes de visa).

    « Nous continuons à faire face à de nombreux défis. Et pourtant, 500 ans après les débuts de l’anabaptisme à Zurich, la CMM continue de maintenir une vision de croyants qui s’engagent à suivre Jésus, à répondre à l’appel du Christ à vivre l’unité et à rechercher la paix dans nos familles, nos assemblées, nos communautés, nos pays et dans toutes les relations humaines. »

    La CMM influence les responsables d’églises d’aujourd’hui grâce à des amitiés et des occasions d’apprendre. Ebenezer Mondez, mentor des YABs, a interviewé des responsables anciens et actuels de la CMM.

    « La CMM a été le meilleur endroit pour voir et participer à des mouvements qui transforment et font grandir l’Église, et pour tisser des amitiés », dit Larry Miller, ancien secrétaire général.

    Le poste de secrétaire général lui a « sauvé la vie », dit Larry Miller. Plutôt que d’écrire des ouvrages de théologie poussiéreux que personne ne lirait, il a consacré son énergie au service de l’Église mondiale, alors que la CMM passait d’une organisation dominée par le Nord à une communion inspirée par le Sud ; d’un accent porté sur les assemblées locales à une conscience de l’Église mondiale ; d’une réunion tous les six ans à une vie commune en tant que communion mondiale ; et d’un héritage de martyre à une démarche de guérison des divisions.

    Pour Amos Chin, qui vit dans un pays soumis à la dictature militaire depuis des décennies, la CMM l’a mis en contact avec des modèles qui l’ont encouragé à suivre le chemin de la paix dans sa propre communauté. Ce responsable de la Bible Missionary Church, une église mennonite au Myanmar, dit que les responsables de la CMM l’ont mis au défi de devenir un disciple et de servir en passant de la théorie à l’action sur des sujets comme la justice climatique.

    « L’unité en Christ n’efface pas les différences, mais les transforme en occasions d’apprentissage mutuel et d’amour », a déclaré Amos Chin.

    Valentina Kunze, jeune responsable YABs de l’Uruguay, affirme que la CMM lui a appris l’humilité et a ouvert son horizon en lui faisant voir que « ma propre manière de faire n’est pas la seule, et que d’autres cultures reflètent d’autres qualités de Jésus ».

    L’ancienne vice-présidente Rebecca Osiro (Kenya) dit que la CMM ne lui a pas seulement « donné le courage d’aimer, mais lui a aussi inculqué le courage de servir ». Venant d’une église « où les femmes n’étaient pas visibles », elle a trouvé des occasions d’exercer son leadership au sein du réseau des théologiennes, dans le cadre des dialogues trilatéraux et en tant que vice-présidente de la CMM. Elle affirme que la CMM lui a appris que « chacun a quelque chose à apporter, nous venons ensemble et nous partageons ».

    Timo Doetsch, délégué de l’Arbeitsgemeinschaft Mennonitischer Brüdergemeinden Deutschland (AMBD) au Conseil Général, a parlé des leçons apprises et des espoirs entretenus. Grâce à la CMM, il a appris ce qu’est la réciprocité – « être servi par ceux que nous n’aimons pas nécessairement » – et l’espérance que « notre petit don de paix peut façonner le christianisme mondial et au-delà ».

    « Nous (la CMM) sommes petits, mais nous avons beaucoup à partager », disent Philipp et Elke Horsch de la Fondation HORSCH en Allemagne. Ils soutiennent la mission de la CMM : « aider les anabaptistes à travailler ensemble pour un monde plus pacifique où nous sommes sel et lumière, apprenant à franchir les frontières entre nous afin de donner l’exemple du franchissement des frontières dans le monde ».

    Parmi les invités spéciaux à la célébration figuraient les dirigeants de neuf communions mondiales ou organisations ecclésiales multilatérales. (Ces invités œcuméniques sont restés en tant qu’observateurs lors des réunions du Conseil Général qui ont suivi et ont transmis les salutations de leurs communautés).

    Représentant l’avenir de la CMM, les responsables ont prononcé des prières de clôture en anglais, ndébélé, suisse allemand, espagnol, bengali, français et amharique : « enracinés et centrés dans la foi et renouvelés pour le chemin à parcourir ». Une vidéo de l’événement sera prochainement accessible sur la chaîne YouTube de la CMM.

    MWC100 J
  • Sœurs et frères bien-aimés : 

    La récente escalade de la guerre au Moyen-Orient est source de crainte et de chagrin pour notre famille anabaptiste à travers le monde. Pour certains, il s’agit d’une nouvelle réalité, pour d’autres, cela ajoute au fardeau de la violence subie depuis des années, voire des décennies, dans le cadre de conflits locaux. Nous voyons tous ceux qui sont écrasés sous les intrigues des puissants ; nous pleurons et nous demandons à Dieu d’être miséricordieux envers eux. Nous condamnons toute justification de la guerre qui serait attribuée à la volonté de Dieu. 

    Nous voulons que nos prières nous poussent à agir. Et nous voulons que nos actions soient nos prières. 

    Notre allégeance n’est pas à des présidents ou à des rois, mais au Prince de la Paix. En tant que membres d’une Église historique de paix — c’est-à-dire une Église vouée à la paix — nous suivons Jésus, le Prince de la Paix, qui nous appelle à un amour radical de nos ennemis. 

    • Cet amour entraîne nos cœurs à voir Dieu dans « l’autre » humain, qu’il soit ennemi ou ami. 
    • Cet amour nous donne le courage de rechercher la justice. 
    • Cet amour nous appelle à rechercher des relations justes entre les personnes, au niveau des organisations, entre les États et les peuples, et avec le reste de la création — tant d’entités qui souffrent lors de conflits. 

    La puissance de l’amour du Christ nous mobilise non pas vers un orgueil qui défend les nations ou la pureté idéologique, mais vers la compassion pour ceux qui souffrent, indépendamment de leur identité nationale ou de leur affiliation politique. 

    Les enseignements de Jésus nous rappellent que l’ennemi n’est pas l’autre, mais notre propre instinct qui nous pousse à ériger des barrières et à devenir victimes de l’hostilité elle-même. Nous prions pour que, tandis que nous trouvons le courage d’aimer, la puissance transformatrice de Dieu brise les cycles de violence qui divisent, oppriment et tuent. 

    La justice doit accompagner la paix. En effet, la paix ne peut exister que lorsque la justice réparatrice, axée sur la recherche de la vérité et la réparation, est incarnée. Nous confessons notre échec à rechercher une paix juste. Nous demandons au Saint-Esprit de nous enseigner l’humilité et de nous donner le courage d’aimer. Nous demandons la sagesse de reconnaître et de dire la vérité avec une clarté prophétique et un amour désintéressé. Nous demandons l’audace de faire face à l’injustice, même si cela peut nous mettre en danger. 

    Nous sommes déterminés à nous exprimer, que ce soit auprès des gouvernements ou de nos concitoyens, pour remettre en question le soutien inconditionnel apporté aux sources de violence et de mort. 

    En tant que communion anabaptiste mondiale, nous renonçons à la violence, comme Jésus l’a fait. En tant que disciples de Jésus, nous nous engageons à transformer les systèmes injustes par la non-violence active. 

    Nous appelons les États à cesser d’investir dans la guerre et à s’engager dans le difficile travail de recherche de la paix — une paix qui ne passe pas par les armes, les missiles ou la force violente — afin que tous puissent s’épanouir. 

    Nos paroles semblent modestes et insuffisantes face à la crise, et pourtant, nous réaffirmons notre conviction que 

    L’Esprit de Jésus nous rend capables de faire confiance à Dieu dans tous les domaines de la vie, de sorte que nous devenons artisans de paix renonçant à la violence, en aimant nos ennemis, en recherchant la justice et en partageant nos biens avec ceux qui sont dans le besoin. Conviction commune 5 

    Seigneur, dans ta miséricorde, écoute notre prière.
    Au nom de Jésus, Prince de la Paix, amen.

    Henk Stenvers
    président
    Conférence mondiale mennonite


    Commentaires précédents de la CMM 
    Autres ressources de la CMM 
    Autres ressources (en Anglais) 

    https://sabeel.org/category/wave-of-prayers

    https://mcc.org/what-we-do/where-we-work/palestine-and-israel


    candle
  • Glory Michael Sunday vient de l’État d’Akwa Ibom au Nigeria, où elle fréquente l’Assemblée Ikot Ekang Itam, une assemblée de l’Église Mennonite du Nigeria, membre de la CMM. Elle arrive bientôt à la fin de son engagement au sein du Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes (YAMEN), où elle est enseignante à l’école maternelle et primaire P4T dans le camp de réfugiés de Kyangwali, en Ouganda. 

    Alors qu’elle arrive à la fin de sa mission avec YAMEN, on a posé quelques questions à Glory pour qu’elle nous parle de son expérience. Ses réponses ont été raccourcies et clarifiées. 

    Qu’est-ce qui t’a donné envie de passer un an avec YAMEN ? 

    J’ai grandi grâce à l’aide de ma communauté. À un moment donné, je n’avais plus les moyens de payer mes frais de scolarité et j’avais une professeure qui m’a aidée. 

    Alors, quand j’ai eu l’occasion de rendre à la société ce qu’elle m’avait donné et d’être un modèle pour les enfants, je me suis dit : « Pourquoi pas ? Pourquoi ne pas essayer ? Pourquoi ne pas être le changement dont les gens ont besoin ? » 

    Pourquoi avoir choisi YAMEN plutôt qu’autre chose ?  

    Je voulais vraiment servir en Afrique. C’était la première fois que je sortais de mon pays et je me suis dit : « OK, l’Afrique est grande, explorons-la ». 

    C’est un moyen de découvrir une culture, de goûter à différents types de nourriture et de voir qu’il existe d’autres façons de faire. De voir comment les gens apprécient la vie d’un autre point de vue. 

    On ne peut pas avoir raison sur tout. Pourquoi ne pas simplement voir comment les gens voient les choses sous un autre angle ? Peut-être que si tu n’étais pas d’ici, tu ne penserais pas de cette façon. 

    Comment as-tu vécu ton expérience dans un camp de réfugiés ? 

    Ça n’a pas été facile, mais avec le temps, je me suis lié avec mes collègues de travail. Je me suis intégré à la communauté. Je me suis fait plus d’amis. Et finalement, je me suis dit que cette année devrait être sans fin, car je ne sais pas si je pourrais m’ennuyer ici. 

    Venant d’une autre partie du monde, je n’avais jamais vu de camp de réfugiés ni de gens vivant dans des conditions aussi précaires, mais ils sont quand même très heureux. On devrait toujours avoir une raison de remercier Dieu, car ces gens vivent les moments les plus difficiles de leur vie et restent quand même très reconnaissants. 

    Y a-t-il quelqu’un avec qui tu as tissé des liens pendant ton engagement à l’école et qui t’a particulièrement marqué ? 

    Quand je suis arrivée ici, j’ai remarqué une fille dans ma classe qui était très têtue et que tous les profs avaient laissé tomber. On a commencé à discuter et on est devenues amies. J’ai dû passer beaucoup de temps après l’école à lui donner des cours particuliers pour qu’elle rattrape le niveau des autres élèves de sa classe. On a avancé petit à petit. 

    Puis, un jour, elle m’a appelé et m’a dit qu’elle voulait me parler. Elle m’a regardé dans les yeux et m’a dit : « Maîtresse, je ne veux pas que vous soyez déçue. » 

    J’étais sans voix. Je me souviens que je ne voulais pas décevoir mes parents, et maintenant, quelqu’un me regardait dans les yeux et me disait qu’il ne voulait pas me décevoir. J’ai fondu en larmes, et même une fois rentrée chez moi, ses mots résonnaient encore dans mes oreilles. 

    Je n’aurais jamais pensé arriver à ce stade de ma vie où je motiverais quelqu’un au point qu’il me considère comme son modèle et ne veuille pas me décevoir. C’est le plus beau moment de ma vie. 

    Y a-t-il eu des moments ou des expériences qui ont remis en question ou renforcé ta foi ? 

    C’est un camp de réfugiés, avec des gens du Congo, du Rwanda, du Soudan du Sud et d’autres endroits, donc on parle plusieurs langues, mais le swahili est la langue la plus parlée dans le camp. 

    Mais j’ai créé des liens avec eux parce que c’était comme dans mon église locale. Quand c’était l’heure de louer et d’adorer Dieu, ils sortaient tous et dansaient, et je me suis retrouvé à les rejoindre, alors que je ne m’attendais pas à louer Dieu dans une langue que je ne comprenais pas du tout. 

    Y a-t-il des versets ou des passages de la Bible qui t’ont particulièrement aidé ou touché pendant ton séjour ? 

    Proverbes 3.5–6 est mon verset préféré. Chaque fois que je me sens stressé ou déprimé, je me souviens simplement de « Mets ta confiance en l’Éternel de tout ton cœur ». Il suffit de lui confier tout son fardeau, et il le portera. 

    Je l’ai écrit sur un bout de papier que j’ai accroché dans ma chambre, et quand ça devient trop lourd, je me dis juste « … il te conduira ». 

    Que dirais-tu à quelqu’un qui envisage de passer un an avec YAMEN, mais qui hésite encore ? 

    Tout porte une part de risque dans la vie, il n’y a pas de sécurité. Il faut toujours essayer ce qu’on a envie d’essayer. 

     C’est cool, ça motive, c’est inspirant d’être une lumière pour quelqu’un qui a perdu espoir. Prends juste ta décision et tu ne le regretteras pas. 


    Le programme Réseau Anabaptiste Mondial d’Échanges de Jeunes (“Young Anabaptist Mennonite Exchange Network “ YAMEN) est un programme conjoint de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite (“ MCC”). Il met l’accent sur le renforcement de la communion entre les églises de tradition anabaptiste et sur le développement de jeunes responsables dans le monde entier. 

    Les participants passent un an en mission interculturelle, du mois d’août au mois de juillet suivant. 

    YAMENer group photo
  • Le Conseil Général de la CMM envisage l’avenir 

    La Conférence Mennonite Mondiale (CMM) a conclu son Conseil Général (CG) triennal, qui s’est tenu du 26 au 28 mai 2025 à Schwäbisch-Gmünd, en Allemagne, avec des perspectives claires pour l’avenir. Les réunions ont été entourées d’une célébration et d’une commémoration.  

    Un programme spécial, le 25 mai 2025, a célébré la manière dont la première Conférence Mennonite Mondiale, il y a 100 ans, est devenue une communion mondiale d’anabaptistes. Les responsables, enracinés dans la Réforme radicale du XVIe siècle, continuent de vivre la vision audacieuse qui consiste à rechercher l’unité dans la diversité.  

    Les membres du Conseil Général, venus de 52 pays du monde entier, ont représenté l’Église d’aujourd’hui et de demain lors de la commémoration du 500e anniversaire à Zurich, en Suisse, le jour de l’Ascension, le 29 mai 2025. Le Comité Exécutif (CE)* s’est réuni les 23 et 24 mai 2025 pour approuver le plan opérationnel de la CMM pour 2025-2028, qui est basé sur la stratégie 2025-2031 discutée lors du Conseil Général. Le Conseil Général de la CMM est composé de délégués issus de toutes les églises membres. Ce groupe de responsables d’églises se réunit tous les trois ans pour donner forme à la mission de la CMM, échanger des préoccupations et des idées, et prier ensemble.  

    De plus, les Réseaux Anabaptistes Mondiaux pour l’éducation (GAEN), la mission (GMF), la paix (GAPN) et l’entraide (GASN) ont tenu des sessions de planification et de ressourcement en même temps que le Conseil Général, tout en participant aux moments de culte. Des représentants de communions chrétiennes mondiales et d’organismes œcuméniques multilatéraux ont assisté aux réunions du Conseil Général en tant qu’observateurs (Communion anglicane, Alliance Baptiste Mondiale, Disciples du Christ, Comité Mondial des Amis [Quakers], Fédération Luthérienne Mondiale, Communion Mondiale des Églises Réformées, Forum Chrétien Mondial, Organisation des Églises d’Afrique, Forum Chrétien Mondial et Alliance Évangelique Mondiale). Chacun a transmis les salutations de son Église ou de son organisation au début de chaque session. Le troisième jour, ils ont présenté leurs perspectives sur l’identité anabaptiste et les relations œcuméniques lors d’une table ronde animée par César García, Secrétaire General de la CMM. Des représentants du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens (Église catholique romaine), de la Conférence des évêques vieux-catholiques/Union d’Utrecht, du Conseil mondial de l’unité de l’Église morave, de la Fraternité pentecôtiste mondiale, de l’Armée du Salut, du Conseil méthodiste mondial et du Conseil œcuménique des Églises se sont joints à la délégation œcuménique pour le culte à Zurich. 

    Une voie plus claire pour avancer 

    « Nos rencontres triennales avec les responsables d’Églises sont des moments d’apprentissage mutuel et de construction d’une vision commune pour être ensemble Église dans le monde », a déclaré César García, secrétaire général de la CMM. 

    Le Conseil Général est parvenu à un consensus sur la nouvelle orientation de la CMM, qui consiste à forger des liens solides entre les Églises, à s’engager pour la sauvegarde de la création et à renforcer les réseaux de la CMM et les jeunes. 

    Deux documents pédagogiques, « Dieu a tant aimé le cosmos » (sur la protection de la création dans le contexte de la crise climatique) et « Restaurer l’intégrité de notre famille : la recherche d’un témoignage commun. Déclaration commune de confession, de gratitude et d’engagement » (issu des dialogues avec la Communion mondiale d’Églises réformées) ont été approuvés. 

    La stratégie 2025-2031 de la CMM a été approuvée avec un carton jaune. 

    « Grâce à cette stratégie, le personnel de la CMM sera en mesure de formuler des objectifs et des plans opérationnels », a déclaré César García. 

    consensus

    Le Conseil Général a approuvé les cahiers des charges (Terms of Reference, TOR) des réseaux. Proposés pour la première fois en 2012, les cahiers révisés fournissent un objectif plus clair et une structure cohérente pour les réseaux de la CMM en 2025. 

    « Cela permettra aux organisations membres de se concentrer plus facilement sur leur objectif : une collaboration plus forte, le partage des meilleures pratiques, la mise en commun des possibilités de formation et la réalisation ensemble de choses que chacune ne peut tenter individuellement », a déclaré J. Ron Byler, coordinateur des secrétaires de Commission de la CMM. 

    (Lors de ses précédentes réunions, le CE avait décidé de dissoudre le Réseau mondial anabaptiste pour la santé en raison de son incapacité à prendre forme.) 

    Le plan « Part équitable » 2025-2028 et les projections financières ont également été approuvés. Au cours de la discussion, il a été rappelé aux délégués que la « part équitable » pouvait être négociée. 

    « La négociation est particulièrement pertinente pour les églises membres qui sont en guerre ou victimes de catastrophes naturelles, ou celles dont les moyens financiers sont inférieurs aux indicateurs économiques de leur pays. Dans le même temps, dans l’esprit de 2 Corinthiens 8. 13-15, nous encourageons les églises qui ont plus de moyens financiers à donner plus que leur part équitable », a déclaré Bruce Campbell-Janz, responsable du développement de la CMM.  

    En savoir plus sur Part équitable

    « La CMM entamera les trois prochaines années sur une base financière solide grâce à l’augmentation des dons de la part des fondations et des particuliers, et nous remercions nos donateurs et nos sympathisants pour leur soutien au travail de la CMM », a déclaré Jeanette Bissoon, directrice financière de la CMM. 

    Engagement des jeunes adultes 

    Plusieurs propositions concernant l’engagement des jeunes étaient à l’ordre du jour. Depuis la mise en place du Comité YABs en 2011, son rôle n’a cessé d’être affiné. 

    Le Conseil Général a approuvé la reconduction des membres du Comité YABs (Jeunes anabaptistes) pour un cycle de trois ans (au lieu de six). Deux membres actuels du Comité YABs resteront en fonction pour un second mandat de trois ans afin d’assurer la continuité.  

    Ce changement fait suite à la décision de faire du Sommet Mondial de la Jeunesse (GYS) une rencontre triennale (au lieu de tous les six ans) qui se tiendra en même temps que le Conseil Général. 

    « Pour les jeunes adultes d’aujourd’hui, la probabilité que des changements importants surviennent dans leur vie au cours d’un mandat de six ans est élevée : études, travail, passage du célibat à la vie de famille, déménagement dans une autre ville ou même dans un autre pays. Trois ans est une durée d’engagement plus réaliste », a déclaré Ebenezer Mondez, mentor des YABs. 

    La proposition de modifier la Constitution de la CMM pour inclure des délégués YABs au sein du Conseil Général n’a pas fait l’objet d’un consensus. Au cours de la discussion qui a suivi, les membres du Conseil Général ont affirmé le travail des YABs et l’importance de former les jeunes adultes aux postes de responsables. 

    Cependant, il y avait une réticence à accueillir un jeune adulte comme délégué supplémentaire avec droit de vote au Conseil Général pour chaque église membre à part entière. 

    La décision a été reportée pour davantage de discernement. 

    « Si cela était accepté, ce serait formidable », a déclaré Tusia Andina, déléguée des YAB de la JKI, en Indonésie. (Les YAB ont tenu des réunions parallèles au Conseil Général.) « Nous aurions la “pensée des jeunes” dans les discussions ; des questions critiques sur les décisions, une vision plus large sur tout. » 

    « Lorsque nous fonctionnons par consensus, nous devons croire que le Saint-Esprit agit, même lorsqu’une proposition est rejetée ou reportée », a déclaré Erik Loewen, délégué des YAB de l’Asociación Hermandad Evangélica Menonita — Filadelfia, du Paraguay. 

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    Nouvelles églises members 

    Depuis 2022, plusieurs églises ont entamé le processus d’adhésion à la CMM et ont été approuvées par le Comité Exécutif. Le Conseil Général a accueilli de nouveaux membres de la CMM : 

    • Mennonite Church Burundi — membre à part entière (approuvé par le Comité Exécutif en 2024) 
    • Kanisa La Mennonite La Kiinjili Tanzania — membre à part entière (approuvé par le Comité Exécutif en 2023) 
    • Église Frères mennonites d’Ukraine — membre associé (approuvé par le Comité Exécutif en 2023) 

    La réunion du Comité Exécutif a également approuvé l’église membre associée Iglesia Cristiana Menonita del Perú, portant le total à 111. Cependant, l’église péruvienne implantée par des ouvriers colombiens dans le ministère des enfants sera présentée au Conseil Général en 2028.  

    « Même si les sessions d’information ont demandé beaucoup de travail, elles ont reflété le souci et l’engagement sincères pour l’église mondiale », a déclaré Tigist Tesfaye, présidente de la Commission Diacres et membre du comité d’écoute. 

    Thomas R. Yoder Neufeld, président sortant de la Commission Foi & Vie, a animé une session de ressourcement sur la manière dont les Évangiles et les lettres de Paul parlent de la nature du baptême et de la vie à la suite de Jésus. 

    « Le baptême est indivisiblement lié à l’unité et à la diversité au sein du corps du Christ », a-t-il déclaré. « Notre défi est de rendre le baptême opérationnel dans nos églises et au sein même de la CMM. Nous sommes les mains et les pieds de Dieu dans notre monde. » 

    Les commissions ont animé un temps de louange pour ouvrir chaque journée et la « vie dans l’Église » a clôturé la journée avec des témoignages du monde entier. 

    Entre autres, Tom Eshleman et Hyacinth Stevens, de LMC, ont parlé d’agir avec amour au milieu de la diversité sur la « ligne de fracture » de la polarisation aux États-Unis, tandis que Roman Rakhuba, de l’Association des Églises Frères mennonites d’Ukraine, a parlé des pasteurs qui servent en première ligne en Ukraine, partageant l’amour de Dieu avec les enfants et les soldats touchés par la guerre. 

    « Nous avons prié lorsque les gens nous ont raconté leur histoire. Nous avons prié lors de nos sessions de délégués. Nous avons prié lors de nos réunions de caucus. Nous avons prié lors de nos réunions de famille anabaptiste. Lors de ces réunions, nous avons prié », a déclaré J. Ron Byler, membre du comité d’écoute.  


    Un Comité Exécutif est élu au sein du Conseil Général, et se réunit annuellement. Deux membres de chaque région continentale sont élus au sein du Conseil ; un Président et un Vice-président sont également élus par le Conseil. Le trésorier et le Secrétaire Général sont également membres du Comité Exécutif. 

    MWC Meetings, Germany 2025
  • Courrier : Perspectives

    Europe : Portugal

    Aperçu des débuts d’une église anabaptiste

    Une série de couples missionnaires nord-américains se sont succédé au sein de l’agence missionnaire des Frères mennonites tout au long des années 1980 et 1990. Cependant les graines semées dans une église de maison de la banlieue de Lourés, à Lisbonne, ont continué à germer et ont donné vie à une Église de Frères mennonites. 

    Les premiers missionnaires canadiens sont arrivés en 1985 et ont commencé à fréquenter une école biblique locale pour se familiariser avec la culture régionale. Des petites annonces ont été affichés dans le quartier pour annoncer des cours d’anglais afin d’encourager les gens à franchir la porte d’une petite maison où se réunissait la communauté. 

    Parmi les premiers membres de l’assemblée, il y avait deux couples catholiques qui en sont devenus les piliers. Ils assistaient à la messe le matin et venaient au culte des Frères mennonites l’après-midi. 

    La communauté est devenue trop grande pour l’appartement et a acheté un bâtiment. De 10 à 20 puis à 40, les fidèles se réunissaient l’après-midi pour prier, ainsi qu’ils le font encore aujourd’hui. 

    En 1989, l’assemblée Igreja dos Irmãos Menonitas de Portugal a été officiellement créée et un bâtiment a été acheté à Lourés pour accueillir les rassemblements de plus en plus nombreux. 

    Elle s’est développée en se rapprochant d’une communauté de croyants venus d’Angola et de République démocratique du Congo. Lorsque les mennonites suisses qui accompagnaient la communauté sont rentrés chez eux, le groupe africain a rejoint les Frères mennonites (MB). 

    Un groupe organisé par le Bund TaufGesinnter en Allemagne avait fondé une paroisse parmi les peuples de langue slave. Il a également rejoint l’église des Frères mennonites portugais. 

    Pendant un certain temps, le Portugal a été considéré comme une étude de cas d’une église diversifiée dans un petit pays. 

    Elle avait une prédication centrée sur Jésus, de la musique évangélique entraînante pour le culte, des enseignements sur la manière de prier et des activités le dimanche pour les enfants. 

    Pendant plusieurs années, il y a eu un ministère auprès des enfants et des jeunes en difficulté. Les jeunes recevaient une formation professionnelle de base ainsi qu’un accompagnement dans leur vie de disciple. 

    Deux assemblées géraient une boutique d’occasion qui fournissait un revenu et un point de rencontre de la communauté. 

    Il y avait des repas communautaires où tout le monde pouvait se sentir bienvenu et socialiser. Les personnes qui se sentaient rejetées ont trouvé un foyer dans le réseau des églises Frères mennonites. 

    En 2017, l’association a rejoint la CMM après avoir été présentée à la famille mennonite mondiale par l’intermédiaire de l’ICOMB. 

    Une série de changements dans les relations et le soutien financier de l’agence missionnaire nord-américaine, ainsi que des problèmes liés aux responsables locaux, ont amené à ce qu’il ne reste qu’une seule paroisse en 2025. 

    Cependant, l’esprit d’accueil et d’inclusion des deux premiers couples catholiques demeure et l’assemblée à confiance qu’elle grandira à nouveau. 

    Comment prier pour l’Igreja dos Irmãos Menonitas de Portugal 

    • Priez pour des occasions de mener de nouvelles activités pour atteindre la communauté avec la Bonne Nouvelle. 
    • Priez pour les responsables qui doivent exercer leur ministère à côté d’un autre emploi. 
    • Priez pour la force et l’unité du Christ dans l’assemblée. 

    José Arrais, responsable laïc de longue date de l’IIMP et représentant régional de la CMM pour l’Europe. 


    A gathering of the Loures congregation, Portugal