Réseau : Commission Paix

  • « SEIGNEUR, Ă©coute ma prière, que mon cri parvienne jusqu’à toi !

    Ne me cache pas ton visage au jour de ma détresse. Tends vers moi l’oreille. Le jour où j’appelle, vite, réponds-moi. »

    —Psaume 102 :2–3

    Sœurs et frères bien-aimés :

    Le 10 février 2026, la junte militaire du Myanmar a procédé à des bombardements aériens dans le village de Tlangkhua, situé dans le canton de Tlangkhua, dans l’État Chin, au Myanmar. Les bombes ont causé la mort immédiate de six personnes et blessé gravement de nombreuses autres dans ce village peuplé de civils.

    La plupart des victimes font partie de l’église membre de la CMM au Myanmar, la Bible Missionary Church, Mennonite. Le diacre, le trésorier et deux responsables jeunesse de l’église mennonite figurent parmi les personnes tuées. Onze membres de l’église ont besoin de soins médicaux d’urgence. Un bâtiment de l’église était en construction à proximité de l’endroit où la bombe a été larguée.

    « Actuellement, il y a un besoin urgent de soins pour les blessés graves et d’aide immédiate pour les familles des mennonites décédés.

    Le village de Tlangkhua est mon village natal et est un village à majorité mennonite. La plupart des personnes qui sont décédées sont mes cousins et mes proches. 

    Nous demandons à tous les mennonites du monde entier de prier pour nous. Nous tenons à vous exprimer notre profonde gratitude pour votre engagement à nos côtés en ce moment difficile », déclare un responsable de la CMM au Myanmar.

    Ce bombardement s’inscrit dans une série d’attaques contre des civils, notamment celles perpétrées la veille dans Matupi, une ville voisine.

    Veuillez prier pour ceux qui sont en deuil et qui souffrent au Myanmar. Veuillez également prier pour que la junte militaire renonce à cette stratégie qui consiste à nuire à ses propres citoyens.

    Seigneur, entends notre appel à l’aide et aie pitié.

    Dans le nom de Jésus,

    Henk Stenvers

    Président, Conférence Mennonite Mondiale

    Andrew Suderman

    Andrew Suderman sécretaire, Commission Paix

    Tigist Tesfaye

    Tigist Tesfaye secrétaire, Commission Diacres


    “L’Esprit de Jésus nous rend capables de faire confiance à Dieu dans tous les domaines de la vie, de sorte que nous devenons artisans de paix renonçant à la violence, en aimant nos ennemis, en recherchant la justice et en partageant nos biens avec ceux qui sont dans le besoin.”
    (Convictions communes 5)

    Prières urgentes et lettres pastorales

    holding hands
  • Mise Ă  jour 27 october 2025

    Alors qu’un cessez-le-feu temporaire a été déclaré, continuons à prier et à agir en faveur d’une paix juste, aux côtés de tous ceux qui pleurent, souffrent et espèrent : Palestiniens, Juifs et alliés.

    Lettre

    SĹ“urs et frères bien-aimĂ©s :

    Le 7 octobre 2025 marque le triste anniversaire d’une flambée de violence qui a causé la mort de centaines de milliers de personnes en Israël, en Palestine et dans toute la région.

    Nous affirmons que l’image de Dieu est présente en chaque homme, femme et enfant : chaque mort résultant de l’oppression, de la famine, de l’emprisonnement et de la violence est une tragédie.

    Nous pleurons la répression, le mépris de la dignité humaine et la dépossession qui, pendant des décennies, ont conduit à la crise actuelle.

    Nous dénonçons les actes génocidaires qui visent à anéantir un peuple et sa culture. Nous dénonçons les enseignements chrétiens qui justifient et sous-tendent la cruauté, la supériorité et la violence.

    Nous ouvrons nos yeux pour voir et nos oreilles pour entendre les cris de ceux qui souffrent. Nous confessons notre incapacité à répondre à leur douleur.

    Nous nous appelons à agir en solidarité avec ceux qui sont blessés et opprimés. Nous nous engageons à dire la vérité et à rendre justice afin d’apporter la paix et la sécurité à tous dans la région et au-delà.

    Avec nos frères et sĹ“urs chrĂ©tiens palestiniens du mouvement thĂ©ologique de libĂ©ration Sabeel : 

    Dieu tout-puissant, nous nous souvenons que « quand les justes crient au secours, l’Éternel entend leurs cris et les dĂ©livre de toutes leurs dĂ©tresses » (Psaume 34.17). OĂą est ton message de libertĂ©, Seigneur, au milieu des souffrances de ceux qui sont aujourd’hui injustement dĂ©tenus et torturĂ©s ? 

    Aide-nous Ă  tĂ©moigner auprès de ceux qui souffrent et Ă  multiplier nos actions afin que ta justice soit faite. 

    Seigneur, dans ta misĂ©ricorde… Ă©coute notre prière. 

    Ô Seigneur, combien nous aspirons à voir ta paix régner dans notre monde.

    Nous aspirons à voir ta paix en Palestine et en Israël, ainsi que pour les Églises membres de la CMM dans d’autres parties du monde qui souffrent également de violences politiques ou de guerres en République démocratique du Congo, en Inde, au Myanmar, en Ukraine et aux États-Unis ; et de violences sociales persistantes dans de nombreuses régions d’Amérique latine.

    Que ton règne de paix vienne, et que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Et que nous soyons participants de ton royaume de paix !

    Nos paroles semblent modestes et insuffisantes face Ă  la crise, et pourtant, nous rĂ©affirmons notre conviction que  

    “L’Esprit de Jésus nous rend capables de faire confiance à Dieu dans tous les domaines de la vie, de sorte que nous devenons artisans de paix renonçant à la violence, en aimant nos ennemis, en recherchant la justice et en partageant nos biens avec ceux qui sont dans le besoin.”
    (Convictions communes 5)

    Seigneur, entends notre appel à l’aide et aie pitié.

    Dans le nom de Jésus,

    Henk Stenvers

    Président, Conférence Mennonite Mondiale

    Tigist Tesfaye

    Tigist Tesfaye secrétaire, Commission Diacres

    Andrew Suderman

    Andrew Suderman sécretaire, Commission Paix

    Previous comments from MWC 
    Lettre pastorale sur la guerre au Moyen-Orient 
    Pleurer une année de violences de plus en plus intenses au Moyen-Orient
    Le secrétaire général de la CMM se joint à un appel à la paix de toute urgence
    Une réponse conciliatrice à la guerre au Moyen-Orient
    Other MWC resources 
    Courrier 2024 / 1
    https://mwc-cmm.org/fr/stories/further-reading-on-ccc-39-1-3/
    Other resources 



    candle photo
  • Dimanche de la Paix 2025 – TĂ©moignage

    Un tĂ©moignage de l’Église au Myanmar 

    Que signifie ĂŞtre une Église historique de paix – ou plutĂ´t une Église engagĂ©e dans l’œuvre de paix du Christ ? 

    C’est la question Ă  laquelle est confrontĂ©e l’Église mennonite du Myanmar, alors que le pays continue d’être dĂ©chirĂ© par un conflit qui touche une grande partie de la population. 

    Il y a quelques annĂ©es, l’armĂ©e a renversĂ© le gouvernement dĂ©mocratiquement Ă©lu et installĂ© un prĂ©sident et une administration nommĂ©s par les militaires. Les violations des droits de l’homme se sont multipliĂ©es, en particulier lorsque le nouveau gouvernement soutenu par l’armĂ©e (la junte) a rĂ©primĂ© tout mouvement dissident, tentant d’éliminer l’opposition. Cela a donnĂ© lieu Ă  des attaques et des meurtres Ă  grande Ă©chelle, Ă  des dĂ©tentions arbitraires, au dĂ©placement de populations, Ă  la restriction de la libertĂ© d’expression et de rĂ©union. Cette situation a créé un climat d’angoisse au sein des communautĂ©s qui se rĂ©unissent pour le culte, entre autres. La junte a Ă©galement instaurĂ© le service militaire obligatoire. 

    Quel est le rĂ´le de l’Église dans un tel contexte ? Que signifie ĂŞtre engagĂ© dans l’œuvre de paix du Christ au milieu de cette rĂ©alité ? 

    Une Ă©glise de paix au milieu de la guerre 

    Ce sont des questions que se posent les membres de l’Église missionnaire biblique mennonite (Bible Missionary Church, BMC) au Myanmar. 

    La BMC a contactĂ© la ConfĂ©rence Mennonite Mondiale (CMM), dont elle est membre, pour demander de l’aide. Elle se demandait s’il serait possible que la CMM envoie une dĂ©lĂ©gation en visite de solidaritĂ© afin d’explorer ces questions ensemble. 

    Du 25 au 29 novembre 2024, une dĂ©lĂ©gation de la CMM s’est rendue en ThaĂŻlande pour passer du temps avec nos frères et sĹ“urs du Myanmar. Il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© qu’il serait prĂ©fĂ©rable de se rĂ©unir en ThaĂŻlande, car une rĂ©union au Myanmar aurait pu prĂ©senter un risque pour les responsables du Myanmar. (La junte surveille de près qui se rĂ©unit avec qui.) 

    La délégation était composée de César García (Colombie), Secrétaire General de la CMM ; Tigist Tesfaye (Ethiopie), Secrétaire de la Commission Diacres ; Andres Pacheco Lozano (Colombie/Pays-Bas), Président de la Commission Paix ; Andrew Suderman (Canada/États-Unis), Secrétaire de la Commission Paix ; et Agus Mayanto (Indonésie), Représentant régional de la CMM pour l’Asie du Sud-Est. Norm Dyck (MC Canada) faisait également partie de cette délégation en raison des relations de longue date entre MC Canada et l’Église mennonite du Myanmar. 

    Andres Pacheco Lozano shares stories of Colombian peace struggles
with the leaders from Myanmar during the Deacon delegation visit.
    Andrés Pacheco Lozano partage des témoignages sur les luttes pour la paix en Colombie avec les dirigeants du Myanmar lors de la visite de la délégation de la Commission Diacres. Photo : Agus Mayanto

    Origine et histoire du mouvement anabaptiste 

    Les responsables de la BMC ont demandĂ© Ă  avoir un temps pour approfondir l’histoire et l’origine du mouvement anabaptiste. CĂ©sar GarcĂ­a a animĂ© ces sessions tous les matins. 

    Les pasteurs souhaitaient Ă©galement explorer ce que la Bible enseigne au sujet de la paix. AndrĂ©s Pacheco Lozano et Andrew Suderman ont animĂ© des sessions le matin et l’après-midi afin d’explorer l’histoire biblique et ses liens avec la paix et la justice. Une partie de ce temps a ensuite Ă©tĂ© consacrĂ©e Ă  discuter des observations de nos frères et sĹ“urs du Myanmar sur la paix d’un point de vue biblique et de ce que cela pourrait signifier dans le contexte du Myanmar. 

    Andres Pacheco Lozano et Andrew Suderman ont Ă©galement partagĂ© des tĂ©moignages d’autres Églises et de leurs luttes pour la paix et la justice, comme l’Église mennonite en Colombie et en CorĂ©e du Sud, ainsi que d’autres luttes (par exemple, l’apartheid en Afrique du Sud). 

    Tigist Tesfaye a animĂ© un temps de prière pour chacun des responsables prĂ©sents et pour les assemblĂ©es dans lesquelles ils exercent leur ministère. 

    Ce fut un moment intense, mais merveilleux, passĂ© ensemble. 

    Des visions du shalom  

    Cela a Ă©tĂ© difficile, car tout le groupe a dĂ» faire face au traumatisme que beaucoup de pasteurs du Myanmar ont vĂ©cu et continuent de vivre. 

    Un pasteur, par exemple, a racontĂ© comment, deux jours avant son arrivĂ©e Ă  cette rĂ©union, l’église d’un ami pasteur avait Ă©té dĂ©truite. 

    De mĂŞme, lorsque nous avons explorĂ© les visions du shalom, et après avoir passĂ© un certain temps Ă  rĂ©flĂ©chir et Ă  discuter du pouvoir de l’imagination, un pasteur a demandĂ© : « Mais que se passe-t-il si nous ne pouvons pas ou ne savons pas quoi imaginer ? » C’était dĂ©chirant ! 

    Et pourtant, Ă  la fin de notre temps ensemble, après beaucoup de prière, d’apprentissage, d’exploration, de lecture de la Bible et de rĂ©flexion, ce mĂŞme pasteur a commencĂ© Ă  mettre en Ă©vidence des mesures concrètes, notamment une prière qu’ils sont en train de rĂ©diger pour aider notre communion mondiale Ă  prier pour eux alors qu’ils continuent Ă  tĂ©moigner de la paix du Christ dans leur contexte. 

    Cependant, le chemin est encore long. La luta continua. 

    Que Dieu continue d’être avec eux. Et puissions-nous apprendre comment ĂŞtre solidaires avec eux et leur lutte pour la paix. 

    —Andrew G. Suderman est secrĂ©taire de la Commission Paix. Il vit Ă  Harrisonburg, en Virginie (États-Unis).  


    baptism at Myanmar
    • As people called to be coworkers with Christ in the ministry of reconciliation, may we live each day with hearts open to make peace with ourselves, our neighbours and our “enemies,” with all of creation and with God. 
    • As we witness violence, polarization and war in our own communities and around the world, may we heed the promptings of the Spirit to creatively and courageously resist the forces that divide and kill. We pray in particular for our Anabaptist family amid war in Ethiopia, Myanmar and Ukraine and those in Honduras, Ecuador, Colombia and the USA harassed by organized violence. 
    • We lift a special prayer for the suffering of the people of Palestine. Christians there have lived out Jesus’ way of peace for 2 000 years. May God strengthen their sumud (steadfastness) in this time of tremendous suffering. May Christians around the world have the courage to stand up to help these brothers and sisters. 
    • We thank God for the opportunity to walk together with our global Anabaptist family, practicing solidarity amid difference. May we seize our power as communities to speak out as one voice to government. May we learn from each other as we love each other and follow Jesus in unity. 

    Networks meeting at Germany 2025
  • Dimanche de la Paix 2025 – Texte pour la prĂ©dication

    Prédication Matthieu 22.34–40 

    « Voisine », « Voisin ». C’est comme ça qu’on appelle certaines personnes de notre entourage Ă  Bogotá (Colombie). Que ce soient les personnes qui vivent dans notre immeuble ou dans une maison proche de la nĂ´tre, ou bien celles que nous croisons Ă  l’épicerie ou dans d’autres espaces communs ou publics du quartier. Parfois il s’agit de quelqu’un que nous connaissons bien et parfois de quelqu’un dont nous ignorons mĂŞme le prĂ©nom. Mais en l’appelant « voisine » ou « voisin », nous instaurons plus de convivialitĂ©. C’est une façon de rĂ©duire la distance entre nous, l’inconnu et mĂŞme de rĂ©duire la possibilitĂ© du conflit qui peut naitre de la rencontre avec une autre personne. 

    Voisin/voisine est un terme qui dĂ©note la proximitĂ©. En anglais, c’est ce terme de voisin/voisine, neighbour, qui apparaĂ®t dans Matthieu 22.34–40. Alors qu’en espagnol et en français, c’est le terme « prochain » qui est couramment utilisĂ© dans ce passage biblique. Bien que le mot « prochain » vienne du terme proximitĂ©, celui qui est proche ou Ă  cĂ´tĂ©, il semble parfois trop abstrait ou dĂ©connectĂ© de notre vie quotidienne. Le mot « prochain » est couramment utilisĂ© lorsque nous faisons rĂ©fĂ©rence Ă  un passage biblique ou lorsque nous cherchons Ă  rendre compte des implications Ă©thiques de notre foi chrĂ©tienne, et non lorsque nous faisons rĂ©fĂ©rence Ă  d’autres personnes de notre vie quotidienne. Que se passerait-il si nous mettions l’accent sur la proximitĂ©, la convivialitĂ© et le quotidien, induits par l’usage du mot voisin/voisine (comme c’est le cas Ă  Bogotá) pour relire les implications de ce passage biblique ? 

    Ce texte de Matthieu est très connu. Ă€ première vue, il semble très clair et catĂ©gorique. Et pourtant, on peut relever diffĂ©rents aspects de ce que dit JĂ©sus. 

    L’un des points forts du texte peut ĂŞtre de souligner l’interconnexion entre la dimension « verticale » et la dimension « horizontale » de la foi, entre l’amour de Dieu et l’amour des autres ĂŞtres humains, respectivement. Dans son commentaire biblique sur ce passage de Matthieu, Richard B. Gardner1 soutient que les principes prĂ©sentĂ©s par JĂ©sus ne sont pas nĂ©cessairement nouveaux. L’amour de Dieu de tout son cĹ“ur, de toute son âme et de tout son esprit se trouve dĂ©jĂ  dans DeutĂ©ronome 6.5. Quant Ă  l’amour du prochain comme soi-mĂŞme, on le retrouve dans LĂ©vitique 19.186. Ce qui rend la rĂ©ponse de JĂ©sus si particulière, c’est l’interdĂ©pendance entre ces deux commandements. Il est impossible de sĂ©parer la dimension verticale de la dimension horizontale de notre foi. 

    La rĂ©ponse de JĂ©sus dans Matthieu 22 peut Ă©galement servir de clĂ© de lecture biblique. Elle nous sert de prisme pour nous aider Ă  discerner les textes, les lois et les commandements qui peuvent ĂŞtre contradictoires ou ambivalents. Gardner rapporte que, selon la tradition rabbinique datant du IIe siècle, la Torah contient environ 613 lois (365 interdictions et 248 commandements).3 Le fait que JĂ©sus place l’amour de Dieu et du prochain comme les commandements les plus importants fait que toutes ces nombreuses lois et règles sont subordonnĂ©es ou doivent ĂŞtre lues Ă  travers ce prisme de l’amour de Dieu et du prochain. 

    Bien que cette lecture soit importante, ce passage de Matthieu 22.34–40 reste un texte dont l’interprĂ©tation n’est pas terminĂ©e. Notre monde nous oblige constamment Ă  rĂ©interprĂ©ter ce que signifie aimer Dieu et aimer son prochain. Cela est particulièrement vrai Ă  une Ă©poque oĂą l’urgence climatique, l’élection de gouvernements de droite, la rĂ©surgence des sentiments xĂ©nophobes, la violence dans nos sociĂ©tĂ©s, les guerres et les gĂ©nocides dans notre monde sont devenus des rĂ©alitĂ©s auxquelles nous devons faire face chaque jour. 


    DĂ©solĂ©, voisine ! DĂ©solĂ©, voisin !  

    Suivant la logique qui consiste Ă  dĂ©signer les autres personnes comme voisins/voisines Ă  Bogotá, il est courant d’utiliser l’expression « ¡ QuĂ© pena vecina ! » (littĂ©ralement : j’ai honte, voisine !) lorsque nous voulons demander quelque chose, lorsque nous avons besoin de l’aide d’une autre personne ou pour nous excuser. 

    Flooding in the streets of Piura, Peru, after a heavy rainfall. Climate
change calls on us to love our neighbours.
    Inondations dans les rues de Piura, au Pérou, après de fortes pluies. Le changement climatique nous invite à aimer nos voisins. Photo : Henk Stenvers

    Nous vivons dans un monde où nos relations de proximité et de voisinage ont été profondément perturbées et violentées. Nous sommes souvent complices de ces attaques. C’est pourquoi nous devons examiner attentivement comment nous avons transgressé nos relations de proximité, de « voisinage ». Peut-être devons-nous confesser : pardon voisine, pardon voisin. 

    Nous vivons Ă  une Ă©poque oĂą il est devenu normal de se mĂ©fier de ceux qui nous entourent, soit parce qu’ils ont un passĂ© diffĂ©rent, soit parce qu’ils sont migrants, dĂ©placĂ©s ou marginalisĂ©s. Peu importe qu’ils vivent près de chez nous, qu’ils fassent partie de notre sociĂ©tĂ© ou qu’ils viennent d’un endroit, d’un pays ou d’une rĂ©gion voisine, nous ne le considĂ©rons pas comme des « voisins », mais comme des personnes « étrangères », « hostiles », voire comme des « ennemis » ou des « criminels ». De nombreuses guerres dans notre histoire et dans notre monde actuel ont Ă©tĂ© ou sont menĂ©es entre voisins. 

    Notre proximitĂ© avec la nature a Ă©galement Ă©tĂ© gravement affectĂ©e. Nous avons transformĂ© des relations d’interdĂ©pendance en relations de domination et de contrĂ´le. Nous considĂ©rons la nature simplement comme une « ressource » qui peut ĂŞtre exploitĂ©e et capitalisĂ©e. Le changement climatique est l’un des signes des dommages que nous avons causĂ©s et que nous continuons Ă  causer en tant qu’êtres humains. Notre relation avec notre espace vital, avec la terre et les eaux, a Ă©tĂ© fatalement blessĂ©e. 

    Pardon, chère voisine, pardon, cher voisin… 

    Dans ce contexte conflictuel, la question posĂ©e par un expert de la loi Ă  JĂ©sus sur quel est le commandement le plus important semble prendre toute son importance. Comment trouver des repères et des points de rĂ©fĂ©rence dans notre foi pour faire face Ă  ces distorsions ? Quelles sont les lois que nous devons respecter ? Que faire si, en tant qu’humanitĂ©, nous disposons de cadres juridiques tels que le droit international et les droits humains, mais que les gouvernements et les pouvoirs Ă©conomiques et politiques dĂ©cident de les ignorer en toute impunitĂ© ? Que faire si les mesures que nous prenons pour limiter notre impact sur l’environnement sont annulĂ©es par les gouvernements en place ? 

    Comme Ă  l’époque de JĂ©sus, le dilemme ne rĂ©side pas seulement dans le fait qu’il existe des milliers de lois et de cadres Ă©thiques de rĂ©fĂ©rence aujourd’hui. Le dilemme est exacerbĂ© par l’existence de rĂ©alitĂ©s d’oppression et de violence qui rendent encore plus urgente la nĂ©cessitĂ© de trouver des points de repère, de renouer avec les Ă©lĂ©ments centraux de notre foi afin de discerner comment agir. 


    « Bonjour chère voisine », « bonjour cher voisin ». 

    Lorsque je parle des particularitĂ©s de Bogotá (Colombie) Ă  des personnes qui n’y sont jamais allĂ©, je pense souvent Ă  la façon dont on salue les autres en disant « bonjour chère voisine » ou « bonjour cher voisin ». Il me faut gĂ©nĂ©ralement quelques minutes (et quelques exemples) pour expliquer Ă  quoi cela ressemble et ce que cela signifie. Entre deux rires, je ne suis jamais sĂ»r d’avoir bien expliquĂ© l’utilisation des termes « voisine/voisin » pour dĂ©signer d’autres personnes, mĂŞme si celles-ci ne vivent pas près de chez moi ! En relisant le passage biblique sur l’amour de Dieu et de ceux qui sont proches (racine du mot « prochain » en espagnol et en français), j’essaie de rĂ©flĂ©chir consciemment Ă  certaines nuances possibles de ce commandement lorsqu’il est lu Ă  travers le terme voisine/voisin (racine du mot dans le texte en anglais) et Ă  la façon dont nous l’utilisons dans notre quotidien Ă  Bogotá. En ce sens, la rĂ©ponse de JĂ©sus est une invitation Ă  repenser nos relations de proximitĂ©. 

    Members of Comunidad Cristiana Menonita de Girardot, Colombia,
share bread with their neighbours – prójimo and vecino – on Pan y
Paz, “bread and peace Sunday.” Photo:
    Les membres de la Comunidad Cristiana Menonita de Girardot, en Colombie, partagent du pain avec leurs prochains et leurs voisins lors du Pan y Paz, le
    « dimanche du pain et de la paix ». Photo : Comunidad Cristiana Menonita de Girardot Colombie

    Dans un monde oĂą les barrières visibles et invisibles de sĂ©grĂ©gation abondent, un monde oĂą l’on est encouragĂ©s Ă  utiliser les populations marginalisĂ©es comme boucs Ă©missaires pour expliquer les problèmes d’une communautĂ© ou d’un pays, dans un monde oĂą l’on est incitĂ©s Ă  considĂ©rer l’autre comme un ennemi ; dans ce contexte, appeler quelqu’un voisin et interagir avec lui en tant que tel, avec la chaleur et l’intimitĂ© que cette expression dĂ©note, est Ă  contre-courant. C’est aller Ă  l’encontre du statu quo. 

    Appeler quelqu’un voisin ou voisine peut sembler superficiel, c’est peut-ĂŞtre juste un code social ou simplement une expression Ă  laquelle nous sommes habituĂ©s Ă  Bogotá. Et pourtant, en dĂ©signant une autre personne comme voisine, nous crĂ©ons un lien de proximitĂ©. Un lien qui n’existait pas nĂ©cessairement auparavant. Il est alors plus difficile de la considĂ©rer comme une Ă©trangère ou une ennemie. 

    Les relations de distance ou de proximitĂ© avec les autres ne sont ni statiques ni rigides. Elles peuvent changer, et ce de manière surprenante. MĂŞme des personnes que l’on considère comme Ă©trangères ou ennemies peuvent devenir voisines. La parabole du bon Samaritain (Luc 10.25–37), dans laquelle JĂ©sus illustre qui est son prochain, en est un bon exemple. Les Samaritains et les Juifs n’entretenaient pas les meilleures relations Ă  l’époque de JĂ©sus. Et pourtant, JĂ©sus identifie le Samaritain, qui Ă©tait sĂ»rement considĂ©rĂ© comme un Ă©tranger (voire un ennemi), comme Ă©tant la meilleure illustration de son prochain.   

    Je pense que la rĂ©ponse de JĂ©sus nous appelle justement Ă  cela : Ă  redessiner nos relations d’amour et de proximitĂ©. Il y a toujours d’autres personnes que nous pouvons considĂ©rer comme nos voisins et voisines. Si nous partons du principe que c’est dans l’amour de notre voisin(e) que notre amour pour Dieu se manifeste, nous devons toujours chercher Ă  enrichir et Ă  nourrir la façon dont nous vivons et exprimons cet amour. Aussi complexe que cela puisse ĂŞtre, chaque nouveau jour, chaque nouveau contexte et chaque nouvelle rĂ©alitĂ© dans lesquels nous vivons avec les autres est une nouvelle occasion de façonner et d’incarner cet amour pour Dieu. 


    En quoi puis-je vous aider, chère voisine ? En quoi puis-je vous aider, cher voisin ? 

    Ă€ Bogotá, il est courant que les vendeurs des commerces demandent « En quoi puis-je vous aider, chère voisine/cher voisin ? » aux personnes qui entrent dans le magasin ou qui semblent chercher quelque chose qu’elles ne trouvent pas. Ce qui m’interpelle dans cette question, ce n’est pas seulement le fait qu’ils nous appellent « voisin/voisine », mais aussi qu’ils nous proposent leur aide. Dans le monde dans lequel nous vivons, nous nous sentons parfois attristĂ©s de ce qui arrive Ă  d’autres ailleurs, Ă  ce qui arrive Ă  nos voisines et voisins. Mais souvent aussi nous choisissions de compatir Ă  leur situation Ă  distance, tant que cela n’affecte pas notre propre confort. 

    Si nous partons du principe que l’amour du prochain est l’espace dans lequel nous pouvons exprimer et concrétiser notre amour pour Dieu, l’invitation à aimer notre prochain est un appel à agir en solidarité, en discernant ce que nous pouvons faire et comment nous pouvons aider. L’amour du prochain n’est pas seulement une question de paroles, mais aussi d’actions. Il ne s’agit pas d’avoir toujours les réponses ou les solutions aux problèmes. Il ne s’agit pas non plus de décider à la place des autres ce qu’ils doivent faire. Agir dans la solidarité, c’est s’engager à marcher avec les autres, à les écouter et à discerner avec eux ce qu’il faut faire, au-delà d’un simple like sur une publication Instagram ou du partage d’une vidéo TikTok

    Parfois, la solidaritĂ© peut s’exprimer Ă  travers l’engagement militant ou la participation Ă  des manifestations et des protestations non violentes. D’autres fois, elle peut s’exprimer en reconnaissant et en confrontant nos privilèges, et en devenant des alliĂ©s pour les communautĂ©s qui mènent d’autre luttes. Parfois aussi, la solidaritĂ© peut se traduire par la crĂ©ation d’espaces sĂ»rs et d’espaces d’encouragement (brave spaces) pour affronter les diffĂ©rentes formes de violence subies par beaucoup. L’idĂ©e n’est pas de dresser une liste de toutes les formes de solidaritĂ© possibles. Ces exemples sont simplement des illustrations de comment la solidaritĂ© implique d’aller au-delĂ  des mots ou de la sympathie. 

    ĂŠtre voisins implique Ă©galement une sĂ©rie de responsabilitĂ©s et d’attentions. Souvent, c’est prĂ©cisĂ©ment dans les relations de proximitĂ© que la violence se manifeste avec le plus d’acuitĂ©. On ne parle pas toujours de ces formes de violence. Et souvent, on fait taire les voix qui cherchent Ă  les rendre explicites. La violence sexiste, la violence sexuelle, la violence dite « domestique », entre autres, montrent que la proximitĂ© en tant que telle n’est pas garante de relations saines ou Ă©quitables. Ce sont lĂ  des exemples de la manière dont le pĂ©chĂ© de la violence et les dommages profonds qu’elle cause peuvent s’exprimer dans les relations de proximitĂ©. Parler de l’amour du prochain comme expression de l’amour de Dieu nous rappelle l’incroyable responsabilitĂ© que nous avons envers l’épanouissement des autres. Ainsi, considĂ©rer l’autre comme un voisin n’est pas seulement une manière d’exprimer de la chaleur humaine, mais cela implique Ă©galement de s’engager Ă  ĂŞtre responsable de son bien-ĂŞtre et de prendre soin de lui. 

    Une fois encore, c’est dans l’amour de notre voisine, voisin, de notre prochaine, prochain, que nous incarnons notre amour pour Dieu. 


    Alors que nous commémorons cette année les 500 ans de l’anabaptisme, et que le thème retenu pour cet événement important est « Le courage d’aimer », il est essentiel de revenir sur ce que sont les implications et les responsabilités de l’amour de Dieu et du prochain aujourd’hui. Dans un monde où la mort et le désespoir semblent dominer, que la voix de Jésus nous rappelle ce qui doit être au centre de notre compréhension et de notre pratique de la foi.

    Les délégués des YAB (représentants de leur conférence nationale membre) montrent leurs drapeaux à la fin de leurs réunions en Allemagne en mai 2025. Photo : Irma Sulistyorini

    Que nous prenions le temps de réfléchir à ceux que nous considérons comme nos voisins et à ceux qui nous considèrent comme tels. Que ce soit un temps qui nous invite à avoir le courage d’aimer, de créer de nouveaux liens et de nouvelles relations de proximité avec d’autres personnes, même celles que nous percevons comme improbables, voire impossibles.

    Que ce soit également un moment propice à de nouveaux départs, à la prise de nouveaux engagements à agir en solidarité avec les autres, en recherchant leur bien-être. Et que notre Dieu d’amour, qui nous aime tant et qui nous invite à l’aimer dans nos relations avec les autres, avec notre monde, continue à nous mettre au défi, à nous inspirer et à nous guider sur cette voie. 

    Amen. 

    —AndrĂ©s Pacheco Lozano est prĂ©sident de la Commission pour la paix. Originaire de Colombie, il vit Ă  Amsterdam, aux Pays-Bas. Cette ressource est adaptĂ©e d’un sermon qu’il a prononcĂ© Ă  l’Iglesia Cristiana Menonita De Teusaquillo Ă  Bogota, en Colombie. 


    MWC member church Iglesia Evangélica Menonita del Perú hosted
“Celebrar, equipar, adorar” in Cusco, Peru 18-22 January 2025 to
mark 500 years of Anabaptism.
  • Qui est notre prochain ? Qu’est-ce que la bonne nouvelle ? 

    Mettez en scène des « Actes samaritains » (Luc 10. 25-37) au sein de l’assemblĂ©e 

    OU  

    Explorez la signification de la « bonne nouvelle » dans l’histoire et remarquez les diffĂ©rentes façons concrètes dont elle est incarnĂ©e dans Luc 4. 

    os Hermanos Menonitas de Cali, Colombia
    Los Hermanos Menonitas de Cali, Colombie

    1. CrĂ©ez des groupes multigĂ©nĂ©rationnels pour rĂ©flĂ©chir Ă  cette question pendant quatre semaines.  

    2. Au sein des groupes, rĂ©flĂ©chissez Ă  la manière dont vous pourriez rĂ©aliser vos propres « actes samaritains » ou explorer la bonne nouvelle dans votre communautĂ© de manière 

    • audacieuse 
    • contre-culturelle 
    • risquĂ©e 

    3. Passez Ă  l’action dans votre communautĂ© au cours des quatre semaines suivantes. 

    4. Partagez vos expĂ©riences chaque semaine 

    • Faites un compte rendu et discutez au sein de vos groupes : 
      • Qu’avez-vous fait ? 
      • Comment avez-vous dĂ©cidĂ© quoi faire ? 
      • Quel a Ă©tĂ© votre ressenti ? 
    • Partagez les moments qui vous ont marquĂ© (et les moments qui vous ont questionnĂ©) lors du culte. 

    5. Notez les décisions, les actions et les réflexions du groupe sur un tableau commun. Créez une carte de vos activités.

    Avec leur permission, envoyez votre histoire et votre image photo@mwc-cmm.org pour les faire connaître à notre famille anabaptiste mondiale.


    os Hermanos Menonitas de Cali, Colombia
  • Une litanie pour ce que l’on traverse 

    Lecture avec rĂ©ponse : une voix pour le texte normal, l’assemblĂ©e pour le texte en gras. Toutes les voix se rejoignent sur le texte en gras et en italique. 

    Dieu Ă  la naissance si surprenante 
    Tu n’es pas le sauveur que nous attendions, 
    Ta puissance ne ressemble pas Ă  de la puissance. 
    Nous voudrions que notre Dieu soit Ă©clatant. 

    Nous attendons 
    Nous attendons dans la pĂ©nombre.  
    Nous attendons avec anxiĂ©tĂ©, et nous attendons avec espoir.   
    Nous attendons, tout en sachant que nous avons besoin les uns des autres et de Ta prĂ©sence pour saisir l’espĂ©rance. 

    Nous avons fait souffrir, et nous avons souffert, par des mots et des actes, et par tout ce que nous avons choisi de ne pas faire. 

    Nous savons que la souffrance ne veut pas dire la fin, nous savons qu’ensemble et avec Toi, la souffrance peut devenir l’harmonie. 

    Dieu Ă  la naissance si folle, 
    Nous sommes bouche bĂ©e devant ta grâce. 
    Tu nous rejoins lĂ  oĂą nous sommes, et tu prends soin de ne pas nous laisser lĂ  oĂą tu nous as trouvĂ©s. 

    Nous veillons. 
    Nous veillons dans l’attente de cette grâce.  
    Nous veillons, scrutant dans la pĂ©nombre car nous savons que nous pouvons y trouver Ta lumière. 

    Avec toute notre maladresse, nous voulons reflĂ©ter Ta grâce Ă  ceux qui nous entourent. 

    Que nous puissions humblement accepter ces cadeaux des uns pour les autres, car nous savons que ta puissance peut les transformer en ce qu’ils sont censĂ©s ĂŞtre. 

    Dieu Ă  la naissance si humble, 
    Tu bouleverses l’image que nous avons de Toi et des uns des autres 
    Tu transformes le jugement en comprĂ©hension, la discrimination en solidaritĂ©, la cruautĂ© en compassion. 

    Nous nous exaltons 
    Nous nous exaltons devant l’audace de Ta naissance, dans une mangeoire, un exemple de la faiblesse comme puissance. 

    MĂŞme si c’est souvent difficile, lorsque nous vivons Ton appel Ă  la justice et la compassion, 
    Nous honorons Ta naissance, si surprenante, si folle, si humble. Amen 

    —CompilĂ© par Karen Suderman Ă  partir de Voices Together #896, Robert McAfee Brown, Anne Lamott, the Anglican Book of Common Prayer. 

    Retour au début


    Prière pour la paix dans notre monde 

    En nous rĂ©unissant pour prier, nous prenons conscience de l’importance de cet acte : l’acte de crĂ©er la communautĂ© et d’établir la communion. Cela nous rappelle combien il est important de nous reconnaĂ®tre les uns les autres comme faisant partie de la mĂŞme communautĂ©. Nous reconnaissons Ă©galement que nous ne sommes qu’une petite partie d’une famille spirituelle plus large qui se rassemble Ă©galement pour former une communautĂ© mondiale. Ensemble, nous recomposons le corps du Christ. 

    En nous rĂ©unissant, nous reconnaissons Ă©galement que de nombreux membres de notre famille spirituelle, que ce soit de l’autre cĂ´tĂ© de la rue ou dans diffĂ©rentes parties du monde, sont confrontĂ©s Ă  la rĂ©alitĂ© de la guerre, de la violence et de l’oppression. Nous venons de pays dĂ©chirĂ©s par des guerres incessantes. Nous continuons Ă©galement le travail difficile nĂ©cessaire pour surmonter la douleur et les fractures causĂ©es par cette violence et ces divisions. 

    Nous reconnaissons les façons dont beaucoup, au sein de notre communion mondiale, manifestent leur rĂ©silience, en tant qu’enfants prĂ©cieux de Dieu, malgrĂ© l’oppression et la dĂ©shumanisation dont ils sont victimes. 

    Nous connaissons et subissons, et nous sommes influencĂ©s par la guerre, la violence et l’oppression. 

    Et, en mĂ©ditant sur notre foi commune en JĂ©sus-Christ, Prince de la paix, nous pouvons savoir que la guerre, et la prĂ©paration Ă  la guerre n’apporteront pas la paix. 

    • Affamer quelqu’un n’apportera pas la paix. 
    • Bombarder quelqu’un n’apportera pas la paix. 
    • Tuer n’apportera pas la paix. 
    • Profiter Ă©conomiquement de quelqu’un n’apportera pas la paix. 
    • Construire des murs n’apportera pas la paix. 

    La guerre cause la destruction. Elle dĂ©chire le tissu de nos vies et de nos relations, et rĂ©duit en ruines les communautĂ©s, les pays et les espoirs et les rĂŞves des peuples. 

    RĂ©pondre Ă  la violence par la violence nous fait devenir ce que nous ne voulons pas ĂŞtre. Nous voulons tĂ©moigner de la vie, pas de la mort. Nous voulons guĂ©rir les blessures, pas en infliger d’autres. Nous voulons construire des relations et rĂ©concilier ceux qui sont divisĂ©s, pas creuser les fossĂ©s et les sĂ©parations entre nous, y compris avec ceux qui sont diffĂ©rents de nous. Nous voulons la paix, pas plus de violence et de guerre. 

    Nous appelons nos frères et sĹ“urs qui se trouvent en première ligne des guerres Ă  faire le geste courageux et Ă  s’engager Ă  dĂ©poser les armes afin d’avoir les mains libres pouvoir embrasser et ĂŞtre embrassĂ©s. 

    Nous appelons ceux qui sont diffĂ©rents de nous, ceux qui se trouvent de l’autre cĂ´tĂ© d’une barrière culturelle, nationale ou idĂ©ologique, Ă  avoir le courage d’aimer : Ă  refuser de voir des ennemis, mais plutĂ´t des enfants bien-aimĂ©s de Dieu et d’éventuels amis. 

    Nous appelons ceux qui occupent des postes de responsabilitĂ© politique Ă  ouvrir leur cĹ“ur, leur esprit et leur imagination Ă  la crĂ©ativitĂ©, et non Ă  la rigiditĂ© et Ă  l’obstination, afin de surmonter les diffĂ©rences par le dialogue plutĂ´t que par la domination et la division. Nous vous invitons Ă  vous affranchir et Ă  affranchir les autres de l’emprisonnement créé par cette sĂ©paration. 

    Nous appelons chacun de nous et tous nos frères et sĹ“urs Ă  reconnaĂ®tre que l’idĂ©ologie nationaliste et la division ne peuvent apporter ni sĂ©curitĂ© ni sĂ©rĂ©nitĂ©. La sĂ©curitĂ© et la sĂ©rĂ©nitĂ© ne peuvent exister que lorsque nous cultivons des relations avec nos prochains et nos frères et sĹ“urs du monde entier. Nous appelons donc tous nos frères et sĹ“urs Ă  travers le monde Ă  faire preuve d’hospitalitĂ© les uns envers les autres, afin que la vie soit offerte et reçue, tant par celui qui reçoit que par celui qui offre l’hospitalitĂ©. L’hospitalitĂ© est une attitude qui donne la vie. 

    Travaillons et consacrons-nous Ă  la paix qui n’est possible que lorsque nous nous recherchons et que nous nous embrassons les uns les autres, afin que la justice et la paix s’embrassent, renversant ainsi les causes profondes qui sont Ă  l’origine des conflits ! VoilĂ  la paix porteuse de vie de JĂ©sus ; voilĂ  la paix du Christ ! 

    Puissions-nous tĂ©moigner de la paix du Christ dans et pour notre monde. 

    —Andrew G. Suderman est secrĂ©taire de la Commission Paix. Il vit Ă  Harrisonburg, en Virginie (États-Unis). 

    Retour au début


    Lettre pastorale sur la guerre au Moyen-Orient 

    SĹ“urs et frères bien-aimĂ©s  

    La rĂ©cente escalade de la guerre au Moyen-Orient est source de crainte et de chagrin pour notre famille anabaptiste Ă  travers le monde. Pour certains, il s’agit d’une nouvelle rĂ©alitĂ©, pour d’autres, cela ajoute au fardeau de la violence subie depuis des annĂ©es, voire des dĂ©cennies, dans le cadre de conflits locaux. Nous voyons tous ceux qui sont Ă©crasĂ©s sous les intrigues des puissants ; nous pleurons et nous demandons Ă  Dieu d’être misĂ©ricordieux envers eux. Nous condamnons toute justification de la guerre qui serait attribuĂ©e Ă  la volontĂ© de Dieu. 

    Nous voulons que nos prières nous poussent Ă  agir. Et nous voulons que nos actions soient nos prières. 

    Notre allĂ©geance n’est pas Ă  des prĂ©sidents ou Ă  des rois, mais au Prince de la Paix. En tant que membres d’une Église historique de paix — c’est-Ă -dire une Église vouĂ©e Ă  la paix — nous suivons JĂ©sus, le Prince de la Paix, qui nous appelle Ă  un amour radical de nos ennemis. 

     Cet amour entraĂ®ne nos cĹ“urs Ă  voir Dieu dans « l’autre » humain, qu’il soit ennemi ou ami. 

    Cet amour nous donne le courage de rechercher la justice. 

    Cet amour nous appelle Ă  rechercher des relations justes entre les personnes, au niveau des organisations, entre les États et les peuples, et avec le reste de la crĂ©ation — tant d’entitĂ©s qui souffrent lors de conflits. 

    La puissance de l’amour du Christ nous mobilise non pas vers un orgueil qui dĂ©fend les nations ou la puretĂ© idĂ©ologique, mais vers la compassion pour ceux qui souffrent, indĂ©pendamment de leur identitĂ© nationale ou de leur affiliation politique. 

    Les enseignements de JĂ©sus nous rappellent que l’ennemi n’est pas l’autre, mais notre propre instinct qui nous pousse Ă  Ă©riger des barrières et Ă  devenir victimes de l’hostilitĂ© elle-mĂŞme. Nous prions pour que, tandis que nous trouvons le courage d’aimer, la puissance transformatrice de Dieu brise les cycles de violence qui divisent, oppriment et tuent. 

    La justice doit accompagner la paix. En effet, la paix ne peut exister que lorsque la justice rĂ©paratrice, axĂ©e sur la recherche de la vĂ©ritĂ© et la rĂ©paration, est incarnĂ©e. Nous confessons notre Ă©chec Ă  rechercher une paix juste. Nous demandons au Saint-Esprit de nous enseigner l’humilitĂ© et de nous donner le courage d’aimer. Nous demandons la sagesse de reconnaĂ®tre et de dire la vĂ©ritĂ© avec une clartĂ© prophĂ©tique et un amour dĂ©sintĂ©ressĂ©. Nous demandons l’audace de faire face Ă  l’injustice, mĂŞme si cela peut nous mettre en danger. 

    Nous sommes dĂ©terminĂ©s Ă  nous exprimer, que ce soit auprès des gouvernements ou de nos concitoyens, pour remettre en question le soutien inconditionnel apportĂ© aux sources de violence et de mort. 

    En tant que communion anabaptiste mondiale, nous renonçons Ă  la violence, comme JĂ©sus l’a fait. En tant que disciples de JĂ©sus, nous nous engageons Ă  transformer les systèmes injustes par la non-violence active. 

    Nous appelons les États Ă  cesser d’investir dans la guerre et Ă  s’engager dans le difficile travail de recherche de la paix — une paix qui ne passe pas par les armes, les missiles ou la force violente — afin que tous puissent s’épanouir. 

    Nos paroles semblent modestes et insuffisantes face Ă  la crise, et pourtant, nous rĂ©affirmons notre conviction que  

    « L’Esprit de JĂ©sus nous rend capables de faire confiance Ă  Dieu dans tous les domaines de la vie, de sorte que nous devenons artisans de paix renonçant Ă  la violence, en aimant nos ennemis, en recherchant la justice et en partageant nos biens avec ceux qui sont dans le besoin. » (Conviction commune 5) 

    Seigneur, entends notre appel Ă  l’aide et aie pitiĂ©.  
    Dans le nom de JĂ©sus,  
    Henk Stenvers, prĂ©sident, ConfĂ©rence Mennonite Mondiale 

    Retour au début


    Une bénédiction pour ce que l’on traverse

    Dans ton attente 
    Que Dieu te donne la joie 
    Dans la grâce incomparable 
    Que Dieu te porte 
    Dans les difficultés 
    Que Dieu te donne la paix. 
    Va, enveloppé dans l’amour de Dieu si surprenant, si fou et si humble. 

    Retour au début


    blessings in different languages during MWC100
  • We want peace

    « We Want Peace » (« Nous voulons la paix ») n’est pas seulement le titre d’une chanson. C’est un appel. Une prière. Et une mission. Nous avons Ă©crit cette chanson parce que nous ne croyons pas que la violence puisse ĂŞtre la solution Ă  nos problèmes. « La guerre est contraire Ă  la volontĂ© de Dieu », Ă©crivait le Conseil Ĺ“cumĂ©nique des Églises en 1948 après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Nous pensons que nous devons plus que jamais nous souvenir de ce message, en particulier nous, les mennonites, qui sommes issus d’une tradition d’Églises de paix, et nos voix sont aujourd’hui nĂ©cessaires. 

    Cette chanson en trois langues exprime un peu l’identitĂ© internationale de la communautĂ© mennonite mondiale. L’interprĂ©ter avec une grande chorale internationale de plus de 80 chanteurs dans la GrossmĂĽnster de Zurich Ă  l’occasion du 500e anniversaire de l’anabaptisme a Ă©tĂ© une expĂ©rience profondĂ©ment Ă©mouvante et fondatrice pour nous, auteurs-compositeurs. 

    Les paroles (en allemand et en français) disent : 

    Il est temps de se relever, de voir l’avenir avec espĂ©rance, 
    D’aller les uns vers les autres, d’abaisser l’épĂ©e devant l’ennemi. 
    Mets-toi en chemin, emmène la bontĂ© avec toi, 
    Engage-toi pour la paix 

    Une réflexion plus approfondie sur cette chanson est disponible sur notre blog en allemand :

    Musique et paroles : Dennis Thielmann © 2021/Traduction française : Marie-NoĂ«lle Yoder 

    Arr : Dennis Thielmann & Karin Franz © 2025  www.songsofpeace.ch 

    Autorisation accordĂ©e aux Ă©glises membres de la CMM pour une utilisation dans les assemblĂ©es lors du Dimanche de la Paix et du Dimanche de la FraternitĂ© Anabaptiste Mondiale. 

    Pour obtenir l’autorisation d’une utilisation continue ou dans le cadre de rassemblements plus importants, veuillez consulter www.songsofpeace.ch/songs/wewantpeace ou contacter info@songsofpeace.ch


    We will make no peace with oppression

    RĂ©sumĂ© des paroles 

    “We will make no peace with oppression” / « Nous ne serons jamais en paix avec l’oppression » 

    Ceux qui prennent l’épĂ©e pĂ©riront par l’épĂ©e. Nous nous opposerons Ă  la violence sous toutes ses formes. 

    Nous irons dans la rue (« pas de justice, pas de paix »). Encore et encore, avec notre prochain jusqu’à ce que nous soyons tous libres. 

    Nous ne tournerons pas le dos Ă  la douleur de nos frères, aux cris de nos sĹ“urs, au chagrin de nos mères. Nous ne tournerons pas le dos aux politiciens destructeurs, aux prisons surpeuplĂ©es, Ă  la corruption dans nos systèmes. 

    Dieu tout-puissant, aide-nous Ă  ne pas avoir peur ; donne-nous ta force. 

    CCLI Song # 7158502 
    Latifah Alattas | Liz Vice | Paul Zach 
    © 2020 Integrity’s Alleluia! Music; Paul Zach Publishing; Porter’s Gate Publications 
    For use solely with the SongSelect® Terms of Use. All rights reserved. www.ccli.com 


    Songs of Peace, a multilingual music project from Switzerland,
represented Europe as an international choir in Zurich with a
collection of singers and musicians.
  • Thème

    Le courage d’aimer

    Pourquoi avoir choisi ce thème ?

    Mettre l’amour en pratique demande du courage. À plusieurs reprises, Jésus
    invite et encourage ses disciples (et ceux qui l’écoutent) à accomplir des actes
    d’amour, soulignant à quel point ces actes sont ou peuvent être dangereux, et donc courageux.
    Ce matériel pour le Dimanche de la Paix vise à explorer, alimenter et approfondir
    les moyens par lesquels nous pouvons incarner le courage d’aimer dans et pour notre monde.

    Textes bibliques

    • Matthieu 22.34–40

    Dans ce dossier

    Ressources multimedia​


    Peace Sunday 2025 EN
  • Ă€ l’occasion des rĂ©unions du ComitĂ© ExĂ©cutif et du Conseil GĂ©nĂ©ral de la ConfĂ©rence Mennonite Mondiale, qui se rĂ©unissent pour prier, fraterniser et discerner, il y a des « au revoir » et des « bienvenue ». Les membres du ComitĂ© ExĂ©cutif et de la Commission ont un mandat de six ans. 

    Les mandats sont Ă©chelonnĂ©s afin d’assurer la continuitĂ©. 

    ComitĂ© ExĂ©cutif 

    Un ComitĂ© ExĂ©cutif est Ă©lu au sein du Conseil GĂ©nĂ©ral, et se rĂ©unit annuellement. Deux membres de chaque rĂ©gion continentale sont Ă©lus au sein du Conseil par leur groupe continental. Ils reprĂ©sentent non seulement leur union d’églises nationale, mais aussi toute leur rĂ©gion.   

    Les membres du ComitĂ© ExĂ©cutif mandatĂ© en Allemagne exerceront leur mandat de 2025 à 2031. 

    Asie  

    Sipra Biswas, Bharatiya Jukta Christa Prachar Mandali (India United Missionary Church), Inde.  

    Afrique  

    Samson Omondi Ongode, Kenya Mennonite Church. Son mandat a Ă©tĂ© renouvelĂ© après un premier engagement entre 2018 et 2025 

    Europe  

    Wieteke van der Molen, Algemene Doopsgezind SociĂ«teit. Elle a Ă©tĂ© reconduite dans ses fonctions pour un nouveau mandat, après un premier engagement entre 2018 et 2025. 

    Amérique Latine

    Omar PĂ©rez Reyes, AsociaciĂłn Iglesias Cristianas Menonitas de Costa Rica 

    AmĂ©rique du Nord  

    Linda Dibble, Mennonite Church USA. Son mandat a Ă©tĂ© renouvelĂ© après un premier engagement entre 2022 et 2025. Elle a remplacĂ© un ancien membre du conseil d’administration qui n’a pas pu terminer son mandat. 

    « La reconduction des membres qui sont prĂŞts Ă  continuer de servir est une affirmation de leur sagesse et de leur discernement », dĂ©clare CĂ©sar GarcĂ­a, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. « Nous sommes reconnaissants de leur talent de responsables et nous encourageons les dĂ©lĂ©guĂ©s du Conseil gĂ©nĂ©ral Ă  rester en contact avec leurs membres du ComitĂ© exĂ©cutif entre les rĂ©unions ». 

    SpĂ©cialistes des Commissions 

    Le ComitĂ© ExĂ©cutif a approuvĂ© la nomination de nouveaux spĂ©cialistes, dont le prĂ©sident de la Commission Foi et Vie, pour chacune de ses commissions, pour un mandat qui dĂ©butera en 2025 jusqu’à 2031. Les nouveaux spĂ©cialistes ont ensuite Ă©tĂ© accueillis par consensus lors du Conseil GĂ©nĂ©ral. 

    Les nominations des spĂ©cialistes des commissions ont tenu compte de la volontĂ© des candidats Ă  servir dans chaque commission, des questions d’équilibre entre les sexes, des perspectives culturelles et dĂ©nominationnelles et des membres actuels du CG impliquĂ©s dans les commissions. 

    Commission Paix 

    • Katerina Gea, pasteure de l’église mennonite de Pasadena, en Californie, États-Unis, est diplĂ´mĂ©e en Ă©tudes sur la paix et a Ă©tĂ© l’une des premières activistes communautaires de la Coalition to Dismantle the Doctrine of Discovery (Coalition pour dĂ©manteler la doctrine de la dĂ©couverte). 
    • Alina Itucama, une responsable Wounaan de l’Iglesia EvangĂ©lica Unida Hermanos Menonita, a Ă©tĂ© directrice d’un institut biblique au Panama. 
    • SeongHan Kim, Ă©ducateur pour la paix en CorĂ©e du Sud, est le reprĂ©sentant du ComitĂ© central mennonite pour l’Asie du Nord-Est. 

    Commission Mission 

    • Marianne Goldschmidt-Nussbaumer, membre de Mission Mennonite (France), a Ă©tĂ© envoyĂ©e au BĂ©nin. 
    • Emerson Cardoso, membre de COBIM (Ă©glise des Frères mennonites) au BrĂ©sil, fait partie de l’équipe dirigeante de Multiply, qui forme des responsables d’église et des travailleurs internationaux en AmĂ©rique latine et dans les pays de langue portugaise. 
    • Teguh Karyanto, pasteur Ă  GITJ Pesantenan Ă  Pati, Java central, en IndonĂ©sie, est engagĂ© dans le synode de GITJ et enseigne Ă  STAKWW, le collège biblique de GITJ. 

    Commission Foi & Vie 

    • Timothy J. Geddert, professeur Ă©mĂ©rite au Fresno Pacific Biblical Seminary en Californie (États-Unis), est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’interprĂ©tation biblique, l’ecclĂ©siologie et l’éthique. Il en assurera la prĂ©sidence. 
    • Cindy AlpĂ­zar AlpĂ­zar, pasteure de Igesia Menonita Jesucristo es el Señor au Costa Rica, est co-coordinatrice du Movement of Anabaptist Women Doing Theology from Latin America (Mouvement des thĂ©ologiennes anabaptistes en AmĂ©rique Latine, MTAL). 
    • Jeremy Bergen, professeur agrĂ©gĂ© d’études religieuses et d’études thĂ©ologiques, a Ă©tĂ© directeur des Ă©tudes thĂ©ologiques au Conrad Grebel University College en Ontario, Canada, de 2014 Ă  2021.  
    • ZaraĂ­ GonzalĂ­a Polanco, autrice, relectrice et Ă©ditrice pour diverses publications thĂ©ologiques, basĂ©e en Colombie, est titulaire d’un doctorat en thĂ©ologie des Faculdades EST de SĂŁo Leopoldo, au BrĂ©sil.  

    Commission Diacres 

    • Mary Soledad Cano, codirectrice du foyer pour enfants Centro de Vida Infantil au Honduras, est titulaire d’un diplĂ´me de thĂ©ologie biblique et d’une certification dans le domaine de la transformation des conflits. 
    • Walter Jakobeit, pasteur de l’Evangelische Freikirche Mennonitische BrĂĽdergemeinde Ă  Neuwied, en Allemagne, depuis près de 20 ans. 
    • Deusilene Martins Milhomen de Carvalho, pasteure de l’Igreja Menonita do Gama Ă  Brasilia, au BrĂ©sil, coordonne Sister Care Brazil, oĂą elle enseigne la thĂ©ologie aux femmes. Elle reprĂ©sente le BrĂ©sil au sein du MTAL. 

    Due to changes in the delegate status of two General Council Deacons Commission members appointed in Indonesia in 2022, the EC also approved the new appointment of RaĂşl RincĂłn, [member church] Portugal, and Brian Maphosa, [member church] South Africa, to serve as General Council delegates on the Deacons Commission. 

    En raison de changements dans le statut de dĂ©lĂ©guĂ© de deux membres de la Commission Diacres du Conseil gĂ©nĂ©ral nommĂ©s en IndonĂ©sie en 2022, le CE a Ă©galement approuvĂ© la nouvelle nomination de RaĂşl RincĂłn, Igreja dos IrmĂŁos Menonitas de Portugal, et de Brian Maphosa, Brethren in Christ Church Afrique du Sud, en tant que dĂ©lĂ©guĂ©s du Conseil gĂ©nĂ©ral Ă  la Commission Diacres. 

    Président et vice-présidente

    Après des discussions concernant l’âge et la rĂ©partition des diffĂ©rents continents au sein du groupe de direction, le Conseil GĂ©nĂ©ral a approuvĂ© la proposition de re-nommer, pour un nouveau mandat : Henk Stenvers, au poste de prĂ©sident jusque 2034 ; Lisa Carr-Pries, au poste de vice-prĂ©sidente jusque 2031.

    Le ComitĂ© exĂ©cutif a commencĂ© Ă  discuter des candidats aux postes de prĂ©sident et de vice-prĂ©sident lors de sa rĂ©union de 2023. « En raison de l’excellent travail accompli par le prĂ©sident et la vice-prĂ©sidente actuels, le ComitĂ© exĂ©cutif a recommandĂ© Ă  l’unanimitĂ© au Conseil gĂ©nĂ©ral de renouveler leur mandat Â», a dĂ©clarĂ© CĂ©sar GarcĂ­a.

    Avec seulement quatre membres (président, vice-président, trésorier, secrétaire général), il est impossible d’assurer une représentation continentale complète au sein de ce groupe de direction. Afin de remédier à cette disparité potentielle, le Comité exécutif a décidé de créer un poste ex-officio afin qu’un dirigeant du continent manquant puisse être nommé.

    « Les responsables d’églises ont beaucoup d’exigences en termes de temps et d’expertise. Nous sommes reconnaissants Ă  tous ceux qui servent la CMM, et qui apportent leurs relations, leur expĂ©rience et leur sagesse Ă  l’œuvre de l’Église mondiale », dit CĂ©sar GarcĂ­a, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la CMM. 



    EC Commission group
  • Diacres 

    La Commission Diacres a notamment pour responsabilité de superviser le Fonds de Partage de l’Église mondiale (GCSF), de favoriser la prière au sein de la communion anabaptiste (envoi du courriel du Réseau de prière, animation de l’Heure de Prière virtuelle et collaboration avec le président pour les lettres pastorales) et les visites de diacres. 

    De 2022 Ă  fin 2024, la Commission Diacres a approuvĂ© 20 propositions du GCSF pour un montant d’environ 239 000 USD, après un discernement et un examen minutieux. « Le GCSF montre que les Ă©glises d’Afrique, d’Asie et d’AmĂ©rique latine ne sont pas seules et que la communautĂ© spirituelle mondiale est unie dans le partage et le soutien », dit Tigist Tesfaye, secrĂ©taire de la Commission Diacres. 

    Souvent en collaboration avec d’autres spĂ©cialistes de la CMM, les diacres ont envoyĂ© une dĂ©lĂ©gation visiter les Ă©glises membres en difficultĂ© pour les Ă©couter, ĂŞtre en communion, prier et cĂ©lĂ©brer avec elles. « Cela permet de renforcer l’église locale et son lien avec la communautĂ© mondiale », dit Tigist Tesfaye. 

    En 2024, aux cĂ´tĂ©s de la Commission Paix, la Commission Diacres a rencontrĂ© en ThaĂŻlande17 pasteurs du Myanmar. Les membres ont aussi effectuĂ© une visite non officielle Ă  d’autres Ă©glises membres en ThaĂŻlande. 

    Tous les deux mois, la Commission Diacres invite tous les membres Ă  un rassemblement en ligne. L’Heure de Prière virtuelle se dĂ©roule en quatre langues — anglais, espagnol, français, hindi — avec 60 Ă  80 participants qui prient ensemble en temps rĂ©el. 

    Foi & Vie 

    La Commission Foi & Vie cherche à aider les églises membres de la CMM en offrant et en recevant des recommandations (développant ainsi la responsabilité mutuelle) sur des questions liées à la foi et à la pratique chrétiennes, ainsi qu’à l’identité et à l’action anabaptiste-mennonite dans le monde d’aujourd’hui. 

    Foi et Vie a promu l’enseignement, des dĂ©bats et des ressources lors de la publication d’un guide d’étude concernant le Rapport sur le BaptĂŞme. Il a Ă©tĂ© distribuĂ© aux dĂ©lĂ©guĂ©s du Conseil GĂ©nĂ©ral avec une invitation Ă  le faire connaĂ®tre, Ă  l’utiliser et Ă  l’étudier dans leurs unions d’églises. Les membres de la Commission ont Ă©changĂ© leur expĂ©rience de baptĂŞme sur le site Internet de la CMM, afin de susciter l’intĂ©rĂŞt pour l’étude de nos convictions en matière de baptĂŞme. 

    La Commission a continuĂ© Ă  discuter et Ă  fournir des ressources Ă  la CMM sur les thèmes de la communion mondiale, de l’unitĂ© et de la protection de la crĂ©ation. 

    Lorsque la ConfĂ©rence Mennonite Mondiale est invitĂ©e Ă  Ă©tablir des relations avec d’autres communions mondiales, la Commission Foi & Vie est appelĂ©e Ă  la reprĂ©senter. Outre les dialogues avec la Communion mondiale des Églises rĂ©formĂ©es, qui ont abouti Ă  une importante dĂ©claration de rĂ©conciliation pour 2025, elle a aussi envoyĂ© Anne-Cathy Graber pour reprĂ©senter les anabaptistes Ă  un synode du Vatican sur la synodalitĂ©. 

    Structurellement, les nouveaux RĂ©seaux d’Éducation anabaptistes mondiaux relèvent de la Commission Foi & Vie. Ces rĂ©seaux Ă©mergents concernent l’enseignement primaire, secondaire et les sĂ©minaires et apprennent ensemble Ă  former des Ă©tudiants afin qu’ils deviennent pasteurs et responsables dans le monde entier. 

    Commission Mission 

    Les rencontres — en ligne et en personne — ont constitué une part importante du travail de la Commission Mission au cours des trois dernières années. La réunion de 2023 à Harrisonburg, Virginie, a été cruciale pour la CM et ses deux réseaux, car nous avons eu l’occasion de nous réunir en personne pour un temps de communion et de ressourcement. Environ 60 délégués des réseaux y ont participé. 

    La Commission Mission a soutenu le Réseau Anabaptiste Mondial d’Entraide et la Fraternité Missionnaire Mondiale en proposant de nombreux webinaires qui furent à la fois une occasion de se connaître mieux et d’apprendre. Ce travail a été souligné dans le numéro précédent de Courrier

    Pour 2025, nous nous rĂ©jouissons de publier une bibliographie actualisĂ©e en ligne sur l’anabaptisme et la mission. Vous la trouverez sur le site de la CMM. 

    Commission Paix 

    Chaque année, la Commission Paix produit les documents concernant le Dimanche de la Paix qui sont distribués dans les églises membres de la CMM du monde entier. Les photos et les rapports que les assemblées envoient de leur célébration témoignent de notre travail de construction de la paix. 

    La ConfĂ©rence mennonite mondiale sur le Travail pour la Paix est parrainĂ©e par la Commission Paix. OrganisĂ©e par Eastern Mennonite University en 2023, elle a rassemblĂ© 160 thĂ©ologiens, artisans de la paix, pasteurs, activistes et artistes de 20 pays Ă  Harrisonburg, en Virginie (États-Unis). Ils ont participĂ© Ă  des conversations sur la thĂ©ologie et la pratique du travail pour la paix anabaptiste/mennonite et ont Ă©changĂ© sur la DĂ©claration sur l’Objection de Conscience (publiĂ©e en 2022). 

    Les membres de la Commission Paix se sont joints aux Diacres pour une visite de solidaritĂ© au Myanmar afin d’encourager les pasteurs en ce temps de guerre. 

    La Commission Paix s’est également engagée, avec d’autres partenaires, à élaborer un plan de conversation avec les Old Colony Mennonites, qui font partie de la famille des croyants anabaptistes mais ne font pas partie de notre association formelle en tant que Conférence Mennonite Mondiale. Les préoccupations concernant les pratiques agricoles ont fourni des occasions de travailler à la paix dans les conversations avec d’autres organisations, les partenaires de la CMM et les Old Colony Mennonites

    , , , , ,
    MWC commisions meeting
  • SĹ“urs et frères bien-aimĂ©s :

    Nous vous appelons à prier pour nos frères et sœurs aux États-Unis qui intentent une action en justice visant à rétablir le droit des personnes de confession religieuse à se réunir, à pratiquer leur culte et à servir sans ingérence du gouvernement. L’Église mennonite des États-Unis se joint à plus de 20 communautés chrétiennes et juives dans cette action.

    L’administration présidentielle actuelle des États-Unis a supprimé les restrictions imposées à l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) pour mener des descentes d’inspection, des arrestations et d’autres mesures d’intervention dans les lieux de culte. Aujourd’hui, ceux qui sont visés par ces changements sont décrits comme des « demandeurs d’asile » ou des « migrants » ; dans la Bible, ils sont appelés « étrangers/émigrés » (Lévitique 19. 33-34) ou « l’un de ces plus petits » (Matthieu 25. 40). Il était régulièrement rappelé au peuple de Dieu d’accueillir et de prendre soin des personnes vulnérables (Exode 23. 9, Deutéronome 10. 19, Hébreux 13. 2). Aujourd’hui, une partie de ce travail se fait dans des lieux de culte qui ne sont plus en sécurité en raison de ces changements de politique.

    « Nous croyons qu’en raison de l’appel du Christ de prendre soin de ceux qui ont faim, soif, sont Ă©trangers, nus, malades ou emprisonnĂ©s (Matthieu 25. 31-36), nous devons nous joindre aux premiers disciples de JĂ©sus en choisissant d’obĂ©ir Ă  Dieu plutĂ´t qu’à toute autoritĂ© humaine (Actes 5. 29) », Ă©crit Jon Carlson, modĂ©rateur de MC USA, dans une lettre adressĂ©e Ă  la famille anabaptiste-chrĂ©tienne mondiale.

    « Je reconnais que l’engagement des anabaptistes auprès des autorités séculières est un sujet compliqué… Malgré cela, les anabaptistes ont, à différents moments de l’histoire, utilisé des moyens légaux pour empêcher l’État d’empiéter sur la pratique religieuse et pour protéger le libre exercice de notre foi… », écrit Jon Carlson.

    « Nous savons que beaucoup de nos frères et sœurs à travers le monde ont enduré des persécutions bien plus dures et des intrusions gouvernementales dans leurs communautés », déclare Jon Carlson. Il invite la communauté mondiale à prier pour MC USA, « en portant les fardeaux les uns des autres et en accomplissant la loi du Christ (Galates 6. 2). Nous vous invitons également à partager votre sagesse et vos idées sur la manière dont nous restons fidèles face à la pression gouvernementale. Veuillez continuer à prier pour les disciples de Jésus aux États-Unis, comme nous le faisons pour vous. »

    Prions avec nous

    La Conférence Mennonite Mondiale appelle ses membres du monde entier à prier pour les partenaires impliqués dans cette action en justice, ainsi que pour tous ses membres aux États-Unis.

    • Nous prions pour que l’Esprit de Dieu encourage les gens Ă  tĂ©moigner publiquement et Ă  agir pour protĂ©ger les personnes vulnĂ©rables.
    • Nous remercions Dieu pour le courage de s’opposer Ă  des actions injustes, mĂŞme de la part de son propre gouvernement.
    • Nous remercions Dieu pour les partenaires d’autres communautĂ©s religieuses, pour la solidaritĂ© dans la protection des libertĂ©s religieuses pour tous et des droits des personnes vulnĂ©rables.

    Nous demandons de prier pour que tous les Nord-Américains trouvent le courage d’aimer au milieu de l’incertitude politique et des craintes économiques actuelles. Au Canada, au Mexique et aux États-Unis, que nos frères et sœurs anabaptistes voient l’image de Dieu en tous les peuples de tous les pays. Puissions-nous avoir la grâce de mettre de côté la peur, les idéologies politiques et les différences. Que l’Église de Jésus-Christ réponde aux menaces et aux divisions par des actes créatifs de compassion et d’amour.

    Seigneur, dans ta miséricorde, écoute notre prière.
    Au nom de Jésus, Prince de la Paix, amen.

    Henk Stenvers
    président
    Conférence mondiale mennonite

    headshot: César García

    César García
    secrétaire général,
    Conférence Mennonite Mondiale


    Prières urgentes et lettres pastorales