Catégorie : Non classifié(e)

  • Les membres du NAC rencontrent les membres de l’équipe Assemblée à Arusha en septembre 2026.

    Les deux Eglises Mennonites tanzaniennes (Kanisa la Mennonite Tanzania – KMT et Kanisa La Mennonite La Kiinjili Tanzania – KMK(T)) travailleront ensemble, main dans la main, pour accueillir la 18e Assemblée en 2028.

    Six membres ont été nommés au Conseil Consultatif National (NAC) pour aider le personnel de la CMM et les volontaires à planifier cet évènement mondial.

    • Nelson Kisare, président, KMT, évêque en chef
    • John Sean, vice-président, KMK(T), secrétaire général
    • Emmanuel Hagai, membre ordinaire, KMT, secrétaire général
    • Dorothy Kawira, membre ordinaire, KMT, présidente de l’association nationale des femmes
    • Mutani Emmanuel Yebete, membre ordinaire, KMK(T), président de l’association nationale des jeunes
    • Zakaria Bunini, membre ordinaire, KMK(T), délégué du Conseil Général de la CMM

    Le Conseil Consultatif National est composé de représentants des unions d’Églises membres dont il dépend. Son rôle est de conseiller la CMM sur la planification de l’Assemblée, d’assurer la participation des Églises hôtes, d’évaluer les dons que la KMT et la KMK(T) peuvent apporter, de lancer des collectes de fonds locales et de communiquer sur l’événement avec les assemblées locales.


    A group photo of diverse people
  • Un webinaire sur la mission et la vision de la CMM

    La Conférence mennonite mondiale est appelée à être une communion (koinonia) d’Églises d’inspiration anabaptiste, unies au sein d’une communauté mondiale de foi pour la fraternité, la prière, le service et le témoignage. 

    Parlons-en : la Conférence Mennonite Mondiale invite nos membres à une discussion en ligne le 11 novembre 2026.

    Ce webinaire de 75 minutes, c’est l’occasion de découvrir comment les responsables de la CMM renforcent la communion malgré des points de vue divergents. Les personnes inscrites peuvent envoyer leurs questions à l’avance pour la session de questions-réponses.

    En septembre 2026, l’un des liens de communion s’est rompu lorsque l’Église Meserete Kristos, en Éthiopie, a voté pour mettre fin à son adhésion à la CMM. Cela peut soulever des questions chez d’autres membres. Qu’est-ce que ça signifie pour la koinonia ? 

    « Ephésiens 4.3 nous appelle à faire des efforts pour nous appliquer à garder l’unité de l’esprit par le lien de la paix. Mais il arrive parfois qu’on s’éloigne les uns des autres. En tant que communion mondiale, on doit réfléchir ensemble à la manière dont on peut continuer à vivre l’unité au milieu de la polarisation et de la division », explique Janet Plenert, directrice du service du renforcement de la communion.

    « Jésus a prié que ses disciples : « que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, … et qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » (Jean, ch17, v21-22). Pour aller dans le sens de la mission de Dieu pour le monde, notre appel est l’unité », dit César García, secrétaire général.

    « C’est un moment crucial pour les Églises de la CMM : il est temps de discuter de ce que signifie pour nous notre appel à l’unité. Nous vous invitons à nous rejoindre pour affronter ensemble ces questions difficiles », ajoute-t-il.

    Pour participer à cette discussion, inscrivez-vous ci-dessous.

    A small group of men joining online meeting
  • « Nous avons une chaîne de prière pour les familles en deuil. »

    « Prions ensemble et montrons notre solidarité avec nos frères et sœurs… »

    « Nous ne cessons de prier pour les sujets mis à notre possession. »

    C’est le genre de messages que vous envoyez en réponse aux demandes urgentes de prières et aux lettres pastorales partagées par la Conférence Mennonite Mondiale à toute notre famille mondiale. 

    « La prière d’intercession est une réelle force active qui nous unit en tant que croyants ; c’est un outil qui ne connait ni frontière ni distance. Au milieu de notre impuissance, la prière nous montre que Dieu écoute toujours, en nous apportant réconfort, paix et espoir » dit Mary Cano, membre de la Commission diacres. 

    « L’importance de prier les uns pour les autres apparait en Philémon 1.22 : j’ai bon espoir de vous être rendu bientôt, en réponse à vos prières. Cela signifie que nos fardeaux individuels deviennent de la compétence de toute l’assemblée. Ainsi, prier les uns pour les autres multiplie les voix qui s’élèvent dans l’adversité et qui apportent de la joie lorsque Dieu se montre compatissant (paraphrase de 2 Corinthiens 1.11) », dit-elle.  

    Pour nous amener à prier les uns pour les autres, à partir de Pentecôte 2026, la CMM réalise chaque mois une carte de prière. Cette carte postale présente un sujet de prière partagé par une de nos églises membres issue de différents pays chaque mois. 

    Vous pouvez imprimer ces cartes à partir de notre site internet. Vous pouvez les utiliser comme marque-page dans votre Bible, les afficher sur les murs de votre maison, les donner à un ami en guise d’encouragement, ou plus encore. 

    Dans votre bâtiment d’église, l’assemblée peut réserver un espace sur un mur ou une table pour exposer chacune de ces cartes et rappeler ainsi aux membres de la communauté de prier pour ces sujets. 

    En plus d’utiliser ces cartes de prière, vous pouvez vivre l’unité à travers la CMM en vous inscrivant à notre lettre bimensuelle du Réseau de Prière et en rejoignant l’heure de prière virtuelle. 

    « Nous sommes reconnaissants pour les réponses sincères à nos demandes urgentes de prières et à nos lettres pastorales, envoyées à la famille de la Conférence Mennonite Mondiale » dit Henk Stenvers, le président de la CMM ? « La prière tisse un lien important entre nos membres autour de la terre. Elle nous unit dans le lien du Christ. C’est une façon de montrer notre solidarité les uns avec les autres, et cela nous pousse à agir en réponse à l’Esprit de Dieu. » 

    Avez-vous été encouragé par les prières de notre famille mondiale ? Racontez-nous !  

    Avez-vous un témoignage à partager à propos de la puissance de la prière dans votre assemblée ?


  • « Nous prions pour vous depuis l’Indonésie. » La Conférence Mennonite Mondiale a lancé un appel à la prière. Cette réponse rapide est arrivée de la part des responsables du bureau du synode de la GITJ (Gereja Injili di Tanah Jawa) en Indonésie, un pays également touché par des tremblements de terre.

    Le séisme a touché des assemblées membres de la CMM appartenant aux Frères mennonites (Iglesias Hermanos Menonitas de Colombia – IHMC) et aux Mennonites (Iglesia Cristiana Menonita de Colombia – IMCOL).

    Début septembre, le gouvernement colombien a enregistré 331 décès. Plus de 36’000 maisons ont été détruites et 200’000 endommagées dans 16 départements.

    « Nous sommes un groupe interdépendant », déclare Manuel Mosquera, président et représentant légal des Frères mennonites du Chocó, une province située sur la côte ouest de la Colombie. « Notre plus grand espoir et notre plus grande foi sont en Dieu qui donne la vie. »

    Les répliques sismiques à répétition ont aggravé les dégâts et provoqué des fissures là où il n’y en avait pas auparavant, explique Manuel Mosquera. Outre les pertes humaines et les dégâts causés aux habitations et aux infrastructures, la situation d’urgence liée au séisme en Colombie a engendré des besoins en matière de logement, d’alimentation, d’eau, de santé, d’éducation, de protection, de relance économique et de soutien psychologique.

    « Une maison est un havre de paix ainsi qu’un lieu physique qui offre une sécurité. Mais face aux catastrophes naturelles, elle peut aussi devenir notre plus grande menace. Notre meilleure garantie est donc de nous en remettre à Dieu, où que nous vivions. Dieu est toujours là pour nous protéger et nous aider », déclare Manuel Mosquera.

    IHMC

    Les Frères mennonites possèdent de nombreuses églises dans le Chocó, la région la plus proche de l’épicentre. Sur les 17 assemblées, 12 ont été touchées. Les dégâts aux bâtiments vont de fissures mineures à des maisons devenues totalement inhabitables.

    Les besoins en aide alimentaire d’urgence et en médicaments étaient importants dans les communautés rurales au lendemain de la catastrophe. Dans les départements de Valle et du Cauca, une assemblée des Frères mennonites située au nord de Cali a servi de centre de collecte de denrées alimentaires, de vêtements et d’autres fournitures. Selon les informations recueillies, environ 250 à 280 colis alimentaires ont été distribués sur deux sites, dont celui de Suárez, dans le Cauca.

    À Pereira, un lieu de culte a été détruit.

    « Un autre besoin important concerne l’accompagnement post-traumatique, car de nombreuses personnes souffrent de stress émotionnel et de peur à la suite de ce qu’elles ont vécu », rapporte l’ICOMB (Communauté internationale des Frères mennonites) au nom de l’IHMC.

    IMCOL

    Au moins six bâtiments d’églises de l’IMCOL ont été fortement touchés et plusieurs habitations de membres de l’Église ont été endommagées.

    À Manizales, Santa Rosa de Cabal et Cali, un foyer de chaque assemblée déclare avoir perdu ses biens et sa maison.

    Beaucoup ont vu leur logement endommagé ; l’évaluation des dégâts est toujours en cours.

    « Outre les dégâts matériels, les églises ont identifié la peur, l’incertitude quant à la sécurité des logements, les perturbations dans le travail et l’éducation, ainsi que le besoin d’un soutien psychosocial et pastoral », écrivent les responsables de l’IMCOL dans un rapport.

    L’IMCOL a constitué une équipe chargée d’évaluer les besoins et d’apporter une réponse à plus long terme, notamment en matière d’accompagnement pastoral.

    Elle collecte des fonds au niveau local et sollicite des partenaires internationaux, notamment le CMM.

    « Lorsqu’une catastrophe frappe un membre de la CMM, nous intervenons sans hésiter. Cela peut prendre différentes formes : par le biais de subventions du Fonds de partage de l’Église mondiale, ou par l’intermédiaire des organisations missionnaires et de développement des Églises membres locales ou régionales », explique César García. « Et vos prières constituent toujours une réponse très attendue. Savoir que l’on n’est pas seul au milieu d’une crise est une force immense. »

    « Ces manifestations d’aide et de solidarité sont une formidable démonstration de l’amour de Dieu qui habite chaque cœur », a écrit Oscar Herrera Rodriguez, coordinateur des missions de l’IMCOL, en réponse à l’appel à la prière lancé par la CMM.

    Les Églises de Colombie vous invitent à prier :

    • Pour les familles qui ont perdu leur logement, leurs biens ou leurs sources de revenus.
    • Pour les personnes âgées, les filles, les garçons et les familles qui ressentent encore de la peur ou de l’inquiétude.
    • Pour celles et ceux qui assurent l’accompagnement pastoral et participent en tant que bénévoles aux opérations de secours.
    • Pour avoir la sagesse d’identifier les besoins les plus urgents et d’utiliser les ressources reçues de manière responsable.
    • Pour une reconstruction qui permette de rebâtir les logements, les moyens de subsistance, les liens communautaires et l’espoir.

    Partagez vos prières avec les membres de la CMM en Colombie via la zone de commentaires ci-dessous.


    « En un clin d’œil »

    « En un clin d’œil, elle a vu toutes ses affaires disparaître. Elle s’est donc mise à courir, puis elle s’est retournée et a vu que tout ce qui se trouvait dans sa maison s’effondrait », raconte Francisco Mosquera, de Cali, en Colombie. L’immeuble où habitait sa sœur a été complètement détruit par le séisme. Pendant un instant, son fils adulte, Luis David, a craint que le séisme n’ait emporté sa mère, Marta Manzano, en même temps que leur maison.

    Tout le monde a réussi à sortir de l’immeuble, certains plus mal en point que d’autres, mais tous sains et saufs.

    Tout le monde a réussi à sortir de l’immeuble, certains plus mal en point que d’autres, mais tous sains et saufs.

    Une fois qu’elle a compris qu’un tremblement de terre avait tout détruit, le choc émotionnel et psychologique est devenu insurmontable. Mais des gens sont venus l’aider, la serrer dans leurs bras, lui offrir des mots d’encouragement et un soutien émotionnel.

    Son église, l’Iglesia Misión Jesuscristo Luz y Vida (IMHC), l’a aidée à trouver un nouvel appartement.

    Au bout de huit jours, elle a été autorisée à retourner dans l’immeuble pour récupérer quelques documents, rien de plus.

    « Alors l’église lui a fourni des vêtements, un soutien psychologique et émotionnel, et nous suivons l’évolution de la situation », explique-t-il.

    « Elle est tellement reconnaissante envers Dieu de lui avoir sauvé la vie. »


  • Perspectives — Philippines 

    Je viens des Philippines, et je suis reconnaissante que notre famille IMC puisse être témoin de la fidélité de Dieu parmi des personnes issues de nombreuses tribus, cultures et nations.

    Je me souviens encore de la première fois où j’ai vu l’Église mondiale réunie en Allemagne. J’étais émerveillée. L’espace d’un instant, j’ai eu l’impression d’entrevoir le ciel : des personnes venues d’horizons et de langues différentes, mais qui louaient toutes le même Dieu dans leur propre langue, à leur manière.

    Cela m’a rappelé que, malgré nos différences, nous formons véritablement une seule et même famille en Christ.

    Mais comme nous le savons tous, la vie chrétienne n’est pas toujours facile. À côté de la joie, il y a aussi des fardeaux.

    Un acheté, un offert

    J’ai grandi au sein de l’Église en tant qu’enfant de pasteur. Mes deux parents sont pasteurs ; j’ai donc grandi en voyant non seulement la joie du ministère, mais aussi les fardeaux qui l’accompagnent. C’est un peu le principe du « un acheté, un offert ».

    Ces dernières années, notre communauté a traversé des moments douloureux. Certains collaborateurs et certaines Églises sont partis. Et en tant que jeunes de l’Église, beaucoup d’entre nous ne comprenaient pas pleinement ce qui se passait ou ce qui s’était passé. C’était un fardeau que portaient les anciens. En tant que jeunes, nous ressentions simplement cette perte.

    Des personnes avec lesquelles nous avions l’habitude de prier avaient soudainement disparu. Des Ates et des Kuyas qui faisaient partie de nos vies. Les relations ont changé. Et nous avions des questions que nous ne savions pas comment poser.

    Pour moi, c’était comme un déchirement. Car quand des gens partent, on a l’impression que quelque chose s’est brisé au sein de la famille.

    Mais même dans ces moments difficiles, j’ai aussi vu une lueur d’espoir. J’ai vu des membres persévérer dans la foi malgré leurs propres fardeaux.

    La foi au milieu des épreuves

    Aujourd’hui, j’aimerais partager ce que j’ai entendu de la part de nos responsables. Je voulais mieux comprendre les fardeaux que portent nos pasteurs. J’ai donc demandé à certains d’entre eux de m’ouvrir leur cœur.

    Un pasteur a confié que l’un de ses fardeaux les plus lourds concernait le bien-être des pasteurs de notre district : améliorer leur situation économique, rénover les bâtiments des Églises et offrir davantage d’occasions aux pasteurs et aux collaborateurs laïcs pour qu’ils soient équipés pour le ministère. Pourtant, même accablé par ces préoccupations, il continue à servir fidèlement, confiant que Dieu fortifiera l’Église et ses responsables.

    Un autre pasteur a évoqué les nombreuses responsabilités qui pèsent sur eux dans le ministère. Beaucoup de pasteurs exercent leur ministère avec des ressources limitées tout en s’occupant de leur famille et en élevant leurs enfants. Pourtant, malgré ces défis, ils continuent à servir fidèlement, confiants que Dieu pourvoira à leurs besoins.

    Une pasteure a partagé un témoignage très personnel. À 69 ans, elle avait besoin d’une opération cardiaque très coûteuse. Au début, elle a hésité en raison du coût. Mais sa famille lui a rappelé que nous servons un Dieu qui exauce les prières. Les Églises ont prié, les gens ont prié et, grâce à la providence de Dieu, l’opération a pu avoir lieu.

    Au cours de cette période de maladie, elle a vu la fidélité de Dieu. Et même aujourd’hui, alors qu’elle a plus de 70 ans, elle continue de servir le Seigneur grâce à la vie que Dieu lui a préservée.

    Un autre pasteur a évoqué le poids de l’unité au sein de l’Église. Cette unité ne se construit pas du jour au lendemain. Elle exige de la patience, de l’humilité et de l’amour. Pourtant, même lorsque c’est difficile, les pasteurs continuent d’œuvrer pour la paix et la compréhension au sein de l’Église.

    Deux jeunes pasteurs ont également évoqué le défi que représente pour eux la direction d’assemblées dont de nombreux membres sont plus âgés qu’eux. Cela peut parfois être intimidant, mais ils continuent d’avancer avec foi, apprenant à diriger avec humilité tout en servant fidèlement les personnes que Dieu leur a confiées.

    Être attentif à l’espérance

    Écouter leurs récits m’a aidé à mieux comprendre les fardeaux du ministère. Et ce qu’ils ont partagé n’était qu’un petit aperçu de tout ce qu’ils ont traversé. Pourtant, j’ai également entendu comment la communauté des croyants les a aidés à porter ces fardeaux, les fortifiant tout au long du chemin.

    En les écoutant, j’ai également perçu autre chose. J’ai perçu la foi. J’ai perçu la persévérance. Et j’ai perçu une profonde confiance en Dieu. Même dans l’adversité, ils continuent à servir. Même dans l’incertitude, ils continuent de faire confiance à Dieu pour subvenir à leurs besoins. Même au milieu des difficultés, ils continuent d’aimer et de diriger l’Église.

    À travers cela, j’ai également vu l’espoir au sein de la communauté des croyants. J’ai vu des Églises continuer à célébrer le culte ensemble. J’ai vu des personnes prier les unes pour les autres. J’ai vu des pasteurs et des fidèles choisir de continuer à servir ensemble.

    Aux Philippines, nous avons une belle valeur appelée bayanihan – l’esprit d’entraide qui consiste à porter les fardeaux les uns des autres pour le bien de la communauté. Il existe un dicton : « Magaan ang mabigat kapag nagtutulungan. » (Le fardeau devient léger quand on le porte ensemble.) Je crois que c’est également ce à quoi l’Église est appelée. Galates 6.2 nous le rappelle : « Portez les fardeaux les uns des autres ; accomplissez ainsi la loi du Christ. »

    Parfois, le ministère est difficile. Parfois, l’unité prend du temps. Parfois, les fardeaux semblent lourds.

    Mais lorsque nous nous tenons unis en tant que famille du Christ, en priant, en nous soutenant et en nous encourageant les uns les autres, nous commençons à voir la fidélité de Dieu.

    J’espère que nos Églises locales, et notre Église mondiale, continueront à vivre dans cet esprit de solidarité. Car la vérité, c’est que l’Église n’a jamais été parfaite. Nous portons des blessures. Nous portons des questions. Nous portons des fardeaux.

    Mais nous portons aussi quelque chose de plus grand : la foi, l’espérance et l’amour du Christ. Et un jour, nous nous tiendrons tous ensemble devant Dieu : des personnes de toutes tribus, de toutes langues et de toutes nations adorant Dieu. Tout comme lors des rencontres de la CMM.

    —Blessing Joy Turqueza est membre des Églises mennonites intégrées (Integrated Mennonite Churches, Inc.) aux Philippines. Elle est la représentante de l’Asie au sein du Comité YABs (Jeunes anabaptistes) (2025–2028). Elle a présenté cette réflexion lors de la rencontre ‘Renouveau 2026’ aux Philippines en mars 2026, sous le titre « La solidarité dans la famille en Christ : partager les fardeaux, partager l’espérance ».


    A young Asian woman talking on the stage
  • La Conférence Mennonite Mondiale a le regret d’annoncer que l’Église Meserete Kristos, en Éthiopie, a voté en faveur de son retrait de l’adhésion à la CMM.

    Les responsables de l’église Meserete Kristos qui siègent actuellement au sein des Commissions et des réseaux de la CMM démissionneront de leurs fonctions à compter de cette date.

    Meserete Kristos était l’église membre la plus nombreuse de la CMM.

    En novembre 2025, des préoccupations ont été exprimées par des membres de Meserete Kristos quant à leur association avec des Églises nationales dont les directives approuvent les relations entre personnes du même sexe. Après plusieurs mois de discussions au sein de la communauté de Meserete Kristos — tant en Éthiopie que parmi la diaspora mondiale —, ces préoccupations ont abouti à un vote en faveur de la sortie.

    « À l’instar de nombreuses dénominations chrétiennes à travers le monde, la CMM est confrontée à de sérieux défis dans sa volonté de préserver l’unité du Saint-Esprit face à des points de vue divergents sur les relations entre personnes du même sexe », déclare César García, secrétaire général de la CMM.

    La CMM n’a pris aucune position sur les relations entre personnes du même sexe. « Depuis plus de 12 ans, nous cherchons dans la prière la meilleure voie à suivre au milieu des désaccords, des malentendus et des rumeurs sans fondement concernant la manière dont la CMM traite les relations entre personnes du même sexe », explique César García. « Tout au long de ce parcours, un principe nous a guidés : lorsque les Églises sont confrontées à des désaccords, nous sommes appelés par Dieu à engager le dialogue et à discerner ensemble la volonté de Dieu. »

    « À l’heure où ils quittent la CMM, nous prions pour que Dieu bénisse nos frères et sœurs de Meserete Kristos. Leur dynamisme et leur passion pour l’évangélisation ont été une source d’inspiration pour beaucoup au sein de notre communion mondiale. Nous prions pour qu’ils continuent à grandir en suivant Jésus selon la voie qu’ils ont discernée », déclare Henk Stenvers, président de la CMM.

    « La CMM respecte l’autorité et la diversité des structures ecclésiales locales et nationales, ainsi que leur autonomie », ajoute Henk Stenvers. « Nous continuerons à nous concentrer sur les sept points clés exprimés dans nos Convictions communes, adoptées par consensus par le Conseil général en 2006.

    « Veuillez garder la CMM dans vos prières alors que nous cherchons à témoigner de la nouvelle création de Dieu, à discerner ensemble la volonté de Dieu et à répondre fidèlement à notre appel à suivre Jésus en tant que communion mondiale, en préservant l’unité de l’Esprit », déclare Henk Stenvers.



    Nous restons prêts à dialoguer avec les membres de la CMM qui ont des questions, des préoccupations ou le désir d’un échange plus approfondi. Please direct questions to info@mwc-cmm.org

    À lire également

  • Le swahili sera l’une des langues officielles de la 18e Assemblée 

    Ubuntu – Je suis parce que nous sommes.

    « Il est très important de comprendre cette philosophie africaine lorsque nous nous réunissons en tant que grande communauté anabaptiste à Arusha. Je ne peux en aucun cas tout gérer tout seul. Je le fais parce que d’autres m’ont aidé : c’est l’interdépendance », explique Musuto wa Mutaragara wa Chirangi wa Muhongo wa Nyawayega wa Rihu.

    Le Dr Musuto Chirangi sera coordinateur du swahili pour l’interprétation et la traduction lors de la 18e Assemblée mondiale de la CMM en Tanzanie, du 6 au 13 juin 2028. Les noms des deux Églises qui accueillent l’Assemblée, Kanisa la Mennonite Tanzania (KMT) et Kanisa La Mennonite La Kiinjili Tanzania (KMK(T)), sont tous deux en swahili.

    Langue officielle de la Tanzanie, le swahili est largement parlé dans toute l’Afrique de l’Est, notamment en République démocratique du Congo, au Kenya, au Mozambique et en Ouganda.

    Le swahili sera l’une des langues officielles de la 18e Assemblée. « Cela signifie que tous les documents écrits seront traduits en swahili et qu’une traduction sera assurée pour l’ensemble des interventions sur scène », explique Liesa Unger, responsable des événements internationaux.

    « Pour chacune des langues de la CMM (anglais, français et espagnol), nous disposons d’un glossaire des termes couramment utilisés, en particulier des mots d’église, qui peuvent avoir des connotations spécifiques dans certaines langues. Chirangi mettra en place une équipe qui, entre autres, travaillera à la création d’une version en swahili de ce glossaire », explique Karina Derksen-Schrock, coordinatrice de la traduction et de l’interprétation.

    Bien que Musuto Chirangi ait suivi une formation en développement commercial et en développement communautaire, et qu’il soit titulaire d’un master et d’un doctorat en études du travail et en ressources humaines, il nourrit une passion pour les langues et la culture. Il est marié à Marja Schoenmaker, une mennonite néerlandaise, et a une fille adulte.

    « Quand on vient en Afrique, il faut se préparer sur le plan sociologique. Il faut comprendre pourquoi nous nous comportons d’une certaine manière », explique Musuto Chirangi.

    La langue est profondément ancrée dans la culture, et elle s’exprime non seulement par les mots, mais aussi par le langage corporel.

    « Si vous prenez les mots au pied de la lettre et que vous les passez dans l’IA [pour la traduction], vous allez vous amuser en voyant le résultat », ajoute-t-il.

    Musuto Chirangi a participé à la révision de la version en swahili de la constitution de l’Église mennonite de Tanzanie (KMT) et de son récent plan stratégique décennal.

    Prenons le thème « Christ nous unit », par exemple : « En swahili, si vous le traduisez littéralement, cela perd tout sens théologique. La phrase devient passive. Il faut l’exprimer différemment en swahili : en Jésus, nous ne faisons qu’un, nous sommes ensemble. Vous avez désormais une responsabilité. Que l’on vienne du Malawi, du Kenya ou de Tanzanie, en tant que femme ou en tant qu’homme, on a la responsabilité de communiquer, d’être avec les autres, ensemble en Jésus ; il n’y a pas de frontières », explique-t-il.

    « En tant que membre de la communauté anabaptiste mondiale, les valeurs fondamentales que sont la construction de la paix, la promotion de l’unité, la place centrale accordée à la communauté et la radicalité dans la défense de la vérité ont façonné mes perspectives, mon comportement et ma philosophie de travail », explique-t-il.

    Il a été élevé au sein de l’Église mennonite. Son père, Mutaragara Chirangi, fut l’une des premières personnes baptisées à Musoma par l’évêque Elam Stauffer en 1951. Après avoir suivi une formation d’enseignant, Mutaragara Chirangi est devenu secrétaire général des Églises mennonites de Tanzanie et du Kenya, qui fonctionnaient alors conjointement.

    Un rassemblement, ce n’est pas seulement les réunions, c’est aussi rencontrer les gens, découvrir la cuisine locale, visiter les lieux et écouter les récits, explique Musuto Chirangi. « Il y aura des chocs culturels, mais nous pouvons apprendre à les anticiper, puis à les accepter et à nous en remettre. »

    « La venue de la CMM chez nous est une occasion de nous guérir », déclare Musuto Chirangi. « Nous ne sommes plus des étrangers en Jésus-Christ. »


    A group of African women singing at church
  • « L’unité ne nous donne pas la force, l’unité est notre force », a affirmé la pasteure Leotina Mahamba, déléguée de l’Église de la communauté mennonite en Angola, lors de la Rencontre des dirigeants anabaptistes africains à Accra, au Ghana, du 10 au 12 juillet 2026.

    Cette rencontre, tenue sous le thème « Un seul corps, une seule voix : renforcer l’unité au sein de la famille anabaptiste africaine », a réuni 35 participants officiels : des responsables de 22 conférences membres de la CMM provenant de 15 pays d’Afrique, des membres du personnel et des représentants régionaux de la CMM, ainsi qu’un membre du personnel africain du Comité central mennonite qui s’occupe de l’Afrique de l’Est et du Sahel.

    « À ma connaissance, il s’agit du premier rassemblement de ce type en Afrique. À ce titre, il marque un moment important dans notre parcours commun et dans l’histoire de notre communion sur le continent », a déclaré Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-Églises à la CMM et ancien évêque de l’Église des Frères en Christ du Zimbabwe.

    Les discussions ont été menées en anglais, en français et en portugais. Le culte multilingue a souligné l’unité commune en Christ et la diversité comme un don au service de la mission.

    « Après deux années bien remplies, consacrées à rêver et à planifier, ces trois jours passés ensemble ont constitué un riche espace de consultation, de fraternité, de louange, de discernement partagé, de rires et de conversations informelles », a affirmé Danisa Ndlovu.

    Pour favoriser une plus grande variété d’opinions, quatre femmes occupant des postes de direction faisaient partie des délégués invités (dont l’ancienne vice-présidente de la CMM, Rebecca Osiro).

    Au cours de ces trois jours, les participants ont réaffirmé la vocation de l’Église à être un témoin d’espoir et de guérison face aux héritages du colonialisme, aux divisions culturelles, aux pressions sur les ressources et à la violence xénophobe.

    « Nous avons reconnu les ressources humaines, financières et de leadership déjà présentes au sein de nos Églises africaines. Nous avons planifié et organisé cet événement de manière autonome. Il était important de reconnaître notre force pour le ministère », a souligné Danisa Ndlovu.

    A big group photo standing together in front of a statue
    Des responsables anabaptistes africains au Parc commémoratif Kwame Nkrumah.
    PHOTO fournie.

    Les dirigeants ont abordé en toute franchise la nécessité d’assurer des transitions de pouvoir plus saines, notamment en ce qui concerne la préparation des successeurs, la responsabilisation et un soutien durable.

    Isaac Gborbitey, coordinateur de YABs (Jeunes Anabaptistes) et représentant pour l’Afrique, a exhorté les responsables d’Églises à intentionnellement encadrer la prochaine génération, plutôt que d’attendre les périodes de transition pour former les successeurs.

    « Les jeunes dirigeants ont besoin d’occasions d’apprendre, de s’investir, d’assumer des responsabilités et de mûrir progressivement vers des fonctions de direction, tout en tirant parti de la sagesse et de l’expérience des dirigeants plus âgés », a affirmé Isaac Gborbitey. Ce dernier a été un acteur clé dans l’organisation de cet événement, qui s’est déroulé dans son pays natal.

    « C’est la première fois que nous rencontrons nos frères et sœurs issus de différentes conférences, réunis ici, chacun apportant ses dons spirituels pour s’enseigner mutuellement et apprendre les uns des autres, » a declaré Daniel CAnganguela, Igreja Evangélica dos Irmãos Mennonitas em Angola.

    « Cette rencontre a été unique pour moi », a ajouté Francis Kamoto, évêque de l’Église des Frères en Christ (Malawi) Mpingo Wa Abale Mwa Kristu et membre de la Commission Foi et Vie de la CMM. Il a exprimé sa joie d’avoir pu découvrir des Églises mennonites au Ghana et d’avoir partagé un moment de communion enrichissant avec les dirigeants africains. « Je suis également très ému par les moments de recueillement que nous avons eus. »

    Les responsables ont affirmé que ces rencontres avaient permis de lever des barrières et de créer un sentiment de communion. Un consensus s’est dégagé sur la nécessité de poursuivre ces rencontres à un rythme régulier. La prochaine est prévue avant la 18e Assemblée de la CMM, qui se tiendra en Tanzanie en 2028.

    « Nous pensons que, en retour, cela renforcera véritablement notre capacité à poursuivre l’œuvre du Seigneur. Nous prions pour que d’autres rassemblements de ce type aient lieu », a déclaré Joseph dit Boureïma Sinou, secrétaire général de l’Église évangélique mennonite du Burkina Faso.

    En signe d’engagement commun envers la prochaine Assemblée en Tanzanie, les participants ont collecté de leur plein gré environ 230 USD afin de soutenir les préparatifs de l’Assemblée. Les responsables ont également convenu que chaque conférence membre de la CMM en Afrique verserait au moins 300 USD au budget de CMM de l’Assemblée « Afrique ».

    « Nous sommes plus forts et plus unis parce que nous nous sommes réunis », a déclaré Danisa Ndlovu.

    « Nous rendons grâce à Dieu pour ce qui s’est accompli parmi nous : la diversité des langues, la présence de nombreux pays et les différentes conférences. Ce fut véritablement un moment de renouveau. Cela nous a vraiment donné l’occasion de redécouvrir qui nous sommes et ce que nous pouvons accomplir ensemble », a déclaré Samson Omondi, président de l’Église mennonite du Kenya et représentant de l’Afrique au Comité exécutif de la CMM.

    Faisant référence au Psaume 133, il a ajouté : « Comme il est agréable et bon que des frères et sœurs se réunissent, car être ensemble signifie être uni. Et lorsque vous êtes unis, vous devenez de plus en plus forts. »


    a group of African people interacting
  • Mennonite Church Durg India (Inde), Dimanche de la Paix 2025

    Christ est « l’image du Dieu que nul ne voit, il est le premier-né de toute création… Il est lui-même bien avant toutes choses et tout subsiste en lui. »

    Colossiens 1.15 ; 17

    « Ce passage biblique nous rappelle combien notre Sauveur est intimement impliqué dans les origines et le futur de toute la création. Avec cette vérité en tête, la CMM invite ses membres à participer à une nouvelle célébration liturgique en septembre. », nous convie Juliana Morillo, représentante de l’Amérique latine du Groupe de travail pour le soin de la création.

    Les membres de la CMM attendent avec impatience les ensembles de ressources proposées pour chaque Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale, chaque Semaine de la fraternité des YAB’s, chaque Dimanche de la paix. En 2026, un ensemble de ressources sera aussi disponible pour le Dimanche de la création, un nouveau temps liturgique de célébration ajouté au calendrier.

    « Le Dimanche de la création est une opportunité de proclamer une importante partie de notre foi. Ce jour n’est pas seulement à propos de ce que Dieu a fait dans le passé, mais ce qu’il fait aujourd’hui même. », dit César Garcia, le secrétaire général de la CMM. « En Christ, notre Dieu créateur soutient tout l’univers, y compris nous, qui en faisons partie. Prendre soin de la création est un point clé de notre témoignage et de notre mission. »

    Le Groupe de travail pour le soin de la création a préparé avec soin les ressources pour les églises qui voudront se joindre à cet évènement.

    « La CMM aimerait beaucoup avoir des retours sur votre manière de célébrer ce tout premier Dimanche de la Création. Dites-nous comment vous avez utilisé ces prières, ces propositions d’activités, ces témoignages et ces ressources pour l’enseignement au sein de vos églises locales. Faites-nous savoir si vous pensez à d’autres ressources que nous puissions proposer. »

    « Comme pour toutes nos célébrations, bien que nous fixions une date précise, nous invitons nos membres à utiliser nos ressources à la date qui leur convient le mieux », précise Janet Plenert, directrice du service du renforcement de la communion de la CMM.

    Que ce soit le Dimanche de la paix ou le Dimanche de la création, ces deux célébrations dépassent tous les deux le cadre de notre famille anabaptiste.

    Depuis 2006, la CMM a déclaré que le Dimanche de la paix aurait lieu au plus près du 21 septembre, journée internationale de la paix.

    « Vivre la paix – un élément essentiel de notre identité en tant qu’anabaptistes – nécessite des ressources, de la pratique et des célébrations », dit Andrew Suderman, secrétaire de la commission paix. « Nous prions que le matériel proposé, tant pour le Dimanche de la paix que pour le Dimanche de la création, puisse servir ce but, que les assemblées décident de les utiliser en septembre, en novembre ou à tout autre moment de l’année. »

    Le Dimanche de la création rassemble les anabaptistes, avec les chrétiens du monde entier, et attire notre attention sur Dieu, le créateur plein d’amour.

    Depuis plusieurs années, les chrétiens fêtent le Temps de la création en septembre. Temps issu d’une fête orthodoxe, d’abord célébrée le 1er septembre, le Temps de la création tire aussi ses racines de Roch Hachana, le nouvel an juif qui tombe en septembre ou début octobre.

    En 2025, au cours d’une conférence œcuménique à Assise (Italie), les représentants des églises se sont accordés pour commencer à inscrire cette fête au calendrier liturgique chrétien. C’est ainsi qu’est né le Dimanche de la Création, le premier dimanche de septembre.

    Le Groupe de travail pour le soin de la création de la CMM a encouragé toutes les assemblées à rejoindre la célébration du Dimanche de la création.


  • Sommes-nous préparés à assumer le vrai coût de la solidarité ? 

    Nous explorons cette question dans le dernier numéro de Courrier. 

    Le numéro 41.2 a un format un peu différent. Au lieu de proposer 5 « perspectives » venant de chaque région, nous vous proposons ici des entretiens plus profonds. Forts de leurs expériences et de leurs parcours variés, nos contributeurs échangent leurs compétences et leurs témoignages au-delà des barrières des différences. Après tout, être solidaire n’est pas être solitaire. 

    Ce numéro de Courrier arrive dans vos boites aux lettres un peu tardivement, de ce fait le prochain numéro arrivera au cours du même mois !  

    Ne manquez pas les récits sur le thème « Partager les fardeaux, partager l’espoir » du numéro 41.3. Ces récits ont été partagés lors de « Renouveau 2026 », en mars aux Philippines, accompagnés de danses et de traditions culturelles mettant en relief l’unité et la solidarité. 

    Et nous serions ravis d’avoir de vos nouvelles ! Lorsque vous lisez Courrier, qu’est-ce qui vous touche profondément ? Qu’est-ce qui vous fait dire « oui » pour marcher aux côtés d’autres personnes, en toute humilité et réciprocité ? Racontez-nous comment vous conjuguez « suivre Jésus » avec ce que la solidarité peut coûter.


    row of diverse people interacting
  • Histoires de collectes de fonds anabaptistes autour du monde

    A quel moment tombe votre anniversaire ? Êtes-vous prêts à collecter des fonds pour une bonne cause ? Si vous êtes membre de l’Eglise des Frères en Christ au Zimbabwe, ces questions pourraient se poser.

    Tout autour du monde, les membres des assemblées collectent des fonds pour différents projets, pour le fonctionnement des églises ou pour des besoins particuliers. Nous avons demandé aux représentants régionaux des exemples de manière de collecter des fonds sur leur continent.

    Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-Églises

    Au Zimbabwe, l’une des manières de collecter les fonds est de regrouper les membres de l’église par mois d’anniversaire et de leur demander de collecter une certaine somme d’argent.

    On leur donne un montant cible et un délai dans lequel réaliser la collecte de fonds.

    Le groupe se choisit alors un responsable et un secrétaire en charge de la comptabilité. La manière de collecter les fonds se fera de la manière dont ils le décident.

    Le groupe peut choisir de monter un projet pour collecter cette somme définie, ou ils peuvent se mettre d’accord ensemble pour payer un certain montant pendant une certaine période.

    Arriver au montant défini est une responsabilité collective. Certains groupes arrivent à collecter bien davantage de fonds que le montant initial prévu !

    Cette méthode crée des liens entre les membres de l’église, en même temps qu’elle permet d’exercer de la créativité. Elle suscite également, d’une certaine manière, un esprit de compétition sain – et en plus, de l’argent est récolté !

    Note : appelée “nsinsani,” cette compétition est aussi une manière assez commune de récolter des fonds en RDC et en Angola. 

    Pablo Stucky, représentant régional, Amérique latine – région andine

    Certaines assemblées gèrent une boutique de seconde-main. Ils reçoivent, sous forme de dons, toute sortes d’objets imaginables de la part des personnes de l’église ou extérieures à l’église. Ces objets sont ensuite mis en vente à des prix très abordables.

    Cela répond à un double objectif. Cela permet d’une part de recycler les objets de ceux qui n’en ont plus besoin au profit de ceux qui en ont l’utilité. D’autre part, cela permet de récolter des fonds.

    Et le fait que cette activité soit permanente, les donneurs et les acheteurs savent qu’ils peuvent recourir au magasin à tout moment.

    George Broughton, représentant régional, Caraïbes

    William George Broughton

    En Jamaïque, un évènement qu’on appelle “moisson” a lieu tous les ans. Chaque membre de l’église fait don de quelque chose de spécial à l’église, par exemple, une grappe de bananes ou de plantains, du sucre de canne, divers fruits ou légumes, des plats cuisinés, des objets artisanaux, des vêtements, etc. 

    Un comité d’organisation fixe les prix et supervise la collecte des fonds issus de la vente. La vente n’est pas faite à l’intérieur de l’église, il n’y a pas de commissaire-priseur ou de marchandages sur les prix. Les dons monétaires sont placés dans une enveloppe. 

    Les items vendus sont de la meilleure qualité, car, en les donnant, les membres de l’église montrent leur reconnaissance et leur gratitude envers Dieu pour ses bénédictions. 

    D’autres églises sont invitées à participer à l’évènement, en présentant un moment musical dans le programme. Il y a souvent un orateur invité pour partager une prédication. La vente prend place après un culte de louange et de reconnaissance. 

    Gomes João de Miranda, représentant régional, Afrique du centre et de l’ouest 

    En Angola, l’une des manières de collecter des fonds consiste à utiliser des enveloppes. 

    Chaque enveloppe contient un montant de don suggéré, et sont cachées tout autour de l’église. Parfois, l’enveloppe contient le coût d’un objet spécifique, par exemple, le prix d’un sac de ciment, d’une fenêtre, d’une porte, etc, pour la construction d’une paroisse. 

    Les membres de l’assemblée sont alors invités à choisir une enveloppe et de faire un don s’ils trouvent l’enveloppe. 

    David Chow, représentant régional, Amérique du Nord

    Parfois, nous sollicitons une entreprise de parrainer un projet en faisant un don matériel ou monétaire. Nous commençons par les entreprises avec lesquelles nous avons des relations préexistantes. Puis nous écrivons des lettres pour inviter d’autres entreprises à investir. 

    Par exemple, nous demandons à nos jeunes qui participent à des voyages missionnaires annuels d’écrire des lettres d’appels aux dons : ils commencent d’abord par leur cercle proche, puis s’en éloignent progressivement. 

    Le parrainage, pour nous, ce n’est pas seulement recevoir des fonds pour un projet particulier, c’est aussi un geste de bonne volonté et un investissement dans la vie des gens. Lorsque nous demandons à quelqu’un de donner, nous renforçons les liens affectifs, la collégialité, le bon voisinage et l’esprit de communauté. 

    Voici quelques idées supplémentaires utilisées par nos églises à travers le monde pour collecter des fonds. 

    • Un repas ou un barbecue « collecte de fonds »
    • Une tombola
    • Un appel de dons à l’église, ou un appel de dons en plus des dons réguliers 
    • Un appel aux membres de la diaspora pour soutenir un projet dans le pays d’origine 
    • Un concert dont les bénéfices sont reversés pour un projet d’église
    • Une vente de pâtisseries
    • Une lettre d’engagement où les membres, individuellement ou par familles, promettent de soutenir financièrement une initiative majeure ou un projet particulier 
    • Une personne invite les membres de l’église à l’aider à couvrir les dépenses liées à un ministère, un événement ou un déplacement missionnaire spécifique
    • Des dons en nature, comme des produits alimentaires ou des jouets pour enfants, à des occasions particulières
    • Des concerts de chorale

    Et chez vous ? Est-ce que votre église collecte des fonds de manière similaire ? Partagez vos témoignages, sur un moment où vos efforts pour collecter des fonds a non seulement été couronnée de succès sur le plan monétaire, mais aussi qui a permis de renforcer les liens et le sentiment de communauté de votre assemblée.


  • Faits saillants de la Semaine de la fraternité des YABs 2026

    « De même, la foi qui n’aurait pas d’œuvres est morte dans son isolement. 18Mais quelqu’un dira : ‘ Tu as de la foi ; moi aussi, j’ai des œuvres ; prouve-moi ta foi sans les œuvres et moi, je tirerai de mes œuvres la preuve de ma foi.’ » —Jacques 2.17-18 

    Au cours de la troisième semaine de juin 2026, de jeunes anabaptistes se sont réunis en ligne et dans leurs communautés locales pour réfléchir au thème choisi cette année pour la Semaine de la fraternité des jeunes anabaptistes (YABs) : « La solidarité en action : de la communion à l’action ». 

    Entre moments de prière, de témoignages, temps de réflexion, engagements, projets artistiques collaboratifs, repas en commun et jeux, les jeunes ont pris le temps de découvrir que la solidarité va au-delà du simple fait d’être ensemble et de créer des liens. Partout dans le monde, de jeunes adultes ont organisé des rencontres dans leur région. De plus, le Comité YABs a animé deux rencontres en ligne. 

    « La solidarité, c’est adhérer à une même cause, s’encourager mutuellement, partager les joies et les défis, et passer à l’action ensemble. Il s’agit de rendre notre unité visible et transformatrice grâce à des actions qui ont un impact », explique Valentina Kunze (Uruguay). La présidente du Comité YABs et représentante de l’Amérique latine précise que c’est la raison pour laquelle ce thème a été choisi.

    Pendant la rencontre en ligne, les jeunes adultes ont prié pour les succès et les défis rencontrés par les jeunes du monde entier ; ils ont écouté les témoignages de Napoleon Chance Bisi (RDC) de la plateforme Mennonite Voice, et de Shifa Sidh (Inde), de l’Église mennonite de Rajnandgaon, en Inde ; et ils ont réfléchi sur le sens de la solidarité.

    « Dans notre discussion de groupe, nous croyons que l’écoute est importante pour vivre la solidarité, affirme Liam Kachkar (Canada), représentant de l’Amérique du Nord au sein du Comité YABs. « En écoutant, nous devons également être prêts à nous montrer vulnérables et à instaurer un climat de confiance au-delà de nos différences. C’est un processus continu. La solidarité n’est pas une démarche ponctuelle. »

    Valary Otieno (Kenya) déclare : « La solidarité, c’est être suffisamment vulnérable pour partager sa vie avec les autres tout en faisant preuve de respect, en se mettant à la place des autres et en essayant de comprendre ce qu’ils vivent. Ce n’est que lorsque cela se produit que les gestes de solidarité peuvent avoir un impact réel grâce à la compréhension. »

    Faith Fernandez (Philippines) et Maagi Manyama (Tanzanie) s’accordent à dire que la solidarité, c’est se soutenir mutuellement, s’encourager sans relâche et mener des actions collectives.

    Selon Aman Ganjboir (Inde), son groupe considère que la solidarité consiste à partager les fardeaux les uns des autres par une aide concrète, à faire preuve d’hospitalité et à établir des relations avec humilité.

    Blessing Joy Turqueza (Philippines), représentante de l’Asie au sein du Comité YABs, a conclu la réunion en ligne en ces termes : « Réjouissons-nous de nos liens, célébrons ce que Dieu accomplit dans chacun de nos contextes et rendons notre unité visible par nos actions. »

    Quelques aperçus de la Semaine de la fraternité des YABs dans le monde

    GKMI de Kudus et de Semarang, Indonésie : temps de fraternité, de réflexion et de prière et inscription sur une croix de notre engagement envers la solidarité. —Daniel Talenta

    Église mennonite, Shantipur, Inde : temps de fraternité et art collaboratif. —Rechal Kalihari

    Frères en Christ, Zimbabwe : Plus de 30 jeunes ont participé à la Semaine de la fraternité des YABs. Tout le culte du dimanche a été dirigé par des jeunes. —Sipho Moyo

    Église mennonite, Durg Chhattisgarh, Inde : communion fraternelle, prière et art collaboratif. —Anisha Nand