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  • Dieu a créé le monde sous la forme d’un réseau complexe de relations. Lorsque la création souffre, les êtres humains souffrent aussi, car ils font partie intégrante de la création. 

    Conscient de notre responsabilité face à ce défi mondial, le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG)* de la Conférence Mennonite Mondiale a créé un Fonds pour le soin de la création afin de contribuer modestement à donner aux églises membres de la CMM les moyens de répondre aux crises écologiques actuelles. 
    En avril 2026, la subvention sera ouverte pour son deuxième cycle de candidatures. 

    Cliquez ici pour remplir un court formulaire expliquant votre projet de soins de la création. Le CCWG examine ces pré-candidatures, puis invite les projets éligibles à remplir un dossier de candidature complet. 

    Le Fonds pour le soin de la création donne la priorité aux projets ayant le double objectif de prendre soin de la création de Dieu et d’inspirer d’autres communautés à agir en tant qu’intendants de la création. 

    À l’instar des subventions du Fonds de partage de l’église mondiale, les candidatures doivent être soutenues par l’union d’églises membre de la CMM et le candidat doit contribuer au financement de l’activité. 

    Trois activités ont été approuvées au cours de la première année. 

    Les activités financées pour 2026 seront annoncées pendant le Temps pour la Création en septembre. 

    *Lors de ses réunions de mars 2026, le Comité Exécutif a approuvé le changement de nom de « Groupe de travail pour la protection de la création (“Task Force” en anglais) » à « groupe de travail pour le soin de la création (“working group”) ». Ce changement de nom indique que ce groupe axé sur la protection de la création n’est pas une préoccupation temporaire, mais une partie intégrante et permanente de la structure de la CMM. En savoir plus

    Des arbres pour les écoles, des compétences pour les élèves 

    Les jeunes du Malawi sont motivés par le projet de reboisement et apprennent à prendre soin des arbres.

    Au Malawi, l’Église Frères mennonites s’engage dans le projet « Greening Our Future » (Verdir notre avenir) à travers l’initiative de plantation et de conservation d’arbres UBALE dans le camp de réfugiés de Dzaleka, à Dowa, qui accueille plus de 50 000 demandeurs d’asile venus de toute la région des Grands Lacs et de la Corne de l’Afrique. 

    L’activité vise à planter 5 000 arbres indigènes (notamment des espèces d’acacia, d’acajou et de miombo) dans des zones dégradées au sein de communautés ciblées. Les arbres sont souvent abattus pour servir de bois de chauffage, de matériaux de construction et pour subvenir aux besoins de survie. La perte d’un trop grand nombre d’arbres entraîne l’érosion des sols, le déclin de la biodiversité et une vulnérabilité accrue face au changement climatique. 

    À ce jour, 3 600 arbres ont été plantés. L’Église fait appel à des groupes communautaires locaux, notamment des groupes de jeunes et des écoles, pour les former à la plantation et à l’entretien des arbres afin de garantir un taux de survie d’au moins 80 %. 

    « Dans Colossiens 1.16–17, il nous est rappelé que toutes choses ont été créées en Christ et pour Christ. Jésus n’est pas seulement le Sauveur des hommes, mais aussi le Seigneur de toute la création. En plantant des arbres et en restaurant la terre, l’Église montre que nous suivons Jésus non seulement dans le culte, mais aussi dans la manière dont nous traitons la terre », déclare Shadreck Kwendanyama, directeur exécutif de la MBCM. 

    Des abeilles pour la communauté 

    ___, de l’Église mennonite du Kenya, présente les ruches du projet « MennoHives and Ecosystem Restoration » à Migori.

    Au Kenya, le « MennoHives and Ecosystem Restoration Project » a reçu une subvention du CCWG. Ce projet, soutenu par l’Église mennonite du Kenya, consiste à promouvoir l’apiculture à Migori, une ville située non loin de la frontière tanzanienne. Il vise à installer jusqu’à 400 ruches « afin d’améliorer les moyens de subsistance de la communauté et de promouvoir la durabilité environnementale ». 

    Les ruches ont pour but de favoriser la présence de pollinisateurs dans le paysage tout en fournissant de la nourriture (du miel) et une source de revenu, en particulier pour les veuves qui ont besoin d’aide pour assurer des moyens de subsistance durables. 

    « Le projet reflète la gestion des ressources telle que la décrit la Bible (Genèse 2. 15) en prenant soin de la création de Dieu. Il incarne également l’appel à aimer notre prochain (Matthieu 22. 39) à travers le développement communautaire durable », explique Francis Ojwang Selassie, directeur du projet. 

    Grâce à cette subvention, KMC a pu mettre en place 70 ruches, fournir des combinaisons de protection et des enfumoirs à ceux qui s’occupent des ruches, et former les responsables locaux. 

    Planter des fruits pour les familles 

    En Angola, l’Igreja Evangelica Menonita Em Angola (IEMA) a reçu une subvention pour planter des arbres fruitiers en utilisant un système d’irrigation par captage et stockage des eaux de pluie à Mbanza Säo Paulo, Nambuangongo et Bengo. 

    Le projet vise à lutter contre la désertification des terres et la faim en cultivant des denrées alimentaires et en assurant des moyens de subsistance. 

    En impliquant une vingtaine de personnes issues des assemblées locales dans la culture et l’entretien, les fruits récoltés peuvent bénéficier à près de 200 personnes. 

    « Nous nous inspirons d’Ézéchiel 36, 8-11 pour prendre soin de la terre, et nous mettons en pratique l’injonction de planter des jardins tirée de Jérémie 29, 5-7 », explique Gomes João de Miranda, coordinateur du projet. 

    « Nous sommes encouragés par ces projets qui impliquent les membres de l’Église dans la mise en œuvre et incluent les membres dans le besoin parmi les bénéficiaires du projet », déclare Doug Graber Neufeld, du groupe de travail pour le soin de la création. 


  • Lisa Carr-Pries, vice-présidente de la CMM, anime la prière du matin avec le Comité exécutif, le Comité YABs et le personnel avant une journée de réunions. Photo : Ebenezer Mondez. 

    Le Comité Exécutif approuve la date de l’Assemblée, le groupe chargé du soin de la création et le nouveau calendrier des réunions 

    « La résurrection n’est pas seulement un moment dans le temps ; la résurrection, c’est la puissance de Dieu aujourd’hui », a déclaré Sunoko Lin (États-Unis/Indonésie), trésorier de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), lors du temps de prière du matin à l’occasion de la réunion annuelle du Comité Exécutif (CE) de la CMM, qui s’est tenue du 16 au 19 mars 2026 à Lumban, dans la province de Laguna, aux Philippines. 

    Les réunions se sont déroulées dans un climat de prière. Chaque matin, les membres du Bureau de la CMM ont présidé des moments de prières axées sur le slogan de la CMM : « Suivre Jésus, vivre l’unité, construire la paix ». Chaque soir, un membre de l’équipe de direction du personnel clôturait la journée par des prières. 

    Le Comité Exécutif est composé de 10 représentants nommés par le Conseil Général de la CMM (deux par région continentale) et des cinq membres du Bureau. Siaka Traoré (Burkina Faso) a participé pour la première fois en tant que cinquième membre du bureau du comité exécutif ; son titre a été modifié en « Consultant continental ». 

    Il s’agissait de la première réunion en présentiel du nouveau Comité exécutif après la confirmation des nominations par le Conseil Général en 2025. 

    Le CE et les membres du bureau du comité exécutif étaient accompagnés de l’équipe de direction du personnel, de certains membres de l’équipe de la direction générale et du Comité YABs (Jeunes anabaptistes), qui ont tenu leurs propres réunions, mais se sont joints aux autres pour des moments de prière et d’enseignements. 

    John D. Roth (États-Unis) a animé des sessions de réflexion d’un point de vue historique. Il a examiné les questions suivantes : « Où en est l’Église ? » et « Où vivons-nous la communion dans la tradition anabaptiste ? » 

    Prochaine Assemblée approuvée 

    Le CE a approuvé par consensus l’organisation de la prochaine Assemblée en Tanzanie au cours des deux premières semaines de juin 2028. 

    « Notre groupe continental africain apporte son soutien à cette invitation adressée à notre famille anabaptiste mondiale de venir en Tanzanie », déclare Samson Omondi (Kenya), représentant du Comité exécutif pour l’Afrique. 

    Engagement envers le soin de la création 

    Il y a eu une forte affirmation en faveur de la poursuite du travail sur le soin de la création au sein de l’Église mondiale. Le CE a approuvé par consensus une proposition visant à faire du Groupe de travail pour la protection de la création une partie permanente de la structure de la CMM sous le nom de Groupe de travail pour le soin de la création. Le groupe de travail pour la protection de la création avait été créé pour explorer ce que signifie le soin de la création pour la CMM ; le groupe de travail continuera à promouvoir une gérance fidèle de la création dans les opérations de la CMM et parmi ses membres. Le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG) travaillera en collaboration avec les quatre commissions de la CMM et se réunira avec elles. 

    Dans un souci de réduire le coût environnemental élevé des déplacements en avion, le CCWG ne se réunira en personne que les années où se tiennent le Conseil Général et l’Assemblée. 

    C’est une tradition de la Conférence Mennonite Mondiale de planter un arbre sur le terrain d’une institution mennonite lorsque le Comité Exécutif se réunit : « en l’honneur de la création de Dieu et de l’Église universelle ». Aux côtés (de gauche à droite) de Zaldy Magansay, président de l’Integrated Mennonite Conference, et d’Eladio Mondez, évêque modérateur, les membres du bureau du comité exécutif de la CMM (Siaka Traoré, Sunoko Lin, César García, Henk Stenvers, Lisa Carr-Pries) ont planté un deuxième arbre kamias (averrhoa bilimbi) aux Philippines, à la Lansay Mennonite Bible Church. (En 2008, la présidente de l’époque, Nancy Heisey, et le futur président, Danisa Ndlovu, avaient planté un arbre à la Lumban Mennonite Bible Church.) Photo : Ebenezer Mondez. 

    Création d’un nouveau cycle de réunions 

    Le CE a approuvé un nouveau cycle pour les réunions de la CMM. « Au cours des dernières années, les réunions de la CMM sont devenues ingérables, car de plus en plus de membres et de groupes ont rejoint la CMM », a déclaré Liesa Unger (Allemagne), responsable des événements internationaux. Il est difficile de trouver des salles de réunion. Les personnes assumant plusieurs rôles se retrouvent avec des réunions qui se chevauchent. 

    Compte tenu de ces défis, le CE a approuvé un nouveau cycle selon lequel le Conseil Général et les réseaux (GAEN, GAPN, GASN, GMF) se réuniront en alternance, à partir de l’Assemblée de 2028. Les commissions se réuniront à chaque fois. 

    Dans le cadre de ce nouveau plan, les réunions du Conseil Général ou des réseaux auront lieu environ tous les 18 mois. 

    Le CE a également approuvé les modifications apportées aux documents relatifs aux mandats des réseaux et aux frais d’adhésion aux réseaux. 

    Les jeunes adultes se préparent et discernent 

    Le Comité YABs s’est réuni pour la première fois en présentiel avec les nouveaux représentants (Asie, Europe, Amérique du Nord) nommés après le Sommet Mondial de la Jeunesse (GYS) de 2025. Dans leur rapport au CE, ils ont présenté une feuille de route pour les années à venir, comprenant un plan visant à entrer en contact avec de jeunes responsables afin de développer le Réseau YABs et à utiliser les réseaux sociaux comme outil pour communiquer avec les jeunes. 

    Le Comité YABs a poursuivi sa réflexion sur ses objectifs à long terme, notamment sur les moyens d’intégrer les délégués des YABs aux délégués du Conseil Général en 2028. 

    Le Comité YABs (Jeunes anabaptistes) présente son rapport au Comité exécutif lors de sa réunion de 2026.   Photo : Janet Plenert

    « Nous voulons honorer la sagesse du Conseil Général et prendre le temps de tester les différents changements afin de proposer une meilleure solution que celle qui n’a pas été adoptée en 2025 », a déclaré Valentina Kunze (Uruguay), présidente des YABs et représentante de l’Amérique latine. 

    Le comité et le mentor des YABs bénéficient désormais également du soutien du nouveau coordinateur des YAB, Isaac Nii Torgbor Gborbitey (Ghana), qui est également le représentant des YABs pour l’Afrique. 

    Le Comité exécutif a été encouragé par le travail du Comité YABs. « Vous avez travaillé dur et vous êtes une source d’inspiration pour nous », a déclaré Sipra Biswas (Inde), représentante de l’Asie au sein du Comité exécutif. 

    Enfin, le Comité Exécutif a examiné et approuvé le budget 2026, les rapports financiers 2025 et les projections pour 2027 et 2028. 

    « Cette importante réunion de discernement est aussi un espace où la guidance du Saint-Esprit nous transforme. Il s’agit d’un cheminement que nous faisons en communion les uns avec les autres et avec le Christ lui-même », déclare César García (Canada/Colombie), Secrétaire Général. 


  • Le renforcement de la communion est au cœur de l’action de la Conférence Mennonite Mondiale, « une communauté mondiale de foi dans la tradition anabaptiste ». « Les relations personnelles que nous tissons avec les Églises de nos régions respectives sont un pilier de la CMM », déclare Janet Plenert, directrice du renforcement de la communion. 

    Dans la nouvelle structure de la CMM, les représentants régionaux relèvent du service du renforcement de la communion. Danisa Ndlovu a été nommé responsable des relations inter-Églises, chargé de superviser les représentants régionaux. Il est bien connu en tant qu’ancien président de la CMM (2009-2015) et en tant qu’actuel représentant régional pour le sud de l’Afrique. Il a été évêque au sein de l’Église des Frères en Christ au Zimbabwe de 2000 à 2014. 

    « J’ai confiance en la sagesse, l’expérience et les connaissances de Danisa ; il s’acquittera admirablement de cette tâche », déclare Janet Plenert. 

    « Notre travail implique beaucoup de planification : visites, contacts avec les responsables d’Églises. Si nous ne planifions pas, nous planifions l’échec. Mais nous gardons à l’esprit que c’est Dieu qui détermine nos pas. Dieu fait aboutir nos projets », déclare Danisa Ndlovu. 

    Danisa Ndlovu représente également la CMM au sein du Conseil de ministère conjoint des conseils d’administration du Comité central mennonite des États-Unis et du Canada. 

    Nouveau représentant régional 

    David Chow rejoindra l’équipe des représentants régionaux le 1er avril 2026 afin de servir les dix Églises membres nord-américaines de la CMM. 

    Le rôle des représentants régionaux consiste au développement et à l’entretien des relations entre les membres, les membres associés et les membres potentiels de la CMM, les Églises locales, les organisations affiliées à la CMM et ses partenaires. Ils font le lien entre la communion mondiale et les membres d’une région. En tant qu’intermédiaires, ils transmettent les joies et les préoccupations des Églises à la CMM et expliquent et partagent les ressources et les opportunités de la communion mondiale avec les Églises locales. 

    David Chow est un Frère mennonite originaire de Calgary, en Alberta (Canada). Il a ressenti un appel au ministère dès son plus jeune âge et, à l’âge adulte, a trouvé sa famille spirituelle parmi les anabaptistes. Il a obtenu une maîtrise en théologie au Mennonite Brethren Biblical Seminary. David Chow et son épouse Charlene ont servi au sein de l’Église des Frères mennonites au Japon pendant deux ans. Il a exercé le ministère pastoral pendant près de 22 ans, en se consacrant à la création et au développement d’assemblées interculturelles. Il poursuit actuellement un certificat post-maîtrise en accompagnement spirituel. 

    « J’aime l’Église — tant la communauté locale que la communion mondiale. Au cours de mes études théologiques, j’ai fermement embrassé les croyances anabaptistes et je me suis engagé à les incarner et à les vivre », déclare David Chow. 

    « David Chow est connu pour son sens inné du relationnel et son écoute attentive. Nous sommes convaincus qu’il mettra ses compétences et son amour pour la mission de Dieu dans le monde au service de nos églises membres en Amérique du Nord », déclare Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-Églises. 

    La recherche d’un représentant régional pour l’Afrique centrale et occidentale se poursuit, suite à la nomination de Siaka Traoré au sein du Bureau en tant que consultant continental. 

    Le Comité YABs (Jeunes anabaptistes) opère également au sein du service du renforcement de la communion. Le représentant pour l’Afrique, Isaac Nii Torgbor Gborbitey, a été nommé coordinateur des jeunes anabaptistes (YABs) à compter du 1er mars 2026. Son rôle consistera principalement à gérer, coordonner et mettre en œuvre les aspects logistiques des programmes et rencontres du YABs. 

    Isaac Gborbitey est membre de l’Église mennonite du Ghana. Il est titulaire d’une licence en sciences biomédicales de l’université de Cape Coast au Ghana. Il a participé à des activités de recherche communautaires, a suivi une formation en gestion de projet et en engagement des jeunes, et a travaillé avec des groupes de bénévoles ainsi que dans l’organisation de rencontres et de manifestations. 

    « Dans son rôle de bénévole en tant que représentant des YABs pour l’Afrique, Isaac a été très actif. Il a collaboré avec des groupes de jeunes adultes dans toute la région. Nous sommes ravis de pouvoir continuer à bénéficier de ses compétences et de sa passion au service de l’Église alors qu’il rejoint le personnel », déclare Ebenezer Mondez, responsable des YABs (anciennement mentor des YABs). 


  • De gauche à droite, John M. Sean, secrétaire général du KMKT, et Emmanuel Hagai, secrétaire général du KMT. Photo : Liesa Unger

    L’Assemblée de la CMM reste en Afrique de l’Est

    « Construire ensemble le corps du Christ et renforcer la fraternité mondiale [voilà la vision qui sous-tend la décision d’accueillir l’Assemblée mondiale de l’Église anabaptiste] », déclare l’évêque Nelson Kisare, de la Kanisa la Mennonite Tanzania.

    Le Comité Exécutif de la Conférence Mennonite Mondiale a accepté l’invitation des églises membres de Tanzanie à accueillir la 18e Assemblée mondiale en 2028. Ce rassemblement de cinq jours réunissant des anabaptistes du monde entier aura lieu lors des deux premières semaines de juin. Le thème est en cours de finalisation.

    La Tanzanie compte plus de 46 000 mennonites répartis dans deux églises membres de la CMM : Kanisa la Mennonite Tanzania (KMT) et Kanisa La Mennonite La Kiinjili Tanzania (Église évangélique mennonite de Tanzanie).

    « Nous attendons environ 1 500 à 2 000 participants venus d’autres continents, et 500 à 1 000 d’autres pays d’Afrique », déclare Liesa Unger, responsable des événements internationaux. « Les responsables d’Églises tanzaniennes s’attendent à ce que plus de 2 500 participants locaux assistent à l’ensemble de l’Assemblée et à ce que 200 supplémentaires participent au culte de clôture samedi. »

    La KMT est la plus ancienne union d’églises mennonites d’Afrique de l’Est, fondée dans les années 1930. Des vagues de réveil ont traversé la Tanzanie des années 1940 aux années 1960. Des évangélistes tanzaniens issus des églises mennonites ont apporté l’Évangile au Kenya, y établissant l’Église mennonite.

    En 1971, le nom de l’Église nationale a été changé de l’anglais au swahili, reflétant la direction africaine de l’Église qui avait commencé avec la nomination des pasteurs Ezekiel Muganda et Andrea Mabeba en 1950 et celle de l’évêque Zedekiah Kisare en 1964. Actuellement, Emmanuel Hagai occupe le poste de secrétaire general et Nelson Kisare celui d’évêque président.

    La KMKT a été créée en 1988, dans le prolongement de la KMT. En 2005, elle a été reconnue comme Église par le gouvernement national. Leur mission consiste à partager l’Évangile, à encourager les jeunes à suivre Jésus et à participer aux activités de l’Église, ainsi qu’à servir la communauté par le don de sang volontaire et l’aide aux plus démunis. Elle est actuellement dirigée par John Sean, secrétaire general, et Lameck Manji, evêque président.

    Les mennonites de Tanzanie gèrent plusieurs écoles, du primaire au supérieur, ainsi que plusieurs hôpitaux et centres de santé.

    « Notre groupe continental africain apporte son soutien à cette invitation adressée à notre famille anabaptiste mondiale de venir en Tanzanie », déclare Samson Omondi, représentant du Comité Exécutif pour l’Afrique et évêque de l’Église mennonite du Kenya.

    African women's choir stand at the front of the church
    Les chorales font partie intégrante des cultes dans les assemblées du KMT, comme ici à Arusha.Photo : Liesa Unger

    « Nous espérons proposer des options d’Assemblée Dispersée non seulement en Tanzanie, mais aussi dans d’autres régions d’Afrique de l’Est », ajoute Nelson Martínez, coordinateur logistique. (Les Assemblée Dispersées sont des excursions avant et après l’Assemblée Réunie qui permettent à de petits groupes de découvrir la région et de prier avec les assemblées locales.)

    Le nouveau lieu de l’Assemblée a dû être choisi seulement deux ans avant l’événement, après que l’hôte initial, la MKC en Éthiopie, ait retiré son invitation.

    « Depuis des années, notre rêve était d’organiser la 18e Assemblée en Afrique. Cela clôt notre décennie de Renouveau, marquant les 500 ans de l’anabaptisme par une célébration sur le continent où l’anabaptisme connaît la croissance la plus rapide », déclare César García, Secrétaire General de la CMM. « Nous nous réjouissons de cette occasion de tisser des liens et d’apprendre à mieux connaître nos frères et sœurs en Tanzanie, tout en partageant mutuellement nos dons à travers ce grand rassemblement. »

    « Malgré certaines difficultés prévisibles, nous pensons que la tenue de l’Assemblée à Arusha sera une expérience unique et positive. Le fait qu’elle se déroule dans un lieu relativement petit nous aidera à nous rapprocher les uns des autres. L’engagement des Églises apportera de la joie et de nombreuses bonnes volontés à l’Assemblée », déclare Liesa Unger.



  • Qu’est-ce que les rencontres avec des croyants d’autres pays, mais vivant dans la même région, peuvent vous apporter ?

    « Au-delà de la participation aux programmes, les gens trouvent que les liens créés lors des rassemblements régionaux sont ce qui est de plus mémorable », explique Miekje Hoffscholte-Spoelder, présidente du conseil d’administration de la Conférence mennonite néerlandaise. « Nous nous faisons de nouveaux amis et nous en retrouvons d’anciens. Nous entrons en contact avec des croyants qui n’ont pas toujours les mêmes opinions et le même parcours que nous. »

    Les rassemblements régionaux sont l’occasion de nouer des amitiés et de développer des relations. Bon nombre d’entre eux sont organisés de manière autonome par des groupes de la région, dont beaucoup sont membres de la Conférence Mennonite Mondiale. Pour les représentants régionaux de la CMM, c’est une excellente occasion de rencontrer plusieurs responsables à la fois.

    « Nous avons tant à apprendre les uns des autres en continuant à vivre l’unité », déclare Bruce Campbell-Janz, directeur du service de la communication et de l’engagement pour la CMM.

    Europe 

    Large group of people lined up for photo in a courtyard of a brick building
    A gathering of the MWC member church in Spain

    Les Églises mennonites européennes se réuniront aux Pays-Bas du 14 au 17 mai 2026 pour leur rassemblement régional CMERK* (anciennement MERK). Créé en 1972 et pensé comme un événement ponctuel, il est devenu une sorte de mini-assemblée organisée entre les assemblées mondiales de la CMM, au cours de laquelle les mennonites d’Europe partagent leurs idées théologiques, trouvent des points communs et échangent les dons qu’ils peuvent offrir à la communion mennonite régionale.

    Miekje Hoffscholte-Spoelder ajoute : « Mon mari et moi avons eu le privilège d’assister à l’Assemblée mondiale en Indonésie en 2022, mais un tel voyage n’est pas possible pour tout le monde. Il est important que nous apprenions à connaître nos prochains mennonites, que nous priions et louions ensemble, et que nous discutions de sujets urgents, notamment le rôle des églises dans l’accompagnement des migrants en Europe. »

    Les membres des commissions de la Conférence Mennonite Mondiale se réuniront à Mennorode, aux Pays-Bas, juste avant la CMERK, afin de pouvoir se joindre à la rencontre régionale qui suivra. Les rencontres en personne permettent de renforcer les relations qui sous-tendent le travail qu’ils accomplissent tout au long de l’année par le biais de réunions en ligne et de communications écrites.


    Amérique Latine et Caraïbes

    large group of people lined up for photo in the drop off loop of a hotel
    Participants at the 2025 Latin American 500th anniversary of Anabaptism event

    Les Églises anabaptistes de 16 pays d’Amérique latine se sont réunies au Pérou en janvier 2025 pour commémorer les 500 ans de l’anabaptisme.

    « C’était un moment précieux pour se souvenir des pères et mères dans la foi, qui nous ont montré un chemin parsemé de sang, de sueur et de larmes, et l’engagement à suivre Jésus-Christ », dit Jaime Prieto, théologien et historien anabaptiste du Costa Rica.

    « Pour moi, ce qui a compté le plus, c’était de voir des gens issus de contextes culturels différents. Nous avons mis en lumière des problèmes, des solutions et, surtout, des sujets importants pour notre vie en communauté, tout en gardant toujours nos principes anabaptistes comme fondement de nos réflexions », a rapporté Yuri De Araùjo du Brésil, l’un des nombreux participants, engagé dans YAMEN, un programme d’entraide du Comité central mennonite et de la Conférence Mennonite Mondiale, qui a assisté à la rencontre.

    Les mennonites d’Amérique centrale et des Caraïbes attendent avec impatience la CAMCA (Consulta Anabaptista Menonita de México, Centro América y el Caribe), qui se tiendra du 13 au 18 juillet 2026 à l’Iglesia Nacional Evangélica Menonita Guatemalteca à Alta Verapaz, au Guatemala. Comme la CMERK, cette rencontre a lieu tous les deux ou trois ans et attire un large public venu pour apprendre, discerner et s’encourager mutuellement.


    Asie

    large group of Asian people lined up for photo
    Regional meeting in Asia

    Les réunions régionales peuvent également porter sur une idée commune afin d’approfondir la réflexion et de développer des actions pour la mettre en pratique. Les responsables d’Églises mennonites d’Asie, sous l’égide du Réseau asiatique d’éducation anabaptiste-mennonite, se sont réunis pour réfléchir ensemble à la contextualisation de la théologie anabaptiste pour les Églises d’Asie. Rejoints par des responsables missionnaires et théologiques du Canada et des États-Unis, ils se sont réunis en Indonésie en 2024 et en Thaïlande en 2025. 


    Amérique du Nord

    Diverse men and women smile at camera from around lunch table.
    North American leaders from MWC member churches on break at General Council meetings in Germany, 2025

    Tout récemment, la CMM a organisé une réunion pour les responsables des églises membres des États-Unis, du 6 au 8 janvier 2026. Janet Plenert, directrice de la CMM chargée du renforcement de la communion, revient sur son rôle de facilitatrice lors de cette réunion : « Parfois, les réunions sont significatives non pas en raison de ce qui a été décidé ou accompli, mais parce qu’elles se sont déroulées dans un climat de respect, de partage empreint de grâce et d’amour bienveillant, au milieu de conversations franches et honnêtes.

    Nous étions vulnérables les uns envers les autres, exprimant une honnêteté bienveillante et directe. Nous avons également eu des conversations substantielles sur les questions qui nous ont réunis. Nous avons senti que l’Esprit de Dieu était parmi nous, et nous croyons que les prières de nombreuses personnes y ont contribué. »


    Afrique

    large group of mostly African men lined up for photo in front of building
    A gathering of Mennonite church leaders at AIMM meetings

    « Au fond de nous, il y a une aspiration constante à vivre ensemble. Les rencontres régionales, qu’elles soient organisées de manière indépendante par les Églises locales ou par la CMM, offrent un espace pour tisser des liens entre nous. Elles nous permettent de découvrir les difficultés et les joies des uns et des autres, de nous encourager mutuellement, de collaborer et d’envisager l’avenir ensemble », explique Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-églises à la CMM.

    « Dans ma région, l’Afrique, le mode de vie est principalement communautaire. Ainsi, bien que très diversifiées en termes de culture, de langue, d’histoire coloniale et de vision du monde, les réunions régionales nous permettent de créer des liens entre nous », ajoute-t-il.

    Une réunion régionale pour l’Afrique entre les responsables des églises membres de la CMM est prévue pour 2026. 


    group of people from Asia standing together
  • Agir avec solidarité

    Il est légitime d’être frustré face à ce monde où les tensions politiques ne cessent de s’aggraver. Les églises membres de la Conférence Mennonite Mondiale de chaque région continentale appellent à la prière et à la solidarité. Beaucoup sont victimes de la corruption ou la violence dans leur pays.

    En tant qu’anabaptistes engagés dans le travail pour la paix, que pouvons-nous faire ?

    « Dans une période comme celle-ci, nous devons prier. En privé et en communauté. Faire connaître à Dieu notre colère, notre frustration, nos lamentations, notre espoir et notre angoisse », déclare Nindyo Sasongko. Il est théologien en résidence à la Manhattan Mennonite Fellowship, aux États-Unis, et pasteur de la Gereja Kristen Muria Indonesia (GKMI).

    Pour lui, la période était fin août 2025. Des manifestations de grande ampleur ont éclaté en Indonésie lorsque les opposants à la forte augmentation des impôts ont été réduits au silence. Un incident au cours duquel un véhicule blindé de la police a percuté et tué un chauffeur de moto-taxi devant la foule des manifestants a suscité la colère.

    C’est ainsi que le 5 septembre 2025, Nindyo Sasongko a lu sa prière représentant le christianisme (l’une des six religions reconnues en Indonésie) devant le consulat général de la République d’Indonésie à New York. Cette manifestation pacifique a été observée par le consul général Winanto Adi.

    C’est ainsi que le 5 septembre 2025, Nindyo Sasongko a lu sa prière représentant le christianisme (l’une des six religions reconnues en Indonésie) devant le consulat général de la République d’Indonésie à New York. Cette manifestation pacifique a été observée par le consul général Winanto Adi.

    (Ceci est une version abrégée de la prière)

    Ce soir, nous nous réunissons en Ta présence,
    avec sincérité dans notre appel
    pour le peuple indonésien.
    Unis d’une seule voix :
    non par rébellion,
    mais parce que leurs cris ne peuvent plus être contenus.

    Nous pleurons !
    Non, soyons audacieux en ta présence :
    nous sommes affligés !
    Non par jalousie, ou par rancune,
    Mais par une juste colère née de l’angoisse,
    De l’amour et de l’espérance des enfants de cette terre,
    Errant à travers des mers inconnues.
    Nous t’implorons : combien de temps encore, ô Dieu ?

    Ouvre les portes de ta miséricorde,
    Afin que tous ceux qui sont dans la tourmente puissent voir qu’il existe des valeurs plus importantes :
    Pas l’indifférence, mais la fraternité,
    Pas le cynisme, mais la compassion,
    Pas la cupidité, mais l’espérance pour chaque membre de la nation.

    Ouvre les voies de la réconciliation,
    Afin que chacun puisse reconstruire la confiance
    Déchirée par la méfiance et les conflits.
    Panses les blessures de cette nation —
    Les blessures physiques des conflits,
    Les cicatrices affectives du vide,
    Et la colère profonde et silencieuse qui l’habite.

    Que cette douleur se transforme
    En la naissance d’une nouvelle ère,
    Marquée par la justice, l’intégrité
    Et une paix durable pour tout le peuple indonésien.
    Ô toi dont l’amour fidèle est sans fin,
    Que les cris des pauvres ne restent pas sans réponse,
    Que leurs souffrances soient apaisées,
    Et que leur avenir soit assuré.

    La prière s’est terminée par un appel lancé à l’administration actuelle pour qu’elle obéisse à la Constitution, fasse preuve d’humilité en écoutant les cris de la foule et ouvre la voie à plus de justice.

    Persévérer même lorsque nous ne voyons pas de changements

    Malheureusement, depuis la vague de manifestations, rien n’a changé en Indonésie. Six mois après les manifestations, la situation semble même s’être aggravée. Alors pourquoi prier pour les nations ?

    « Parce que la prière nous transforme d’abord nous-mêmes. Elle adoucit nos cœurs, remodèle nos désirs et nous relie à la confiance sacrée envers le Seigneur et la communauté qui nous entoure », explique Nindyo Sasongko.

    « Je crois en un Dieu qui choisit activement la solidarité avec les plus vulnérables et protège les veuves et les orphelins », déclare Nindyo Sasongko. « Jésus a enseigné la paix et la non-violence non seulement comme des concepts, mais comme un mode de vie. Je reste convaincu que la non-violence est l’arme la plus puissante pour démanteler les inégalités sociales. »

    « Deuxièmement, mon optimisme est alimenté par une génération de jeunes [de la diaspora] qui se soucient profondément de l’Indonésie. Dans leur regard critique et leur quête de vérité, je vois la main de Dieu – le Dieu de la paix – œuvrer en coulisses pour restaurer l’Indonésie. »

    « Dans cette vérité, je trouve le courage et l’optimisme nécessaires pour relever les défis qui nous attendent. J’espère que davantage de croyants se joindront à nous dans la prière », déclare Nindyo Sasongko.

    La CMM facilite la prière communautaire pour les nations et les unions d’églises grâce à l’e-mail bimestriel de son réseau de prière et à son Heure de prière virtuelle. Rejoignez-nous.


    Indonesian man teaching
  • « En cette période où l’Église et ses membres sont persécutés, victimes des guerres qui endeuillent de nombreuses familles, il devient urgent de placer l’unité, la paix et la solidarité au cœur de l’œuvre d’évangélisation » écrit le pasteur Ernest MUSOBWA KISHAKU.  Ce dernier est le représentant du Kivu, quatrième district de la Communauté des Églises de frères mennonites au Congo, une union d’Églises membre de la CMM, dans l’est de la République démocratique du Congo, région qui fait face actuellement à de nombreuses violences. 

    « Le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale constitue une occasion précieuse de nous rapprocher du peuple, de panser les blessures internes, de contribuer à la guérison des traumatismes et à la restauration du tissu social profondément marqué par les conséquences de la guerre » poursuit-il. 

    Chaque année, la Conférence mennonite mondiale (CMM) diffuse des ressources pour le culte pour aider les assemblées du monde entier à célébrer cette journée. À travers un thème commun, des textes bibliques, des prières et des témoignages, elles sont invitées à vivre plus intensément la communion, l’intercession et l’action de grâce avec, et pour, l’ensemble de la famille spirituelle mondiale.

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    À la paroisse Lingwaka de la Communauté Mennonite de Kinshasa, union d’Églises membre de la CMM, les membres ont célébré la communion lors de leur culte du dimanche de la Fraternité anabaptiste mondiale.  

    Cette année, les assemblées ont célébré cette fête le 19 ou le 26 janvier, les dimanches les plus proches du 21 janvier. À la même date en 1525, avait lieu à Zurich, en Suisse, le premier baptême anabaptiste.


    Voici quelques échos de la manière dont le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale a été célébré dans nos assemblées membres à travers le monde. 

    L’Église mennonite de Bhilai, en Inde, a célébré avec beaucoup d’enthousiasme le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale. Des prières ont été élevées pour les cinq continents par divers groupes, notamment le groupe de jeunes, le groupe de femmes, le conseil d’Église et le pasteur. Un repas en commun a également été organisé dans le cadre de cette célébration. 


    La Casa da Comunidade, qui fait partie de l’Église des frères mennonites de Lisbonne, au Portugal, a utilisé l’histoire du bon Samaritain tirée du dossier pour le culte du Dimanche de la fraternité anabaptise mondiale. 


    À l’Église anabaptiste Castañeda aux Philippines, les membres ont été répartis en cinq groupes représentant les cinq régions continentales de la CMM. Au sein de ces groupes, ils ont échangé autour de témoignages mettant en lumière la solidarité vécue dans la paix, l’écoute et le pardon, ainsi que le soutien mutuel et la persévérance. 


    À l’Église mennonite de Bussum-Naarden, aux Pays-Bas, sept assemblées de la région (Ring Midden-Nederland) ont organisé un culte en commun au cours duquel elles ont allumé des bougies pour chaque continent. 


    Binuangan Mennonite Christian Church, aux Philippines, a célébré le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale en chantant « What a Friend We Have in Jesus », « Blessed Assurance », « Trust and Obey » et « God You’re Good ». Certains de ces cantiques ont été chantés en ilocano, une langue couramment utilisée parallèlement à d’autres dialectes locaux tels que le kankana-ey, le bugkalot, l’ibaloi, le kalanguya et d’autres encore.


    L’assemblée de la Mennnonitengemeinde Worms-Ibersheim, en Allemagne, a prolongé la célébration du Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale par un moment convivial autour d’un café et de gâteaux. L’église a été édifiée sur un terrain offert à la paroisse par un mennonite à la fin du XIXᵉ siècle. Le vitrail central, l’un des trois qui ornent le bâtiment, représente le Christ debout sur « une fondation mennonite », précise le pasteur Andreas Kohrn.


    « Nous sommes très reconnaissants à la Conférence mennonite mondiale de partager les ressources pour le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale afin que nous puissions tous prier dans un même esprit. C’est le moment pour nous de nous unir et de relever le défi qui consiste à avoir le courage d’aimer tout le monde et de grandir dans la solidarité », déclare Ashisha Kumar Milap, pasteur de l’Église mennonite Sunderganj Dhamtari en Inde. 

    Ils ont organisé un concours de coloriage à l’école du dimanche à partir du dessin partagé pour le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale

    Après un repas partagé, les membres ont échangé sur les facteurs qui fragilisent la solidarité ou, au contraire, la renforcent. 


    À la Level Ground Mennonite Church à Abbotsford, en Colombie-Britannique (Canada), les enfants ont apprécié les coloriages pendant que l’assemblée priait pour la fraternité anabaptiste mondiale, soulignant en particulier sa solidarité avec le peuple vénézuélien. 


    Comment avez-vous célébré le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale ? Envoyez-nous vos photos ! Partagez vos témoignages ! Envoyez-les à photos@mwc-cmm.org


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    Continuer avec la solidarité

    Que nos prières nous poussent à agir. En 2026, la Conférence Mennonite Mondiale mettra l’accent sur la solidarité. Nous vous invitons, en particulier pendant cette période de réflexion avant Pâques, à vivre la solidarité avec les anabaptistes du monde entier par la prière. 

    Prenez une photo ou une vidéo pour faire connaître à la famille mondiale comment vous priez en solidarité. Utilisez le texte ci-dessous. Envoyez votre photo ou vidéo à photos@mwc-cmm.org.

    Nous prions en solidarité avec nos sœurs et frères de ____________ (écrire le nom du pays).

    OU

    __________ (écrire le nom de votre église locale) prie en solidarité avec nos sœurs et frères de __________ (écrire le nom du pays).

  • Les subventions du Fonds de partage de l’église mondiale illustrent une solidarité concrète

    « Qui avait beaucoup recueilli n’a rien eu de trop, qui avait peu recueilli n’a manqué de rien. » —2 Corinthiens 8.15 

    « La vision de l’égalité que nous lisons dans 2 Corinthiens 8. 13—15 est au cœur du travail de la Commission Diacres », déclare Tigist Tesfaye, secrétaire de la Commission Diacres de la Conférence Mennonite Mondiale.

    La Commission Diacres met en pratique la solidarité à travers le Fonds de partage de l’église mondiale (Compte Jubilé/Fonds Jubilé). Ces subventions accordées aux églises membres de la CMM sont destinées à des activités qui font progresser la vie et la mission de leurs églises.

    En 2025, les subventions du Fonds de partage de l’église mondiale (Compte Jubilé) ont été accordées aux fins suivantes :

    • Aide alimentaire pour les personnes déplacées par le conflit violent en République démocratique du Congo
    • Aide alimentaire et fonds pour la réparation des infrastructures endommagées par les inondations au Vietnam
    • Rassemblement entre mennonite pour commémorer la naissance de l’anabaptisme au Pérou
    • Rassemblement de jeunes adultes anabaptistes en Indonésie
    • Traduction de ressources anabaptistes dans une langue locale au Brésil
    • Construction d’une maison d’hôtes pour l’église au Ghana 

    Les initiatives des églises membres éligibles aux subventions doivent respecter les quatre piliers de la vie d’église de la CMM : communion, culte, entraide et témoignage.

    Sauf en cas d’intervention d’urgence, au moins 30 % du coût total de l’activité est pris en charge par le ministère bénéficiaire.

    Le Fonds de partage de l’église mondiale a été créé en 1997 et est devenu l’un des moyens les plus reconnus pour montrer la solidarité au sein de la famille anabaptiste mondiale.

    « Nous prenons au sérieux l’appel de 2 Corinthiens 8 : “votre abondance actuelle” dans un domaine répondra à “leurs besoins”, tandis que leur abondance répondra aux nôtres », déclare Henk Stenvers, président de la CMM (2022-2031) et ancien secrétaire de la Commission Diacres. « Le partage des dons est un élément central du royaume de Dieu et un moyen de rechercher l’égalité telle que décrite dans 2 Corinthiens 8. »

    « Le message biblique clair [est] que toute la création de Dieu est dotée de dons, que toutes les personnes ont un rôle à jouer et des dons à offrir à l’ensemble du corps, à l’Église mondiale… chaque partie du corps, de l’Église, de la création, a besoin de toutes les autres parties », ont écrit Pakisa Tshimika et Tim Lind dans leur livre publié en 2003, Dons de chacun au service de tous : L’expérience d’une Église mondiale.

    La Commission Diacres invite également à la solidarité par la prière. Tous les deux mois, elle envoie une lettre de prière mettant en avant les joies et les défis de notre famille mondiale. Cette lettre est suivie d’une Heure de prière virtuelle, un appel vidéo ouvert à toutes nos églises membres, sur inscription, qui souhaitent partager ensemble dans la prière.

    De cette manière, les responsables et les membres des églises membres peuvent se joindre à la Commission Diacres pour écouter, prier, encourager et soutenir leurs frères et sœurs.

    « La Commission Diacres doit être la main chaleureuse posée sur l’épaule des églises membres », explique Danisa Ndlovu, responsable des relations interéglises, tant dans les moments difficiles que dans les moments de célébration.

    « Comme le dit Romains 12. 4—8 : “Ainsi, à plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ, étant tous membres les uns des autres, chacun pour sa part.” La Commission Diacres vit cette solidarité en travaillant main dans la main pour partager nos dons avec le reste du corps du Christ, par l’intermédiaire de la CMM », explique Andi Santoso, président de la Commission Diacres (2022-2028). « Nous avons des dons de prophétie, de ministère, d’enseignement, d’encouragement, de direction et de compassion que nous utilisons « selon la grâce qui nous a été donnée ».

    —Bruce Campbell-Janz est directeur de la communication et de l’engagement pour le Service de la communication de la CMM.


    Découvrez dès aujourd’hui comment vous pouvez accompagner vos sœurs et frères à travers le monde en participant au Fonds de partage de l’église mondiale.  

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  • « C’était merveilleux de commencer l’année en priant ensemble », a déclaré Willi Hugo Perez après l’Heure de prière en ligne du mois de janvier. « Que Dieu encourage et renforce l’esprit d’unité et de paix au sein de notre chère famille anabaptiste mennonite dans le monde. »

    Environ 80 personnes se sont réunies sur Zoom à 14 h UTC le 16 janvier 2026 pour prier ensemble lors de cet événement bimestriel de la Conférence Mennonite Mondiale. La présentation principale était une vidéo d’actualité d’un pasteur mennonite du Venezuela.

    Après la prière d’ouverture, la lecture des Écritures et la présentation, les participants sont répartis en petits groupes selon leur langue et consacrent les 35 à 40 minutes suivantes à prier ensemble, se laissant guider par l’Esprit.

    À la fin, tous les participants rejoignent la salle principale et les responsables de sous-groupe présentent un bref rapport.

    Le thème des prières dans les salles de sous-groupe était la paix dans le monde : des prières pour les élections, les transitions de pouvoir, les réfugiés, les personnes déplacées en raison de catastrophes naturelles, les questions de pouvoir dans la politique mondiale et aussi dans l’Église.

    « Nous étions sept personnes provenant de six pays différents… » Chaque responsable de groupe commence son rapport en indiquant le nombre de pays représentés dans sa salle. Par exemple, une salle anglophone a rapporté avoir prié ensemble en anglais, en hindi et en allemand. 

    Lors de l’événement organisé en janvier, de nombreuses salles ont adressé à Dieu des prières pour l’Iran, les États-Unis, le Venezuela, la Colombie, Gaza, l’Équateur et Hong Kong (où 60 personnes ont perdu la vie et 1 000 autres ont perdu leur logement dans l’incendie d’une tour d’habitation).

    « Nous avons prié pour l’unité des personnes dans les Églises, alors que la polarisation politique tend à se traduire par un éloignement et une désunion », a déclaré l’un des responsables d’un sous-groupe.

    « Nous avons prié pour la stabilité économique, car elle est importante pour la survie des gens et pour préserver l’unité des familles », a déclaré un autre.

    Dans le groupe hindiphone, dont les membres provenaient de cinq unions d’Églises différentes, ils ont prié pour un membre qui venait d’élire un nouveau comité exécutif. Les dirigeants sont confrontés au défi de se réconcilier avec des groupes qui se sont séparés de l’union d’Églises.

    Une joyeuse cacophonie de salutations éclate à la fin du programme officiel au moment où des anabaptistes du monde entier saluent leurs amis de l’autre côté de l’écran. 

    Pendant que ces salutations se succèdent, Thomas R Yoder Neufeld lance une requête de prière dans la conversation : « N’oublions pas de prier pour la CMM afin que nous vivions dans l’unité et la paix du Christ malgré nos différences. »


    Continuer avec la solidarité

    Que nos prières nous poussent à agir. En 2026, la Conférence Mennonite Mondiale mettra l’accent sur la solidarité. Nous vous invitons, en particulier pendant cette période de réflexion avant Pâques, à vivre la solidarité avec les anabaptistes du monde entier par la prière. 

    Prenez une photo ou une vidéo pour faire connaître à la famille mondiale comment vous priez en solidarité. Utilisez le texte ci-dessous. Envoyez votre photo ou vidéo à photos@mwc-cmm.org.

    Nous prions en solidarité avec nos sœurs et frères de ____________ (écrire le nom du pays).

    OU

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    Joignez-vous à nous lors de la prochaine heure de prière en ligne. Veuillez vous inscrire ici. 


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  • Le point violet sur la Tanzanie sur la carte mondiale de la CMM représente deux églises membres, Kanisa La Mennonite Tanzania (KMT) et Kanisa la Mennonite la Kiinjili Tanzania (Église évangélique mennonite de Tanzanie). Cette dernière, KMKT, est l’une des plus récentes églises membres de la CMM. Elle a obtenu le statut de membre de la CMM lors des réunions du Comité Exécutif au Brésil en 2024. Bien que l’église se soit développée en se séparant de la KMT, ses dirigeants ont eu des conversations de réconciliation avant de rejoindre la CMM et continuent à œuvrer pour apaiser les tensions. La KMKT a célébré son 20e anniversaire en décembre 2025 avec une semaine de festivités, auxquelles le président de la CMM, Henk Stenvers, a participé en tant qu’invité spécial.

    La carte triennale de la CMM

    Sur l’affiche de la carte « Anabaptistes du monde entier » de la CMM, les pays du nord semblent écrasés, mais la taille de l’Afrique est à peu près proportionnelle à ce qu’elle devrait être. Il s’agit de la projection de Gall-Peters, appelée carte à aire égale. Les formes sont déformées afin de conserver des proportions plus précises. Les statistiques de la CMM sont superposées à cette carte depuis des décennies afin d’indiquer les pays où se trouvent des églises anabaptistes. Partout dans le monde, les panneaux d’affichage des églises sont ornés de cette illustration de la présence des anabaptistes.

    Sur l’affiche de la carte « Anabaptistes du monde entier » de la CMM, les pays du nord semblent écrasés, mais la taille de l’Afrique est à peu près proportionnelle à ce qu’elle devrait être. Il s’agit de la projection de Gall-Peters, appelée carte à aire égale. Les formes sont déformées afin de conserver des proportions plus précises. Les statistiques de la CMM sont superposées à cette carte depuis des décennies afin d’indiquer les pays où se trouvent des églises anabaptistes. Partout dans le monde, les panneaux d’affichage des églises sont ornés de cette illustration de la présence des anabaptistes.

    Sur notre carte du monde, vous pouvez voir les pays où vivent 2 millions d’anabaptistes baptisés à travers le monde.

    Le monde anabaptiste Église membres de la CMM et non membres +2 million Églises membres de la CMM + 1.4 million membres baptisés 383 Union d’églises 87 pays 110 Union d’églises 61 pays 68% d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine/87 % d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine

    Près de la moitié des anabaptistes recensés vivent en Afrique, et presque tous sont membres de la CMM.

    Le monde anabaptiste Membres baptisés en % par continent North America/Norteamérica/28% Latin America/Latinoamérica / 10% Europe/Europa/Europe 3% Asia/Asia/Asie 12 % Africa/África/Afrique 46 %

    Tous les trois ans, la CMM compile les statistiques que nous avons recueillies non seulement auprès de nos églises membres, mais aussi auprès d’autres groupes anabaptistes partout dans le monde.

    En Amérique du Nord, où vivent d’importantes communautés amish et mennonites conservatrices, il y a plus d’églises qui ne sont pas membres que de membres de la CMM.

    Le monde anabaptiste / Membres baptisés en % par continent

    Les mennonites et autres anabaptistes sont organisés en six grandes familles dénominationnelles. L’Église Meserete Kristos, présente en Éthiopie et en Érythrée, compte le plus grand nombre de membres.

    Membre de la CMM Membres baptisés par famille dénominationnelle Total 1 440 000 Amor Viviente 13,000 Frères en Christ 100 000 Église conservatrice 22 000 Frères Mennonites 310 000 Église mennonite 426 000 MKC 515 000 Autres 55 000

    La création de la carte de la CMM est la dernière étape du processus de collecte de statistiques à des fins d’adhésion. La part équitable (cotisation des membres indexée sur la parité de pouvoir d’achat) et le nombre de délégués au Conseil Général sont tous deux basés sur le nombre de membres d’une église membre.

    « Nous essayons d’obtenir les statistiques les plus récentes, mais le processus de recherche d’informations est long », explique Nelson Martínez, qui collecte des statistiques anabaptistes depuis 2015 dans le cadre de ce qui est aujourd’hui le service de renforcement de la communion. L’équipe commence à travailler au moins un ou deux ans avant la publication souhaitée de l’annuaire et de la carte. Elle commence par envoyer une lettre à toutes les églises pour leur demander des informations.

    Mais la partie facile du travail s’arrête là.

    Les réponses n’arrivent pas à temps. Les contacts dans les églises non membres peuvent être perdus.

    Les églises mettent souvent à jour leurs statistiques lors de leur assemblée générale, qui peut ne pas coïncider avec les dates limites de la CMM. Pour les conférences éloignées avec des églises rurales réparties sur une vaste zone, le seul moyen de recueillir des chiffres peut être les rapports que les pasteurs apportent à une convention annuelle. Des circonstances telles que les conditions météorologiques ou la santé peuvent empêcher un pasteur de se rendre à la rencontre chaque année.

    Bien que la carte soit destinée à représenter les membres baptisés, certaines églises envoient une estimation du nombre de fidèles réguliers.

    Un autre défi est le mode de transmission : certaines informations sont renvoyées sous forme manuscrite sur un document, puis photographiées et envoyées sous forme d’image.

    « Il peut être difficile de comprendre ce qu’ils essaient de dire. Nous devons être en communication constante pour confirmer que ce que nous avons pu lire est la bonne information », explique Nelson Martínez.

    La langue peut compliquer la communication. Les églises utilisent divers termes pour désigner leurs instances organisées : synode, conférence, etc., ce qui peut entraîner une certaine confusion quant à la manière de classer les informations.

    « Nous essayons d’adapter nos catégories aux informations qu’ils nous envoient. Nous essayons de nous en approcher le plus possible, mais ce n’est pas tout à fait exact », explique Nelson Martínez. « Quelques églises n’ont pas répondu depuis des années, nous conservons donc les chiffres de la dernière mise à jour, mais nous ne savons pas vraiment. »

    Les relations facilitent le processus de collecte des statistiques. Les représentants régionaux sont utiles pour obtenir des informations lorsque les réponses ne sont pas fournies. Nelson Martínez s’occupe également de l’organisation des voyages des délégués du Conseil Général. Le développement de liens d’amitié se fait au cours de la préparation de leurs voyages, et il devient plus facile d’aborder les conversations sur les statistiques.

    Une fois que toutes les statistiques ont été soigneusement collectées et classées par catégories parallèles, les données peuvent être transformées en visuels et en statistiques. Le personnel de la CMM se charge alors de la conception créative d’une présentation PowerPoint pour le personnel, d’un annuaire pour les membres du Conseil Général et de la célèbre affiche cartographique très appréciée.

    délégués du Conseil Général 110 Églises membres Peuvent nommer jusqu’à 141 délégués

    Depuis la présentation des statistiques de 2025, le Consejo de las Congregaciones de los Hermanos Menonitas del Uruguay (l’église MB en Uruguay) a retiré son adhésion, ajustant le nombre total d’églises de 111 annoncé en juin 2025 à 110 en 2026.

    La carte de 2025 a été redessinée et se présente désormais sous deux formats : l’un avec des cercles reflétant la taille des églises, l’autre avec des nuances de gris indiquant les conférences plus ou moins importantes. Les deux versions montrent à la fois les églises non membres et les églises membres de la CMM sur la carte, les chiffres de chaque pays étant rassemblés par famille confessionnelle.

    Sur le site web, les utilisateurs peuvent consulter une carte interactive. Les statistiques peuvent être filtrées par continent, pays, membre ou union d’églises. Un onglet affiche les informations par membres baptisés, un autre présente la taille des cercles en fonction du nombre d’assemblées.

    « Nous savons que nos membres, les historiens et autres chercheurs trouvent la carte utile sur le plan visuel et la version web interactive très pratique. Lors de mes échanges avec d’autres dirigeants mondiaux, ceux-ci ont également admiré notre carte qui présente la famille anabaptiste mondiale. Nous sommes reconnaissants à nos églises d’avoir coopéré à nos demandes d’informations afin que nous puissions partager des informations sur la famille mondiale avec la famille mondiale », déclare César García, Secrétaire General de la CMM.


  • Au cours de son siècle d’histoire, la Conférence Mennonite Mondiale a connu de nombreux changements. Comme toute organisation vivante, elle continue de croître et d’évoluer.

    « Les structures organisationnelles doivent être flexibles et s’adapter aux changements si elles veulent rester efficaces dans leur mission », déclare César García, Secrétaire General. « Il est devenu évident que la structure d’équipe que nous avons mise en place en 2012 ne suffit plus à garantir que la CMM remplisse sa mission. À mesure que la CMM grandit, une nouvelle structure est nécessaire pour assurer notre bonne santé. »

    En 2026, l’équipe de la CMM est composée de 19 postes à temps plein, représentant 29 personnes dans 13 pays, et de 15 bénévoles à poste équivalent dans 15 pays.

    Ces serviteurs mondiaux se consacrent à soutenir la CMM dans son appel à être une communion (Koinonia) dÉglises anabaptistes liées les unes aux autres dans une communauté spirituelle mondiale pour vivre la communion fraternelle, le culte, le service et le témoignage. La CMM favorise les relations entre les Églises anabaptistes de manière plus approfondie, en soutenant les responsables dÉglise par le biais des réunions du Conseil Général, du travail des commissions et des ressources pour toutes nosÉglises. 

    À la fin de l’année 2025, le personnel de la CMM a mis en place un nouvel organigramme. L’équipe de la direction générale l’a conçu au cours des 18 derniers mois avec le soutien de Credence & Co., une société de conseil en gestion du changement et en santé organisationnelle aux racines ancrées dans la foi mennonite. Le Secrétaire General continue de diriger l’ensemble de l’équipe de la CMM, qui est désormais structurée en quatre services : Opérations, Communication et engagement, Commissions et
    renforcement de la communion. 

    Chaque service est dirigé par un directeur, qui rejoint le Secrétaire General pour former l’équipe de direction. Ils sont soutenus par les responsables et les secrétaires des départements, qui forment l’équipe de la direction générale.

    Les différents départements gèrent :

    • service des opérations : comptabilité, administration et services aux employés. 
    • Service de la communication et de lengagement : relations publiques et collecte de fonds de la CMM. 
    • Service des commissions : les activités des quatre commissions, des réseaux anabaptistes mondiaux et du Groupe de travail pour la protection de la création. 
    • Service du renforcement de la communion : rencontres, relations interéglises (y compris les représentants régionaux) et Réseau YABs (Jeunes anabaptistes).

    Ensemble, les quatre services mettent en œuvre tous les aspects de la vision et de la mission de la CMM, de la logistique et des programmes à l’éthique et aux relations qui sont au cœur de l’organisation.

    « La collaboration entre les services est essentielle pour que l’organisme fonctionne efficacement et fidèlement. Chaque domaine apporte des atouts et des perspectives uniques, et lorsqu’ils travaillent ensemble dans le respect mutuel et avec un objectif commun, c’est toute l’organisation qui prospère », explique Jeanette Bissoon, directrice des opérations.

    « Plutôt que d’avoir une organisation pyramidale, la CMM fonctionne comme un cercle de coopération, où la communication, la confiance et le discernement commun guident notre travail commun au service de la famille anabaptiste mondiale », explique Janet Plenert, directrice du renforcement de la communion.

    Cliquez ici pour voir les détails de la restructuration de l’équipe de la CMM.


  • Une nouvelle série de livres sur l’histoire mondiale des anabaptistes nous aide à voir Dieu à l’œuvre dans le monde 

    En 1922, alors qu’elle avait environ 14 ans, Rebecca Sengu désobéit à ses parents et s’inscrivit à l’école mennonite pour filles de la mission de Nyanga, dans l’actuelle République démocratique du Congo (RDC). Elle rassembla son courage après avoir entendu parler de Dieu, qui aimait autant les filles que les garçons, et elle était prête à braver les normes sociales pour suivre un tel Dieu. 

    Devenue mère, elle reçut le surnom de Kasasashiye (celle qui élève les orphelins) car elle ouvrait sa maison aux enfants vulnérables, s’occupait d’eux et les aidait à faire leurs études. Son foyer était rythmé par la louange, le travail et la prière. 

    À l’église, elle débattait avec les responsables masculins lors des réunions sur l’importance pour les femmes de prendre la place que Dieu leur avait donnée dans l’Église. Parfois, elle prêchait. 

    L’histoire de Rebecca Sengu fait partie d’une nouvelle série biographique de la Conférence Mennonite Mondiale, Précurseurs Anabaptistes dans le monde, éditée par Anicka Fast, Secrétaire de la Commission Foi & Vie de la CMM, qui travaille également pour le Mennonite Mission Network (Réseau Missionnaire Mennonite, MMN). 

    Dans le cadre de sa thèse de doctorat sur les débuts de l’Église mennonite en RDC, Anicka Fast a voulu savoir qui étaient les précurseurs anabaptistes africains. 

    Comment vivaient-ils leur foi ? Quelles questions se posaient les premiers anabaptistes africains ? Quelles étaient leurs difficultés ? 

    Mais Anicka Fast était frustrée par l’absence de voix congolaises dans les histoires et les archives. 

    « J’ai remarqué que les femmes étaient très absentes des récits officiels, tant les missionnaires que les Congolaises. J’ai remarqué que les hommes congolais étaient également très absents », a déclaré Anicka Fast dans un entretien avec le Mennonite Mission Network en 2025. 

    Dans le cadre de ses études sur le christianisme mondial à l’université de Boston, elle s’est rendu compte que les biographies étaient un bon moyen d’entendre la voix des personnes marginalisées dans les récits historiques écrits par les missionnaires européens et nord-américains. Elle a donc recherché des sources primaires dans les archives et a mené des entretiens avec des mennonites de la RDC sur les débuts de l’Église mennonite dans ce pays. 

    En 2021, après avoir obtenu son doctorat, Anicka Fast a enseigné l’histoire de l’Église au Burkina Faso et a encouragé ses étudiants à écrire l’histoire de leurs assemblées locales et les biographies des premiers membres de l’Église, hommes et femmes. Les mennonites de RDC l’ont également invitée à enseigner et à animer des ateliers d’historiographie. 

    « J’avais la conviction que ces récits écrits par des historiens locaux pourraient contribuer à donner une image plus fidèle de ce que signifie être une Église anabaptiste mondiale », explique Anicka Fast. « Nous avons besoin d’une nouvelle génération de manuels scolaires [qui nous présentent] nos ancêtres, en prenant conscience que beaucoup de nos précurseurs dans la foi viennent d’autres continents que celui où nous vivons. 

    Il y a des femmes dans l’Église en Afrique qui ont joué un rôle très important en tant que figures de proue du renouveau et du réveil », a déclaré Anicka Fast. « Il y a eu des prophètes et des guérisseuses. Elles ont [prié et vu] des miracles, chassés des démons. Elles se sont beaucoup impliquées dans la médiation entre le christianisme et la religion traditionnelle et dans la recherche de façons d’exprimer le message de l’Évangile dans des termes adaptés au contexte. » 

    « Nous devons les reconnaître comme des semblables. » 

    Certaines des biographies rédigées par les étudiants et les participants à l’atelier ont été publiées dans le Dictionary of African Christian Biographydont la directrice, Michèle Sigg, a collaboré étroitement avec Anicka Fast pour affiner une méthode d’enseignement construire autour d’ateliers. 

    Quand Anicka Fast a vu à quel point certains historiens burkinabés et congolais étaient enthousiastes à l’idée de voir leur travail publié, elle a élargi sa vision pour y inclure une série de livres sur les biographies anabaptistes mondiales, avec des volumes sur l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine. 

    Le premier volume, consacré aux mennonites congolais (hommes et femmes), est le fruit d’un atelier organisé en 2023 par Anicka Fast et Michèle Sigg et sera publié en 2026 par Regnum Books

    « [Les historiens africains ont] une bien meilleure compréhension du contexte sociopolitique et une bien meilleure compréhension des responsabilités exercées par les femmes. Ils abordent également certaines des dynamiques douloureuses de l’inégalité dans les relations entre les dirigeants religieux africains et les missionnaires nord-américains avec lesquels ils travaillaient », a déclaré Anicka Fast. 

    Si vous souhaitez participer à la diffusion d’une histoire anabaptiste plus englobante, vous pouvez faire un don au ministère d’Anicka Fast et au Global Anabaptist Histories Fund par l’intermédiaire de l’université de Boston, l’alma mater de Anicka Fast. Si vous résidez au Canada et souhaitez recevoir un reçu fiscal pour votre don, vous pouvez également faire un don via la Conférence Mennonite Mondiale, en fléchant votre don comme « Global Mennonite History Project ». La CMM transfère 100 % des dons au Fonds pour l’histoire anabaptiste mondiale de l’Université de Boston. 

    Article rédigé par Lynda Hollinger-Janzen, rédactrice au Mennonite Mission Network. Publié pour la première fois sur mmnworld.net 


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