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  • J’ai le privilège d’occuper au sein de la CMM un poste qui consiste à inviter les gens à s’investir dans l’Église mondiale en partenariat avec la CMM. Soucieux de bien remplir ma mission, je me suis plongé dans des ouvrages qui parlent de la générosité. Je voudrais partager ici une partie de l’inspiration que j’ai tirée de mes récentes lectures.

    « Ne privez jamais autrui de son droit à la générosité »

    Mère Teresa

    Cette citation de Mère Teresa est tirée d’un épisode raconté dans Imagining Abundance: Fundraising, Philanthropy, and a Spiritual Call to Service (2014) de Kerry Alys Robinson. Mère Teresa comprenait la dignité qui découle du fait d’être celui qui donne. Elle voyait comment chacun peut trouver des moyens d’être généreux, peu importe ce qu’il possède, que ce soit beaucoup ou peu.

    L’abondance

    En réfléchissant à Jean 10, j’ai été encouragé par l’invitation de Kerry A. Robinson à cultiver « la capacité divine d’imaginer l’abondance ».

    « Gérer des ressources, c’est une question d’abondance, pas de pénurie », écrit Kerry Alys Robinson. Cette approche de la gestion des ressources nous oriente vers le désir de Dieu. Comme dans les paroles de Jésus rapportées dans Jean 10, elle nous oriente vers le potentiel d’une vie abondante pour tous les enfants de Dieu. Une vie remplie de sens, de gratitude et de générosité.

    Lorsque nous choisissons la générosité d’esprit, nous découvrons la liberté. Il y a de la joie et du bonheur à porter du fruit dans nos vies.

    Rendre son amour à Dieu

    La collecte de fonds, une spiritualité (2010) s’appuie sur les écrits et les conférences de l’auteur chrétien Henri Nouwen. Il parlait souvent de trouver des moyens de « rendre son amour à Dieu » pour toutes les bénédictions que nous recevons.

    « Nous rendons l’amour à Dieu en portant du fruit avec nos vies, c’est-à-dire en prenant tout ce qui nous a été donné et en le mettant au service des autres, de la création, de la vie elle-même », écrit Nouwen. Quelle illustration claire de la gestion des ressources !

    La gestion des ressources, c’est à la fois prendre soin comme il se doit de tout ce qui a été confié à une personne et reconnaître le potentiel qui s’offre à nous et y répondre.

    Une solidarité tenace

    Le théologien spécialiste de l’Ancien Testament Walter Brueggemann (1933-2025) préférait décrire l’engagement de Dieu à se tenir aux côtés de ses enfants comme une solidarité tenace. Ce concept biblique est souvent traduit par « amour inébranlable » dans nos Bibles. Cet appel à une « persistance obstinée » dans nos engagements les plus profonds les uns envers les autres jette les bases du partage mutuel.

    Notre famille spirituelle anabaptiste mondiale au sein de la CMM nous offre l’occasion de mettre cela en pratique. L’ouvrage de Robinson se termine par un défi lancé à notre intention : cultiver des habitudes qui nous permettent d’être plus généreux et d’agir comme des catalyseurs pour inspirer les autres à faire de même.

    La CMM est une communauté où nous sommes solidaires de nos sœurs et frères. Nous avons tous des dons à partager – tant à donner qu’à recevoir. Nos relations, au-delà des différences et de la diversité, exigent une générosité d’esprit radicale et une foi tenace.

    En tant que membres de la famille de la CMM, nous sommes invités, en tant que communauté, à adhérer à une vision de fécondité et à un espace de passion joyeuse. Pour être de bons intendants du potentiel qui s’offre à nous, il faut cultiver un cœur joyeux.

    Transformation 

    La générosité est un marqueur essentiel de la vie chrétienne. Nous modelons nos vies sur le mode de vie généreux de Jésus et recevons sa promesse d’une vie abondante. 

    Je pense à Romains 12, qui nous appelle à offrir nos corps en sacrifice vivant, comme un culte raisonnable, tandis que nous invitons l’Esprit de Dieu à transformer nos esprits. 

    « Notre transformation n’est jamais pour nous-mêmes seuls. Elle est toujours pour le bien des autres », écrit Ruth Haley Barton, autrice et directrice spirituelle. 

    Alors que nous vivons notre foi, puissions-nous suivre l’exemple de Jésus pour mener une vie généreuse qui inspire également la générosité chez les autres. 

    Bruce Campbell Janz

    Bruce Campbell-Janz est directeur de la communication et de l’engagement au sein de la Conférence Mennonite Mondiale.


    church members giving offering during service
  • Le don comme mode de vie, ancré dans la foi, la famille et un engagement profond envers la famille mondiale

    Pour Ruth et Timothy Stoltzfus Jost, la générosité n’a jamais été uniquement un acte de don : c’est un mode de vie, ancré dans la foi, la famille et un engagement profond envers la famille mondiale.

    Ruth et Timothy ont tous deux grandi dans des familles qui incarnaient une intendance fidèle et un engagement actif au sein de l’Église. Le père de Ruth enseignait à l’Eastern Mennonite University, en Virginie, tandis que sa mère dirigeait une station de radio chrétienne et un journal, tout en exerçant la fonction de pasteure.

    Le père de Timothy a occupé le poste d’administrateur d’un hôpital mennonite spécialisé en santé mentale en Californie et est devenu l’un des dirigeants des Mennonite Mental Health Services et de la Mennonite Mutual Aid. Sa mère était enseignante et écrivaine.

    Dans ces deux familles, la foi s’incarnait à travers le service, l’hospitalité et l’engagement à partager les dons de Dieu avec les autres.

    Timothy se souvient que l’assemblée des Frères mennonites de Reedley, en Californie (États-Unis), accueillait des réfugiés de l’Union soviétique et des immigrants du Paraguay. Ruth se souvient de membres de sa famille engagés dans des missions mennonites à travers le monde. Dès leur plus jeune âge, tous deux ont appris qu’appartenir à l’Église signifiait prendre soin des personnes au-delà de sa propre communauté.

    Timothy et Ruth, tous deux avocats, se sont rencontrés en 1981 lors d’un colloque explorant la relation entre la loi et la Bible, organisé dans un séminaire mennonite. Ils se sont mariés peu après et ont commencé à construire une vie centrée sur la foi, le service et la communauté.

    Une expérience marquante 

    L’une des expériences marquantes de la jeunesse de Ruth a été sa participation à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale à Amsterdam en 1967. Hébergée par une famille mennonite néerlandaise vivant sur une péniche, elle a pu découvrir par elle-même la convivialité et les liens qui unissent la famille mennonite mondiale. À l’issue de la conférence, sa famille s’est rendue en Tchécoslovaquie pour rendre visite à des membres de l’Église Frères mennonites, ce qui a renforcé sa conviction que la foi transcende les frontières nationales.

    Au fil des décennies, la Conférence Mennonite Mondiale a continué à façonner la conception que leur famille se faisait de l’Église. En 1997, alors qu’ils vivaient en Allemagne et faisaient partie d’une assemblée mennonite allemande, ils ont assisté, avec leurs trois fils, à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale à Calcutta, en Inde.

    En 2009, Ruth et Timothy ont participé à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale au Paraguay et ont rendu visite à des communautés mennonites à travers le Chaco. Ruth a été particulièrement émue par un ministère en milieu carcéral qui témoignait de l’engagement actif de l’Église au sein des communautés urbaines. Ce voyage a remis en question leurs idées reçues et leur a révélé une foi vivante qui s’exprimait à travers un service empreint de compassion.

    Ruth a ensuite participé à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale de 2015 à Harrisburg, en Pennsylvanie (États-Unis), poursuivant ainsi un lien de toute une vie avec la communauté mondiale des croyants mennonites.

    Vivre modestement pour donner généreusement 

     Tout au long de leur vie, Ruth et Timothy ont adopté les valeurs d’une vie simple et d’un don généreux.

    Timothy a passé une partie des années 1970 au sein de communautés mennonites intentionnelles où les ressources étaient partagées dans l’esprit de l’Église primitive.

    Ruth se souvient souvent de la simple consigne de sa mère chaque fois que les enfants recevaient de l’argent : « Dépensez-en une partie, économisez-en une partie et donnez-en une partie. »

    Ces valeurs ont été transmises à la génération suivante. Aujourd’hui, leur plus jeune fils œuvre au sein de l’Association mennonite allemande pour la paix, en animant des voyages d’accompagnement en Palestine.

    Tout au long de leur mariage, Ruth et Timothy ont considéré leurs ressources comme des dons que Dieu leur avait confiés. Ils se sont efforcés de vivre modestement afin de pouvoir donner généreusement, pour soutenir l’Église, venir en aide aux personnes dans le besoin et faire avancer l’œuvre de paix et de justice.

    Solidarité spirituelle 

    Pour eux, la Conférence Mennonite Mondiale incarne la vision biblique que l’on trouve dans 2 Corinthiens 8 : une communauté où les croyants partagent leurs ressources, leurs fardeaux, leurs encouragements et leur espoir au-delà des cultures et des continents.

    Ce partage inclut un soutien matériel, mais il englobe également la solidarité spirituelle. Ils se souviennent très bien avoir reçu des messages de prière et d’encouragement de la part d’Églises mennonites d’autres pays lors de périodes difficiles aux États-Unis, un rappel puissant qu’ils font partie de quelque chose de bien plus grand qu’eux-mêmes.

    C’est pourquoi ils soutiennent la Conférence Mennonite Mondiale.

    La Conférence Mennonite Mondiale renforce les relations au-delà des frontières, met en relation des croyants de cultures diverses et construit une communauté mondiale où la foi, la générosité et l’entraide s’épanouissent. Grâce à la CMM, les Églises apprennent les unes des autres, se soutiennent mutuellement et témoignent ensemble de l’amour de Dieu dans le monde.

    Ruth et Timothy Stoltzfus Jost invitent d’autres personnes à se joindre à ce ministère du partage.

    En soutenant la Conférence Mennonite Mondiale, vous contribuez à faire grandir une famille spirituelle mondiale, une famille qui incarne l’appel du Christ à l’unité, à la générosité et à l’espoir pour les générations à venir. 


    offering during worship service
  • Ces nouvelles ont été finalisées juste avant que deux tremblements de terre ne frappent le Venezuela. Cliquez ici pour lire l’appel à la prière urgent en réponse à cet événement. 

    « Père céleste, créateur du ciel et de la terre…
    Touche le cœur des nations et de nos prochains afin qu’ils réagissent avec urgence et compassion pour suivre les paroles de Jésus :
    “Aime ton prochain”…
    Que les communautés s’unissent, partageant le peu qu’elles possèdent,
    en faisant confiance à Ton abondance.
    Accorde-leur guérison, restauration et espoir.
    Dans Ta miséricorde, Seigneur, écoute notre prière. Amen. » 

    Le président de la Conférence Mennonite Mondiale a lancé un appel pastoral à la prière il y a quelques mois, d’abord pour le Venezuela après l’intervention violente des États-Unis dans sa gouvernance, puis pour Cuba qui souffre de pénuries alimentaires et de carburant en raison d’un blocus américain sur le carburant. Des responsables locaux de la famille anabaptiste ont expliqué comment leurs communautés avaient été touchées. 

    La prière ci-dessus, émanant d’une église membre de la CMM en Inde, est un exemple des messages que les destinataires envoient en réponse à ces appels à la prière, explique Kristina Toews, responsable de la communication. Des lettres pastorales sont envoyées aux délégués du Conseil Général afin qu’ils les diffusent à leurs membres, aux abonnés de la liste de diffusion du Réseau de prière, ainsi qu’aux représentants régionaux pour qu’ils les transmettent à leurs contacts. Elles sont également publiées dans « CMM Infos », la lettre d’information électronique mensuelle, et mises en ligne sur le site web, où les membres du monde entier peuvent partager des paroles de prière et d’encouragement. 

    Quelques mois plus tard, les représentants régionaux de la CMM ont demandé aux responsables d’Église de leur faire part des dernières nouvelles : 

    Cuba 

    Au cours des deux dernières années, la situation est devenue de plus en plus instable, avec une recrudescence de la violence et des vols, selon le pasteur Luis Hernández, de l’église membre de la CMM, « Sociedad Misionera Cubana Hermanos en Cristo » (Frères en Christ). 

    Il rapporte que l’accès à la nourriture diminue de jour en jour, que les prix sont élevés et que certaines personnes passent plusieurs jours sans manger. Le gouvernement ne dispose d’aucune ressource à distribuer. L’église partage ses maigres ressources avec les communautés environnantes. 

    « La situation peut être qualifiée de désastreuse », déclare George Broughton, Représentant régional de la CMM pour l’Amérique latine et les Caraïbes. 

    L’Église continue de tisser des liens et d’accompagner les communautés. Malgré les difficultés, Luis Hernández affirme que l’Église montre des signes positifs de croissance : des baptêmes fréquents et une fréquentation accrue des offices. La perte des jeunes — en particulier des jeunes responsables formés par l’Église — qui émigrent à la recherche d’un avenir offrant davantage d’opportunités, reste toutefois un défi permanent. 

    Quel message Luis Hernández adresse-t-il à l’Église mondiale au nom de sa communauté à Cuba ? 

    « Malgré la souffrance, la douleur, la pénurie, les problèmes de transport et les difficultés économiques, l’Église anabaptiste à Cuba voit ses effectifs croître. Nous aimerions être soutenus non seulement par la prière, mais aussi sur le plan économique et émotionnel. » 

    Venezuela 

    Ces nouvelles ont été finalisées juste avant que deux tremblements de terre ne frappent le Venezuela. Cliquez ici pour lire l’appel à la prière urgent en réponse à cet événement. 

    Le Venezuela connaissait déjà de graves difficultés économiques depuis des années avant le coup d’État de 2026. C’est pourquoi certains l’ont accueilli avec l’espoir d’un changement. Des prisonniers politiques ont été libérés et certaines améliorations économiques ont été observées. 

    Cependant, les prix augmentent, les réseaux d’approvisionnement en eau sont hors service dans certaines régions, et le gaz et l’électricité se font rares. 

    Le gouvernement a procédé à la nationalisation de certains biens immobiliers, mais les recettes profitent généralement à des proches du pouvoir. Certaines Églises ont cherché à en tirer profit en s’alignant sur les intérêts du gouvernement et en utilisant les rencontres religieuses à des fins de campagne, tandis que d’autres s’y opposent. 

    De nombreux pasteurs ne perçoivent pas de salaire pour leur travail, et certains jettent l’éponge. Le pasteur Euclides Bauza, de la Red de Misiones Menonitas au Venezuela, continue de rendre visite aux assemblées de toute la région et bénéficie de l’hospitalité de celles-ci. 

    Quel message Euclides Bauza adresse-t-il à l’Église mondiale au nom de sa communauté au Venezuela ? 

    « En tant que mennonites, nous persévérons, nous nous entraidons et bénéficions d’un certain soutien de l’étranger. Nous créons une nouvelle assemblée. À chaque réunion de l’assemblée, nous partageons un repas. 

    Nous nous entraidons et sommes en contact avec les pompiers et la protection civile pour aider les gens à se rendre à l’hôpital. De nombreuses personnes sont dans le besoin. Les maladies sont nombreuses et l’alimentation est insuffisante. Nous mettons de côté une partie de l’argent qui entre à l’église pour aider les gens à se procurer des médicaments, etc. » 

    Selon la dernière enquête statistique de la CMM, 390 membres baptisés étaient recensés dans les assemblées anabaptistes au Venezuela. La Casa de Restauración y Vida Shalom est membre associé de la CMM. Les Églises de Cuba ont déclaré 5 200 membres, dont la Sociedad Misionera Cubana Hermanos en Cristo (Frères en Christ), membre de la CMM. 

    Pour que chacun ait assez 

    Malheureusement, en plus d’une instabilité politique et de perturbations dues au changement climatique, une disparité économique croissante accompagne notre grande famille anabaptiste-mennonite mondiale. 

    Inspirée par l’enseignement biblique du « jubilé » (dans Lévitique 25), la Conférence Mennonite Mondiale a mis en place le Fonds de Partage de l’Église Mondiale. Le but est de mettre en pratique les paroles de l’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 8. 13—15 : « Il s’agit d’établir l’égalité. Cela fera l’égalité comme il est écrit : Qui avait beaucoup recueilli n’a eu de trop, qui avait peu recueilli n’a manqué de rien. » 

    Grâce au soutien du Fonds de partage de l’église mondiale de la CMM, la Sociedad
    Misionera Cubana Hermanos en Cristo a pu installer des panneaux solaires sur un site afin d’alimenter en électricité une église et la communauté environnante. 

    « Prier les uns pour les autres est l’une des façons dont nous mettons en pratique notre vocation à former une communion d’Églises d’inspiration anabaptiste, unies au sein d’une communauté spirituelle mondiale pour la communion fraternelle, le culte, le service et le témoignage », déclare Henk Stenvers, président de la CMM. « C’est une manière d’apporter notre soutien à distance. Mais puissent nos prières nous pousser également à agir, à mesure que l’Esprit nous montre comment nous pouvons soutenir nos frères et sœurs lointains. » 


  • Dans Luc 24, 13-36 on peut lire l’histoire de deux amis qui quittent Jérusalem, le cœur désespéré. Sur la route d’Emmaüs, un inconnu se joint à eux. Il écoute leur chagrin et leur incompréhension, puis leur parle des Écritures, de la promesse de Dieu, à la fois fragile et éternelle. Et leur cœur s’enflamme. Ils lui disent : « Reste avec nous, car le soir tombe. » Et lorsqu’ils rompent le pain ensemble, ils le reconnaissent : le Christ, celui qui est vivant. Mais au moment où ils en prennent conscience, Jésus disparaît de leur vue.

    Du 14 au 17 mai 2026 à Amersfoort, aux Pays-Bas, dans un espace qui ressemblait à une arche, plus de 600 mennonites d’Europe et d’ailleurs se sont réunis pour le CMERK*. Ils se sont écoutés les uns les autres, ont développé les idées de chacun et ont collaboré autour du thème « la foi en mouvement ; danser dans le courant ».

    L’orateur de la séance plénière, Marius van Hoogstraten (Allemagne), a commenté le texte de Luc 24. Être témoin, ce n’est pas seulement proclamer la victoire de Dieu, mais aussi marcher aux côtés de ceux qui ne reconnaissent pas encore la présence divine, a-t-il déclaré. Tout comme Jésus a marché avec ces deux disciples.

    Apprendre ensemble

    Lors d’un atelier intitulé « Les réponses mennonites à la militarisation », des mennonites ont expliqué comment la paix se concrétise dans leurs pays alors que la guerre fait rage en Ukraine et ailleurs.

    • Un Ukrainien a témoigné de ses difficultés à vivre selon ses convictions. Il étudiait en Lituanie en 2022 lorsque la guerre a éclaté, et il a choisi le pacifisme.
    • Aux Pays-Bas, des jeunes explorent la signification de la paix lors de discussions organisées dans le cadre de rencontres appelées « repas de la paix ».
    • Des membres étasuniens du personnel de la CMM et des Commissions ont évoqué la manière dont les Églises s’unissent pour réagir à la réintroduction de l’inscription automatique pour la conscription.
    • Des membres des Commissions de la CMM de Colombie ont expliqué comment l’Église se mobilise pour soutenir les objecteurs de conscience.

    Lors de l’atelier intitulé « Créer une Église sécurisante », les participants ont évoqué les différentes façons dont les Églises ont réagi face aux abus, ont déploré les incidents qui n’ont pas été gérés de manière appropriée et ont réfléchi ensemble à ce qui pourrait être fait de plus.

    Par ailleurs, lors d’un atelier sur la justice climatique, un groupe de jeunes théologiens européens a sensibilisé l’auditoire à la nécessité de protéger les communautés contre les pratiques industrielles et agricoles qui détruisent les écosystèmes, principalement dans les pays du Sud.

    Chaque voix est complexe, chaque contexte différent. Pourtant, chaque histoire est liée par la même quête : comment avancer, dans la foi, dans un monde soumis à une pression croissante ?

    Créer ensemble

    Au-delà des discussions de groupe et des ateliers, le CMERK a offert un espace pour créer et se sentir ensemble :

    • en construisant une église en LEGO® ;
    • à travers des danses et des activités artistiques collaboratives ;
    • par des méditations et des prières en groupe ;
    • en préparant des kits d’aide humanitaire pour l’Ukraine.

    Le témoignage s’est concrétisé dans des actions qui ont commencé par un choix individuel de participer, mais qui ont été menées en harmonie avec les autres. Tout comme la foi, qui est intime, mais jamais solitaire.

    Au cours de ces quatre jours de partage, d’écoute et de participation, il s’est produit quelque chose qui ressemblait à Emmaüs : les gens se sont écoutés. Et les cœurs se sont mis à brûler.

    « Dans cet espace restreint, l’arche, nous apprenons à essayer de nouvelles choses et à vivre les uns avec les autres, même si cela est inconfortable. Nous nous mettons au défi les uns les autres. Mais nous apprendrons si nous accueillons la sagesse de chacun. Car nous sommes ensemble dans ce voyage », a déclaré Wieteke van der Molen (Pays-Bas), oratrice en séance plénière et membre du Comité Exécutif de la CMM.

    – Article adapté de « CMERK 2026 : Blijf bij ons, in de stroom » publié sur Doopsgezinden.nl, rédigé par Kalle Brüsewitz, avec la contribution de Marius van Hoogstraten, Franka Riesmeijer et Iris Speckmann.

    *CMERK, une rencontre régionale pour toutes les Églises mennonites européennes, est une combinaison de deux noms pour l’événement : Conférence Mennonite Européenne (français) + Mennonitische Europäische Regionale Konferenz (allemand).


    worship service at CMERK
  • Saviez-vous que nous avons des églises membres dans 61 pays ?

    Souhaitez-vous connaître les réussites et les défis rencontrés par chacun de ces pays, et savoir comment prier pour eux ?

    C’est désormais possible, grâce aux cartes de prière de la CMM.

    « La prière est un moyen concret de manifester notre solidarité avec notre famille spirituelle mondiale », déclare Tigist Tesfaye, secrétaire de la Commission diacres.

    « Quand je vois une carte de prière comme celle-ci, cela m’apporte du réconfort et de l’espoir. Je vois comment la prière relie les cœurs, renforce les communautés et encourage les gens dans les moments difficiles », déclare Pilar Aguirre, coordinatrice de la générosité à la CMM.

    Les cartes de prière mensuelles de la CMM sont un appel à se souvenir de nos frères et sœurs anabaptistes à travers le monde, en mettant l’accent chaque mois sur la prière pour les églises membres de la CMM d’un pays donné. Chacune contiendra une photo d’une assemblée locale et une carte du pays dans son contexte.

    « Nous espérons que ces cartes seront utiles à tous les âges. Nous voulons aider nos membres à apprécier la diversité au sein de notre famille spirituelle mondiale », ajoute Kristina Toews, responsable de la communication de la CMM.

    Vous trouverez une nouvelle carte de prière dans la lettre CMM Infos mensuelle et sur le site web de la CMM. Les cartes peuvent être imprimées au format carte postale (A6) et distribuées.

    « Vous pouvez inclure la carte dans le bulletin de votre assemblée, l’utiliser avec les enfants de votre église et la partager avec des groupes de prière », explique Kristina Toews. « Je m’en sers pour montrer à mes enfants que nous avons des amis partout dans le monde et que nous devons prier pour eux. »

    Avec 61 pays parmi nos membres, il faudra cinq ans à la CMM pour publier une carte de prière pour chaque pays. La CMM vous encourage à continuer de soumettre vos sujets de prière :

    Nous avons de nombreuses façons de vous inviter à prier !

    Carte de prière mensuelle (NOUVEAU) [ici] — gardez-la dans votre Bible ou affichez-la dans votre cuisine pour vous rappeler de prier pour nos églises membres

    E-mails bimestriels du Réseau de prière [inscrivez-vous ici] — incluez les sujets de prière dans votre bulletin ou partagez-les lors de vos réunions de prière

    Heure de prière virtuelle bimestrielle [inscrivez-vous ici] — rejoignez des responsables d’Églises et des fidèles du monde entier pour une heure de prière ensemble.

    Lettres pastorales et appels à la prière urgents [ici] — agissez en solidarité avec les membres de la famille mondiale dans les moments difficiles.


    MockUp image prayer card
  • « Portez les fardeaux les uns des autres ; accomplissez ainsi la loi du Christ. »

    Galates 6. 2

    Après une période de sécheresse, de fortes pluies se sont abattues sur le sud de l’Afrique, entraînant des conséquences désastreuses. Les églises membres de la CMM au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe ont été touchées.

    « Bien que les inondations aient entraîné des difficultés, l’Église est restée une source d’espérance et de compassion. Nous sommes profondément reconnaissants à la Conférence Mennonite Mondiale, qui a gardé l’Église des Frères mennonites du Malawi — et le Malawi en tant que pays — dans ses prières et sa solidarité », a déclaré l’évêque Shadreck Kwendanyama, de l’Église Frères mennonites du Malawi (MBCM).

    Les inondations impactent les églises

    Fin mars, de fortes pluies au Malawi ont provoqué des inondations catastrophiques. Les autorités nationales ont fait état de plus d’une vingtaine de décès et de 29 000 foyers touchés.

    Les maisons en briques de terre crue étaient particulièrement vulnérables aux intempéries. Les cultures qui n’avaient pas dépéri sous l’effet de la sécheresse ont été submergées ou emportées par les eaux. La scolarité a été suspendue en raison des dégâts causés aux habitations, de la perte de matériel et de l’effondrement des routes.

    Environ 400 foyers de membres de l’église MBCM dans la région centrale du Malawi ont été inondés.

    Dans le district de Mchinji, 101 familles ont campé dans les locaux de l’école pendant trois semaines jusqu’à la reprise des cours. Les eaux ont détruit 17 hectares de cultures de maïs, d’arachides, de patates douces, de pommes de terre et de manioc.

    Dans le district de Dowa, où se trouve le camp de réfugiés de Dzaleka, 63 maisons en terre appartenant à des personnes liées à l’église de Mkulera ont été détruites par les pluies.

    Les districts de Salima et de Nkhotakota ont chacun vu disparaître une douzaine d’hectares de cultures et plus de 30 maisons.

    La contamination des sources d’eau a accru le risque de choléra, mais la communauté des églises a contribué au traitement de l’eau au chlore et au nettoyage des puits et des points d’eau. Les responsables d’Église ont sensibilisé la population à l’hygiène, encouragé le lavage des mains et aidé les agents de santé à mener des actions de prévention des maladies.

    L’évêque Shadreck Kwendanyama rapporte que les assemblées locales ont partagé de la nourriture avec les familles déplacées. Les membres d’Église ont aidé à reconstruire les maisons endommagées. Les jeunes ont aidé les personnes âgées et les ménages vulnérables. Les assemblées ont prié ensemble et soutenu les familles touchées.

    Frères en Christ

    Les communautés des églises Frères en Christ de Chikwawa, Phalombe, Zomba et Makanjira (Mangochi), au Malawi, ont également été gravement touchées.

    « Nous avons reçu des nouvelles alarmantes de la part de nos pasteurs et de nos responsables : des maisons emportées par les eaux, des familles déplacées, des récoltes détruites et de nombreuses personnes privées de nourriture et d’abri », a déclaré le révérend Francis Kamoto, évêque de l’Église des Frères en Christ (BICC) du Malawi, dont le siège se trouve à Blantyre.

    « La situation est désastreuse. En tant qu’église, nous faisons tout notre possible pour réagir, mais l’ampleur de cette catastrophe dépasse nos capacités locales. Ce sont nos frères et sœurs en Christ, des membres du même corps que nous partageons », ajoute-t-il.

    Mozambique 

    Au Mozambique, 11 églises Frères en Christ ont été détruites dans la province de Sofala. Les inondations ont également touché les provinces de Maputo, Gaza, Inhambane et Tete. Dans trois localités, seul le bâtiment de l’église a été détruit. Dans les neuf autres, les eaux ont endommagé des habitations et des champs.

    Les communautés se sont réfugiées sur des terrains plus élevés lorsque les eaux ont monté et il n’y a eu aucune perte humaine.

    Le responsable de l’église, Mubecane Filipe Manharage, indique que des fonds d’aide ont été versés par le gouvernement.

    Zimbabwe 

    Au Zimbabwe, à Mtshabezi, la région où la présence anabaptiste est la plus ancienne, les inondations ont provoqué la rupture d’un barrage en mars 2026, entraînant de graves inondations ainsi que des dégâts et la destruction de biens.

    Ce barrage alimente en eau le complexe de l’Église des Frères en Christ : un lycée accueillant environ 1 000 internes, une école primaire comptant environ 600 élèves externes et une ferme.

    Il s’agissait de la deuxième catastrophe liée aux inondations à toucher la communauté. En décembre, les eaux ont de nouveau monté, isolant complètement les villes et provoquant des coupures d’électricité dans les écoles et les hôpitaux.

    « Le soutien par la prière des frères et sœurs du monde entier et les messages d’encouragement des Églises partenaires témoignent du Corps du Christ en action », déclare l’évêque Shadreck Kwendanyama. « “Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance” (1 Corinthiens 12. 26) », ajoute-t-il.


  • « Ce sont des enjeux mondiaux qui nous concernent tous ! », ont déclaré plusieurs participants aux webinaires organisés par les réseaux de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Les deux réseaux éducatifs (GAHEN* et GAPSEN*) ainsi que le GASN* ont organisé des ateliers en ligne au cours du premier trimestre de l’année afin d’apporter des ressources à leurs membres.

    *Réseau anabaptiste mondial pour l’éducation supérieure (GAHEN)

    *mondial pour l’éducation primaire et secondaire (GAPSEN)

    *Réseau Anabaptiste Mondial d’Entraide (GASN)

    Une éducation qui forme à la solidarité

    Pour le GAHEN, Santiago Espitia Fajardo, de Colombie, a abordé le thème « Foi, paix et éducation : la formation théologique anabaptiste dans le contexte sociopolitique colombien ».

    En Colombie, la migration constitue un défi permanent pour le pays et pour l’Église. Cette réalité, parmi d’autres défis sociopolitiques et économiques, façonne la formation théologique et éthique dispensée au séminaire, qui vise à former des responsables pour l’Église et la société.

    La tradition anabaptiste conçoit l’Église comme une communauté alternative qui incarne de nouvelles formes de relations sociales, politiques et économiques, a déclaré Santiago Espitia Fajardo. Cette communauté n’est pas seulement destinée à l’expérience spirituelle, mais aussi à la mise en pratique de relations fondées sur l’amour, la justice, la solidarité et la compassion.

    Il a également évoqué l’adoption d’une perspective œcuménique qui favorise la reconnaissance de l’unité chrétienne au sein de la diversité des Églises et des traditions théologiques.

    Santiago Espitia Fajardo est le directeur du Seminario Bíblico Menonita de Colombia (SBMC), un établissement d’enseignement théologique de l’Église mennonite de Colombie (IMCOL).

    Relever les défis d’aujourd’hui

    Les membres du GAPSEN ont participé à un webinaire intitulé « L’IA au service des écoles anabaptistes dans la planification des cours ».

    Ce dernier était animé par Arnold Driediger, du réseau d’écoles August-Hermann-Francke en Allemagne. Il a présenté un modèle de planification des cours assistée par l’IA.

    « Nous voulons non seulement toucher l’esprit des élèves, mais aussi leur cœur », a déclaré Arnold Driediger.

    « Réinventer le développement international grâce à des solutions commerciales novatrices pour lutter contre la pauvreté » était le titre du webinaire du GASN. Omoneka Oyier, de MEDA (Mennonite Economic Development Associates), a présenté le programme de MEDA ainsi que son modèle de développement dans les pays du Sud.

    Les réseaux ont été créés pour offrir un espace où les responsables d’organismes d’église peuvent se rencontrer au-delà des frontières géographiques et linguistiques. Grâce à ces réseaux, les responsables ont l’occasion d’enseigner et d’apprendre des choses pertinentes pour leur domaine dans un cadre anabaptiste.

    Consultez le site web de la CMM (Participez → Rencontres → Webinaire → Webinaires des réseaux) pour des informations sur les prochains webinaires.


    headshot of diverse people
  • Sheila Rivera Plúa a entendu parler pour la première fois de YAMEN il y a huit ans, lorsque ses parents ont accueilli un participant au programme YAMEN en mission à Manta, sa ville natale en Équateur.

    « YAMEN* est un excellent programme pour l’épanouissement professionnel, spirituel et personnel », explique Sheila Rivera Plúa. « Il faut être prêt à évoluer, à sortir de sa zone de confort et à s’imprégner du lieu et de la culture dans lesquels on se trouve. »

    Elle effectue actuellement une mission d’un an à Arusha, en Tanzanie : la ville qui accueillera la prochaine Assemblée mondiale de la CMM en 2028. Dans un district appelé Ngaramtoni, elle travaille en tant que stagiaire en développement agricole pour une organisation chrétienne, ECHO, qui travaille avec le Comité central mennonite (MCC). À ce poste, elle contribue à diminuer la précarité alimentaire dans les communautés rurales d’Afrique de l’Est, où la population a connu une croissance rapide, mais où la production alimentaire est en déclin depuis plusieurs décennies.

    « Je vois le programme YAMEN comme un moyen pour moi de servir Dieu en tant que biologiste », explique Sheila Rivera Plúa. Elle met à profit sa passion pour la conservation et ses connaissances en biologie pour faire avancer le royaume de Dieu.

    Le programme Réseau Anabaptiste Mondial d’Échanges de Jeunes (“Young Anabaptist Mennonite Exchange Network “ YAMEN) est un programme conjoint de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite (“ MCC”). Il met l’accent sur le renforcement de la communion entre les églises de tradition anabaptiste et sur le développement de jeunes responsables dans le monde entier. 

    Les participants passent un an en mission interculturelle, du mois d’août au mois de juillet suivant. 

    Des défis qui aident à grandir 

    YAMEN l’a mise au défi à bien des égards, notamment en lui faisant apprendre une nouvelle langue, le swahili, et en lui permettant d’acquérir de nouvelles compétences telles que la gestion durable des sols et les pratiques de conservation. 

    « J’ai étudié la biologie, mais comme j’étais à l’université sur la côte pacifique équatoriale, j’en savais davantage sur la vie marine et l’industrie du thon », explique Sheila Rivera Plúa. « Grâce à YAMEN, j’ai appris d’autres façons de prendre soin de notre environnement. J’ai appris à utiliser d’autres techniques de cuisson pour réduire la consommation de bois de chauffage et de gaz. » 

    Elle a également développé des compétences en recherche appliquée, notamment en concevant des propositions de systèmes d’irrigation des sols et en menant des tests pour les améliorer. « Tout cela renforce ma capacité à mettre en œuvre des solutions pratiques en milieu rural, favorisant une production alimentaire plus efficace, résiliente et respectueuse de l’environnement », explique Sheila Rivera Plúa. 

    « S’adapter à une nouvelle culture est un véritable défi. À mon arrivée, je ne pensais pas qu’il y aurait tant de différences auxquelles m’habituer. Cependant, avec le temps, j’ai appris à aimer leur langue, et cela m’a aidée à me rapprocher des gens. Je peux désormais avoir des conversations plus profondes en combinant l’anglais et le swahili. La plupart du temps, je dis des choses qui font rire quelqu’un qui maîtrise cette langue, mais cela crée un lien. Cela permet également aux autres de comprendre les efforts que je déploie pour m’intégrer à cet endroit, à cette culture », explique-t-elle. 

    Grâce à ces nombreux ajustements et à ces leçons de vie, elle a appris à apprécier les petites choses et à profiter de ces moments. « Même les moments qui ne semblent pas très agréables constituent un processus qui me permet de sortir de ma zone de confort, de faire confiance à Dieu et de surmonter les difficultés que ces moments entraînent. Cela me fait grandir », déclare Sheila Rivera Plúa. 

    De l’espoir et des outils pour une vie plus digne 

    « Mon église d’origine en Équateur (Iglesia Menonita Casa de Oración Jacuatas) est une petite communauté, nous sommes comme une famille. Mais nous tendons la main à d’autres communautés et implantons actuellement des églises dans deux communautés rurales de Manabí. Servir la communauté est inscrit dans l’ADN de mon église. C’est très similaire à l’endroit où je travaille actuellement, où nous touchons les gens non seulement en parlant de Dieu, mais aussi en leur apportant de l’espoir et des outils pour qu’ils aient une vie plus digne », explique-t-elle. 

    « À mon retour, sur le plan professionnel, j’aimerais m’impliquer davantage dans le développement de projets liés à la sécurité alimentaire et à la conservation des sols dans les zones rurales où l’on pratique l’agriculture à petite échelle », explique Sheila Rivera Plúa. 

    Elle rentrera en Équateur en juillet 2026. 


  • Dieu a créé le monde sous la forme d’un réseau complexe de relations. Lorsque la création souffre, les êtres humains souffrent aussi, car ils font partie intégrante de la création. 

    Conscient de notre responsabilité face à ce défi mondial, le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG)* de la Conférence Mennonite Mondiale a créé un Fonds pour le soin de la création afin de contribuer modestement à donner aux églises membres de la CMM les moyens de répondre aux crises écologiques actuelles. 
    En avril 2026, la subvention sera ouverte pour son deuxième cycle de candidatures. 

    Cliquez ici pour remplir un court formulaire expliquant votre projet de soins de la création. Le CCWG examine ces pré-candidatures, puis invite les projets éligibles à remplir un dossier de candidature complet. 

    Le Fonds pour le soin de la création donne la priorité aux projets ayant le double objectif de prendre soin de la création de Dieu et d’inspirer d’autres communautés à agir en tant qu’intendants de la création. 

    À l’instar des subventions du Fonds de partage de l’église mondiale, les candidatures doivent être soutenues par l’union d’églises membre de la CMM et le candidat doit contribuer au financement de l’activité. 

    Trois activités ont été approuvées au cours de la première année. 

    Les activités financées pour 2026 seront annoncées pendant le Temps pour la Création en septembre. 

    *Lors de ses réunions de mars 2026, le Comité Exécutif a approuvé le changement de nom de « Groupe de travail pour la protection de la création (“Task Force” en anglais) » à « groupe de travail pour le soin de la création (“working group”) ». Ce changement de nom indique que ce groupe axé sur la protection de la création n’est pas une préoccupation temporaire, mais une partie intégrante et permanente de la structure de la CMM. En savoir plus

    Des arbres pour les écoles, des compétences pour les élèves 

    Les jeunes du Malawi sont motivés par le projet de reboisement et apprennent à prendre soin des arbres.

    Au Malawi, l’Église Frères mennonites s’engage dans le projet « Greening Our Future » (Verdir notre avenir) à travers l’initiative de plantation et de conservation d’arbres UBALE dans le camp de réfugiés de Dzaleka, à Dowa, qui accueille plus de 50 000 demandeurs d’asile venus de toute la région des Grands Lacs et de la Corne de l’Afrique. 

    L’activité vise à planter 5 000 arbres indigènes (notamment des espèces d’acacia, d’acajou et de miombo) dans des zones dégradées au sein de communautés ciblées. Les arbres sont souvent abattus pour servir de bois de chauffage, de matériaux de construction et pour subvenir aux besoins de survie. La perte d’un trop grand nombre d’arbres entraîne l’érosion des sols, le déclin de la biodiversité et une vulnérabilité accrue face au changement climatique. 

    À ce jour, 3 600 arbres ont été plantés. L’Église fait appel à des groupes communautaires locaux, notamment des groupes de jeunes et des écoles, pour les former à la plantation et à l’entretien des arbres afin de garantir un taux de survie d’au moins 80 %. 

    « Dans Colossiens 1.16–17, il nous est rappelé que toutes choses ont été créées en Christ et pour Christ. Jésus n’est pas seulement le Sauveur des hommes, mais aussi le Seigneur de toute la création. En plantant des arbres et en restaurant la terre, l’Église montre que nous suivons Jésus non seulement dans le culte, mais aussi dans la manière dont nous traitons la terre », déclare Shadreck Kwendanyama, directeur exécutif de la MBCM. 

    Des abeilles pour la communauté 

    ___, de l’Église mennonite du Kenya, présente les ruches du projet « MennoHives and Ecosystem Restoration » à Migori.

    Au Kenya, le « MennoHives and Ecosystem Restoration Project » a reçu une subvention du CCWG. Ce projet, soutenu par l’Église mennonite du Kenya, consiste à promouvoir l’apiculture à Migori, une ville située non loin de la frontière tanzanienne. Il vise à installer jusqu’à 400 ruches « afin d’améliorer les moyens de subsistance de la communauté et de promouvoir la durabilité environnementale ». 

    Les ruches ont pour but de favoriser la présence de pollinisateurs dans le paysage tout en fournissant de la nourriture (du miel) et une source de revenu, en particulier pour les veuves qui ont besoin d’aide pour assurer des moyens de subsistance durables. 

    « Le projet reflète la gestion des ressources telle que la décrit la Bible (Genèse 2. 15) en prenant soin de la création de Dieu. Il incarne également l’appel à aimer notre prochain (Matthieu 22. 39) à travers le développement communautaire durable », explique Francis Ojwang Selassie, directeur du projet. 

    Grâce à cette subvention, KMC a pu mettre en place 70 ruches, fournir des combinaisons de protection et des enfumoirs à ceux qui s’occupent des ruches, et former les responsables locaux. 

    Planter des fruits pour les familles 

    En Angola, l’Igreja Evangelica Menonita Em Angola (IEMA) a reçu une subvention pour planter des arbres fruitiers en utilisant un système d’irrigation par captage et stockage des eaux de pluie à Mbanza Säo Paulo, Nambuangongo et Bengo. 

    Le projet vise à lutter contre la désertification des terres et la faim en cultivant des denrées alimentaires et en assurant des moyens de subsistance. 

    En impliquant une vingtaine de personnes issues des assemblées locales dans la culture et l’entretien, les fruits récoltés peuvent bénéficier à près de 200 personnes. 

    « Nous nous inspirons d’Ézéchiel 36, 8-11 pour prendre soin de la terre, et nous mettons en pratique l’injonction de planter des jardins tirée de Jérémie 29, 5-7 », explique Gomes João de Miranda, coordinateur du projet. 

    « Nous sommes encouragés par ces projets qui impliquent les membres de l’Église dans la mise en œuvre et incluent les membres dans le besoin parmi les bénéficiaires du projet », déclare Doug Graber Neufeld, du groupe de travail pour le soin de la création. 


  • Lisa Carr-Pries, vice-présidente de la CMM, anime la prière du matin avec le Comité exécutif, le Comité YABs et le personnel avant une journée de réunions. Photo : Ebenezer Mondez. 

    Le Comité Exécutif approuve la date de l’Assemblée, le groupe chargé du soin de la création et le nouveau calendrier des réunions 

    « La résurrection n’est pas seulement un moment dans le temps ; la résurrection, c’est la puissance de Dieu aujourd’hui », a déclaré Sunoko Lin (États-Unis/Indonésie), trésorier de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), lors du temps de prière du matin à l’occasion de la réunion annuelle du Comité Exécutif (CE) de la CMM, qui s’est tenue du 16 au 19 mars 2026 à Lumban, dans la province de Laguna, aux Philippines. 

    Les réunions se sont déroulées dans un climat de prière. Chaque matin, les membres du Bureau de la CMM ont présidé des moments de prières axées sur le slogan de la CMM : « Suivre Jésus, vivre l’unité, construire la paix ». Chaque soir, un membre de l’équipe de direction du personnel clôturait la journée par des prières. 

    Le Comité Exécutif est composé de 10 représentants nommés par le Conseil Général de la CMM (deux par région continentale) et des cinq membres du Bureau. Siaka Traoré (Burkina Faso) a participé pour la première fois en tant que cinquième membre du bureau du comité exécutif ; son titre a été modifié en « Consultant continental ». 

    Il s’agissait de la première réunion en présentiel du nouveau Comité exécutif après la confirmation des nominations par le Conseil Général en 2025. 

    Le CE et les membres du bureau du comité exécutif étaient accompagnés de l’équipe de direction du personnel, de certains membres de l’équipe de la direction générale et du Comité YABs (Jeunes anabaptistes), qui ont tenu leurs propres réunions, mais se sont joints aux autres pour des moments de prière et d’enseignements. 

    John D. Roth (États-Unis) a animé des sessions de réflexion d’un point de vue historique. Il a examiné les questions suivantes : « Où en est l’Église ? » et « Où vivons-nous la communion dans la tradition anabaptiste ? » 

    Prochaine Assemblée approuvée 

    Le CE a approuvé par consensus l’organisation de la prochaine Assemblée en Tanzanie au cours des deux premières semaines de juin 2028. 

    « Notre groupe continental africain apporte son soutien à cette invitation adressée à notre famille anabaptiste mondiale de venir en Tanzanie », déclare Samson Omondi (Kenya), représentant du Comité exécutif pour l’Afrique. 

    Engagement envers le soin de la création 

    Il y a eu une forte affirmation en faveur de la poursuite du travail sur le soin de la création au sein de l’Église mondiale. Le CE a approuvé par consensus une proposition visant à faire du Groupe de travail pour la protection de la création une partie permanente de la structure de la CMM sous le nom de Groupe de travail pour le soin de la création. Le groupe de travail pour la protection de la création avait été créé pour explorer ce que signifie le soin de la création pour la CMM ; le groupe de travail continuera à promouvoir une gérance fidèle de la création dans les opérations de la CMM et parmi ses membres. Le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG) travaillera en collaboration avec les quatre commissions de la CMM et se réunira avec elles. 

    Dans un souci de réduire le coût environnemental élevé des déplacements en avion, le CCWG ne se réunira en personne que les années où se tiennent le Conseil Général et l’Assemblée. 

    C’est une tradition de la Conférence Mennonite Mondiale de planter un arbre sur le terrain d’une institution mennonite lorsque le Comité Exécutif se réunit : « en l’honneur de la création de Dieu et de l’Église universelle ». Aux côtés (de gauche à droite) de Zaldy Magansay, président de l’Integrated Mennonite Conference, et d’Eladio Mondez, évêque modérateur, les membres du bureau du comité exécutif de la CMM (Siaka Traoré, Sunoko Lin, César García, Henk Stenvers, Lisa Carr-Pries) ont planté un deuxième arbre kamias (averrhoa bilimbi) aux Philippines, à la Lansay Mennonite Bible Church. (En 2008, la présidente de l’époque, Nancy Heisey, et le futur président, Danisa Ndlovu, avaient planté un arbre à la Lumban Mennonite Bible Church.) Photo : Ebenezer Mondez. 

    Création d’un nouveau cycle de réunions 

    Le CE a approuvé un nouveau cycle pour les réunions de la CMM. « Au cours des dernières années, les réunions de la CMM sont devenues ingérables, car de plus en plus de membres et de groupes ont rejoint la CMM », a déclaré Liesa Unger (Allemagne), responsable des événements internationaux. Il est difficile de trouver des salles de réunion. Les personnes assumant plusieurs rôles se retrouvent avec des réunions qui se chevauchent. 

    Compte tenu de ces défis, le CE a approuvé un nouveau cycle selon lequel le Conseil Général et les réseaux (GAEN, GAPN, GASN, GMF) se réuniront en alternance, à partir de l’Assemblée de 2028. Les commissions se réuniront à chaque fois. 

    Dans le cadre de ce nouveau plan, les réunions du Conseil Général ou des réseaux auront lieu environ tous les 18 mois. 

    Le CE a également approuvé les modifications apportées aux documents relatifs aux mandats des réseaux et aux frais d’adhésion aux réseaux. 

    Les jeunes adultes se préparent et discernent 

    Le Comité YABs s’est réuni pour la première fois en présentiel avec les nouveaux représentants (Asie, Europe, Amérique du Nord) nommés après le Sommet Mondial de la Jeunesse (GYS) de 2025. Dans leur rapport au CE, ils ont présenté une feuille de route pour les années à venir, comprenant un plan visant à entrer en contact avec de jeunes responsables afin de développer le Réseau YABs et à utiliser les réseaux sociaux comme outil pour communiquer avec les jeunes. 

    Le Comité YABs a poursuivi sa réflexion sur ses objectifs à long terme, notamment sur les moyens d’intégrer les délégués des YABs aux délégués du Conseil Général en 2028. 

    Le Comité YABs (Jeunes anabaptistes) présente son rapport au Comité exécutif lors de sa réunion de 2026.   Photo : Janet Plenert

    « Nous voulons honorer la sagesse du Conseil Général et prendre le temps de tester les différents changements afin de proposer une meilleure solution que celle qui n’a pas été adoptée en 2025 », a déclaré Valentina Kunze (Uruguay), présidente des YABs et représentante de l’Amérique latine. 

    Le comité et le mentor des YABs bénéficient désormais également du soutien du nouveau coordinateur des YAB, Isaac Nii Torgbor Gborbitey (Ghana), qui est également le représentant des YABs pour l’Afrique. 

    Le Comité exécutif a été encouragé par le travail du Comité YABs. « Vous avez travaillé dur et vous êtes une source d’inspiration pour nous », a déclaré Sipra Biswas (Inde), représentante de l’Asie au sein du Comité exécutif. 

    Enfin, le Comité Exécutif a examiné et approuvé le budget 2026, les rapports financiers 2025 et les projections pour 2027 et 2028. 

    « Cette importante réunion de discernement est aussi un espace où la guidance du Saint-Esprit nous transforme. Il s’agit d’un cheminement que nous faisons en communion les uns avec les autres et avec le Christ lui-même », déclare César García (Canada/Colombie), Secrétaire Général. 


  • Le renforcement de la communion est au cœur de l’action de la Conférence Mennonite Mondiale, « une communauté mondiale de foi dans la tradition anabaptiste ». « Les relations personnelles que nous tissons avec les Églises de nos régions respectives sont un pilier de la CMM », déclare Janet Plenert, directrice du renforcement de la communion. 

    Dans la nouvelle structure de la CMM, les représentants régionaux relèvent du service du renforcement de la communion. Danisa Ndlovu a été nommé responsable des relations inter-Églises, chargé de superviser les représentants régionaux. Il est bien connu en tant qu’ancien président de la CMM (2009-2015) et en tant qu’actuel représentant régional pour le sud de l’Afrique. Il a été évêque au sein de l’Église des Frères en Christ au Zimbabwe de 2000 à 2014. 

    « J’ai confiance en la sagesse, l’expérience et les connaissances de Danisa ; il s’acquittera admirablement de cette tâche », déclare Janet Plenert. 

    « Notre travail implique beaucoup de planification : visites, contacts avec les responsables d’Églises. Si nous ne planifions pas, nous planifions l’échec. Mais nous gardons à l’esprit que c’est Dieu qui détermine nos pas. Dieu fait aboutir nos projets », déclare Danisa Ndlovu. 

    Danisa Ndlovu représente également la CMM au sein du Conseil de ministère conjoint des conseils d’administration du Comité central mennonite des États-Unis et du Canada. 

    Nouveau représentant régional 

    David Chow rejoindra l’équipe des représentants régionaux le 1er avril 2026 afin de servir les dix Églises membres nord-américaines de la CMM. 

    Le rôle des représentants régionaux consiste au développement et à l’entretien des relations entre les membres, les membres associés et les membres potentiels de la CMM, les Églises locales, les organisations affiliées à la CMM et ses partenaires. Ils font le lien entre la communion mondiale et les membres d’une région. En tant qu’intermédiaires, ils transmettent les joies et les préoccupations des Églises à la CMM et expliquent et partagent les ressources et les opportunités de la communion mondiale avec les Églises locales. 

    David Chow est un Frère mennonite originaire de Calgary, en Alberta (Canada). Il a ressenti un appel au ministère dès son plus jeune âge et, à l’âge adulte, a trouvé sa famille spirituelle parmi les anabaptistes. Il a obtenu une maîtrise en théologie au Mennonite Brethren Biblical Seminary. David Chow et son épouse Charlene ont servi au sein de l’Église des Frères mennonites au Japon pendant deux ans. Il a exercé le ministère pastoral pendant près de 22 ans, en se consacrant à la création et au développement d’assemblées interculturelles. Il poursuit actuellement un certificat post-maîtrise en accompagnement spirituel. 

    « J’aime l’Église — tant la communauté locale que la communion mondiale. Au cours de mes études théologiques, j’ai fermement embrassé les croyances anabaptistes et je me suis engagé à les incarner et à les vivre », déclare David Chow. 

    « David Chow est connu pour son sens inné du relationnel et son écoute attentive. Nous sommes convaincus qu’il mettra ses compétences et son amour pour la mission de Dieu dans le monde au service de nos églises membres en Amérique du Nord », déclare Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-Églises. 

    La recherche d’un représentant régional pour l’Afrique centrale et occidentale se poursuit, suite à la nomination de Siaka Traoré au sein du Bureau en tant que consultant continental. 

    Le Comité YABs (Jeunes anabaptistes) opère également au sein du service du renforcement de la communion. Le représentant pour l’Afrique, Isaac Nii Torgbor Gborbitey, a été nommé coordinateur des jeunes anabaptistes (YABs) à compter du 1er mars 2026. Son rôle consistera principalement à gérer, coordonner et mettre en œuvre les aspects logistiques des programmes et rencontres du YABs. 

    Isaac Gborbitey est membre de l’Église mennonite du Ghana. Il est titulaire d’une licence en sciences biomédicales de l’université de Cape Coast au Ghana. Il a participé à des activités de recherche communautaires, a suivi une formation en gestion de projet et en engagement des jeunes, et a travaillé avec des groupes de bénévoles ainsi que dans l’organisation de rencontres et de manifestations. 

    « Dans son rôle de bénévole en tant que représentant des YABs pour l’Afrique, Isaac a été très actif. Il a collaboré avec des groupes de jeunes adultes dans toute la région. Nous sommes ravis de pouvoir continuer à bénéficier de ses compétences et de sa passion au service de l’Église alors qu’il rejoint le personnel », déclare Ebenezer Mondez, responsable des YABs (anciennement mentor des YABs). 


  • Qu’est-ce que les rencontres avec des croyants d’autres pays, mais vivant dans la même région, peuvent vous apporter ?

    « Au-delà de la participation aux programmes, les gens trouvent que les liens créés lors des rassemblements régionaux sont ce qui est de plus mémorable », explique Miekje Hoffscholte-Spoelder, présidente du conseil d’administration de la Conférence mennonite néerlandaise. « Nous nous faisons de nouveaux amis et nous en retrouvons d’anciens. Nous entrons en contact avec des croyants qui n’ont pas toujours les mêmes opinions et le même parcours que nous. »

    Les rassemblements régionaux sont l’occasion de nouer des amitiés et de développer des relations. Bon nombre d’entre eux sont organisés de manière autonome par des groupes de la région, dont beaucoup sont membres de la Conférence Mennonite Mondiale. Pour les représentants régionaux de la CMM, c’est une excellente occasion de rencontrer plusieurs responsables à la fois.

    « Nous avons tant à apprendre les uns des autres en continuant à vivre l’unité », déclare Bruce Campbell-Janz, directeur du service de la communication et de l’engagement pour la CMM.

    Europe 

    Large group of people lined up for photo in a courtyard of a brick building
    A gathering of the MWC member church in Spain

    Les Églises mennonites européennes se réuniront aux Pays-Bas du 14 au 17 mai 2026 pour leur rassemblement régional CMERK* (anciennement MERK). Créé en 1972 et pensé comme un événement ponctuel, il est devenu une sorte de mini-assemblée organisée entre les assemblées mondiales de la CMM, au cours de laquelle les mennonites d’Europe partagent leurs idées théologiques, trouvent des points communs et échangent les dons qu’ils peuvent offrir à la communion mennonite régionale.

    Miekje Hoffscholte-Spoelder ajoute : « Mon mari et moi avons eu le privilège d’assister à l’Assemblée mondiale en Indonésie en 2022, mais un tel voyage n’est pas possible pour tout le monde. Il est important que nous apprenions à connaître nos prochains mennonites, que nous priions et louions ensemble, et que nous discutions de sujets urgents, notamment le rôle des églises dans l’accompagnement des migrants en Europe. »

    Les membres des commissions de la Conférence Mennonite Mondiale se réuniront à Mennorode, aux Pays-Bas, juste avant la CMERK, afin de pouvoir se joindre à la rencontre régionale qui suivra. Les rencontres en personne permettent de renforcer les relations qui sous-tendent le travail qu’ils accomplissent tout au long de l’année par le biais de réunions en ligne et de communications écrites.


    Amérique Latine et Caraïbes

    large group of people lined up for photo in the drop off loop of a hotel
    Participants at the 2025 Latin American 500th anniversary of Anabaptism event

    Les Églises anabaptistes de 16 pays d’Amérique latine se sont réunies au Pérou en janvier 2025 pour commémorer les 500 ans de l’anabaptisme.

    « C’était un moment précieux pour se souvenir des pères et mères dans la foi, qui nous ont montré un chemin parsemé de sang, de sueur et de larmes, et l’engagement à suivre Jésus-Christ », dit Jaime Prieto, théologien et historien anabaptiste du Costa Rica.

    « Pour moi, ce qui a compté le plus, c’était de voir des gens issus de contextes culturels différents. Nous avons mis en lumière des problèmes, des solutions et, surtout, des sujets importants pour notre vie en communauté, tout en gardant toujours nos principes anabaptistes comme fondement de nos réflexions », a rapporté Yuri De Araùjo du Brésil, l’un des nombreux participants, engagé dans YAMEN, un programme d’entraide du Comité central mennonite et de la Conférence Mennonite Mondiale, qui a assisté à la rencontre.

    Les mennonites d’Amérique centrale et des Caraïbes attendent avec impatience la CAMCA (Consulta Anabaptista Menonita de México, Centro América y el Caribe), qui se tiendra du 13 au 18 juillet 2026 à l’Iglesia Nacional Evangélica Menonita Guatemalteca à Alta Verapaz, au Guatemala. Comme la CMERK, cette rencontre a lieu tous les deux ou trois ans et attire un large public venu pour apprendre, discerner et s’encourager mutuellement.


    Asie

    large group of Asian people lined up for photo
    Regional meeting in Asia

    Les réunions régionales peuvent également porter sur une idée commune afin d’approfondir la réflexion et de développer des actions pour la mettre en pratique. Les responsables d’Églises mennonites d’Asie, sous l’égide du Réseau asiatique d’éducation anabaptiste-mennonite, se sont réunis pour réfléchir ensemble à la contextualisation de la théologie anabaptiste pour les Églises d’Asie. Rejoints par des responsables missionnaires et théologiques du Canada et des États-Unis, ils se sont réunis en Indonésie en 2024 et en Thaïlande en 2025. 


    Amérique du Nord

    Diverse men and women smile at camera from around lunch table.
    North American leaders from MWC member churches on break at General Council meetings in Germany, 2025

    Tout récemment, la CMM a organisé une réunion pour les responsables des églises membres des États-Unis, du 6 au 8 janvier 2026. Janet Plenert, directrice de la CMM chargée du renforcement de la communion, revient sur son rôle de facilitatrice lors de cette réunion : « Parfois, les réunions sont significatives non pas en raison de ce qui a été décidé ou accompli, mais parce qu’elles se sont déroulées dans un climat de respect, de partage empreint de grâce et d’amour bienveillant, au milieu de conversations franches et honnêtes.

    Nous étions vulnérables les uns envers les autres, exprimant une honnêteté bienveillante et directe. Nous avons également eu des conversations substantielles sur les questions qui nous ont réunis. Nous avons senti que l’Esprit de Dieu était parmi nous, et nous croyons que les prières de nombreuses personnes y ont contribué. »


    Afrique

    large group of mostly African men lined up for photo in front of building
    A gathering of Mennonite church leaders at AIMM meetings

    « Au fond de nous, il y a une aspiration constante à vivre ensemble. Les rencontres régionales, qu’elles soient organisées de manière indépendante par les Églises locales ou par la CMM, offrent un espace pour tisser des liens entre nous. Elles nous permettent de découvrir les difficultés et les joies des uns et des autres, de nous encourager mutuellement, de collaborer et d’envisager l’avenir ensemble », explique Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-églises à la CMM.

    « Dans ma région, l’Afrique, le mode de vie est principalement communautaire. Ainsi, bien que très diversifiées en termes de culture, de langue, d’histoire coloniale et de vision du monde, les réunions régionales nous permettent de créer des liens entre nous », ajoute-t-il.

    Une réunion régionale pour l’Afrique entre les responsables des églises membres de la CMM est prévue pour 2026. 


    group of people from Asia standing together