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  • La Conférence Mennonite Mondiale a le regret d’annoncer que l’Église Meserete Kristos, en Éthiopie, a voté en faveur de son retrait de l’adhésion à la CMM.

    Les responsables de l’église Meserete Kristos qui siègent actuellement au sein des Commissions et des réseaux de la CMM démissionneront de leurs fonctions à compter de cette date.

    Meserete Kristos était l’église membre la plus nombreuse de la CMM.

    En novembre 2025, des préoccupations ont été exprimées par des membres de Meserete Kristos quant à leur association avec des Églises nationales dont les directives approuvent les relations entre personnes du même sexe. Après plusieurs mois de discussions au sein de la communauté de Meserete Kristos — tant en Éthiopie que parmi la diaspora mondiale —, ces préoccupations ont abouti à un vote en faveur de la sortie.

    « À l’instar de nombreuses dénominations chrétiennes à travers le monde, la CMM est confrontée à de sérieux défis dans sa volonté de préserver l’unité du Saint-Esprit face à des points de vue divergents sur les relations entre personnes du même sexe », déclare César García, secrétaire général de la CMM.

    La CMM n’a pris aucune position sur les relations entre personnes du même sexe. « Depuis plus de 12 ans, nous cherchons dans la prière la meilleure voie à suivre au milieu des désaccords, des malentendus et des rumeurs sans fondement concernant la manière dont la CMM traite les relations entre personnes du même sexe », explique César García. « Tout au long de ce parcours, un principe nous a guidés : lorsque les Églises sont confrontées à des désaccords, nous sommes appelés par Dieu à engager le dialogue et à discerner ensemble la volonté de Dieu. »

    « À l’heure où ils quittent la CMM, nous prions pour que Dieu bénisse nos frères et sœurs de Meserete Kristos. Leur dynamisme et leur passion pour l’évangélisation ont été une source d’inspiration pour beaucoup au sein de notre communion mondiale. Nous prions pour qu’ils continuent à grandir en suivant Jésus selon la voie qu’ils ont discernée », déclare Henk Stenvers, président de la CMM.

    « La CMM respecte l’autorité et la diversité des structures ecclésiales locales et nationales, ainsi que leur autonomie », ajoute Henk Stenvers. « Nous continuerons à nous concentrer sur les sept points clés exprimés dans nos Convictions communes, adoptées par consensus par le Conseil général en 2006.

    « Veuillez garder la CMM dans vos prières alors que nous cherchons à témoigner de la nouvelle création de Dieu, à discerner ensemble la volonté de Dieu et à répondre fidèlement à notre appel à suivre Jésus en tant que communion mondiale, en préservant l’unité de l’Esprit », déclare Henk Stenvers.



    Nous restons prêts à dialoguer avec les membres de la CMM qui ont des questions, des préoccupations ou le désir d’un échange plus approfondi. Please direct questions to info@mwc-cmm.org

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  • Le swahili sera l’une des langues officielles de la 18e Assemblée 

    Ubuntu – Je suis parce que nous sommes.

    « Il est très important de comprendre cette philosophie africaine lorsque nous nous réunissons en tant que grande communauté anabaptiste à Arusha. Je ne peux en aucun cas tout gérer tout seul. Je le fais parce que d’autres m’ont aidé : c’est l’interdépendance », explique Musuto wa Mutaragara wa Chirangi wa Muhongo wa Nyawayega wa Rihu.

    Le Dr Musuto Chirangi sera coordinateur du swahili pour l’interprétation et la traduction lors de la 18e Assemblée mondiale de la CMM en Tanzanie, du 6 au 13 juin 2028. Les noms des deux Églises qui accueillent l’Assemblée, Kanisa la Mennonite Tanzania (KMT) et Kanisa La Mennonite La Kiinjili Tanzania (KMK(T)), sont tous deux en swahili.

    Langue officielle de la Tanzanie, le swahili est largement parlé dans toute l’Afrique de l’Est, notamment en République démocratique du Congo, au Kenya, au Mozambique et en Ouganda.

    Le swahili sera l’une des langues officielles de la 18e Assemblée. « Cela signifie que tous les documents écrits seront traduits en swahili et qu’une traduction sera assurée pour l’ensemble des interventions sur scène », explique Liesa Unger, responsable des événements internationaux.

    « Pour chacune des langues de la CMM (anglais, français et espagnol), nous disposons d’un glossaire des termes couramment utilisés, en particulier des mots d’église, qui peuvent avoir des connotations spécifiques dans certaines langues. Chirangi mettra en place une équipe qui, entre autres, travaillera à la création d’une version en swahili de ce glossaire », explique Karina Derksen-Schrock, coordinatrice de la traduction et de l’interprétation.

    Bien que Musuto Chirangi ait suivi une formation en développement commercial et en développement communautaire, et qu’il soit titulaire d’un master et d’un doctorat en études du travail et en ressources humaines, il nourrit une passion pour les langues et la culture. Il est marié à Marja Schoenmaker, une mennonite néerlandaise, et a une fille adulte.

    « Quand on vient en Afrique, il faut se préparer sur le plan sociologique. Il faut comprendre pourquoi nous nous comportons d’une certaine manière », explique Musuto Chirangi.

    La langue est profondément ancrée dans la culture, et elle s’exprime non seulement par les mots, mais aussi par le langage corporel.

    « Si vous prenez les mots au pied de la lettre et que vous les passez dans l’IA [pour la traduction], vous allez vous amuser en voyant le résultat », ajoute-t-il.

    Musuto Chirangi a participé à la révision de la version en swahili de la constitution de l’Église mennonite de Tanzanie (KMT) et de son récent plan stratégique décennal.

    Prenons le thème « Christ nous unit », par exemple : « En swahili, si vous le traduisez littéralement, cela perd tout sens théologique. La phrase devient passive. Il faut l’exprimer différemment en swahili : en Jésus, nous ne faisons qu’un, nous sommes ensemble. Vous avez désormais une responsabilité. Que l’on vienne du Malawi, du Kenya ou de Tanzanie, en tant que femme ou en tant qu’homme, on a la responsabilité de communiquer, d’être avec les autres, ensemble en Jésus ; il n’y a pas de frontières », explique-t-il.

    « En tant que membre de la communauté anabaptiste mondiale, les valeurs fondamentales que sont la construction de la paix, la promotion de l’unité, la place centrale accordée à la communauté et la radicalité dans la défense de la vérité ont façonné mes perspectives, mon comportement et ma philosophie de travail », explique-t-il.

    Il a été élevé au sein de l’Église mennonite. Son père, Mutaragara Chirangi, fut l’une des premières personnes baptisées à Musoma par l’évêque Elam Stauffer en 1951. Après avoir suivi une formation d’enseignant, Mutaragara Chirangi est devenu secrétaire général des Églises mennonites de Tanzanie et du Kenya, qui fonctionnaient alors conjointement.

    Un rassemblement, ce n’est pas seulement les réunions, c’est aussi rencontrer les gens, découvrir la cuisine locale, visiter les lieux et écouter les récits, explique Musuto Chirangi. « Il y aura des chocs culturels, mais nous pouvons apprendre à les anticiper, puis à les accepter et à nous en remettre. »

    « La venue de la CMM chez nous est une occasion de nous guérir », déclare Musuto Chirangi. « Nous ne sommes plus des étrangers en Jésus-Christ. »


    A group of African women singing at church
  • « L’unité ne nous donne pas la force, l’unité est notre force », a affirmé la pasteure Leotina Mahamba, déléguée de l’Église de la communauté mennonite en Angola, lors de la Rencontre des dirigeants anabaptistes africains à Accra, au Ghana, du 10 au 12 juillet 2026.

    Cette rencontre, tenue sous le thème « Un seul corps, une seule voix : renforcer l’unité au sein de la famille anabaptiste africaine », a réuni 35 participants officiels : des responsables de 22 conférences membres de la CMM provenant de 15 pays d’Afrique, des membres du personnel et des représentants régionaux de la CMM, ainsi qu’un membre du personnel africain du Comité central mennonite qui s’occupe de l’Afrique de l’Est et du Sahel.

    « À ma connaissance, il s’agit du premier rassemblement de ce type en Afrique. À ce titre, il marque un moment important dans notre parcours commun et dans l’histoire de notre communion sur le continent », a déclaré Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-Églises à la CMM et ancien évêque de l’Église des Frères en Christ du Zimbabwe.

    Les discussions ont été menées en anglais, en français et en portugais. Le culte multilingue a souligné l’unité commune en Christ et la diversité comme un don au service de la mission.

    « Après deux années bien remplies, consacrées à rêver et à planifier, ces trois jours passés ensemble ont constitué un riche espace de consultation, de fraternité, de louange, de discernement partagé, de rires et de conversations informelles », a affirmé Danisa Ndlovu.

    Pour favoriser une plus grande variété d’opinions, quatre femmes occupant des postes de direction faisaient partie des délégués invités (dont l’ancienne vice-présidente de la CMM, Rebecca Osiro).

    Au cours de ces trois jours, les participants ont réaffirmé la vocation de l’Église à être un témoin d’espoir et de guérison face aux héritages du colonialisme, aux divisions culturelles, aux pressions sur les ressources et à la violence xénophobe.

    « Nous avons reconnu les ressources humaines, financières et de leadership déjà présentes au sein de nos Églises africaines. Nous avons planifié et organisé cet événement de manière autonome. Il était important de reconnaître notre force pour le ministère », a souligné Danisa Ndlovu.

    A big group photo standing together in front of a statue
    Des responsables anabaptistes africains au Parc commémoratif Kwame Nkrumah.
    PHOTO fournie.

    Les dirigeants ont abordé en toute franchise la nécessité d’assurer des transitions de pouvoir plus saines, notamment en ce qui concerne la préparation des successeurs, la responsabilisation et un soutien durable.

    Isaac Gborbitey, coordinateur de YABs (Jeunes Anabaptistes) et représentant pour l’Afrique, a exhorté les responsables d’Églises à intentionnellement encadrer la prochaine génération, plutôt que d’attendre les périodes de transition pour former les successeurs.

    « Les jeunes dirigeants ont besoin d’occasions d’apprendre, de s’investir, d’assumer des responsabilités et de mûrir progressivement vers des fonctions de direction, tout en tirant parti de la sagesse et de l’expérience des dirigeants plus âgés », a affirmé Isaac Gborbitey. Ce dernier a été un acteur clé dans l’organisation de cet événement, qui s’est déroulé dans son pays natal.

    « C’est la première fois que nous rencontrons nos frères et sœurs issus de différentes conférences, réunis ici, chacun apportant ses dons spirituels pour s’enseigner mutuellement et apprendre les uns des autres, » a declaré Daniel CAnganguela, Igreja Evangélica dos Irmãos Mennonitas em Angola.

    « Cette rencontre a été unique pour moi », a ajouté Francis Kamoto, évêque de l’Église des Frères en Christ (Malawi) Mpingo Wa Abale Mwa Kristu et membre de la Commission Foi et Vie de la CMM. Il a exprimé sa joie d’avoir pu découvrir des Églises mennonites au Ghana et d’avoir partagé un moment de communion enrichissant avec les dirigeants africains. « Je suis également très ému par les moments de recueillement que nous avons eus. »

    Les responsables ont affirmé que ces rencontres avaient permis de lever des barrières et de créer un sentiment de communion. Un consensus s’est dégagé sur la nécessité de poursuivre ces rencontres à un rythme régulier. La prochaine est prévue avant la 18e Assemblée de la CMM, qui se tiendra en Tanzanie en 2028.

    « Nous pensons que, en retour, cela renforcera véritablement notre capacité à poursuivre l’œuvre du Seigneur. Nous prions pour que d’autres rassemblements de ce type aient lieu », a déclaré Joseph dit Boureïma Sinou, secrétaire général de l’Église évangélique mennonite du Burkina Faso.

    En signe d’engagement commun envers la prochaine Assemblée en Tanzanie, les participants ont collecté de leur plein gré environ 230 USD afin de soutenir les préparatifs de l’Assemblée. Les responsables ont également convenu que chaque conférence membre de la CMM en Afrique verserait au moins 300 USD au budget de CMM de l’Assemblée « Afrique ».

    « Nous sommes plus forts et plus unis parce que nous nous sommes réunis », a déclaré Danisa Ndlovu.

    « Nous rendons grâce à Dieu pour ce qui s’est accompli parmi nous : la diversité des langues, la présence de nombreux pays et les différentes conférences. Ce fut véritablement un moment de renouveau. Cela nous a vraiment donné l’occasion de redécouvrir qui nous sommes et ce que nous pouvons accomplir ensemble », a déclaré Samson Omondi, président de l’Église mennonite du Kenya et représentant de l’Afrique au Comité exécutif de la CMM.

    Faisant référence au Psaume 133, il a ajouté : « Comme il est agréable et bon que des frères et sœurs se réunissent, car être ensemble signifie être uni. Et lorsque vous êtes unis, vous devenez de plus en plus forts. »


    a group of African people interacting
  • Mennonite Church Durg India (Inde), Dimanche de la Paix 2025

    Christ est « l’image du Dieu que nul ne voit, il est le premier-né de toute création… Il est lui-même bien avant toutes choses et tout subsiste en lui. »

    Colossiens 1.15 ; 17

    « Ce passage biblique nous rappelle combien notre Sauveur est intimement impliqué dans les origines et le futur de toute la création. Avec cette vérité en tête, la CMM invite ses membres à participer à une nouvelle célébration liturgique en septembre. », nous convie Juliana Morillo, représentante de l’Amérique latine du Groupe de travail pour le soin de la création.

    Les membres de la CMM attendent avec impatience les ensembles de ressources proposées pour chaque Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale, chaque Semaine de la fraternité des YAB’s, chaque Dimanche de la paix. En 2026, un ensemble de ressources sera aussi disponible pour le Dimanche de la création, un nouveau temps liturgique de célébration ajouté au calendrier.

    « Le Dimanche de la création est une opportunité de proclamer une importante partie de notre foi. Ce jour n’est pas seulement à propos de ce que Dieu a fait dans le passé, mais ce qu’il fait aujourd’hui même. », dit César Garcia, le secrétaire général de la CMM. « En Christ, notre Dieu créateur soutient tout l’univers, y compris nous, qui en faisons partie. Prendre soin de la création est un point clé de notre témoignage et de notre mission. »

    Le Groupe de travail pour le soin de la création a préparé avec soin les ressources pour les églises qui voudront se joindre à cet évènement.

    « La CMM aimerait beaucoup avoir des retours sur votre manière de célébrer ce tout premier Dimanche de la Création. Dites-nous comment vous avez utilisé ces prières, ces propositions d’activités, ces témoignages et ces ressources pour l’enseignement au sein de vos églises locales. Faites-nous savoir si vous pensez à d’autres ressources que nous puissions proposer. »

    « Comme pour toutes nos célébrations, bien que nous fixions une date précise, nous invitons nos membres à utiliser nos ressources à la date qui leur convient le mieux », précise Janet Plenert, directrice du service du renforcement de la communion de la CMM.

    Que ce soit le Dimanche de la paix ou le Dimanche de la création, ces deux célébrations dépassent tous les deux le cadre de notre famille anabaptiste.

    Depuis 2006, la CMM a déclaré que le Dimanche de la paix aurait lieu au plus près du 21 septembre, journée internationale de la paix.

    « Vivre la paix – un élément essentiel de notre identité en tant qu’anabaptistes – nécessite des ressources, de la pratique et des célébrations », dit Andrew Suderman, secrétaire de la commission paix. « Nous prions que le matériel proposé, tant pour le Dimanche de la paix que pour le Dimanche de la création, puisse servir ce but, que les assemblées décident de les utiliser en septembre, en novembre ou à tout autre moment de l’année. »

    Le Dimanche de la création rassemble les anabaptistes, avec les chrétiens du monde entier, et attire notre attention sur Dieu, le créateur plein d’amour.

    Depuis plusieurs années, les chrétiens fêtent le Temps de la création en septembre. Temps issu d’une fête orthodoxe, d’abord célébrée le 1er septembre, le Temps de la création tire aussi ses racines de Roch Hachana, le nouvel an juif qui tombe en septembre ou début octobre.

    En 2025, au cours d’une conférence œcuménique à Assise (Italie), les représentants des églises se sont accordés pour commencer à inscrire cette fête au calendrier liturgique chrétien. C’est ainsi qu’est né le Dimanche de la Création, le premier dimanche de septembre.

    Le Groupe de travail pour le soin de la création de la CMM a encouragé toutes les assemblées à rejoindre la célébration du Dimanche de la création.


  • Sommes-nous préparés à assumer le vrai coût de la solidarité ? 

    Nous explorons cette question dans le dernier numéro de Courrier

    Le numéro 41.2 a un format un peu différent. Au lieu de proposer 5 « perspectives » venant de chaque région, nous vous proposons ici des entretiens plus profonds. Forts de leurs expériences et de leurs parcours variés, nos contributeurs échangent leurs compétences et leurs témoignages au-delà des barrières des différences. Après tout, être solidaire n’est pas être solitaire. 

    Ce numéro de Courrier arrive dans vos boites aux lettres un peu tardivement, de ce fait le prochain numéro arrivera au cours du même mois !  

    Ne manquez pas les récits sur le thème « Partager les fardeaux, partager l’espoir » du numéro 41.3. Ces récits ont été partagés lors de « Renouveau 2026 », en mars aux Philippines, accompagnés de danses et de traditions culturelles mettant en relief l’unité et la solidarité. 

    Et nous serions ravis d’avoir de vos nouvelles ! Lorsque vous lisez Courrier, qu’est-ce qui vous touche profondément ? Qu’est-ce qui vous fait dire « oui » pour marcher aux côtés d’autres personnes, en toute humilité et réciprocité ? Racontez-nous comment vous conjuguez « suivre Jésus » avec ce que la solidarité peut coûter.


    row of diverse people interacting
  • Histoires de collectes de fonds anabaptistes autour du monde

    A quel moment tombe votre anniversaire ? Êtes-vous prêts à collecter des fonds pour une bonne cause ? Si vous êtes membre de l’Eglise des Frères en Christ au Zimbabwe, ces questions pourraient se poser.

    Tout autour du monde, les membres des assemblées collectent des fonds pour différents projets, pour le fonctionnement des églises ou pour des besoins particuliers. Nous avons demandé aux représentants régionaux des exemples de manière de collecter des fonds sur leur continent.

    Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-Églises

    Au Zimbabwe, l’une des manières de collecter les fonds est de regrouper les membres de l’église par mois d’anniversaire et de leur demander de collecter une certaine somme d’argent.

    On leur donne un montant cible et un délai dans lequel réaliser la collecte de fonds.

    Le groupe se choisit alors un responsable et un secrétaire en charge de la comptabilité. La manière de collecter les fonds se fera de la manière dont ils le décident.

    Le groupe peut choisir de monter un projet pour collecter cette somme définie, ou ils peuvent se mettre d’accord ensemble pour payer un certain montant pendant une certaine période.

    Arriver au montant défini est une responsabilité collective. Certains groupes arrivent à collecter bien davantage de fonds que le montant initial prévu !

    Cette méthode crée des liens entre les membres de l’église, en même temps qu’elle permet d’exercer de la créativité. Elle suscite également, d’une certaine manière, un esprit de compétition sain – et en plus, de l’argent est récolté !

    Note: appelée nsinsani,” cette compétition est aussi une manière assez commune de récolter des fonds en RDC et enAngola. 

    Pablo Stucky, représentant régional, Amérique latine – région andine

    Certaines assemblées gèrent une boutique de seconde-main. Ils reçoivent, sous forme de dons, toute sortes d’objets imaginables de la part des personnes de l’église ou extérieures à l’église. Ces objets sont ensuite mis en vente à des prix très abordables.

    Cela répond à un double objectif. Cela permet d’une part de recycler les objets de ceux qui n’en ont plus besoin au profit de ceux qui en ont l’utilité. D’autre part, cela permet de récolter des fonds.

    Et le fait que cette activité soit permanente, les donneurs et les acheteurs savent qu’ils peuvent recourir au magasin à tout moment.

    George Broughton, représentant régional, Caraïbes

    William George Broughton

    En Jamaïque, un évènement qu’on appelle “moisson” a lieu tous les ans. Chaque membre de l’église fait don de quelque chose de spécial à l’église, par exemple, une grappe de bananes ou de plantains, du sucre de canne, divers fruits ou légumes, des plats cuisinés, des objets artisanaux, des vêtements, etc. 

    Un comité d’organisation fixe les prix et supervise la collecte des fonds issus de la vente. La vente n’est pas faite à l’intérieur de l’église, il n’y a pas de commissaire-priseur ou de marchandages sur les prix. Les dons monétaires sont placés dans une enveloppe. 

    Les items vendus sont de la meilleure qualité, car, en les donnant, les membres de l’église montrent leur reconnaissance et leur gratitude envers Dieu pour ses bénédictions. 

    D’autres églises sont invitées à participer à l’évènement, en présentant un moment musical dans le programme. Il y a souvent un orateur invité pour partager une prédication. La vente prend place après un culte de louange et de reconnaissance. 

    Gomes João de Miranda, représentant régional, Afrique du centre et de l’ouest 

    En Angola, l’une des manières de collecter des fonds consiste à utiliser des enveloppes. 

    Chaque enveloppe contient un montant de don suggéré, et sont cachées tout autour de l’église. Parfois, l’enveloppe contient le coût d’un objet spécifique, par exemple, le prix d’un sac de ciment, d’une fenêtre, d’une porte, etc, pour la construction d’une paroisse. 

    Les membres de l’assemblée sont alors invités à choisir une enveloppe et de faire un don s’ils trouvent l’enveloppe. 

    David Chow, représentant régional, Amérique du Nord

    Parfois, nous sollicitons une entreprise de parrainer un projet en faisant un don matériel ou monétaire. Nous commençons par les entreprises avec lesquelles nous avons des relations préexistantes. Puis nous écrivons des lettres pour inviter d’autres entreprises à investir. 

    Par exemple, nous demandons à nos jeunes qui participent à des voyages missionnaires annuels d’écrire des lettres d’appels aux dons : ils commencent d’abord par leur cercle proche, puis s’en éloignent progressivement. 

    Le parrainage, pour nous, ce n’est pas seulement recevoir des fonds pour un projet particulier, c’est aussi un geste de bonne volonté et un investissement dans la vie des gens. Lorsque nous demandons à quelqu’un de donner, nous renforçons les liens affectifs, la collégialité, le bon voisinage et l’esprit de communauté. 

    Voici quelques idées supplémentaires utilisées par nos églises à travers le monde pour collecter des fonds. 

    • Un repas ou un barbecue « collecte de fonds »
    • Une tombola
    • Un appel de dons à l’église, ou un appel de dons en plus des dons réguliers 
    • Un appel aux membres de la diaspora pour soutenir un projet dans le pays d’origine 
    • Un concert dont les bénéfices sont reversés pour un projet d’église
    • Une vente de pâtisseries
    • Une lettre d’engagement où les membres, individuellement ou par familles, promettent de soutenir financièrement une initiative majeure ou un projet particulier 
    • Une personne invite les membres de l’église à l’aider à couvrir les dépenses liées à un ministère, un événement ou un déplacement missionnaire spécifique
    • Des dons en nature, comme des produits alimentaires ou des jouets pour enfants, à des occasions particulières
    • Des concerts de chorale

    Et chez vous ? Est-ce que votre église collecte des fonds de manière similaire ? Partagez vos témoignages, sur un moment où vos efforts pour collecter des fonds a non seulement été couronnée de succès sur le plan monétaire, mais aussi qui a permis de renforcer les liens et le sentiment de communauté de votre assemblée.


  • Faits saillants de la Semaine de la fraternité des YABs 2026

    « De même, la foi qui naurait pas dœuvres est morte dans son isolement. 18Mais quelquun dira :  Tu as de la foi ; moi aussi, jai des œuvres ; prouve-moi ta foi sans les œuvres et moi, je tirerai de mes œuvres la preuve de ma foi. » —Jacques 2.17-18 

    Au cours de la troisième semaine de juin 2026, de jeunes anabaptistes se sont réunis en ligne et dans leurs communautés locales pour réfléchir au thème choisi cette année pour la Semaine de la fraternité des jeunes anabaptistes (YABs) : « La solidarité en action : de la communion à laction ». 

    Entre moments de prière, de témoignages, temps de réflexion, engagements, projets artistiques collaboratifs, repas en commun et jeux, les jeunes ont pris le temps de découvrir que la solidarité va au-delà du simple fait dêtre ensemble et de créer des liens. Partout dans le monde, de jeunes adultes ont organisé des rencontres dans leur région. De plus, le Comité YABs a animé deux rencontres enligne. 

    « La solidarité, c’est adhérer à une même cause, s’encourager mutuellement, partager les joies et les défis, et passer à l’action ensemble. Il s’agit de rendre notre unité visible et transformatrice grâce à des actions qui ont un impact », explique Valentina Kunze (Uruguay). La présidente du Comité YABs et représentante de l’Amérique latine précise que c’est la raison pour laquelle ce thème a été choisi.

    Pendant la rencontre en ligne, les jeunes adultes ont prié pour les succès et les défis rencontrés par les jeunes du monde entier ; ils ont écouté les témoignages de Napoleon Chance Bisi (RDC) de la plateforme Mennonite Voice, et de Shifa Sidh (Inde), de l’Église mennonite de Rajnandgaon, en Inde ; et ils ont réfléchi sur le sens de la solidarité.

    « Dans notre discussion de groupe, nous croyons que l’écoute est importante pour vivre la solidarité, affirme Liam Kachkar (Canada), représentant de l’Amérique du Nord au sein du Comité YABs. « En écoutant, nous devons également être prêts à nous montrer vulnérables et à instaurer un climat de confiance au-delà de nos différences. C’est un processus continu. La solidarité n’est pas une démarche ponctuelle. »

    Valary Otieno (Kenya) déclare : « La solidarité, c’est être suffisamment vulnérable pour partager sa vie avec les autres tout en faisant preuve de respect, en se mettant à la place des autres et en essayant de comprendre ce qu’ils vivent. Ce n’est que lorsque cela se produit que les gestes de solidarité peuvent avoir un impact réel grâce à la compréhension. »

    Faith Fernandez (Philippines) et Maagi Manyama (Tanzanie) s’accordent à dire que la solidarité, c’est se soutenir mutuellement, s’encourager sans relâche et mener des actions collectives.

    Selon Aman Ganjboir (Inde), son groupe considère que la solidarité consiste à partager les fardeaux les uns des autres par une aide concrète, à faire preuve d’hospitalité et à établir des relations avec humilité.

    Blessing Joy Turqueza (Philippines), représentante de l’Asie au sein du Comité YABs, a conclu la réunion en ligne en ces termes : « Réjouissons-nous de nos liens, célébrons ce que Dieu accomplit dans chacun de nos contextes et rendons notre unité visible par nos actions. »

    Quelques aperçus de la Semaine de la fraternité des YABs dans le monde

    GKMI de Kudus et de Semarang, Indonésie : temps de fraternité, de réflexion et de prière et inscription sur une croix de notre engagement envers la solidarité. —Daniel Talenta

    Église mennonite, Shantipur, Inde : temps de fraternité et art collaboratif. —Rechal Kalihari

    Frères en Christ, Zimbabwe : Plus de 30 jeunes ont participé à la Semaine de la fraternité des YABs. Tout le culte du dimanche a été dirigé par des jeunes. —Sipho Moyo

    Église mennonite, Durg Chhattisgarh, Inde : communion fraternelle, prière et art collaboratif. —Anisha Nand


  • J’ai le privilège d’occuper au sein de la CMM un poste qui consiste à inviter les gens à s’investir dans l’Église mondiale en partenariat avec la CMM. Soucieux de bien remplir ma mission, je me suis plongé dans des ouvrages qui parlent de la générosité. Je voudrais partager ici une partie de l’inspiration que j’ai tirée de mes récentes lectures.

    « Ne privez jamais autrui de son droit à la générosité »

    Mère Teresa

    Cette citation de Mère Teresa est tirée d’un épisode raconté dans Imagining Abundance: Fundraising, Philanthropy, and a Spiritual Call to Service (2014) de Kerry Alys Robinson. Mère Teresa comprenait la dignité qui découle du fait d’être celui qui donne. Elle voyait comment chacun peut trouver des moyens d’être généreux, peu importe ce qu’il possède, que ce soit beaucoup ou peu.

    L’abondance

    En réfléchissant à Jean 10, j’ai été encouragé par l’invitation de Kerry A. Robinson à cultiver « la capacité divine d’imaginer l’abondance ».

    « Gérer des ressources, c’est une question d’abondance, pas de pénurie », écrit Kerry Alys Robinson. Cette approche de la gestion des ressources nous oriente vers le désir de Dieu. Comme dans les paroles de Jésus rapportées dans Jean 10, elle nous oriente vers le potentiel d’une vie abondante pour tous les enfants de Dieu. Une vie remplie de sens, de gratitude et de générosité.

    Lorsque nous choisissons la générosité d’esprit, nous découvrons la liberté. Il y a de la joie et du bonheur à porter du fruit dans nos vies.

    Rendre son amour à Dieu

    La collecte de fonds, une spiritualité (2010) s’appuie sur les écrits et les conférences de l’auteur chrétien Henri Nouwen. Il parlait souvent de trouver des moyens de « rendre son amour à Dieu » pour toutes les bénédictions que nous recevons.

    « Nous rendons l’amour à Dieu en portant du fruit avec nos vies, c’est-à-dire en prenant tout ce qui nous a été donné et en le mettant au service des autres, de la création, de la vie elle-même », écrit Nouwen. Quelle illustration claire de la gestion des ressources !

    La gestion des ressources, c’est à la fois prendre soin comme il se doit de tout ce qui a été confié à une personne et reconnaître le potentiel qui s’offre à nous et y répondre.

    Une solidarité tenace

    Le théologien spécialiste de l’Ancien Testament Walter Brueggemann (1933-2025) préférait décrire l’engagement de Dieu à se tenir aux côtés de ses enfants comme une solidarité tenace. Ce concept biblique est souvent traduit par « amour inébranlable » dans nos Bibles. Cet appel à une « persistance obstinée » dans nos engagements les plus profonds les uns envers les autres jette les bases du partage mutuel.

    Notre famille spirituelle anabaptiste mondiale au sein de la CMM nous offre l’occasion de mettre cela en pratique. L’ouvrage de Robinson se termine par un défi lancé à notre intention : cultiver des habitudes qui nous permettent d’être plus généreux et d’agir comme des catalyseurs pour inspirer les autres à faire de même.

    La CMM est une communauté où nous sommes solidaires de nos sœurs et frères. Nous avons tous des dons à partager – tant à donner qu’à recevoir. Nos relations, au-delà des différences et de la diversité, exigent une générosité d’esprit radicale et une foi tenace.

    En tant que membres de la famille de la CMM, nous sommes invités, en tant que communauté, à adhérer à une vision de fécondité et à un espace de passion joyeuse. Pour être de bons intendants du potentiel qui s’offre à nous, il faut cultiver un cœur joyeux.

    Transformation 

    La générosité est un marqueur essentiel de la vie chrétienne. Nous modelons nos vies sur le mode de vie généreux de Jésus et recevons sa promesse d’une vie abondante. 

    Je pense à Romains 12, qui nous appelle à offrir nos corps en sacrifice vivant, comme un culte raisonnable, tandis que nous invitons l’Esprit de Dieu à transformer nos esprits. 

    « Notre transformation n’est jamais pour nous-mêmes seuls. Elle est toujours pour le bien des autres », écrit Ruth Haley Barton, autrice et directrice spirituelle. 

    Alors que nous vivons notre foi, puissions-nous suivre l’exemple de Jésus pour mener une vie généreuse qui inspire également la générosité chez les autres. 

    Bruce Campbell Janz

    Bruce Campbell-Janz est directeur de la communication et de l’engagement au sein de la Conférence Mennonite Mondiale.


    church members giving offering during service
  • Le don comme mode de vie, ancré dans la foi, la famille et un engagement profond envers la famille mondiale

    Pour Ruth et Timothy Stoltzfus Jost, la générosité n’a jamais été uniquement un acte de don : c’est un mode de vie, ancré dans la foi, la famille et un engagement profond envers la famille mondiale.

    Ruth et Timothy ont tous deux grandi dans des familles qui incarnaient une intendance fidèle et un engagement actif au sein de l’Église. Le père de Ruth enseignait à l’Eastern Mennonite University, en Virginie, tandis que sa mère dirigeait une station de radio chrétienne et un journal, tout en exerçant la fonction de pasteure.

    Le père de Timothy a occupé le poste d’administrateur d’un hôpital mennonite spécialisé en santé mentale en Californie et est devenu l’un des dirigeants des Mennonite Mental Health Services et de la Mennonite Mutual Aid. Sa mère était enseignante et écrivaine.

    Dans ces deux familles, la foi s’incarnait à travers le service, l’hospitalité et l’engagement à partager les dons de Dieu avec les autres.

    Timothy se souvient que l’assemblée des Frères mennonites de Reedley, en Californie (États-Unis), accueillait des réfugiés de l’Union soviétique et des immigrants du Paraguay. Ruth se souvient de membres de sa famille engagés dans des missions mennonites à travers le monde. Dès leur plus jeune âge, tous deux ont appris qu’appartenir à l’Église signifiait prendre soin des personnes au-delà de sa propre communauté.

    Timothy et Ruth, tous deux avocats, se sont rencontrés en 1981 lors d’un colloque explorant la relation entre la loi et la Bible, organisé dans un séminaire mennonite. Ils se sont mariés peu après et ont commencé à construire une vie centrée sur la foi, le service et la communauté.

    Une expérience marquante 

    L’une des expériences marquantes de la jeunesse de Ruth a été sa participation à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale à Amsterdam en 1967. Hébergée par une famille mennonite néerlandaise vivant sur une péniche, elle a pu découvrir par elle-même la convivialité et les liens qui unissent la famille mennonite mondiale. À l’issue de la conférence, sa famille s’est rendue en Tchécoslovaquie pour rendre visite à des membres de l’Église Frères mennonites, ce qui a renforcé sa conviction que la foi transcende les frontières nationales.

    Au fil des décennies, la Conférence Mennonite Mondiale a continué à façonner la conception que leur famille se faisait de l’Église. En 1997, alors qu’ils vivaient en Allemagne et faisaient partie d’une assemblée mennonite allemande, ils ont assisté, avec leurs trois fils, à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale à Calcutta, en Inde.

    En 2009, Ruth et Timothy ont participé à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale au Paraguay et ont rendu visite à des communautés mennonites à travers le Chaco. Ruth a été particulièrement émue par un ministère en milieu carcéral qui témoignait de l’engagement actif de l’Église au sein des communautés urbaines. Ce voyage a remis en question leurs idées reçues et leur a révélé une foi vivante qui s’exprimait à travers un service empreint de compassion.

    Ruth a ensuite participé à l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale de 2015 à Harrisburg, en Pennsylvanie (États-Unis), poursuivant ainsi un lien de toute une vie avec la communauté mondiale des croyants mennonites.

    Vivre modestement pour donner généreusement 

     Tout au long de leur vie, Ruth et Timothy ont adopté les valeurs d’une vie simple et d’un don généreux.

    Timothy a passé une partie des années 1970 au sein de communautés mennonites intentionnelles où les ressources étaient partagées dans l’esprit de l’Église primitive.

    Ruth se souvient souvent de la simple consigne de sa mère chaque fois que les enfants recevaient de l’argent : « Dépensez-en une partie, économisez-en une partie et donnez-en une partie. »

    Ces valeurs ont été transmises à la génération suivante. Aujourd’hui, leur plus jeune fils œuvre au sein de l’Association mennonite allemande pour la paix, en animant des voyages d’accompagnement en Palestine.

    Tout au long de leur mariage, Ruth et Timothy ont considéré leurs ressources comme des dons que Dieu leur avait confiés. Ils se sont efforcés de vivre modestement afin de pouvoir donner généreusement, pour soutenir l’Église, venir en aide aux personnes dans le besoin et faire avancer l’œuvre de paix et de justice.

    Solidarité spirituelle 

    Pour eux, la Conférence Mennonite Mondiale incarne la vision biblique que l’on trouve dans 2 Corinthiens 8 : une communauté où les croyants partagent leurs ressources, leurs fardeaux, leurs encouragements et leur espoir au-delà des cultures et des continents.

    Ce partage inclut un soutien matériel, mais il englobe également la solidarité spirituelle. Ils se souviennent très bien avoir reçu des messages de prière et d’encouragement de la part d’Églises mennonites d’autres pays lors de périodes difficiles aux États-Unis, un rappel puissant qu’ils font partie de quelque chose de bien plus grand qu’eux-mêmes.

    C’est pourquoi ils soutiennent la Conférence Mennonite Mondiale.

    La Conférence Mennonite Mondiale renforce les relations au-delà des frontières, met en relation des croyants de cultures diverses et construit une communauté mondiale où la foi, la générosité et l’entraide s’épanouissent. Grâce à la CMM, les Églises apprennent les unes des autres, se soutiennent mutuellement et témoignent ensemble de l’amour de Dieu dans le monde.

    Ruth et Timothy Stoltzfus Jost invitent d’autres personnes à se joindre à ce ministère du partage.

    En soutenant la Conférence Mennonite Mondiale, vous contribuez à faire grandir une famille spirituelle mondiale, une famille qui incarne l’appel du Christ à l’unité, à la générosité et à l’espoir pour les générations à venir. 


    offering during worship service
  • Ces nouvelles ont été finalisées juste avant que deux tremblements de terre ne frappent le Venezuela. Cliquez ici pour lire l’appel à la prière urgent en réponse à cet événement. 

    « Père céleste, créateur du ciel et de la terre…
    Touche le cœur des nations et de nos prochains afin qu’ils réagissent avec urgence et compassion pour suivre les paroles de Jésus :
    “Aime ton prochain”…
    Que les communautés s’unissent, partageant le peu qu’elles possèdent,
    en faisant confiance à Ton abondance.
    Accorde-leur guérison, restauration et espoir.
    Dans Ta miséricorde, Seigneur, écoute notre prière. Amen. » 

    Le président de la Conférence Mennonite Mondiale a lancé un appel pastoral à la prière il y a quelques mois, d’abord pour le Venezuela après l’intervention violente des États-Unis dans sa gouvernance, puis pour Cuba qui souffre de pénuries alimentaires et de carburant en raison d’un blocus américain sur le carburant. Des responsables locaux de la famille anabaptiste ont expliqué comment leurs communautés avaient été touchées. 

    La prière ci-dessus, émanant d’une église membre de la CMM en Inde, est un exemple des messages que les destinataires envoient en réponse à ces appels à la prière, explique Kristina Toews, responsable de la communication. Des lettres pastorales sont envoyées aux délégués du Conseil Général afin qu’ils les diffusent à leurs membres, aux abonnés de la liste de diffusion du Réseau de prière, ainsi qu’aux représentants régionaux pour qu’ils les transmettent à leurs contacts. Elles sont également publiées dans « CMM Infos », la lettre d’information électronique mensuelle, et mises en ligne sur le site web, où les membres du monde entier peuvent partager des paroles de prière et d’encouragement. 

    Quelques mois plus tard, les représentants régionaux de la CMM ont demandé aux responsables d’Église de leur faire part des dernières nouvelles : 

    Cuba 

    Au cours des deux dernières années, la situation est devenue de plus en plus instable, avec une recrudescence de la violence et des vols, selon le pasteur Luis Hernández, de l’église membre de la CMM, « Sociedad Misionera Cubana Hermanos en Cristo » (Frères en Christ). 

    Il rapporte que l’accès à la nourriture diminue de jour en jour, que les prix sont élevés et que certaines personnes passent plusieurs jours sans manger. Le gouvernement ne dispose d’aucune ressource à distribuer. L’église partage ses maigres ressources avec les communautés environnantes. 

    « La situation peut être qualifiée de désastreuse », déclare George Broughton, Représentant régional de la CMM pour l’Amérique latine et les Caraïbes. 

    L’Église continue de tisser des liens et d’accompagner les communautés. Malgré les difficultés, Luis Hernández affirme que l’Église montre des signes positifs de croissance : des baptêmes fréquents et une fréquentation accrue des offices. La perte des jeunes — en particulier des jeunes responsables formés par l’Église — qui émigrent à la recherche d’un avenir offrant davantage d’opportunités, reste toutefois un défi permanent. 

    Quel message Luis Hernández adresse-t-il à l’Église mondiale au nom de sa communauté à Cuba ? 

    « Malgré la souffrance, la douleur, la pénurie, les problèmes de transport et les difficultés économiques, l’Église anabaptiste à Cuba voit ses effectifs croître. Nous aimerions être soutenus non seulement par la prière, mais aussi sur le plan économique et émotionnel. » 

    Venezuela 

    Ces nouvelles ont été finalisées juste avant que deux tremblements de terre ne frappent le Venezuela. Cliquez ici pour lire l’appel à la prière urgent en réponse à cet événement. 

    Le Venezuela connaissait déjà de graves difficultés économiques depuis des années avant le coup d’État de 2026. C’est pourquoi certains l’ont accueilli avec l’espoir d’un changement. Des prisonniers politiques ont été libérés et certaines améliorations économiques ont été observées. 

    Cependant, les prix augmentent, les réseaux d’approvisionnement en eau sont hors service dans certaines régions, et le gaz et l’électricité se font rares. 

    Le gouvernement a procédé à la nationalisation de certains biens immobiliers, mais les recettes profitent généralement à des proches du pouvoir. Certaines Églises ont cherché à en tirer profit en s’alignant sur les intérêts du gouvernement et en utilisant les rencontres religieuses à des fins de campagne, tandis que d’autres s’y opposent. 

    De nombreux pasteurs ne perçoivent pas de salaire pour leur travail, et certains jettent l’éponge. Le pasteur Euclides Bauza, de la Red de Misiones Menonitas au Venezuela, continue de rendre visite aux assemblées de toute la région et bénéficie de l’hospitalité de celles-ci. 

    Quel message Euclides Bauza adresse-t-il à l’Église mondiale au nom de sa communauté au Venezuela ? 

    « En tant que mennonites, nous persévérons, nous nous entraidons et bénéficions d’un certain soutien de l’étranger. Nous créons une nouvelle assemblée. À chaque réunion de l’assemblée, nous partageons un repas. 

    Nous nous entraidons et sommes en contact avec les pompiers et la protection civile pour aider les gens à se rendre à l’hôpital. De nombreuses personnes sont dans le besoin. Les maladies sont nombreuses et l’alimentation est insuffisante. Nous mettons de côté une partie de l’argent qui entre à l’église pour aider les gens à se procurer des médicaments, etc. » 

    Selon la dernière enquête statistique de la CMM, 390 membres baptisés étaient recensés dans les assemblées anabaptistes au Venezuela. La Casa de Restauración y Vida Shalom est membre associé de la CMM. Les Églises de Cuba ont déclaré 5 200 membres, dont la Sociedad Misionera Cubana Hermanos en Cristo (Frères en Christ), membre de la CMM. 

    Pour que chacun ait assez 

    Malheureusement, en plus d’une instabilité politique et de perturbations dues au changement climatique, une disparité économique croissante accompagne notre grande famille anabaptiste-mennonite mondiale. 

    Inspirée par l’enseignement biblique du « jubilé » (dans Lévitique 25), la Conférence Mennonite Mondiale a mis en place le Fonds de Partage de l’Église Mondiale. Le but est de mettre en pratique les paroles de l’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 8. 13—15 : « Il s’agit d’établir l’égalité. Cela fera l’égalité comme il est écrit : Qui avait beaucoup recueilli n’a eu de trop, qui avait peu recueilli n’a manqué de rien. » 

    Grâce au soutien du Fonds de partage de l’église mondiale de la CMM, la Sociedad
    Misionera Cubana Hermanos en Cristo a pu installer des panneaux solaires sur un site afin d’alimenter en électricité une église et la communauté environnante. 

    « Prier les uns pour les autres est l’une des façons dont nous mettons en pratique notre vocation à former une communion d’Églises d’inspiration anabaptiste, unies au sein d’une communauté spirituelle mondiale pour la communion fraternelle, le culte, le service et le témoignage », déclare Henk Stenvers, président de la CMM. « C’est une manière d’apporter notre soutien à distance. Mais puissent nos prières nous pousser également à agir, à mesure que l’Esprit nous montre comment nous pouvons soutenir nos frères et sœurs lointains. » 


  • Dans Luc 24, 13-36 on peut lire l’histoire de deux amis qui quittent Jérusalem, le cœur désespéré. Sur la route d’Emmaüs, un inconnu se joint à eux. Il écoute leur chagrin et leur incompréhension, puis leur parle des Écritures, de la promesse de Dieu, à la fois fragile et éternelle. Et leur cœur s’enflamme. Ils lui disent : « Reste avec nous, car le soir tombe. » Et lorsqu’ils rompent le pain ensemble, ils le reconnaissent : le Christ, celui qui est vivant. Mais au moment où ils en prennent conscience, Jésus disparaît de leur vue.

    Du 14 au 17 mai 2026 à Amersfoort, aux Pays-Bas, dans un espace qui ressemblait à une arche, plus de 600 mennonites d’Europe et d’ailleurs se sont réunis pour le CMERK*. Ils se sont écoutés les uns les autres, ont développé les idées de chacun et ont collaboré autour du thème « la foi en mouvement ; danser dans le courant ».

    L’orateur de la séance plénière, Marius van Hoogstraten (Allemagne), a commenté le texte de Luc 24. Être témoin, ce n’est pas seulement proclamer la victoire de Dieu, mais aussi marcher aux côtés de ceux qui ne reconnaissent pas encore la présence divine, a-t-il déclaré. Tout comme Jésus a marché avec ces deux disciples.

    Apprendre ensemble

    Lors d’un atelier intitulé « Les réponses mennonites à la militarisation », des mennonites ont expliqué comment la paix se concrétise dans leurs pays alors que la guerre fait rage en Ukraine et ailleurs.

    • Un Ukrainien a témoigné de ses difficultés à vivre selon ses convictions. Il étudiait en Lituanie en 2022 lorsque la guerre a éclaté, et il a choisi le pacifisme.
    • Aux Pays-Bas, des jeunes explorent la signification de la paix lors de discussions organisées dans le cadre de rencontres appelées « repas de la paix ».
    • Des membres étasuniens du personnel de la CMM et des Commissions ont évoqué la manière dont les Églises s’unissent pour réagir à la réintroduction de l’inscription automatique pour la conscription.
    • Des membres des Commissions de la CMM de Colombie ont expliqué comment l’Église se mobilise pour soutenir les objecteurs de conscience.

    Lors de l’atelier intitulé « Créer une Église sécurisante », les participants ont évoqué les différentes façons dont les Églises ont réagi face aux abus, ont déploré les incidents qui n’ont pas été gérés de manière appropriée et ont réfléchi ensemble à ce qui pourrait être fait de plus.

    Par ailleurs, lors d’un atelier sur la justice climatique, un groupe de jeunes théologiens européens a sensibilisé l’auditoire à la nécessité de protéger les communautés contre les pratiques industrielles et agricoles qui détruisent les écosystèmes, principalement dans les pays du Sud.

    Chaque voix est complexe, chaque contexte différent. Pourtant, chaque histoire est liée par la même quête : comment avancer, dans la foi, dans un monde soumis à une pression croissante ?

    Créer ensemble

    Au-delà des discussions de groupe et des ateliers, le CMERK a offert un espace pour créer et se sentir ensemble :

    • en construisant une église en LEGO® ;
    • à travers des danses et des activités artistiques collaboratives ;
    • par des méditations et des prières en groupe ;
    • en préparant des kits d’aide humanitaire pour l’Ukraine.

    Le témoignage s’est concrétisé dans des actions qui ont commencé par un choix individuel de participer, mais qui ont été menées en harmonie avec les autres. Tout comme la foi, qui est intime, mais jamais solitaire.

    Au cours de ces quatre jours de partage, d’écoute et de participation, il s’est produit quelque chose qui ressemblait à Emmaüs : les gens se sont écoutés. Et les cœurs se sont mis à brûler.

    « Dans cet espace restreint, l’arche, nous apprenons à essayer de nouvelles choses et à vivre les uns avec les autres, même si cela est inconfortable. Nous nous mettons au défi les uns les autres. Mais nous apprendrons si nous accueillons la sagesse de chacun. Car nous sommes ensemble dans ce voyage », a déclaré Wieteke van der Molen (Pays-Bas), oratrice en séance plénière et membre du Comité Exécutif de la CMM.

    – Article adapté de « CMERK 2026 : Blijf bij ons, in de stroom » publié sur Doopsgezinden.nl, rédigé par Kalle Brüsewitz, avec la contribution de Marius van Hoogstraten, Franka Riesmeijer et Iris Speckmann.

    *CMERK, une rencontre régionale pour toutes les Églises mennonites européennes, est une combinaison de deux noms pour l’événement : Conférence Mennonite Européenne (français) + Mennonitische Europäische Regionale Konferenz (allemand).


    worship service at CMERK
  • Saviez-vous que nous avons des églises membres dans 61 pays ?

    Souhaitez-vous connaître les réussites et les défis rencontrés par chacun de ces pays, et savoir comment prier pour eux ?

    C’est désormais possible, grâce aux cartes de prière de la CMM.

    « La prière est un moyen concret de manifester notre solidarité avec notre famille spirituelle mondiale », déclare Tigist Tesfaye, secrétaire de la Commission diacres.

    « Quand je vois une carte de prière comme celle-ci, cela m’apporte du réconfort et de l’espoir. Je vois comment la prière relie les cœurs, renforce les communautés et encourage les gens dans les moments difficiles », déclare Pilar Aguirre, coordinatrice de la générosité à la CMM.

    Les cartes de prière mensuelles de la CMM sont un appel à se souvenir de nos frères et sœurs anabaptistes à travers le monde, en mettant l’accent chaque mois sur la prière pour les églises membres de la CMM d’un pays donné. Chacune contiendra une photo d’une assemblée locale et une carte du pays dans son contexte.

    « Nous espérons que ces cartes seront utiles à tous les âges. Nous voulons aider nos membres à apprécier la diversité au sein de notre famille spirituelle mondiale », ajoute Kristina Toews, responsable de la communication de la CMM.

    Vous trouverez une nouvelle carte de prière dans la lettre CMM Infos mensuelle et sur le site web de la CMM. Les cartes peuvent être imprimées au format carte postale (A6) et distribuées.

    « Vous pouvez inclure la carte dans le bulletin de votre assemblée, l’utiliser avec les enfants de votre église et la partager avec des groupes de prière », explique Kristina Toews. « Je m’en sers pour montrer à mes enfants que nous avons des amis partout dans le monde et que nous devons prier pour eux. »

    Avec 61 pays parmi nos membres, il faudra cinq ans à la CMM pour publier une carte de prière pour chaque pays. La CMM vous encourage à continuer de soumettre vos sujets de prière :

    Nous avons de nombreuses façons de vous inviter à prier !

    Carte de prière mensuelle (NOUVEAU) [ici] — gardez-la dans votre Bible ou affichez-la dans votre cuisine pour vous rappeler de prier pour nos églises membres

    E-mails bimestriels du Réseau de prière [inscrivez-vous ici] — incluez les sujets de prière dans votre bulletin ou partagez-les lors de vos réunions de prière

    Heure de prière virtuelle bimestrielle [inscrivez-vous ici] — rejoignez des responsables d’Églises et des fidèles du monde entier pour une heure de prière ensemble.

    Lettres pastorales et appels à la prière urgents [ici] — agissez en solidarité avec les membres de la famille mondiale dans les moments difficiles.


    MockUp image prayer card