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  • Dans Luc 24, 13-36 on peut lire l’histoire de deux amis qui quittent Jérusalem, le cœur désespéré. Sur la route d’Emmaüs, un inconnu se joint à eux. Il écoute leur chagrin et leur incompréhension, puis leur parle des Écritures, de la promesse de Dieu, à la fois fragile et éternelle. Et leur cœur s’enflamme. Ils lui disent : « Reste avec nous, car le soir tombe. » Et lorsqu’ils rompent le pain ensemble, ils le reconnaissent : le Christ, celui qui est vivant. Mais au moment où ils en prennent conscience, Jésus disparaît de leur vue.

    Du 14 au 17 mai 2026 à Amersfoort, aux Pays-Bas, dans un espace qui ressemblait à une arche, plus de 600 mennonites d’Europe et d’ailleurs se sont réunis pour le CMERK*. Ils se sont écoutés les uns les autres, ont développé les idées de chacun et ont collaboré autour du thème « la foi en mouvement ; danser dans le courant ».

    L’orateur de la séance plénière, Marius van Hoogstraten (Allemagne), a commenté le texte de Luc 24. Être témoin, ce n’est pas seulement proclamer la victoire de Dieu, mais aussi marcher aux côtés de ceux qui ne reconnaissent pas encore la présence divine, a-t-il déclaré. Tout comme Jésus a marché avec ces deux disciples.

    Apprendre ensemble

    Lors d’un atelier intitulé « Les réponses mennonites à la militarisation », des mennonites ont expliqué comment la paix se concrétise dans leurs pays alors que la guerre fait rage en Ukraine et ailleurs.

    • Un Ukrainien a témoigné de ses difficultés à vivre selon ses convictions. Il étudiait en Lituanie en 2022 lorsque la guerre a éclaté, et il a choisi le pacifisme.
    • Aux Pays-Bas, des jeunes explorent la signification de la paix lors de discussions organisées dans le cadre de rencontres appelées « repas de la paix ».
    • Des membres étasuniens du personnel de la CMM et des Commissions ont évoqué la manière dont les Églises s’unissent pour réagir à la réintroduction de l’inscription automatique pour la conscription.
    • Des membres des Commissions de la CMM de Colombie ont expliqué comment l’Église se mobilise pour soutenir les objecteurs de conscience.

    Lors de l’atelier intitulé « Créer une Église sécurisante », les participants ont évoqué les différentes façons dont les Églises ont réagi face aux abus, ont déploré les incidents qui n’ont pas été gérés de manière appropriée et ont réfléchi ensemble à ce qui pourrait être fait de plus.

    Par ailleurs, lors d’un atelier sur la justice climatique, un groupe de jeunes théologiens européens a sensibilisé l’auditoire à la nécessité de protéger les communautés contre les pratiques industrielles et agricoles qui détruisent les écosystèmes, principalement dans les pays du Sud.

    Chaque voix est complexe, chaque contexte différent. Pourtant, chaque histoire est liée par la même quête : comment avancer, dans la foi, dans un monde soumis à une pression croissante ?

    Créer ensemble

    Au-delà des discussions de groupe et des ateliers, le CMERK a offert un espace pour créer et se sentir ensemble :

    • en construisant une église en LEGO® ;
    • à travers des danses et des activités artistiques collaboratives ;
    • par des méditations et des prières en groupe ;
    • en préparant des kits d’aide humanitaire pour l’Ukraine.

    Le témoignage s’est concrétisé dans des actions qui ont commencé par un choix individuel de participer, mais qui ont été menées en harmonie avec les autres. Tout comme la foi, qui est intime, mais jamais solitaire.

    Au cours de ces quatre jours de partage, d’écoute et de participation, il s’est produit quelque chose qui ressemblait à Emmaüs : les gens se sont écoutés. Et les cœurs se sont mis à brûler.

    « Dans cet espace restreint, l’arche, nous apprenons à essayer de nouvelles choses et à vivre les uns avec les autres, même si cela est inconfortable. Nous nous mettons au défi les uns les autres. Mais nous apprendrons si nous accueillons la sagesse de chacun. Car nous sommes ensemble dans ce voyage », a déclaré Wieteke van der Molen (Pays-Bas), oratrice en séance plénière et membre du Comité Exécutif de la CMM.

    – Article adapté de « CMERK 2026 : Blijf bij ons, in de stroom » publié sur Doopsgezinden.nl, rédigé par Kalle Brüsewitz, avec la contribution de Marius van Hoogstraten, Franka Riesmeijer et Iris Speckmann.

    *CMERK, une rencontre régionale pour toutes les Églises mennonites européennes, est une combinaison de deux noms pour l’événement : Conférence Mennonite Européenne (français) + Mennonitische Europäische Regionale Konferenz (allemand). La rencontre aura lieu du 14 au 17 mai 2026 aux Pays-Bas. 


    worship service at CMERK
  • Saviez-vous que nous avons des églises membres dans 61 pays ?

    Souhaitez-vous connaître les réussites et les défis rencontrés par chacun de ces pays, et savoir comment prier pour eux ?

    C’est désormais possible, grâce aux cartes de prière de la CMM.

    « La prière est un moyen concret de manifester notre solidarité avec notre famille spirituelle mondiale », déclare Tigist Tesfaye, secrétaire de la Commission diacres.

    « Quand je vois une carte de prière comme celle-ci, cela m’apporte du réconfort et de l’espoir. Je vois comment la prière relie les cœurs, renforce les communautés et encourage les gens dans les moments difficiles », déclare Pilar Aguirre, coordinatrice de la générosité à la CMM.

    Les cartes de prière mensuelles de la CMM sont un appel à se souvenir de nos frères et sœurs anabaptistes à travers le monde, en mettant l’accent chaque mois sur la prière pour les églises membres de la CMM d’un pays donné. Chacune contiendra une photo d’une assemblée locale et une carte du pays dans son contexte.

    « Nous espérons que ces cartes seront utiles à tous les âges. Nous voulons aider nos membres à apprécier la diversité au sein de notre famille spirituelle mondiale », ajoute Kristina Toews, responsable de la communication de la CMM.

    Vous trouverez une nouvelle carte de prière dans la lettre CMM Infos mensuelle et sur le site web de la CMM. Les cartes peuvent être imprimées au format carte postale (A6) et distribuées.

    « Vous pouvez inclure la carte dans le bulletin de votre assemblée, l’utiliser avec les enfants de votre église et la partager avec des groupes de prière », explique Kristina Toews. « Je m’en sers pour montrer à mes enfants que nous avons des amis partout dans le monde et que nous devons prier pour eux. »

    Avec 61 pays parmi nos membres, il faudra cinq ans à la CMM pour publier une carte de prière pour chaque pays. La CMM vous encourage à continuer de soumettre vos sujets de prière :

    Nous avons de nombreuses façons de vous inviter à prier !

    Carte de prière mensuelle (NOUVEAU) [ici] — gardez-la dans votre Bible ou affichez-la dans votre cuisine pour vous rappeler de prier pour nos églises membres

    E-mails bimestriels du Réseau de prière [inscrivez-vous ici] — incluez les sujets de prière dans votre bulletin ou partagez-les lors de vos réunions de prière

    Heure de prière virtuelle bimestrielle [inscrivez-vous ici] — rejoignez des responsables d’Églises et des fidèles du monde entier pour une heure de prière ensemble.

    Lettres pastorales et appels à la prière urgents [ici] — agissez en solidarité avec les membres de la famille mondiale dans les moments difficiles.


    MockUp image prayer card
  • « Portez les fardeaux les uns des autres ; accomplissez ainsi la loi du Christ. »

    Galates 6. 2

    Après une période de sécheresse, de fortes pluies se sont abattues sur le sud de l’Afrique, entraînant des conséquences désastreuses. Les églises membres de la CMM au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe ont été touchées.

    « Bien que les inondations aient entraîné des difficultés, l’Église est restée une source d’espérance et de compassion. Nous sommes profondément reconnaissants à la Conférence Mennonite Mondiale, qui a gardé l’Église des Frères mennonites du Malawi — et le Malawi en tant que pays — dans ses prières et sa solidarité », a déclaré l’évêque Shadreck Kwendanyama, de l’Église Frères mennonites du Malawi (MBCM).

    Les inondations impactent les églises

    Fin mars, de fortes pluies au Malawi ont provoqué des inondations catastrophiques. Les autorités nationales ont fait état de plus d’une vingtaine de décès et de 29 000 foyers touchés.

    Les maisons en briques de terre crue étaient particulièrement vulnérables aux intempéries. Les cultures qui n’avaient pas dépéri sous l’effet de la sécheresse ont été submergées ou emportées par les eaux. La scolarité a été suspendue en raison des dégâts causés aux habitations, de la perte de matériel et de l’effondrement des routes.

    Environ 400 foyers de membres de l’église MBCM dans la région centrale du Malawi ont été inondés.

    Dans le district de Mchinji, 101 familles ont campé dans les locaux de l’école pendant trois semaines jusqu’à la reprise des cours. Les eaux ont détruit 17 hectares de cultures de maïs, d’arachides, de patates douces, de pommes de terre et de manioc.

    Dans le district de Dowa, où se trouve le camp de réfugiés de Dzaleka, 63 maisons en terre appartenant à des personnes liées à l’église de Mkulera ont été détruites par les pluies.

    Les districts de Salima et de Nkhotakota ont chacun vu disparaître une douzaine d’hectares de cultures et plus de 30 maisons.

    La contamination des sources d’eau a accru le risque de choléra, mais la communauté des églises a contribué au traitement de l’eau au chlore et au nettoyage des puits et des points d’eau. Les responsables d’Église ont sensibilisé la population à l’hygiène, encouragé le lavage des mains et aidé les agents de santé à mener des actions de prévention des maladies.

    L’évêque Shadreck Kwendanyama rapporte que les assemblées locales ont partagé de la nourriture avec les familles déplacées. Les membres d’Église ont aidé à reconstruire les maisons endommagées. Les jeunes ont aidé les personnes âgées et les ménages vulnérables. Les assemblées ont prié ensemble et soutenu les familles touchées.

    Frères en Christ

    Les communautés des églises Frères en Christ de Chikwawa, Phalombe, Zomba et Makanjira (Mangochi), au Malawi, ont également été gravement touchées.

    « Nous avons reçu des nouvelles alarmantes de la part de nos pasteurs et de nos responsables : des maisons emportées par les eaux, des familles déplacées, des récoltes détruites et de nombreuses personnes privées de nourriture et d’abri », a déclaré le révérend Francis Kamoto, évêque de l’Église des Frères en Christ (BICC) du Malawi, dont le siège se trouve à Blantyre.

    « La situation est désastreuse. En tant qu’église, nous faisons tout notre possible pour réagir, mais l’ampleur de cette catastrophe dépasse nos capacités locales. Ce sont nos frères et sœurs en Christ, des membres du même corps que nous partageons », ajoute-t-il.

    Mozambique 

    Au Mozambique, 11 églises Frères en Christ ont été détruites dans la province de Sofala. Les inondations ont également touché les provinces de Maputo, Gaza, Inhambane et Tete. Dans trois localités, seul le bâtiment de l’église a été détruit. Dans les neuf autres, les eaux ont endommagé des habitations et des champs.

    Les communautés se sont réfugiées sur des terrains plus élevés lorsque les eaux ont monté et il n’y a eu aucune perte humaine.

    Le responsable de l’église, Mubecane Filipe Manharage, indique que des fonds d’aide ont été versés par le gouvernement.

    Zimbabwe 

    Au Zimbabwe, à Mtshabezi, la région où la présence anabaptiste est la plus ancienne, les inondations ont provoqué la rupture d’un barrage en mars 2026, entraînant de graves inondations ainsi que des dégâts et la destruction de biens.

    Ce barrage alimente en eau le complexe de l’Église des Frères en Christ : un lycée accueillant environ 1 000 internes, une école primaire comptant environ 600 élèves externes et une ferme.

    Il s’agissait de la deuxième catastrophe liée aux inondations à toucher la communauté. En décembre, les eaux ont de nouveau monté, isolant complètement les villes et provoquant des coupures d’électricité dans les écoles et les hôpitaux.

    « Le soutien par la prière des frères et sœurs du monde entier et les messages d’encouragement des Églises partenaires témoignent du Corps du Christ en action », déclare l’évêque Shadreck Kwendanyama. « “Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance” (1 Corinthiens 12. 26) », ajoute-t-il.


  • « Ce sont des enjeux mondiaux qui nous concernent tous ! », ont déclaré plusieurs participants aux webinaires organisés par les réseaux de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Les deux réseaux éducatifs (GAHEN* et GAPSEN*) ainsi que le GASN* ont organisé des ateliers en ligne au cours du premier trimestre de l’année afin d’apporter des ressources à leurs membres.

    *Réseau anabaptiste mondial pour l’éducation supérieure (GAHEN)

    *mondial pour l’éducation primaire et secondaire (GAPSEN)

    *Réseau Anabaptiste Mondial d’Entraide (GASN)

    Une éducation qui forme à la solidarité

    Pour le GAHEN, Santiago Espitia Fajardo, de Colombie, a abordé le thème « Foi, paix et éducation : la formation théologique anabaptiste dans le contexte sociopolitique colombien ».

    En Colombie, la migration constitue un défi permanent pour le pays et pour l’Église. Cette réalité, parmi d’autres défis sociopolitiques et économiques, façonne la formation théologique et éthique dispensée au séminaire, qui vise à former des responsables pour l’Église et la société.

    La tradition anabaptiste conçoit l’Église comme une communauté alternative qui incarne de nouvelles formes de relations sociales, politiques et économiques, a déclaré Santiago Espitia Fajardo. Cette communauté n’est pas seulement destinée à l’expérience spirituelle, mais aussi à la mise en pratique de relations fondées sur l’amour, la justice, la solidarité et la compassion.

    Il a également évoqué l’adoption d’une perspective œcuménique qui favorise la reconnaissance de l’unité chrétienne au sein de la diversité des Églises et des traditions théologiques.

    Santiago Espitia Fajardo est le directeur du Seminario Bíblico Menonita de Colombia (SBMC), un établissement d’enseignement théologique de l’Église mennonite de Colombie (IMCOL).

    Relever les défis d’aujourd’hui

    Les membres du GAPSEN ont participé à un webinaire intitulé « L’IA au service des écoles anabaptistes dans la planification des cours ».

    Ce dernier était animé par Arnold Driediger, du réseau d’écoles August-Hermann-Francke en Allemagne. Il a présenté un modèle de planification des cours assistée par l’IA.

    « Nous voulons non seulement toucher l’esprit des élèves, mais aussi leur cœur », a déclaré Arnold Driediger.

    « Réinventer le développement international grâce à des solutions commerciales novatrices pour lutter contre la pauvreté » était le titre du webinaire du GASN. Omoneka Oyier, de MEDA (Mennonite Economic Development Associates), a présenté le programme de MEDA ainsi que son modèle de développement dans les pays du Sud.

    Les réseaux ont été créés pour offrir un espace où les responsables d’organismes d’église peuvent se rencontrer au-delà des frontières géographiques et linguistiques. Grâce à ces réseaux, les responsables ont l’occasion d’enseigner et d’apprendre des choses pertinentes pour leur domaine dans un cadre anabaptiste.

    Consultez le site web de la CMM (Participez → Rencontres → Webinaire → Webinaires des réseaux) pour des informations sur les prochains webinaires.


    headshot of diverse people
  • Sheila Rivera Plúa a entendu parler pour la première fois de YAMEN il y a huit ans, lorsque ses parents ont accueilli un participant au programme YAMEN en mission à Manta, sa ville natale en Équateur.

    « YAMEN* est un excellent programme pour l’épanouissement professionnel, spirituel et personnel », explique Sheila Rivera Plúa. « Il faut être prêt à évoluer, à sortir de sa zone de confort et à s’imprégner du lieu et de la culture dans lesquels on se trouve. »

    Elle effectue actuellement une mission d’un an à Arusha, en Tanzanie : la ville qui accueillera la prochaine Assemblée mondiale de la CMM en 2028. Dans un district appelé Ngaramtoni, elle travaille en tant que stagiaire en développement agricole pour une organisation chrétienne, ECHO, qui travaille avec le Comité central mennonite (MCC). À ce poste, elle contribue à diminuer la précarité alimentaire dans les communautés rurales d’Afrique de l’Est, où la population a connu une croissance rapide, mais où la production alimentaire est en déclin depuis plusieurs décennies.

    « Je vois le programme YAMEN comme un moyen pour moi de servir Dieu en tant que biologiste », explique Sheila Rivera Plúa. Elle met à profit sa passion pour la conservation et ses connaissances en biologie pour faire avancer le royaume de Dieu.

    Le programme Réseau Anabaptiste Mondial d’Échanges de Jeunes (“Young Anabaptist Mennonite Exchange Network “ YAMEN) est un programme conjoint de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite (“ MCC”). Il met l’accent sur le renforcement de la communion entre les églises de tradition anabaptiste et sur le développement de jeunes responsables dans le monde entier. 

    Les participants passent un an en mission interculturelle, du mois d’août au mois de juillet suivant. 

    Des défis qui aident à grandir 

    YAMEN l’a mise au défi à bien des égards, notamment en lui faisant apprendre une nouvelle langue, le swahili, et en lui permettant d’acquérir de nouvelles compétences telles que la gestion durable des sols et les pratiques de conservation. 

    « J’ai étudié la biologie, mais comme j’étais à l’université sur la côte pacifique équatoriale, j’en savais davantage sur la vie marine et l’industrie du thon », explique Sheila Rivera Plúa. « Grâce à YAMEN, j’ai appris d’autres façons de prendre soin de notre environnement. J’ai appris à utiliser d’autres techniques de cuisson pour réduire la consommation de bois de chauffage et de gaz. » 

    Elle a également développé des compétences en recherche appliquée, notamment en concevant des propositions de systèmes d’irrigation des sols et en menant des tests pour les améliorer. « Tout cela renforce ma capacité à mettre en œuvre des solutions pratiques en milieu rural, favorisant une production alimentaire plus efficace, résiliente et respectueuse de l’environnement », explique Sheila Rivera Plúa. 

    « S’adapter à une nouvelle culture est un véritable défi. À mon arrivée, je ne pensais pas qu’il y aurait tant de différences auxquelles m’habituer. Cependant, avec le temps, j’ai appris à aimer leur langue, et cela m’a aidée à me rapprocher des gens. Je peux désormais avoir des conversations plus profondes en combinant l’anglais et le swahili. La plupart du temps, je dis des choses qui font rire quelqu’un qui maîtrise cette langue, mais cela crée un lien. Cela permet également aux autres de comprendre les efforts que je déploie pour m’intégrer à cet endroit, à cette culture », explique-t-elle. 

    Grâce à ces nombreux ajustements et à ces leçons de vie, elle a appris à apprécier les petites choses et à profiter de ces moments. « Même les moments qui ne semblent pas très agréables constituent un processus qui me permet de sortir de ma zone de confort, de faire confiance à Dieu et de surmonter les difficultés que ces moments entraînent. Cela me fait grandir », déclare Sheila Rivera Plúa. 

    De l’espoir et des outils pour une vie plus digne 

    « Mon église d’origine en Équateur (Iglesia Menonita Casa de Oración Jacuatas) est une petite communauté, nous sommes comme une famille. Mais nous tendons la main à d’autres communautés et implantons actuellement des églises dans deux communautés rurales de Manabí. Servir la communauté est inscrit dans l’ADN de mon église. C’est très similaire à l’endroit où je travaille actuellement, où nous touchons les gens non seulement en parlant de Dieu, mais aussi en leur apportant de l’espoir et des outils pour qu’ils aient une vie plus digne », explique-t-elle. 

    « À mon retour, sur le plan professionnel, j’aimerais m’impliquer davantage dans le développement de projets liés à la sécurité alimentaire et à la conservation des sols dans les zones rurales où l’on pratique l’agriculture à petite échelle », explique Sheila Rivera Plúa. 

    Elle rentrera en Équateur en juillet 2026. 


  • Dieu a créé le monde sous la forme d’un réseau complexe de relations. Lorsque la création souffre, les êtres humains souffrent aussi, car ils font partie intégrante de la création. 

    Conscient de notre responsabilité face à ce défi mondial, le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG)* de la Conférence Mennonite Mondiale a créé un Fonds pour le soin de la création afin de contribuer modestement à donner aux églises membres de la CMM les moyens de répondre aux crises écologiques actuelles. 
    En avril 2026, la subvention sera ouverte pour son deuxième cycle de candidatures. 

    Cliquez ici pour remplir un court formulaire expliquant votre projet de soins de la création. Le CCWG examine ces pré-candidatures, puis invite les projets éligibles à remplir un dossier de candidature complet. 

    Le Fonds pour le soin de la création donne la priorité aux projets ayant le double objectif de prendre soin de la création de Dieu et d’inspirer d’autres communautés à agir en tant qu’intendants de la création. 

    À l’instar des subventions du Fonds de partage de l’église mondiale, les candidatures doivent être soutenues par l’union d’églises membre de la CMM et le candidat doit contribuer au financement de l’activité. 

    Trois activités ont été approuvées au cours de la première année. 

    Les activités financées pour 2026 seront annoncées pendant le Temps pour la Création en septembre. 

    *Lors de ses réunions de mars 2026, le Comité Exécutif a approuvé le changement de nom de « Groupe de travail pour la protection de la création (“Task Force” en anglais) » à « groupe de travail pour le soin de la création (“working group”) ». Ce changement de nom indique que ce groupe axé sur la protection de la création n’est pas une préoccupation temporaire, mais une partie intégrante et permanente de la structure de la CMM. En savoir plus

    Des arbres pour les écoles, des compétences pour les élèves 

    Les jeunes du Malawi sont motivés par le projet de reboisement et apprennent à prendre soin des arbres.

    Au Malawi, l’Église Frères mennonites s’engage dans le projet « Greening Our Future » (Verdir notre avenir) à travers l’initiative de plantation et de conservation d’arbres UBALE dans le camp de réfugiés de Dzaleka, à Dowa, qui accueille plus de 50 000 demandeurs d’asile venus de toute la région des Grands Lacs et de la Corne de l’Afrique. 

    L’activité vise à planter 5 000 arbres indigènes (notamment des espèces d’acacia, d’acajou et de miombo) dans des zones dégradées au sein de communautés ciblées. Les arbres sont souvent abattus pour servir de bois de chauffage, de matériaux de construction et pour subvenir aux besoins de survie. La perte d’un trop grand nombre d’arbres entraîne l’érosion des sols, le déclin de la biodiversité et une vulnérabilité accrue face au changement climatique. 

    À ce jour, 3 600 arbres ont été plantés. L’Église fait appel à des groupes communautaires locaux, notamment des groupes de jeunes et des écoles, pour les former à la plantation et à l’entretien des arbres afin de garantir un taux de survie d’au moins 80 %. 

    « Dans Colossiens 1.16–17, il nous est rappelé que toutes choses ont été créées en Christ et pour Christ. Jésus n’est pas seulement le Sauveur des hommes, mais aussi le Seigneur de toute la création. En plantant des arbres et en restaurant la terre, l’Église montre que nous suivons Jésus non seulement dans le culte, mais aussi dans la manière dont nous traitons la terre », déclare Shadreck Kwendanyama, directeur exécutif de la MBCM. 

    Des abeilles pour la communauté 

    ___, de l’Église mennonite du Kenya, présente les ruches du projet « MennoHives and Ecosystem Restoration » à Migori.

    Au Kenya, le « MennoHives and Ecosystem Restoration Project » a reçu une subvention du CCWG. Ce projet, soutenu par l’Église mennonite du Kenya, consiste à promouvoir l’apiculture à Migori, une ville située non loin de la frontière tanzanienne. Il vise à installer jusqu’à 400 ruches « afin d’améliorer les moyens de subsistance de la communauté et de promouvoir la durabilité environnementale ». 

    Les ruches ont pour but de favoriser la présence de pollinisateurs dans le paysage tout en fournissant de la nourriture (du miel) et une source de revenu, en particulier pour les veuves qui ont besoin d’aide pour assurer des moyens de subsistance durables. 

    « Le projet reflète la gestion des ressources telle que la décrit la Bible (Genèse 2. 15) en prenant soin de la création de Dieu. Il incarne également l’appel à aimer notre prochain (Matthieu 22. 39) à travers le développement communautaire durable », explique Francis Ojwang Selassie, directeur du projet. 

    Grâce à cette subvention, KMC a pu mettre en place 70 ruches, fournir des combinaisons de protection et des enfumoirs à ceux qui s’occupent des ruches, et former les responsables locaux. 

    Planter des fruits pour les familles 

    En Angola, l’Igreja Evangelica Menonita Em Angola (IEMA) a reçu une subvention pour planter des arbres fruitiers en utilisant un système d’irrigation par captage et stockage des eaux de pluie à Mbanza Säo Paulo, Nambuangongo et Bengo. 

    Le projet vise à lutter contre la désertification des terres et la faim en cultivant des denrées alimentaires et en assurant des moyens de subsistance. 

    En impliquant une vingtaine de personnes issues des assemblées locales dans la culture et l’entretien, les fruits récoltés peuvent bénéficier à près de 200 personnes. 

    « Nous nous inspirons d’Ézéchiel 36, 8-11 pour prendre soin de la terre, et nous mettons en pratique l’injonction de planter des jardins tirée de Jérémie 29, 5-7 », explique Gomes João de Miranda, coordinateur du projet. 

    « Nous sommes encouragés par ces projets qui impliquent les membres de l’Église dans la mise en œuvre et incluent les membres dans le besoin parmi les bénéficiaires du projet », déclare Doug Graber Neufeld, du groupe de travail pour le soin de la création. 


  • Lisa Carr-Pries, vice-présidente de la CMM, anime la prière du matin avec le Comité exécutif, le Comité YABs et le personnel avant une journée de réunions. Photo : Ebenezer Mondez. 

    Le Comité Exécutif approuve la date de l’Assemblée, le groupe chargé du soin de la création et le nouveau calendrier des réunions 

    « La résurrection n’est pas seulement un moment dans le temps ; la résurrection, c’est la puissance de Dieu aujourd’hui », a déclaré Sunoko Lin (États-Unis/Indonésie), trésorier de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), lors du temps de prière du matin à l’occasion de la réunion annuelle du Comité Exécutif (CE) de la CMM, qui s’est tenue du 16 au 19 mars 2026 à Lumban, dans la province de Laguna, aux Philippines. 

    Les réunions se sont déroulées dans un climat de prière. Chaque matin, les membres du Bureau de la CMM ont présidé des moments de prières axées sur le slogan de la CMM : « Suivre Jésus, vivre l’unité, construire la paix ». Chaque soir, un membre de l’équipe de direction du personnel clôturait la journée par des prières. 

    Le Comité Exécutif est composé de 10 représentants nommés par le Conseil Général de la CMM (deux par région continentale) et des cinq membres du Bureau. Siaka Traoré (Burkina Faso) a participé pour la première fois en tant que cinquième membre du bureau du comité exécutif ; son titre a été modifié en « Consultant continental ». 

    Il s’agissait de la première réunion en présentiel du nouveau Comité exécutif après la confirmation des nominations par le Conseil Général en 2025. 

    Le CE et les membres du bureau du comité exécutif étaient accompagnés de l’équipe de direction du personnel, de certains membres de l’équipe de la direction générale et du Comité YABs (Jeunes anabaptistes), qui ont tenu leurs propres réunions, mais se sont joints aux autres pour des moments de prière et d’enseignements. 

    John D. Roth (États-Unis) a animé des sessions de réflexion d’un point de vue historique. Il a examiné les questions suivantes : « Où en est l’Église ? » et « Où vivons-nous la communion dans la tradition anabaptiste ? » 

    Prochaine Assemblée approuvée 

    Le CE a approuvé par consensus l’organisation de la prochaine Assemblée en Tanzanie au cours des deux premières semaines de juin 2028. 

    « Notre groupe continental africain apporte son soutien à cette invitation adressée à notre famille anabaptiste mondiale de venir en Tanzanie », déclare Samson Omondi (Kenya), représentant du Comité exécutif pour l’Afrique. 

    Engagement envers le soin de la création 

    Il y a eu une forte affirmation en faveur de la poursuite du travail sur le soin de la création au sein de l’Église mondiale. Le CE a approuvé par consensus une proposition visant à faire du Groupe de travail pour la protection de la création une partie permanente de la structure de la CMM sous le nom de Groupe de travail pour le soin de la création. Le groupe de travail pour la protection de la création avait été créé pour explorer ce que signifie le soin de la création pour la CMM ; le groupe de travail continuera à promouvoir une gérance fidèle de la création dans les opérations de la CMM et parmi ses membres. Le Groupe de travail sur le soin de la création (Creation Care Working Group, CCWG) travaillera en collaboration avec les quatre commissions de la CMM et se réunira avec elles. 

    Dans un souci de réduire le coût environnemental élevé des déplacements en avion, le CCWG ne se réunira en personne que les années où se tiennent le Conseil Général et l’Assemblée. 

    C’est une tradition de la Conférence Mennonite Mondiale de planter un arbre sur le terrain d’une institution mennonite lorsque le Comité Exécutif se réunit : « en l’honneur de la création de Dieu et de l’Église universelle ». Aux côtés (de gauche à droite) de Zaldy Magansay, président de l’Integrated Mennonite Conference, et d’Eladio Mondez, évêque modérateur, les membres du bureau du comité exécutif de la CMM (Siaka Traoré, Sunoko Lin, César García, Henk Stenvers, Lisa Carr-Pries) ont planté un deuxième arbre kamias (averrhoa bilimbi) aux Philippines, à la Lansay Mennonite Bible Church. (En 2008, la présidente de l’époque, Nancy Heisey, et le futur président, Danisa Ndlovu, avaient planté un arbre à la Lumban Mennonite Bible Church.) Photo : Ebenezer Mondez. 

    Création d’un nouveau cycle de réunions 

    Le CE a approuvé un nouveau cycle pour les réunions de la CMM. « Au cours des dernières années, les réunions de la CMM sont devenues ingérables, car de plus en plus de membres et de groupes ont rejoint la CMM », a déclaré Liesa Unger (Allemagne), responsable des événements internationaux. Il est difficile de trouver des salles de réunion. Les personnes assumant plusieurs rôles se retrouvent avec des réunions qui se chevauchent. 

    Compte tenu de ces défis, le CE a approuvé un nouveau cycle selon lequel le Conseil Général et les réseaux (GAEN, GAPN, GASN, GMF) se réuniront en alternance, à partir de l’Assemblée de 2028. Les commissions se réuniront à chaque fois. 

    Dans le cadre de ce nouveau plan, les réunions du Conseil Général ou des réseaux auront lieu environ tous les 18 mois. 

    Le CE a également approuvé les modifications apportées aux documents relatifs aux mandats des réseaux et aux frais d’adhésion aux réseaux. 

    Les jeunes adultes se préparent et discernent 

    Le Comité YABs s’est réuni pour la première fois en présentiel avec les nouveaux représentants (Asie, Europe, Amérique du Nord) nommés après le Sommet Mondial de la Jeunesse (GYS) de 2025. Dans leur rapport au CE, ils ont présenté une feuille de route pour les années à venir, comprenant un plan visant à entrer en contact avec de jeunes responsables afin de développer le Réseau YABs et à utiliser les réseaux sociaux comme outil pour communiquer avec les jeunes. 

    Le Comité YABs a poursuivi sa réflexion sur ses objectifs à long terme, notamment sur les moyens d’intégrer les délégués des YABs aux délégués du Conseil Général en 2028. 

    Le Comité YABs (Jeunes anabaptistes) présente son rapport au Comité exécutif lors de sa réunion de 2026.   Photo : Janet Plenert

    « Nous voulons honorer la sagesse du Conseil Général et prendre le temps de tester les différents changements afin de proposer une meilleure solution que celle qui n’a pas été adoptée en 2025 », a déclaré Valentina Kunze (Uruguay), présidente des YABs et représentante de l’Amérique latine. 

    Le comité et le mentor des YABs bénéficient désormais également du soutien du nouveau coordinateur des YAB, Isaac Nii Torgbor Gborbitey (Ghana), qui est également le représentant des YABs pour l’Afrique. 

    Le Comité exécutif a été encouragé par le travail du Comité YABs. « Vous avez travaillé dur et vous êtes une source d’inspiration pour nous », a déclaré Sipra Biswas (Inde), représentante de l’Asie au sein du Comité exécutif. 

    Enfin, le Comité Exécutif a examiné et approuvé le budget 2026, les rapports financiers 2025 et les projections pour 2027 et 2028. 

    « Cette importante réunion de discernement est aussi un espace où la guidance du Saint-Esprit nous transforme. Il s’agit d’un cheminement que nous faisons en communion les uns avec les autres et avec le Christ lui-même », déclare César García (Canada/Colombie), Secrétaire Général. 


  • Le renforcement de la communion est au cœur de l’action de la Conférence Mennonite Mondiale, « une communauté mondiale de foi dans la tradition anabaptiste ». « Les relations personnelles que nous tissons avec les Églises de nos régions respectives sont un pilier de la CMM », déclare Janet Plenert, directrice du renforcement de la communion. 

    Dans la nouvelle structure de la CMM, les représentants régionaux relèvent du service du renforcement de la communion. Danisa Ndlovu a été nommé responsable des relations inter-Églises, chargé de superviser les représentants régionaux. Il est bien connu en tant qu’ancien président de la CMM (2009-2015) et en tant qu’actuel représentant régional pour le sud de l’Afrique. Il a été évêque au sein de l’Église des Frères en Christ au Zimbabwe de 2000 à 2014. 

    « J’ai confiance en la sagesse, l’expérience et les connaissances de Danisa ; il s’acquittera admirablement de cette tâche », déclare Janet Plenert. 

    « Notre travail implique beaucoup de planification : visites, contacts avec les responsables d’Églises. Si nous ne planifions pas, nous planifions l’échec. Mais nous gardons à l’esprit que c’est Dieu qui détermine nos pas. Dieu fait aboutir nos projets », déclare Danisa Ndlovu. 

    Danisa Ndlovu représente également la CMM au sein du Conseil de ministère conjoint des conseils d’administration du Comité central mennonite des États-Unis et du Canada. 

    Nouveau représentant régional 

    David Chow rejoindra l’équipe des représentants régionaux le 1er avril 2026 afin de servir les dix Églises membres nord-américaines de la CMM. 

    Le rôle des représentants régionaux consiste au développement et à l’entretien des relations entre les membres, les membres associés et les membres potentiels de la CMM, les Églises locales, les organisations affiliées à la CMM et ses partenaires. Ils font le lien entre la communion mondiale et les membres d’une région. En tant qu’intermédiaires, ils transmettent les joies et les préoccupations des Églises à la CMM et expliquent et partagent les ressources et les opportunités de la communion mondiale avec les Églises locales. 

    David Chow est un Frère mennonite originaire de Calgary, en Alberta (Canada). Il a ressenti un appel au ministère dès son plus jeune âge et, à l’âge adulte, a trouvé sa famille spirituelle parmi les anabaptistes. Il a obtenu une maîtrise en théologie au Mennonite Brethren Biblical Seminary. David Chow et son épouse Charlene ont servi au sein de l’Église des Frères mennonites au Japon pendant deux ans. Il a exercé le ministère pastoral pendant près de 22 ans, en se consacrant à la création et au développement d’assemblées interculturelles. Il poursuit actuellement un certificat post-maîtrise en accompagnement spirituel. 

    « J’aime l’Église — tant la communauté locale que la communion mondiale. Au cours de mes études théologiques, j’ai fermement embrassé les croyances anabaptistes et je me suis engagé à les incarner et à les vivre », déclare David Chow. 

    « David Chow est connu pour son sens inné du relationnel et son écoute attentive. Nous sommes convaincus qu’il mettra ses compétences et son amour pour la mission de Dieu dans le monde au service de nos églises membres en Amérique du Nord », déclare Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-Églises. 

    La recherche d’un représentant régional pour l’Afrique centrale et occidentale se poursuit, suite à la nomination de Siaka Traoré au sein du Bureau en tant que consultant continental. 

    Le Comité YABs (Jeunes anabaptistes) opère également au sein du service du renforcement de la communion. Le représentant pour l’Afrique, Isaac Nii Torgbor Gborbitey, a été nommé coordinateur des jeunes anabaptistes (YABs) à compter du 1er mars 2026. Son rôle consistera principalement à gérer, coordonner et mettre en œuvre les aspects logistiques des programmes et rencontres du YABs. 

    Isaac Gborbitey est membre de l’Église mennonite du Ghana. Il est titulaire d’une licence en sciences biomédicales de l’université de Cape Coast au Ghana. Il a participé à des activités de recherche communautaires, a suivi une formation en gestion de projet et en engagement des jeunes, et a travaillé avec des groupes de bénévoles ainsi que dans l’organisation de rencontres et de manifestations. 

    « Dans son rôle de bénévole en tant que représentant des YABs pour l’Afrique, Isaac a été très actif. Il a collaboré avec des groupes de jeunes adultes dans toute la région. Nous sommes ravis de pouvoir continuer à bénéficier de ses compétences et de sa passion au service de l’Église alors qu’il rejoint le personnel », déclare Ebenezer Mondez, responsable des YABs (anciennement mentor des YABs). 


  • De gauche à droite, John M. Sean, secrétaire général du KMKT, et Emmanuel Hagai, secrétaire général du KMT. Photo : Liesa Unger

    L’Assemblée de la CMM reste en Afrique de l’Est

    « Construire ensemble le corps du Christ et renforcer la fraternité mondiale [voilà la vision qui sous-tend la décision d’accueillir l’Assemblée mondiale de l’Église anabaptiste] », déclare l’évêque Nelson Kisare, de la Kanisa la Mennonite Tanzania.

    Le Comité Exécutif de la Conférence Mennonite Mondiale a accepté l’invitation des églises membres de Tanzanie à accueillir la 18e Assemblée mondiale en 2028. Ce rassemblement de cinq jours réunissant des anabaptistes du monde entier aura lieu lors des deux premières semaines de juin. Le thème est en cours de finalisation.

    La Tanzanie compte plus de 46 000 mennonites répartis dans deux églises membres de la CMM : Kanisa la Mennonite Tanzania (KMT) et Kanisa La Mennonite La Kiinjili Tanzania (Église évangélique mennonite de Tanzanie).

    « Nous attendons environ 1 500 à 2 000 participants venus d’autres continents, et 500 à 1 000 d’autres pays d’Afrique », déclare Liesa Unger, responsable des événements internationaux. « Les responsables d’Églises tanzaniennes s’attendent à ce que plus de 2 500 participants locaux assistent à l’ensemble de l’Assemblée et à ce que 200 supplémentaires participent au culte de clôture samedi. »

    La KMT est la plus ancienne union d’églises mennonites d’Afrique de l’Est, fondée dans les années 1930. Des vagues de réveil ont traversé la Tanzanie des années 1940 aux années 1960. Des évangélistes tanzaniens issus des églises mennonites ont apporté l’Évangile au Kenya, y établissant l’Église mennonite.

    En 1971, le nom de l’Église nationale a été changé de l’anglais au swahili, reflétant la direction africaine de l’Église qui avait commencé avec la nomination des pasteurs Ezekiel Muganda et Andrea Mabeba en 1950 et celle de l’évêque Zedekiah Kisare en 1964. Actuellement, Emmanuel Hagai occupe le poste de secrétaire general et Nelson Kisare celui d’évêque président.

    La KMKT a été créée en 1988, dans le prolongement de la KMT. En 2005, elle a été reconnue comme Église par le gouvernement national. Leur mission consiste à partager l’Évangile, à encourager les jeunes à suivre Jésus et à participer aux activités de l’Église, ainsi qu’à servir la communauté par le don de sang volontaire et l’aide aux plus démunis. Elle est actuellement dirigée par John Sean, secrétaire general, et Lameck Manji, evêque président.

    Les mennonites de Tanzanie gèrent plusieurs écoles, du primaire au supérieur, ainsi que plusieurs hôpitaux et centres de santé.

    « Notre groupe continental africain apporte son soutien à cette invitation adressée à notre famille anabaptiste mondiale de venir en Tanzanie », déclare Samson Omondi, représentant du Comité Exécutif pour l’Afrique et évêque de l’Église mennonite du Kenya.

    African women's choir stand at the front of the church
    Les chorales font partie intégrante des cultes dans les assemblées du KMT, comme ici à Arusha.Photo : Liesa Unger

    « Nous espérons proposer des options d’Assemblée Dispersée non seulement en Tanzanie, mais aussi dans d’autres régions d’Afrique de l’Est », ajoute Nelson Martínez, coordinateur logistique. (Les Assemblée Dispersées sont des excursions avant et après l’Assemblée Réunie qui permettent à de petits groupes de découvrir la région et de prier avec les assemblées locales.)

    Le nouveau lieu de l’Assemblée a dû être choisi seulement deux ans avant l’événement, après que l’hôte initial, la MKC en Éthiopie, ait retiré son invitation.

    « Depuis des années, notre rêve était d’organiser la 18e Assemblée en Afrique. Cela clôt notre décennie de Renouveau, marquant les 500 ans de l’anabaptisme par une célébration sur le continent où l’anabaptisme connaît la croissance la plus rapide », déclare César García, Secrétaire General de la CMM. « Nous nous réjouissons de cette occasion de tisser des liens et d’apprendre à mieux connaître nos frères et sœurs en Tanzanie, tout en partageant mutuellement nos dons à travers ce grand rassemblement. »

    « Malgré certaines difficultés prévisibles, nous pensons que la tenue de l’Assemblée à Arusha sera une expérience unique et positive. Le fait qu’elle se déroule dans un lieu relativement petit nous aidera à nous rapprocher les uns des autres. L’engagement des Églises apportera de la joie et de nombreuses bonnes volontés à l’Assemblée », déclare Liesa Unger.



  • Qu’est-ce que les rencontres avec des croyants d’autres pays, mais vivant dans la même région, peuvent vous apporter ?

    « Au-delà de la participation aux programmes, les gens trouvent que les liens créés lors des rassemblements régionaux sont ce qui est de plus mémorable », explique Miekje Hoffscholte-Spoelder, présidente du conseil d’administration de la Conférence mennonite néerlandaise. « Nous nous faisons de nouveaux amis et nous en retrouvons d’anciens. Nous entrons en contact avec des croyants qui n’ont pas toujours les mêmes opinions et le même parcours que nous. »

    Les rassemblements régionaux sont l’occasion de nouer des amitiés et de développer des relations. Bon nombre d’entre eux sont organisés de manière autonome par des groupes de la région, dont beaucoup sont membres de la Conférence Mennonite Mondiale. Pour les représentants régionaux de la CMM, c’est une excellente occasion de rencontrer plusieurs responsables à la fois.

    « Nous avons tant à apprendre les uns des autres en continuant à vivre l’unité », déclare Bruce Campbell-Janz, directeur du service de la communication et de l’engagement pour la CMM.

    Europe 

    Large group of people lined up for photo in a courtyard of a brick building
    A gathering of the MWC member church in Spain

    Les Églises mennonites européennes se réuniront aux Pays-Bas du 14 au 17 mai 2026 pour leur rassemblement régional CMERK* (anciennement MERK). Créé en 1972 et pensé comme un événement ponctuel, il est devenu une sorte de mini-assemblée organisée entre les assemblées mondiales de la CMM, au cours de laquelle les mennonites d’Europe partagent leurs idées théologiques, trouvent des points communs et échangent les dons qu’ils peuvent offrir à la communion mennonite régionale.

    Miekje Hoffscholte-Spoelder ajoute : « Mon mari et moi avons eu le privilège d’assister à l’Assemblée mondiale en Indonésie en 2022, mais un tel voyage n’est pas possible pour tout le monde. Il est important que nous apprenions à connaître nos prochains mennonites, que nous priions et louions ensemble, et que nous discutions de sujets urgents, notamment le rôle des églises dans l’accompagnement des migrants en Europe. »

    Les membres des commissions de la Conférence Mennonite Mondiale se réuniront à Mennorode, aux Pays-Bas, juste avant la CMERK, afin de pouvoir se joindre à la rencontre régionale qui suivra. Les rencontres en personne permettent de renforcer les relations qui sous-tendent le travail qu’ils accomplissent tout au long de l’année par le biais de réunions en ligne et de communications écrites.


    Amérique Latine et Caraïbes

    large group of people lined up for photo in the drop off loop of a hotel
    Participants at the 2025 Latin American 500th anniversary of Anabaptism event

    Les Églises anabaptistes de 16 pays d’Amérique latine se sont réunies au Pérou en janvier 2025 pour commémorer les 500 ans de l’anabaptisme.

    « C’était un moment précieux pour se souvenir des pères et mères dans la foi, qui nous ont montré un chemin parsemé de sang, de sueur et de larmes, et l’engagement à suivre Jésus-Christ », dit Jaime Prieto, théologien et historien anabaptiste du Costa Rica.

    « Pour moi, ce qui a compté le plus, c’était de voir des gens issus de contextes culturels différents. Nous avons mis en lumière des problèmes, des solutions et, surtout, des sujets importants pour notre vie en communauté, tout en gardant toujours nos principes anabaptistes comme fondement de nos réflexions », a rapporté Yuri De Araùjo du Brésil, l’un des nombreux participants, engagé dans YAMEN, un programme d’entraide du Comité central mennonite et de la Conférence Mennonite Mondiale, qui a assisté à la rencontre.

    Les mennonites d’Amérique centrale et des Caraïbes attendent avec impatience la CAMCA (Consulta Anabaptista Menonita de México, Centro América y el Caribe), qui se tiendra du 13 au 18 juillet 2026 à l’Iglesia Nacional Evangélica Menonita Guatemalteca à Alta Verapaz, au Guatemala. Comme la CMERK, cette rencontre a lieu tous les deux ou trois ans et attire un large public venu pour apprendre, discerner et s’encourager mutuellement.


    Asie

    large group of Asian people lined up for photo
    Regional meeting in Asia

    Les réunions régionales peuvent également porter sur une idée commune afin d’approfondir la réflexion et de développer des actions pour la mettre en pratique. Les responsables d’Églises mennonites d’Asie, sous l’égide du Réseau asiatique d’éducation anabaptiste-mennonite, se sont réunis pour réfléchir ensemble à la contextualisation de la théologie anabaptiste pour les Églises d’Asie. Rejoints par des responsables missionnaires et théologiques du Canada et des États-Unis, ils se sont réunis en Indonésie en 2024 et en Thaïlande en 2025. 


    Amérique du Nord

    Diverse men and women smile at camera from around lunch table.
    North American leaders from MWC member churches on break at General Council meetings in Germany, 2025

    Tout récemment, la CMM a organisé une réunion pour les responsables des églises membres des États-Unis, du 6 au 8 janvier 2026. Janet Plenert, directrice de la CMM chargée du renforcement de la communion, revient sur son rôle de facilitatrice lors de cette réunion : « Parfois, les réunions sont significatives non pas en raison de ce qui a été décidé ou accompli, mais parce qu’elles se sont déroulées dans un climat de respect, de partage empreint de grâce et d’amour bienveillant, au milieu de conversations franches et honnêtes.

    Nous étions vulnérables les uns envers les autres, exprimant une honnêteté bienveillante et directe. Nous avons également eu des conversations substantielles sur les questions qui nous ont réunis. Nous avons senti que l’Esprit de Dieu était parmi nous, et nous croyons que les prières de nombreuses personnes y ont contribué. »


    Afrique

    large group of mostly African men lined up for photo in front of building
    A gathering of Mennonite church leaders at AIMM meetings

    « Au fond de nous, il y a une aspiration constante à vivre ensemble. Les rencontres régionales, qu’elles soient organisées de manière indépendante par les Églises locales ou par la CMM, offrent un espace pour tisser des liens entre nous. Elles nous permettent de découvrir les difficultés et les joies des uns et des autres, de nous encourager mutuellement, de collaborer et d’envisager l’avenir ensemble », explique Danisa Ndlovu, responsable des relations inter-églises à la CMM.

    « Dans ma région, l’Afrique, le mode de vie est principalement communautaire. Ainsi, bien que très diversifiées en termes de culture, de langue, d’histoire coloniale et de vision du monde, les réunions régionales nous permettent de créer des liens entre nous », ajoute-t-il.

    Une réunion régionale pour l’Afrique entre les responsables des églises membres de la CMM est prévue pour 2026. 


    group of people from Asia standing together
  • Agir avec solidarité

    Il est légitime d’être frustré face à ce monde où les tensions politiques ne cessent de s’aggraver. Les églises membres de la Conférence Mennonite Mondiale de chaque région continentale appellent à la prière et à la solidarité. Beaucoup sont victimes de la corruption ou la violence dans leur pays.

    En tant qu’anabaptistes engagés dans le travail pour la paix, que pouvons-nous faire ?

    « Dans une période comme celle-ci, nous devons prier. En privé et en communauté. Faire connaître à Dieu notre colère, notre frustration, nos lamentations, notre espoir et notre angoisse », déclare Nindyo Sasongko. Il est théologien en résidence à la Manhattan Mennonite Fellowship, aux États-Unis, et pasteur de la Gereja Kristen Muria Indonesia (GKMI).

    Pour lui, la période était fin août 2025. Des manifestations de grande ampleur ont éclaté en Indonésie lorsque les opposants à la forte augmentation des impôts ont été réduits au silence. Un incident au cours duquel un véhicule blindé de la police a percuté et tué un chauffeur de moto-taxi devant la foule des manifestants a suscité la colère.

    C’est ainsi que le 5 septembre 2025, Nindyo Sasongko a lu sa prière représentant le christianisme (l’une des six religions reconnues en Indonésie) devant le consulat général de la République d’Indonésie à New York. Cette manifestation pacifique a été observée par le consul général Winanto Adi.

    C’est ainsi que le 5 septembre 2025, Nindyo Sasongko a lu sa prière représentant le christianisme (l’une des six religions reconnues en Indonésie) devant le consulat général de la République d’Indonésie à New York. Cette manifestation pacifique a été observée par le consul général Winanto Adi.

    (Ceci est une version abrégée de la prière)

    Ce soir, nous nous réunissons en Ta présence,
    avec sincérité dans notre appel
    pour le peuple indonésien.
    Unis d’une seule voix :
    non par rébellion,
    mais parce que leurs cris ne peuvent plus être contenus.

    Nous pleurons !
    Non, soyons audacieux en ta présence :
    nous sommes affligés !
    Non par jalousie, ou par rancune,
    Mais par une juste colère née de l’angoisse,
    De l’amour et de l’espérance des enfants de cette terre,
    Errant à travers des mers inconnues.
    Nous t’implorons : combien de temps encore, ô Dieu ?

    Ouvre les portes de ta miséricorde,
    Afin que tous ceux qui sont dans la tourmente puissent voir qu’il existe des valeurs plus importantes :
    Pas l’indifférence, mais la fraternité,
    Pas le cynisme, mais la compassion,
    Pas la cupidité, mais l’espérance pour chaque membre de la nation.

    Ouvre les voies de la réconciliation,
    Afin que chacun puisse reconstruire la confiance
    Déchirée par la méfiance et les conflits.
    Panses les blessures de cette nation —
    Les blessures physiques des conflits,
    Les cicatrices affectives du vide,
    Et la colère profonde et silencieuse qui l’habite.

    Que cette douleur se transforme
    En la naissance d’une nouvelle ère,
    Marquée par la justice, l’intégrité
    Et une paix durable pour tout le peuple indonésien.
    Ô toi dont l’amour fidèle est sans fin,
    Que les cris des pauvres ne restent pas sans réponse,
    Que leurs souffrances soient apaisées,
    Et que leur avenir soit assuré.

    La prière s’est terminée par un appel lancé à l’administration actuelle pour qu’elle obéisse à la Constitution, fasse preuve d’humilité en écoutant les cris de la foule et ouvre la voie à plus de justice.

    Persévérer même lorsque nous ne voyons pas de changements

    Malheureusement, depuis la vague de manifestations, rien n’a changé en Indonésie. Six mois après les manifestations, la situation semble même s’être aggravée. Alors pourquoi prier pour les nations ?

    « Parce que la prière nous transforme d’abord nous-mêmes. Elle adoucit nos cœurs, remodèle nos désirs et nous relie à la confiance sacrée envers le Seigneur et la communauté qui nous entoure », explique Nindyo Sasongko.

    « Je crois en un Dieu qui choisit activement la solidarité avec les plus vulnérables et protège les veuves et les orphelins », déclare Nindyo Sasongko. « Jésus a enseigné la paix et la non-violence non seulement comme des concepts, mais comme un mode de vie. Je reste convaincu que la non-violence est l’arme la plus puissante pour démanteler les inégalités sociales. »

    « Deuxièmement, mon optimisme est alimenté par une génération de jeunes [de la diaspora] qui se soucient profondément de l’Indonésie. Dans leur regard critique et leur quête de vérité, je vois la main de Dieu – le Dieu de la paix – œuvrer en coulisses pour restaurer l’Indonésie. »

    « Dans cette vérité, je trouve le courage et l’optimisme nécessaires pour relever les défis qui nous attendent. J’espère que davantage de croyants se joindront à nous dans la prière », déclare Nindyo Sasongko.

    La CMM facilite la prière communautaire pour les nations et les unions d’églises grâce à l’e-mail bimestriel de son réseau de prière et à son Heure de prière virtuelle. Rejoignez-nous.


    Indonesian man teaching
  • « En cette période où l’Église et ses membres sont persécutés, victimes des guerres qui endeuillent de nombreuses familles, il devient urgent de placer l’unité, la paix et la solidarité au cœur de l’œuvre d’évangélisation » écrit le pasteur Ernest MUSOBWA KISHAKU.  Ce dernier est le représentant du Kivu, quatrième district de la Communauté des Églises de frères mennonites au Congo, une union d’Églises membre de la CMM, dans l’est de la République démocratique du Congo, région qui fait face actuellement à de nombreuses violences. 

    « Le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale constitue une occasion précieuse de nous rapprocher du peuple, de panser les blessures internes, de contribuer à la guérison des traumatismes et à la restauration du tissu social profondément marqué par les conséquences de la guerre » poursuit-il. 

    Chaque année, la Conférence mennonite mondiale (CMM) diffuse des ressources pour le culte pour aider les assemblées du monde entier à célébrer cette journée. À travers un thème commun, des textes bibliques, des prières et des témoignages, elles sont invitées à vivre plus intensément la communion, l’intercession et l’action de grâce avec, et pour, l’ensemble de la famille spirituelle mondiale.

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    À la paroisse Lingwaka de la Communauté Mennonite de Kinshasa, union d’Églises membre de la CMM, les membres ont célébré la communion lors de leur culte du dimanche de la Fraternité anabaptiste mondiale.  

    Cette année, les assemblées ont célébré cette fête le 19 ou le 26 janvier, les dimanches les plus proches du 21 janvier. À la même date en 1525, avait lieu à Zurich, en Suisse, le premier baptême anabaptiste.


    Voici quelques échos de la manière dont le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale a été célébré dans nos assemblées membres à travers le monde. 

    L’Église mennonite de Bhilai, en Inde, a célébré avec beaucoup d’enthousiasme le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale. Des prières ont été élevées pour les cinq continents par divers groupes, notamment le groupe de jeunes, le groupe de femmes, le conseil d’Église et le pasteur. Un repas en commun a également été organisé dans le cadre de cette célébration. 


    La Casa da Comunidade, qui fait partie de l’Église des frères mennonites de Lisbonne, au Portugal, a utilisé l’histoire du bon Samaritain tirée du dossier pour le culte du Dimanche de la fraternité anabaptise mondiale. 


    À l’Église anabaptiste Castañeda aux Philippines, les membres ont été répartis en cinq groupes représentant les cinq régions continentales de la CMM. Au sein de ces groupes, ils ont échangé autour de témoignages mettant en lumière la solidarité vécue dans la paix, l’écoute et le pardon, ainsi que le soutien mutuel et la persévérance. 


    À l’Église mennonite de Bussum-Naarden, aux Pays-Bas, sept assemblées de la région (Ring Midden-Nederland) ont organisé un culte en commun au cours duquel elles ont allumé des bougies pour chaque continent. 


    Binuangan Mennonite Christian Church, aux Philippines, a célébré le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale en chantant « What a Friend We Have in Jesus », « Blessed Assurance », « Trust and Obey » et « God You’re Good ». Certains de ces cantiques ont été chantés en ilocano, une langue couramment utilisée parallèlement à d’autres dialectes locaux tels que le kankana-ey, le bugkalot, l’ibaloi, le kalanguya et d’autres encore.


    L’assemblée de la Mennnonitengemeinde Worms-Ibersheim, en Allemagne, a prolongé la célébration du Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale par un moment convivial autour d’un café et de gâteaux. L’église a été édifiée sur un terrain offert à la paroisse par un mennonite à la fin du XIXᵉ siècle. Le vitrail central, l’un des trois qui ornent le bâtiment, représente le Christ debout sur « une fondation mennonite », précise le pasteur Andreas Kohrn.


    « Nous sommes très reconnaissants à la Conférence mennonite mondiale de partager les ressources pour le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale afin que nous puissions tous prier dans un même esprit. C’est le moment pour nous de nous unir et de relever le défi qui consiste à avoir le courage d’aimer tout le monde et de grandir dans la solidarité », déclare Ashisha Kumar Milap, pasteur de l’Église mennonite Sunderganj Dhamtari en Inde. 

    Ils ont organisé un concours de coloriage à l’école du dimanche à partir du dessin partagé pour le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale

    Après un repas partagé, les membres ont échangé sur les facteurs qui fragilisent la solidarité ou, au contraire, la renforcent. 


    À la Level Ground Mennonite Church à Abbotsford, en Colombie-Britannique (Canada), les enfants ont apprécié les coloriages pendant que l’assemblée priait pour la fraternité anabaptiste mondiale, soulignant en particulier sa solidarité avec le peuple vénézuélien. 


    Comment avez-vous célébré le Dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale ? Envoyez-nous vos photos ! Partagez vos témoignages ! Envoyez-les à photos@mwc-cmm.org


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    Continuer avec la solidarité

    Que nos prières nous poussent à agir. En 2026, la Conférence Mennonite Mondiale mettra l’accent sur la solidarité. Nous vous invitons, en particulier pendant cette période de réflexion avant Pâques, à vivre la solidarité avec les anabaptistes du monde entier par la prière. 

    Prenez une photo ou une vidéo pour faire connaître à la famille mondiale comment vous priez en solidarité. Utilisez le texte ci-dessous. Envoyez votre photo ou vidéo à photos@mwc-cmm.org.

    Nous prions en solidarité avec nos sœurs et frères de ____________ (écrire le nom du pays).

    OU

    __________ (écrire le nom de votre église locale) prie en solidarité avec nos sœurs et frères de __________ (écrire le nom du pays).