Étiquette : PA2015

  • Les théologiennes anabaptistes examinent les possibilités d’un réseau mondial

    Par Virginia A. Hostetler, avec les reportages de Harriet Sider Bicksler et d’Elina Ciptadi-Perkins

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) — Au Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), du 21 au 25 juillet 2015, les femmes anabaptistes se sont réunies pour une première fois afin d’examiner les possibilités de former un réseau mondial des femmes anabaptistes.

    Réunies en session, par groupes régionaux, des femmes de l’Asie, de l’Amérique latine, de l’Amérique du Nord et de l’Europe ont été mises au courant de ce qui se fait déjà, puis ont considéré comment elles pourraient travailler ensemble au sein de réseaux plus formels dans leurs propres régions.

    Ces sessions ont été suivies d’une rencontre commune le vendredi après-midi où les femmes de tous les continents étaient invitées à donner leur opinion sur la possibilité d’un réseau mondial. La rencontre de trois heures et demie a été animée par les théologiennes de l’Amérique latine et comprenait une liturgie, des chants, de l’expression gestuelle et de l’art ainsi que des rapports et des discussions en groupe. Près de 100 femmes ont participé à la rencontre.

    Les participantes ont examiné deux grandes questions : Ya-t-il un besoin pour un réseau mondial de théologiennes? Quelle serait la fonction de ce réseau?

    Au sujet du besoin, les participantes latino-américaines ont répondu avec enthousiasme : « Si! »

    Parmi les commentaires recueillis, on trouve notamment « Je sais que mon monde est trop petit, j’en ai besoin d’autres ».

    Les femmes ont décidé par consensus d’aller de l’avant et de nommer des personnes contacts dans chaque région pour la mise en œuvre.

    Au cours des années, la CMM a soutenu des opportunités de réseautage et de formation théologique pour les femmes. Or, parmi les 150 délégués du Conseil Général qui se sont réunis du 16 au 20 juillet, on comptait moins d’une douzaine de femmes. Une femme du Sud s’est exclamée : « Est-ce cela l’égalité? Est-ce que c’est juste? Dans nos églises, les femmes sont majoritaires! » Une autre a ajouté : « Sans la voix des femmes, nous manquons la moitié de la sagesse de Dieu. »

    (Le Conseil Général est formé de responsables d’église de partout dans le monde, choisis par les conférences et les églises membres de la CMM.)

    Réseaux régionaux

    PHOTO: Dale D Gehman

    Le mouvement des théologiennes a pris naissance en Afrique avec la formation du groupe « Théologiennes Anabaptistes Africaines » en 2001. En partenariat avec Mennonite Church USA et la CMM, le groupe a encouragé et facilité la formation théologique des femmes de divers pays africains. Le groupe africain ne s’est pas rencontré à Harrisburg.

    Au Rassemblement de la CMM au Zimbabwe, en 2003, les femmes latino-américaines ont été inspirées par leurs sœurs africaines. Elles ont alors formé le mouvement des Théologiennes latino-américaines et ont tenu leur première rencontre continentale en 2009 au Rassemblement de la CMM au Paraguay.

    Au Rassemblement de 2015, les femmes latino-américaines ont exprimé leur appréciation à l’égard du programme Sister Care de Mennonite Church USA dans plusieurs pays de l’Amérique latine.

    Des conversations ont débuté en Inde en 2012 à propos d’un réseau des théologiennes asiatiques appelé Theologically Trained Anabaptist Women of India (Femmes anabaptistes de l’Inde diplômées en théologie). C’est une initiative locale, approuvée par la CMM, pour former et habiliter sur le plan théologique les femmes anabaptistes. Au Rassemblement de 2015, elles ont poursuivi leurs conversations.

    Il n’existe pas de réseau formel en Europe ou au Canada et aux États-Unis, mais les femmes se sont réunies en groupes régionaux à Harrisburg pour examiner les possibilités.

    PHOTO: Dale D Gehman

    PA 2015

    Possiblement le reflet d’une réalité plus grande de la lutte des femmes pour l’obtention d’une reconnaissance et d’un statut dans l’église, la salle de rencontre désignée pour les réunions des théologiennes était située à l’extrémité du Champ de Foire, loin de la cafétéria et des aires de rencontres, avec peu de panneaux de signalisation le long du chemin.

    Quelques questions soulevées pendant les sessions à PA 2015 :

    • Qui est théologien? Certains groupes ont étoffé la définition en incluant les femmes qui font du travail pastoral et communautaire. On a aussi reconnu que les femmes « font » de la théologie différemment des hommes.
    • Qu’est-ce que les femmes peuvent faire pour connaître leurs sœurs des autres pays et marcher avec elles en dépit des différences et des distances?
    • Comment les jeunes femmes peuvent-elles être encouragées à s’engager en théologie?
    • La structure de la CMM sert-elle à faire ces connexions?
    • Qu’est-ce que les femmes peuvent offrir à la CMM et qu’est-ce qu’elles peuvent demander à la CMM?
    PHOTO: Dale D Gehman

    Les rencontres ont aussi eu une expression artistique collective. Audrey Kraybill, une artiste et pasteure de Lancaster en Pennsylvanie a dirigé un projet de découpage intitulé « Femmes en conversation ».

    À la grande réunion commune du vendredi, les participantes ont signé l’œuvre d’art collective avec l’intention de l’envoyer aux femmes de la République démocratique du Congo qui n’ont pas obtenu de visa pour assister au Rassemblement.

    Virginia A. Hostetler est éditrice Web pour The Canadian Mennonite. Elle faisait partie de l’équipe de rédaction Meetinghouse qui a couvert les sessions plénières au 16e Rassemblement.

  • Harrisburg, Pennsylvanie – La première Coupe du Monde anabaptiste sera disputée les 22, 23, 24 et 25 juillet en après-midi à titre d’événement récréatif optionnel à PA 2015, le Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Les matchs auront lieu au Logan Field, un terrain de football communautaire près de Dillsburg (PA), à environ 25 minutes en voiture du Champ de foire d’Harrisburg où se tiendra PA 2015.

    « Les équipes seront formées pour représenter la diversité en termes d’âge, de pays, de sexe », explique Howard Good, le coordonnateur national de PA 2015. Aucune qualification n’est requise sur le formulaire d’inscription et aucune question n’est posée sur l’expérience du jeu.

    « Le but est de s’amuser en jouant au football, dit-il en souriant, c’est plus important que de gagner ou de perdre. Partout dans le monde, le football est une force unificatrice. C’est notre souhait pour la Coupe du Monde anabaptiste! »

    Pour jouer ou être spectateur, il faut être inscrit à temps plein à PA 2015. Chaque équipe jouera soit le mercredi et le vendredi, ou le jeudi et le samedi. « Nous ne voulons pas que le football soit un événement trop prenant et qu’il éloigne les personnes inscrites des séminaires, des excursions ou du Village de l’Église Mondiale », souligne Howard.

    Chaque après-midi, le premier match durera une heure, suivi d’une pause de 15 minutes, puis d’un second match d’une heure.

    Le calendrier pourra accueillir 16 ou 24 équipes, chacune composée de 15 à 18 joueurs, selon le nombre de personnes inscrites.

    Des points seront attribués à chaque match. L’équipe qui aura accumulé le plus de points sera déclarée vainqueur.

    « Nous allons travailler fort pour garder le tournoi amusant et pas trop intense », fait-il remarquer. C’est aussi un pari. Il n’y aura pas de pratiques, juste un peu de temps pour se réchauffer et botter le ballon avant chaque match. Nous aurons un ou deux arbitres sur chaque terrain pour surveiller le jeu et assurer la fluidité du jeu. »

    « Nous allons produire une courte vidéo sur le règlement de la Coupe du Monde anabaptiste que les joueurs et les joueuses pourront visionner pendant leur trajet en bus. Nous jouerons pour le plaisir, mais en général nous suivrons les règles de la FIFA.

    Andrew Good et Nick Miller Good, deux fils d’Howard Good et joueurs de football de longue date vivant maintenant à Philadelphie, organiseront les équipes et le calendrier.

    « Chaque équipe aura un entraîneur. Son travail consistera à établir le rôle des joueurs. Ces matchs ne seront pas professionnels. Ils sont à la portée de tous, mais nous voulons du bon jeu énergique.

    Les personnes qui ne sont pas en grande forme peuvent jouer dans les zones du terrain où il y a moins d’activité, et elles peuvent jouer pour des périodes de temps plus courtes.

    Quand des joueurs de plus de 50 cultures jouent avec des styles différents et ont diverses compréhensions du succès, il y a de fortes possibilités qu’il y ait des malentendus, mais les organisateurs sont déterminés à faire de la Coupe un véritable succès.

    Si cette première Coupe du Monde anabaptiste fonctionne bien, je suis certain qu’il y en aura une deuxième. César García, le secrétaire général de la CMM, n’est pas un grand fan de football, mais Liesa Unger, responsable des événements internationaux de la CMM, l’est et fera tout son possible pour qu’il y en ait une autre! » dit Howard Good.

    Les spectateurs sont bienvenus. Même si le terrain n’a pas de gradins, il y a beaucoup de gazon et quelques arbres.

    Oh – et chaque joueur et spectateur reçoit un tee-shirt de la Coupe du Monde anabaptiste en souvenir.

    Article par Phyllis Pellman Good, auteure et rédactrice pour la Conférence Mennonite Mondiale.

  • Le travail de la Commission Paix comprend la prière, le plaidoyer et le développement des ressources

    Par Karla Braun

    Peace Commission

    « La paix est gratuite », dit Paulus Widjaja, membre sortant de la Commission Paix. « Le conflit a un prix, mais l’évangile est gratuit. »

    La Commission Paix, formée en 2009 comme une des quatre cavités du cœur de la CMM (Paix, Diacres, Foi et Vie, Mission), a tenu un atelier pendant le Rassemblement le 23 juillet 2015.

    Quelles sont les activités de la Commission?

    La prière

    Des conférences mennonites et d’autres organisations chrétiennes ont demandé la prière à la CMM qui, par la suite, a lancé un appel à la prière à ses membres. De nombreuses églises n’ont pas les ressources dont les Nord-Américains disposent, dit un frère de l’Amérique latine, mais elles peuvent « prier, jeûner et pleurer avec ceux et celles qui souffrent et qui sont aux prises avec des conflits. »

    Le plaidoyer politique

    Le Conseil Général de la CMM réuni en 2015 a approuvé les directives de la Commission Paix sur le plaidoyer politique. Ce document peut guider l’élaboration des politiques et servir aux membres du bureau, aux conférences et aux églises de la CMM.

    La Commission Paix a envoyé des lettres d’appui en faveur de Iglesia Evangélica Unida Hermanos Menonitas de Panamà (Conférence des Églises des frères mennonites du Panama) où les moyens de subsistance des membres sont menacés par l’exploitation forestière illégale, et en faveur de Hôi Thánh Mennonite Viêt Nam (Église mennonite du Vietnam) où les pasteurs et les églises sont persécutés.

    La Commission travaille aussi sur une déclaration de solidarité avec les peuples autochtones.

    Le développement des ressources

    « Nous prétendons être une église de paix, mais il existe tellement d’églises mennonites déchirées », dit Paulus Widjaja. La Commission Paix crée des ressources (graphique sur les stades du développement d’un conflit, lignes directrices pour déterminer la réponse de la CMM aux conflits, « guérison des mémoires ») qui seront bientôt accessibles sur le site Web.

    De prochaines initiatives comprennent le développement d’un Réseau Anabaptiste Mondial pour la Paix (le sujet d’un atelier le 24 juillet 2015, un des neuf ateliers préparés par la Commission Paix) et la mobilisation du Réseau des Églises pacifistes historiques. Nous dialoguons avec des ex-ennemis, dit Paulus Widjaja (en faisant référence au dialogue trilatéral de la Commission Foi et Vie avec les luthériens et les catholiques), pourquoi pas avec des amis?

    La Commission Paix est également partenaire avec Conrad Grebel University College pour la tenue d’une conférence et d’un festival mennonite mondial sur la paix en Ontario (Canada), du 9 au 12 juin 2016.

    Karla Braun est la rédactrice de Courier/Correo/Courrier.

  • Un atelier de la Commission Foi et Vie explore la question du 500e anniversaire en 2025

    Leaders from other world communions brought ecumenical greetings in plenaries. PHOTO: Merle Good

    Par Gordon Houser

    La Conférence Mennonite Mondiale a tenu son premier rassemblement en 1925 – l’année du 400e anniversaire de l’origine du mouvement anabaptiste. Avec le 500e anniversaire dans seulement dix ans, plusieurs personnes se demandent comment la CMM commémorera l’événement.

    Le 25 juillet 2015, un atelier au Rassemblement de la CMM à Harrisburg en Pennsylvanie a abordé cette question « De la Réforme 2017 à l’anabaptisme 2025 : comment l’Église mondiale commémorera-t-elle le 500e anniversaire? » et a fourni quelques indications de ce qui pourrait se faire.

    Hanspeter Jecker, Astrid von Schlachta et John D. Roth ont dirigé l’atelier. Ils ont demandé des suggestions aux participants et ont expliqué le contexte de la question.

    Bref, la réponse à la question se résume en un mot : « sagement ».

    « La manière de commémorer nos origines nous aide à comprendre qui nous sommes aujourd’hui » dit John D. Roth. Il nous met en garde contre l’exubérance : « nous commémorons une division d’église. »

    Astrid von Schlachta fait remarquer que le premier rassemblement de la CMM a mis l’accent sur le renouveau, le christocentrisme, le danger du matérialisme et sur l’église comme premier objet de la mission

    John D. Roth souligne que le renouveau est encore un sujet d’intérêt aujourd’hui. En 1925, il y avait peu d’anabaptistes, mais aujourd’hui il y en a 1,9 million.

    Il ajoute que les planificateurs des événements voudront être en communication avec les 103 groupes qui font partie de la CMM ainsi que les groupes qui ne sont pas membres mais apparentés, tels les amish, les groupes Old Colony et des groupes des églises libres en Allemagne.

    Hanspeter Jecker dit que les commémorations devraient refléter nos convictions théologiques, nos partenariats œcuméniques et notre réalité mondiale. Il a présenté un ensemble de propositions qui comprend une commémoration décennale qui s’étalera de 2017 à 2025/27.

    Provisoirement intitulés RENEWAL 2015, les commémorations comprendraient un événement régional tenu à tous les deux ans dans chacun des cinq continents. Au programme, il pourrait y avoir une rencontre des commissions en 2016, une réunion du Conseil Général en 2018, le prochain Rassemblement de la CMM en Indonésie en 2021, une autre réunion du Conseil Général en 2021 et un Rassemblement de la CMM en 2027, possiblement en Suisse.

    Les objectifs fixés pourraient être les relations intra-anabaptistes, le témoignage mondial et la connaissance de soi.

    La Commission Foi et Vie est ouverte aux suggestions sur la façon de procéder.

    Gordon Houser est rédacteur de The Mennonite, la publication de Mennonite Church USA.

  • Un cercle d’amitié offre un don en argent à un pasteur kényan

    Par Paul Schrag

    Dans son cercle d’amitié, au Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, Francis Ojwang a reçu une bénédiction inattendue au contact de ses frères et de ses sœurs d’ailleurs.

    Le pasteur kényan espérait que son épouse, Everline Achieng, puisse voyager avec lui à PA 2015.

    Mais comme près de 300 autres personnes de divers pays, l’épouse de Francis Ojwang n’a pas obtenu de visa. Le couple a déboursé plus de 1 000 $ pour les demandes de visa (l’entrevue de demande de visa, les passeports) et la moitié n’a servi à rien.

    « J’étais déçu mais pas découragé, car je crois que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu », dit Francis Ojwang.

    Il a raconté son histoire avec le cercle d’amitié no 348, un des quelque 300 cercles composés d’environ 10 personnes qui se rencontraient pendant 45 minutes après chaque culte de la matinée.

    Les autres membres du cercle de Francis, tous des États-Unis, ont fait une collecte. À leur dernière rencontre, ils ont remis à Francis, père de six enfants, une enveloppe contenant assez d’argent pour couvrir une bonne partie de sa perte.

    « C’est une surprise et une grande bénédiction », a-t-il dit.

    Il a promis qu’une partie des fonds servirait à aider les orphelins qui représentent la moitié des 120 enfants de l’école du dimanche de son assemblée.

    Avant de recevoir le don, il avait 5 $ dans ses poches.

    Le thème de la journée était justement «  En marche avec Dieu dans l’accueil et le don ».

    Le partage interculturel vécu au sein du cercle d’amitié no 348 n’est qu’un des innombrables moments du Rassemblement — culte d’adoration avec la multitude, la musique au Village de l’Église Mondiale, la Coupe du monde anabaptiste ou les rencontres dans les couloirs — qui ont rapproché les anabaptistes de partout dans le monde dans une communion plus étroite.

    Paul Schrag est rédacteur de Mennonite World Review. Il faisait partie de l’équipe de rédaction Meetinghouse qui a couvert les séances plénières du 16e Rassemblement.

  • Assemblée 16 : PA 2015

    Harrisburg, Pennsylvanie – « PA 2015 sera vert », dit Howard Good, le coordonnateur national du Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale qui se tiendra du 21 au 26 juillet à l’immense Complexe du Champ de foire d’Harrisburg. Howard Good vient juste d’apprendre que les dépenses relatives à la démarche écologique respecteront le budget prévisionnel de l’événement international.

    Propriété de l’État de Pennsylvanie et supervisé par le ministère de l’Agriculture, « le Complexe et son service de restauration ont été flexibles et ouverts à nos idées et à nos demandes, d’une manière remarquable », dit Howard Good.

    « Chaque fois que quelqu’un vient à la table avec des idées sur la façon dont nous pouvons être plus responsable en tant que ministère et gouvernement de l’État, je suis très réceptive », dit Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture et la personne directement responsable du site.

    « Je crois qu’une intendance responsable fait partie de l’engagement mennonite et je suis ravie que cela puisse se faire au Complexe du Champ de foire. Mon objectif est de pouvoir mettre en pratique ce que nous avons vu de la part des organisateurs de PA 2015 dans l’avenir du Champ de foire qui attire 500 000 participants chaque mois de janvier et qui accueille aussi d’autres événements au cours de l’année. »

    Howard Good et son équipe ont établi un plan vert pour PA 2015. Aucune bouteille de plastique ne sera vendue au Rassemblement. Ê la place, chaque personne inscrite à PA 2015 recevra une bouteille d’eau en aluminium. Vingt stations d’eau seront installées pour remplir les bouteilles à l’intérieur des bâtiments qui forment une aire de 24 âcres abrités d’un toit. Les bénévoles se chargeront de l’approvisionnement. Des bus-navette seront fournis pour diminuer le trafic automobile entre le Champ de foire, les hôtels et les communautés mennonites avoisinantes. On a demandé à tous les hôtels réservés pour l’événement de fournir un bac de recyclage dans les chambres ou dans leur hall d’entrée.

    L’effort le plus important sera de récupérer les déchets alimentaires et de les transformer en compost. Parmi d’autres projets d’économie d’énergie, les bâtiments du Champ de foire utilisent des capteurs solaires, des panneaux solaires, des réservoirs de récupération d’eau, des distributeurs peu gourmands en énergie et des appareils sanitaires à débit d’eau réduit, mais le Complexe n’a pas porté son attention, jusqu’à maintenant, sur la récupération des déchets alimentaires.

    Trois importants intervenants ont été retenus pour traiter les déchets alimentaires de plus de 6 500 participants deux fois par jour.

    La Société de récupération environnementale apportera au Complexe deux conteneurs vides de 30 verges pour la collecte des déchets alimentaires. Elle se présentera chaque nuit pour transporter les conteneurs pleins à Oregon Dairy Organics, une entreprise de compostage juste au nord de Lancaster.

    Ê Oregon Dairy Organics, les déchets alimentaires de la pré-consommation (déchets de la préparation des aliments) et les déchets post-consommation (y compris la vaisselle compostable) entrera dans un processus de transformation par décomposition d’une durée de trois mois. « Tout est naturel », explique Derrin Ranck, directeur du site de compostage, « mais le processus est accéléré. »

    « La matière apportée de PA 2015 sera mélangée avec du fumier de vache et de cheval pour bien équilibrer l’azote et le carbone dans le compost et ainsi ne pas nuire à la terre quand le compost sera utilisé. Puis la matière sera soulevée périodiquement par une machine de compostage pour accélérer le processus et assurer une décomposition uniforme des matériaux ». Au bout de trois mois, le compost sera mélangé à du terreau et de la terre arable et sera utilisé en aménagement paysager et pour lutter contre l’érosion.

    Howard Good calcule qu’un service alimentaire compostable ajoute plusieurs dollars par personne par jour dans les dépenses. « Matt Gebel a travaillé avec nous pour concevoir des menus qui nous permettront de respecter notre budget et de rester fidèles à nos convictions. »

    « Nous produisons beaucoup de déchets, dit Matt Gebel. Le processus de séparation des déchets alimentaires sera un défi, mais nous sommes prêts à le relever. PA 2015 nous offre du personnel bénévole; ces personnes feront la différence puisque nous aurons besoin de bras supplémentaires pour réaliser cette opération. Ce n’est pas un inconvénient! »

    Matt Gebel exprime sa gratitude envers PA 2015 pour un autre sujet. « En ayant cet événement durant notre temps mort habituel de la saison estivale, notre personnel pourra travailler au lieu d’être au chômage durant ces semaines. »

    Sharon Altland, directrice générale du Champ de foire, dit : « C’est une expérience d’apprentissage pour nous. Oui, cela implique des coûts additionnels, mais nous voulons introduire graduellement ces pratiques dans nos prochaines expositions ».

    « C’est important pour moi qu’au ministère de l’Agriculture, nous soyons consciencieux dans la même mesure que nous l’exigeons aux agriculteurs et aux consommateurs », fait remarquer Hannah Smith-Brubaker.

    « Tout cela s’insère dans les valeurs anabaptistes à l’égard du respect de la création de Dieu », dit Howard Good. Nous sommes appelés à être responsables de la quantité des déchets que nous envoyons dans les sites d’enfouissement. Ces choix correspondent aussi aux convictions de la Conférence Mennonite Mondiale. »

    Article par Phyllis Pellman Good, auteure et rédactrice pour la Conférence Mennonite Mondiale.

    Autres photos – haute résolution pour publication – par Merle Good

    (De la gauche) CJ Filak de la Société de récupération environnementale de Pennsylvanie; Howard Good, coordonnateur national de PA 2015; Derrin Ranck de Oregon Dairy Organics; et Angela Dietzel, personne de liaison de la CMM au service de la restauration du Complexe du Champ de foire, sont près d’un des six bâtiments pour le compostage à Oregon Dairy Organics où les déchets alimentaires de PA 2015 seront compostés.

    Ê Oregon Dairy Organics, les déchets alimentaires sont mélangés avec du fumier de vache et de cheval afin d’équilibrer la composition de l’éventuel compost.

    Derrin Ranck d’Oregon Dairy Organics, se tient devant la machine TURN-TEC inventée par son père, Merle Ranck, qui sert à aérer la matière en compostage.

    (De la gauche) Membres de l’Équipe verte de PA 2015 à la rotonde du Complexe du Champ de foire : Matt Gebel, directeur général de Centerplate, fournisseur de services alimentaires au Complexe; Sharon Altland, directrice générale du Complexe du Champ de foire, Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture de Pennsylvanie et Howard Good, coordonnateur national de PA 2015.


  • Harrisburg, Pennsylvanie – La nécessité pour plusieurs d’obtenir des visas de visiteurs aux États-Unis pour assister à Pennsylvania 2015, le Rassemblement de la CMM à Harrisburg, a longtemps été une préoccupation pour de nombreux planificateurs et participants. Depuis plus d’un an, le groupe de travail de la CMM pour les visas a accompli de nombreux préparatifs.

    Maintenant que nous sommes en avril 2015 et qu’il ne reste que quelques mois avant le Rassemblement de juillet, nous pouvons dire que les obstacles et les difficultés existent vraiment, mais qu’il y en a moins que prévu. Nous attendons une bonne assistance au Rassemblement.

    Nous savions depuis le début qu’environ 1 000 personnes, en provenance de 44 pays, auraient besoin d’un visa de visiteur et qu’elles auraient à travailler fort pour venir à Pennsylvania 2015. Nous avons discerné trois secteurs problématiques dès le début : Y aura-t-il assez de personnes prêtes à dépenser de l’argent et de l’énergie pour demander un visa et prendre les dispositions nécessaires pour le voyage? Est-ce que le soutien financier et logistique de la CMM sera en mesure de rendre cela possible? Est-ce que les systèmes publics de délivrance de passeports nationaux et de visas américains seront collaboratifs?

    Sur chacun de ces fronts, nous avons été souvent surpris et bénis. Des personnes de plusieurs pays se sont annoncées : très tôt, plus de 200 du Zimbabwe, près de 300 de l’Inde, plus de 100 du Congo, un nombre toujours croissant de l’Indonésie, de l’Éthiopie, de l’Amérique centrale et du Sud, de l’Ukraine, etc.

    Plusieurs autres personnes planifient de venir de l’Europe, du Japon, de la Corée du Sud et d’autres pays pour lesquels un visa de visiteur n’est pas requis. Ce fut réellement une leçon d’humilité de voir autant de personnes faire de grands efforts pour assister à Pennsylvania 2015!

    L’aide supplémentaire dont nous avions besoin de la part des conférences d’églises du Canada et des États-Unis a aussi été importante. Des personnes vivant près d’Harrisburg ont ouvert leurs maisons pour accueillir les visiteurs. Plusieurs donnent du temps, de la nourriture et de l’argent pour soutenir Pennsylvania 2015. Nous découvrons qu’effectivement les gens de la région veulent être de bons hôtes et ils travaillent fort pour le montrer.

    Et enfin, le souci constant à propos du soutien des ambassades des États-Unis qui octroient les visas de visiteurs. Dès le début, nous avons été encouragés par les réponses que nous avons reçues des fonctionnaires. Ils ont communiqué un soutien réel et une ouverture à prodiguer des conseils sur ce qui est demandé et pourquoi c’est demandé. Plusieurs autres gouvernements qui délivrent des passeports aux personnes qui souhaitent voyager ont aussi été aidants.

    Nous sommes conscients que dans ces trois secteurs (capacité des gens à venir, soutien financier et logistique et les autorisations/documents de voyage), il existe encore toutes sortes de besoins et de demandes. Pennsylvania 2015 demeure tout un défi. Nous savons que ce ne sera pas tous ceux et celles qui veulent venir qui pourront le faire. Nous savons que les systèmes de soutien au sein de nos propres églises se révèleront parfois difficiles.

    Et nous savons que ce ne sera pas tous ceux et celles qui demandent des documents de voyage et des visas qui auront du succès. Dans certains cas, les agents consulaires américains auront des doutes et des questions, ce qui signifie que certaines personnes verront leur demande de visa refusée. Dans chacun de ces cas, il y aura des frustrations et de nombreuses possibilités de malentendus

    Mais au bout du compte, nous nous attendons à avoir un grand rassemblement à Harrisburg en juillet. Il y aura une bonne représentation de sœurs et de frères de partout dans le monde qui raconteront l’histoire de leurs efforts pour faire ce voyage. Nous attendons avec impatience ce moment important avec l’Église mondiale et nous espérons que vous planifiez aussi de venir.

    Article par Bob Herr et Judy Zimmerman Herr, coordonnateurs du groupe de travail de la CMM pour les visas

    Histoires entendues en cours de route

    Quand nous avons demandé des exemples d’histoires vécues par les personnes qui cherchent à obtenir un visa, les auteurs ont répondu : « Ce ne sont que quelques histoires. Nous n’avons pas examiné tous les aspects du pourquoi certaines demandes de visa ont été refusées, car il est très difficile de comprendre toutes les raisons en ce moment alors que nous sommes en plein milieu des procédures de demande de visa. Et les agents consulaires ne donnent pas souvent les raisons, de sorte que nous nous retrouvons avec les spéculations des personnes. »

    • Quand une dame âgée africaine a appris que sa demande de visa était refusée, elle n’a pas voulu aller chercher son passeport à l’ambassade. Elle a dit : « Non, j’ai seulement besoin d’un passeport s’il y a un visa à l’intérieur pour assister à Pennsylvania 2015, je n’irai pas le chercher. » Après d’autres délibérations, le visa lui a été octroyé et elle est allée chercher son passeport. (Nous ne suggérons pas aux personnes d’agir ainsi – seulement ceux ou celles qui ont une attitude et un esprit de grand-mère convaincante.)
    • Quelques refus de visas sont le résultat d’information inconsistante dans le dossier du demandeur, par exemple, demander un visa dont les dates ne correspondent pas aux dates du Rassemblement de la CMM. Cela peut sembler un détail du point de vue du demandeur, mais c’est perçu différemment par les fonctionnaires qui connaissent peu la personne à part ce qui est présenté dans la demande.
    • Les catégories de demandeurs de visa les plus à risque sont les jeunes qui peuvent être perçus comme des personnes voulant demeurer aux États-Unis pour des raisons économiques, et les personnes plus âgées à la retraite qui pourraient avoir de la famille chez qui rester après le Rassemblement. Nous encourageons ces personnes à se préparer à répondre à des questions relatives à ces inquiétudes. Les personnes ayant les meilleures chances d’obtenir un visa sont celles qui ont un dossier de voyage ou qui sont bien enracinées dans une entreprise ou une profession.
    • Une personne (un pharmacien) s’est faite poser la question suivante lors de l’entretien à l’ambassade : « Pourquoi les mennonites ont-ils besoin d’un pharmacien au Rassemblement? » Sa réponse a été convaincante et sa demande de visa approuvée.
    • Dans un autre cas, on a refusé d’octroyer un visa à un couple pastoral parce que l’agent consulaire estimait qu’ils n’avaient pas les ressources suffisantes pour effectuer le voyage au Rassemblement. Ce couple a déposé une nouvelle demande avec une lettre de leur église attestant que l’église finançait leur voyage. Ils espèrent que cela fera une différence.
  • Assemblée 16 : PA 2015

    En marche dans l’accueil et le don en Espagne

    Judit Menéndez, déléguée d’Espagne au Sommet Mondial de la Jeunesse de la CMM a partagé l’histoire de son église. Marcher dans le fait de donner et de recevoir prend tout son sens dans dans un pays où la crise économique est pire que lors de la guerre civile de 1930.

    Elle fait partie des Comunidades Unidas Anabautistas à Burgos, à environ deux heures au nord de Madrid. Elle est diplômée en éducation des enfants aux besoins spéciaux, mais enseigne l’anglais et fait de l’aide aux devoirs dans un périscolaire.

    “Ce travail est ce qui est disponible sur le moment, même si ce n’est pas spécifiquement ce pourquoi je suis qualifiée.” nous explique Judit. “Mais je suis reconnaissante d’avoir un travail, une maison et le support d’une communauté à l’église.”

    “En comparaison aux conditions d’il y a 5 ans, les choses s’améliorent. Les jeunes peuvent trouver un travail, bien que ce ne soit pas l’activité dont ils aient rêvée en faisant leurs études.” Ajoute-t-elle.

    A partir de mars 2015, l’inflation a été maintenue faible pour les derniers 18 mois. Une nouvelle politique visant à encourager les exports et rendre l’Espagne plus compétitive a aidé à relancer l’économie.

    Son église a soutenu les personnes affectées par la crise en créant une banque alimentaire destinée aux membres des églises et aux voisins. Depuis la banque alimentaire en 2012, cette initiative a grandi jusqu’à apporter une réserve de fonds aux membres d’église le plus dans le besoin.

    “Ca a été un temps d’épreuve, mais, de façon déguisée, cette épreuve a représenté une bénédiction.” nous souligne Judit. “Les membres des familles prennent soin les uns des autres, l’église est plus unie, a un but et notre foi s’est affermie.”

    L’Espagne a toujours un long chemin à parcourir. Le chômage atteint un taux de 23%, les salaires stagnent et les emplois permanents sont toujours aussi rares pour les nouveaux diplômés. Mais Judit est reconnaissante pour ce temps d’épreuve qui a poussé l’église à être unie dans la communauté, réveillé l’église du 21ème siècle en “partageant le peu qu’ils avaient à ceux qui en avaient besoin.” (Actes 2:42–47).

    Elina Ciptadi-Perkins est conseillère en copywriter et communication. Elle est une mennonite indonésienne vivant à Singapore avec sa famille.


  • Harrisburg, PA (É.-U.) –Des membres du personnel et de bénévoles enthousiastes ont recueilli des images, des vidéos et des histoires au 16e Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale à Harrisburg en Pennsylvanie (É.-U.) du 21 au 25 juillet 2015.

    Faites la connaissance de personnes comme Sushant Nand, un homme qui s’est exercé à coudre une courtepointe pour le Comité central mennonite – une organisation pour laquelle il a travaillé chez lui en Inde.

    Les vidéos des temps fort

    Visionnez…


  • Assemblée 16 : PA 2015

    Des maisons érigées en cinq jours par Mennonite Disaster Service au Rassemblement

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Enfoncer des clous est peut-être la dernière chose qu’on peut s’attendre à faire pendant une conférence d’église, mais pour plusieurs participants de PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale, c’était tout approprié.

    Chaque après-midi, juste à l’extérieur des salles climatisées du Champ de Foire, deux maisons préfabriquées ont été construites par des participants désireux de mettre leurs muscles au service de quelque chose de significatif pour leur foi.

    Alex Noord se souvient de ce que son fils Neils de 17 ans lui disait à la maison aux Pays-Bas : « Nous parlons toujours de l’Église, mais nous ne faisons rien ». Alex assiste au Rassemblement avec ses fils Neils et Tymen (14 ans). Aujourd’hui, Alex et ses fils ont l’occasion de « faire » quelque chose.

    Sous les chauds rayons du soleil de la Pennsylvanie, Neils et Tymen clouent des montants dans la structure d’un mur d’une des maisons qui sont destinées à deux familles ayant perdu leur maison pendant un désastre naturel : une au Nebraska et l’autre au Maryland.

    « J’aime travailler avec des choses techniques, dit Neils. J’éprouve une grande satisfaction à construire une maison. »

    La construction de maisons préfabriquées par des bénévoles avec le Partnership Home Program constitue une partie du travail du Mennonite Disaster Service (MDS) dont le siège est en Pennsylvanie. Chaque année, MDS envoie aussi des douzaines d’équipes de bénévoles dans des endroits touchés par des inondations et autres désastres en Amérique du Nord pour aider les victimes à nettoyer, à réparer et à reconstruire leurs maisons.

    Ê PA 2015, le personnel et les bénévoles de MDS étaient disponibles pour diriger chaque jour quelque 30 bénévoles pour construire les planchers et les murs des maisons qui seront éventuellement désassemblées et emballées pour leur transport.

    Parmi les participants, il y a avait des personnes de tous âges dont plusieurs n’avaient pas d’expérience en construction. Darwin Villacis, d’une église missionnaire en Équateur, a consacré deux après-midi au projet afin d’observer comment les Nord-Américains construisent leurs maisons.

    « Mon talent est dans mes mains, pas dans mes mots ou ma bouche », dit un mécanicien de 47 ans.

    Marcela Dow n’avait jamais manipulé un marteau avant. Cette jeune fille de 15 ans, avec son groupe de jeunes de Philadelphie en Pennsylvanie, s’est portée bénévole « parce c’est toujours plaisant d’aider les gens; on peut voir le changement qu’on apporte. »

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur et rédacteur de Winnipeg, au Manitoba (Canada).


  • Assemblée 16 : PA 2015

    Le Village de l’Église Mondiale est comme un marché d’histoires et d’échanges

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – « Je ne connais pas d’autres endroits avec autant de parties du monde en un seul endroit », dit Donella M. Clemens de l’Église mennonite Perkasie en Pennsylvanie tout en regardant entrer et sortir les gens des « places du marché » du Village de l’Église Mondiale.

    Ici, le thème de PA 2015, « En marche avec Dieu », se manifeste par des récits d’histoires, des expositions culturelles et des chants de partout dans le monde.

    Les histoires de la migration mennonite témoignent de la direction de Dieu dans les nouvelles sphères d’apprentissage au fur et à mesure que le peuple de Dieu marche avec Dieu.

    Des récits de service et de mission dans d’autres pays montrent la volonté anabaptiste de marcher dans l’inconnu avec assurance et confiance.

    Il y a aussi des histoires de souffrance et de guérison. La photo et les chaussures d’un jeune homme qui a perdu la vie au Moyen-Orient sont tout aussi poignantes que les histoires piquées sur des pièces de tissu.

    « C’est une merveilleuse idée d’avoir ce bel endroit où les gens peuvent venir et se détendre avec des amis », dit Siaka Traore du Burkina Faso. « C’est comme un village [en Afrique]. C’est inspirant de voir des personnes âgées raconter des histoires. Même si on ne peut pas faire du commerce ici, on a l’impression d’être sur la place du marché. »

    « Les prestations sont meilleures que je l’avais prévu », dit Andra Geiser, coordonnatrice des activités de la scène. La diversité des dons et des talents des personnes est un vrai cadeau de Dieu. »

    Jusqu’à 36 personnes se sont inscrites pour raconter, pendant 25 minutes, leurs expériences devant une petite foule sous la tente des récits d’histoire.

    « Nous avons entendu des histoires extraordinaires de conversion et de transformation de tous les continents », dit Lynn A. Miller, coordonnateur des récits d’histoire.

    Vikal Rao, coordonnateur général de toutes les activités et expositions du Village de l’Église Mondiale, remercie et loue Dieu d’avoir tout réuni ensemble.

    Doris Dube est du Zimbabwe.