Étiquette : PA2015

  • Les cercles d’amitié à PA 2015 stimulent les conversations en petits groupes

    Par Karla Braun

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – « On peut voir des jeunes et des personnes âgées [parler ensemble]. Et nous devenons des amis intimes », dit Omondi Samson du Kenya en prenant une photo de son nouveau « papa » et de sa nouvelle « maman » des États-Unis. Omondi Samson a participé à un des 255 cercles d’amitié qui se rencontraient après les séances plénières du matin.

    La coordonnatrice Thobekile Ncube, du Zimbabwe, dit que les cercles d’amitié ont été organisés à PA 2015 « à la demande de la famille anabaptiste. Les personnes ont exprimé le besoin de mieux se connaître ».

    Damaris Rickhaus de Suisse est la seule personne de son groupe qui a participé chaque jour.

    « Vous ne pouvez pas vous vous faire des amis en une demi-heure », dit-elle. Mais « même dans une brève conversation, il y des personnes qui racontent leur vie. »

    Quand il ratait une session, Victor Kristijanto dit qu’il manquait au groupe. « Au fur et à mesure que nous nous rencontrions, nous nous sentions à la maison », ajoute l’Indonésien. « Nous nous sentions libre d’échanger comme en famille. »

    Le livret du programme fournissait des questions pour faciliter la discussion; toutefois, aucun leader n’était assigné.

    Omondi a trouvé cette manière de discuter très intéressante. « Quand quelqu’un est assigné, dit-il, il n’y a pas d’espace. Quand tout un chacun est leader, nous sommes libres. »

    En raison de la participation démographique, la plupart des groupes étaient constitués d’au moins 50% de Nord-Américains.

    Damaris Rickhaus espérait rencontrer des personnes de partout dans le monde, mais son groupe était constitué en grande partie de Canadiens. Il n’en reste pas moins que la discussion « ouvre les horizons. »

    « Toutes les églises ont leur propres problèmes », dit Victor Kristijanto. « Quand nous avons des amis, nous pouvons partager nos fardeaux. »

    Les participants ont prié les uns pour les autres. Plusieurs groupes ont échangé des informations personnelles. Dans le groupe du Canadien James Wittenberg, un Indonésien a invité le groupe à lui rendre visite dans sa maison au Rassemblement de 2021.

    Malgré la brièveté des rencontres de groupe, l’intention du comité de planification d’offrir un espace pour échanger entre cultures et pratiquer la communauté semble avoir connu du succès pour plusieurs participants.

    Ivonete Coimbra du Brésil, dit des personnes qui composaient son cercle d’amitié, « Nous sommes désormais des amis pour la vie. »

    Karla Braun est la rédactrice de Courrier/Correo/Courier

  • Les images de l’exposition d’art de la CMM parlent plus profondément

    Par Byron Rempel-Burkholder

    Geoffrey Isley
    Geoffrey Isley

    Souvent, on se souvient des rassemblements de la Conférence Mennonite Mondiale comme des festivals de mots : histoires, chants, sermons et conversations. Mais qu’en est-il de l’art visuel?

    « On observe un intérêt grandissant pour l’art dans le monde anabaptiste » dit Geoff Isley, coordonnateur de la planification des arts visuels à PA 2015.

    Suivant la tradition des derniers rassemblements de la CMM, le 16e Rassemblement a présenté six expositions organisées autour de thèmes : en passant des tableaux « On the Road to Freedom » de Ray Dirks sur la souffrance de la migration mennonite de Russie à une série de tableaux sur les stations de la croix, utilisés dans la liturgie de Community Mennonite Church à Lancaster en Pennsylvanie.

    Pour la première fois, le 16e Rassemblement a ajouté une exposition concours.

    Avec 30 tableaux et sculptures, la collection présentait une variété de disciplines et de styles, de l’art figuratif à des formes plus abstraites.

    Geoff Isley ne voulait pas que l’exposition soit liée à un thème, à un style ou à un genre particulier. Il voulait plutôt que les pièces reflètent un grand éventail d’individualités et d’expériences spirituelles.

    Un an avant le Rassemblement, l’équipe de planification des arts visuels a invité les églises à encourager leurs artistes à participer et à soumettre des images numériques de leur art. Quelque 30 œuvres ont été sélectionnées par un juré, Theodor Prescott, professeur d’art au Messiah College qui ne faisait pas partie de l’équipe de planification des arts visuels.

    Chaque pièce était présentée avec une déclaration de l’artiste qui expliquait l’œuvre.

    Geoff Isley est heureux de l’intérêt manifesté par les visiteurs du rassemblement, mais déçu qu’il y ait eu une seule proposition de l’extérieur de l’Amérique du Nord : une peinture abstraite de Lucy Riquelme du Chili, intitulée « En marche avec Jésus ».

    La logistique du transport transfrontalier des œuvres peut être un facteur.

    L’exposition concours et les autres expositions (présentées dans la mezzanine au-dessus de l’aire du Village de l’Église Mondiale) ont donné l’occasion aux participants du Rassemblement de communiquer et d’apprendre d’une manière plus profonde qu’avec des mots.

    « Nous voulions que les personnes de l’extérieur de l’Amérique du Nord sachent que la communication visuelle est aussi importante », dit Geoff Isley.

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur indépendant et rédacteur de Winnipeg.

    Geoffrey Isley
  • Les participants de PA 2015 mettent une touche personnelle sur une sculpture de la CMM 

    Photo: Jonathan Charles

    Par Connie Faber

    « Ça ressemble à une forme innocente de graffiti communautaire », dit Roland Yoder en souriant pendant qu’un groupe de personnes s’activent autour de la sculpture tridimensionnelle du logo de la Conférence Mennonite Mondiale qu’il a créée pour le Village de l’Église Mondiale (VEM) de PA 2015.

    Au village, les visiteurs sont invités à laisser l’empreinte de leur pouce sur la sculpture de bois située sur la place du VEM. Samedi, le dernier jour du Rassemblement de la CMM, les barreaux blancs étaient recouverts d’empreintes multicolores laissées par des personnes du monde entier.

    Roland Yoder, qui a passé presque 12 heures par jour sur le site pendant le Rassemblement, a observé en silence la transformation. On pouvait lire sur une note épinglée sur sa chemise : «  ma voix est en vacances tout le mois de juillet. »

    Roland est naturellement une personne tranquille, dit sa femme Dottie. Mais son silence pendant le Rassemblement de la CMM n’est pas par choix. Son médecin a récemment diagnostiqué des polypes sur ses cordes vocales et a recommandé six semaines de silence; il en était à la cinquième semaine.

    « Pas le temps idéal », écrit Roland Yoder sur un bloc-notes qu’il garde à portée de main. « Merci Seigneur pour le courriel. Quand ma femme et moi faisons des appels téléphoniques, nous avons besoin de deux téléphones. Elle parle et j’écris les réponses qu’elle transmet au besoin. »

    La sculpture du logo de la CMM a été conçue pour être un point central dans le grand espace qui abrite le village.

    Au départ, on a demandé à Roland Yoder de concevoir quelque chose qu’on pourrait suspendre au plafond. Mais Roland Yoder souhaitait que les gens puissent toucher la sculpture et interagir avec la pièce d’une manière qui les encouragerait à s’identifier à la CMM. De là l’idée de mettre la sculpture sur un simple piédestal et de la décorer avec des empreintes digitales.

    « L’empreinte d’un pouce est quelque chose de personnel » dit Roland Yoder.

    La voix de Roland Yoder était peut-être hors d’usage, mais pas ses yeux ni ses oreilles.

    « J’ai eu beaucoup de joie à regarder les gens du monde entier venir profiter d’un environnement que nous avons eu le privilège de créer », dit-il.

    Connie Faber est rédactrice du Christian Leader, la publication des frères mennonites des États-Unis.

  • À PA 2015, les projets d’entraide de l’après-midi répondent à l’appel de Dieu à servir.

    Photo: Heike Martin

    Par Matthew Hahn

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Une des nombreuses activités d’après-midi à PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale est une occasion de s’investir dans des projets d’entraide. Côte à côte, des anabaptistes du monde entier travaillent ensemble au Champ de Foire ou dans la ville d’Harrisburg.

    « L’entraide est une valeur fondamentale des anabaptistes » dit Dawn Brotherton, coordonnatrice des projets d’entraide. L’appel à suivre Jésus implique d’aimer les personnes dans le besoin et de répondre à leurs besoins.

    Pendant PA 2015, quatre différents projets d’entraide ont donné l’occasion de répondre à cet appel.

    Dans la salle au nord, des bénévoles coupent, piquent et cousent des courtepointes pour le Comité central mennonite. Maria Erling, « une fervente piqueuse de courtepointe » parle de son « désir d’aider d’une quelconque manière. »

    Son amie Theresa Eshbach admet qu’elle n’a pas de penchant particulier pour la couture, mais qu’elle est attirée par ce projet pour une autre raison. Ça lui rappelle sa mère et les femmes de l’Église des Frères en Christ qui confectionnaient des courtepointes pour les populations déplacées durant la Seconde Guerre mondiale.

    Le MCC enverra les courtepointes de PA 2015 dans des hôpitaux, des camps de réfugiés ou des orphelinats partout dans le monde.

    Dans un stationnement adjacent au Champ de Foire, des bénévoles travaillent à l’unité mobile de la mise en conserve du MCC pour mettre en conserve des légumes. Une partie de cette nourriture sera distribuée immédiatement dans des banques alimentaires locales de la Pennsylvanie.

    Deux maisons sont également construites pendant le rassemblement sous la supervision de Mennonite Disaster Service (MDS). Ces maisons combleront deux familles qui ont perdu leur maison lors de désastres naturels aux États-Unis.

    La maison de Woodrow Cullen Jr au Maryland a subi des dommages irréparables en octobre 2012 à la suite de la méga-tempête Sandy. Et en juin 2014, une tornade a détruit la maison de la famille de Joshua Staub.

    Grâce à la contribution des bénévoles et au travail de MDS, les deux familles déménageront dans leur nouvelle maison cet automne.

    De plus, chaque après-midi, des bus ont transporté de nombreux bénévoles dans des écoles du district d’Harrisburg pour peindre des classes défraîchies. Plusieurs de ces bénévoles étaient des adolescents inscrits dans le programme pour jeunes.

    Ethan Weaver qui a peint le vendredi après-midi au campus SciTech de l’école secondaire d’Harrisburg, a exprimé sa satisfaction « du travail accompli ».

    Du travail accompli. Au cours des cinq jours du Rassemblement, les participants ont contribué plus de 1 800 heures à ces projets d’entraide et ils ont répondu à l’appel de Jésus d’aimer les personnes dans le besoin.

    Matthew est marié et père de deux jeunes filles, il est pasteur à New Life Community Church à Mount Holly Springs en Pennsylvanie.

  • Hippolyto Tshimanga lance un appel à l’action dans le domaine de la mission et de l’évangélisation

    Par Virginia A. Hostetler

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – L’énergie était encore vive à l’avant-dernière séance plénière de PA 2015 qui mettait en vedette le travail de la Commission Mission de la CMM. Les orateurs ont lancé de sérieux défis aux anabaptistes, les appelant à un discipulat plus actif en matière d’évangélisation.

    Il y a un malaise à l’égard de la mission, en particulier parmi les églises du monde occidental, dit l’orateur Hippolyto Tshimanga, directeur du programme Afrique, Europe et Amérique latine pour Mennonite Church Canada.

    Rejetant les attitudes impérialistes de l’œuvre missionnaire du passé et cherchant à être sensibles aux personnes vivant dans des milieux non occidentaux, plusieurs personnes dans l’église se sont effarouchées à l’idée de faire, d’une façon ouverte, le travail de l’évangélisation et de la mission.

    Hippolyto Tshimanga a cité André Gingerich Stoner : « Les mennonites aime le service, flirtent avec la paix et sont allergiques à l’évangélisation. »

    « Pourquoi ces questions sont-elles si difficiles pour moi? » déplore Hippolyto Tshimanga, « remettons-nous en question le plus fondamental des ministères de l’église, la raison d’être de l’église? »

    Hippolyto Tshimanga a donné l’exemple de Jésus qui proclamait le Royaume de Dieu aux personnes de son époque. Il a aussi rappelé à l’auditoire que les disciples de Christ ont le mandat, aujourd’hui, de faire de même – en paroles et en actions.

    « Il n’existe pas d’Église sans mission; la mission est l’ADN de l’Église », affirme Hippolyto Tshimanga.

    Rodrigo García (left) and Marc Pasques

    Les jeunes anabaptistes, Marc Pasques (d’Espagne et d’Australie) et Rodrigo Pedroza (du Mexique), ont parlé en tandem et ont mis l’auditoire au défi d’associer convictions et actions concrètes.

    Rodrigo Pedroza a référé à l’annonce du Royaume de Dieu dans Marc 1/15. Le Royaume de Dieu est proche, mais il n’est pas encore été entièrement accompli.

    « Notre rôle en tant que cobâtisseurs du Royaume de Dieu s’exerce ici et maintenant », dit-il.

    Rodrigo Pedroza a montré l’exemple de Jésus qui, en marge de la société, a exercé son ministère où la souffrance abondait. « La bonne nouvelle doit être proclamée et comprise dans chaque contexte des besoins humains », dit-il.

    « Qui sont les hommes et les femmes que notre société considère comme des lépreux? a demandé Marc Pasques. Les voyons-nous? »

    « Parce que nous sommes anabaptistes et disciples de Jésus, nous ne pouvons pas tolérer ou justifier la discrimination ou la violence envers les personnes sur la base de leur nationalité, leur ethnicité, leur sexe, leur statut marital ou leur orientation sexuelle » a-t-il insisté.

    La musique nord-américaine a prédominé durant ce culte ayant pour thème en marche dans l’accueil et le don. Les membres de l’équipe musicale provenaient de l’Angola, de l’Éthiopie, de l’Inde, de l’Indonésie, du Mexique, de l’Espagne et des États-Unis. Marcy Hostetler a aussi fait mention de deux musiciens, de la Colombie et de la République démocratique du Congo, qui n’ont pas obtenu leur visa.

    Virginia A. Hostetler est éditrice Web pour The Canadian Mennonite. Elle fait partie de l’équipe de rédacteurs Meetinghouse qui ont couvert les séances plénières du 16e Rassemblement.

  • Le Rassemblement a lieu au Champ de Foire de la Pennsylvanie

    Par Devin Manzullo-Thomas

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Est-ce que les participants de Pennsylvania 2015 accepteront « une odeur de ferme » dans leur salle de rencontre?

    C’est seulement une des nombreuses questions que le coordonnateur national de PA 2015, Howard Good des États-Unis, s’est posée quand lui et son équipe ont considéré le Champ de Foire de la Pennsylvanie à Harrisburg comme le site potentiel du prochain Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Après avoir examiné une étude de faisabilité approfondie, le Comité Exécutif de la CMM a choisi en mai 2011 de tenir le 16e Rassemblement aux États-Unis, plus précisément au Champ de Foire de la Pennsylvanie. Le site, construit dans les années 1930, a été créé pour des expositions agricoles.

    Tenir une conférence d’église dans des bâtiments connus pour accueillir des événements agricoles comportait son lot de défis.

    Mais le complexe semblait être un bon endroit pour tenir PA 2015, compte tenu que les mennonites « sont connus pour être de bons agriculteurs », dit Liesa Unger de l’Allemagne, responsable des événements internationaux de la CMM.

    Le coordonnateur national, Howard Good, et d’autres organisateurs sont heureux du choix. De plus, la décision a été bénéfique pour les administrateurs et le personnel du Champ de Foire.

    Le Champ de Foire accueille habituellement des événements qui attirent une grande foule. (On attend 170 000 personnes au grand salon américain du plein-air). Mais avec un groupe de 7 500 participants représentant 65 pays, PA 2015 est «  beaucoup plus important que tous les autres événements que nous avons eu à l’échelle internationale », dit Sharon Atland, directrice générale du Complexe du Champ de Foire (CCF).

    De plus, la décision de faire de PA 2015 un événement « vert » a créé un précédent pour le Complexe du Champ de Foire. Le CCF a fait des efforts de gestion écoresponsable de moindre envergure dans le passé, comme l’installation d’un moulin à vent et de conteneurs à recyclage autour de ses bâtiments, dit Sharon Atland.

    « [Mais PA 2015 est] le premier événement où quelqu’un est venu nous dire “nous aimerions avoir la plus petite empreinte écologique possible” », dit elle.

    Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture en Pennsylvanie, a exprimé son appréciation aux participants du Rassemblement le 23 juillet 2015 « pour votre engagement à faire preuve d’une bonne intendance mennonite… et à réduire les déchets alimentaires. »

    « Nous nous engageons à transmettre ce message en suivant votre exemple et à nous améliorer nous-mêmes … en réduisant les déchets alimentaires dans nos installations, » dit Hannah Smith-Brubaker.

    Ce fut un événement différent en tous points pour le Champ de Foire. Jimmie Carter, un employé à un des stands de nourriture à l’extérieur du grand amphithéâtre, fait remarquer que PA 2015 les a tenus moins occupés que les expositions agricoles quand des files d’attente de clients affamés s’étirent jusqu’au milieu de la salle.

    Il est content d’avoir travaillé pour cet événement. « Nous avons apprécié la musique », dit-il à propos de l’ensemble musical international qui dirigeait les cultes pendant les séances plénières du matin et du soir. « Ne changez jamais cette musique! »

    Devin Manzullo-Thomas est rédacteur de Courier/Correo/Courrier, la publication de la Conférence Mennonite Mondiale.

  • Le programme des jeunes encourage les interactions remplies de confiance

    Par Laura Kraybill

    « Mais le Seigneur me dit “Ne dis pas : Je suis trop jeune” » a entonné en chœur des voix jeunes le 24 juillet 2015 au programme pour jeunes de PA 2015.

    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
PHOTO CREDIT: Laura Kraybill
    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
    PHOTO CREDIT: Laura Kraybill

    Étendus sur le sol de béton de la salle des jeunes, des centaines d’adolescents ont débuté leur matinée avec cette affirmation de Jérémie 1/7-8.

    La lecture biblique a introduit un message plein d’énergie par Dominik Bergen. Il a encouragé les participants à servir les autres et à se laisser servir par les autres, y compris leurs propres parents.

    En guise de rétroaction, les participants se jumelaient avec une autre personne pour parler d’une personne qu’ils souhaitent imiter dans la vie. Les partenaires se font face et reflètent, tels des miroirs, les mouvements de l’autre, à tour de rôle.

    « Nous ne voulions pas seulement parler aux jeunes puis faire jouer un groupe de musique », dit Egon Sawatzky, pasteur jeunesse de l’Église des frères mennonites Concordia à Asuncion au Paraguay et coordonnateur du programme des jeunes et des enfants à PA 2015. « Nous voulons que les jeunes vivent des expériences les uns avec les autres et avec Dieu. »

    Cela signifie qu’il faut se mettre deux par deux ou en petits groupes pendant les activités et les discussions en lien avec les thèmes de « En marche avec Dieu ».

    Yujin Kim from South Korea and the United States, Melanie Jonnalagadda from India and Canada mirror each other’s movements.
    Yujin Kim from South Korea and the United States, Melanie Jonnalagadda from India and Canada mirror each other’s movements.

    Egon Sawatzky est encouragé que les jeunes franchissent les barrières. Il fait mention d’un jeune de 17 ans « qui a presque l’allure d’un adulte » avec une jeune garçon de 12 ou 13 ans. « Ils se sont assis ensemble, ils ont parlé et ri ensemble. »

    Ces interactions « nous aident à sortir de notre zone de confort », fait remarquer un jeune.

    Un groupe de jeunes qui venaient juste de commencer un exercice de confiance (où on se laisse tomber en arrière et rattraper par l’autre) étaient heureux des contacts qu’ils étaient en train de faire. « Tu ne te sens pas seul. Tu possèdes une famille plus grande », dit un membre du groupe.

    Un autre ajoute «  Ça nous donne une idée comment grande est l’Église mennonite. »

    Jonas Beachy de New Hope Bible Church en Oregon aime les défis dans ce qu’il a entendu. « Ça nous fait réfléchir sur notre relation avec Dieu et prier pour plusieurs choses. »

    Après cette expérience, est-ce que les jeunes planifient assister au Rassemblement 2021? Des voix ont répondu en chœur : « Je l’espère! »

    Laura Kraybill est de Elkhart (Indiana) et commencera ses études au Séminaire Théologique Évangélique Garrett cet automne dans le programme de Maîtrise en Divinité. Au cours des cinq dernières années, elle a dirigé le programme d’art dramatique à Hesston College au Kansas.

    Photos par Laura Kraybill

    Andrew Kipfer, É.-U., se laisse tomber avec confiance avec un groupe de jeunes à PA 2015.

    Yujin Kim de la Corée du Sud et des États-Unis, Melanie Jonnalagadda de l’Inde et du Canada reflètent les mouvements de l’un et de l’autre.

    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
PHOTO CREDIT: Laura Kraybill
  • Les participants internationaux font des conserves de haricots dans la chaleur de la Pennsylvanie

    Par Tim Huber

    Harrisburg, Pennsylvanie (États-Unis) – L’unité mobile du Comité central mennonite (MCC) pour la mise en conserve de la viande est devenue végétalienne pour le Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, remplaçant pendant une semaine le porc, le bœuf et la dinde par des haricots verts.

    Quittant le Rassemblement par une porte menant au stationnement, des participants ont enfilé couvre-cheveux, quelques couvre-barbes et des gants de plastique pour emballer et étiqueter des boîtes de 650 grammes bénévolement.

    « Nous savions que travailler avec de la viande dans un stationnement en juillet ne serait pas possible, c’était donc la seule option que nous avions » a déclaré le coordinateur de conservation, John Hillegass, le 23 juillet 2015.

    A la fin du Rassemblement, 3 500 boîtes auront été emballées dans des boîtes en carton, destinées à des banques alimentaires de la Pennsylvanie. Les haricots ont été achetés, congelés, dans une épicerie locale, à un tarif réduit. Hillegass dit que c’est la première fois que le MCC mettait en conserve autre chose que de la viande.

    « J’ai reçu quelques appels, ici et là, de gens qui demandent si on ne ferait pas des pêches et des légumes, dit-il, mais la viande c’est vraiment ce que nous faisons. »

    Accompagnées du concert des dizaines de marteaux quelques mètres seulement plus loin, sur le site de construction d’une maison de Mennonite Disaster Service, des équipes de 10 à 12 volontaires se penchaient sur une rangée de boîtes de conserve vides, les remplissant avec de l’eau et des haricots congelés avant de les passer sous une machine à sceller.

    Pendant la nuit, l’équipe permanente de l’unité mobile met en route les cuiseurs à vapeur de la remorque pour cuire les boîtes de conserve. Les lots terminés sont étiquetés avec des bâtons de colle par des étrangers bavards, unis dans l’action et la conviction.

    « Nous allons avoir plus de 160 bénévoles », a déclaré Hillegass à propos de la participation totale prévue. « Les gens qui ne font que passer, s’arrêtent et disent qu’ils veulent aider. »

    Ce projet est le dernier tour de piste pour cette génération d’unité mobile de mise en conserve du MCC. Tandis que quelques ouvriers mettaient la touche finale sur les boîtes de haricots à Harrisburg, d’autres travailleurs à Ephrata terminaient les préparatifs de la prochaine unité mobile du MCC qui, selon Hillegass, sera prête en août.

    Tim Huber est rédacteur-adjoint Mennonite World Review.Il fait partie de l’équipe de rédacteurs de Meetinghouse qui feront les rapports des séances plénières du 16e Rassemblement.

  • Des chants internationaux, même peu familiers, transportent les participants dans l’adoration

    Par Laura Kraybill

    L’adoration monte aux cieux pendant que des mennonites et des Frères en Christ de partout dans le monde unissent leurs voix à PA 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie. Malgré les différences théologiques et culturelles, la musique est un agent unificateur au rassemblement mondial, même quand elle nous fait quitter notre zone de confort.

    Les chants, qu’ils soient nouveaux ou familiers, sont les temps forts pour beaucoup de participants. Un participant a fait la remarque : « J’aimerais chanter et chanter ».

    « J’aimerais que des gens partent d’ici en disant, “je n’avais pas pensé vivre une telle expérience d’adoration avec de la musique asiatique”, dit Marcy Hostetler, responsable des chants pendant la semaine et directrice de la chorale de Lancaster Mennonite High School.

    Marcy Hostetler espère que les gens vivent une expérience commune de l’adoration pendant qu’ils apprennent des chants et des mouvements de plusieurs pays. « Quand on s’ouvre, on expérimente quelque chose à l’extérieur de nous-mêmes, on expérimente Dieu. »

    L’équipe des musiciens en elle-même est diversifiée, avec des musiciens talentueux provenant de divers pays dans le monde. Avec seulement trois jours de répétition et divers points de vue au sujet du leadership de la femme, Marcy Hostetler avait des inquiétudes.

    « Nous n’avons eu aucun problème. J’ai beaucoup de joie à diriger ce groupe. »

    Des connexions inattendues sont en partie à l’origine de cette joie.

    En 1983, quand Marcy Hostetler enregistrait un garçon angolais réfugié en République démocratique du Congo, elle n’avait jamais imaginé qu’elle serait, 32 ans plus tard, avec ce même garçon dans la même équipe musicale au Rassemblement de la CMM.

    Bien que ses cassettes audio ont été volées, le frère de Marcy Hostetler a trouvé une cassette chez lui sur laquelle on peut entendre la voix de Dodo Miranda. Quand Miranda a posé sa candidature pour faire partie de l’équipe musicale, Marcy Hostetler a eu le privilège de lui faire entendre l’enregistrement.

    Chaque jour, la musique choisie représente un continent différent dont l’Asie, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord. En adorant avec des styles différents, Marcy Hostetler savait que la musique aurait un grand pouvoir unificateur. « Chanter est une manière importante de transcender les frontières culturelles. »

    Laura Kraybill vient de Elkart (Indiana) et commencera en septembre des études dans le programme Master of Divinity à Garrett Evangelical Theological Seminary. Laura Kraybill a travaillé au cours des cinq dernières années comme directrice du programme d’art dramatique à Hesston College, au Kansas.

  • Des théologiens femmes de l’Amérique du Nord tiennent une réunion inaugurale

    Par Harriet Sider Bicksler

    A l’exemple de leurs soeurs de l’Afrique et de l’Amérique latine qui ont déjà des réseaux bien-développés de théologiens femmes, une cinquantaine de théologiens femmes de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la première fois le 22 juillet 2015 au complexe d’Exposition Agricole à Harrisburg, Pennsylvanie.

    Elizabeth Soto, qui est à l’origine de la réunion, est l’ancienne modératrice de Mennonite Church USA (l’Église Mennonite des États-Unis), et s’implique dans le réseau des théologiens femmes de l’Amérique Latine. Linda Gehman Peachy et Michelle Armster, également de Mennonite Church USA, et Mary Anne Isaak, pasteur de River East Mennonite Brethren Church (Église des Frères Mennonite de River East), Winnipeg, Canada, ont conduit la réunion.

    L’assistance diversifiée de femmes se sont présentés. Parmi les raisons pour leur présence elles ont cité l’importance d’avoir une voix collective; le désire d’entendre les réflexions d’autres femmes; la recherche d’une communauté sacrée; la conviction que sans la voix des femmes la théologie n’est pas complète et le désire d’avoir des liens avec d’autres femmes.

    Audrey Kanagy displays three completed “Women in Conversation” decoupage paintings while explaining the project. Looking on are Nancy Heisey and Elie Soto. PHOTO CREDIT: Harriet Bicksler
    Audrey Kanagy affiche trois “Women in Conversation” (Les Femmes en Conversation) peintures de découpages tout en présentant le projet. A côté, Nancy Heisey et Elizabeth Soto observent. CREDIT PHOTO: Harriet Bicksler

    Audrey Kanagy, pasteur à Lancaster, Pennsylvanie, a présenté un projet d’art. Elle a invité des femmes de prendre part à tout moment pendant le rassemblement.

    Le projet de découpage appelé “Women in Conversation” (les femmes en conversation) est de nature interdépendante et communautaire a dit Kanagy. Les contributrices participent à un processus où il n’y a pas de réponse juste et où le produit fini est sans importance.

    Les femmes se sont séparées en petits groupes pour discuter des thèmes tels que leurs compréhensions bibliques, la mobilisation des jeunes, la sexualité, l’église mondiale et le leadership des femmes.

    En préparation pour une prochaine réunion conjointe avec les autres groupes continentaux de théologiens femmes, l’assistance a lancé des idées pour des activités possibles d’un Reseau Mondial de Femmes, et a considéré ce qu’un tel réseau pourrait offrir et demander de la Conférence Mennonite Mondial.

    La réunion du Réseau Mondial aura lieu le 24 juillet 2015, 13H30 à 17H00, dans la salle Delaware. (Directions: de l’entrée à la rue Cameron, suivez des panneaux à H (hall principal); traversez le hall principal jusqu’à l’entrée, tournez à gauche et montez l’escalier. La salle Delaware est derrière la salle Susquehanna, accessible par un couloir à gauche.)

    Harriet Sider Bicksler est auteur et rédactrice à la retraite. Elle sert en tant que rédactrice du Brethren in Christ Historical Society (Société Historique de l’Eglise des Frères en Christ) prés de Harrisburg.

    LEGENDE DE LA PHOTO: Audrey Kanagy affiche trois “Women in Conversation” (Les Femmes en Conversation) peintures de découpages tout en présentant le projet. A côté, Nancy Heisey et Elizabeth Soto observent.

    Audrey Kanagy displays three completed “Women in Conversation” decoupage paintings while explaining the project. Looking on are Nancy Heisey and Elie Soto. PHOTO CREDIT: Harriet Bicksler
  • Des théologiens femmes de l’Amérique du Nord tiennent une réunion inaugurale

    Par Harriet Sider Bicksler

    A l’exemple de leurs soeurs de l’Afrique et de l’Amérique latine qui ont déjà des réseaux bien-développés de théologiens femmes, une cinquantaine de théologiens femmes de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la première fois le 22 juillet 2015 au complexe d’Exposition Agricole à Harrisburg, Pennsylvania.

    Elizabeth Soto, qui est à l’origine de la réunion, est l’ancienne modératrice de Mennonite Church USA (l’Église Mennonite des Etats-Unis), et s’implique dans le réseau des théologiens femmes de l’Amérique Latine. Linda Gehman Peachy et Michelle Armster, également de Mennonite Church USA, et Mary Anne Isaak, pasteur de River East Mennonite Brethren Church (Église des Frères Mennonite de River East), Winnipeg, Canada, ont conduit la réunion.

    L’assistance diversifiée de femmes se sont présentés. Parmi les raisons pour leur présence elles ont cité l’importance d’avoir une voix collective; le désire d’entendre les réflexions d’autres femmes; la recherche d’une communauté sacrée; la conviction que sans la voix des femmes la théologie n’est pas complète et le désire d’avoir des liens avec d’autres femmes.

    Audrey Kanagy, pasteur à Lancaster, Pennsylvania, a présenté un projet d’art. Elle a invité des femmes de prendre part à tout moment pendant le rassemblement.

    Le projet de découpage appelé “Women in Conversation” (les femmes en conversation) est de nature interdépendante et communautaire a dit Kanagy. Les contributrices participent à un processus où il n’y a pas de réponse juste et où le produit fini est sans importance.

    Les femmes se sont séparées en petits groupes pour discuter des thèmes tels que leurs compréhensions bibliques, la mobilisation des jeunes, la sexualité, l’église mondiale et le leadership des femmes.

    En préparation pour une prochaine réunion conjointe avec les autres groupes continentaux de théologiens femmes, l’assistance a lancé des idées pour des activités possibles d’un Reseau Mondial de Femmes, et a considéré ce qu’un tel réseau pourrait offrir et demander de la Conférence Mennonite Mondial.

    La réunion du Réseau Mondial aura lieu le 24 juillet 2015, 13H30 à 17H00, dans la salle Delaware. (Directions: de l’entrée à la rue Cameron, suivez des panneaux à H (hall principal); traversez le hall principal jusqu’à l’entrée, tournez à gauche et montez l’escalier. La salle Delaware est derrière la salle Susquehanna, accessible par un couloir à gauche.)

    Harriet Sider Bicksler est auteur et rédactrice à la retraite. Elle sert en tant que rédactrice du Brethren in Christ Historical Society (Société Historique de l’Église des Frères en Christ) prés de Harrisburg.

  • Le rassemblement appelé à lutter avec l’indépendance et la communauté

    De Tim Huber

    HARRISBURG, Pennsylvania, E-U – Personne n’est jamais seul. On doit vivre en communauté. Pourtant chacun désire l’indépendance et l’autonomie.

    Wieteke van der Molen, pasteur Mennonite Néerlandais et hôte d’un centre de retraite, a dit dans son discours au Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale le 24 juillet 2015 que les intérêts du groupe se heurtent toujours contre les intérêts de l’individu, alors chaque personne lutte forcément contre la friction et la frustration.

    Van der Molen a dit que le patriarche Jacob ne pensait qu’à lui-même jusqu’au moment où il a perdu sa communauté; il ne lui restait que l’autonomie. A ce moment quelqu’un l’a affronté et a lutté avec lui toute la nuit (Génèse 32).

    Malgré le fait que Jacob vivait à sa propre gré, Dieu ne l’a pas jugé, mais Dieu demeurait avec lui, tout comme Il demeure avec nous aujourd’hui.

    “Dieu marche simplement avec toi, peu importe le résultat,” van der Molen a dit.

    Elle a exhorté l’assistance à faire des choix en fonction de leurs propres désires tout en reconnaissant les désires, blessures et frustrations de la communauté.

    “Il faut assumer la responsabilité de tes actes,” a-t-elle dit. “Ceux de la communauté, et de toi-même, tout en faisant des réparations si nécessaire.”

    “Garder le sentiment d’autonomie à l’intérieur de la communauté est une lutte continuelle avec l’homme, avec Dieu et, surtout, avec toi-même,” a-t-elle dit. “Et même si tu sors vainqueur, tu boîtes légèrement.”

    Public s’éveille

    Le programme du soir a présenté Nohemy Ruth García de l’Espagne. Elle a chanté “Despertar” (Eveil), une chanson qu’elle a composé pour commémorer le dixième anniversaire de l’attentat terroriste à Madrid en 2004 qui a tué 191 personnes et a blessé 1,800.

    “Dans nos églises, à la maison et dans nos communautés, c’est un temps pour la paix,” a-t-elle dit. “Cette chanson est un appel au réveil. … Agissons et vraiment travaillons pour la paix que Dieu veut réaliser en son royaume.”

    Pendant qu’elle chantait, les premiers à s’éveiller étaient une demi-douzaine de cellulaires lumineux balancés au rythme par des gens assis dans un coin haut du stade.

    Ensuite, le despertar a enveloppé l’espace avec des milliers de lumières se joignant à une voix qui brillait dans l’obscurité.

    L’émotion visible sur son visage, Garcia a terminé la chanson avec un message qui n’avait plus besoin de traduction.

    Le culte a terminé avec la Sainte Cène, y compris une option de pain sans gluten et du jus de raisin servi en tasses biodégradables.

    Tim Huber est rédacteur associé de  Mennonite World Review (la Revue Mennonite du Monde).