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  • Assemblée 16 : PA 2015

    En marche dans l’accueil et le don en Espagne

    Judit Menéndez, déléguée d’Espagne au Sommet Mondial de la Jeunesse de la CMM a partagé l’histoire de son église. Marcher dans le fait de donner et de recevoir prend tout son sens dans dans un pays où la crise économique est pire que lors de la guerre civile de 1930.

    Elle fait partie des Comunidades Unidas Anabautistas à Burgos, à environ deux heures au nord de Madrid. Elle est diplômée en éducation des enfants aux besoins spéciaux, mais enseigne l’anglais et fait de l’aide aux devoirs dans un périscolaire.

    “Ce travail est ce qui est disponible sur le moment, même si ce n’est pas spécifiquement ce pourquoi je suis qualifiée.” nous explique Judit. “Mais je suis reconnaissante d’avoir un travail, une maison et le support d’une communauté à l’église.”

    “En comparaison aux conditions d’il y a 5 ans, les choses s’améliorent. Les jeunes peuvent trouver un travail, bien que ce ne soit pas l’activité dont ils aient rêvée en faisant leurs études.” Ajoute-t-elle.

    A partir de mars 2015, l’inflation a été maintenue faible pour les derniers 18 mois. Une nouvelle politique visant à encourager les exports et rendre l’Espagne plus compétitive a aidé à relancer l’économie.

    Son église a soutenu les personnes affectées par la crise en créant une banque alimentaire destinée aux membres des églises et aux voisins. Depuis la banque alimentaire en 2012, cette initiative a grandi jusqu’à apporter une réserve de fonds aux membres d’église le plus dans le besoin.

    “Ca a été un temps d’épreuve, mais, de façon déguisée, cette épreuve a représenté une bénédiction.” nous souligne Judit. “Les membres des familles prennent soin les uns des autres, l’église est plus unie, a un but et notre foi s’est affermie.”

    L’Espagne a toujours un long chemin à parcourir. Le chômage atteint un taux de 23%, les salaires stagnent et les emplois permanents sont toujours aussi rares pour les nouveaux diplômés. Mais Judit est reconnaissante pour ce temps d’épreuve qui a poussé l’église à être unie dans la communauté, réveillé l’église du 21ème siècle en “partageant le peu qu’ils avaient à ceux qui en avaient besoin.” (Actes 2:42–47).

    Elina Ciptadi-Perkins est conseillère en copywriter et communication. Elle est une mennonite indonésienne vivant à Singapore avec sa famille.


  • Harrisburg, PA (É.-U.) –Des membres du personnel et de bénévoles enthousiastes ont recueilli des images, des vidéos et des histoires au 16e Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale à Harrisburg en Pennsylvanie (É.-U.) du 21 au 25 juillet 2015.

    Faites la connaissance de personnes comme Sushant Nand, un homme qui s’est exercé à coudre une courtepointe pour le Comité central mennonite – une organisation pour laquelle il a travaillé chez lui en Inde.

    Les vidéos des temps fort

    Visionnez…


  • Bogotá, Colombie – Durant les réunions qui ont précédé le Rassemblement du 21 au 26 juillet, la Conférence Mennonite Mondiale a annoncé les changements apportés à la direction de trois de ses commissions.

    « Les transitions sont une partie très importante du fonctionnement des organismes vivants » commente César García, le secrétaire général de la CMM. « Notre corps humain, par exemple, doit renouveler ses cellules pour rester en santé. De la même manière, la constitution de la CMM a établi des modalités pour certains postes de leadership afin de garder le corps de l’Église mondiale en santé et le renouveler avec un nouveau leadership et une nouvelle vision. C’est une bénédiction quand des dirigeants remplissent une fonction de service et qu’ils sont prêts à passer à de nouveaux postes de service. »

    Joji Pantoja a été nommée présidente de la Commission Paix. Joji et son époux Dann, originaires du Canada, sont des missionnaires aux Philippines où ils travaillent à des projets de paix. Ê la présidence, elle succède à Paulus Widjaja de l’Indonésie.

    Andrew Suderman a été nommé secrétaire de la Commission Paix. Andrew et son épouse Karen, originaires du Canada, dirigent un réseau anabaptiste et un centre de ressources en Afrique du Sud. Comme secrétaire de la Commission, il succède à Robert J. Suderman.

    Stanley Green, des États-Unis, a été nommé président de la Commission Mission. Stanley Green est le directeur général de Mennonite Mission Network, l’agence missionnaire de Mennonite Church États-Unis. Ê la présidence, il succède à Richard Showalter des États-Unis.

    Siaka Traoré, du Burkina Faso, a été nommé président de la Commission Diacres. Siaka Traoré est le président de l’Église évangélique mennonite du Burkina Faso. Ê la présidence, il succède à Cynthia Peacock de l’Inde. Henk Stenvers, des Pays-Bas, continue comme secrétaire de la commission.

    Alfred Neufeld, du Paraguay, continue comme président de la Commission Foi et Vie, et John Roth, des États-Unis, comme secrétaire.

    « Je désire exprimer ma gratitude pour les années de service où Paulus, Richard et Cynthia ont servi bénévolement à titre de présidents de commission et pour l’excellent travail que Robert a accompli en tant que secrétaire de la Commission Paix », dit César García. « Ces leaders ont contribué à la bonne santé du corps de la CMM. Ils l’ont fait durant leurs années de service et durant cette période de transition. Je prie pour que les nouveaux leaders de nos commissions soient encouragés et inspirés par leurs prédécesseurs au cours de leur ministère mondial. »

    Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

    Photos : Stanley Green, Joji Pantoja, Andrew Suderman, Siaka Traoré

  • Assemblée 16 : PA 2015

    Des maisons érigées en cinq jours par Mennonite Disaster Service au Rassemblement

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Enfoncer des clous est peut-être la dernière chose qu’on peut s’attendre à faire pendant une conférence d’église, mais pour plusieurs participants de PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale, c’était tout approprié.

    Chaque après-midi, juste à l’extérieur des salles climatisées du Champ de Foire, deux maisons préfabriquées ont été construites par des participants désireux de mettre leurs muscles au service de quelque chose de significatif pour leur foi.

    Alex Noord se souvient de ce que son fils Neils de 17 ans lui disait à la maison aux Pays-Bas : « Nous parlons toujours de l’Église, mais nous ne faisons rien ». Alex assiste au Rassemblement avec ses fils Neils et Tymen (14 ans). Aujourd’hui, Alex et ses fils ont l’occasion de « faire » quelque chose.

    Sous les chauds rayons du soleil de la Pennsylvanie, Neils et Tymen clouent des montants dans la structure d’un mur d’une des maisons qui sont destinées à deux familles ayant perdu leur maison pendant un désastre naturel : une au Nebraska et l’autre au Maryland.

    « J’aime travailler avec des choses techniques, dit Neils. J’éprouve une grande satisfaction à construire une maison. »

    La construction de maisons préfabriquées par des bénévoles avec le Partnership Home Program constitue une partie du travail du Mennonite Disaster Service (MDS) dont le siège est en Pennsylvanie. Chaque année, MDS envoie aussi des douzaines d’équipes de bénévoles dans des endroits touchés par des inondations et autres désastres en Amérique du Nord pour aider les victimes à nettoyer, à réparer et à reconstruire leurs maisons.

    Ê PA 2015, le personnel et les bénévoles de MDS étaient disponibles pour diriger chaque jour quelque 30 bénévoles pour construire les planchers et les murs des maisons qui seront éventuellement désassemblées et emballées pour leur transport.

    Parmi les participants, il y a avait des personnes de tous âges dont plusieurs n’avaient pas d’expérience en construction. Darwin Villacis, d’une église missionnaire en Équateur, a consacré deux après-midi au projet afin d’observer comment les Nord-Américains construisent leurs maisons.

    « Mon talent est dans mes mains, pas dans mes mots ou ma bouche », dit un mécanicien de 47 ans.

    Marcela Dow n’avait jamais manipulé un marteau avant. Cette jeune fille de 15 ans, avec son groupe de jeunes de Philadelphie en Pennsylvanie, s’est portée bénévole « parce c’est toujours plaisant d’aider les gens; on peut voir le changement qu’on apporte. »

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur et rédacteur de Winnipeg, au Manitoba (Canada).


  • Assemblée 16 : PA 2015

    Le Village de l’Église Mondiale est comme un marché d’histoires et d’échanges

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – « Je ne connais pas d’autres endroits avec autant de parties du monde en un seul endroit », dit Donella M. Clemens de l’Église mennonite Perkasie en Pennsylvanie tout en regardant entrer et sortir les gens des « places du marché » du Village de l’Église Mondiale.

    Ici, le thème de PA 2015, « En marche avec Dieu », se manifeste par des récits d’histoires, des expositions culturelles et des chants de partout dans le monde.

    Les histoires de la migration mennonite témoignent de la direction de Dieu dans les nouvelles sphères d’apprentissage au fur et à mesure que le peuple de Dieu marche avec Dieu.

    Des récits de service et de mission dans d’autres pays montrent la volonté anabaptiste de marcher dans l’inconnu avec assurance et confiance.

    Il y a aussi des histoires de souffrance et de guérison. La photo et les chaussures d’un jeune homme qui a perdu la vie au Moyen-Orient sont tout aussi poignantes que les histoires piquées sur des pièces de tissu.

    « C’est une merveilleuse idée d’avoir ce bel endroit où les gens peuvent venir et se détendre avec des amis », dit Siaka Traore du Burkina Faso. « C’est comme un village [en Afrique]. C’est inspirant de voir des personnes âgées raconter des histoires. Même si on ne peut pas faire du commerce ici, on a l’impression d’être sur la place du marché. »

    « Les prestations sont meilleures que je l’avais prévu », dit Andra Geiser, coordonnatrice des activités de la scène. La diversité des dons et des talents des personnes est un vrai cadeau de Dieu. »

    Jusqu’à 36 personnes se sont inscrites pour raconter, pendant 25 minutes, leurs expériences devant une petite foule sous la tente des récits d’histoire.

    « Nous avons entendu des histoires extraordinaires de conversion et de transformation de tous les continents », dit Lynn A. Miller, coordonnateur des récits d’histoire.

    Vikal Rao, coordonnateur général de toutes les activités et expositions du Village de l’Église Mondiale, remercie et loue Dieu d’avoir tout réuni ensemble.

    Doris Dube est du Zimbabwe.


  • Les cercles d’amitié à PA 2015 stimulent les conversations en petits groupes

    Par Karla Braun

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – « On peut voir des jeunes et des personnes âgées [parler ensemble]. Et nous devenons des amis intimes », dit Omondi Samson du Kenya en prenant une photo de son nouveau « papa » et de sa nouvelle « maman » des États-Unis. Omondi Samson a participé à un des 255 cercles d’amitié qui se rencontraient après les séances plénières du matin.

    La coordonnatrice Thobekile Ncube, du Zimbabwe, dit que les cercles d’amitié ont été organisés à PA 2015 « à la demande de la famille anabaptiste. Les personnes ont exprimé le besoin de mieux se connaître ».

    Damaris Rickhaus de Suisse est la seule personne de son groupe qui a participé chaque jour.

    « Vous ne pouvez pas vous vous faire des amis en une demi-heure », dit-elle. Mais « même dans une brève conversation, il y des personnes qui racontent leur vie. »

    Quand il ratait une session, Victor Kristijanto dit qu’il manquait au groupe. « Au fur et à mesure que nous nous rencontrions, nous nous sentions à la maison », ajoute l’Indonésien. « Nous nous sentions libre d’échanger comme en famille. »

    Le livret du programme fournissait des questions pour faciliter la discussion; toutefois, aucun leader n’était assigné.

    Omondi a trouvé cette manière de discuter très intéressante. « Quand quelqu’un est assigné, dit-il, il n’y a pas d’espace. Quand tout un chacun est leader, nous sommes libres. »

    En raison de la participation démographique, la plupart des groupes étaient constitués d’au moins 50% de Nord-Américains.

    Damaris Rickhaus espérait rencontrer des personnes de partout dans le monde, mais son groupe était constitué en grande partie de Canadiens. Il n’en reste pas moins que la discussion « ouvre les horizons. »

    « Toutes les églises ont leur propres problèmes », dit Victor Kristijanto. « Quand nous avons des amis, nous pouvons partager nos fardeaux. »

    Les participants ont prié les uns pour les autres. Plusieurs groupes ont échangé des informations personnelles. Dans le groupe du Canadien James Wittenberg, un Indonésien a invité le groupe à lui rendre visite dans sa maison au Rassemblement de 2021.

    Malgré la brièveté des rencontres de groupe, l’intention du comité de planification d’offrir un espace pour échanger entre cultures et pratiquer la communauté semble avoir connu du succès pour plusieurs participants.

    Ivonete Coimbra du Brésil, dit des personnes qui composaient son cercle d’amitié, « Nous sommes désormais des amis pour la vie. »

    Karla Braun est la rédactrice de Courrier/Correo/Courier

  • Harrisburg, Pennsylvanie – Pendant quatre jours de réunions, juste avant le Rassemblement de la CMM (juillet 21-26), le Conseil général a fait des pas de plus sur le chemin vers l’interdépendance dans la communion mondiale.

    « Alors que je travaillais à l’implantation d’une nouvelle paroisse à Bogota, » a commenté César García, secrétaire général de la CMM, « je rêvais du jour où elle serait assez mature pour devenir indépendante, autonome et capable de se reproduire …. Un peu plus tard, j’ai entendu que, outre ces trois caractéristiques, une assemblée arrive à maturité quand elle est aussi en mesure de définir sa propre théologie ».

    « Cependant, il m’a fallu de nombreuses années pour découvrir ce qui est évident dans le processus de développement de tout organisme vivant. On n’atteint pas la vraie maturité quand on est indépendant dans tous les domaines de la vie, mais quand on est capable de donner et de recevoir, de partager avec les autres ce que l’on a, et quand on peut apprécier ce que les autres peuvent apporter… en d’autres termes, lorsque l’on est interdépendant. »

    120 représentants d’Églises membres de la CMM du monde entier participaient à la réunion du Conseil Général. Pendant la moitié du temps, les participants ont apporté des témoignages et ont réfléchi sur les thèmes de l’unité et de la diversité.

    Alfred Neufeld (Paraguay) a tiré les leçons de quatre domaines historiques de conflit : l’église ethnique et l’église missionnaire ; le militarisme; la génération émergente et celle qui quitte [l’église]; le renouveau piétiste et le libéralisme éclairé.

    Fernando Enns (Allemagne) a médité sur la différence entre l’unité ‘à bon marché’ et l’unité ‘coûteuse’. « Ce ne sont pas nous qui créons l’unité, elle est créée en entrant dans la relation d’amour de Dieu. La difficulté est de déterminer les limites de la diversité. La seule justification aux divisions, est lorsque la seigneurie du Christ est mise en question. » Il a exhorté la tolérance des différences concernant la plupart des autres questions.

    Martin Junge, le secrétaire général de la Fédération Luthérienne Mondiale, a souligné que l’Église est toujours à la fois locale et mondiale. « Mettre uniquement l’accent sur le local (contextualité) en ignorant le mondial (universalité) conduit au provincialisme Et l’accent sur le mondial sans l’aspect local conduit à l’impérialisme. » a t-il déclaré.

    Les membres du Conseil général ont entendu des témoignages d’Ukraine, du Zimbabwe, du Panama, d’Angola, du Venezuela, d’Inde, de Corée du Sud et d’autres pays. Le thème constant était la gratitude pour les prières et les manifestations de solidarité des autres églises membres de la CMM.

    Lors de ses séances de travail, le Conseil Général a cherché à renforcer les structures qui permettent d’avoir des relations mondiales.

    César García pense que la CMM « veut développer une structure mondiale qui, comme le squelette d’un organisme vivant, facilite la croissance et le développement de cet organisation interdépendante que nous appelons la CMM, sans la noyer dans une institutionnalisation excessive… La structure que la CMM a développé cherche à éviter la tentation d’être rigide et exactement semblable dans chaque contexte local. Nous cherchons à être sensible à la réalité de nos paroisses dans chaque région, nous adaptant aux différentes réalités auxquelles la communauté est confrontée. »

    Chacune des quatre commissions de la CMM – Foi et Vie, Mission, Paix, Diacres –mises en place depuis seulement six ans, a fait un rapport sur sa vision et son travail : de nombreux engagements avec des fonds limités.

    Il a aussi été mentionné que les relations entre les églises membres ont été améliorées par le travail des représentants régionaux sur chaque continent. En fonction de la disponibilité financière, des représentants régionaux supplémentaires seront nommées en Afrique et en Amérique latine.

    Pour financer le travail de la CMM, il est demandé à chaque église membre de verser sa ‘part équitable’ basée sur la parité du pouvoir d’achat dans chaque pays. Toutes les contributions des individus et des paroisses des églises membres de la CMM entrent dans la part équitable.

    Lors d’une soirée, le Conseil Général a exprimé son appréciation envers Danisa Ndlovu (Zimbabwe), qui termine son mandat de six ans comme président de la CMM. Le nouveau président, Nelson Kraybill (États-Unis) a commencé son mandat immédiatement après le Rassemblement. Le Conseil Général a également élu Rebecca Osiro (Kenya) vice-présidente de la CMM, qui succède à Janet Plenert (Canada).

    Ron Rempel, Communiqué de presse

  • Bogotá, Colombie – Des changements s’amorcent au sein de l’équipe de communication de la Conférence Mennonite Mondiale avec des nominations ou transitions de trois membres du personnel.

    Ê la mi-juillet 2015, Karla Braun a commencé un travail à mi-temps de rédactrice. Elle occupe le poste de rédactrice en chef de Courier/Correo/Courrier et de rédactrice pour d’autres communications de la CMM.

    Karla Braun a été rédactrice adjointe au Mennonite Brethren Herald basé à Winnipeg au Manitoba (Canada) au cours des sept dernières années. Elle est titulaire d’un diplôme universitaire en anglais avec une concentration en linguistique et a suivi des cours de deuxième cycle en théologie.

    Karla Braun succède à Devin Manzullo-Thomas des Etats-Unis, rédacteur pour la CMM depuis janvier 2013. Devin a été nommé à un poste à plein temps au Messiah College, une école affiliée à l’Église des Frères en Christ à Mechanicsburg en Pennsylvanie et débutera des études de doctorat en septembre.

    Le 1er septembre 2015, Kristina Toews, de Colombie, assumera la fonction de responsable de la communication, une fonction qui comprend la supervision de la stratégie de communication de la CMM et la coordination de toutes les communications imprimées et électroniques. Elle succèdera à Ron Rempel du Canada qui prend sa retraite et qui occupait cette fonction depuis janvier 2012.

    Kristina Toews, originaire d’Abbotsford en Colombie Britannique, a vécu à Bogotá en Colombie et a travaillé au service des communications Web depuis février 2013. Ê ce poste elle a mis en place et a développé une stratégie de communication de la CMM dans les médias sociaux tels Facebook, Instagram et Twitter. Kristina Toews détient aussi un diplôme d’études universitaires en études bibliques.

    Aarón González, du Costa Rica, remplacera Kristina Toews et gèrera la présence de la CMM sur le Web et les médias sociaux. Il a récemment servi comme membre du personnel du Rassemblement de la CMM à Akron en Pennsylvanie (É.-U.). Dans son nouveau poste, il travaillera au bureau de la CMM à Bogotá.

    Aarón González a servi dans son église locale, l’Église mennonite Buenas Nuevas au Costa Rica, et avec le Comité central mennonite et la CMM comme participant du programme YAMEN! au Cambodge.

    « La communication et la communauté ne sont pas seulement des mots associés en raison de leur étymologie, mais aussi à cause de leur impact sur l’être humain », dit le secrétaire général César García. « Sans communication, il n’y a pas de possibilités de partager nos joies et nos tristesses, de trouver l’espoir dans la souffrance, de bâtir une communauté. C’est la raison pour laquelle la communication est plus qu’une carrière ou un service dans une institution. C’est un ministère. C’est un ministère très important pour notre famille de foi anabaptiste mondiale. »

    Il ajoute : « Je désire exprimer ma gratitude à Devin et à Ron pour le ministère qu’ils ont développé à la CMM. La communication a joué un rôle crucial au sein de notre famille mondiale au cours des dernières années. Sous la direction de Ron, la communication de la CMM a progressé vers de nouvelles phases et a atteint la maturité que nous avons besoin pour continuer à grandir et faciliter la communication parmi nos membres. Nous prions que Dieu guide et bénisse ces leaders qui entament une nouvelle étape de leur vie. »

    Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

    Photos: Kristina Toews, Karla Braun, Aarón González

  • Les images de l’exposition d’art de la CMM parlent plus profondément

    Par Byron Rempel-Burkholder

    Geoffrey Isley
    Geoffrey Isley

    Souvent, on se souvient des rassemblements de la Conférence Mennonite Mondiale comme des festivals de mots : histoires, chants, sermons et conversations. Mais qu’en est-il de l’art visuel?

    « On observe un intérêt grandissant pour l’art dans le monde anabaptiste » dit Geoff Isley, coordonnateur de la planification des arts visuels à PA 2015.

    Suivant la tradition des derniers rassemblements de la CMM, le 16e Rassemblement a présenté six expositions organisées autour de thèmes : en passant des tableaux « On the Road to Freedom » de Ray Dirks sur la souffrance de la migration mennonite de Russie à une série de tableaux sur les stations de la croix, utilisés dans la liturgie de Community Mennonite Church à Lancaster en Pennsylvanie.

    Pour la première fois, le 16e Rassemblement a ajouté une exposition concours.

    Avec 30 tableaux et sculptures, la collection présentait une variété de disciplines et de styles, de l’art figuratif à des formes plus abstraites.

    Geoff Isley ne voulait pas que l’exposition soit liée à un thème, à un style ou à un genre particulier. Il voulait plutôt que les pièces reflètent un grand éventail d’individualités et d’expériences spirituelles.

    Un an avant le Rassemblement, l’équipe de planification des arts visuels a invité les églises à encourager leurs artistes à participer et à soumettre des images numériques de leur art. Quelque 30 œuvres ont été sélectionnées par un juré, Theodor Prescott, professeur d’art au Messiah College qui ne faisait pas partie de l’équipe de planification des arts visuels.

    Chaque pièce était présentée avec une déclaration de l’artiste qui expliquait l’œuvre.

    Geoff Isley est heureux de l’intérêt manifesté par les visiteurs du rassemblement, mais déçu qu’il y ait eu une seule proposition de l’extérieur de l’Amérique du Nord : une peinture abstraite de Lucy Riquelme du Chili, intitulée « En marche avec Jésus ».

    La logistique du transport transfrontalier des œuvres peut être un facteur.

    L’exposition concours et les autres expositions (présentées dans la mezzanine au-dessus de l’aire du Village de l’Église Mondiale) ont donné l’occasion aux participants du Rassemblement de communiquer et d’apprendre d’une manière plus profonde qu’avec des mots.

    « Nous voulions que les personnes de l’extérieur de l’Amérique du Nord sachent que la communication visuelle est aussi importante », dit Geoff Isley.

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur indépendant et rédacteur de Winnipeg.

    Geoffrey Isley
  • Les participants de PA 2015 mettent une touche personnelle sur une sculpture de la CMM 

    Photo: Jonathan Charles

    Par Connie Faber

    « Ça ressemble à une forme innocente de graffiti communautaire », dit Roland Yoder en souriant pendant qu’un groupe de personnes s’activent autour de la sculpture tridimensionnelle du logo de la Conférence Mennonite Mondiale qu’il a créée pour le Village de l’Église Mondiale (VEM) de PA 2015.

    Au village, les visiteurs sont invités à laisser l’empreinte de leur pouce sur la sculpture de bois située sur la place du VEM. Samedi, le dernier jour du Rassemblement de la CMM, les barreaux blancs étaient recouverts d’empreintes multicolores laissées par des personnes du monde entier.

    Roland Yoder, qui a passé presque 12 heures par jour sur le site pendant le Rassemblement, a observé en silence la transformation. On pouvait lire sur une note épinglée sur sa chemise : «  ma voix est en vacances tout le mois de juillet. »

    Roland est naturellement une personne tranquille, dit sa femme Dottie. Mais son silence pendant le Rassemblement de la CMM n’est pas par choix. Son médecin a récemment diagnostiqué des polypes sur ses cordes vocales et a recommandé six semaines de silence; il en était à la cinquième semaine.

    « Pas le temps idéal », écrit Roland Yoder sur un bloc-notes qu’il garde à portée de main. « Merci Seigneur pour le courriel. Quand ma femme et moi faisons des appels téléphoniques, nous avons besoin de deux téléphones. Elle parle et j’écris les réponses qu’elle transmet au besoin. »

    La sculpture du logo de la CMM a été conçue pour être un point central dans le grand espace qui abrite le village.

    Au départ, on a demandé à Roland Yoder de concevoir quelque chose qu’on pourrait suspendre au plafond. Mais Roland Yoder souhaitait que les gens puissent toucher la sculpture et interagir avec la pièce d’une manière qui les encouragerait à s’identifier à la CMM. De là l’idée de mettre la sculpture sur un simple piédestal et de la décorer avec des empreintes digitales.

    « L’empreinte d’un pouce est quelque chose de personnel » dit Roland Yoder.

    La voix de Roland Yoder était peut-être hors d’usage, mais pas ses yeux ni ses oreilles.

    « J’ai eu beaucoup de joie à regarder les gens du monde entier venir profiter d’un environnement que nous avons eu le privilège de créer », dit-il.

    Connie Faber est rédactrice du Christian Leader, la publication des frères mennonites des États-Unis.

  • À PA 2015, les projets d’entraide de l’après-midi répondent à l’appel de Dieu à servir.

    Photo: Heike Martin

    Par Matthew Hahn

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Une des nombreuses activités d’après-midi à PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale est une occasion de s’investir dans des projets d’entraide. Côte à côte, des anabaptistes du monde entier travaillent ensemble au Champ de Foire ou dans la ville d’Harrisburg.

    « L’entraide est une valeur fondamentale des anabaptistes » dit Dawn Brotherton, coordonnatrice des projets d’entraide. L’appel à suivre Jésus implique d’aimer les personnes dans le besoin et de répondre à leurs besoins.

    Pendant PA 2015, quatre différents projets d’entraide ont donné l’occasion de répondre à cet appel.

    Dans la salle au nord, des bénévoles coupent, piquent et cousent des courtepointes pour le Comité central mennonite. Maria Erling, « une fervente piqueuse de courtepointe » parle de son « désir d’aider d’une quelconque manière. »

    Son amie Theresa Eshbach admet qu’elle n’a pas de penchant particulier pour la couture, mais qu’elle est attirée par ce projet pour une autre raison. Ça lui rappelle sa mère et les femmes de l’Église des Frères en Christ qui confectionnaient des courtepointes pour les populations déplacées durant la Seconde Guerre mondiale.

    Le MCC enverra les courtepointes de PA 2015 dans des hôpitaux, des camps de réfugiés ou des orphelinats partout dans le monde.

    Dans un stationnement adjacent au Champ de Foire, des bénévoles travaillent à l’unité mobile de la mise en conserve du MCC pour mettre en conserve des légumes. Une partie de cette nourriture sera distribuée immédiatement dans des banques alimentaires locales de la Pennsylvanie.

    Deux maisons sont également construites pendant le rassemblement sous la supervision de Mennonite Disaster Service (MDS). Ces maisons combleront deux familles qui ont perdu leur maison lors de désastres naturels aux États-Unis.

    La maison de Woodrow Cullen Jr au Maryland a subi des dommages irréparables en octobre 2012 à la suite de la méga-tempête Sandy. Et en juin 2014, une tornade a détruit la maison de la famille de Joshua Staub.

    Grâce à la contribution des bénévoles et au travail de MDS, les deux familles déménageront dans leur nouvelle maison cet automne.

    De plus, chaque après-midi, des bus ont transporté de nombreux bénévoles dans des écoles du district d’Harrisburg pour peindre des classes défraîchies. Plusieurs de ces bénévoles étaient des adolescents inscrits dans le programme pour jeunes.

    Ethan Weaver qui a peint le vendredi après-midi au campus SciTech de l’école secondaire d’Harrisburg, a exprimé sa satisfaction « du travail accompli ».

    Du travail accompli. Au cours des cinq jours du Rassemblement, les participants ont contribué plus de 1 800 heures à ces projets d’entraide et ils ont répondu à l’appel de Jésus d’aimer les personnes dans le besoin.

    Matthew est marié et père de deux jeunes filles, il est pasteur à New Life Community Church à Mount Holly Springs en Pennsylvanie.

  • Hippolyto Tshimanga lance un appel à l’action dans le domaine de la mission et de l’évangélisation

    Par Virginia A. Hostetler

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – L’énergie était encore vive à l’avant-dernière séance plénière de PA 2015 qui mettait en vedette le travail de la Commission Mission de la CMM. Les orateurs ont lancé de sérieux défis aux anabaptistes, les appelant à un discipulat plus actif en matière d’évangélisation.

    Il y a un malaise à l’égard de la mission, en particulier parmi les églises du monde occidental, dit l’orateur Hippolyto Tshimanga, directeur du programme Afrique, Europe et Amérique latine pour Mennonite Church Canada.

    Rejetant les attitudes impérialistes de l’œuvre missionnaire du passé et cherchant à être sensibles aux personnes vivant dans des milieux non occidentaux, plusieurs personnes dans l’église se sont effarouchées à l’idée de faire, d’une façon ouverte, le travail de l’évangélisation et de la mission.

    Hippolyto Tshimanga a cité André Gingerich Stoner : « Les mennonites aime le service, flirtent avec la paix et sont allergiques à l’évangélisation. »

    « Pourquoi ces questions sont-elles si difficiles pour moi? » déplore Hippolyto Tshimanga, « remettons-nous en question le plus fondamental des ministères de l’église, la raison d’être de l’église? »

    Hippolyto Tshimanga a donné l’exemple de Jésus qui proclamait le Royaume de Dieu aux personnes de son époque. Il a aussi rappelé à l’auditoire que les disciples de Christ ont le mandat, aujourd’hui, de faire de même – en paroles et en actions.

    « Il n’existe pas d’Église sans mission; la mission est l’ADN de l’Église », affirme Hippolyto Tshimanga.

    Rodrigo García (left) and Marc Pasques

    Les jeunes anabaptistes, Marc Pasques (d’Espagne et d’Australie) et Rodrigo Pedroza (du Mexique), ont parlé en tandem et ont mis l’auditoire au défi d’associer convictions et actions concrètes.

    Rodrigo Pedroza a référé à l’annonce du Royaume de Dieu dans Marc 1/15. Le Royaume de Dieu est proche, mais il n’est pas encore été entièrement accompli.

    « Notre rôle en tant que cobâtisseurs du Royaume de Dieu s’exerce ici et maintenant », dit-il.

    Rodrigo Pedroza a montré l’exemple de Jésus qui, en marge de la société, a exercé son ministère où la souffrance abondait. « La bonne nouvelle doit être proclamée et comprise dans chaque contexte des besoins humains », dit-il.

    « Qui sont les hommes et les femmes que notre société considère comme des lépreux? a demandé Marc Pasques. Les voyons-nous? »

    « Parce que nous sommes anabaptistes et disciples de Jésus, nous ne pouvons pas tolérer ou justifier la discrimination ou la violence envers les personnes sur la base de leur nationalité, leur ethnicité, leur sexe, leur statut marital ou leur orientation sexuelle » a-t-il insisté.

    La musique nord-américaine a prédominé durant ce culte ayant pour thème en marche dans l’accueil et le don. Les membres de l’équipe musicale provenaient de l’Angola, de l’Éthiopie, de l’Inde, de l’Indonésie, du Mexique, de l’Espagne et des États-Unis. Marcy Hostetler a aussi fait mention de deux musiciens, de la Colombie et de la République démocratique du Congo, qui n’ont pas obtenu leur visa.

    Virginia A. Hostetler est éditrice Web pour The Canadian Mennonite. Elle fait partie de l’équipe de rédacteurs Meetinghouse qui ont couvert les séances plénières du 16e Rassemblement.