Étiquette : AWFS

  • Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2026

    Voici quelques-unes des façons dont les églises d’Europe célèbrent leur culte ensemble, avec des actions symboliques pour démontrer leur solidarité. 

    Lors du culte 

    Dans les assemblées doopsgezinde (mennonites) des Pays-Bas, le président du culte allume une bougie sur une table à l’avant au début du service et l’éteint à la fin du service. 

    Accompagnant ces gestes, le responsable du culte prononce une version des paroles suivantes : 

    Nous allumons cette bougie pour nous rappeler la lumière qui nous guide et nous réconforte. Vivons dans la lumière de l’éternité. 

    OU 

    Nous allumons cette bougie en signe de notre lien les uns avec les autres, avec Dieu, avec nous-mêmes et avec le monde

    Nous soufflons la bougie, mais nous emportons la lumière dans nos cœurs à travers le monde. 


    Après le culte 

    Repas en commun 

    Une fois par mois, nous célébrons le Gemeinschaftssonntag (dimanche de la fraternité). Chacun apporte quelque chose à manger (par exemple, une salade, un gâteau, un dessert ou un pot-au-feu) et nous préparons un grand buffet. Après le culte, nous retirons les chaises de la salle de culte et installons des tables. 

    Tout le monde est invité à manger, y compris les invités, et jusqu’à présent, tout le monde a toujours eu assez à manger ! Il y a généralement beaucoup de restes, et beaucoup de gens en emportent chez eux.

    Après le repas, certaines personnes passent tout l’après-midi à l’église. Les enfants et les adultes jouent dehors sur la pelouse ou s’assoient ensemble. 

    Parfois, nous ouvrons également un café l’après-midi pour les personnes qui vivent à proximité de notre église ou qui font de la randonnée dans la région. Cela crée une communauté colorée composée d’inconnus, de familles, d’habitants de la région et de membres de l’église. Il y a de nombreuses occasions de conversations et de rencontres dans lesquelles l’Esprit de Dieu peut agir. 

    — Joel Driedger, Mennonitengemeinde Karlsruhe-Thomashof e.V., Karlsruhe, Allemagne 


    Depuis plusieurs années, nous nous réunissons pour un repas en commun après le culte à l’église mennonite de Ratisbonne. Toute personne qui souhaite partager un délicieux repas en bonne compagnie est la bienvenue. 

    Le repas est organisé de manière très informelle via un groupe WhatsApp. 

    Le groupe est composé de personnes qui participent régulièrement au repas et qui sont heureuses d’apporter leur contribution. Trois à quatre jours avant le culte, nous décidons ensemble de ce que nous voulons manger. Il peut s’agir, par exemple, d’un dimanche soupe, de pâtes ou riz avec différentes sauces, ou simplement de hot-dogs avec des salades. Bien sûr, le dessert est indispensable. 

    Tout le monde peut se joindre à nous pour le repas, même à la dernière minute. Nous aimons particulièrement inviter les nouveaux visiteurs au culte. 

    Même si cela signifie que le nombre de personnes qui mangent ensemble varie, tout le monde a toujours été satisfait jusqu’à présent. 

    Nous trouvons ces repas communautaires très précieux pour notre assemblée. Ils sont l’occasion de mieux se connaître et d’avoir de bonnes conversations. L’échange entre les générations est particulièrement agréable. La bonne cuisine rassemble les gens, des enfants de maternelle aux seniors.  

    — Lena Schmutz, Mennonitengemeinde Regensburg, Allemagne 


    Recettes 

    Allemagne 

    Gâteau aux pommes englouties 

    • Mélangez 125 g de margarine et 125 g de sucre, ajoutez 3 œufs et continuez à mélanger. 
    • Mélangez 200 g de farine et 2 cuillères à café de levure chimique, puis incorporez-les à la pâte. 
    • Ajoutez 2 cuillères à soupe de lait. 
    • Épluchez et coupez en deux 5 pommes, retirez les trognons et incisez-les à l’aide d’une fourchette. 
    • Beurrez un moule rond, versez-y la pâte, puis disposez les moitiés de pommes sur la pâte. 
    • Faites cuire 40 à 50 minutes à 200 °C ou 390 °F. 

    —Liesa Unger, Directora de eventos Internacionales del CMM


    Portugal 

    Lavadas (gaspacho) 

    Ingrédients

    • 3 tomates 
    • 3 poivrons verts et rouges (pas des piments) 
    • 3 gousses d’ail 
    • Huile d’olive extra vierge (de préférence du Portugal, d’Espagne, d’Italie ou de Grèce) 
    • 200 grammes de prosciutto 
    • 1 miche de pain dur (plus il est vieux, mieux c’est…) 
    • Eau 
    • Glaçons 

    Instructions 

    • Commencez dans un grand saladier. Écrasez les 3 gousses d’ail, puis ajoutez l’huile d’olive. (Je mettrais 2 ou 3 cuillères à soupe.) 
    • Coupez les tomates en petits morceaux. Coupez les poivrons en lamelles (enlevez les graines). Coupez le prosciutto en cubes. Mettez le tout dans le saladier. 
    • Coupez le pain en cubes de taille moyenne.  
    • Avant d’ajouter le pain, versez de l’eau froide dans le saladier et mélangez le tout à l’aide d’une grande cuillère. 
    • Lorsque tout est bien mélangé, ajoutez le pain pour qu’il s’imprègne. 
    • Ajoutez quelques glaçons pour garder le tout au frais. 

    C’est un excellent repas d’été frais. J’ai appris cette recette de ma mère bien-aimée. Elle venait de l’intérieur de l’Alentejo, au Portugal. Là-bas, on ne parlait pas de gaspacho mais de « Lavadas ». À l’époque, les ingrédients étaient rares et les gens mangeaient ce qu’ils avaient sous la main. 

    — José Arrais, Représentant régional de la CMM, Europe 


  • Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2026

    Sur une table à l’avant, placez cinq bougies de couleurs différentes pour chaque continent sur une carte du monde (ou à côté d’un globe terrestre), ainsi qu’une bougie blanche représentant le Christ au centre.

    Au début du culte, nommez chaque continent au fur et à mesure que la bougie correspondante est allumée, en saluant les frères et sœurs de chaque continent.

    Allumez la bougie du Christ en dernier (ou en premier) comme source de lumière pour l’Église partout dans le monde.

    Pendant le culte ou à la fin de celui-ci, des prières peuvent être dites pour bénir les frères et sœurs des différentes régions du monde.

    Ressources supplémentaires pour montrer le lien avec la famille anabaptiste mondiale :

    • Utilisez l’invocation et la bénédiction pour l’allumage des bougies dans la section « idées de célébration »
    • Regardez les vidéos de bienvenue dans la section ressources multimédia
    • Affichez la carte de la CMM (sous forme d’affiche ou de version interactive en ligne).

    Prière de rassemblement

    D’après le Psaume 40.1-11 

    Seigneur, nous avons mis tout notre espoir en toi,En nous préparant à faire de la place pour toi,Sachant que tu prêtes l’oreille à nos supplications. 

    Tu nous as fait remonter du puits de la destruction, et du fond de la boue ;Tu nous as remis debout, les pieds sur un rocher, et tu as affermi nos pas.

    Tu as mis dans nos bouches un cantique nouveau, Et la louange pour notre Dieu. 

    Quand ils verront ce qu’il a fait, ils seront nombreux à le craindre Et à mettre leur confiance en l’Eternel.Heureux l’homme qui fait confiance à l’Eternel ! 

    O Eternel, notre Dieu, toi, tu as accompli tant d’œuvres merveilleuses, Et combien de projets tu as formés pour nous ! Nul n’est semblable à toi, 

    Nous voulons publier, redire tes merveilles, mais leur nombre est trop grand.Seigneur, ce n’est pas un sacrifice ou une offrande que tu demandes de nous,Mais notre être tout entier.Nous prenons plaisir à faire ta volonté, notre Dieu,Et ta Loi est gravée tout au fond de nos cœurs.Dans la grande assemblée, nous annonçons la bonne nouvelle de ta justice.Nous ne nous retenons pas d’annoncer que tu es juste, que ton amour est sans limites.

    Nous proclamons bien haut combien tu es fidèle, et que tu nous as sauvés.Tu es celui qui nous aide et celui qui nous sauve. 

    Seigneur, nous te louons, nous te servons, nous te prions. 

    Amen.   


    Bienvenue à vous… 

    Bienvenue à vous qui avez un cœur de pauvre ! Bienvenue à vous qui pleurez ! Bienvenue à vous qui avez faim et soif de justice ! Bienvenue à vous les faiseurs de paix ! Bienvenue à vous qui souffrez et supportez l’insupportable au nom de Jésus-Christ ! 

    Dieu, en Jésus, souhaite à chacun de vous la bienvenue. C’est lui qui veut porter, avec nous, les fardeaux de nos jours. Ouvrons-nous à sa présence et que sa joie, ce matin, nous saisisse Par la grâce de son Esprit ! 

    —De Nathalie Werner, de Paroles et prières pour le culte (Éditions Mennonites) 


    Repentance – Pardon 

    Seigneur, nous t’adorons et te louons, nous nous tenons humblement devant toi.

    Nous reconnaissons que tu accomplis tes desseins pour le monde.

    Nous confessons notre refus de voir la promesse d’une nouvelle humanité.

    Nous sommes submergés par les affaires du monde.

    Nous sommes distraits de nos engagements par d’autres appels.

    Nous sommes victimes de nos préjugés, de nos peurs et de notre vision à courte terme.

    Nous te prions de nous transformer à l’image du Christ.

    Nous te prions de nous prendre à ton service et de nous utiliser, pour que tous les peuples, toutes les races et toutes les nations puissent grandir ensemble en paix et en bonne intelligence.

    Nous te le demandons au nom du Christ qui, seul, peut faire de notre fraternité une réalité.

    — De Michel Sommer, de Paroles et prières pour le culte (Éditions Mennonites)


    Confession de foi – Engagement – Consécration 

    Partager avec ceux qui vivent la précarité

    Tous ceux qui sont nés de Dieu, ont reçu les dons de l’Esprit du Seigneur, appelés à être un seul corps et s’aimant en Jésus-Christ, sont bien préparés par un tel amour à aider leurs voisins, non seulement avec de l’argent et des biens, mais aussi en suivant l’exemple de leur Seigneur, d’une manière évangélique, par leur sang et leur vie. Ils font montre de miséricorde et de piété autant que possible. Ils prennent à cœur les besoins des saints. Ils reçoivent ceux qui sont dans la détresse. Ils reçoivent l’étranger dans leurs maisons. Ils consolent les affligés, assistent les nécessiteux, habillent ceux qui sont nus, nourrissent les affamés, et ne détournent pas leur visage des pauvres…

    — Menno Simons (1496–1561), de Paroles et prières pour le culte (Éditions Mennonites)


     Une prière pour l’offrande  

    Notre Dieu, notre Père, le Père des lumières chez qui il n’y a pas d’avarice… apprends-nous à nous confectionner un trésor dans le ciel et non sur cette terre. Apprends-nous à placer notre foi en toi uniquement, et non dans ces biens matériels passagers. Comme tu nous l’as enseigné, nous prions pour que ta volonté se fasse sur cette terre comme aux cieux. Nous t’apportons maintenant une partie des biens dont tu nous as confié la gestion. Permets, nous t’en prions, que cette offrande contribue à la manifestation de ta volonté sur cette terre. Amen

    — De Nicolas Widmer, de Paroles et prières pour le culte (Éditions Mennonites)


    La prière d’intercession

    Donne-nous le pouvoir 

    Dieu,

    Donne-nous le pouvoir de faire confiance aux autres  Et de choisir la durabilité environnementale Qui libère ta création de la souffrance. 

    Donne-nous le pouvoir de partager nos connaissances Et de rechercher des solutions durables Qui permettent aux futures générations de vivre.

    Donne-nous le pouvoir de coopérer Pour prendre des décisions et entreprendre des actions Qui donnent un fruit durable.

    Donne-nous ce pouvoir Par ton Saint Esprit. 

    Toi qui as vu que cela était bon. 

    Après-demain comme au commencement. 

    Pour que ton règne vienne
    Et que ta gloire rayonne
    À jamais.

    Amen

    — Traduction libre d’une prière extraite de Dancing with the Golden Frog: Global Warming and the Lord’s Prayer, de Herman Heijn, pasteur à Doopsgezinde Gemeente Haarlem, Pays-Bas. 


    Poème pour entrer en méditation 

    J’aimerais créer une compagnie de deuil Pour partager ensemble la solitude du chagrin Sans dire quoi que ce soit qui n’ait vraiment d’importance Mais simplement pour pleurer ensemble Ce qui n’est plus là. 

    J’aimerais créer une compagnie de deuil :  Un groupe, un club ou juste une personne  Qui puisse rester et demeurer sans se soucier de l’heure  Aussi longtemps qu’il le faudra 

    Même si cela dure et dure encore.

    J’aimerais créer une compagnie de deuil ; Alors je viendrai, si je peux Avec des mouchoirs supplémentaires et des signes de compassion, en silence Et ici et là, un soupir profond, 

    Pour, peut-être, un moment de calme et de respiration.

     Adapté librement d’un poème d’Annegreet van der Wijk, pasteure à Doopsgezind Bussum-Naarden, aux Pays-Bas. Extrait de Bij Eb & Bij Vloed : negentig gedichten/gebeden en meer (À marée haute et à marée basse : poèmes, prières et plus encore), publié par Doopsgezind Bruderschapshuis Dopersduin.  


    Bénédiction  

    Notre Dieu, nous prions que rien ne soit perdu,  Mais : cherche-nous,  Regarde-nous,  Pour que nous soyons trouvés. 

    Seigneur, nous te prions,  Inspire-nous par ton Esprit,  Car il est temps maintenant de redécouvrir, de mettre de l’ordre, de purifier.  

    Avec ton souffle, mets-nous en mouvement,  Que nous puissions nous engager à nouveau à vivre, et à oser vivre avec toi et par toi,  Et d’être artisan de paix.  

     adapté librement d’un texte de Hans Marseille, extrait de Bij Eb & Bij Vloed : negentig gedichten/gebeden en meer (À marée haute et à marée basse : poèmes, prières et plus encore), publié par Doopsgezind Bruderschapshuis Dopersduin 


  • Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2026

    Prédications


    On gagne plus à partager 

    Michée 6. 8 

    Au début de l’été, je profite du soleil dans le champ de fraises de la famille Loosli à Moron, dans le Jura, et je passe au crible les petits buissons à la recherche des fraises les plus mûres et les plus belles. 

    En cette belle matinée de juin, je pense à la devise du prochain week-end d’automne réservé aux femmes : « On gagne plus à partager ». 

    L’inspiration vient du cours « Just People » de Stop Poverty. Les valeurs dont nous allons parler sont la charité, la soutenabilité, la justice et la miséricorde. Notre texte clé sera Michée 6. 8. 

    « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien, ce que le SEIGNEUR exige de toi : Rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. » 

    Prenons une grande inspiration. Dieu a déjà défini ce qui est important dans ses commandements. Il n’y a rien à ajouter. 

    Il s’agit maintenant de combiner la devise du week-end femmes, « On gagne plus à partager », avec Michée 6. 8. 

    Cette devise nous interpelle, non seulement ce qu’elle affirme, mais aussi parce qu’elle est contradictoire : une partie est moins que le tout, et non plus ! Moins, c’est moins, pas plus. 

    Quand quelque chose est paradoxal et semble absurde, cela peut renvoyer à une signification plus profonde. 

    Quelle pourrait être cette signification ? 

    Lorsque je partage ou donne une partie des fraises que j’ai cueillies à la sueur de mon front sous le soleil de Moron, j’ai moins de fraises, pas plus. Le « plus » ne peut donc pas se référer aux fraises, mais alors à quoi ? Quelle est la valeur ajoutée ? 

    Changement de décor 

    Voici la carte du monde telle que nous la connaissons. Les couleurs représentent les différents continents : 

    Il s’agit d’une carte du monde dans laquelle les contours naturels sont déformés. L’Europe, l’Amérique du Nord et certaines parties de l’Asie sont gonflées parce qu’elles consomment plus de ressources naturelles en termes relatifs. 

    Mais les ressources mondiales sont limitées. 

    Ce que certains consomment pour la production alimentaire, l’espace de vie par habitant, l’extraction minière, etc. 

    Sur cette carte, l’Afrique, l’Inde et le Pakistan sont agrandis. Il s’agit de la carte de la malnutrition infantile. Il y a beaucoup plus d’enfants souffrant de malnutrition dans les continents agrandis, alors qu’il n’y en a pratiquement pas en Europe et en Amérique. La répartition inégale des ressources est un fait. 

    Mani Matter, le chanteur suisse, a résumé cette réalité de manière ingénieuse et pertinente dans un court poème ou une chanson. 

    « Ceux qui sont bien lotis 
    Seraient mieux lotis 
    Si ceux qui sont moins bien lotis 
    Étaient mieux lotis 
    Mais cela n’est pas possible 
    Sans que ceux 
    Qui sont bien lotis 
    Soient moins bien lotis… » 

    En Suisse, nous sommes vraiment très bien lotis. La Suisse est l’un des pays les plus riches du monde. La plupart d’entre nous ne connaissent que très peu de privations. De l’autre côté du globe, des gens travaillent dur et dans des conditions précaires pour garantir notre prospérité matérielle. Notre prospérité a un prix, mais ce n’est pas nécessairement nous qui le payons. 

    Si les biens étaient répartis plus équitablement dans le monde, tout le monde serait mieux loti. Mais comment pouvons-nous nous résoudre à partager ce que nous avons ? 

    Selon les recherches sur le bonheur et le Rapport mondial sur le bonheur des Nations Unies, cela devrait être assez simple : partager nous rend heureux. 

    Vous augmentez votre propre bonheur en augmentant celui des autres. Ainsi, si nous veillions à ce que la malnutrition dans les pays du Sud diminue et que les gens aient accès à plus de ressources, à plus de nourriture, à plus de possibilités d’éducation, etc., nous serions plus heureux. 

    En ce sens, vous gagne plus lorsque vous partagez. 

    Revenons au champ de fraises 

    Lorsque je partage les fraises que j’ai cueillies moi-même et que je les apporte à quelqu’un, je rends cette personne heureuse. Il y a le moment de plaisir pour le destinataire et la joie de recevoir un cadeau. Comme je suis témoin de cela, je suis moi-même plus heureuse. Et ce n’est pas tout. 

    D’une certaine manière, cela ne me satisfait toujours pas complètement. 

    Il y a certainement beaucoup de vérité dans cela, mais c’est en fait une idée vertueuse au sens où l’entendaient les Grecs anciens. Mais nous parlons ici d’un week-end entre femmes mennonites. 

    Voici à nouveau Michée 6. 8 : 

    « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien, ce que le SEIGNEUR exige de toi : Rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. » 

    Selon Michée, les éléments suivants sont importants : 

    • respecter la loi (certaines traductions parlent de pratiquer la justice, de faire ce qui est juste, de ne pas permettre l’injustice) ; 
    • être bienveillant envers nos semblables (certaines traductions parlent de solidarité, d’attention) ; 
    • vivre en communion constante avec Dieu (certaines traductions disent « marcher attentivement avec Dieu, être compréhensifs et conscients, vivre dans le respect de Dieu »). 

    Dieu fera miséricorde à ceux qui vivent ainsi. 

    Ce texte met l’accent sur une foi pratique et vécue. Examinons-le de plus près : 

    Justice et droiture 

    Le thème de la justice est un fil conducteur dans la Bible. Quand nous pensons à la justice, nous pouvons d’abord penser que chacun reçoit ce qu’il mérite, que chacun devrait recevoir une punition juste pour ses mauvaises actions. 

    Mais la justice de Dieu ne concerne pas principalement le jugement. La justice de Dieu consiste à créer des conditions favorables à la vie, des relations équilibrées entre les personnes, entre Dieu et les êtres créés. Comme nous sommes faillibles, la justice de Dieu a beaucoup en commun avec la miséricorde. 

    Et cette justice ne concerne pas seulement l’individu, mais vise l’ensemble de la coexistence sociale : Nous pensons à l’exemple à l’année du Jubilé, où tous les sept fois sept ans, toutes les dettes sont effacées (Lévitique 25). 

    Faire preuve d’humanité, de solidarité et d’affection 

    Beaucoup d’entre nous savent ce que l’on ressent lorsqu’on est accueilli par des personnes qui, selon nos critères, n’ont rien, mais qui veulent partager le peu qu’elles peuvent offrir à leurs hôtes. C’est très impressionnant, parfois même embarrassant, car on ne peut rien leur rendre en échange. 

    Mais peut-être décidez-vous d’imiter cet exemple. Grâce à l’exemple des plus pauvres, nous apprenons à partager et un effet domino se crée. 

    Vivre en connexion constante avec Dieu, marcher attentivement avec Dieu 

    Cela signifie que Dieu nous montre le chemin et que nous le suivons. 

    Ce n’est pas nous qui décidons où aller et Dieu qui nous suit, mais plutôt Dieu qui trace le chemin que nous devons parcourir attentivement avec lui. 

    Si nous ne faisons pas attention et nous laissons distraire, nous risquons de manquer un tournant en cours de route et de nous retrouver soudainement dans les broussailles. « Vivre en communion constante avec Dieu » signifie, idéalement, prendre la main de Dieu comme un petit enfant et la tenir aussi fermement que possible. 

    C’est donc ce qui préoccupait Michée en 700 avant J.-C. Est-ce toujours le cas aujourd’hui, même dans la vie avec Jésus ? 

    En cherchant un verset qui résume aussi succinctement que Michée 6. 8 ce qui importe dans la vie avec Dieu, et qui aborde également la question du sacrifice et du partage, je suis tombé sur un verset dans l’épître aux Hébreux. La Lettre aux Hébreux s’adresse à une communauté dont l’enthousiasme initial semble s’estomper. Il est donc nécessaire de lui rappeler ce qui est important. Dans les exhortations finales du chapitre 13, nous lisons (13. 15) : 

    « Par [Jésus], offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. » 

    Et puis vient le verset qui résume si bien cela (13. 16) : 

    « N’oubliez pas la bienfaisance et l’entraide communautaire, car ce sont de tels sacrifices qui plaisent à Dieu. » 

    Dieu se réjouit lorsque nous faisons le bien et partageons. C’est ainsi que nous voulons comprendre la devise « On gagne plus à partager ». 

    Ce « plus » est le lien étroit avec notre Seigneur Jésus, l’attention sans partage, le questionnement reconnaissant, l’écoute de ce que nous devons et pouvons partager et comment. 

    Et lorsque nous prions, chantons et écoutons, nous sentons que le partage est un besoin qui vient du plus profond de nous-mêmes. C’est le besoin de marcher attentivement avec Dieu et de partager nos forces, nos ressources, nos expériences de foi, tout ce qui fait de nous ce que nous, et d’autres avec nous, sommes. 

    — Mathild Gyger est membre de l’Assemblée évangélique mennonite Schanzli, en Suisse. Adapté d’un sermon qu’elle a prononcé le 1er octobre 2023. 

    Retour au début

    Un repas en commun après le culte à l’église mennonite de Ratisbonne, Allemagne. Photo fournie

    Le Samaritain en moi 

    Luc 10. 25-37 

    Nous connaissons tous et toutes l’histoire du bon Samaritain. La morale de cette histoire est très simple. Jésus la résume lui-même après la parabole : « Va et, toi aussi, fais de même » (10. 37). 

    Cependant, je pense à une histoire qui pourrait en quelque sorte se rattacher à la parabole du bon Samaritain. 

    L’automne dernier, Alfred, originaire du Ghana, a vécu cinq mois chez mes parents dans le cadre d’un semestre à l’étranger à l’université de Bâle, où il étudie la théologie. Pendant son séjour en Suisse, il est rentré deux fois à la maison très bouleversé parce qu’il avait vu des gens tomber dans l’escalator de la gare de Bâle. Ce qui le dérangeait particulièrement, ce n’était pas les blessures subies par les personnes qui étaient tombées, mais le fait qu’il n’y avait pratiquement personne à côté de lui qui aide les victimes. 

    Cela montre que le courage civique n’est finalement pas si simple. Même si la situation, comme dans ce cas, ne présente en réalité aucun danger, il faut beaucoup d’efforts pour décider d’aimer. Beaucoup semblent échouer à « aller et faire de même » ! 

    Il vaut alors peut-être la peine d’examiner de plus près ce texte biblique. 

    Dans cette parabole, presque tout est inversé. Le héros de l’histoire n’est pas le prêtre, ni le Lévite, ni le Juif ordinaire. 

    Non, le héros est le Samaritain, quelqu’un qui, du point de vue juif de l’époque, s’était égaré et suivait une croyance erronée. 

    On peut presque entendre le légiste grincer des dents lorsqu’il répond à la question de Jésus après l’histoire : « Lequel des trois s’est montré compagnon d’humanité (prochain) envers l’homme qui a été attaqué ? » (10. 36). Il ne peut se résoudre à dire : « Le Samaritain ! » Au lieu de cela, il dit : « Celui qui a fait preuve de bonté » (10. 37). 

    Quel héros nous mettrait aujourd’hui mal à l’aise si Jésus nous racontait personnellement cette histoire ? Nous avons également des groupes de personnes qui sont plus ou moins largement rejetés dans notre société. Même si nous ne le voulons pas, nous avons nous aussi nos réserves et nos préjugés, qui sont souvent difficiles à surmonter. 

    Jésus raconte délibérément cette histoire de façon à mettre ses auditeurs mal à l’aise. Je vous invite donc à prendre un bref instant pour remplacer le Samaritain par quelqu’un qui vous mettrait mal à l’aise. 

    Essayez de garder cette personne ou ce groupe de personnes à l’esprit pendant le reste du sermon. 

    Lorsque l’on raconte l’histoire du bon Samaritain, on met généralement l’accent sur la compassion pour l’humanité. 

    Cependant, Kenneth E. Bailey, un expert de la culture du Moyen-Orient, m’a montré au cours de ma préparation comment un manque de courage d’aimer joue un rôle dans cette histoire. 

    Commençons par le prêtre, qui rentrait probablement chez lui à Jéricho après deux semaines de ministère à Jérusalem. S’il s’était approché de l’homme blessé, dont il ne savait pas s’il était mort ou encore en vie, il aurait couru le risque d’être rituellement impur, ce qui aurait entraîné un long processus de purification durant lequel lui, ses serviteurs et sa famille auraient dû faire face à des conséquences désagréables. S’il s’était rendu impur et avait ensuite esquivé le processus de purification, cela aurait signifié qu’il officiait à l’autel en état d’impureté, ce qui aurait pu entraîner une accusation aux conséquences encore plus graves. 

    Pour le prêtre, cette situation comportait donc certains dangers ou inconvénients. Il lui manquait manifestement le courage nécessaire et il lui était plus facile de passer son chemin. 

    Dans l’histoire d’Alfred à la gare de Bâle, beaucoup de ceux qui n’ont pas aidé avaient probablement aussi leurs raisons. « Si je m’arrête maintenant, je vais être en retard à ma réunion et mon patron est déjà en colère contre moi. » « Et si je ne peux pas aider, je ne connais rien aux premiers secours. Tout le monde le verrait, ce serait tellement embarrassant ! » 

    Après le prêtre vient le Lévite, assistant du prêtre dans le temple. Kenneth Bailey pense que le Lévite devait savoir qu’un prêtre avait emprunté ce chemin peu avant lui. Le Lévite était subordonné au prêtre. Aurait-il dû dénoncer le prêtre comme quelqu’un qui n’avait pas agi comme il le devait ? Cela aurait également demandé beaucoup de courage. 

    De plus, comme le prêtre qui était déjà passé connaissait mieux le bien et le mal, le Lévite pouvait donc continuer presque sans remords. 

    Dans le cas d’Alfred, certains se sont peut-être demandé : « Pourquoi devrais-je aider ? Il y en a tellement d’autres. Ils pourraient probablement le faire encore mieux que moi. » 

    Et maintenant vient le Samaritain. 

    Ce qu’il fait est inimaginable : il a le courage d’agir avec amour. 

    En tant qu’ennemi des Juifs de l’époque, il prend soin de l’homme blessé et l’emmène dans une auberge voisine, probablement dans une ville juive. 

    Les personnes qui écoutaient cette histoire à l’époque s’attendaient probablement à ce que le Samaritain laisse le blessé à la périphérie de la ville et s’enfuie. Même en tant que sauveur de ce Juif, un Samaritain n’aurait pas été à l’abri d’une éventuelle vengeance. 

    De plus, en amenant l’homme blessé à l’auberge et en fournissant de l’argent pour ses soins, le Samaritain a non seulement sauvé la vie du Juif, mais probablement aussi sa liberté. Étant donné que l’homme n’avait plus rien après le vol, il aurait pu être vendu comme esclave pour payer ses dettes. 

    Le courage d’agir du Samaritain montre comment l’amour peut changer la vie des autres. 

    Revenons à la question de Jésus : « Lequel des trois s’est montré le prochain de l’homme qui a été volé ? » 

    Jésus formule la question différemment. On pourrait penser que la question ne devrait pas être « Qui est mon prochain ? », mais « Pour qui devrais-je être un prochain ? ». 

    Il ne répond pas à la question : « Qui est celui que je suis censé aimer pour gagner ma vie éternelle ? », mais plutôt : « À qui puis-je tendre la main ? Qui puis-je soutenir ? Qui devrait pouvoir compter sur moi ? ». 

    L’accent est davantage mis sur « être ensemble » plutôt que sur « je dois assurer ma vie éternelle ». Et la réponse à la question du prochain dans la parabole est presque révolutionnaire. Elle brise les frontières religieuses, linguistiques et ethniques et fait sortir le légiste de sa zone de confort. Elle montre la vision de Dieu d’un monde nouveau. 

    Jésus dit au légiste : « Va et, toi aussi, fais de même » (10. 37). 

    De par notre nature même, nous ne sommes pas en mesure d’aimer à la fois Dieu et nos semblables comme Dieu l’exige. Et pourtant, je veux m’orienter vers cette vision divine d’un monde nouveau dans lequel nous aidons de manière sacrificielle les personnes dans le besoin : nous apportons les premiers secours aux blessés, nous donnons aux pauvres une partie de ce dont nous avons trop, nous nous opposons au racisme, nous tendons la main aux personnes marginalisées, nous nous rangeons du côté des opprimés. 

    Malheureusement, le monde n’est pas noir ou blanc. 

    Ai-je toutes les informations nécessaires pour savoir qui je dois défendre ? Les situations sont souvent nuancées et l’on ne peut pas simplement dire quelle est la bonne chose à faire. 

    Jésus ne s’attend pas à ce que nous fassions toujours tout correctement. Et pourtant, je ne veux pas m’arrêter à la grâce. Le Samaritain de notre histoire peut et doit être un modèle pour moi. Il doit m’enseigner l’humilité, me faire descendre de mes grands chevaux, m’aider à voir au-delà des frontières et m’encourager à trouver le courage d’aimer tous mes semblables, même si cela semble impossible à première vue. 

    Parfois, il est facile d’aimer. Et parfois, cela demande du courage. 

    Mais si nous parvenons à aimer sincèrement, alors nous pouvons changer la vie de nos voisins et devenir un compagnon d’humanité à leurs yeux. 

    Pour résumer, comme le dit une chanson d’Unspoken : « If we’re gonna be known for something let it be love » (Si nous devons être connus pour quelque chose, que ce soit pour l’amour.) 

    Amen. 

    — Hanna Sagesser est membre de la Evangelische Mennonitengemeinde Schänzli, à Muttenz, en Suisse. Cette prédication est adaptée de celle qu’elle a prononcé devant des invités internationaux et l’assemblée le 1er juin 2025. 

    Retour au début

    Les membres du Conseil Général se réunissent pour prier pour Roman Rakhuba, délégué d’Ukraine au Conseil Général, avant son départ. Photo : Irma Sulistyorini

  • Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2026

    Le temps des offrandes est aussi important que la prédication. Souvent, quelqu’un présente un témoignage et une Écriture sur le thème du don.

    Le pasteur demande souvent à l’un des responsables de prier, de bénir les donateurs et aussi que ceux qui ne donnent pas soient bénis pour pouvoir le faire.

    Parfois, les responsables font circuler les paniers, et d’autres fois, les membres viennent à l’avant pour mettre leur offrande dans un panier. Dans de nombreux endroits, les gens chantent et dansent car le don est accompagné de beaucoup de joie.

    En ce dimanche de la fraternité anabaptiste mondiale, la CMM invite les églises à collecter une offrande spéciale pour notre communauté anabaptiste mondiale. L’idée est d’inviter chaque membre à donner l’équivalent du coût d’un repas local pour soutenir les réseaux et les ressources de notre famille spirituelle mondiale de la CMM. Sacrifier un repas, c’est notre humble manière de remercier Dieu et d’apporter un soutien aux ministères de la CMM pour le Seigneur.

    Ce don « d’un repas » par personne une fois par an est quelque chose que tous les membres de la CMM peuvent faire. Certaines personnes ont les moyens de donner beaucoup plus que cela, et devraient être encouragées à le faire. D’autres, dont les ressources sont plus limitées, pourraient être encouragées par le fait que le Comité
    Exécutif de la Conférence Mennonite Mondiale, composé de membres de tous les continents, est convaincu que la plupart des adultes du monde entier peuvent donner l’équivalent d’un repas par an pour soutenir le travail de l’Église mondiale.

    Voici quelques suggestions pour préparer le temps de l’offrande dans votre assemblée :

    • Prévoyez que les offrandes « d’un repas » soient déposées dans un panier spécial à l’avant, ou dans des contenants culturellement appropriés et en lien avec les repas lors du culte.
    • Prévoyez un repas communautaire partagé ensemble avant ou après le culte du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale
      • Ça pourrait être une « auberge espagnole » où chaque famille amène de grands plats à partager, avec un panier réservé pour l’offrande pour la CMM présente au repas.
      • Chaque famille pourrait ramener un repas tout préparé. Ces repas préparés sont alors mis aux enchères, vendus ou offerts avec participation libre pour être ramenés à la maison et être mangés en famille après le culte.
    • Prévoyez un temps de jeûne et de prièr pour l’Église mondiale pendant un repas avant ou après le culte du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale, et faites une offrande pour la CMM pendant ce temps, représentant au moins la valeur du repas qui n’est pas consommé.

    Les fonds recueillis par cette offrande spéciale dans chaque assemblée peuvent être envoyés directement à la Conférence Mennonite Mondiale (trouver des moyens de donner sur mwc-cmm.org/fr/faire-un-don).

    Vous pouvez également envoyer ces fonds au bureau de votre union d’église nationale, en les désignant clairement comme destinés à la Conférence mennonite mondiale et en indiquant qu’il s’agit de l’offrande du dimanche de la Fraternité anabaptiste mondiale. Vous pouvez demander qu’ils transmettent alors les fonds à la CMM.


    La collecte des offrandes aux Pays-Bas 

    Dans les assemblées mennonites (Doopsgezind) des Pays-Bas, l’offrande est collectée en faisant passer les paniers de la collecte, appelés collectezakken : ce sont de petits sacs en tissu. Les personnes y déposent pièces et billets. Ces sacs sont soit attachés à un petit manche en bois et passés de main en main, soit fixés à l’extrémité de longues perches que les personnes désignées tendent en passant dans l’assemblée.  

    L’offrande reçue dans l’un des sacs est généralement destinée au fonctionnement de l’assemblée locale, alors que l’offrande reçue dans un second sac est plutôt destinée à la mission en dehors des murs de l’église. Pour ce deuxième sac, toutes les églises mennonites des Pays-Bas se mettent souvent d’accord sur le même projet soutenu chaque dimanche.  

    Aujourd’hui, la plupart des assemblées affichent également un QR code et un numéro de compte bancaire pour les personnes qui souhaitent donner de cette manière. 

    Les dons supérieurs à un certain montant donnent droit à une déduction fiscale de la part du gouvernement à la fin de l’année. 


    Evangelisch-mennonitische Freikirche, Dresden, Germany, shares
a meal outside with refugees from Venezuela as part of their
Anabaptist World Fellowship Sunday celebration in 2024.
  • Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2026


    Solidarité à Lesbos  

    “Maintenant donc ces trois-là demeurent, la foi, l’espérance et l’amour, mais l’amour est le plus grand.” 1 Corinthiens 13. 13) 

    Comment ces trois choses se manifestent-elles dans la pratique ? Elles se manifestent sous forme de loyauté, d’anticipation et de solidarité. Et la plus grande d’entre elles est la solidarité. 

    Maintenant donc ces trois-là demeurent, la foi, l’espérance et l’amour, mais l’amour est le plus grand. 

    On comprend parfois la foi comme la simple capacité de croire. Mais ce que Paul entend par foi est une relation beaucoup plus profonde. Elle signifie que les gens se font confiance et restent loyaux. C’est une relation de confiance entre les personnes, ou entre les personnes et Dieu. 

    La foi signifie en réalité la loyauté. 

    L’espérance est dirigée vers quelque chose que nous ne possédons pas, mais que nous essayons d’atteindre. Malheureusement, certaines personnes la perdent, car elles ne savent pas quoi espérer. Ou elles sont déçues parce que ce qu’elles espèrent semble leur échapper. 

    Mais l’anticipation est une espérance qui s’accompagne d’une stratégie. 

    Nous pouvons planifier où nous voulons aller avec notre espérance. Il ne s’agit pas de se raccrocher à n’importe quoi, mais de tendre vers un plan tout tracé dont nous anticipons la réalisation. 

    Et l’amour ? 

    L’amour survit à tout le reste. Lorsque nous rêvons nos rêves les plus fous – la guérison de toutes les relations, le renouveau de la confiance dans la société, la présence de Dieu parmi nous dans la joie – lorsque tous ces rêves auront été réalisés, nous n’aurons plus besoin de foi/confiance ou espérance/anticipation. Mais l’amour perdurera. 

    Même dans une société parfaite, si tant est qu’elle existe, nous aurions encore besoin d’amour. 

    Et l’amour mis en pratique, c’est la solidarité. 

    Être solidaires avec ceux qui sont à la fois proches et éloignés de nous. Oui, même ceux qui ont des croyances différentes, qui agissent, parlent, mangent différemment, recevront notre solidarité. Et nous recevrons la leur, car l’amour signifie aussi l’entraide. 

    Mais la solidarité est la plus grande. 

    Sur l’île grecque de Lesbos, des mennonites allemands et néerlandais ont développé une profonde solidarité avec les migrants et les Grecs qui recherchent un monde meilleur. Un monde qui dépasse les frontières et les murs. Où les gens prennent soin les uns des autres et respectent la dignité de chacun. En coopération avec les Community Peacemaker Teams, le Comité mennonite allemand pour la paix (DMFK) envoie des volontaires et des délégations à Lesbos depuis plus de 10 ans maintenant. Nous aidons aujourd’hui à financer une équipe de quatre « solidaires » grecs. 

    Le travail est devenu plus difficile. Même s’il ne fait plus la une des journaux, le service de ces solidaires est extrêmement important. Les migrants qui ont été contraints de diriger un bateau arrivent en Europe avec l’étiquette de « passeurs » et sont régulièrement condamnés à des peines de prison de plus de 100 ans. Notre équipe leur rend visite, les met en relation avec leurs familles, leur fournit des avocats, organise des manifestations, documente les abus. Notre équipe fait preuve d’amour et de solidarité.  

    J. Jakob Fehr est membre du Deutsches Mennonitisches Friedenskomitee (DMFK), le Comité mennonite allemand pour la paix.   

    Retour au début


    Solidarité au sein de la communauté locale 

    En juin 2023, on m’a diagnostiqué un anévrisme près de la rate. J’ai subi une intervention chirurgicale, mais six mois plus tard, je me suis réveillé avec des douleurs abdominales presque insupportables. Astrid (ma femme) et moi sommes très reconnaissants de vivre dans une maison où la solidarité est une réalité. 

    Nos voisins étaient là. 

    Benny, un ancien pompier, m’a giflé pour m’empêcher de sombrer dans le coma. 

    Josiane a aidé Astrid à appeler les urgences. 

    J’ai passé deux jours et demi entre la vie et la mort, alors que des hémorragies internes et des infections se propageaient dans mon abdomen. 

    La situation a été relayée par des amis, des membres de notre église, des membres de notre communauté religieuse et au-delà. Une chaîne de prière et de solidarité s’est formée sans même que je le sache ! 

    Astrid, quant à elle, était bien consciente de la gravité de la situation. Elle témoigne : « Quelle force et quelle puissance avaient ces prières ! Elles ont permis à notre famille de supporter cette épreuve et de garder espoir. Chaque mot, chaque souffle, chaque supplication a été entendu par notre Seigneur tout-puissant, et par la grâce de Dieu, Dieu a répondu positivement. Notre prière est que cette épreuve ne se termine pas avec un seul nom, Max, mais que la puissance toute-puissante du Seigneur soit révélée. » 

    Avec le recul, je peux dire à quel point il est précieux d’avoir une communauté et des amis qui se sont engagés avec amour pour mon rétablissement. Les chirurgiens parlent d’un miracle, et nous sommes d’accord ! Josiane a laissé à Astrid les paroles de Lamentations 3. 22–23 : « Les bontés du SEIGNEUR ! C’est qu’elles ne sont pas finies ! C’est que ses tendresses ne sont pas achevées ! Elles sont neuves tous les matins. Grande est ta fidélité ! » 

    La solidarité de Dieu est la plus grande qui soit. 

    — Max Wiedmer, Église Mennonite d’Altkirch, France 

    Retour au début


    Max Wiedmer with the Francophone
Network, a group of French speaking organizations within MWC.
  • Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025

    Dans de nombreux contextes culturels, notamment en Afrique, le temps des offrandes est aussi important que la prédication, et fait pleinement partie de la louange.

    Le pasteur demande souvent à l’un des responsables de prier, de bénir les donateurs et aussi que ceux qui ne donnent pas soient bénis pour pouvoir le faire. Souvent, quelqu’un présente un témoignage et un passage biblique sur le thème du don, durant le temps de l’offrande.

    Parfois, les responsables font circuler les paniers, et d’autres fois, les membres viennent à l’avant pour mettre leur offrande dans un panier. Dans de nombreux endroits, les gens chantent et dansent, car le don est un acte de louange qui suscite beaucoup de joie.

    La CMM invite les Églises membres à faire une offrande spéciale pour la communauté de l’Église anabaptiste mondiale lors du Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale. Une façon de le faire est d’inviter chaque membre de l’assemblée à contribuer avec un montant équivalent à un repas dans leur propre communauté afin de soutenir les réseaux et les ressources de notre famille mondiale d’Églises anabaptistes. Sacrifier un repas est notre humble manière de remercier Dieu et de soutenir les ministères courants de Dieu à travers l’église.

    Ce don « d’un repas » (la valeur équivalente d’un dans son propre pays) par personne, une fois par an est quelque chose que la plupart des membres de la CMM peuvent faire, excepté lors de famine ou de violence. Les personnes qui ont les moyens peuvent donner beaucoup plus que cela, et devraient être encouragées à le faire. D’autres, dont les ressources sont plus limitées, pourraient considérer donner l’équivalent monétaire d’un des éléments qu’elles incluraient dans un repas.

    Voici quelques suggestions pour préparer le temps de l’offrande dans votre assemblée :

    1. Prévoyez que les offrandes « d’un repas » soient déposées dans un panier spécial à l’avant, ou dans des contenants culturellement appropriés et en lien avec les repas, lors du culte pendant un temps d’offrandes dédié et séparé de celui qui a lieu habituellement.
    2. Prévoyez un repas communautaire partagé ensemble avant ou après le culte du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale. 
      Ça pourrait être une « auberge espagnole » où chaque famille amène de grand plat à partager, avec un panier réservé pour l’offrande pour « payer » son repas.
      Chaque famille pourrait ramener un repas tout préparé. Ces repas préparés sont alors mis aux enchères, vendu ou participation libre pour être ramenés à la maison et être mangé en famille, ou ensemble après le culte. 
    3. Prévoyez un temps de jeûne et de prière pour l’Église mondiale pendant un repas avant ou après le culte du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale, et faites une offrande pour la CMM pendant ce temps, représentant approximativement la valeur du repas qui n’est pas consommé par les participants à ce jeûne.

    Les fonds recueillis par cette offrande spéciale dans chaque assemblée peuvent être envoyés directement à la Conférence Mennonite Mondiale en utilisant les différents moyens expliqués sur notre site.

    Autrement, ces dons peuvent être envoyés au bureau de votre union d’église nationale avec la précision de transmettre les fonds à la CMM. Désignez précisément les offrandes comme destinées à la Conférence Mennonite Mondiale, et indiquez que c’est une offrande dans le cadre du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale.

  • Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025

    Part A: Origin of Anabaptism in 1525 

    Part B: Origin of Anabaptists/Mennonites in your own country 

    Part C: WCRC and MWC Common Statement of Confession, Gratitude and Commitment 

    Part D: A Responsive reading of gratefulness, based on Psalm 136 

    Ce dossier a pour but de contextualiser les 500 ans de l’anabaptisme — celui d’hier et d’aujourd’hui. Nous vous invitons à utiliser autant de ce matériel que vous le désirez, en fonction de votre situation locale. N’oubliez pas de mentionner l’histoire de l’anabaptisme dans votre pays et la genèse de votre propre église.

    Partie A : L’origine de l’anabaptisme en 1525

    Le mouvement anabaptiste a commencé dans le cadre d’un mouvement de renouveau au sein de l’Église catholique en Europe au début du XVIe siècle. Une partie de son inspiration vient de la tradition catholique : le fort sens de la discipline et de la communauté que l’on retrouve dans le monachisme, par exemple, l’attention portée sur le Saint-Esprit que l’on pourrait trouver dans le mysticisme catholique, ou l’accent mis sur le fait de suivre Jésus dans la vie quotidienne dans L’Imitation du Christ, de Thomas á Kempis. L’anabaptisme doit également beaucoup à Martin Luther et au premier mouvement de la Réforme, en particulier en ce qui concerne l’accent mis par Luther sur l’autorité des Écritures et son insistance sur la liberté de la conscience chrétienne. Ce mouvement a aussi été façonné par de profonds troubles sociaux et économiques de l’époque, menant à la guerre des paysans de 1524-1525.

    Les anabaptistes eux-mêmes, cependant, auraient dit qu’ils essayaient simplement d’être de fidèles disciples des enseignements de Jésus et de suivre l’exemple de l’église primitive.

    Un événement en 1525 vient marquer symboliquement les débuts du mouvement anabaptiste : un petit groupe de réformateurs chrétiens s’est réuni pour un culte secret à Zurich, en Suisse. Le groupe était frustré par l’hésitation de leur chef, Ulrich Zwingli, à adopter les changements aux rituels catholiques qu’ils étaient tous convaincus que la Bible exigeait, en particulier en ce qui concerne la messe et le baptême des enfants. D’après leur lecture des Écritures, le vrai baptême chrétien suppose un engagement conscient à suivre Jésus — ce dont aucun enfant n’est capable. Ainsi, le 21 janvier 1525, ce petit groupe accepta de se baptiser à l’âge adulte.

    Bien qu’il faille un certain temps avant que la pleine signification du baptême ne devienne claire, les premiers anabaptistes avaient compris que cet acte symbolisait la présence du Saint-Esprit dans le don de la grâce de Dieu, un engagement à mener une vie de disciple au quotidien et l’appartenance à une nouvelle communauté du peuple de Dieu.

    Nommés par leurs détracteurs

    Les membres du mouvement se désignaient généralement eux-mêmes sous le nom de « Frères » (Brüder) — ou plus tard par le terme plus descriptif « du baptême » (Taufgesinnten). Leurs opposants les ont qualifiés d’anabaptistes (= re-baptiseurs), en partie parce que le « rebaptême » était une infraction pénale dans le Saint Empire romain, passible de la peine de mort. Au début, le groupe a résisté au terme « anabaptiste » car dans leur esprit, ils ne rebaptisaient pas, mais baptisaient correctement pour la première fois. Mais avec le temps, le nom est resté. 

    Aujourd’hui, anabaptiste est un terme français qui englobe tous les groupes issus de la Réforme qui pratiquaient le baptême des croyants (plutôt que des enfants), et les dénominations qui en descendent comme les Amish, les Mennonites et les Huttérites. 

    Une identité forgée par nécessité

    Au fil du temps, cependant, un mouvement cohérent a émergé. Son identité s’est forgée, en partie au moins, de par la nécessité de répondre à plusieurs besoins spécifiques.

    Premièrement, en réponse aux accusations d’hérésie par les autorités religieuses et politiques dans la première moitié du XVIe siècle, les anabaptistes se sont rapidement définis comme des chrétiens fidèles et croyant en la Bible.

    Deuxièmement, des voix militantes parmi eux, prêtes à imposer le changement social et religieux par la violence, ont forcé les anabaptistes à clarifier leur identité en tant que chrétiens pacifiques, respectueux des lois et non-violents dont la seule arme était l’amour.

    Et enfin, face aux dissidents spiritualistes qui privilégiaient une expérience religieuse interne qui pouvait éviter les disputes théologiques et passer inaperçus par les autorités, les anabaptistes ont été obligés de défendre la nature publique et visible de l’église.

    Trois courants émergent

    Malgré la diversité évidente de la théologie et de la pratique parmi la première génération d’anabaptistes, trois groupes cohérents ont émergé dans les années 1540 : les Frères suisses dans les territoires germanophones ; les Huttérites en Moravie ; et les mennonites des Pays-Bas et de l’Allemagne du Nord qui guidés par Menno Simons. Bien que ces groupes diffèrent sur des points importants, ils se reconnaissent néanmoins comme membres de la même tradition religieuse, de sorte que leurs désaccords internes prennent souvent la forme d’une querelle de famille.

    — Extraits de Stories : How Mennonites Came to Be, de John D. Roth, Herald Press, 2006. Adapté et utilisé avec la permission de l’auteur.

    Au cours des 500 années qui ont suivi, l’anabaptisme s’est répandu dans de nombreux pays à travers le monde, avec pour chacun d’entre eux sa propre histoire. La Conférence mennonite mondiale a été créée il y a 100 ans pour rassembler les nombreuses églises issues des différents courants de l’anabaptisme en vue de la communion fraternelle, de la louange, du témoignage et du service.

    Plus de lecture: Anabaptist World: 2mars 2015, «The Birth of Anabaptism» (en anglais) 


    Partie B : L’origine des anabaptistes/mennonites dans votre pays

    N’oubliez pas de parler de l’histoire de votre assemblée et du développement des églises anabaptistes/mennonites dans votre pays.

    Des résumés utiles sont disponibles sur l’Encyclopédie anabaptiste mennonite mondiale électronique (GAMEO). Cherchez le nom d’un pays pour en savoir plus sur les mouvements anabaptistes de la région.

    Le wiki anabaptiste propose aussi des articles sur les anabaptistes de nombreux pays.


    Part C: WCRC and MWC

    Une déclaration commune de confession, de gratitude et d’engagement

    La Conférence mennonite mondiale a envoyé plusieurs personnes pour participer au dialogue œcuménique en cours avec la Communion mondiale d’Églises réformées (CMER). Il s’agit de l’une des Églises d’État qui, dans les années 1500, a persécuté les premiers anabaptistes en Europe.

    Ce groupe de théologiens de la CMER et de la CMM a préparé un communiqué commun qui sera rendu public le 29 mai 2025 à Zurich (Suisse).

    Le titre du texte est « Rétablir l’unité de notre famille : à la recherche d’un témoignage commun ». Cette déclaration comprend des passages dédiés à la reconnaissance et à la célébration de notre confession commune de Jésus comme Seigneur, à la confession et à la lamentation, et elle se termine par l’appel de Dieu à l’unité et à la paix. Le communiqué peut être consulté sur le site de laCMM :

    Plutôt que de « résoudre » les divergences théologiques historiques qui nous ont divisés avec la CMER, la CMM souhaite à présent mettre l’accent sur les endroits dans le monde où les mennonites et les églises réformées sont des témoins ensemble.


    Partie D : Une liturgie de gratitude par la CMM

    Inspirée du Psaume 136 

    C’est la fidélité de Dieu et son message du salut par Jésus-Christ que nous célébrons, car il a été transmis de génération en génération pendant plus de 500 ans, pour nous parvenir aujourd’hui.

    Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,  Car sa fidélité est pour toujours* 

    Célébrez le Dieu des dieux,  Car sa fidélité est pour toujours 

    Célébrez le Seigneur des seigneurs,  Car sa fidélité est pour toujours 

    Il est l’auteur intelligent des cieux et de la terre,  Il a construit son église pour être le corps du Christ sur la terre,  Il renouvelle l’église à travers les âges,  Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,  Car sa fidélité est pour toujours 

    Il a inspiré les réformateurs radicaux par le témoignage du Saint-Esprit il y a 500 ans, leur donnant une vision renouvelée de ce que veut dire suivre Jésus  Il a permis de mieux comprendre l’appel de Dieu dans nos vies,  Fondé sur Jésus, sur la Bible, sur le discernement communautaire, le discipulat et l’amour des ennemis.  Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,  Car sa fidélité est pour toujours 

    Par l’Esprit, il a appelé des témoins pour partager la bonne nouvelle à travers le monde.  Il a inspiré de nouvelles assemblées à témoigner de l’amour de Dieu pour toutes les cultures et toutes les terres,  Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,  Car sa fidélité est pour toujours 

    Il est Seigneur sur [nom de l’église] en [nom du pays]  Il nourrit et renforce notre assemblée pour répondre à l’appel de Dieu dans nos vies.  Fondé sur Jésus, sur la Bible, sur le discernement communautaire, le discipulat et l’amour des ennemis.  Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,  Car sa fidélité est pour toujours 

    Il œuvre à travers la famille mondiale de foi que nous appelons la Conférence Mennonite Mondiale  Il fait pousser une église qui transcende les barrières de la race, de l’ethnie et de la langue,  Il nous appelle ensemble en communion (koinonia) à suivre Jésus, vivre l’unité et construire la paix.  Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,  Car sa fidélité est pour toujours 

    Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,  Célébrez le Dieu des dieux,  Célébrez le Seigneur des seigneurs,  Car sa fidélité est pour toujours 

    —- 

    *Le refrain « Car sa fidélité est pour toujours » peut être remplacé par « Car l’amour de Dieu n’abandonne jamais » pour toutes lesréponses. 

  • Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025

    Luc 6,32 dit : si tu aimes celui qui t’aime, pourquoi t’attendre à une reconnaissance particulière ?

    Les êtres humains ont tendance à aimer ceux qui les aiment. Il est facile d’aimer ceux qui nous aiment ou qui sont bons avec nous. Mais Jésus nous enseigne à aimer ceux qui ne nous aiment pas.

    Nous devons avoir le courage d’aimer et d’accepter toutes sortes de personnes autour de nous. Et cela n’est possible que lorsque nous avons Jésus dans notre cœur.

    Voici une activité à faire avec les enfants pour réfléchir au couraged’aimer. 

    Matériel nécessaire :

    • Différentes couleurs de papier cartonné, avec du rouge et du blanc
    • Un crayon ou un marqueur
    • Ciseaux
    • Colle

    Étapes :

    1. Dessinez et coupez un grand cœur avec le papier cartonné rouge.
    2. Dessinez et découpez une croix avec le papier blanc. La croix doit pouvoir rentrer dans le cœur.
    3. Coupez de petits cercles dans les autres couleurs de papiers. Dessinez dessus des visages avec toutes sortes d’expressions. (Ces cercles représentent les différents types de personnes que nous avons autour de nous, certaines sont tristes, d’autres heureuses, d’autres encolère). 
    4. Collez la croix à l’intérieur du cœur (cela représente la présence de Jésus dans notrecœur). 
    5. Collez les différents visages dans le cœur.

    Cette image du cœur va nous aider à comprendre que nous pouvons aimer et accepter toutes sortes de personnes dans nos vies lorsque nous avons l’amour de Jésus en nous.

    —contribution de Amita Siddh, Rajnandgaon Mennonite Church, Église Mennonited’Inde. 

  • Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025

    Participez en personne, ou rejoignez-nous en ligne le 29 mai 2025

    Le jeudi 29 mai 2025, la Conférence Mennonite Mondiale (CMM) accueillera des invités du monde entier pour Le courage d’aimer — Anabaptisme : 500 ans. Cette journée de célébration commémore la naissance du mouvement anabaptiste à Zurich(Suisse). 

    Après des ateliers, des concerts, une table ronde et une visite historique à pied, les participants se réuniront pour un culte œcuménique à l’église Grossmünster.

    Pour construire la paix et témoigner de la réconciliation récente, la CMM invite des responsables de communions mondiales (catholiques, luthériens et réformés) qui étaient autrefois en désaccord profond avec le mouvement anabaptiste. Tous les événements sont accessibles à pied et à distance de marche les uns des autres.

    Le dernier culte se déroulera en anglais et sera traduit en français, en espagnol et en allemand. Le culte à 15 heures (UTC) sera retransmis en direct.

    Organisez votre propre rassemblement local ou régional

    Célébrez ensemble lors d’un culte et/ou d’un repas en utilisant ce matériel de culte et en mangeant avec des frères et des sœurs. Ce pourrait être lors de l’AWFS, le 19 janvier 2025, ou le 29 mai 2025, ou à tout autre moment qui conviendra dans votre proprecontexte. 

    Créez et partagez vos dons et témoignages

    Identifiez les aspects du message anabaptiste qui nous touchent aujourd’hui. Créez vos propres témoignages, sermons, œuvres d’art. Partagez-les sur les médias sociaux, affichez-les dans vos maisons ou dans les églises, etc.

    Avec chacune de ces actions, nous rendons grâce et, en même temps, nous identifions comment nous nous sentons appelés à répondre en partageant et en vivant fidèlement le message de l’amour de Dieu, ici et maintenant. 

  • Contexte historique pour le Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale

    L’anabaptisme est un mouvement chrétien dont les origines remontent à la Réforme radicale. La date la plus largement reconnue de la naissance de l’anabaptisme est le 21 janvier 1525, lorsque Conrad Grebel baptisa George Blaurock dans la maison de Felix Manz à Zurich, en Suisse. George Blaurock baptisa immédiatement plusieurs autres personnes après confession de leur foi. Ces baptêmes sont les premiers « rebaptêmes » connus de notre mouvement.

    L’anabaptisme a donné naissance à plusieurs groupes en Europe au cours des années 1500 – y compris aux mennonites (du nom de Menno Simons des Pays-Bas) – et s’est répandu dans plusieurs endroits. Les membres de ce mouvement ont continué à se déplacer et à croître en nombre à travers le monde au cours des siècles suivants.

    La Conférence Mennonite Mondiale a commencé en 1925 comme un moyen de rassembler les nombreuses Églises de différents courants anabaptistes. Aujourd’hui, la CMM compte des Églises membres dans 58 pays, chacune avec sa propre histoire de naissance et d’adhésion à la communion anabaptiste. Le Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale est un événement annuel pour les paroisses membres de la CMM du monde entier, l’occasion de louer ensemble en esprit en utilisant le même matériel pour le culte, conscients que nous nous appartenons les uns aux autres dans cette famille mondiale de foi.


    Comment sont apparus les mennonites

    Le mouvement anabaptiste a commencé dans le cadre d’un mouvement de renouveau au sein de l’Église catholique en Europe au début du XVIe siècle. Une partie de son inspiration vient de la tradition catholique : le fort sens de la discipline et de la communauté que l’on retrouve dans le monachisme, par exemple, l’attention portée sur le Saint-Esprit que l’on pourrait trouver dans le mysticisme catholique, ou l’accent mis sur le fait de suivre Jésus dans la vie quotidienne dans L’Imitation du Christ, de Thomas á Kempis. L’anabaptisme doit également beaucoup à Martin Luther et au premier mouvement de la Réforme, en particulier en ce qui concerne l’accent mis par Luther sur l’autorité des Écritures et son insistance sur la liberté de la conscience chrétienne. Ce mouvement a aussi été façonné par de profonds troubles sociaux et économiques de l’époque, menant à la guerre des paysans de 1524-1525.

    Les anabaptistes eux-mêmes, cependant, auraient dit qu’ils essayaient simplement d’être de fidèles disciples des enseignements de Jésus et de suivre l’exemple de l’église primitive.

    Bien que les dates soient quelque peu arbitraires, le mouvement anabaptiste a « officiellement » commencé le 21 janvier 1525 lorsqu’un petit groupe de réformateurs chrétiens s’est réuni pour un culte secret à Zurich, en Suisse. Le groupe était frustré par l’hésitation de leur chef, Ulrich Zwingli, à adopter les changements aux rituels catholiques qu’ils étaient tous convaincus que la Bible exigeait, en particulier en ce qui concerne la messe et le baptême des enfants. D’après leur lecture des Écritures, le vrai baptême chrétien suppose un engagement conscient à suivre Jésus – ce dont aucun enfant n’est capable. Ainsi, le 21 janvier 1525, ce petit groupe accepta de se baptiser à l’âge adulte. Bien qu’il faille un certain temps avant que la pleine signification du baptême ne devienne claire, les premiers anabaptistes avaient compris que cet acte symbolisait la présence du Saint-Esprit dans le don de la grâce de Dieu, un engagement à mener une vie de disciple au quotidien et l’appartenance à un nouvelle communauté du peuple de Dieu.

    Les membres du mouvement se désignaient généralement eux-mêmes sous le nom de « Frères » (Brüder) – ou plus tard par le terme plus descriptif « du baptême » (Taufgesinnten). Leurs opposants les ont qualifiés d’anabaptistes (= rebaptiseurs), en partie parce que le « rebaptême » était une infraction pénale dans le Saint Empire romain, passible de la peine de mort. Au début, le groupe a résisté au terme « anabaptiste » car dans leur esprit, ils ne rebaptisaient pas, mais baptisaient correctement pour la première fois. Mais avec le temps, le nom est resté. Aujourd’hui, anabaptiste est un terme français qui englobe tous les groupes issus de la Réforme qui pratiquaient le baptême des croyants (plutôt que des enfants), et les dénominations qui en descendent comme les Amish, les Mennonites et les Huttérites.

    Au fil du temps, cependant, un mouvement cohérent a émergé. Son identité s’est forgée, en partie au moins, de par la nécessité de répondre à plusieurs besoins spécifiques. Premièrement, en réponse aux accusations d’hérésie par les autorités religieuses et politiques dans la première moitié du XVIe siècle, les anabaptistes se sont rapidement définis comme des chrétiens fidèles et croyant en la Bible. Deuxièmement, des voix militantes parmi eux, prêtes à imposer le changement social et religieux par la violence, ont forcé les anabaptistes à clarifier leur identité en tant que chrétiens pacifiques, respectueux des lois et non résistants dont la seule arme était l’amour. Et enfin, face aux dissidents spiritualistes qui privilégiaient une expérience religieuse interne qui pouvait éviter les disputes théologiques et passer inaperçues par les autorités, les anabaptistes ont été obligés de défendre la nature publique et visible de l’église.

    Malgré la diversité évidente de la théologie et de la pratique parmi la première génération d’anabaptistes, trois groupes cohérents ont émergé dans les années 1540 : les Frères suisses dans les territoires germanophones ; les Huttérites en Moravie ; et les mennonites des Pays-Bas et de l’Allemagne du Nord qui guidés par Menno Simons. Bien que ces groupes diffèrent sur des points importants, ils se reconnaissent néanmoins comme membres de la même tradition religieuse, de sorte que leurs désaccords internes prennent souvent la forme d’une querelle de famille.


    Extraits de Stories: How Mennonites Came to Be, de John D. Roth, Herald Press, 2006. Adapté et utilisé avec la permission de l’auteur

     

     

    Matériaux du dimanche de la fraternité Anabaptiste mondiale
    #DimancheFraterniteAnabaptisteMondiale #mwcmm
  • Officiant : Notre salut et notre honneur viennent de Dieu seul. Il est notre refuge et un rocher sûr.

    Assemblée : Nous attendons paisiblement devant Dieu, car notre espoir est en lui, notre rocher et notre salut.

    Officiant : O mon peuple, fais-lui confiance en tout temps. Donne-lui ton cœur, car il est ton refuge.

    Assemblée : Nous attendons tranquillement devant Dieu, car notre espoir est en lui, notre rocher et notre salut.

    Officiant : Du plus grand au plus petit, ils ne sont rien à ses yeux. Si vous les pesez dans la balance, ils sont plus légers qu’un souffle.

    Assemblée : Nous attendons paisiblement devant Dieu, car notre espoir est en lui, notre rocher et notre salut.

    Officiant : N’essayez pas de vous enrichir par extorsion ou vol. Et si votre richesse augmente, n’en faites pas faites pas le centre de votre vie.

    Assemblée : Nous attendons paisiblement devant Dieu, car notre espoir est en lui, notre rocher et notre salut.

    Officiant : Dieu a parlé clairement – nous l’avons souvent entendu. La puissance, ô Dieu, t’appartient ; Seigneur, l’amour sans faille est à toi.

    Assemblée : Nous attendons paisiblement devant Dieu, car notre espoir est en lui, notre rocher et notre salut.

    Gerald Hildebrand, représentant régional de la CMM, Winnipeg, Manitoba, (Canada)

    Dimanche 19 janvier 2020

    Les documents pour le Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2020

    https://mwc-cmm.org/fr/dimanche-de-la-fraternite-anabaptiste-mondiale