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  • Inspiration et réflexion

    Louer ensemble, et particulièrement chanter ensemble, est souvent cité comme l’un des moments forts des Assemblées de la Conférence mennonite mondiale. Après tout, rien ne vaut le fait de chanter avec plusieurs milliers de frères et sœurs en Christ réunis. Même lorsque tout le monde ne parle pas la même langue, la musique a ce pouvoir d’unir que d’autres moments n’ont pas. 

    Le chant est annoncé, et sur l’écran apparaissent les mots d’une langue que beaucoup dans la salle ne parlent pas couramment, voire pas du tout. 

    La mélodie peut sembler inconnue, le rythme légèrement différent de ce à quoi le corps s’attend. 

    Des choristes du monde entier aident à lancer le chant. Puis, progressivement, le son communautaire prend forme. 

    Des milliers de voix, portant des accents différents, des formes de voyelles variées et des instincts musicaux distincts, commencent à résonner ensemble. 

    Lors des Assemblées de la Conférence mennonite
    mondiale, l’unité est quelque chose que l’on peut entendre. 

    Le son n’est jamais impeccable : certains mots sont mal prononcés, certaines harmonies sont floues, mais, dans ces instants, il se passe quelque chose d’indéniable. Des personnes qui vivent leur culte différemment, qui ont des perspectives différentes et qui viennent de contextes très différents s’engagent à chanter le même chant au même moment. 

    Personne ne chante seul. Personne ne chante exactement de la même manière. Une vérité plus profonde est mise en lumière : l’unité dans une Église mondiale ne se découvre pas en effaçant les différences, mais en apprenant à les maintenir ensemble dans un son. 

    Le but de cet article est d’explorer le rôle que la musique a joué au cours d’un siècle d’Assemblées de la CMM, comment elle a évolué à mesure que la communion mennonite s’est mondialisée, et comment le fait de chanter ensemble continue de façonner un sentiment d’unité vécu. 

    La première rencontre de la Conférence mennonite
    mondiale a eu lieu en 1925 à Bâle, en Suisse, pour commémorer le 400ème anniversaire de la Réforme anabaptiste. Alors que l’Église mondiale vient de célébrer son 500ème anniversaire, le moment semble opportun pour réfléchir aux Assemblées du siècle dernier, à travers le prisme particulier de la musique. 

    Les recueils de chants créés pour chaque rassemblement permettent de retracer ce qui a été chanté lors des Assemblées de la CMM. Bien qu’aucun recueil ne reprenne tout ce qui a été chanté ou entendu (et que certains chants imprimés ne soient jamais utilisés), ils offrent un aperçu concret de la vision que l’Église mondiale a d’elle-même, de son unité et des voix qui sont invitées à participer au culte communautaire. 

    choir at MWC assembly
    7ème Assemblée, 1962, Kitchener (Canada)

    Chanter ensemble notre foi, l’importance de la musique 

    Chanter ensemble exige de nous quelque chose que peu d’autres pratiques collectives demandent. Cela requiert de la vulnérabilité et de la confiance, et ne peut se faire en privé au sein d’une foule. 

    Les voix sont révélées, le souffle est partagé et le tempo est négocié en temps réel. Chanter ensemble, c’est autant écouter que se faire entendre. 

    Pour une communion mondiale comme la Conférence mennonite mondiale, cela revêt une importance capitale. L’unité au sein de la CMM ne signifie pas une uniformité totale des croyances, des pratiques ou des perspectives. La communauté s’étend sur plusieurs continents, cultures et histoires façonnées par des réalités sociales et politiques très différentes.  

    Pourtant, encore et encore, l’Église se rassemble et choisit de louer. Ce faisant, elle pratique une forme d’unité qui ne dépend pas de l’effacement de toutes les différences, mais de l’engagement envers des convictions communes, même si ces convictions s’incarnent de diverses manières. 

    Lors des Assemblées de la CMM, cette unité s’exprime souvent à travers ce que l’on pourrait appeler des « chants du cœur » : des chants chers à certaines communautés et qui racontent leur témoignage de foi, de souffrance, d’espoir et de joie. 

    Ces chants n’ont pas nécessairement la même signification pour tous ceux qui les chantent. Au contraire, ils invitent à prendre conscience des différents styles musicaux, des nuances théologiques, des langues utilisées dans les textes et des pratiques cultuelles. Chanter les « chants du cœur » les uns des autres devient un moyen d’apprendre qui nous sommes, ensemble. 

    Cette pratique comporte des risques : les mots peuvent être mal prononcés ou mal compris, les formes musicales peuvent sembler inhabituelles ou dérangeantes : Pourtant, c’est précisément dans cette vulnérabilité que la musique joue son rôle le plus important. 

    Une unité qui ne coûte rien n’exige pas grand-chose de nous. En revanche, chanter malgré les différences apprend à l’Église à écouter avant de diriger, à suivre avant de façonner et à remettre en question ses convictions profondes sur le culte et la musique. 

    group of Africa singing
    10ème Assemblée, 1978, Wichita (États-Unis)

    Recueils de chants et tournant décisif : 1967-1972 

    Un recueil de chants n’est jamais une compilation neutre. Chaque inclusion ou omission reflète un ensemble de valeurs : quelle théologie est mentionnée, quelle langue est entendue et quels styles musicaux sont considérés comme chantables par une communauté mondiale. 

    À mesure que la Conférence mennonite mondiale s’est internationalisée, ses recueils de chants sont devenus de plus en plus complexes. 

    Les procès-verbaux de la première Assemblée de la CMM en 1925 mentionnent des chorales et des chefs de chœurs, mais le premier recueil de chants imprimé spécifiquement pour une Assemblée date de 1936, lors du rassemblement à Amsterdam et Elspeet, aux Pays-Bas. Avant cela, les Assemblées chantaient probablement à partir des recueils de cantiques existants disponibles dans les lieux de culte. 

    Ces premiers recueils de chants de l’Assemblée contenaient exclusivement des cantiques européens et nord-américains, généralement en anglais, allemand, français et néerlandais. 

    À mesure que la représentation au sein de la CMM se diversifiait, en particulier suite à l’expansion significative dans les pays du Sud, ce panorama musical devenait de plus en plus incongru. Lors de l’Assemblée de 1967 à Amsterdam, qui réunissait des délégués de plus de 30 pays, les participants ont pris conscience que la communion mennonite était en train de changer. 

    La diversité des cultures, des langues et des couleurs de peau n’était plus un élément marginal : elle était bien présente dans la salle. 

    Ce moment a marqué un tournant. 

    L’Assemblée suivante, qui s’est tenue en 1972 à Curitiba, au Brésil, a été la première Assemblée de la CMM dans l’hémisphère sud. L’historien Cornelius Dyck a saisi le défi auquel l’Église était confrontée en posant une question pertinente : « Quel type d’unité est possible et souhaitable dans une fraternité mondiale où chaque Assemblée n’est finalement responsable que d’elle-même ? » 

    L’Assemblée au Brésil s’est déroulée dans un contexte difficile, marqué notamment par la répression politique sous le régime militaire et des difficultés de traduction et d’accès linguistique. 

    Pourtant, les comptes rendus font état d’une impression particulièrement positive concernant la musique. Les chants communs ont été accueillis par des applaudissements enthousiastes et, pour la première fois, des groupes d’Amérique du Sud se sont produits. Seul un tiers des participants venait d’Europe et d’Amérique du Nord. Un groupe de travail sur la musique a reconnu la nécessité d’avoir des chants de différentes époques, styles et cultures afin de mieux refléter l’Église mondiale. 

    Des changements organisationnels ont également suivi. Les réunions du Conseil général ont commencé à se tenir dans les pays du Sud, des conférences régionales ont été organisées et les réseaux missionnaires se sont étendus à plus de 50 pays où les Églises connaissaient souvent une croissance plus rapide que celles du Nord. 

    La Conférence mennonite mondiale a clarifié son objectif en tant que « canal de communion et de témoignage », mettant l’accent sur la communication, l’encouragement mutuel et la responsabilité partagée. Elle a également créé par la suite un poste de Secrétaire général rémunéré, passant d’une direction de la CMM assurée principalement par des historiens à une direction assurée par des personnes ayant une expérience dans le domaine de la mission. 

    choir group from Africa at MWC assembly
    14ème Assemblée, 2003, Bulawayo (Zimbabwe)

    Ce que nous apprenons en chantant ensemble 

    À partir des années 1970, les Assemblées de la CMM ont continué à croître en taille et en diversité. Des recueils internationaux de chants, représentant délibérément le monde entier, ont été développés à partir de l’Assemblée de 1978 à Wichita. 

    Davantage de langues sont apparues sur les pages et dans les cultes, parfois avec l’aide d’une traduction simultanée. À partir de ce recueil, les « chants du cœur » de chaque continent ont été privilégiés. Les femmes ont joué un rôle de plus en plus visible dans la musique, notamment des personnalités telles que Mary Oyer en tant que cheffe de chœur. Pour la première fois, le président n’était ni américain ni allemand, mais éthiopien. 

    Lors de l’Assemblée de 1984 à Strasbourg, la forme de l’Assemblée moderne de la CMM avait commencé à se dessiner : un comité du programme, un sous-comité musique et culte, une structure thématique rythmée par les journées et une musique tissée tout au long de l’Assemblée. Des musiciens du monde entier se sont produits, montrant que l’unité nécessite une intention et une pratique. 

    L’unité formée par le chant lors des Assemblées de la CMM n’est pas permanente. Lorsque le dernier chant s’éteint, les participants retournent dans leur contexte d’origine, emportant avec eux différentes questions, convictions et défis. Pourtant, quelque chose subsiste : le souvenir d’avoir chanté ensemble remodèle la façon dont les différences sont portées par la suite. 

    diversity group of people singing
    17ème Assemblée, 2022, Indonesia

    La musique enseigne à l’Église mondiale que l’unité n’exige pas de résoudre tous les désaccords. Elle exige d’être présent. 

    En chantant, l’Église s’entraîne à rester ensemble dans le temps présent, à écouter attentivement, à s’adapter si nécessaire et à s’engager dans une action commune, même lorsque cela nous demande des efforts. L’unité, en ce sens, n’est pas un idéal abstrait, mais une discipline pratiquée. 

    Les Assemblées de la CMM fonctionnent comme des espaces de répétition pour ce type d’appartenance. Elles offrent un aperçu de ce qui est possible lorsque la diversité n’est pas gérée ou minimisée, mais accueillie dans un rythme partagé. 

    Chaque voix compte, précisément parce qu’elle est distincte. Et dans l’acte partagé du chant, l’Église mondiale réapprend ce que signifie d’appartenir ensemble. 

    Benjamin Bergey est professeur agrégé de musique à l’Eastern Mennonite University, à Harrisonburg, en Virginie (États-Unis), où il dirige les chœurs et l’orchestre et enseigne la théorie musicale et la direction d’orchestre. Il a été coordinateur musical pour l’Assemblée 2022 en Indonésie et dirige les EMU Chamber Singers, qui se sont produits lors de la commémoration du 500ème anniversaire à Zurich. Benjamin Bergey a également été rédacteur musical pour Voices Together, un recueil de cantiques pour l’Église mennonite aux États-Unis et au Canada. Il est membre de l’Église mennonite Harrisonburg. 

    Aperçu historique 

    #1 – 1925 Bâle et Zurich 

    • Objectif : se réunir pour célébrer le 400ème anniversaire et publier un livre commémoratif 
    • Les chorales de la région de Bâle (Holee et Schänzli) se produisent, et de nombreux cantiques sont mentionnés, notamment « Gott grüße Dich », « Große Gott », « Die Sach ist Dein » et « Nun danket alle Gott ». 

    #2 – 1930 Danzig 

    • « Conférence mennonite
      mondiale humanitaire ». 
    • Objectif : recevoir des rapports de diverses communautés et organisations mennonites sur les activités humanitaires,
      recevoir des conseils sur la situation difficile des communautés mennonites en Union soviétique et échanger des informations sur d’autres mesures d’aide coordonnées. 
    • Le chant est référencé et des cantiques précis sont indiqués. (« Wach auf, du Geist der ersten Zeugen, » « Kein schöner Land in dieser Zeit, » « Innsbruck, ich muß dich lassen ». 

    #3 – 1936 Amsterdam et Elspeet 

    • Objectif : poursuivre ce type de rassemblement, renforcer les liens entre les membres, célébrer les 400 ans de la conversion de Menno Simons aux Pays-Bas. 
    • Le premier recueil de chants est imprimé, avec les cantiques classés dans l’ordre prévu pour chaque cultes (textes en allemand et en néerlandais). 
    • Sont mentionnés des chants informels sur le bateau alors que les participants traversaient l’Ijsselmeer pour se rendre à Elspeet sous une forte pluie 

    #4 – 1948 Goshen et North Newton 

    • Objectif : maintenir les liens de fraternité mondiale, de l’appréciation et de l’apprentissage mutuels. 
    • L’excellence des chants interprétés par l’Assemblée, les chorales et les quatuors (divers chorales et ensembles des régions hôtes mentionnés) est soulignée. 
    • Les archives de la MC USA conservent 43 bobines de bandes magnétiques contenant les enregistrements audio de cette Assemblée. 

    #5 – 1952 Bâle (St. Chrischona) 

    • Objectif : continuer à partager et à communier, et « mieux connaître les assemblées mennonites largement dispersées à travers le monde » (JC Wenger). 
    • Des chorales venues de France, de Suisse, d’Allemagne et du Kansas (États-Unis) sont mentionnées. 
    • Deuxième recueil de chants imprimé pour une Assemblée. 
    • Le cantique « Faith of our fathers » (la foi de nos pères) est entonné près de la Limmat, où Felix Manz fut noyé. 

    #6 – 1957 Karlsruhe 

    • Une conférence davantage populaire, avec une
      participation plus importante (environ 1 300 personnes ont eu besoin d’un hébergement). Moins de la moitié des participants viennent
      des États-Unis et du Canada. 
    • Des questionnaires sont
      distribués afin de recueillir des retours et des
      suggestions ; une constitution
      est rédigée et votée ; un Comité exécutif et un Conseil général (présidium)
      sont créés. 
    • Création d’un troisième recueil de chants comprenant 30 cantiques en français, allemand, anglais et néerlandais. 

    #7 – 1962 Kitchener 

    • Un comité de musique est mentionné pour la première fois. 
    • De nombreuses chorales nord-américaines sont mentionnées. 
    • Un plus grand nombre de chefs de chœur et d’organistes sont mentionnés (là où il n’y en avait qu’un ou deux seulement lors des Assemblées précédentes). 
    • Quatrième recueil de chants comprenant 40 cantiques en allemand et en anglais. 

    #8 – 1967 Amsterdam 

    • L’Église connaît une croissance dans les pays du Sud, avec plus de 30 pays représentés (voir « tournant décisif » dans l’article ci-dessus). 
    • Plusieurs chorales universitaires américaines et européennes sont mentionnées.
    • Cinquième recueil de chants comprenant 38 cantiques en allemand, anglais, français et néerlandais. 
    • Premier recueil de chants à inclure la notation musicale occidentale. 

    #9 – 1972 Curitiba 

    • Première Assemblée avec plus de participants du Sud que du Nord. 
    • La musique se
      distingue positivement grâce aux chants collectifs et aux représentations des groupes mennonites d’Amérique du Nord et du Sud. 
    • Le sixième recueil de chants comprend pour la première fois des chants en espagnol et en portugais, en plus de l’anglais et de l’allemand. 

    # 10 – 1978 Wichita — « Le Royaume de Dieu dans un monde qui change » 

    • Des chorales du monde entier se produisent pour la première fois (dont la Russie, chaleureusement applaudie). 
    • Publication du premier « Recueil international de chants », marquant le lancement du nouveau modèle (avec une préface et une introduction). 
    • 63 cantiques avec notation musicale occidentale, organisés en cinq chapitres par continent. 
    • Conclusion avec « Praise God from whom ». 

    #11 – 1984 Strasbourg – « Servir Dieu dans l’espérance » 

    • Utilisation du Recueil international de chants de 1978 avec un nouveau supplément. 
    • L’oratorio « The abiding place » d’Esther Wiebe et Barbara
      Smucker est composé et interprété pour cette Assemblée. 
    • « Je louerai l’Éternel »
      devient un « chant du cœur ». 

    #12 – 1990 Winnipeg – « Être des témoins de Christ dans le monde d’aujourd’hui » 

    #13 – 1997 Calcutta – « Écoutez ce que l’Esprit dit aux Églises » 

    • Le recueil comprenait des réimpressions du recueil de 1990 et de cantiques
      américains, ainsi que quelques traductions locales. 
    • Un chant pour cette Assemblée est écrit par l’évêque Shant Kunjam : « Sun Aatma kya kahta hai sab Mandliyon se ». 
    • Le village de l’Église mondiale débute, avec une scène offrant ainsi l’occasion de partager de la musique. 

    #14 – 2003 Bulawayo – « Mettons nos dons en commun dans la souffrance et la joie » 

    • Publication du troisième Recueil international de chants, avec un comité de musique qui comprend cette fois-ci des représentants des cinq continents, ainsi que plusieurs chants écrits dans des notations musicales non occidentales. 
    • La première chorale internationale lance le modèle d’ensemble avec deux chanteurs de chaque continent. Un enregistrement réalisé à l’avance permet aux participants d’apprendre les chants de l’Assemblée. 
    • « Hakuna akaita », toujours autant apprécié, est présenté et fréquemment chanté. 

    #15 – 2009 Asuncion – « Marchons ensemble sur le chemin de Jésus-Christ » 

    • Publication du quatrième
      Recueil international de chants, avec une préface reconnaissant que tout le monde ne sait pas lire la musique et que des dizaines de langues sont utilisées, mais que la musique est une force unificatrice. 
    • « Tengan la Mente de Cristo » (N° 9), composé en lien avec le thème de cette Assemblée. 
    • Moment de chant spontané lors d’une coupure de courant : « Siyahamba ». 
    • Pour la première fois, toutes les séances plénières sont retransmises en direct. 

    #16 – 2015 Harrisburg – « En marche avec Dieu » 

    •  Publication du cinquième Recueil international de chants
    • « Tú eres todopoderoso » devient un chant très apprécié. 
    • Un couplet de « El Senyor és la meva força » (N° 37) est interprété en langue des signes pour un grand nombre de participants sourds ou malentendants. 
    • De nombreuses vidéos de cette Assemblée sont disponibles.  

    #17 – 2022 Salatiga – « Suivre Jésus ensemble à travers les frontières » 

    • Publication du sixième Recueil international de chants, le premier à inclure la notation musicale orientale. 
    • La version numérique est également utilisée par de nombreux participants en ligne en raison de la pandémie mondiale. 
    • Le chant N° 2, « Dhuh
      pangeran
       », composé par le mennonite indonésien
      Saptojoadi pour l’Assemblée de 1978, devient un « chant du cœur ». 

    2025 Zurich – « Le courage d’aimer » 

    • Bien qu’il ne s’agisse pas tout à fait d’une Assemblée, cette rencontre commémore le 500ème anniversaire de l’anabaptisme. 
    • Cinq groupes musicaux venus du monde entier donnent des concerts et participent au culte au Grossmünster. 
    • Des chants tirés du Recueil international de chants 2022
      sont interprétés, ainsi que « We want peace », un chant trilingue composé par un mennonite et spécialement arrangé pour l’occasion. 

    singing at MWC assembly
  • « Participer à une Assemblée est une expérience formidable. C’est l’occasion de découvrir une autre partie du monde et de rencontrer beaucoup de gens. Nous apprenons de nouvelles façons de travailler ensemble, nous nous adaptons à des situations imprévues et, surtout, nous tissons des liens », explique César García, secrétaire général de la CMM. 

    Lorsque les responsables de la Meserete Kristos Church ont informé la Conférence Mennonite Mondiale qu’ils ne pourraient pas accueillir l’Assemblée en 2028, il était évident pour chacun qu’il fallait arrêter le projet en Éthiopie. « Accueillir une Assemblée est censé être une bénédiction pour l’Église », explique César García. « Si cette tâche est un fardeau, alors nous devons trouver une autre solution. »

    « La MKC déclare clairement que si [certains membres de la CMM autorisent les assemblées à approuver les relations homosexuelles], la Meserete Kristos Church ne pourra pas accueillir l’Assemblée 2028 en Éthiopie. Cette décision est fondée sur des convictions théologiques et le respect des Écritures et ne doit pas être interprétée comme un acte de rejet, de condamnation ou de haine envers un individu ou une église. Il s’agit plutôt d’une mesure prise pour défendre la conception de la MKC de l’enseignement biblique sur le mariage tout en conservant son intégrité dans sa participation à la communauté anabaptiste mondiale… », déclare Desalegn Abebe, président de la MKC.

    « Nous continuons à chérir la communion, le dialogue et le respect mutuel avec tous les partenaires anabaptistes qui partagent notre engagement envers le Christ et ses enseignements. La MKC prie et espère que, malgré ces discernements difficiles, la communauté anabaptiste dans son ensemble restera unie dans l’amour, la vérité et sa mission commune, et que toutes les décisions refléteront l’intégrité, la fidélité et la compassion. »

    « MKC est un membre précieux de la Conférence Mennonite Mondiale », ajoute César Garcia.

    « Nous respectons le processus de discernement qu’elle a déjà suivi pour arriver aux positions théologiques qu’elle défend. Les principes fondamentaux auxquels tous les membres de la CMM adhèrent sont nos Convictions Communes, qui ont été définies ensemble et approuvées à l’unanimité lors du Conseil Général de 2006. »

    La plus grande église membre nationale de la CMM a apporté une contribution significative à la direction de la CMM. Le premier président de la CMM qui ne provenait pas des premiers membres d’Amérique du Nord et d’Europe était issu de la MKC (1973-1978). Par la suite, le vice-président était membre de la MKC en Éthiopie (1997-2003).

    La MKC a toujours été représentée au sein des commissions, notamment à la présidence de la Commission Paix (2009-2012), parmi les membres de la Commission Foi & Vie, des diacres, dans les groupes de travail des réseaux GASN et GAHEN, et au secrétariat des diacres (depuis 2022).

    Les questions qui menacent de diviser peuvent changer, mais « chaque nouvelle génération doit se poser la question suivante : allons-nous rester ensemble malgré nos différences ? », déclare César García.

    « Notre appel à l’unité ne vise pas à maintenir le fonctionnement d’une institution ; c’est un appel de l’Évangile à vivre l’unité comme une manifestation du corps du Christ », explique César García. « Nous ne sommes rien si nous maintenons l’unité institutionnelle, mais que les Églises ne peuvent pas s’exprimer ensemble. »

    « C’est précisément parce que les relations sont si importantes que le Comité Exécutif a décidé de chercher un autre lieu pour accueillir l’Assemblée en 2028 », explique Henk Stenvers, président de la CMM. « Les relations se construisent lorsque nous passons du temps ensemble, non seulement lors de réunions (qui peuvent se tenir sur Zoom), mais aussi lors de repas partagés, lorsque nous adorons ensemble, partageons la communion, prions, chantons les chants les uns des autres, voyageons ensemble en bus ou en taxi, servons côte à côte dans la préparation des repas ou la peinture d’une école. Nous avons besoin de l’Assemblée pour mettre en pratique l’unité ensemble. »

    « Nous invitons nos églises membres, en particulier celles d’Afrique, à envisager cette opportunité d’accueillir la famille mondiale réunie », déclare Liesa Unger, responsable des événements internationaux. « Nous examinerons les propositions d’accueil au cours des prochains mois et, espérons-le, annoncerons en 2026 une nouvelle date et un nouveau lieu. »


  • La CMM en Éthiopie est reportée et sera organisée dans un autre pays.

    En raison d’une crise interne, l’Église Meserete Kristos (MKC) a malheureusement retiré son invitation à héberger l’Assemblée de la CMM. Son besoin de se concentrer sur le maintien de l’unité interne ne lui permet pas de consacrer toute l’attention nécessaire à la préparation de l’accueil des visiteurs mondiaux en 2028.

    « Les assemblées de la CMM sont appelées à être une bénédiction pour nos Églises. Si elles deviennent un fardeau en période de crise, nous devons reconsidérer la mise en œuvre des plans pour l’assemblée », déclare César García, secrétaire général.

    « Nous apprécions le travail acharné que les dirigeants de la MKC ont déjà investi dans la préparation de cet événement à venir », déclare Liesa Unger, responsable des événements. « L’amour qu’ils nous ont témoigné à travers cette généreuse invitation nous a inspirés. Nous regrettons la fin prématurée de ce processus. »

    « La CMM, c’est nous tous : ce qui nous donne vie, c’est le fait que les Églises choisissent de rechercher l’unité et l’identité au-delà des différences. Il existe des différences qui remettent en question notre unité lorsque nous nous réunissons en Église, mais nous voulons persévérer avec l’amour du Christ pour tous ceux qui revendiquent le nom de Jésus dans la foi anabaptiste », déclare César García, secrétaire général.

    Nous vous invitons à prier pour l’unité du MKC, pour les dirigeants de la CMM qui réfléchissent à un nouveau plan pour notre prochaine Assemblée, et pour l’ensemble de la communion anabaptiste mondiale dans 61 pays à travers le monde, chacun luttant contre ses propres tensions et épreuves.

    De plus amples informations sur la prochaine Assemblée suivront dans les semaines à venir.


    Veuillez prier avec nous…

    Seigneur Dieu,

    Jésus nous a commandé de nous aimer les uns les autres comme tu nous as aimés (Jean 15. 12). Il a prié dans le jardin pour que tu nous protèges du malin qui cherche à nous diviser et à nous voler notre joie (Jean 17. 15). Merci pour l’exemple du Christ, notre paix, qui a abattu le mur de séparation et l’hostilité entre nous (Éphésiens 2. 14).

    Puissions-nous remettre nos différences au Christ qui les rassemble pour bâtir un temple saint pour Dieu (Éphésiens 2. 22).

    Puissions-nous demeurer en toi (Jean 15. 4), notre source de vie, reliés aux nombreux rameaux de ton œuvre fructueuse dans le monde à travers des églises de toutes tailles et de toutes formes.

    Amen.

    orange cloaked choir in front of room full of african spectators
  • « Si vous venez à la prochaine Assemblée, vous pourrez avoir la même chemise que la mienne ! », a déclaré Kelbessa Demana, délégué du Conseil Général pour la Meserete Kristos Church (MKC). Vêtu d’une chemine traditionnelle d’un blanc immaculé et ornée de broderies complexes, il faisait partie d’une délégation qui a invité le Conseil Général à se rendre à la 18ème Assemblée en Ethiopie.   

    Organisée en Ethiopie du 11 au 15 janvier 2028, la prochaine Assemblée mondiale aura pour thème « Christ nous unit ».  

    Le Conseil Consultatif National (NAC) pour la 18ème Assemblée a été nommé en 2024. Ses membres se rencontrent par Zoom tous les deux ou trois mois pour continuer d’organiser l’évènement, qui amènera les anabaptistes du monde entier à se rencontrer pour louer ensemble et faire vivre la fraternité qui nous unit.  

    « Le mois de janvier a été choisi en raison du climat et des jours fériés », explique Liesa Unger. « L’Assemblée se tiendra entre la fête de Noël éthiopienne et les célébrations de l’Épiphanie. »  

    Les cinq jours de l’Assemblée seront animés par des cultes quotidiens, des ateliers, des visites touristiques locales et des occasions de servir et d’apprendre. Des activités pour tous les âges sont prévues, y compris un programme spécial pour les enfants et les jeunes. 

    Le culte, en plusieurs langues, animé par une chorale internationale est toujours un moment fort. 

    Le Sommet mondial de la jeunesse se tiendra en même temps que l’Assemblée. Les participants prendront part au programme de l’Assemblée avec des options réservées au GYS

    Les réunions du Conseil général* et des délégués du YABs* précéderont l’Assemblée. 

    « Une attention particulière sera accordée à l’Assemblée Dispersée, qui sera proposée à tous du 15 au 17-18 janvier », explique Liesa Unger. Des visites dans la région après l’événement permettront de prolonger le séjour et de visiter des communautés MKC en Éthiopie et de mieux découvrir la région. 

    Le choix de l’Afrique de l’Est offre aux mennonites des pays voisins une meilleure occasion de participer à l’Assemblée. 

    Delegates from Ethiopia shares about the upcoming Assembly

    « Bien que nous soyons conscients des graves préoccupations liées au coût environnemental des déplacements, les immenses bienfaits de la communion fraternelle lors de cet événement qui n’a lieu que tous les six ans doivent également être pris en compte », déclare César García, secrétaire général de la CMM. 

    « Nous espérons que vous commencerez bientôt à planifier pleinement votre participation à cette Assemblée ! », ajoute César García. 


    Chaque église membre de la CMM est invitée à envoyer un délégué YABs pour représenter son église, son pays et sa culture… Sommet Mondial de la Jeunesse. Un délégué YABs est censé servir le réseau YABs pendant trois années en représentant le réseau YABs dans son propre pays et union d’églises. 

    Les églises et unions d’églises membres de la CMM envoient chacune de un à trois délégués (en se basant sur le nombre de membres de l’église ou de la conférence) aux sessions du Conseil Général

    Ce groupe de responsables d’églises se réunit tous les trois ans pour donner forme au mandat de la CMM, pour échanger des préoccupations et des idées, et prier ensemble. 


    Delegates from Ethiopia
  • Y-aura-t-il une Assemblée réunie cet été ? Oui ! Qui sera présent en Indonésie ? Guettez les nouvelles à paraitre.   

    Lors de la réunion virtuelle qui aura lieu en février, le Comité Exécutif décidera du mode de participation à l’Assemblée en s’appuyant sur les informations de santé publique récentes, les recommandations de déplacement et les prévisions.     

    « Nous dépendons des décisions du gouvernement en ce qui concerne les visas et la quarantaine et nous voulons garantir la sécurité des participants et des assemblées locales, » explique Liesa Unger, Responsable des événements internationaux de la CMM.  

    Le personnel de la Conférence Mennonite Mondiale prépare divers modes de participation à l’Assemblée réunie en Indonésie. Y compris un mode hybride avec des réunions présentielles et une communion virtuelle. L’Assemblée hybride parviendra à rassembler les paroisses indonésiennes et les participants du monde entier de bien des manières.   

    Liesa Unger poursuit : « Nous prions pour qu’un grand nombre de membres de notre famille anabaptiste-mennonite mondiale choisisse de participer à cette Assemblée hybride en personne ou en ligne. Les églises indonésiennes ont hâte de rencontrer la famille anabaptiste-mennonite mondiale en juillet pour réfléchir à comment suivre Jésus ensemble à travers les frontières. »  

    Guettez vos emails et les réseaux sociaux de la CMM (Facebook, Instagram, Twitter) pour être informés. 

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