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  • Adultes et enfants marchent avec Dieu dans le doute et la confiance à PA 2015

    par Laura Kraybill

    « Allez les Pingouins, il est temps d’aller tondre les moutons ». Cela pourrait sembler bizarre si vous n’étiez pas au programme pour enfants de la CMM. Pour les 281 enfants qui étaient présents à PA 2015 à Harrisburg, en Pennsylvanie, cela a été stimulant. Les participants terminaient rapidement leurs collations pour vite s’aligner dans leur groupe d’activité, désigné par un nom d’animal, prêts pour leur prochaine activité.

    Regarder la tonte des moutons est seulement une des nombreuses activités qui a ravi les jeunes participants du Rassemblement. Chaque jour, les enfants faisaient leur chemin à travers six stations : histoire biblique, jeux bibliques, imagination, artisanat, jeux d’intérieur/extérieur, musique et mouvement.

    Les histoires bibliques s’accordaient avec le thème de la journée.

    Le mercredi, « En marche dans le doute et la conviction »  est devenu « le doute et la foi » pour les enfants.

    « Nous avons parlé des disciples qui ont douté, malgré les instructions de Jésus, qu’il y ait assez de nourriture pour les 5 000 personnes», a raconté Becky Degan, de l’équipe de planification des programmes pour enfants.

    Caleb Metzler, un participant de 10 ans de Stonebrook Mennonite Church à York, en Pennsylvanie, pense que l’histoire est « étonnante car il a commencé avec cinq pains et deux poissons et ils ont trouvé de plus en plus de nourriture ».

    « Cela nous apprend à croire que Dieu est capable de faire n’importe quoi », dit Caleb.

    Il aime toutes les activités, mais surtout l’artisanat où les enfants passent la semaine à créer une longue banderole qui proclame « En Marche avec Dieu ». « J’ai dessiné trois croix et puis des gens au pied », dit Caleb.

    Caleb Metzler veut que les passants « aient confiance que Dieu reviendra comme il l’a dit à Pierre ». Cela rappelle le même verset biblique utilisé dans le culte des adultes le mercredi : 1 Pierre 1: 3-9.

    Partager l’amour de Jésus avec les enfants est l’objectif principal de la semaine, selon Becky Degan. En lançant un parachute dans l’air ou en s’aidant les uns les autres pour «pêcher» dans une piscine pour enfants, ils apprennent aussi à s’aimer les uns les autres.

    Et si l’explosion de rires après chaque bêlement de mouton est une indication, les enfants n’apprennent pas seulement l’amour de Dieu, mais ils s’amusent bien aussi.

    Laura Kraybill est de Elkhart (Indiana) et commencera ses études au Séminaire Théologique Evangélique Garrett cet automne dans le programme de Maîtrise en Divinité. Au cours des cinq dernières années, Kraybill a dirigé le programme d’art dramatique à Hesston College au Kansas.

  • Le Rassemblement a lieu au Champ de Foire de la Pennsylvanie

    Par Devin Manzullo-Thomas

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Est-ce que les participants de Pennsylvania 2015 accepteront « une odeur de ferme » dans leur salle de rencontre?

    C’est seulement une des nombreuses questions que le coordonnateur national de PA 2015, Howard Good des États-Unis, s’est posée quand lui et son équipe ont considéré le Champ de Foire de la Pennsylvanie à Harrisburg comme le site potentiel du prochain Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Après avoir examiné une étude de faisabilité approfondie, le Comité Exécutif de la CMM a choisi en mai 2011 de tenir le 16e Rassemblement aux États-Unis, plus précisément au Champ de Foire de la Pennsylvanie. Le site, construit dans les années 1930, a été créé pour des expositions agricoles.

    Tenir une conférence d’église dans des bâtiments connus pour accueillir des événements agricoles comportait son lot de défis.

    Mais le complexe semblait être un bon endroit pour tenir PA 2015, compte tenu que les mennonites « sont connus pour être de bons agriculteurs », dit Liesa Unger de l’Allemagne, responsable des événements internationaux de la CMM.

    Le coordonnateur national, Howard Good, et d’autres organisateurs sont heureux du choix. De plus, la décision a été bénéfique pour les administrateurs et le personnel du Champ de Foire.

    Le Champ de Foire accueille habituellement des événements qui attirent une grande foule. (On attend 170 000 personnes au grand salon américain du plein-air). Mais avec un groupe de 7 500 participants représentant 65 pays, PA 2015 est «  beaucoup plus important que tous les autres événements que nous avons eu à l’échelle internationale », dit Sharon Atland, directrice générale du Complexe du Champ de Foire (CCF).

    De plus, la décision de faire de PA 2015 un événement « vert » a créé un précédent pour le Complexe du Champ de Foire. Le CCF a fait des efforts de gestion écoresponsable de moindre envergure dans le passé, comme l’installation d’un moulin à vent et de conteneurs à recyclage autour de ses bâtiments, dit Sharon Atland.

    « [Mais PA 2015 est] le premier événement où quelqu’un est venu nous dire “nous aimerions avoir la plus petite empreinte écologique possible” », dit elle.

    Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture en Pennsylvanie, a exprimé son appréciation aux participants du Rassemblement le 23 juillet 2015 « pour votre engagement à faire preuve d’une bonne intendance mennonite… et à réduire les déchets alimentaires. »

    « Nous nous engageons à transmettre ce message en suivant votre exemple et à nous améliorer nous-mêmes … en réduisant les déchets alimentaires dans nos installations, » dit Hannah Smith-Brubaker.

    Ce fut un événement différent en tous points pour le Champ de Foire. Jimmie Carter, un employé à un des stands de nourriture à l’extérieur du grand amphithéâtre, fait remarquer que PA 2015 les a tenus moins occupés que les expositions agricoles quand des files d’attente de clients affamés s’étirent jusqu’au milieu de la salle.

    Il est content d’avoir travaillé pour cet événement. « Nous avons apprécié la musique », dit-il à propos de l’ensemble musical international qui dirigeait les cultes pendant les séances plénières du matin et du soir. « Ne changez jamais cette musique! »

    Devin Manzullo-Thomas est rédacteur de Courier/Correo/Courrier, la publication de la Conférence Mennonite Mondiale.

  • Le programme des jeunes encourage les interactions remplies de confiance

    Par Laura Kraybill

    « Mais le Seigneur me dit “Ne dis pas : Je suis trop jeune” » a entonné en chœur des voix jeunes le 24 juillet 2015 au programme pour jeunes de PA 2015.

    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
PHOTO CREDIT: Laura Kraybill
    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
    PHOTO CREDIT: Laura Kraybill

    Étendus sur le sol de béton de la salle des jeunes, des centaines d’adolescents ont débuté leur matinée avec cette affirmation de Jérémie 1/7-8.

    La lecture biblique a introduit un message plein d’énergie par Dominik Bergen. Il a encouragé les participants à servir les autres et à se laisser servir par les autres, y compris leurs propres parents.

    En guise de rétroaction, les participants se jumelaient avec une autre personne pour parler d’une personne qu’ils souhaitent imiter dans la vie. Les partenaires se font face et reflètent, tels des miroirs, les mouvements de l’autre, à tour de rôle.

    « Nous ne voulions pas seulement parler aux jeunes puis faire jouer un groupe de musique », dit Egon Sawatzky, pasteur jeunesse de l’Église des frères mennonites Concordia à Asuncion au Paraguay et coordonnateur du programme des jeunes et des enfants à PA 2015. « Nous voulons que les jeunes vivent des expériences les uns avec les autres et avec Dieu. »

    Cela signifie qu’il faut se mettre deux par deux ou en petits groupes pendant les activités et les discussions en lien avec les thèmes de « En marche avec Dieu ».

    Yujin Kim from South Korea and the United States, Melanie Jonnalagadda from India and Canada mirror each other’s movements.
    Yujin Kim from South Korea and the United States, Melanie Jonnalagadda from India and Canada mirror each other’s movements.

    Egon Sawatzky est encouragé que les jeunes franchissent les barrières. Il fait mention d’un jeune de 17 ans « qui a presque l’allure d’un adulte » avec une jeune garçon de 12 ou 13 ans. « Ils se sont assis ensemble, ils ont parlé et ri ensemble. »

    Ces interactions « nous aident à sortir de notre zone de confort », fait remarquer un jeune.

    Un groupe de jeunes qui venaient juste de commencer un exercice de confiance (où on se laisse tomber en arrière et rattraper par l’autre) étaient heureux des contacts qu’ils étaient en train de faire. « Tu ne te sens pas seul. Tu possèdes une famille plus grande », dit un membre du groupe.

    Un autre ajoute «  Ça nous donne une idée comment grande est l’Église mennonite. »

    Jonas Beachy de New Hope Bible Church en Oregon aime les défis dans ce qu’il a entendu. « Ça nous fait réfléchir sur notre relation avec Dieu et prier pour plusieurs choses. »

    Après cette expérience, est-ce que les jeunes planifient assister au Rassemblement 2021? Des voix ont répondu en chœur : « Je l’espère! »

    Laura Kraybill est de Elkhart (Indiana) et commencera ses études au Séminaire Théologique Évangélique Garrett cet automne dans le programme de Maîtrise en Divinité. Au cours des cinq dernières années, elle a dirigé le programme d’art dramatique à Hesston College au Kansas.

    Photos par Laura Kraybill

    Andrew Kipfer, É.-U., se laisse tomber avec confiance avec un groupe de jeunes à PA 2015.

    Yujin Kim de la Corée du Sud et des États-Unis, Melanie Jonnalagadda de l’Inde et du Canada reflètent les mouvements de l’un et de l’autre.

    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
PHOTO CREDIT: Laura Kraybill
  • Les participants internationaux font des conserves de haricots dans la chaleur de la Pennsylvanie

    Par Tim Huber

    Harrisburg, Pennsylvanie (États-Unis) – L’unité mobile du Comité central mennonite (MCC) pour la mise en conserve de la viande est devenue végétalienne pour le Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, remplaçant pendant une semaine le porc, le bœuf et la dinde par des haricots verts.

    Quittant le Rassemblement par une porte menant au stationnement, des participants ont enfilé couvre-cheveux, quelques couvre-barbes et des gants de plastique pour emballer et étiqueter des boîtes de 650 grammes bénévolement.

    « Nous savions que travailler avec de la viande dans un stationnement en juillet ne serait pas possible, c’était donc la seule option que nous avions » a déclaré le coordinateur de conservation, John Hillegass, le 23 juillet 2015.

    A la fin du Rassemblement, 3 500 boîtes auront été emballées dans des boîtes en carton, destinées à des banques alimentaires de la Pennsylvanie. Les haricots ont été achetés, congelés, dans une épicerie locale, à un tarif réduit. Hillegass dit que c’est la première fois que le MCC mettait en conserve autre chose que de la viande.

    « J’ai reçu quelques appels, ici et là, de gens qui demandent si on ne ferait pas des pêches et des légumes, dit-il, mais la viande c’est vraiment ce que nous faisons. »

    Accompagnées du concert des dizaines de marteaux quelques mètres seulement plus loin, sur le site de construction d’une maison de Mennonite Disaster Service, des équipes de 10 à 12 volontaires se penchaient sur une rangée de boîtes de conserve vides, les remplissant avec de l’eau et des haricots congelés avant de les passer sous une machine à sceller.

    Pendant la nuit, l’équipe permanente de l’unité mobile met en route les cuiseurs à vapeur de la remorque pour cuire les boîtes de conserve. Les lots terminés sont étiquetés avec des bâtons de colle par des étrangers bavards, unis dans l’action et la conviction.

    « Nous allons avoir plus de 160 bénévoles », a déclaré Hillegass à propos de la participation totale prévue. « Les gens qui ne font que passer, s’arrêtent et disent qu’ils veulent aider. »

    Ce projet est le dernier tour de piste pour cette génération d’unité mobile de mise en conserve du MCC. Tandis que quelques ouvriers mettaient la touche finale sur les boîtes de haricots à Harrisburg, d’autres travailleurs à Ephrata terminaient les préparatifs de la prochaine unité mobile du MCC qui, selon Hillegass, sera prête en août.

    Tim Huber est rédacteur-adjoint Mennonite World Review.Il fait partie de l’équipe de rédacteurs de Meetinghouse qui feront les rapports des séances plénières du 16e Rassemblement.

  • Harrisburg, PA USA –  Déjà des centaines de frères et sœurs du monde entier se sont rassemblés à Harrisburg pour la 16ème Assemblée de la Conférence Mondiale Mennonite. PA 2015 a déjà commencé avec le Sommet Mondial de la Jeunesse qui s’est tenu du 17 au 19 juillet au Messiah College à Harrisburg. Pour voir toutes les actualités de cet évènement, cliquez ici.

    L’Assemblée Réunie débute aujourd’hui, le 21 juillet et se terminera le 26 juillet. Pour visionner le live streaming du service de culte, la galerie de photos et vidéos, les articles et les blogs, rendez-vous sur le site web de l’Assemblée.

    Communication de l’Assemblée

     

  • Bâle, Suisse – En plus d’appuyer l’appel à la prière lancé par la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), la Conférence mennonite suisse (CMS) a fait preuve de solidarité avec l’Église des frères du Nigéria (Ekklesiyar Yan’uwa a Nigéria – EYN).

    Actuellement, au nord-est du Nigéria, des chrétiens et des musulmans modérés souffrent terriblement des conséquences des attaques perpétrées par les terroristes connus sous le nom de Boko Haram. EYN a été durement touchée par ces violentes attaques et compte plus de 700 000 membres déplacés et quelque 1 670 églises détruites.

    Le Täuferisches Forum für Friede und Gerechtigkeit (Forum anabaptiste pour la paix et la justice), de la CMS, a été invité à participer au groupe de défense de Mission 21, une œuvre missionnaire protestante œcuménique de Bâle.

    « Nous avons pensé que le fait d’avoir des liens à la fois par le biais de la CMM et d’une organisation œcuménique locale serait significatif », explique Hanspeter Jecker.

    Compte tenu que l’Église des frères du Nigéria appartient à la tradition des églises pacifistes historiques, Mission 21 a voulu qu’une autre église pacifiste participe à leur groupe de défense du Nigéria. Ils ont invité Hanspeter Jecker et Heike Geist, tous deux professeurs au Séminaire théologique Bienenberg, à participer en tant que représentants des Services Missionnaires Mennonites, de la CMM et de la CMS, une église membre de la CMM.

    Le 12 juin 2015, une résolution proposée par le groupe de défense du Nigéria a été discutée et adoptée par Mission 21.

    Lors de cette rencontre, Hanspeter Jecker a parlé d’une perspective mennonite : « La présence des églises pacifistes historiques est caractérisée par une détermination à renoncer à la violence pour des raisons théologiques et bibliques, à suivre les traces de Jésus et à ne pas répondre au mal par le mal, mais d’y répondre par le bien et ultimement vaincre le mal par le bien. »

    « Cette conviction seule ne garantit pas une vie paisible et tranquille. Mais elle se base sur l’espérance que le Vendredi Saint n’est pas le dernier mot, mais qu’il y a Pâques, suivi de la Pentecôte. Cette foi n’est pas condamnée à accepter toutes les injustices et à souffrir en silence. »

    « C’est la raison pour laquelle cette résolution est si importante. Elle est une expression de notre solidarité fraternelle avec ceux et celles qui souffrent au Nigéria. Elle signifie qu’il ne peut pas avoir de paix sans justice. La résolution désire croire aux signes d’espoir que Pâques et la Pentecôte inspirent en période de grand besoin. »

    Cliquez ici pour lire la résolution intégrale.

    -Kristina Toews

  • Harrisburg, Pennsylvanie, États-Unis – Les participants de PA 2015, le Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), passeront le dernier jour de l’événement, le 26 juillet, avec les assemblées mennonites et Frères en Christ situées dans un rayon de deux heures du Champ de Foire d’Harrisburg.

    « Parce qu’il y a tellement d’assemblées anabaptistes dans la région, nous leur avons demandé si elles acceptaient d’être les hôtes de notre culte du dimanche matin », dit Liesa Unger de l’Allemagne, responsable des événements internationaux de la CMM. « C’est une occasion extraordinaire pour nous tous, résidants et visiteurs, de fraterniser ensemble dans les églises locales. Nous voulons faire l’expérience de la vie d’église nord-américaine. »

    Matériel pour le culte mis à la disposition de tous

    La CMM a créé du matériel liturgique et invite toutes les assemblées à l’utiliser peu importe où elles sont situées dans le monde. « Nous sommes tout particulièrement conscients d’appartenir à une famille de foi mondiale dans l’attente de PA 2015 », fait remarquer Liesa Unger. « Ainsi nous invitons toutes les assemblées anabaptistes de partout d’utiliser le matériel liturgique du dimanche matin. » Il est accessible au ici en espagnol, en français et en anglais.

    Pendant PA 2015, plus de 6 500 participants de plus de 70 pays se réuniront en communauté pour fraterniser et adorer autour du thème « En marche avec Dieu ». Le culte du dimanche matin porte le sujet plus loin avec « En marche avec Dieu : aller de l’avant » d’après Actes 18, 22-28.

    Le matériel liturgique comprend une suggestion du déroulement de la célébration, plusieurs prières, une lecture dialoguée basée sur le Psaume 145, trois chants avec paroles et musique (de l’Argentine, de l’Afrique du Sud et des Philippines), et les grandes lignes d’une prédication proposée et préparée par Nelson Kraybill, le prochain président de la CMM. De plus, une vidéo des grands moments de PA 2015 sera mise en ligne juste avant le 26 juillet au ici et pourra être projetée pendant le culte.

    Les églises locales multiplient les efforts pour exercer l’hospitalité

    Plus de 45 églises ont demandé de pouvoir accueillir leurs frères et sœurs pour le culte et la communion fraternelle le 26 juillet. Rebecca Pereverzoff, qui assigne les invités aux églises hôtes, a entendu plusieurs histoires.

    Ê Conestoga Mennonite Church, près de Morgantown (PA), environ 120 personnes assistent au culte la plupart des dimanches matin. Voici leur réponse à notre invitation à accueillir les invités de PA 2015 : « Nous sommes préparés à nourrir plus de 100 invités ce jour là, mais s’il y en a seulement 50, ça ne fait rien. Notre école du dimanche débute à 9 h 30. Si nos invités désirent y assister, veuillez nous prévenir à l’avance. C’est très important pour nous d’avoir un culte avec les anabaptistes de partout dans le monde. Nous avons tellement hâte que le mois de juillet arrive! »

    Weaverland Mennonite Church, près d’East Earl (PA), offre deux cultes la plupart des dimanches pour rendre service aux centaines de personnes qui fréquentent l’église. Bien que leur cuisine soit en rénovation cet été, ils se sont portés volontaires pour accueillir de 70 à 75 invités. La dame qui coordonne la cuisine lors des événements communautaires de l’église accueillera les visiteurs chez elle, avec sa famille, pour le repas du midi le 26 juillet.

    « Il n’y a pas de meilleure façon d’élargir notre expérience du culte et de la foi en communauté que de prier, de chanter et de lire les Écritures ensemble, puis de couronner le tout par un repas et une rencontre », fait remarquer Liesa Unger.

    Article par Phyllis Pellman Good, auteure et rédactrice pour la Conférence Mennonite Mondiale.

    Histoires de familles d’accueil

    Lyndell Thiessen, qui travaille à assigner des visiteurs à des familles d’accueil, raconte ces histoires et ajoute « je ne peux qu’admirer les hôtes et leur enthousiasme pour l’accueil » :
    • Une famille hôte a loué quatre lits sur roulettes afin de pouvoir accueillir plus de personnes.
    • Plusieurs hôtes effectueront plus qu’un voyage pour déposer leurs invités aux arrêts de la navette, car ils ont beaucoup d’espace à offrir dans leur maison, mais pas assez dans leur véhicule.
    • Deux femmes, toutes les deux ayant vécu la mort subite de leur époux, souhaitent honorer leur engagement d’accueillir des visiteurs. Elles disent que c’est important pour elles de le faire.
    • Une hôtesse est tellement enthousiaste d’accueillir des visiteurs du Zimbabwe qu’elle est en train de leur confectionner des petites courtepointes en cadeau. Elle a demandé à sa voisine amish de l’aider à concevoir le modèle.
    • Leon Stauffer, coordonnateur du transport par navette des participants hébergés dans les familles, et son épouse Nancy, ont choisi de rester dans la région des familles d’accueil pendant PA 2015 au lieu de rester avec le personnel de la CMM à Harrisburg. Plus de 1 000 invités sont hébergés dans environ 350 familles. Les Stauffer veulent être disponibles pour assurer un service fluide et ponctuel des 21 autobus qui emmèneront les invités au Rassemblement.
    • Quand une hôtesse a appris que six personnes seraient placées dans sa maison, elle a répondu « Seulement six? J’en avais demandé 16! »
  • Mwanza, Tanzanie – Les évêques de la Kanisa la Mennonite Tanzania et de la Kenya Mennonite Church travaillent ensemble à une formation locale abordable pour les pasteurs de villages.

    Pour ce faire, ils ont créé un partenariat avec les missionnaires de Eastern Mennonite Missions, Joe et Gloria Bontrager (États-Unis), qui développent et mettent en œuvre un programme de niveau élémentaire qui servira aussi de modèle à l’avenir pour la formation des responsables d’église.

    Les Bontrager se rendent dans différentes régions et commencent le programme avec un séminaire de ‘formation des formateurs’. Partant du niveau élémentaire et tout en montrant comment enseigner, ils apportent aux responsables locaux ce dont ils ont besoin pour donner eux-mêmes les douze cours en deux ans.

    Ê ce jour, ils ont dirigé 15 séminaires de ‘formations de formateurs’ dans sept des dix diocèses de la Kanisa la Mennonite Tanzania et dans cinq des sept diocèses de la Kenya Mennonite Church. Très souvent, les évêques animent aussi les séminaires, comme dans le diocèse de Mwanza (Tanzanie), où l’évêque Albert Randa a donné un cours sur la discipline d’église pour les candidats à l’ordination.

    Le programme a un fort impact sur les églises parce qu’il est conçu pour combler les lacunes des pasteurs dans les domaines bibliques et dénominationnels. Par exemple, les responsables ont demandé à avoir un cours spécifique sur ce qui caractérise les mennonites. Ils s’étaient rendus compte que de nombreux paroissiens ne connaissaient pas la différence entre les mennonites et les autres dénominations.

    La méthode d’enseignement de Joe et Gloria Bontrager contribue pour beaucoup à l’impact du programme. En Afrique, l’enseignement est souvent basé sur des exposés et l’apprentissage par cœur, mais Joe et Gloria insistent sur la réflexion personnelle et la discussion ouverte. Le matériel d’étude ne vise pas à simplement apporter des connaissances, mais à initier un dialogue sur la façon de les appliquer.

    Les responsables d’Église sont convaincus que cette pratique rend les formations au leadership des pasteurs accessibles et abordables, tout en leur permettant d’assumer leurs responsabilités domestiques et familiales. Les responsables sont satisfaits aussi de voir les étudiants commencer à partager avec les autres ce qu’ils ont appris.

    Adapté d’un article de Chris Fretz et Amanda Miller, Eastern Mennonite Missions (EMM)

  • ‘Marcher avec Dieu’ est le thème de notre prochain Rassemblement mondial, qui se tiendra du 21 au 26 juillet 2015. Mais comment pouvons-nous marcher ensemble si nous ne croyons pas exactement la même chose ? C’est la question qu’un responsable m’a posée il y a quelques mois, alors que je visitais sa communauté. « Ê la CMM, nous aimons la diversité … » ai-je commencé à répondre. Mais il a mis fin brusquement à notre conversation en insistant sur le fait qu’il est impossible de marcher avec ceux qui pensent différemment que vous.

    Il semble que nous entendons ce message partout dans le monde, surtout lorsqu’il s’agit de différences religieuses. Même notre histoire anabaptiste comporte toute une série de fractionnements et de divisions en raison de profonds désaccords sur des questions de doctrine et d’éthique. Est-il possible – voire souhaitable – d’avoir une communion de dimension mondiale quand nous avons une telle diversité de cultures, de choix éthiques et de conceptions théologiques ?

    Ê la CMM, nous avons découvert que la diversité n’est pas seulement possible, mais encore bonne. Cette diversité se manifeste lorsque nous partageons le même fondement : Jésus-Christ.

    Quand je lis les Écritures, j’y trouve au moins trois raisons pour lesquelles nous avons besoin d’une communauté mondiale, multiculturelle et très diversifiée :

    D’abord, Jésus. Il y a quatre évangiles qui parlent de Jésus. Chacun reflète l’expérience de son auteur avec Jésus-Christ. Ces écrits théologiques ne montrent pas Jésus exactement de la même manière. Ils sont assez différents. Pourquoi n’avons-nous pas un seul évangile ? Pourquoi avons-nous besoin de quatre points de vue présentant des interprétations différentes concernant Jésus ? Depuis le début, l’Église considère cette diversité comme cruciale pour nous aider à comprendre qui est Jésus. L’Église primitive n’a pas cherché à harmoniser les quatre évangiles, pour avoir un récit unique et uniforme. Nous avons besoin de la diversité pour mieux connaître Jésus.

    Deuxièmement, l’éthique. Le texte sur l’amour que l’on trouve dans 1 Corinthiens 13 se situe dans un contexte de diversité et de profonds désaccords. Par exemple, les opinions des croyants sur ce qu’ils pouvaient manger ou ne pas manger différaient. Ces mêmes croyants prenaient des décisions différentes sur ce problème éthique, décisions possibles parce que l’Écriture elle-même n’apporte pas de réponse définitive. Dans ce contexte, l’apôtre Paul exhorte d’aimer. Il semble donc que la diversité et même les désaccords sont nécessaires dans le corps du Christ, si nous voulons connaître le sens de l’unité, de l’amour, du pardon, de la patience et de l’abnégation. Il est facile d’aimer ceux qui pensent la même chose que nous, mais sommes-nous capables d’aimer ceux qui pensent autrement ?

    Troisièmement, la vision. Sur la route d’Emmaüs, les disciples n’ont découvert la vérité sur la résurrection de Jésus que lorsqu’ils se sont assis et ont dîné ensemble – Jésus étant au milieu d’eux – en dépit de leurs différences. Pendant leur longue marche depuis Jérusalem, ils ont résisté à la tentation de s’éloigner les uns des autres en raison de leurs conceptions théologiques divergentes sur le Messie. Ce n’est pas en passant des heures à des discussions théologiques qu’il ont découvert Jésus. Leurs yeux ne se sont ouverts que lorsqu’ils ont partagé un repas. Notre manière de voir les autres disciples du Christ (et le Christ lui-même) change quand nous les considérons comme des membres de notre famille. Avec notre famille, il est possible de s’asseoir et de manger ensemble malgré les différences.

    Pourquoi avons-nous besoin d’une communauté mondiale ? C’est un des sujets que nous abordons dans ce numéro du Courrier / Correo / Courrier. Nous avons besoin d’une communauté mondiale et de la diversité qu’elle apporte afin de mieux connaître Jésus, d’avoir une meilleure expérience de l’unité, du pardon, de l’amour, de la patience et de l’abnégation, et pour nous ouvrir les yeux sur ce qui peut nous rapprocher.

    Que Dieu nous aide à marcher ensemble et à aimer notre Église mondiale si diverse. Marchons avec Dieu !

    César García, secrétaire général de la CMM, travaille au siège social de Bogotá (Colombie).

  • Bogotá, Colombie – Arli Klassen a été nommée coordonnatrice des représentants régionaux pour la CMM, à compter du 1er juillet 2015.

    Ê ce nouveau poste (à mitemps), Arli travaillera en étroite collaboration avec les représentants des régions continentales de la CMM, dont l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Elle continuera également son travail de responsable du développement pour la CMM, poste qu’elle occupe depuis octobre 2012.

    « Arli est la personne la plus compétente pour remplir ce rôle pour la CMM », dit le secrétaire général, César García. « Elle a un don de leadership et une grande expérience internationale, acquise lorsqu’elle travaillait avec le Comité Central Mennonite, et dans d’autres organisations. Je suis très heureux qu’Arli se joigne à nous dans cette aventure de développement d’une communauté mondiale ».

    Devin Manzullo-Thomas

  • Winnipeg, Manitoba, Canada – La possibilité d’assumer des responsabilités dans une église locale est utile à Yoweri Murungi, qui fait un an de service interculturel à Lusaka (Zambie).

    De par ses nombreuses nouvelles expériences, il a l’occasion de participer à l’animation de cultes de louange et d’adoration, d’études bibliques et de travailler avec les jeunes de l’église Chilenje Frères en Christ de Lusaka.

    « Ces expériences m’aident à améliorer mes compétences en tant que responsable et à grandir dans la foi en Christ », dit Yoweri Murungi, 28 ans, de Kagadi, une ville du district de Kibaale (Ouganda).

    L’engagement d’un an de Yoweri et de 20 autres participants à YAMEN! (Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes) prend fin en juillet.

    YAMEN, un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale, est destiné aux jeunes (18-30 ans), qui ne sont citoyens ni du Canada ni des États-Unis. Les participants doivent fréquenter une assemblée anabaptiste dans leur pays d’origine ou travailler dans une organisation anabaptiste.

    Yoweri Murungi est coordonnateur adjoint des Clubs de la Paix – soutenus par le MCC – qui forment les jeunes à la non-violence active, à la transformation des conflits et à la réconciliation. Les Clubs de la Paix ont démarré en 2006 et sont maintenant actifs dans 32 écoles à Lusaka.

    Comme les cultures de la Zambie et de l’Ouganda ont de nombreux points communs, Yoweri Murungi est rapidement devenu un des responsables des Clubs de la Paix.

    Il précise que ces clubs montrent qu’il est possible que des gens différents s’accordent pour résoudre un problème. Il cite cet exemple : une membre du Club de la Paix a raconté qu’à l’école, elle est punie parce qu’elle arrive en retard. Mais elle est en retard parce qu’elle doit emmener son jeune frère dans une autre école avant d’aller dans la sienne.

    Grâce aux discussions en groupe, elle a su résoudre ce problème en demandant à ses parents de prendre d’autres dispositions concernant son frère cadet.

    En Ouganda, Yoweri est aussi engagé dans des actions en faveur de la paix. Il est conscient que ce qu’il apprend de par ses responsabilités, en participant à l’église locale et aux Clubs de la Paix, sera utile en Ouganda.

    « Je fais de nouvelles expériences et j’acquiers de nouvelles compétences » dit-il. « Je développe et améliore le fonctionnement du bureau, de la gestion et de l’administration. »

    Outre son travail avec d’autres responsables des Clubs de la Paix et de l’église, il apprécie de faire partie de l’équipe du MCC en Zambie.

    « Nous sommes ravis d’avoir des participants de Yamen dans notre équipe, ils apportent de la diversité à l’équipe du MCC », dit la représentante du MCC de Zambie, Miriam Mitchell. « Nous apprenons les uns des autres. Nous avons des différences culturelles, mais ce que nous avons tous en commun est d’être venu en Zambie pour servir ».

    Les participants à Yamen acquièrent de nouvelles compétences et de l’expérience à travers leur engagement avec des organisations partenaires du MCC dans de nombreux pays.

    Depuis 2004, plus de 100 participants à Yamen ont appris beaucoup et créé des liens avec l’Église mondiale, dit la coordonnatrice de YAMEN, Andrea Geiser.

    « Le fait de vivre dans une autre culture est un facteur de croissance très important pour les participants, à la fois personnellement et spirituellement », dit Andrea. « Chaque année, les participants mentionnent qu’ils se sont rapprochés de Dieu, s’appuyant sur lui pour faire face aux contraintes et aux difficultés rencontrées dans un nouveau pays et une culture différente ».

    Dans un récent rapport, Elisa Domínguez (Mexique, au Honduras) déclare : « Ma vision et ma façon de voir le monde ont changé. Le concept de service m’a appris que nous devons laisser de côté notre propre croix pour porter celle de ceux, nombreux, qui ne peuvent pas la porter eux-mêmes ».

    Réfléchissant à sa nouvelle perspective à l’échelle du monde, Jennifer Moreno (de Colombie, en Bolivie) dit : « Quitter mon pays m’a donné une nouvelle vision des choses, m’a permis de comprendre qu’il y a beaucoup d’options et de possibilités ailleurs, et qu’il est beau et passionnant de servir les autres sans attendre rien en retour. Il est intéressant de savoir qu’il y a des gens qui vous soutiennent et qui partagent la même foi dans d’autres pays ».

    Ces participants terminent leur année de service avec Yamen en juillet :

    en Bolivie : Jennifer Moreno (Colombie), Oscar Galo (Honduras) ; au Cambodge : Keila Medina (Honduras) ; en Colombie : Phealy Hut (Cambodge), Sam Joshua (Inde), Sanjib Sahu (Inde), Elizabeth Hartono (Indonésie), Victoria Muchanga (Mozambique) ; en Equateur : Jirenny García (République dominicaine) ; au Honduras : Gina Albornoz (Colombie), Elisa Domínguez (Mexique) ; en Inde : Ditrich Rumboirusi (Indonésie); en Indonésie : Suzy Filly (Egypte), Hemanta Pradhan (Inde), Subhechchha Koirala (Subu) (Népal), Freddy Satalaya (Pérou); au Laos : Gloria Kristianti (Indonésie); au Mexique : Alexander Gutiérrez (Colombie); au Nicaragua : Chia-Ming Chen (Taïwan) ; en Ouganda: Reviana Gamaputra (Indonésie) ; en Zambie: Yoweri Murungi (Ouganda).

    Communiqué commun de la CMM et du MCC. Article de Gladys Terichow, journaliste indépendante à Winnipeg (Canada).

  • « Les Colombiens ne se battent pas pour l’argent. Vous vous battez pour le pouvoir ». C’est ce qu’a déclaré une missionnaire d’Amérique du Nord après plusieurs décennies en Colombie. Elle parlait des ruptures incessantes de relations entre les responsables d’églises à cause de conflits.

    Après 22 ans de ministère en Colombie, je dois reconnaître que c’est la triste réalité de nos églises. Pendant ces années, j’ai été témoin de trop de conflits malsains dans nos assemblées ; j’ai aussi vu trop de relations brisées, et trop de personnes blessées quittant les églises à cause de ces conflits.

    Toutefois, depuis que je travaille à la CMM, j’ai découvert que les problèmes d’abus de pouvoir et de conflits malsains entre responsables ne sont pas seulement une réalité colombienne. En fait, ils semblent être transculturels et présents chez tous les peuples et toutes les nations, et en quelque sorte un gène ‘trans-anabaptiste’ qui a touché toutes nos églises. Quelques soient nos différences culturelles et théologiques, ils sont présents depuis Caïn et Abel.

    Quelles caractéristiques ai-je pu observer chez les responsables d’églises impliqués dans des conflits malsains et des abus de pouvoir à travers le monde ? Ê ce jour, j’ai noté :

    Des besoins personnels non satisfaits. Lorsque des responsables sont confrontés à des conflits, ils manifestent parfois de réelles faiblesses émotionnelles. Certains responsables par exemple, semblent avoir soif de reconnaissance. Ils s’attendent à recevoir un traitement spécial ou de la gratitude pour leur travail. Lorsque ce n’est pas le cas, ils réagissent avec agressivité envers les autres, ou sont entraînés dans une spirale descendante vers la passivité et l’apitoiement sur soi. Comme nos églises seraient différentes si nous apprenions à prier comme Mère Teresa : « Seigneur, fais que je cherche à aimer plutôt qu’à être aimé » !

    Un autre exemple a trait aux responsables qui ont appris à lutter contre leur sentiment de vide en profitant des privilèges liés à certains postes ecclésiaux. Craignant de les perdre, ils font tout pour les garder et ne s’inquiètent pas de blesser quelqu’un pour cela. La satisfaction de leurs besoins affectifs est plus importante que les personnes pour lesquelles ils ont été appelés à consacrer leur vie.

    Un extrême perfectionnisme. Il se manifeste quand des responsables ne sont pas prêts à reconnaître leurs erreurs ou à demander pardon quand ils ont blessé quelqu’un. Il n’est pas facile de se montrer vulnérable lorsque l’on occupe des postes de direction. Ces personnes croient que si elles ouvrent leur cœur et reconnaissent leurs erreurs, elles perdront leur autorité. C’est peut-être l’influence de la sécularisation. La vision d’un responsable fort et solitaire n’exprimant pas ses sentiments est le résultat des concepts culturels, mais n’a pas de place dans le service qui, dans la vision chrétienne, s’accomplit en étant blessé et vulnérable, et non en dominant les autres.

    L’insistance sur l’uniformité. La conséquence naturelle de l’abus de pouvoir, c’est la tentation de supprimer la diversité. Ce genre de responsables ne tolère pas ceux qui pensent différemment qu’eux. Différences théologiques ou de style de leadership sont critiquées et étiquetées comme péchés par ceux qui fonctionnent de manière autoritaire. La diversité étant perçue comme une menace, ces responsables utilisent un credo pour vérifier l’orthodoxie sans reconnaître que la diversité a fait partie intégrante de la foi chrétienne depuis ses débuts.

    Ces caractéristiques se retrouvent chez de nombreux leaders qui ne connaissent pas d’autre moyen d’exercer leurs responsabilités. Il nous faut vraiment un nouveau modèle de leadership. Comment nos églises peuvent-elles répondre à ce besoin ? Dieu nous appelle à un modèle de leadership inspiré de la vie de Jésus et renforcé par nos valeurs anabaptistes. Ce modèle ne cherche pas ses propres intérêts, mais le bien-être des autres, reconnaît ses erreurs et s’exerce à partir d’une position de vulnérabilité, qui célèbre la diversité au lieu de la réduire ou de la supprimer. Je prie pour que le numéro d’octobre 2014 de Courier / Correo / Courrier puisse nous aider à aller dans cette direction.

    César García, secrétaire général de la CMM, travaille à partir de son siège à Bogotá, en Colombie.