Prières de reconnaissance et d’intercession

  • L’Assemblée de la CMM en Éthiopie en 2028 franchit une première étape avec la signature d’un accord de coopération et la nomination d’un conseil consultatif national.

    Du 11 au 17 janvier 2024, les responsables de la CMM, Liesa Unger (responsable des événements internationaux), Sunoko Lin (trésorière), Lisa Carr-Pries (vice-présidente) et Henk Stenvers (président), se sont rendus en Éthiopie. Ils ont rencontré les responsables locaux de l’église Meserete Kristos Church (MKC), membre de la CMM, et ont visité des sites potentiels à Addis Ababa et Bishoftu.

    Quatre représentants ont été nommés au Conseil consultatif national (CCN) et une nomination est en cours. 

    • Tewodros Beyene, président
    • Tewodros Moges, vice chair 
    • Tigist Tesfaye, secrétaire de séance
    • Aboma Tefera, représentant des communications
    • [en attente], représentant des jeunes

    Le Conseil Consultatif National est composé de représentants des unions d’Églises membres dont il dépend. Son rôle est de conseiller la CMM sur la planification de l’Assemblée, d’assurer la participation des Églises hôtes, d’évaluer les dons que la MKC peut apporter, de lancer des collectes de fonds locales et de communiquer sur l’événement avec les assemblées locales.  

    Une paroisse de MKC en Éthiopie. Photo : Henk Stenvers

    « C’est un honneur d’accueillir la CMM 2028 qui coïncide avec le 500e anniversaire du mouvement mennonite », déclare Desalegn Abebe.

    La Conférence mennonite mondiale commémore les 500 ans des premiers baptêmes anabaptistes à Zurich, en Suisse, avec une série d’événements Renouveau sur 10 ans (2017-2028). « La MKC fera tout ce qui est en son pouvoir pour rendre la conférence mémorable et inspirante », déclare-t-il.

    « Nous sommes heureux de célébrer cet événement historique en Éthiopie, où se trouve la plus grande union d’Églises membres de la CMM », ajoute Henk Stenvers. « L’anabaptisme est aujourd’hui très vivant et se développe dans le monde entier, en particulier en Afrique. »

    Les Assemblées mondiales de la CMM ont souvent lieu en juillet. Cependant, la saison des pluies en Éthiopie rend cette période peu propice. Janvier (qui coïncide avec les fêtes de Noël copte en Éthiopie), avril (Pâques) et août sont des périodes potentielles pour l’assemblée mondiale.

    « Nous nous réjouissons d’accueillir des milliers d’anabaptistes-mennonites du monde entier pour cinq jours de culte, d’apprentissage, d’expériences et de relations interculturelles en Éthiopie en 2028 », dit Liesa Unger.

  • Alors que l’année tire à sa fin, la CMM finalise les chiffres de l’Assemblée en Indonésie.  

    « Nous sommes très heureux d’annoncer qu’au moment de la publication, nous avons atteint l’objectif financier de rentrer dans nos frais », déclare Jeanette Bissoon, responsable des opérations. 

    C’était la première fois que la CMM organisait un événement hybride avec des participants en personne et en ligne. « De nombreuses inconnues ont rendu difficile la budgétisation des droits d’inscription », dit Jeanette Bissoon. 

    « Grâce à la planification minutieuse et à la gestion rigoureuse des dépenses du personnel de l’Assemblée, nous avons pu contenir les dépenses en dépit d’une année supplémentaire d’obligations dues au report. Les dépenses totales ont été inférieures de 285 000 $ au budget. Ces économies ont permis de compenser le manque à gagner », ajoute Jeanette Bissoon. 

    L’incidence nette des différences au chapitre des revenus et des dépenses et un transfert budgétisé de 100 000 $ à partir des revenus généraux ont permis d’atteindre un seuil de rentabilité. 

    « Nous sommes reconnaissants à chaque personne et organisation qui a donné pour rendre ce résultat possible », dit Jeanette Bissoon. 

    « Nous sommes également reconnaissants pour chaque personne qui a assisté à l’Assemblée », dit Liesa Unger, responsable des événements internationaux. « Nous remercions ceux et celles qui se sont joints à nous en ligne – à la maison sur leur ordinateur ou avec d’autres dans une église locale – alors que nous apprenions à organiser un événement hybride. Nous remercions nos frères et sœurs indonésiens qui ont assisté à des parties de l’événement à Salatiga, Semarang ou à l’un des sites satellites. Nous avons bon espoir que l’Esprit de Dieu s’est déplacé parmi nous et nous prions que la bénédiction que nous avons reçue nous porte en avant. 

    Voir le tableau ci-dessous pour les revenus et les dépenses. 

    Revenus 

     
    Contributions 1 034 334 $
    Droits d’inscription 138 007 $
    Autres 9 107 $
    Transfert du fonds non affecté 100 000 $
    Total des revenus de l’Assemblée 1 287 918 $ 
       

    Dépenses 

     
    Installations et programme 252 331 $
    Personnel, voyage, administration 672 583 $
    Frais de gestion 375 602 $  
    Total des dépenses 1 300 515 $
       
    Net (12 597 $
    Solde d’ouverture 15 112 $
    Solde de clôture*  2 515 $

    *(Un solde positif de l’Assemblée 17 sera crédité à l’Assemblée 18.)

  • Activités de l’Assemblée

    Créer des liens est au cœur des assemblées de la CMM. Participer au tourisme local et aux ministères locaux, c’est une autre possibilité d’établir de nouveaux liens.

    « J’éprouve beaucoup de joie à aider les gens », dit Daniel Beachy, qui s’est inscrit à une activité de service. « C’était très satisfaisant de planter des arbres en sachant qu’ils pousseront pour nourrir de futurs étudiants au séminaire. »

    D’autres sont allés dans un orphelinat où « Chanter avec des gestes a aidé à surmonter la barrière de la langue », dit Gerald Neufeld, qui a aussi noté que Hakjoon Ko (“Joe Ko”) avait enseigné une chanson coréenne avec des gestes.

    « J’ai appris des jeunes volontaires que quel que soit le travail à faire, il doit être fait avec joie. Tous étaient toujours souriants en s’acquittant de leurs responsabilités », dit Ranjana Nath.

    Il y a eu quelques obstacles pour voir les sites lors de certaines visites, mais « Nous avons rencontré des gens des ÉtatsUnis et du Canada et nous avons passé un très bon moment, en parlant de nos points de vue et de notre culture », raconte Arpan Nath (Inde).

    Partager un repas indonésien dans un petit café avec des mères et leurs enfants indiens était « le meilleur moment du voyage », dit Carla Rupp (États-Unis), qui était présente avec son fils.

    Felo Gracia (RD du Congo) a franchi des barrières culturelles lors des tours : « J’étais la seule personne noire lors des deux visites, mais je me suis senti en famille », dit-il.

    « Le tour m’a aidé à nouer des liens avec de nouvelles personnes », dit Subhashini Biswas. “C’était vraiment réconfortant de sentir la même foi, les mêmes bénédictions et l’amour que nous avons les uns pour les autres, même si nous appartenons tous à des cultures et à des pays différents. J’ai perçu le lien profond que tous ont avec le ToutPuissant, même lorsque dans le monde, il y a les épreuves de la guerre, des pandémies et des turbulences politiques.

    « Le goût du durian et du selabi étaient totalement nouveaux pour moi », explique Didier Bellefleur (France). « Les visites m’ont aidé à mieux découvrir la culture, l’histoire et la campagne de l’Indonésie. »

    « J’ai maintenant un esprit plus ouvert et observateur pour apprécier les choses, à la fois dans l’union d’églises de mon pays et dans mon assemblée locale », déclare Clemens Rahn du Paraguay.


    Cet article est paru pour la première fois dans le numéro d’Octobre 2022 de Courier/Correo/Courrier.
  • Avec sa devise nationale « l’unité dans la diversité », l’Indonésie s’est avérée être un hôte idéal pour la 17e Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale – réduite par les restrictions du COVID-19 mais pleine de joie, de beauté et de fraternité. 

    En plein air, dans un séminaire biblique mennonite (JKI) situé au sommet d’une montagne dans la ville de Salatiga sur l’île de Java, des anabaptistes de 44 pays se sont réunis du 5 au 10 juillet 2022 pour la réunion de l’église mondiale qui a lieu tous les six ans – ou sept, dans ce cas, après un report dû à la pandémie de coronavirus. 

    Célébration chrétienne dans un pays composé à 87 % de musulmans, l’événement s’est conclu par un culte le dimanche matin dans le Holy Stadium de 12 000 places, siège de JKI Injil Kerajaan, une assemblée mennonite qui est l’une des plus grandes églises d’Indonésie, à Semarang. 

    La pandémie a depuis longtemps anéanti les espoirs de remplir la mega-church anabaptiste. La CMM a limité le nombre de participants à 1 000 parce que « nous ne voyions pas comment nous pourrions suivre toutes les règles du gouvernement au-delà de 1 000 », dit Liesa Unger, responsable des événements internationaux de la CMM. « Notre plus grande crainte n’était pas le COVID lui-même, mais d’être bloqué par le gouvernement ». 

    Les participants ont été 1 144 à s’inscrire en présentiel : 594 pour toute la semaine et 550 pour une journée. Soixante-quatre personnes sont venues des États-Unis et 31 du Canada. Au moins 789 personnes se sont inscrites pour regarder le livestream individuellement ou en groupe dans le monde entier. 

    L’absence de la foule habituelle de la CMM – l’assistance moyenne de 700 personnes par jour représentait environ 10 % d’un Rassemblement typique – n’a pas diminué la portée de la découverte de ce que Dieu fait à travers environ 107 000 chrétiens anabaptistes (de trois synodes : GKMI, GITJ et JKI)* dans une nation à majorité musulmane et qui revendique la diversité. 

    Une harmonie religieuse 

    GKMI Winong

    Didik Hartono, pasteur de la congrégation GKMI dans le village de Winong, a raconté comment son église et la mosquée voisine vivent la vision indonésienne de l’harmonie religieuse. 

    Les lieux de rencontre des deux confessions « semblent ne faire qu’un », a-t-il déclaré, car un auvent s’étend de part et d’autre de la rue et les relie. 

    Une vidéo montrait des membres de l’église et de la mosquée décrivant leur amitié et leur coopération comme un exemple des « idéaux de l’Indonésie ». 

    « Puissions-nous tous continuer à construire les valeurs de fraternité et vivre en paix avec tout le monde et aussi avec ceux qui ne sont pas de la même religion que nous », a déclaré Paulus Hartono. 

    Lors d’un office du soir, des derviches musulmans soufis, ou semazens, ont fait une démonstration du rituel spirituel de la danse giratoire. Vêtus de robes blanches longues, de vestes blanches à manches longues et de chapeaux de feutre noirs, cinq hommes de la communauté islamique soufie de Jepara ont tourné en rond, les bras levés, tandis que les femmes de l’église chantaient et qu’un orchestre jouait. Le soufisme est une forme mystique de l’islam. Tourner en rond est une pratique méditative pour se rapprocher de Dieu. 

    La danse religieuse soufie a été diffusée en direct depuis la congrégation GITJ de Jepara. Comme l’assemblée travaille en étroite collaboration avec la communauté soufie locale, le pasteur voulait inviter les soufis à participer, et les responsables de la CMM ont accepté, dit Liesa Unger. 

    Le fait que les danseurs soufis ne soient pas présents à Salatiga reflète le caractère hybride du rassemblement. Même sur place, les participants à la conférence se sont transformés en spectateurs du livestream. Afin d’impliquer quatre assemblées du centre de Java qui avaient prévu d’accueillir des visiteurs, la CMM s’est arrangée pour qu’elles accueillent les différentes parties de quatre cérémonies du soir. Projetés sur un écran derrière la scène, les orateurs et les musiciens des sites éloignés ont pu toucher le public local et la foule de la conférence. 

    Déceptions 

    Certains participants à la conférence ont contracté le COVID-19 et ont dû manquer une partie de l’assemblée. Tout le monde a fait un test rapide à son arrivée. Environ 5 % d’entre eux ont été testés positifs, mais personne n’est tombé gravement malade, a déclaré Liesa Unger. Il a été demandé à chacun de porter un masque en permanence. 

    César García, secrétaire général de la CMM, a été testé positif et a dû être mis en quarantaine pendant une partie de la semaine. Des remplaçants ont lu les messages de deux orateurs, Salomé Haldemann de France et Willi Hugo Perèz du Guatemala. 

    Après plus de deux ans d’incertitude et de bouleversements, les organisateurs ont été soulagés de pouvoir organiser l’événement. 

    Ê certains moments, l’Assemblée elle-même semblait compromise, dit Paulus Widjaja, qui préside le comité consultatif national de la CMM en Indonésie. Il est reconnaissant qu’elle n’ait pas été annulée, mais la réduction des participants a été une déception. 

    « Nous avions prévu d’avoir environ 10 000 personnes », dit Widjaja. « Nous avions espéré que le président de l’Indonésie pourrait venir à la cérémonie d’ouverture. Nous pensions que si nous l’invitions, il viendrait. Puis le corona est arrivé, et tout – pouf ! » 

    A déclaré Liesa Unger : « Je suis heureux que nous l’ayons déplacé d’un an, car l’année dernière a été la pire période du COVID. L’Inde était au centre des médias, mais l’Indonésie souffrait encore plus. » 

    Styles de louanges 

    ensemble international

    Au cours des quatre jours complets de l’Assemblée, les participants à la conférence ont célébré un culte le matin et le soir, avec des ateliers et des visites l’après-midi. Un ensemble international a animé 45 minutes de chant pour commencer le culte du matin et une demi-heure pour ouvrir la réunion du soir. 

    Des chanteurs du monde entier ont apporté des styles différents. Le soir de l’ouverture, l’équipe de louange de la Jakarta Praise Community Church, qui compte 18 000 membres – l’une des nombreuses assemblées de la JKI qui font partie des plus grandes églises de toute l’Indonésie – a déployé une grande énergie et un volume digne d’un concert de rock. 

    Les célébrants ont entendu deux orateurs principaux chaque matin et un chaque soir, ainsi que d’autres histoires et témoignages, s’appuyant sur le thème de l’assemblée, « Suivre Jésus ensemble à travers les frontières ». 

    Chacune des quatre journées était consacrée à un continent différent, et les orateurs ont abordé différents aspects de ce que les anabaptistes peuvent faire ensemble : L’Europe, apprendre ; l’Asie, vivre ; l’Amérique latine, aimer ; l’Afrique, célébrer. L’Amérique du Nord a été mise à l’honneur lors du service d’ouverture. 

    La paix en question  

    De nombreux intervenants ont donné leur point de vue personnel sur les événements et les situations dans leur pays et ont décrit comment les anabaptistes cherchent à apporter la paix et à soulager la souffrance. 

    Jeremiah Choi, pasteur à Hong Kong, a parlé des manifestations et des violences de ces dernières années en réponse à la répression du gouvernement chinois contre la liberté de Hong Kong. 

    De nombreuses personnes quittent Hong Kong pour le Royaume-Uni, y compris 10 % de son assemblée, Agape Mennonite Church, « pour chercher un lieu de liberté et d’espoir », a déclaré Jeremiah Choi. Mais il s’est engagé à rester, à construire l’église et à travailler pour la paix. 

    « Si vous êtes confrontés à des lendemains imprévisibles, a dit Jeremiah Choi, levez les yeux vers Dieu et cherchez votre appel. » 

    Tigist Tesfaye Gelagle, une responsable éthiopienne, a abordé le thème de la célébration en demandant comment il était possible de célébrer au milieu des péchés de la guerre, de la famine, du racisme, de l’oppression des femmes et « lorsque je suis traitée comme une criminelle à l’immigration dans la plupart des pays. Quand on me traite comme un terroriste. Quand je suis à la merci de mes supérieurs. Comment puis-je m’amuser, danser et adorer ? » 

    La célébration est possible, a-t-elle dit, lorsque nous nous traitons les uns les autres comme étant significatifs. 

    « Si nous ne sommes pas importants les uns pour les autres, il n’y a pas de célébration de l’unité », a-t-elle déclaré. « Voir l’importance des autres permet de franchir les frontières. Je peux oublier ma douleur si je suis significative pour toi. » 

    Salomé Haldemann, de France, a suggéré que les Européens devaient être formés au rétablissement de la paix par ceux qui, dans l’église mondiale, ont l’expérience de la résistance à la guerre. « Tout à coup, notre théologie et nos croyances semblent obsolètes. Une tempête s’est abattue sur l’Europe, et nos convictions se sont effondrées. » 

    « Nous affirmions la non-violence lorsque notre contexte était pacifique, mais face à la guerre, nous considérons la résistance non-violente comme na√Øve et irréaliste », a déclaré Salomé Haldemann, diplômée du Anabaptist Mennonite Biblical Seminary. Anne Hansen, d’Allemagne, a lu son discours. 

    Se référant à la tradition des appels à l’action lors des rassemblements de la CMM, elle nota qu’en 1967, à Amsterdam, Vincent Harding, leader des droits civiques aux USA, avait appelé les mennonites à « venir aux côtés de leurs s≈ìurs et frères noirs dans la lutte pour la liberté ». 

    En 1984, à Strasbourg, l’écrivain et professeur américain Ron Sider a encouragé la mise en place d’une force de paix non-violente, ce qui a donné lieu à la création des Community Peacemaker Teams. 

    « A quoi cela ressemble-t-il de pratiquer l’amour de l’ennemi à un niveau collectif dans notre époque et dans notre contexte local ? » a déclaré Salomé Haldemann. 

    « Peut-être que les mennonites pourraient se préparer à la résistance à la guerre avec un service anti-militaire, comme un camp d’entraînement à la résistance non-violente. Il serait peut-être temps pour nous de créer une formation généralisée pour que les gens d’église apprennent et pratiquent les bases de la résistance civile. » 

    Gamelan

    Ebenezer Mondez, membre du comité YABs (Young AnaBaptists, Jeunes Anabaptistes) des Philippines, a cité la persécution en Inde et la violence politique en Birmanie comme des endroits o√π les chrétiens souffrent mais reçoivent moins d’attention qu’en Ukraine. 

    Après avoir fait l’éloge des mennonites d’Ukraine qui aident leurs voisins à surmonter les difficultés causées par l’invasion de la Russie – et félicité ceux qui ont envoyé de l’aide à l’Ukraine – il a déclaré : « Je nous mets au défi de faire de même pour nos frères et s≈ìurs en Inde et en Birmanie. Apprenons-en davantage sur leur situation et sur la manière dont nous pouvons être les mains et les pieds du Christ en temps de besoin. » 

    « Dans les moments de détresse, nous sommes le prolongement de la main de Dieu », a déclaré Ebenezer Mondez. « Les miracles de Dieu passent par nous. C’est à cela que ressemble le vivre ensemble en temps de crise. Nous oublions nos différences et nos désaccords, et nous trouvons notre objectif commun de paix. En vérité, les crises et les difficultés font ressortir le meilleur de nous-mêmes. » 

    Desalegn Abebe, président de l’Église Meserete Kristos en Éthiopie – dont les 370 000 membres en font la plus grande dénomination anabaptiste du monde – a invité tout le monde à la prochaine assemblée, en Éthiopie, en 2028. 

    Lors du culte de clôture, dimanche matin au Holy Stadium, plus de 1 000 personnes ont assisté à l’assemblée, s’asseyant sur un siège sur deux par souci de distanciation sociale. H. Ganjar Pranowo, gouverneur du centre de Java, une région de 36 millions d’habitants, a salué la foule en faisant référence au rétablissement de la paix et à l’histoire anabaptiste. 

    Il a déclaré que le président indonésien, Joko Widodo, cherchait à servir de médiateur entre la Russie et l’Ukraine pour mettre fin à la guerre. 

    « Lorsqu’il y a une effusion de sang entre des pays, il est de notre devoir de rechercher la paix entre eux », a-t-il déclaré. « Quelle que soit la raison de la guerre, elle ne peut jamais être justifiée ». 

    H. Ganjar Pranowo a cité une histoire que de nombreux anabaptistes reconnaîtraient comme le récit du Miroir des Martyrs du martyr Dirk Willems du 16ème siècle. Il a parlé en indonésien, avec la traduction anglaise projetée sur un écran. 

    Il a dit qu’il n’aurait pas besoin de dire aux autres d’ « imiter les mennonites en pratiquant et en répandant la paix » – comme l’a fait Willems – parce que les principes de paix et de vérité sont « ancrés dans chaque √¢me humaine ». 

    Dans le message final de la semaine, Nindyo Sasongko, un pasteur indonésien du GKMI qui enseigne à l’université de Fordham et vit à New York, aux États-Unis, a résumé le thème du franchissement des frontières en le reliant à l’histoire biblique de Ruth, une femme moabite qui a juré de suivre sa belle-mère israélite partout o√π elle allait. 

    Henk Stenvers and H. Ganjar Pranowo

    Une communion encore plus forte 

    Dans sa loyauté envers Naomi, Ruth a fait preuve d’un profond courage, brisant les frontières de la nationalité et de la religion, a déclaré Nindyo Sasongko. Lorsque nous suivons Jésus à travers les frontières, a-t-il dit, nous suivons également l’exemple de Ruth. 

    « La réconciliation ne peut pas être atteinte si l’on ne s’engage pas à franchir les frontières », a-t-il dit. 

    La présidence de la CMM est passée de J. Nelson Kraybill (États-Unis) à Henk Stenvers (Pays-Bas). Médecin, Henk Stenvers a fait partie de la Commission Diacres de la CMM pendant 10 ans.  

    Lors de la cérémonie de clôture, Henk Stenvers, le nouveau président de la CMM, s’est tourné vers l’avenir. 

    « Maintenant, à la fin de ce grand rassemblement, nous regardons vers l’avenir avec énergie et espoir », a-t-il dit. « En 2025, nous espérons commémorer la naissance de l’anabaptisme à Zurich et, Dieu voulant, dans six ans, une autre assemblée en Ethiopie. Nous allons tous travailler dur pour faire de la Conférence Mennonite Mondiale une communion encore plus forte de fidèles disciples du Christ. » 

    ‚Äîécrit par Paul Schrag, chroniqueur du Anabaptist World, un magazine publié aux États-Unis. Repris avec sa permission. 

    World assembly small but full of joy


    *Aujourd’hui, il y a trois groupes anabaptistes-mennonites en Indonésie :  

    • Gereja Injili di Tanah Jawa (GITJ – Église évangélique de Java)  
    • Gereja Kristen Muria Indonesia (GKMI – Église chrétienne de Muria d’Indonésie)  
    • Jemaat Kristen Indonesia (JKI – Assemblée chrétienne indonésienne) 
  • L’Assemblée en Indonésie 2022 va commencer le 5 juillet 2022, avec des protocoles sanitaires stricts en place, comme l’ont demandé les autorités sanitaires locales.

    « Conformément aux directives du gouvernement, le port du masque est obligatoire à l’intérieur et dans les lieux très fréquentés à l’extérieur. Les sièges sont disposés à distance les uns des autres, et le respect du port du masque est contrôlé à l’entrée et tout au long de l’événement », explique Agus Setianto, coordinateur national de l’Assemblée.

    « Les tests n’étant plus nécessaires pour la plupart des voyages en avion, nous avons mis en place notre propre système afin de faire en sorte que l’Assemblée soit aussi sûre que possible pour tous », ajoute-t-il.

    Depuis le 30 juin 2022, tous les délégués/participants arrivant de Semarang font un test de dépistage avant de monter dans le bus pour Salatiga. Une fois à Salatiga, le test est accessible à tous. Si des cas positifs sont découverts, ils sont isolés.

    « Entre le 30 juin et le 4 juillet 2022, nous avons administré plus de 1 000 tests », déclare Sarah Yetty, coordinatrice nationale de l’Assemblée.

    « Dans cette période sans précédent, il est inévitable que quelques cas apparaissent. Nous avons mis en place un protocole de confinement et nous exigerons deux jours de tests antigéniques négatifs avant qu’une personne puisse sortir de l’isolement », explique Liesa Unger, responsable des événements internationaux de la CMM.

    « Les tests sont un peu désagréables, et l’isolement encore plus. Mais tous et toutes coopèrent, se soutiennent mutuellement dans la prière et par téléphone, livrent de la nourriture et des médicaments. Lors de cette Assemblée, nous avons de nombreuses barrières à franchir : nous vivons la communion de différentes manières. Nous sommes reconnaissants pour la résilience de notre communauté, des hôtes indonésiens et des participants internationaux », dit J. Nelson Kraybill, président de la CMM (2015-2022).

    « Je crois que ce que nous faisons à l’Assemblée est un excellent exemple de l’amour du prochain, tel qu’il est exposé dans Philippiens 2:3-4 », ajoute-t-il.

  • « Ce ne sont pas les activités prévues qui nous changent, ce sont les rencontres », nous dit Benjamin Isaak-Krauß, un Allemand qui a participé deux fois à l’Assemblée. Les participants en ligne de la Conférence Mennonite Mondiale pourront vivre ces rencontres internationales dans le Hub de l’Assemblée. 

    Les activités programmées sont ressourçantes, mais ce sont les échanges spontanés autour d’un repas ou dans des ateliers qui changent la vie. « C’est un mélange de choix et de chance », dit Benjamin Isaak-Krauß. 

    Dans le Portail de l’Assemblée, sous l’onglet « Communauté », les participants peuvent cliquer sur « Discussions » pour rejoindre 6 ou 7 autres personnes. Dans ce salon de discussion, les participants peuvent discuter malgré les barrières de distance et de langue (avec l’aide d’un logiciel de traduction). Tout comme une pause-café lors d’un événement en présentiel, le temps passé dans ces espaces est limité afin de préserver la qualité des conversations.   

    Pour ceux qui ont une caméra, le « réseautage instantané » permet un appel vidéo de cinq minutes avec une seule personne. 

    Les participants peuvent également envoyer un message instantané de personne à personne via l’application.  

    « J’ai hâte d’avoir des conversations avec vous dans le chat – des conversations sérieuses sur la théologie et des discussions plus légères sur la nourriture et la culture », déclare Natacha Wendyam Kendrebeogo, une stagiaire de YAMEN qui sert l’équipe d’inscription. « De quoi aimeriez-vous discuter avec un anabaptiste mondial ? ». 


    Les avantages de l’inscription : Profitez de TOUTE l’Assemblée réunie 

    Participer en ligne à la 17ème Assemblée réunie, c’est bien plus que regarder une vidéo YouTube. L’inscription à la 17ème Assemblée vous donne un accès illimité !  

    • Découvrez les messages du matin et du soir, les salutations des invités œcuméniques et participez à la louange avec la chorale internationale.   
    • Assistez aux présentations des ateliers.  
    • Regardez les activités vidéo du programme pour les enfants et les jeunes.  
    • Entrez dans les groupes de discussion pour échanger avec des frères et sœurs du monde entier. 
    • Lisez les récits et regardez les vlogs sur les projets d’entraide, les églises d’accueil indonésiennes, et sur les participants à la 17ème Assemblée.  

    Toutes les vidéos et les histoires resteront accessibles en ligne jusqu’au 30 septembre.  

  • « Se rassembler » est devenu un concept plus important. Deux années de restrictions liées à la pandémie ont appris aux gens à être ensemble virtuellement. L’Assemblée mondiale de la Conférence Mennonite Mondiale bénéficie de cette maîtrise de Zoom. Le rassemblement de la CMM est ouvert à toute personne du monde entier qui peut s’inscrire pour participer à ces cinq jours de fraternité, où qu’elle se trouve. De plus, les enregistrements sur le Portail de l’Assemblée en ligne seront disponibles jusqu’au 30 septembre 2022. 

    Ceux qui regarderont depuis chez eux limiteront l’empreinte carbone de leur voyage. La CMM a également pris des mesures pour réduire l’empreinte carbone des personnes présentes. Une entreprise de compostage enlèvera et traitera tous les déchets organiques en vue d’un recyclage optimal. Et tous les participants recevront un gobelet réutilisable. 

    Photo : Preshit Rao

    Pour les participants locaux d’Indonésie, qui participeraient seulement qu’un jour sur cinq, il y aura des gobelets en bambou.  

    La déforestation en Indonésie peut entraîner des glissements de terrain, de l’érosion et des inondations. Le bambou est un arbre à croissance rapide originaire d’Indonésie. Les plantations de bambou contribuent non seulement à résoudre les problèmes de déforestation, mais fournissent également de la matière première à l’industrie locale. 

    La CMM a commandé 2 000 gobelets à deux marchands locaux, Carang Pakang à Jepara et dAb’c craft & furniture à Yogyakarta. Ces gobelets remplaceront les bouteilles en plastique pour boire, constitueront un souvenir de la CMM et se décomposeront en substances naturelles une fois leur durée de vie terminée.  

    « Nous voulons être de bons intendants », déclare Liesa Unger, responsable des événements internationaux de la CMM. « Nous prêtons attention à ces détails pour une planification durable de l’Assemblée. Et nous étions heureux de travailler avec des artisans locaux pour soutenir leur activité dans l’industrie verte. » 

  • Cette année, tout le monde peut se rendre en Indonésie pour l’Assemblée hybride de la Conférence mennonite mondiale. Environ 1 250 personnes s’y rendront en personne, tandis que des milliers d’autres visiteront l’Indonésie à travers leurs écrans. 

    Grâce à une présentation quotidienne de « Panorama Indonesia », les participants suivront Jésus à travers les frontières en découvrant les activités multiformes des trois synodes qui les accueillent. 

    Chaque session plénière de l’Assemblée commence avec un moment de chant. Une chorale internationale et un groupe local dirigent les chants du répertoire international, compilé à nouveau pour chaque Assemblée. « Les participants reconnaîtront les classiques qu’ils aiment et apprendront de nouveaux chants », déclare Benjamin Bergey, coordinateur musical de l’Assemblée. (Cliquez ici pour en savoir plus) 

    Des intervenants passionnants de chaque continent—y compris des responsables de Jeunes Anabaptistes (YABs) — enseigneront sur les thèmes quotidiens. (Cliquez ici pour voir les orateurs du matin et du soir

    Lors des sessions du matin, l’une des quatre commissions de la CMM parlera de son travail pour faire tomber les frontières et construire la communion entre les anabaptistes-mennonites du monde entier. 

    Les sessions du soir auront lieu dans un endroit différent chaque jour. « De cette façon, les participants en ligne peuvent ‘voyager’ autour de Java, en voyant l’église locale rassemblée pour le culte », explique Liesa Unger, responsable des événements internationaux. (Cliquez ici pour en savoir plus sur les assemblées qui accueillent

    • Les délégués du Sommet Mondial de la Jeunesse (GYS) raconteront comment ils ont appris, servi et adoré en « Vivant dans l’Esprit. »
    • Le président élu, Henk Stenvers, des Pays-Bas, commencera son mandat. 
    • Les représentants de l’Église Meserete Kristos annonceront l’invitation à la prochaine Assemblée en Ethiopie en 2028. 
    • Les participants célébreront la cène. 

    L’événement du Renouveau 2022 aura lieu lors du culte de clôture du dimanche matin. « Cette série de rencontres commémore le 500e anniversaire des débuts du mouvement anabaptiste, en se souvenant du passé et en regardant vers l’avenir pour voir comment Dieu nous façonnera » , déclare John D. Roth, secrétaire de la Commission Foi et Vie et coordinateur du Renouveau 2028. (Cliquez ici pour en savoir plus sur les autres événements du Renouveau

    Il y aura cinq cultes en soirée du 5 au 10 juillet 2022 en Indonésie. Les diffusions en direct de ces cultes peuvent avoir lieu en milieu d’après-midi ou en début de matinée, selon votre fuseau horaire. (Cliquez ici pour savoir comment trouver les horaires locaux des sessions de l’Assemblée

    Il y aura cinq sessions plénières matinales du 6 au 10 juillet 2022 en Indonésie. Celles-ci peuvent être diffusées en direct le soir, pendant la nuit, ou tôt le matin, selon là où vous vous trouvez. (Cliquez ici pour trouver les horaires locaux des sessions de l’Assemblée.

     

    *Aujourd’hui, il y a trois groupes anabaptistes-mennonites en Indonésie :   

    • Gereja Injili di Tanah Jawa (GITJ – Église évangélique de Java)  
    • Gereja Kristen Muria Indonesia (GKMI – Église chrétienne de Muria d’Indonésie)   
    • Jemaat Kristen Indonesia (JKI – Assemblée chrétienne indonésienne) 

     

  • L’Assemblée en Indonésie vient de s’agrandir un peu plus. Le comité consultatif national de la 17e Assemblée et le comité exécutif de la CMM ont décidé de porter à 1 250 le nombre de participants sur place au rassemblement en Indonésie. 

    Les cas de COVID-19 en Indonésie restent faibles, le gouvernement indonésien a donc levé les restrictions de quarantaine imposées aux voyageurs.

    « Nous serions ravis de vous voir en Indonésie. Inscrivez-vous dès maintenant ! Il n’est pas trop tard pour planifier votre voyage », déclare Liesa Unger, responsable des événements internationaux.

    « Tout le monde peut s’inscrire jusqu’à ce que nous ayons atteint la limite. Notre équipe à l’inscription est heureuse de fournir un effort supplémentaire pour faciliter les inscriptions tardives et les préparatifs du Conseil Général. »

    Le nombre accru de participants permet au Conseil Général de se dérouler sur place plutôt qu’en mode virtuel. 

    « La Conférence Mennonite Mondiale est une communion, c’est-à-dire que nous sommes dans une relation profonde, spirituelle et unificatrice les uns avec les autres », déclare le secrétaire général, César García. « Le travail de discernement du Conseil Général se fait mieux quand nous pouvons passer du temps les uns avec les autres, en communion non seulement lors des séances, mais aussi lors des repas et des loisirs en dehors des réunions. »

    Les commissions assisteront également à l’Assemblée et tiendront des réunions en personne. 

    « Sans aucun doute, notre séjour en Indonésie sera une bénédiction pour notre communion mondiale », ajoute César García.

     

  • Comment l’évangile est-il communiqué en Indonésie, pays qui compte la plus grande population musulmane du monde ? Découvrez-le en priant avec quatre assemblées locales qui accueilleront les sessions du culte du soir pendant la 17e Assemblée de la CMM à Jepara, à Solo, à Margokerto et à Ungaran. 

    « Grâce à ces emplacements satellites, tous les participants peuvent voir, entendre et expérimenter les styles d’adoration incomparables que l’on trouve en Indonésie », dit Liesa Unger, responsable des événements internationaux de la CMM.  

    Comment propageons-nous la bonne nouvelle dans ces communautés locales ? 

    Les quatre équipes pastorales mentionnent la richesse de la diversité que l’on trouve en Indonésie, un pays qui reconnaît officiellement six religions. Les églises mennonites locales ont appris de première main l’importance d’unir les voisins.  

    • L’église GKMI* à Solo a travaillé avec Peacemakers Confessing Christ International (PCCI), un réseau de partenaires anabaptistes du monde entier (sous la coordination d’Eastern Mennonite Mission USA) qui se concentre sur les relations entre chrétiens et musulmans.  
    • En plus de créer des relations avec d’autres traditions religieuses, l’église GITJ* à Jepara se tourne vers le passé pour s’inspirer. La communauté mennonite d’Indonésie est originaire de Jepara : le premier baptême mennonite hors d’Europe a eu lieu à Jepara le 16 avril 1854. 
    GITJ Jepara

    GITJ Margokerto

    « La vision de l’église est d’être la famille de Dieu qui apporte une paix prospère », déclarent les copasteurs Herodion Noto Widi Susabda et Danang Kristiawan. « Cette vision se concrétise en établissant des relations avec d’autres communautés religieuses à l’image de la vraie réalité en Indonésie. GITJ Jepara est aussi une église qui respecte les racines culturelles de son peuple, à savoir la culture javanaise, et qui apprécie l’art et la créativité qui sont les forces de Jepara. »  

    • L’église GITJ* à Margokerto occupe une place dans l’histoire mennonite en tant que deuxième « village » mennonite fondé à partir de la vision de P.A. Jansz. 
    • Inspirés par leur participation au Sommet Mondial de la Jeunesse au Paraguay en 2009, de jeunes leaders de l’église JKI* à Maranatha Ungaran ont lancé un événement qui a donné naissance à « Unlimited Fire », une conférence qui crée des espaces où les jeunes peuvent rencontrer l’amour de Dieu et se former en intégrant les églises et les communautés locales.  

    L’accès à l’ensemble des sessions consacrées au culte, aux ateliers, à la musique et aux espaces interactifs de clavardage sera exclusivement réservé aux personnes inscrites à l’Assemblée, en personne ou en ligne.      


    Aujourd’hui, il y a trois groupes anabaptistes-mennonites en Indonésie :  

    • Gereja Injili di Tanah Jawa (GITJ – Église évangélique de Java) 
    • Gereja Kristen Muria Indonesia (GKMI – Église chrétienne de Muria d’Indonésie)  
    • Jemaat Kristen Indonesia (JKI – Assemblée chrétienne indonésienne) 

    Votre inscription vous donne un accès complet à l’Assemblée.     

    Non seulement… 

    • des conférenciers et des conférencières de plénière vous sont retransmis depuis cinq différents sites en Indonésie, 
    • la chorale internationale chantant d’anciens succès et de nouveaux succès, 
    • des ateliers présentés par des spécialistes et des praticiens de la famille anabaptiste-mennonite,  

    mais aussi 

    • des vidéos des activités du programme pour les enfants et les jeunes 
    • une salle de discussion en petit groupe pour rencontrer de nouveaux et d’anciens amis du monde entier 
    • la possibilité de prier avec des frères et des sœurs en situation de défi, de souffrances ou de joie. 
  • L’ancien président de la CMM, Danisa Ndlovu, (2003-2015) raconte l’organisation de l’Assemblée réunie de 2003 au Zimbabwe, son pays d’origine. Cet entretien a été édité. 

    « Les circonstances vont souvent à l’encontre de nos attentes. On ne choisit pas ce qu’il nous arrive dans la vie. Et pourtant, nous sommes toujours une Église. » 

    « L’Église du Zimbabwe a été profondément touchée par la venue de personnes du monde entier, rassemblées en un endroit pour louer Dieu ensemble malgré tout. Les gens ici font référence à cette conférence et se la remémorent constamment. »

    « L’Assemblée réunie de la Conférence Mennonite Mondiale a non seulement eu un impact sur l’Église des Frères en Christ mais sur toute l’Église en général. Encore aujourd’hui, on parle de cette conférence : elle relève du miracle. Nous avons pu voir comment être l’Église malgré toutes les difficultés. »  

    Les trois difficultés principales lors de l’Assemblée réunie au Zimbabwe :

    • L’hyperinflation au Zimbabwe. 
    • La communauté internationale considérait que le président occupait illégitimement le pouvoir.
    • L’épidémie de SRAS dans certaines régions d’Asie et d’Amérique du nord.  

    L’hyperinflation

    « On avait sur nous des liasses de papier inutiles. Un rouleau de papier toilette valait plus que les billets de banque en notre procession. » 

    Seuls ceux qui ont vécu en Allemagne dans les années 20 ont connu une situation similaire. 

    « Nous devions aider les autres à comprendre notre contexte de vie. Il a donc été bon d’accueillir nos frères et sœurs du monde entier pour qu’ils puissent voir et vivre une fraction de notre quotidien au Zimbabwe. »  

    Le plan B était de nous réunir en Afrique du Sud, mais « ce n’était pas dans nos cœurs et nos esprits ».

    « Il était bon que l’Église mondiale vienne voir et vienne goûter notre réalité. Afin que lorsque nous parlons de souffrance, nos frères et sœurs puissent s’y identifier. »  

    La politique

    « J’ai écrit une lettre aux églises [inquiètes] de soutenir le pouvoir du gouvernement en place [en venant]. Non, leurs ai-je dit : elles ont été invitées par l’Église du Zimbabwe – par leurs frères et sœurs – à marcher aux côtés de l’Église qui souffrait à ce moment-là. »  

    « La lettre a été très bien accueillie. »

    L’épidémie 

    « En ce qui concerne le SRAS, nous avons décidé d’attendre et d’en surveiller l’évolution. Finalement, cela n’a pas été un problème. » 

    Les défis actuels 

    « Le réchauffement climatique est là… mais même si c’est une difficulté, nous pouvons trouver des moyens de montrer que nous sommes conscients des implications. Je ne crois pas que nous pouvons arrêter de voyager : c’est une partie intégrante des interactions humaines. 

    De plus, en réfléchissant à la mission qui nous a été confiée (Matthieu 28/19) – nous devons apporter l’évangile avec nous. Dieu savait que nous serions amenés à nous déplacer partout. »

    « Nous devons trouver des solutions à la crise climatique. Cependant, nous ne devons pas cesser de nous réunir. Ce ne serait pas sage. »

    Les inégalités

    « Nous pouvons nous dire que nous allons organiser la conférence à tel endroit ; mais nous ne maitrisons pas les aléas. » 

    Lors des réunions du Comité Exécutif de 2006 à Pasadena, l’épouse de Danisa Ndlovu, Trezia s’est vue refuser son visa. 

    « C’est notre réalité. Il y a des difficultés, des sujets de prière, des sujets de plaidoyer. Cela ne nous empêche pas de nous rassembler. » 

    Réunions virtuelles 

    « Nous ressentons tous la douleur de ne pas être ensemble. Nous aimons nous réunir. Rien ne remplace les réunions en personne. Rien ne remplace une embrassade. Rien ne remplace ce genre d’interactions. » 

    « Nous devons accepter les circonstances, tout en cherchant ce qui apportera de la joie dans nos cœurs, ce qui nous permet de rester en lien. »

    « Lors d’un appel vidéo, je peux voir votre sourire ; je reçois une consolation en vous parlant. Je crois que c’est la meilleure interaction possible aujourd’hui. 

    Parlons, partageons, prenons des nouvelles de comment vont les uns les autres. Ces nouvelles sont importantes pour nous tous. » 

    « Les difficultés ne nous détruisent pas, elles font ressortir le meilleur de nous-mêmes. 

    Au travers de cette pandémie, Dieu nous fait croitre et murir. Nous devons écouter ce que Dieu nous dit et nous placer au centre de sa volonté. »  

    « Continuons de nous réjouir ensemble dans le Seigneur malgré les difficultés. » 

     

  • En Indonésie, le recyclage et le traitement des déchets n’est pas habituel. Alors, comment faire en sorte que l’Assemblée soit respectueuse de l’environnement ?  

    En 2019, Bangun P. Nugroho, membre de Jemaat Kristen Indonesia (église JKI) au Holy Stadium à Semarang, Java centrale, s’est rendu compte que les décharges se remplissaient trop vite d’un mélange de déchets organiques et inorganique. Ê cause du manque de recyclage et de traitement des déchets, la puanteur se répand vers les villages environnants. L’entreprise pour laquelle Bangun travaille, PT ALTSA, a réalisé une étude sur la gestion des déchets, a obtenu les permis nécessaires et, en mars 202, a commencé à collecter les déchets alimentaires et biodégradables de l’université publique de Semarang pour les traiter.  

    « Tous les jours, l’université produit des tonnes de déchets mixtes, y compris du plastique, du papier, des déchets biodégradables et alimentaires. Tout cela terminait à la décharge. »  

    PT ALTSA a commencé à trier les déchets, pour en transformer les déchets issus de la taille des arbres et de la tonte du gazon en compost. Les déchets alimentaires et organiques alimentent les vers. Ces larves de mouche mangent les déchets alimentaires, ce qui en réduit la puanteur et le volume. Les déchets organiques traités sont ensuite tamisés et vendus en tant qu’engrais.  

    De plus, parce que les déchets organiques sont un environnement favorable à la reproduction des vers, le surplus de larves peut être vendu aux éleveurs de volaille ou de poisson comme un aliments riche en protéines et sans antibiotiques.  

    « C’est une solution complète. Les déchets organiques sont transformés en engrais pour les cultures et en aliments pour les vers. Les vers sont à leur tour un excellent aliment pour les poulets et les poissons que nous mangeons. Et nos restes alimentaires sont donnés aux vers. La boucle est bouclée. » 

    En plus du traitement des déchets de l’université, PT ALTSA a d’autres clients comme des restaurants, des cafétérias et des hôtels. La Conférence Mennonite Mondiale fera appel à eux pour que tous les déchets générés par l’Assemblée réunie soient recyclés et traités et qu’ils participent d’un écosystème durable. 

    « Tout ce que je veux, c’est que les choses que les gens jettent retournent dans la nature en la respectant, » déclare Bangun P. Nugroho.