Étiquette : Assemblée

  • Des chants internationaux, même peu familiers, transportent les participants dans l’adoration

    Par Laura Kraybill

    L’adoration monte aux cieux pendant que des mennonites et des Frères en Christ de partout dans le monde unissent leurs voix à PA 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie. Malgré les différences théologiques et culturelles, la musique est un agent unificateur au rassemblement mondial, même quand elle nous fait quitter notre zone de confort.

    Les chants, qu’ils soient nouveaux ou familiers, sont les temps forts pour beaucoup de participants. Un participant a fait la remarque : « J’aimerais chanter et chanter ».

    « J’aimerais que des gens partent d’ici en disant, “je n’avais pas pensé vivre une telle expérience d’adoration avec de la musique asiatique”, dit Marcy Hostetler, responsable des chants pendant la semaine et directrice de la chorale de Lancaster Mennonite High School.

    Marcy Hostetler espère que les gens vivent une expérience commune de l’adoration pendant qu’ils apprennent des chants et des mouvements de plusieurs pays. « Quand on s’ouvre, on expérimente quelque chose à l’extérieur de nous-mêmes, on expérimente Dieu. »

    L’équipe des musiciens en elle-même est diversifiée, avec des musiciens talentueux provenant de divers pays dans le monde. Avec seulement trois jours de répétition et divers points de vue au sujet du leadership de la femme, Marcy Hostetler avait des inquiétudes.

    « Nous n’avons eu aucun problème. J’ai beaucoup de joie à diriger ce groupe. »

    Des connexions inattendues sont en partie à l’origine de cette joie.

    En 1983, quand Marcy Hostetler enregistrait un garçon angolais réfugié en République démocratique du Congo, elle n’avait jamais imaginé qu’elle serait, 32 ans plus tard, avec ce même garçon dans la même équipe musicale au Rassemblement de la CMM.

    Bien que ses cassettes audio ont été volées, le frère de Marcy Hostetler a trouvé une cassette chez lui sur laquelle on peut entendre la voix de Dodo Miranda. Quand Miranda a posé sa candidature pour faire partie de l’équipe musicale, Marcy Hostetler a eu le privilège de lui faire entendre l’enregistrement.

    Chaque jour, la musique choisie représente un continent différent dont l’Asie, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord. En adorant avec des styles différents, Marcy Hostetler savait que la musique aurait un grand pouvoir unificateur. « Chanter est une manière importante de transcender les frontières culturelles. »

    Laura Kraybill vient de Elkart (Indiana) et commencera en septembre des études dans le programme Master of Divinity à Garrett Evangelical Theological Seminary. Laura Kraybill a travaillé au cours des cinq dernières années comme directrice du programme d’art dramatique à Hesston College, au Kansas.

  • Des théologiens femmes de l’Amérique du Nord tiennent une réunion inaugurale

    Par Harriet Sider Bicksler

    A l’exemple de leurs soeurs de l’Afrique et de l’Amérique latine qui ont déjà des réseaux bien-développés de théologiens femmes, une cinquantaine de théologiens femmes de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la première fois le 22 juillet 2015 au complexe d’Exposition Agricole à Harrisburg, Pennsylvanie.

    Elizabeth Soto, qui est à l’origine de la réunion, est l’ancienne modératrice de Mennonite Church USA (l’Église Mennonite des États-Unis), et s’implique dans le réseau des théologiens femmes de l’Amérique Latine. Linda Gehman Peachy et Michelle Armster, également de Mennonite Church USA, et Mary Anne Isaak, pasteur de River East Mennonite Brethren Church (Église des Frères Mennonite de River East), Winnipeg, Canada, ont conduit la réunion.

    L’assistance diversifiée de femmes se sont présentés. Parmi les raisons pour leur présence elles ont cité l’importance d’avoir une voix collective; le désire d’entendre les réflexions d’autres femmes; la recherche d’une communauté sacrée; la conviction que sans la voix des femmes la théologie n’est pas complète et le désire d’avoir des liens avec d’autres femmes.

    Audrey Kanagy displays three completed “Women in Conversation” decoupage paintings while explaining the project. Looking on are Nancy Heisey and Elie Soto. PHOTO CREDIT: Harriet Bicksler
    Audrey Kanagy affiche trois “Women in Conversation” (Les Femmes en Conversation) peintures de découpages tout en présentant le projet. A côté, Nancy Heisey et Elizabeth Soto observent. CREDIT PHOTO: Harriet Bicksler

    Audrey Kanagy, pasteur à Lancaster, Pennsylvanie, a présenté un projet d’art. Elle a invité des femmes de prendre part à tout moment pendant le rassemblement.

    Le projet de découpage appelé “Women in Conversation” (les femmes en conversation) est de nature interdépendante et communautaire a dit Kanagy. Les contributrices participent à un processus où il n’y a pas de réponse juste et où le produit fini est sans importance.

    Les femmes se sont séparées en petits groupes pour discuter des thèmes tels que leurs compréhensions bibliques, la mobilisation des jeunes, la sexualité, l’église mondiale et le leadership des femmes.

    En préparation pour une prochaine réunion conjointe avec les autres groupes continentaux de théologiens femmes, l’assistance a lancé des idées pour des activités possibles d’un Reseau Mondial de Femmes, et a considéré ce qu’un tel réseau pourrait offrir et demander de la Conférence Mennonite Mondial.

    La réunion du Réseau Mondial aura lieu le 24 juillet 2015, 13H30 à 17H00, dans la salle Delaware. (Directions: de l’entrée à la rue Cameron, suivez des panneaux à H (hall principal); traversez le hall principal jusqu’à l’entrée, tournez à gauche et montez l’escalier. La salle Delaware est derrière la salle Susquehanna, accessible par un couloir à gauche.)

    Harriet Sider Bicksler est auteur et rédactrice à la retraite. Elle sert en tant que rédactrice du Brethren in Christ Historical Society (Société Historique de l’Eglise des Frères en Christ) prés de Harrisburg.

    LEGENDE DE LA PHOTO: Audrey Kanagy affiche trois “Women in Conversation” (Les Femmes en Conversation) peintures de découpages tout en présentant le projet. A côté, Nancy Heisey et Elizabeth Soto observent.

  • Des théologiens femmes de l’Amérique du Nord tiennent une réunion inaugurale

    Par Harriet Sider Bicksler

    A l’exemple de leurs soeurs de l’Afrique et de l’Amérique latine qui ont déjà des réseaux bien-développés de théologiens femmes, une cinquantaine de théologiens femmes de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la première fois le 22 juillet 2015 au complexe d’Exposition Agricole à Harrisburg, Pennsylvania.

    Elizabeth Soto, qui est à l’origine de la réunion, est l’ancienne modératrice de Mennonite Church USA (l’Église Mennonite des Etats-Unis), et s’implique dans le réseau des théologiens femmes de l’Amérique Latine. Linda Gehman Peachy et Michelle Armster, également de Mennonite Church USA, et Mary Anne Isaak, pasteur de River East Mennonite Brethren Church (Église des Frères Mennonite de River East), Winnipeg, Canada, ont conduit la réunion.

    L’assistance diversifiée de femmes se sont présentés. Parmi les raisons pour leur présence elles ont cité l’importance d’avoir une voix collective; le désire d’entendre les réflexions d’autres femmes; la recherche d’une communauté sacrée; la conviction que sans la voix des femmes la théologie n’est pas complète et le désire d’avoir des liens avec d’autres femmes.

    Audrey Kanagy, pasteur à Lancaster, Pennsylvania, a présenté un projet d’art. Elle a invité des femmes de prendre part à tout moment pendant le rassemblement.

    Le projet de découpage appelé “Women in Conversation” (les femmes en conversation) est de nature interdépendante et communautaire a dit Kanagy. Les contributrices participent à un processus où il n’y a pas de réponse juste et où le produit fini est sans importance.

    Les femmes se sont séparées en petits groupes pour discuter des thèmes tels que leurs compréhensions bibliques, la mobilisation des jeunes, la sexualité, l’église mondiale et le leadership des femmes.

    En préparation pour une prochaine réunion conjointe avec les autres groupes continentaux de théologiens femmes, l’assistance a lancé des idées pour des activités possibles d’un Reseau Mondial de Femmes, et a considéré ce qu’un tel réseau pourrait offrir et demander de la Conférence Mennonite Mondial.

    La réunion du Réseau Mondial aura lieu le 24 juillet 2015, 13H30 à 17H00, dans la salle Delaware. (Directions: de l’entrée à la rue Cameron, suivez des panneaux à H (hall principal); traversez le hall principal jusqu’à l’entrée, tournez à gauche et montez l’escalier. La salle Delaware est derrière la salle Susquehanna, accessible par un couloir à gauche.)

    Harriet Sider Bicksler est auteur et rédactrice à la retraite. Elle sert en tant que rédactrice du Brethren in Christ Historical Society (Société Historique de l’Église des Frères en Christ) prés de Harrisburg.

  • Le rassemblement appelé à lutter avec l’indépendance et la communauté

    De Tim Huber

    HARRISBURG, Pennsylvania, E-U – Personne n’est jamais seul. On doit vivre en communauté. Pourtant chacun désire l’indépendance et l’autonomie.

    Wieteke van der Molen, pasteur Mennonite Néerlandais et hôte d’un centre de retraite, a dit dans son discours au Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale le 24 juillet 2015 que les intérêts du groupe se heurtent toujours contre les intérêts de l’individu, alors chaque personne lutte forcément contre la friction et la frustration.

    Van der Molen a dit que le patriarche Jacob ne pensait qu’à lui-même jusqu’au moment où il a perdu sa communauté; il ne lui restait que l’autonomie. A ce moment quelqu’un l’a affronté et a lutté avec lui toute la nuit (Génèse 32).

    Malgré le fait que Jacob vivait à sa propre gré, Dieu ne l’a pas jugé, mais Dieu demeurait avec lui, tout comme Il demeure avec nous aujourd’hui.

    “Dieu marche simplement avec toi, peu importe le résultat,” van der Molen a dit.

    Elle a exhorté l’assistance à faire des choix en fonction de leurs propres désires tout en reconnaissant les désires, blessures et frustrations de la communauté.

    “Il faut assumer la responsabilité de tes actes,” a-t-elle dit. “Ceux de la communauté, et de toi-même, tout en faisant des réparations si nécessaire.”

    “Garder le sentiment d’autonomie à l’intérieur de la communauté est une lutte continuelle avec l’homme, avec Dieu et, surtout, avec toi-même,” a-t-elle dit. “Et même si tu sors vainqueur, tu boîtes légèrement.”

    Public s’éveille

    Le programme du soir a présenté Nohemy Ruth García de l’Espagne. Elle a chanté “Despertar” (Eveil), une chanson qu’elle a composé pour commémorer le dixième anniversaire de l’attentat terroriste à Madrid en 2004 qui a tué 191 personnes et a blessé 1,800.

    “Dans nos églises, à la maison et dans nos communautés, c’est un temps pour la paix,” a-t-elle dit. “Cette chanson est un appel au réveil. … Agissons et vraiment travaillons pour la paix que Dieu veut réaliser en son royaume.”

    Pendant qu’elle chantait, les premiers à s’éveiller étaient une demi-douzaine de cellulaires lumineux balancés au rythme par des gens assis dans un coin haut du stade.

    Ensuite, le despertar a enveloppé l’espace avec des milliers de lumières se joignant à une voix qui brillait dans l’obscurité.

    L’émotion visible sur son visage, Garcia a terminé la chanson avec un message qui n’avait plus besoin de traduction.

    Le culte a terminé avec la Sainte Cène, y compris une option de pain sans gluten et du jus de raisin servi en tasses biodégradables.

    Tim Huber est rédacteur associé de  Mennonite World Review (la Revue Mennonite du Monde).

  • Le dialogue œcuménique de la Commission Foi et Vie aide à découvrir ses propres convictions

    Pourquoi la Commission Foi et Vie de la CMM passe du temps avec des catholiques? À l’atelier « Beyond the Shared Convictions: The Work of the MWC Faith and Life Commission » (Au-delà des convictions communes : le travail de la Commission Foi et Vie de la CMM), le président Alfred Neufeld a expliqué le mandat de la Commission : promouvoir les conversations théologiques, apprendre comment les membres comprennent et décrivent la foi et la vie anabaptistes, donner et recevoir des conseils et se tenir mutuellement responsable.

    Alfred Neufeld a dit qu’une des façons d’accomplir le mandat a été « un travail œcuménique réceptif [avec d’autres confessions] : écouter le récit des luttes des uns et des autres. »

    En plus des conversations importantes avec la Fédération luthérienne mondiale qui ont culminé au service de la réconciliation en 2010, la Commission a eu des conversations avec l’Église Adventiste du Septième Jour et est actuellement engagée dans un dialogue trilatéral sur le baptême avec la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

    Alfred Neufeld a demandé la prière en disant « ce travail exige beaucoup de sensibilité et de sagesse. »

    Ces conversations ont mis au défi l’humilité anabaptiste (« l’Église Adventiste du Septième Jour parlait de ses problèmes et pas de ses réussites ») et a demandé un examen de la grâce (« Nous sommes des personnes de la loi; comment devenir des personnes de la grâce? »).

    Alfred Neufeld encourage les anabaptistes à saisir l’occasion des anniversaires qui approchent (celui de la Réforme en 2017 et celui de l’anabaptisme en 2025) pour reconquérir notre identité, en racontant qui nous sommes et ce que nous désirons être et non en racontant ce que nous ne sommes pas.

    Il faut que chaque génération renouvelle le sens d’être anabaptiste, a expliqué le secrétaire de la Commission, John D. Roth. Il suggère de formuler le 500e anniversaire « Renouveau 2025 »

    La Commission Foi et Vie surpervise aussi plusieurs groupes, y compris Global Anabaptist Mennonite Encyclopedia Online (l’encyclopédie mondiale en ligne de l’anabaptisme mennonite) et travaille à établir des liens au sein du réseau des éducateurs et du réseau des théologiennes.

    À l’ordre du jour au cours des prochaines années : un rapport des résultats du Profil Anabaptiste Mondial, une étude au sujet des Convictions Communes de la CMM et un travail théologique au sujet de la « paix juste ».

    Les membres de la Commission ont dirigé 16 ateliers durant PA 2015 dont un sur le dialogue avec l’Église Adventiste du Septième Jour (le mercredi) et sur le dialogue trilatéral (le jeudi).

    Karla Braun a été la rédactrice adjointe du MB Herald (le magazine de la Conférence canadienne des Églises des frères mennonites) et deviendra rédactrice de Courrier-Correo-Courieraprès le Rassemblement.

  • Dans les coulisses du Village de l’Eglise Mondiale

    Par Harriet Sider Bicksler

    Un coq sur Skype. Une hutte faite d’herbe et des kilomètres de Velcro. Des paniers et les Big Five. Comment tous ces objets apparemment sans lien se retrouvent présentés ensemble au Village de l’Eglise Mondiale ?

    Commençons par le coq.

    Vikal Rao d’Inde, a été le coordinateur du le Village de l’Eglise Mondiale à la Conférence Mennonite Mondiale 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie.

    Alors qu’il était en charge des jeunes pendant le Rassemblement de 1997 à Kolkata, Rao a eu une vision de ce qu’il voulait créer en 2015. Il a fait deux voyages aux Etats Unis pour aller voir le Farm Show Complex pour savoir comment adapter sa vision avec les réalités de l’espace que le Village allait occuper.

    Travaillant avec les coordinateurs régionaux, les hôtes des différents continents, et aussi les coordinateurs sur place, Art Bert et sa femme Donna de Dillsburg en Pennsylvanie, ont fait beaucoup d’appels sur Skype. Bert se rappelle d’un appel par Skype au Kenya qui a était régulièrement ponctué par le chant d’un coq.

    Qu’en est-il de la hutte en herbe et du Velcro ?

    Bert a reçu toutes sortes de demandes d’aide des différents continents pendant qu’ils étudiaient les matériaux qu’il fallait pour leurs tentes.

    Par exemple, l’Inde voulait une hutte en herbe. Pour répondre à ce souhait, Bert a trouvé deux familles en Pennsylvanie qui ont vécu en Asie. Elles se sont portés volontaires pour créer la hutte.

    Des kilomètres et des kilomètres de Velcro étaient nécessaires pour construire l’ensemble des stands, dit Bert.

    Quant aux paniers et les « Big Five », qui étaient prévus dans la tente africaine ?

    Virginia Moyo, qui a aidé à mettre en place la section Zimbabwe de la tente, a expliqué qu’ils voulaient montrer leur fierté de leur travail manuel et comment ils utilisent uniquement des matériaux facilement disponibles. Dans le cadre de leur contribution à la tente de l’Afrique, ils ont apporté des paniers tissés à la main et des sculptures en bois connus par les amateurs d’animaux sauvages comme les « Big Five »: l’éléphant, le buffle d’Afrique, le léopard, le lion et le rhinocéros.

    Les femmes ont tissé les paniers, les hommes se sont occupés des sculptures sur bois.

    Maintenant que le Village de l’Eglise Mondiale est en plein effervescence, comment Rao et Bert considèrent toutes ces heures passées à rêver de possibilités, à faire des appels Skype, à demander des matériaux divers et, forcément, à avoir des moments de désaccords le long du chemin ?

    Rao regarde autour de lui. « Je suis heureux. J’ai voulu un endroit où les gens pourraient être en fraternité entre eux, pour partager leur foi et pour apprendre ensemble. C’est ce qui est en train de se passer ».

    Bert aussi évalue la scène: « N’est-ce pas tellement cool » ?

    Harriet Sider Bicksler a pris sa retraite après une carrière comme écrivain et éditrice. Elle continue à servir en tant que rédactrice pour la Société d’Histoire des Frères en Christ dans la région de Harrisburg.

  • Les Cercles du renouvellement anabaptiste (Anabaptist Renewal Circles) ont tenu leur réunion annuelle

    Par Jewel Showalter

    Harrisburg, Pennsylvanie, E.U. – Plus de 100 leaders Anabaptistes mondiaux se sont rassemblés à la Slate Hill Mennonite Church, à Camp Hill en Pennsylvanie pour la deuxième réunion annuelle des Anabaptist Renewal Circles (ARC) le 21 juillet, 2015, avant le début de la 16ème Assemblée.

    La réunion a porté sur le travail de transformation que fait Dieu autour du monde, mené par des leaders des trois conseils de mission Mennonite et des représentants des trois continents du Sud.

    Lydia Adi, la responsable de la communication de l`église Jemaat Kristen Indonesia (JKI), est venu représenter l`Eglise d`Asie, a présenté les salutations. JKI, qui est situé dans le pays avec la plus grande population musulmane au monde, a grandi de 50 000 membres dans 350 congrégations depuis le début de cette organisation qui a commencé en 1979 comme un mouvement de renouveau de la jeunesse indonésienne.

    « Nous sommes appelées à choquer le marché » a dit Adi.

    Bekele Bedada, qui est le directeur de Global Disciples en Afrique, représentait ce continent durant la journée de présentations des missions.

    Calvin Greiner, an intercessor, presents a shepherd’s staff to Nemi Chigoji, ARC chair, representing the broader Mennonite Church. Lancaster Mennonite Conference Bishop Lloyd Hoover looks on.
    Calvin Greiner, an intercessor, presents a shepherd’s staff to Nemi Chigoji, ARC chair, representing the broader Mennonite Church. Lancaster Mennonite Conference Bishop Lloyd Hoover looks on.
    PHOTO CREDIT: Richard Showalter

    En parlant du temps où il a été libéré de la sorcellerie, il a dit, « ce fut la première fois que j`ai ressenti la vie et la joie. Jésus a dit, ‘Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. (Matthieu 4:17) ». Bedada a dit, « La repentance nous accompagnera tout au long de notre vie. »

    Pour Bedada, les résultats de la repentance sont la guérison, la restauration et le renouveau.

    Willi Hugo Perez, qui est le doyen de SEMILLA au Guatemala a témoigné comment Jésus l`a libéré il y a 25 ans. Durant une semaine extrêmement violente à Guatemala un pasteur du groupe de Perez a demandé « Peut-on continuer de vivre ici? » mais un autre pasteur a répondu, « Nous le pouvons avec l`aide de l`Esprit. »

    « L’autosuffisance de l’Amérique du Nord est notre fardeau, » dit Stanley Green, de la Mennonite Mission Network.

    « En lisant dans l’Acte des Apôtres, nous voyons que l`aide sociale est le meilleur signe de la présence du Saint-Esprit » a dit Green. « Nous croyons que c`est possible de revivifier l`Eglise pour partager l`Évangile. »

    Calvin Greiner, un médiateur qui a parcouru les États-Unis en priant, à témoigner de sa vision où Dieu a rassemblé la communauté Mennonite et où elle s’exprimait d’une seule voix.

    Il a encouragé le groupe d`écouter ce que Jésus avait à leur dire pendant la semaine de la CMM.

    « Nous nous tenons à suivre le chemin du Saint-Esprit » proclame Richard Showalter, un leader de la mission internationale. « En marchant avec la foi remisée et en lisant la Parole de Dieu avec sérieux, nous pouvons partager dans la récolte. »

    Nemi Chigoji, le directeur exécutif d’ARC a annoncé que la prochaine réunion se tiendrait à la Journey Mennonite Church à South Hutchinson, Kansas, du 21 au 23 juillet 2016.

    « ARC devrait faire plus qu’organiser des réunions périodique en Amérique du Nord » a dit Sunoko Lin, le directeur d`ARC, avec ses racines dans JKI. « Je suis enthousiaste pour le travail de renouvellement du monde, » a dit Lin.

    Jewel Showalter est écrivaine, grand-mère de 14 petits-enfants et au service de l`église mondiale.

    Sous-titre: Calvin Greiner, médiateur, présente un bâton de berger à Nemi Chigoji, membre de l’ARC, en représentant l`Église Mennonite. L`évêque Lloyd Hoover de la Lancaster Mennonite Conference les regarde.

    Photo par Richard Showalter

    Calvin Greiner, an intercessor, presents a shepherd’s staff to Nemi Chigoji, ARC chair, representing the broader Mennonite Church. Lancaster Mennonite Conference Bishop Lloyd Hoover looks on.
PHOTO CREDIT: Richard Showalter
  • Le projet « Histoires de Témoignages » continue le travail du Miroir des Martyres.

    « Les témoignages d’Anabaptistes qui luttent ne se sont pas terminés dans l`Europe du 16ème siècle, » comme l’a expliqué John D. Roth, secrétaire de la Commission Foi et Vie de la CMM et professeur d`histoire au Collège de Goshen, aux participants qui sont venus à son atelier au cours de l`Assemblé de la CMM à Harrisburg, Pennsylvanie, É-U.

    Il a présenté son projet Histoires de Témoignages (Bearing Witness Stories Project) de l’Institut d`Étude sur l`Anabaptisme Mondial, qui travaille à accumuler des « histoires de croyants de toute les origines qui luttent du fait de leur foi ».

    Le projet rassemble des histoires de préjudices subi par des disciples du 17ème au 21ème siècle en formats écrit, audio et vidéo.

    Bien que ce projet n`est pas une initiative officielle de la CMM, elle l’approuve et le soutien.

    Roth a exprimé le but principal du projet: encourager la création d’une relation plus profonde au sein de la communauté anabaptiste mondiale. « On atteint ce but en se concentrant sur les expériences des communautés anabaptistes du Sud. »

    Roth a ensuite fait une entrevue avec Adi Walujo, un pasteur de l`église Mennonite en Indonésie Gereja Injili di Tanah Jawa (GITJ). Walujo a décrit la persévérance et l`amour pour l`ennemi que la congrégation affiche dans une société essentiellement musulmane.

    Pour en savoir plus sur ce projet ou y participer, visitez le site web www.matyrstories.org.

    Devin Manzullo-Thomas est rédacteur au Courier-Correo-Courrier, la revue de la CMM.

  • Fabriquer des couvertures et des duvets créé des liens entre les participants et l’oeuvre de CCM

    De Byron Rempel-Burkholder

    Sushant Nand est devant une machine à coudre Bernini à la partie du hall consacrée à la fabrication des quilts et des duvets. Un passant lui demande s’il est tailleur de profession.

    Il sourit. “Non, je voulais juste mieux comprendre comment CCM opère, afin de mieux l’expliquer aux autres jeunes.”

    Nand, qui vient d’apprendre les fondements de la machine, a l’intention de participer aussi au projet de la conservation de denrées alimentaires mise en boîtes de conserves avec CCM.

    A Calcutta en Inde, Nand est le coordonnateur sur place des échanges internationaux de la jeunesse pour CCM y compris le programme conjoint YAMEN! de CMM et CCM. Il aide aussi à animer la conférence de la jeunesse Mennonite pour toute l’Inde, un autre lieu où il peut montrer comment l’aide matérielle sert en coulisses.

    L’expérience de Nand illustre l’objectif des projets d’entreaide: la sensibilisation de l’oeuvre de CCM tout en offrant l’occasion de participer à cette oeuvre.

    Cathy Irwin, a volunteer supervisor at the quilting station, talked about how it was letting inexperienced people come to work on quilts that will be auctioned “It makes us a bit nervous, but we want everyone to learn quilting.”

    En plus, les projets enseignent la culture aux participants: “Pennsylvania a une longue tradition de fabrication de quilts,” a dit Mae Stoltzfus, mentor de l’art des quilts de la région, “Cela vaut la peine d’y faire attention.”

    Dans la partie de la salle consacrée aux quilts, autour de trois quilts étirés sur des cadres carrés des femmes, des hommes et des adolescents étaient assis en train de coudre des motifs détaillés que les Mennonites, les Amish et les Frères en Christ de l’Amérique du Nord créent depuis des générations.

    Pendant l’année qui vient, ces quilts seront vendus aux ventes d’aide que CCM organise autour du continent nord-américain.

    A côté, dans la section des duvets, des dizaines d’adolescents et d’adultes font des duvets. Certains, tels que Sushant Nand, cousent des pièces de tissu ensemble afin de fabriquer le haut de la couverture avec 14 machines à coudre Bernini neuves en location d’une entreprise locale. D’autres s’assoient autour des cadres en train d’attacher les duvets avec des ficelles. Ces duvets seront expédiés à l’étranger aux camps de réfugiés et d’autres endroits selon le besoin.

    Ces projets de fabrication de quilts et de duvets ont été coordonnés et dotés en personnel par les volontaires de CCM Material Resource Centre (Centre de Ressources Matérielles) à Ephratha, Pennsylvania, a dit la coordonnatrice Mary W. Martin. Ces projets au Rassemblement de la CMM reproduisent ce qui se passe au centre où des centaines de volontaires de la région cousent afin de soutenir l’oeuvre de CCM.

    Byron Rempel-Burkholder est pigiste et rédacteur de Winnipeg.

  • L’orateur exhorte l’église d’exercer un amour qui agit pour des autres

    De Lil Goertzen

    “Nous sommes ici aujourd’hui, célébrant notre foi anabaptiste commune et la place que nous avons en Jésus-Christ.” Le représentant de la Commission Diacres, Shantkumar S. Kunjam de l’Inde, a salué les participants de PA 2015 pendant la séance plénière matinale le 24 juillet, 2015.

    Shantkumar S. Kunjam

    Nous sommes appelés à la liberté, mais pas pour des fins égoïstes, a dit Kunjam. Nous devons nous aimer les un les autres, aimer nos prochains et nos ennemis (Galates 5/13-14, Philippiens 2/7, Matthieu 5/33-34).

    Aucune terreur ne peut nous empêcher de faire du bien aux autres, même ceux qui voudraient nous terroriser, a dit Kunjam.

    Nous avons besoin, l’un de l’autre pour nous compléter dans une communauté mondiale de foi, a-t-il dit. Et nous sommes appelés à servir ceux qui sont hors de la communauté de foi.

    Nombreuses églises souffrent désunion intérieure, ce qui affaiblit le témoignage chrétien. Lorsqu’on aime son prochain comme soi-même on ouvre la voie à la réconciliation, Kunjam a dit.

    Kevin Ressler, représentant de la Jeunesse Anabaptiste, a défié l’assistance.

    Ressler a montré son passeport à l’assistance et leur a rappelé ceux qui ne pouvaient pas assister au Rassemblement 16 “parce que mon pays (les Etats-Unis) leur a dit qu’ils sont importuns.”

    Partout dans le monde le christianisme fait face à nombreux défis, a dit Ressler, tel que la persécution, la division ou la baisse de l’adhésion. Par quel moyen l’église anabaptiste peut-elle regagner sa confiance et redevenir prophétique? a demandé Ressler.

    Beaucoup d’entre nous ressemblent aux scribes et aux pharisiens de Matthieu 23/1-29, a dit Ressler: nous connaissons les Ecritures, mais sommes plus préoccupés par l’apparence que par le fond. En préservant notre pouvoir et nos privilèges, nous créons des divisions entre nous et “des autres.”

    “Notre soif de confort et de pouvoir fait que l’église privilégie plus l’individu que le Royaume de Dieu,” a dit Ressler. “Le péché n’est pas une affaire individuelle, mais concerne la communauté toute entière.”

    Ressler a conduit la congrégation par une reflexion de confession et demande de pardon.

    “Nous devons apprendre à nous écouter l’un l’autre,” a dit Ressler. “Nous devons valoriser les évangélisés autant que l’évangéliste. Nous devons apprendre à grandir ensemble.”

    Plus tôt dans le programme, David Meyers, représentant de l’administration de Obama et de la Maison Blanche, a apporté les salutations, accueillant des anabaptistes de partout le monde.

    Depuis presque 500 ans, les anabaptistes témoignent fidèlement à la foi dans la souffrance, a-t-il dit. L’engagement à la paix et à la réconciliation est un exemple puissant qui montre comment les communautés de la foi peuvent transformer le conflit en nouveaux points de départs.

    Meyers a remercié l’assistance “pour le ministère unique que vous continuez à mener en marchant avec les plus petits dans vos communautés à travers le monde.”

    Lil Goertzen est la rédactrice de Evangelical Mennonite Mission Church Recorder (Recorder de l’Eglise Evangélique Mennonite Missionnaire). Elle fait partie de l’équipe de rédacteurs pour Meetinghouse qui font des reportages sur des séances plénières au Rassemblement 16.

  • Le Royaume de Christ veille sur les visas refusés, les conflits ethniques et les différences interconfessionnelles

    Par Connie Faber

    Harrisburg, Pennsylvanie, États-Unis – Nzuzi Mukawa de la République Démocratique du Congo, éducateur et pasteur de l’Église des Frères Mennonite, a lancé un défi à son audience le 23 Juillet 2015: de quitter la Conférence Mennonite Mondiale PA 2015 en tant qu`hommes et femmes réconciliés avec Dieu et avec les autres.

    Nzuzi Mukawa

    Le conflit qui se trouve dans le texte que Mukawa a présenté, 1 Samuel 25: 1-35, commence avec une seule personne: Nabal. Quand cet homme riche, mais insensible rejette la demande d`aide faite par David, ce dernier cherche à se venger.

    La résolution de ce conflit commence aussi par une seule personne: Abigail. Lorsque David accepte son présent de réconciliation, le conflit est résolu.

    « Pourquoi y a-t-il tant de conflits dans le monde? » demanda Mukawa. « Parce que les gens partagent les principes de Nabal. »

    Quand les gens abusent de leur richesse, de leur éducation ou de leur supériorité, cela résulte sur conflits dans les familles, entre les pays et même dans l’Eglise.

    « Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui vont adopter l’attitude de Abigail et aller vers l’autre », a déclaré Mukawa.

    La réconciliation est l’œuvre de Dieu, dit Mukawa, se référant à 2 Corinthiens 5: 17-20. « A l`époque où nous étions les ennemis de Dieu, Dieu est venu vers nous et Il nous a réconciliés en Jésus Christ. »

    « Son nom [est le seul] par lequel nous pouvons être sauvés », dit-il .

    Dieu appelle ses disciples à annoncer la croix et à oeuvrer pour la résolution des conflits. Citant des exemples actuels dans le monde, Mukawa a appelé à une résolution des différents conflits ethniques, tribaux et raciaux.

    L’Assemblée de la CMM représente la grande diversité qui se réjouiera dans les cieux, dit Mukawa. « J`attends ce jour. »

    Les salutations œcuméniques des représentants du Conseil Œcuménique des Eglises Mondial, la Fédération Luthérienne Mondiale et la Conférence Générale des Adventistes du Septième Jour ont souligné l’attachement des anabaptistes à la paix et la réconciliation.

    Malgré les chanteurs absents, la soirée de la musique Africaine était enthousiaste et énergique. Brethren Choral Sounds Choir du Zimbabwe comptait environ 40 chanteurs. Seuls cinq chanteurs ont pu représenter la Eastleigh Fellowship Choir du Kenya; les 25 autres ont eu leurs visas rejetés.

    Le maître de cérémonie Don McNiven a conduit le public dans un moment de prière silencieuse pour les nombreux participants qui manquaient à cause de ce refus.

    Connie Faber est rédactrice en chef du périodique Leader Chrétien. Elle fait partie de l’équipe des rédacteurs Meetinghouse qui rapportent les sessions plénières de la 16ème Assemblée.

  • Le réseau des transports change des étrangers en amis

    par Karla Braun

    Harrisburg, Pennsylvanie, E.U. –  » Tout ce que je vois sont des sourires », dit Brenda Burkholder, volontaire à la table d’information pour le transport des personnes qui logent dans des familles. Une grande partie des plus de 7,200 participants de 56 pays inscrits pour Pennsylvanie 2015 arrivent en bus entre leurs lieux d’accueil et le Farm Show Complex.

    En plus du réseau de navettes de l’aéroport, trois réseaux de bus fonctionnent pendant l’Assemblée: hôtels, dortoirs du Messiah College, et accueil dans les familles.

    Leon et Nancy Stauffer, créateurs du catalogue de voyage Mennonite your Way, dirigent ce réseau pour les participants de l’Assemblée qui sont accueillis chez des Anabaptistes locaux.

    Les Stauffers ont réservé 21 bus d’Elite Coach et Executive Coach, des compagnies qui ont des liens avec la communauté mennonite. Chaque bus emmène 25 à 40 invités à un centre de ramassage à proximité d’un groupe de maisons d’accueil, ou leurs hôtes viennent les récupérer.

    En plus, un des hôtes va avec chaque bus, pour savoir ceux qui sont presents et répondre aux questions.

    Mike and Lena Brown

    Les hôtes Mike et Lena Brown de Lancaster Mennonite Conference disent qu’il y a un bourdonnement de conversations entre leur voyageurs de 9 pays différents. Certains ont fait la remarque que la conduite d’environ une heure est comme un voyage touristique; ils apprécient le paysage.

    Les premiers jours ont connu leurs difficultés dues à des évènements inattendus – vols retardés ou ratés, des problèmes aux douanes – ont bousculé les horaires. Les changements d’un système de navettes a un autre ont été ratés et les accueillants sont rentrés chez eux la première nuit sans visiteurs.

    Leon a été impressionné par la gentillesse de tous ceux qui s’occupaient de l’accueil dans les familles. Il a apprécié leur flexibilité même avec les problèmes que nous avons eus. « Ils en sourient encore quand ils se rencontrent. »

    Le travail des Stauffers pour trouver des familles d’accueil a commencé 2 ans avant l’évènement du 21 au 25 juillet 2015, et il a monopolisé toutes leurs énergies à plein temps pendant les derniers mois.

    Combiner des visiteurs avec des familles d’accueil n’est pas aussi simple que d’écrire des noms sur une liste. Les Stauffers ont tenu compte des allergies aux animaux de compagnie, les besoins d’accessibilité et les souhaits d’être avec des amis ou recevoir des visiteurs d’un certain pays ou parlant une certaine langue.

    « Nous avons beaucoup prié » dit Nancy.

    Il y a environ 800 personnes qui sont accueillies par des familles avec une à sept personnes à la même adresse.

    Les Browns, comme beaucoup d’hôtes, avaient aussi un invité chez eux. Ils ont considéré que c’était une chance de rendre service et de rencontrer des personnes très intéressantes. Les locaux sont juste des gens, dit Mike avec un sourire, et les visiteurs sont des leaders qui peuvent nous apprendre beaucoup alors que nous marchons ensemble avec Dieu.

    Karla Brown a été éditrice associée au MB Herald (publication de la Conférence Canadienne de l’Eglise des Frères mennonites) et va devenir éditrice du Courrier/Correo/Courier après l’Assemblée.