« Nous vivons dans un monde compliqué. L’érosion de la confiance et la détérioration des relations sont trop fréquentes. La bonne nouvelle, c’est que si les conflits sont nombreux, l’engagement des communautés anabaptistes mennonites du monde entier à répondre à l’appel de Jésus pour œuvrer en faveur de la justice et de la paix l’est tout autant », affirme Max Wiedmer, producteur de Transmission.
Transmission est une série de cinq films de 10 minutes de la société de production multimédia Affox. Les films présentent la pensée anabaptiste pour encourager une vie de foi.
« Nous donnons un aperçu des cheminements que nous poursuivons en tant que disciples de Jésus dans différentes parties du monde », dit Max Wiedmer.
La cinquième vidéo a été publiée en anglais, en espagnol et en français. L’allemand et le néerlandais seront bientôt disponibles.
« En tant que producteurs, nous avons été confrontés aux complexités de la construction de la paix », déclare Max Wiedmer. Le film explore « ce que signifie être fidèle à l’appel de Jésus à aimer notre prochain et à aimer nos ennemis » au moyen de quatre histoires :
Vivre en paix en Ukraine
Entendre la voix de Dieu en Irlande du Nord
Instaurer la justice au Burundi, au Rwanda et en République démocratique du Congo
Trouver l’espoir dans le travail de réconciliation au Canada.
Chaque film est accompagné d’un guide d’étude contenant des informations sur le sujet et le lieu, ainsi que des questions à discuter au sein d’un petit groupe, d’un groupe de jeunes ou d’une classe d’école du dimanche.
« Nous espérons également renforcer notre appartenance à une identité commune au milieu de toute la diversité présente dans le corps anabaptiste », dit Max Wiedmer.
Dans le monde entier, les anabaptistes célèbrent les 500 ans de notre marche avec Jésus par des cultes, des conférences sur notre histoire et des rassemblements régionaux.
Pour la Conférence Mennonite Mondiale (CMM), cette année anniversaire coïncide avec la réunion triennale du Conseil Général. De plus, 2025 est un double anniversaire : il marque aussi les 100 ans de communion des anabaptistes au sein de la CMM.
Quelque 200 responsables d’églises anabaptistes du monde entier seront présents en tant que délégués du Conseil Général. La rencontre fraternelle commence par une célébration du 100e anniversaire et se termine par une journée de rassemblement sans inscription, ouverte à tous, à Zurich (Suisse).
Réunions triennales
Le Conseil Général se réunit du 26 au 28 mai 2025 à Schwäbisch Gmünd (Allemagne). Ces délégués nommés par les unions d’églises membres et associées de la CMM forment l’organe qui régit la vie, le travail et l’organisation de la CMM. Les délégués du Conseil Général ont un mandat de six ans qui couvre deux réunions : l’une en même temps que l’Assemblée mondiale et l’autre à mi-chemin entre les deux.
« Ces réunions constituent un élément important de notre vie en tant qu’églises qui suivent ensemble dans la tradition anabaptiste », dit César García, secrétaire général de la CMM.
Les résolutions du Conseil Général de cette année comprennent une proposition importante concernant l’inclusion officielle des délégués YABs (Jeunes Anabaptistes) qui nécessite des changements constitutionnels. La proposition de changement de nom, examinée par le Conseil Général en 2018, continue d’être discernée par le Comité Exécutif et ne passera pas devant le Conseil Général pour le moment.
Les réunions triennales contiennent beaucoup d’informations : partage des recommandations pour le Conseil Général, nouvelles des Commissions et des Réseaux et collecte d’informations statistiques de toutes les églises. L’assistante administrative Ana María Morales Villarreal, qui est membre de Iglesias Hermanos Menonitas de Colombia, a rejoint temporairement l’équipe d’administration de la CMM jusqu’à la fin de la rencontre.
Soutenez les dirigeants de partout dans le monde. Chaque voix compte alors que le Conseil Général discerne collectivement selon le modèle du consensus. Votre don permet à un dirigeant de prendre part à la communion, à l’adoration, au témoignage et à l’unité vécue au sein de la Conférence Mennonite Mondiale.
« Le courage d’aimer », le culte du 500e anniversaire, présentera la musique d’anabaptistes du monde entier et comprendra une déclaration commune de réconciliation entre la CMM et la Communion mondiale d’Églises réformées.
« Notre culte sera un avant-goût de l’Assemblée. Nous invitons les assemblées et les particuliers à organiser une rencontre pour assister à cet événement spécial », explique Liesa Unger, responsable des événements internationaux. « Débutant à 17 h heure locale (CEST), le culte se déroulera le matin pour les Amériques, en début de soirée pour l’Afrique, et plus tard dans la soirée voire dans la nuit plus vous vous dirigez vers l’est de l’Asie ».
« L’amour de Jésus-Christ nous inspire et nous motive à surmonter toutes sortes de peurs », souligne Sushant Nand. Le coordinateur du programme d’échanges internationaux et chargé de projet au Comité central mennonite (Inde) a parlé du Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale à la Mennonite Church Korba, une église rattachée à la Bhartiya General Conference Mennonite Church (Inde).
« Les premiers anabaptistes étaient des gens remplis de l’amour de Dieu et profondément attachés à Jésus parce qu’ils avaient fait l’expérience de son amour et de sa grâce au plus profond de leur cœur », a déclaré Sushant Nand à l’assemblée, vieille de 110 ans. « Le courage d’aimer » est le thème retenu pour la célébration mondiale annuelle du culte, ainsi que pour la commémoration du 500e anniversaire qui se tiendra à Zurich en mai.
« Les personnes qui aiment Jésus de tout leur cœur, de tout leur esprit et de toute leur âme, ne s’inquiètent plus des contraintes internes et externes…. L’amour de Jésus nous donne le courage d’aimer les gens qui sont différents de nous, qui sont contre nous ou qui nous persécutent », déclare Sushant Nand.
« Grandissons dans l’amour du Christ afin d’être libérés de toutes sortes de peurs pour pouvoir partager l’amour de Dieu avec le monde entier. ”
Les assemblées Doopsgezind (mennonites) de Frise et de Groningue ont organisé un grand culte pour célébrer le Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale. Le conseil national de l’Église (ADS) prévoit de rendre visite à autant d’assemblées que possible en 2025 pour s’informer de leur évolution et définir les prochaines orientations.
BIC Community Church, au Zimbabwe, ont pris la Cène ensemble lors du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale. L’évêque Danisa Ndlovu, Représentant Régional de la CMM pour l’Afrique du Sud, a prononcé le sermon, suivi d’une leçon d’école du dimanche donnée par l’évêque Sindah Ngulube, représentant du Comité Exécutif de la CMM pour l’Afrique.
Les assemblées mennonites du district IMC North Luzon (Philippines) se sont réunies pour célébrer le Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025 : Binuangan Mennonite Christian Church, Teggep Mennonite Christian Church, Tamuyan Mennonite Christian Church et Carolotan Mennonite Christian Church.
L’église mennonite Camino de Santidad, à San Pedro Sula (Honduras), a célébré le 500e anniversaire lors du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale.
Des femmes ont dansé pendant le culte du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale à l’Église Évangélique Mennonite de Orodara, Burkina Faso.
Des enfants de l’Église San Juan Anabaptiste Mennonite, aux Philippines, ont montré les cœurs réalisés lors de l’activité « Le courage d’aimer » du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale.
Des jeunes de l’Église mennonite de Basna (Inde) ont interprété un sketch sur le thème « Le courage d’aimer » dans le cadre de la célébration du Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025.
« Leur engagement à transmettre le message de paix et l’évangile m’encourage à vivre une vie sacrificielle pour la paix ». Les histoires des premiers martyrs anabaptistes ont façonné et inspiré les mennonites du monde entier depuis 500 ans. Elles continuent de le faire pour les pasteurs qui souffrent au Myanmar, comme celui cité ci-dessus.
Du 25 au 29 novembre 2024, cinq responsables de la CMM, un employé de MC Canada et 17 pasteurs de Bible Missionary Church, Mennonite in Myanmar, se sont réunis à Chiang Mai (Thaïlande) pour une rencontre de solidarité.
La guerre civile qui sévit depuis des années au Myanmar est synonyme de peur, de violence, de déplacés et d’êtres chers perdus.
« Le but de cette visite était d’apprendre comment l’Église mondiale peut soutenir l’Église du Myanmar pendant cette période de souffrance et d’oppression », explique Tigist Tesfaye, secrétaire de la Commission Diacres.
Les invités internationaux voulaient s’informer de la situation que connaît l’Église au Myanmar. Les défis de la vie sous la dictature militaire se sont intensifiés pour l’Église avec la récente intensification du service militaire obligatoire.
Les pasteurs ont parlé du fardeau que représente la possibilité d’être enrôlé ou de voir leurs jeunes fils adultes contraints de faire leur service militaire, ou même kidnappés à cette fin. Ils ont évoqué le jeûne de leur unique repas quotidien. Ils ont déclaré que les forces gouvernementales et les chefs religieux locaux (bouddhistes) les considéraient parfois avec méfiance parce qu’ils suivaient ce qui était perçu comme une religion occidentale.
Andrew Suderman, Andres Pacheco Lozano, Agus Mayanto, César García, Tigist Tesfaye.
La visite répondait également à une invitation à en apprendre davantage sur le mouvement anabaptiste. Le programme comprenait des sessions sur « Ce que nous croyons ensemble » (Convictions Communes), animées par César García, secrétaire général de la CMM, et Andrew Suderman et Andres Pacheco Lozano, respectivement président et secrétaire de la Commission Paix, ont animé des sessions sur ce que cela signifie d’être une église dédiée à la paix de Jésus-Christ.
Il y a eu des sessions d’enseignement et des sessions pastorales avec des temps de prière, des temps de discussion et d’apprentissage mutuel. Les pasteurs du Myanmar ont partagé leurs expériences et ce qu’ils avaient sur le cœur.
Agus Mayanto, représentant régional de la CMM pour l’Asie du Sud-Est, et Norm Dyck de MC Canada Witness ont dirigé les prières du soir.
De nombreux pasteurs ont déclaré que les leçons sur l’histoire de l’anabaptiste et sur le fait d’être une église de paix étaient entièrement nouvelles et qu’elles ouvraient la voie à des changements personnels et sociaux.
« Ils m’encouragent à voir la vie et la foi sous un angle nouveau », a déclaré un pasteur.
« J’ai eu envie d’en savoir plus sur la paix, en particulier sur la paix active en tant que mode de vie et de réponse aux défis », a déclaré un autre.
« Comprendre l’histoire du mouvement anabaptiste a été un moment fort », a déclaré un autre. « Je m’engage à partager l’histoire de l’anabaptisme et son histoire avec d’autres. »
« Lorsque nous sommes confrontés à un conflit, nous nous sentons souvent limités à deux options : chercher à nous venger ou rester silencieux. Cependant, l’étude des Béatitudes m’a enseigné une troisième voie : répondre par des actes pacifiques », a déclaré un autre pasteur. « Cette révélation m’a transformé. »
La rencontre de solidarité s’est achevée par la prise de conscience, par les pasteurs du Myanmar, des voies à suivre pour eux et de la manière de répondre à leur contexte. Le groupe a identifié plusieurs moyens de progresser dans la connaissance et la pratique du travail de construction de la paix en tant que disciples de Jésus. Des groupes de discussion, des groupes de travail et des conférences, en particulier pour les jeunes, ont été suggérés.
Comment pouvez-vous prier pour le Myanmar ?
Les pasteurs ont demandé la prière
Pour le courage et la compétence de prêcher l’évangile de paix.
Pour que les pasteurs soient des serviteurs fidèles malgré la persécution.
Pour les soldats qui souffrent également.
« Il a fallu prendre son courage à deux mains : c’est un autre monde, un autre vocabulaire, une autre façon de penser. Comment apporter mes propres questions et être une invitée respectueuse tout en étant pleinement mennonite ? » Anne-Cathy Graber s’est posé ces questions en recevant une invitation à participer à la Seizième Assemblée Générale Ordinaire du Synode au Vatican en octobre 2024.
En tant que secrétaire de la CMM pour les relations œcuméniques depuis 2023, Anne-Cathy Graber a représenté la Conférence Mennonite Mondiale à cet événement qui dura un mois et qui comptait 16 « délégués fraternels » représentant d’autres églises et communautés chrétiennes, 8 protestantes et 8 orthodoxes.
Anne-Cathy Graber est pasteure mennonite itinérante, théologienne et co-directrice de la Chaire de Théologie Œcuménique à la Faculté Loyola Paris. Elle fait partie de la Commission Foi et Vie de la CMM. En outre, elle a représenté les anabaptistes au Comité du Forum Chrétien Mondial, dans la Commission Foi et Constitution du Conseil Œcuménique des Églises (2014-2022), dans le dialogue bilatéral entre la CMM et l’Église réformée. Elle est également sœur consacrée au Chemin Neuf, une communauté catholique à vocation œcuménique.
Le sujet était la « synodalité », qui n’est pas le mot que nous utilisons dans les églises anabaptistes, dit Anne-Cathy Graber, « mais la réalité est vraiment à l’intérieur de nos églises ». La CMM utilise souvent un autre mot théologique peu accessible, la koinonia.
Égalité et dignité
« J’ai été étonnée que la CMM soit invitée », dit-elle, car la CMM est une si petite église par rapport aux autres communions. « Cela montre bien la place accordée aux plus minoritaires ».
« En Christ, nous sommes le même corps, nous sommes égaux. »
L’accueil des délégués fraternels a été un gage de confiance, dit Anne-Cathy Graber, car les délégués fraternels « ont écouté chaque mot ; nous avons parfois été témoins de différences entre évêques ».
Autre signe d’égalité et de dignité, les délégués fraternels avaient la possibilité de s’exprimer au même titre qu’un cardinal ou un évêque. « Il était possible — en fait, c’est ce qu’ils attendaient — que je puisse poser mes propres questions, exprimer mes hésitations et partager mes propres surprises ».
Tout au long du processus, l’écoute mutuelle et le partage des témoignages ont été privilégiés. « Nous pouvions écouter les difficultés des autres », dit-elle. En particulier, lorsque les responsables du Moyen-Orient ont pris la parole, « nous partageons leur souffrance. Je suis très loin de leur liturgie, mais nous sommes très proches dans le Christ. »
Le processus a été exigeant et a pris beaucoup de temps, mais il a permis de nombreuses étapes pour ces conversations dans l’Esprit, dit-elle.
Une conversion est nécessaire
Les participants ont débattu d’une question qui se pose aussi à la CMM : « Comment éviter l’uniformité et vivre une unité qui intègre la différence ? »
Une réponse a été donnée et répétée : « Il n’est pas possible de vivre la synodalité sans conversion », dit Anne-Cathy Graber. « Il faut convertir notre logique, nos façons de faire, nos façons de réfléchir ».
Le synode a été précédé de deux jours de retraite silencieuse. Au cours de cette période de prière de repentance, « nous avons demandé pardon pour les péchés commis contre les femmes, contre la création, contre les migrants ». Cela a été la marque d’une Église qui entend les appels du monde et admet ses propres faiblesses.
À la fin du mois de rassemblement, le synode a produit un document pour le magistère sur la synodalité. Une fois de plus, les délégués fraternels ont été invités à proposer des amendements.
Il faudra du temps pour que le document soit reçu dans la pratique partout dans le monde. « C’est nécessaire », affirme Anne-Cathy Graber. « Quand quelque chose est important, vraiment fondamental, cela prend du temps ».
L’expérience a renouvelé son engagement en faveur de l’œcuménisme : « C’était comme une parabole : pour être vraiment l’Église, nous avons besoin les uns des autres. »
Même dans ce processus très structuré et formel, « j’ai vu comment l’Esprit Saint peut travailler dans les questions institutionnelles. Nous ne pouvons pas arrêter le travail de l’Esprit. »
Photo : Mennonite church of Ghana – Dalive congregation
Noël ! Noël ! Noël !!! Au Ghana, Noël est une période magique et merveilleuse.
Chaque Ghanéen a sa propre définition de ce que Noël signifie pour lui. Pour moi, Noël rappelle que, quelles que soient les épreuves que l’on traverse, rien n’est permanent. Il apporte la joie et l’assurance que le lendemain sera meilleur.
Le temps de décembre nous accueille avec de l’air sec le jour et de la chaleur la nuit. Lorsque ce changement de climat se produit, les Ghanéens commencent à cueillir l’esprit de Noël qui sommeille en eux.
Les voisins commencent à jouer de doux airs de Noël locaux et internationaux pour annoncer que la plus belle saison de l’année est arrivée.
Les travailleurs commencent à travailler plus dur.
Les enfants essaient d’obéir à toutes les règles fixées par leurs parents.
Nous nous saluons les uns les autres :
« Qu’une bonne année vous rencontre » / « Que nous soyons en vie pour voir une autre année et que toute forme de malchance s’éloigne de nous ».
Ga dangbe : « AfiooAfi / Afi aya ni ebaninawor, worfemomoomo, alontedin ko akafoworten. »
Cela dure tout le mois. Mais la principale célébration commence le 24 décembre et se termine après la première semaine de la nouvelle année.
La veille de Noël commence par la décoration des maisons et des églises avec des lumières vives et des objets colorés. Ce jour-là, les gens rendent visite à leur famille. Ils rejoignent ensuite leur famille pour une activité à minuit.
L’activité à laquelle s’adonne un Ghanéen ce jour-là varie. Certains choisissent de faire la fête, d’autres préfèrent rester à l’intérieur avec leur famille, mais ma famille préfère se rendre à un culte où nous chantons des chants de Noël locaux, des hymnes, des chants de louange et où nous prions pour l’année à venir.
Le 26 décembre, les femmes préparent des repas spéciaux pour leur famille, tandis que les hommes et les jeunes s’adonnent à toutes sortes de jeux et de sports.
Le roi et la famille royale, ainsi que de nombreux sponsors, peuvent remettre un trophée et l’équipe gagnante remporte le prix ultime.
Du 27 au 30 décembre, la plupart des familles passent du temps ensemble : elles font du shopping, visitent des parcs d’attractions, des sites touristiques ou la plage. En fait, on fait tout ce qu’on peut pour s’amuser.
Le 31 décembre est un jour magique. C’est l’occasion de s’évaluer et de prendre des résolutions pour la nouvelle année. La journée est généralement silencieuse, les familles se réunissant pour discuter de la voie à suivre pour l’année suivante. Les responsables de l’église et de la société appellent les gens à essayer de résoudre les conflits. L’église organise un culte qui dure toute la nuit.
Les rues étant vides, les bars et débits de boissons délaissés, les centres sportifs fermés, les tables retournées dans les rues, presque tout le monde se rend à l’église. Les gens viennent confesser leurs péchés, en espérant que l’année suivante se passera bien pour eux.
Le 1er janvier est un jour béni. Chaque maison de la communauté passe beaucoup de temps à préparer différentes sortes de nourriture. Ils offrent ces plats en cadeau à leurs voisins. C’est un jour de satisfaction et de joie.
Les célébrations se terminent exactement une semaine plus tard. Les choses reviennent à la normale. Les écoles commencent à rouvrir pour les élèves, les employés retournent au travail et tout suit son cours normal.
Les gens planifient la vie à venir en espérant que les choses se passeront mieux que l’année précédente.
—Gborbitey Isaac NiiTorgbor est membre de l’église mennonite du au Ghana. Il est le représentant de l’Afrique au sein du Comité des Jeunes Anabaptistes.
Venez découvrir la famille mondiale sur un nouveau site web. À partir du 12 décembre 2024, les utilisateurs trouveront un nouveau style pour leur visite.
La fin d’une ancienne technologie a incité la Conférence Mennonite Mondiale à rafraîchir son site web sur une nouvelle plateforme.
Le site de la CMM est un portail qui donne accès à un ensemble d’informations sur notre communion d’églises anabaptistes.
Les visiteurs pourront apprendre comment Agir en priant avec nous, en faisant des dons, en contribuant au Fonds de Partage de l’Église Mondiale.
Ils pourront En savoir plus sur la vision et la mission de la CMM, sur le Conseil Général et trouver les déclarations de la CMM sur la solidarité avec les peuples autochtones, sur l’objection de conscience et bien d’autres choses encore.
Ils pourront explorer Notre action à travers des témoignages du monde entier, des informations sur nos Commissions, les Jeunes Anabaptistes (« YAB »), les Réseaux, le Groupe de Travail pour la Protection de la Création et le Réseau Mennonite Francophone.
Notre bibliothèque de Ressources est l’une des raisons les plus populaires de visiter le site de la CMM. Les utilisateurs peuvent y trouver tous leurs matériels pour les cultes, des vidéos de webinaires et de chants, des PDF du magazine Courrier, des documents du groupe de travail pour la protection de la création et bien d’autres choses encore. La bibliothèque de ressources peut être consultée par type de ressource ou par sujet.
De même, les vidéos et les informations sur les Assemblées passées se trouvent dans la barre de menu principale, où les dernières informations publiées sur la prochaine Assemblée apparaîtront également.
Les relations inter-églises — l’un des trois piliers de la mission de la CMM — sont faciles à trouver dans le menu principal.
De plus, le site aura une nouvelle carte avec un tableau de bord qui permettra aux utilisateurs d’approfondir les détails sur les membres baptisés, les assemblées et les unions d’églises membres (qui seront révélés prochainement).
Une nouvelle fonction spéciale de notre site web rénové est la fonction « Soumettre une prière ».
« Prier les uns pour les autres est l’un des moyens les plus immédiats de vivre l’unité et de construire la paix. Nous vous invitons à soumettre votre prière pour la partager avec la famille mondiale », dit César García, secrétaire général de la CMM.
« Notre site Internet aide à relier nos membres dans le monde entier, alors que nous suivons Jésus ensemble dans nos différents contextes », dit Kristina Toews, responsable de la communication de la CMM. « Nous sommes reconnaissants à l’équipe de Bethink Studio de nous avoir donné un nouveau look en accord avec nos standards de conception. Leur expertise pour transférer notre contenu de Drupal vers WordPress a été complétée par leur écoute profonde pour nous aider à réorganiser notre contenu. Nous remercions également Mathieu Cain qui nous a conseillés sur la refonte de la carte afin de rendre les informations sur les membres beaucoup plus faciles à trouver. »
Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025
Dans de nombreux contextes culturels, notamment en Afrique, le temps des offrandes est aussi important que la prédication, et fait pleinement partie de la louange.
Le pasteur demande souvent à l’un des responsables de prier, de bénir les donateurs et aussi que ceux qui ne donnent pas soient bénis pour pouvoir le faire. Souvent, quelqu’un présente un témoignage et un passage biblique sur le thème du don, durant le temps de l’offrande.
Parfois, les responsables font circuler les paniers, et d’autres fois, les membres viennent à l’avant pour mettre leur offrande dans un panier. Dans de nombreux endroits, les gens chantent et dansent, car le don est un acte de louange qui suscite beaucoup de joie.
La CMM invite les Églises membres à faire une offrande spéciale pour la communauté de l’Église anabaptiste mondiale lors du Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale. Une façon de le faire est d’inviter chaque membre de l’assemblée à contribuer avec un montant équivalent à un repas dans leur propre communauté afin de soutenir les réseaux et les ressources de notre famille mondiale d’Églises anabaptistes. Sacrifier un repas est notre humble manière de remercier Dieu et de soutenir les ministères courants de Dieu à travers l’église.
Ce don « d’un repas » (la valeur équivalente d’un dans son propre pays) par personne, une fois par an est quelque chose que la plupart des membres de la CMM peuvent faire, excepté lors de famine ou de violence. Les personnes qui ont les moyens peuvent donner beaucoup plus que cela, et devraient être encouragées à le faire. D’autres, dont les ressources sont plus limitées, pourraient considérer donner l’équivalent monétaire d’un des éléments qu’elles incluraient dans un repas.
Voici quelques suggestions pour préparer le temps de l’offrande dans votre assemblée :
Prévoyez que les offrandes « d’un repas » soient déposées dans un panier spécial à l’avant, ou dans des contenants culturellement appropriés et en lien avec les repas, lors du culte pendant un temps d’offrandes dédié et séparé de celui qui a lieu habituellement.
Prévoyez un repas communautaire partagé ensemble avant ou après le culte du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale. Ça pourrait être une « auberge espagnole » où chaque famille amène de grand plat à partager, avec un panier réservé pour l’offrande pour « payer » son repas. Chaque famille pourrait ramener un repas tout préparé. Ces repas préparés sont alors mis aux enchères, vendu ou participation libre pour être ramenés à la maison et être mangé en famille, ou ensemble après le culte.
Prévoyez un temps de jeûne et de prière pour l’Église mondiale pendant un repas avant ou après le culte du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale, et faites une offrande pour la CMM pendant ce temps, représentant approximativement la valeur du repas qui n’est pas consommé par les participants à ce jeûne.
Les fonds recueillis par cette offrande spéciale dans chaque assemblée peuvent être envoyés directement à la Conférence Mennonite Mondiale en utilisant les différents moyens expliqués sur notre site.
Autrement, ces dons peuvent être envoyés au bureau de votre union d’église nationale avec la précision de transmettre les fonds à la CMM. Désignez précisément les offrandes comme destinées à la Conférence Mennonite Mondiale, et indiquez que c’est une offrande dans le cadre du dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale.
Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025
Part B: Origin of Anabaptists/Mennonites in your own country
Part C: WCRC and MWC Common Statement of Confession, Gratitude and Commitment
Part D: A Responsive reading of gratefulness, based on Psalm 136
Ce dossier a pour but de contextualiser les 500 ans de l’anabaptisme — celui d’hier et d’aujourd’hui. Nous vous invitons à utiliser autant de ce matériel que vous le désirez, en fonction de votre situation locale. N’oubliez pas de mentionner l’histoire de l’anabaptisme dans votre pays et la genèse de votre propre église.
Partie A : L’origine de l’anabaptisme en 1525
Le mouvement anabaptiste a commencé dans le cadre d’un mouvement de renouveau au sein de l’Église catholique en Europe au début du XVIe siècle. Une partie de son inspiration vient de la tradition catholique : le fort sens de la discipline et de la communauté que l’on retrouve dans le monachisme, par exemple, l’attention portée sur le Saint-Esprit que l’on pourrait trouver dans le mysticisme catholique, ou l’accent mis sur le fait de suivre Jésus dans la vie quotidienne dans L’Imitation du Christ, de Thomas á Kempis. L’anabaptisme doit également beaucoup à Martin Luther et au premier mouvement de la Réforme, en particulier en ce qui concerne l’accent mis par Luther sur l’autorité des Écritures et son insistance sur la liberté de la conscience chrétienne. Ce mouvement a aussi été façonné par de profonds troubles sociaux et économiques de l’époque, menant à la guerre des paysans de 1524-1525.
Les anabaptistes eux-mêmes, cependant, auraient dit qu’ils essayaient simplement d’être de fidèles disciples des enseignements de Jésus et de suivre l’exemple de l’église primitive.
Un événement en 1525 vient marquer symboliquement les débuts du mouvement anabaptiste : un petit groupe de réformateurs chrétiens s’est réuni pour un culte secret à Zurich, en Suisse. Le groupe était frustré par l’hésitation de leur chef, Ulrich Zwingli, à adopter les changements aux rituels catholiques qu’ils étaient tous convaincus que la Bible exigeait, en particulier en ce qui concerne la messe et le baptême des enfants. D’après leur lecture des Écritures, le vrai baptême chrétien suppose un engagement conscient à suivre Jésus — ce dont aucun enfant n’est capable. Ainsi, le 21 janvier 1525, ce petit groupe accepta de se baptiser à l’âge adulte.
Bien qu’il faille un certain temps avant que la pleine signification du baptême ne devienne claire, les premiers anabaptistes avaient compris que cet acte symbolisait la présence du Saint-Esprit dans le don de la grâce de Dieu, un engagement à mener une vie de disciple au quotidien et l’appartenance à une nouvelle communauté du peuple de Dieu.
Nommés par leurs détracteurs
Les membres du mouvement se désignaient généralement eux-mêmes sous le nom de « Frères » (Brüder) — ou plus tard par le terme plus descriptif « du baptême » (Taufgesinnten). Leurs opposants les ont qualifiés d’anabaptistes (= re-baptiseurs), en partie parce que le « rebaptême » était une infraction pénale dans le Saint Empire romain, passible de la peine de mort. Au début, le groupe a résisté au terme « anabaptiste » car dans leur esprit, ils ne rebaptisaient pas, mais baptisaient correctement pour la première fois. Mais avec le temps, le nom est resté.
Aujourd’hui, anabaptiste est un terme français qui englobe tous les groupes issus de la Réforme qui pratiquaient le baptême des croyants (plutôt que des enfants), et les dénominations qui en descendent comme les Amish, les Mennonites et les Huttérites.
Une identité forgée par nécessité
Au fil du temps, cependant, un mouvement cohérent a émergé. Son identité s’est forgée, en partie au moins, de par la nécessité de répondre à plusieurs besoins spécifiques.
Premièrement, en réponse aux accusations d’hérésie par les autorités religieuses et politiques dans la première moitié du XVIe siècle, les anabaptistes se sont rapidement définis comme des chrétiens fidèles et croyant en la Bible.
Deuxièmement, des voix militantes parmi eux, prêtes à imposer le changement social et religieux par la violence, ont forcé les anabaptistes à clarifier leur identité en tant que chrétiens pacifiques, respectueux des lois et non-violents dont la seule arme était l’amour.
Et enfin, face aux dissidents spiritualistes qui privilégiaient une expérience religieuse interne qui pouvait éviter les disputes théologiques et passer inaperçus par les autorités, les anabaptistes ont été obligés de défendre la nature publique et visible de l’église.
Trois courants émergent
Malgré la diversité évidente de la théologie et de la pratique parmi la première génération d’anabaptistes, trois groupes cohérents ont émergé dans les années 1540 : les Frères suisses dans les territoires germanophones ; les Huttérites en Moravie ; et les mennonites des Pays-Bas et de l’Allemagne du Nord qui guidés par Menno Simons. Bien que ces groupes diffèrent sur des points importants, ils se reconnaissent néanmoins comme membres de la même tradition religieuse, de sorte que leurs désaccords internes prennent souvent la forme d’une querelle de famille.
— Extraits de Stories : How Mennonites Came to Be, de John D. Roth, Herald Press, 2006. Adapté et utilisé avec la permission de l’auteur.
Au cours des 500 années qui ont suivi, l’anabaptisme s’est répandu dans de nombreux pays à travers le monde, avec pour chacun d’entre eux sa propre histoire. La Conférence mennonite mondiale a été créée il y a 100 ans pour rassembler les nombreuses églises issues des différents courants de l’anabaptisme en vue de la communion fraternelle, de la louange, du témoignage et du service.
Plus de lecture:Anabaptist World: 2mars 2015, «The Birth of Anabaptism» (enanglais)
Partie B : L’origine des anabaptistes/mennonites dans votre pays
N’oubliez pas de parler de l’histoire de votre assemblée et du développement des églises anabaptistes/mennonites dans votre pays.
Des résumés utiles sont disponibles sur l’Encyclopédie anabaptiste mennonite mondiale électronique (GAMEO). Cherchez le nom d’un pays pour en savoir plus sur les mouvements anabaptistes de la région.
Une déclaration commune de confession, de gratitude et d’engagement
La Conférence mennonite mondiale a envoyé plusieurs personnes pour participer au dialogue œcuménique en cours avec la Communion mondiale d’Églises réformées (CMER). Il s’agit de l’une des Églises d’État qui, dans les années 1500, a persécuté les premiers anabaptistes en Europe.
Ce groupe de théologiens de la CMER et de la CMM a préparé un communiqué commun qui sera rendu public le 29 mai 2025 à Zurich (Suisse).
Le titre du texte est « Rétablir l’unité de notre famille : à la recherche d’un témoignage commun ». Cette déclaration comprend des passages dédiés à la reconnaissance et à la célébration de notre confession commune de Jésus comme Seigneur, à la confession et à la lamentation, et elle se termine par l’appel de Dieu à l’unité et à la paix. Le communiqué peut être consulté sur le site de laCMM :
Plutôt que de « résoudre » les divergences théologiques historiques qui nous ont divisés avec la CMER, la CMM souhaite à présent mettre l’accent sur les endroits dans le monde où les mennonites et les églises réformées sont des témoins ensemble.
Partie D : Une liturgie de gratitude par la CMM
Inspirée du Psaume 136
C’est la fidélité de Dieu et son message du salut par Jésus-Christ que nous célébrons, car il a été transmis de génération en génération pendant plus de 500 ans, pour nous parvenir aujourd’hui.
Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,Car sa fidélité est pour toujours*
Célébrez le Dieu des dieux,Car sa fidélité est pour toujours
Célébrez le Seigneur des seigneurs,Car sa fidélité est pour toujours
Il est l’auteur intelligent des cieux et de la terre,Il a construit son église pour être le corps du Christ sur la terre,Il renouvelle l’église à travers les âges,Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,Car sa fidélité est pour toujours
Il a inspiré les réformateurs radicaux par le témoignage du Saint-Esprit il y a 500 ans, leur donnant une vision renouvelée de ce que veut dire suivre JésusIl a permis de mieux comprendre l’appel de Dieu dans nos vies,Fondé sur Jésus, sur la Bible, sur le discernement communautaire, le discipulat et l’amour des ennemis.Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,Car sa fidélité est pour toujours
Par l’Esprit, il a appelé des témoins pour partager la bonne nouvelle à travers le monde.Il a inspiré de nouvelles assemblées à témoigner de l’amour de Dieu pour toutes les cultures et toutes les terres,Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,Car sa fidélité est pour toujours
Il est Seigneur sur [nom de l’église] en [nom du pays]Il nourrit et renforce notre assemblée pour répondre à l’appel de Dieu dans nos vies.Fondé sur Jésus, sur la Bible, sur le discernement communautaire, le discipulat et l’amour des ennemis.Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,Car sa fidélité est pour toujours
Il œuvre à travers la famille mondiale de foi que nous appelons la Conférence Mennonite MondialeIl fait pousser une église qui transcende les barrières de la race, de l’ethnie et de la langue,Il nous appelle ensemble en communion (koinonia) à suivre Jésus, vivre l’unité et construire la paix.Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,Car sa fidélité est pour toujours
Célébrez le SEIGNEUR car il est bon,Célébrez le Dieu des dieux,Célébrez le Seigneur des seigneurs,Car sa fidélité est pour toujours
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*Le refrain « Car sa fidélité est pour toujours » peut être remplacé par « Car l’amour de Dieu n’abandonne jamais » pour toutes lesréponses.
Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025
Luc 6,32 dit : si tu aimes celui qui t’aime, pourquoi t’attendre à une reconnaissance particulière ?
Les êtres humains ont tendance à aimer ceux qui les aiment. Il est facile d’aimer ceux qui nous aiment ou qui sont bons avec nous. Mais Jésus nous enseigne à aimer ceux qui ne nous aiment pas.
Nous devons avoir le courage d’aimer et d’accepter toutes sortes de personnes autour de nous. Et cela n’est possible que lorsque nous avons Jésus dans notre cœur.
Voici une activité à faire avec les enfants pour réfléchir au couraged’aimer.
Matériel nécessaire :
Différentes couleurs de papier cartonné, avec du rouge et du blanc
Un crayon ou un marqueur
Ciseaux
Colle
Étapes :
Dessinez et coupez un grand cœur avec le papier cartonné rouge.
Dessinez et découpez une croix avec le papier blanc. La croix doit pouvoir rentrer dans le cœur.
Coupez de petits cercles dans les autres couleurs de papiers. Dessinez dessus des visages avec toutes sortes d’expressions. (Ces cercles représentent les différents types de personnes que nous avons autour de nous, certaines sont tristes, d’autres heureuses, d’autres encolère).
Collez la croix à l’intérieur du cœur (cela représente la présence de Jésus dans notrecœur).
Collez les différents visages dans le cœur.
Cette image du cœur va nous aider à comprendre que nous pouvons aimer et accepter toutes sortes de personnes dans nos vies lorsque nous avons l’amour de Jésus en nous.
—contribution de Amita Siddh, Rajnandgaon Mennonite Church, Église Mennonited’Inde.
Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale 2025
Participez en personne, ou rejoignez-nous en ligne le 29 mai 2025
Le jeudi 29 mai 2025, la Conférence Mennonite Mondiale (CMM) accueillera des invités du monde entier pour Le courage d’aimer — Anabaptisme : 500 ans. Cette journée de célébration commémore la naissance du mouvement anabaptiste à Zurich(Suisse).
Après des ateliers, des concerts, une table ronde et une visite historique à pied, les participants se réuniront pour un culte œcuménique à l’église Grossmünster.
Pour construire la paix et témoigner de la réconciliation récente, la CMM invite des responsables de communions mondiales (catholiques, luthériens et réformés) qui étaient autrefois en désaccord profond avec le mouvement anabaptiste. Tous les événements sont accessibles à pied et à distance de marche les uns des autres.
Le dernier culte se déroulera en anglais et sera traduit en français, en espagnol et en allemand. Le culte à 15 heures (UTC) sera retransmis en direct.
Organisez votre propre rassemblement local ou régional
Célébrez ensemble lors d’un culte et/ou d’un repas en utilisant ce matériel de culte et en mangeant avec des frères et des sœurs. Ce pourrait être lors de l’AWFS, le 19 janvier 2025, ou le 29 mai 2025, ou à tout autre moment qui conviendra dans votre proprecontexte.
Créez et partagez vos dons et témoignages
Identifiez les aspects du message anabaptiste qui nous touchent aujourd’hui. Créez vos propres témoignages, sermons, œuvres d’art. Partagez-les sur les médias sociaux, affichez-les dans vos maisons ou dans les églises, etc.
Avec chacune de ces actions, nous rendons grâce et, en même temps, nous identifions comment nous nous sentons appelés à répondre en partageant et en vivant fidèlement le message de l’amour de Dieu, ici et maintenant.
L’union fait la force
C’est un adage qui revient souvent lorsque nous travaillons ensemble. Un élément essentiel de notre identité en tant que Conférence Mennonite Mondiale est vivre l’unité, il est donc fondamental de mettre en commun nos efforts pour faire une différence positive dans le monde.
Vivre l’unité demande à chacun d’entre nous de partager avec les autres. Le programme Part Équitable de la CMM fonctionne sur ce principe (voir Part Équitable ci-dessous). Il insiste sur le fait que nous avons tous quelque chose à partager, mais aussi sur la nécessité, pour que ce partage soit juste, de reconnaître nos différentes situations tout autour de la planète.
Part Équitable
La CMM compte 110 unions d’églises nationales dans 61 pays du monde entier. Sauf dans les situations les plus graves, comme en cas de guerre ouverte, toutes les églises membres sont tenues de verser une contribution annuelle équitable pour soutenir le travail essentiel de la CMM, car nous sommes liés les uns aux autres au sein d’une communauté mondiale de foi pour la communion fraternelle, le culte, le service et le témoignage.
Le sentiment que nous partageons ce que nous avons est significatif dans la plupart des régions du monde. Bien sûr, certains ont plus et d’autres moins, mais ce qui est fondamental, c’est que nous donnons tous à partir de ce que nous avons. L’histoire de l’offrande de la veuve, racontée par Jésus dans Marc 12, nous apprend que le don sacrificiel fait partie de l’amour de Dieu.
Aujourd’hui, environ 30 % des revenus annuels non affectés de la CMM proviennent des contributions Part Équitable des unions églises membres. Ces contributions sont essentielles à l’épanouissement de la CMM en tant que famille spirituelle anabaptiste mondiale. Dans notre communauté de foi, nous nous encourageons mutuellement par nos investissements dans l’édification de la communauté mondiale des églises.
Être les intendants de la famille spirituelle
Nous avons demandé à plusieurs représentants régionaux de réfléchir au sens qu’ils donnent au travail de la CMM relatif à la Part Équitable. Dans le monde entier, ces 13 personnes sont le visage de la CMM pour les unions églises membres. Elles vivent dans 5 régions : Afrique, Asie, Europe, Amérique Latine & Caraïbes et Amérique du Nord. Ces responsables expérimentés aident à interpréter les contextes régionaux pour le reste de la famille mondiale. Ils utilisent également leur sagesse contextuelle pour aider à négocier la Part Équitable.
Voici quelques-unes de leurs réflexions sur la Part Équitable:
Siaka Traoré, qui vit au Burkina Faso et qui est la représentante régionale de la CMM pour l’Afrique de l’Ouest, insiste sur le fait que la Part Équitable est un acte de justice, de collaboration et de communion. Siaka Traoré considère qu’il s’agit d’un acte de justice parce qu’il est exigé de tous les membres sans exception ethnique ou géographique. Pour faire partie de la communauté, tous doivent y contribuer.
Willi Hugo Pérez, qui vit au Guatemala et qui est le représentant régional de la CMM pour l’Amérique Centrale, considère l’approche de Part Équitable de la CMM comme un gested’amour, de gratitude et d’engagement. Willi Hugo Pérez voit la reconnaissance pour les dons généreux, les joies et les bénédictions que nous recevons de Dieu par l’intermédiaire de la famille bien-aimée.
Jeremiah Choi, qui vit à Hong Kong et qui est représentant régional de la CMM pour l’Asie du Nord-Est, observe les avantages pratiques de ces investissements annuels des unions d’églises membres de la CMM. Le soutien de la CMM permet aux délégués des unions d’églises membres du monde entier de se réunir et de se voir face à face pour vivre ensemble l’unité.
JumanneMagiri, qui vit en Tanzanie et qui est représentant régional de la CMM pour l’Afrique de l’Est, considère la Part Équitable comme un devoir que nous avons tous en tant que membres de la famille anabaptiste mondiale. Le fait que nous contribuions tous ensemble est un indicateur de notre gestion et de notre action responsable en tant que membres de la famille spirituelle.
En rejoignant la famille de la CMM, nous sommes tous appelés à nous investir pleinement pour enrichir la vie des autres. Comme dans nos familles, nous partageons l’amour de diverses manières. Contribuer à l’édification de la famille anabaptiste mondiale est un moyen puissant de « prêcher l’évangile » sans nécessairement utiliser de mots. C’est une occasion pour nous tous de faire notre part – notre juste part.
Que Dieu continue à bénir le travail de nos mains.
—Bruce Campbell-Janz est le responsable du développement de la CMM. Il a vécu huit ans en République Démocratique du Congo dans le cadre d’un service lié à l’Église et vit aujourd’hui à Lancaster (Pennsylvanie, États-Unis) avec sa femme Ann.