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  • Verso 1: Esuno Kokoro uchini (El corazón de Jesús está reflejado en mi corazón)

    Verso 2: Esuno Heiwa uchini (Tengo la paz de Jesús en mi corazón).  

    Mitsuru Ishido a écrit ce chant pour encourager Nasu Keiko, autre membre de l’assemblée mennonite, qui coud des masques pour les donner aux réfugiés, aux étudiants étrangers et à un membre de l’église souffrant de problèmes pulmonaires. Il a basé la musique sur l’échelle pentatonique d’Okinawa et la joue sur le sanshin, un instrument japonais traditionnel utilisé dans la région de l’île d’Okinawa au Japon.

    Okinawa a une histoire de paix et de guerre. Autrefois Royaume de Ryukyu, c’était une île pacifique et sans armes. Pendant 300 ans, Ryukyu a gardé son indépendance grâce à sa diplomatie de la musique et de la danse plutôt que de l’épée.

    Le cœur de Jésus en tant que ‘prince de la paix’ et le ‘cœur de la paix’ des îles de Ryukyu ont ce même témoignage. J’ai donc essayé d’utiliser l’échelle traditionnelle de Ryukyu [pour composer un chant chrétien]. Je joue ce chant sur le shamisen d’Okinawa (sanshin), un instrument à trois cordes avec un tambour en peau de serpent.

    Mitsuru Ishido avec un sanshin, un instrument à trois cordes,
    utilisé dans la région de l’île d’Okinawa au Japon.

    De nos jours, le royaume Ryukyu est annexé au Shimadzu Han du Japon. Avant la seconde Guerre mondiale, on y fabriquait du matériel militaire, et aujourd’hui, une base stratégique appelée ‘Clé de voûte du Pacifique’ y a été construite, à l’opposé des traditions de paix de l’île.

    Pendant la seconde Guerre mondiale, la bataille terrestre la plus intense au Japon a eu lieu à Okinawa. La protection du quartier général principal de la partie continentale de Tokyo a entraîné la mort de nombreux civils et de soldats (au cours de longues opérations). Ils s’étaient cachés dans des grottes de calcaire appelées Gama, mais à la fin, les civils ont été forcés de choisir la mort plutôt que d’être pris par l’ennemi et de potentiellement divulguer des informations. Cela a conduit à l’ordre de ‘l’autodétermination de masse.’ Les hommes devaient tuer leur mère ou leur fille et finalement ils tentaient de se suicider. C’est une tragédie qui a laissé de profondes séquelles.

    Après la guerre, les habitants de l’île ont été détenus dans des camps de concentration. Ils ont beaucoup souffert de la faim car les militaires de la base américaine s’étaient emparés des maisons et des champs. Cependant, tout en survivant péniblement dans les camps de concentration, les prisonniers d’Okinawa ont puisé dans leur tradition de paix par la musique. Ils ont survécu en créant des instruments de musique fabriqués à partir de boîtes ramassées dans les tas d’ordures. Ils les ont appelés Trash Can Sanshin. L’esprit de la musique et de la paix d’Okinawa n’est jamais mort. Bien que piétié à plusieurs reprises, le désir de vivre fondé sur la paix et la musique a maintenu leur musique jusqu’à nos jours.

    —Mitsuru Ishido est le représentant au Conseil Général de Tokyo Chiku Menonaito Kyokai Rengo, une paroisse mennonite du Japon.

     

    Cette histoire a été publiée dans le Materiel pour le culte du dimanche de la paix 2020

    Cliquez ici pour écouter la chanson de Mitsuru Ishido

  • En Amérique latine, il existe une grande diversité œcuménique qui découle des différents contextes socio-politiques, historiques et bien sûr, économiques. Le contexte religieux colore aussi la dynamique œcuménique. J’aborde ce sujet à propos de la ville de Mexico.

    Occasions de cohésion

    Les changements politiques qui eurent lieu en 1997 dans mon pays sont importants pour mieux comprendre le contexte historique. Cette année-là, l’ingénieur Cuauhtémoc Cárdenas Solórzano, un homme de gauche, a été élu chef du gouvernement de la capitale. Il a cherché à développer la cohésion sociale et le dialogue pour assurer plus d’unité entre les différents secteurs sociaux ainsi qu’entre les différentes institutions religieuses. Durant son mandat, il a proposé des processus alternatifs pour un changement social, économique et politique. Un mouvement social plus fort émergea donc, mouvement qui sut se montrer habile dans ses interactions avec les instances détenant le pouvoir.

    Dans ce contexte, des réunions œcuméniques ont été organisées avec des représentants des différentes institutions religieuses. Elles avaient pour but de développer un dialogue interreligieux qui puisse se faire entendre dans le cadre de ce mouvement social.

    Une vision théologique anabaptiste

    En tant qu’anabaptiste, j’ai toujours été convaincu que notre perspective théologique serait pertinente dans ces circonstances. Lors de ces réunions, tous, hommes et femmes, ont pu faire entendre leur voix et ont été écoutés. Que l’on pense que les chrétiens devraient intervenir – ou non – dans le domaine socio-politique, comme dans ce cas, il est toujours enrichissant d’être en contact avec d’autres, surtout avec des personnes différentes.

    Au Mexique de manière générale, les églises chrétiennes ont tendance à se méfier les unes des autres, ce qui est un obstacle au mouvement œcuménique. Cependant, il y a des responsables de dénominations qui comprennent que l’œcuménisme peut être un espace de dialogue, de travail et d’accompagnement mutuel dans le cheminement spirituel. Et en fait, plusieurs dialogues réunissant des luthériens, des méthodistes, des presbytériens, des anglicans, des baptistes, des pentecôtistes et des catholiques ont eu lieu. Les responsables partagèrent leurs expériences ecclésiales et sociales et plusieurs d’entre eux sont restés mes amis et frères spirituels dans la construction du Royaume de Dieu sur terre.

    Cet accompagnement mutuel nous a aidé à élargir notre vision et notre compréhension de l’œcuménisme au-delà des réunions et à l’incorporer pour développer des projets de service et de plaidoyer social et politique.

    Suivre Jésus, notre espérance

    L’impératif œcuménique se base sur la prière de Jésus à Gethsémané. Il a déclaré sans équivoque que les chrétiens doivent s’aimer lorsque, durant les heures de la passion, il pria Dieu pour ses disciples afin « qu’ils soient un pour que le monde croie » (Jean 17/21). Cette prière interpelle les chrétiens en général et, bien sûr, les anabaptistes en particulier.

    Notre réponse dépend de la manière dont nous exerçons le ministère du Royaume de Dieu dans ce monde. Le rêve œcuménique ne se réalise pas avec de bonnes intentions, mais plutôt en choisissant délibérément des chemins communs avec ceux qui sont différents.

    Fernando Pérez Ventura was a pastor in Mexico City, Mexico, for 34 years. For three years, he has worked with Mennonite Mission Network in several countries in Latin America. Along with his wife Rebeca González Torres, he coordinates CITA (Comunidad de Instituciones Teológicas Anabautistas), an Anabaptist theological network for Latin Americans. He is currently serving with Mountain States Mennonite Conference in the USA.

     

    Cet article est paru pour la première fois dans le numéro d’avril 2020 de Courier/Correo/Courrier. Cliquez ici pour lire d’autres articles de ce dossier.

  • « Les premiers anabaptistes pratiquaient le lavement des pieds comme les bénédictins le font aujourd’hui! » s’exclama Père Augustinus [Sander], un moine bénédictin que j’ai rencontré en Suisse. Il venait de faire des recherches sur Michael Sattler sur internet.

    « Ce n’est pas étonnant, » dis-je, « Michael Sattler faisait partie de l’ordre des bénédictins. »

    Michael Sattler est le principal auteur de la Confession de Schleitheim (1527), dans laquelle les anabaptistes en appellent à la vérité, au rejet de la violence, à la responsabilité mutuelle dans la communauté, à la séparation de l’Église et de l’État et à une vie sainte dans l’obéissance à Jésus ; des convictions qui, pour le frère Augustinus, ressemblent fort aux pratiques de son ordre religieux.

    Les premiers anabaptistes ont quitté de gré ou de force les monastères et les congrégations religieuses de l’église catholique romaine, souvent dans des circonstances douloureuses, parfois aux risques de leur vie. Mais les anabaptistes ont conservé cet idéal très monastique : il est possible – essentiel même – pour les chrétiens de prendre au sérieux le Sermon sur la Montagne (Matthieu 5-6) et d’autres enseignements du Nouveau Testament concernant l’éthique, la non-violence, la communauté et la sainteté.

    Père Augustinu et J. Nelson Kraybill

    Les anabaptistes ne voulaient pas se débarrasser des idéaux monastiques qui impliquent un style de vie discipliné, mais plutôt que tous les chrétiens vivent cette même obéissance à Jésus.

    Je me réjouis de ce que mennonites, catholiques, luthériens, réformés et d’autres chrétiens trouvent souvent aujourd’hui des moyens de communier et de collaborer en tant que sœurs et frères en Christ. Nous avons beaucoup à apprendre d’Augustinus, et d’autres chrétiens dans le monde, qui partagent un niveau élevé d’obéissance à Jésus.

    Augustinus et moi étions des invités œcuméniques à un rassemblement luthérien. Demandez aux luthériens ce qui distingue leur tradition, et vous entendrez très probablement « le salut par la foi, par grâce ».

    C’est aussi une conviction pour les mennonites.

    Mais parfois, nous insistons tellement sur le service et les actions pour la paix comme caractéristiques de l’Évangile, que nous oublions la grâce. Nous oublions que nous sommes toujours des pécheurs dont la relation juste avec Dieu et avec les autres êtres humains est le résultat de la grâce par la puissance du Saint-Esprit, et non de nos remarquables efforts.

    —J. Nelson Kraybill est président de la CMM (2015–2021). Il vit en Indiana (États-Unis).

     

    Cet article est paru pour la première fois dans le numéro d’avril 2020 de Courier/Correo/Courrier. Cliquez ici pour lire d’autres articles de ce dossier.

  • Au mois d’août 2020, nous soulignons le 75e anniversaire des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki au Japon. La Conférence Mennonite Mondiale (CMM) s’est jointe à une vaste coalition de communautés confessionnelles du monde entier qui demande aux gouvernements de ratifier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

    « Les armes nucléaires ne créent pas la paix, elles intensifient plutôt le fléau et la menace de la guerre dans notre monde, nos vies et nos communautés », affirme la déclaration.

    « En tant qu’Église historique de paix, la CMM s’oppose à la guerre et à la violence comme moyen de résoudre les problèmes sur le plan personnel ou sur le plan de l’État, a déclaré César García, secrétaire général de la CMM. Les armes nucléaires, qui provoquent une destruction aveugle des êtres humains et de la création longtemps après leur décharge, ne doivent être un outil pour aucun pays. La CMM dénonce officiellement les menaces nucléaires depuis des décennies. »

    « Nous réaffirmons que la présence d’une seule arme nucléaire viole les principes fondamentaux de nos différentes traditions religieuses… Les armes nucléaires ne sont pas seulement un risque pour l’avenir, leur présence ici et maintenant sape les fondements éthiques et moraux du bien commun. »

    La déclaration appelle les gouvernements à s’engager pour un monde « plus pacifique, plus sûr et plus juste » – sans armes nucléaires.

    Ê la fin de 1945, 213 000 personnes avaient trouvé la mort à la suite des bombardements au Japon. Les attaques ont causé des douleurs, des souffrances et davantage de morts tant chez les humains que dans l’environnement au cours des années suivantes. La déclaration reconnaît le témoignage des survivants de ces attaques sur les dommages causés par les armes nucléaires.

    « Nous déplorons le racisme et le colonialisme qui ont poussé les États dotés d’armes nucléaires à tester leurs armes sur des collectivités qu’ils jugeaient non indispensables, qui vivent loin d’eux, des vies qui importaient moins, des vies qui ont été prises pour la poursuite du pouvoir destructeur de quelques-uns. Nous reconnaissons l’immense souffrance, l’oppression et l’exploitation auxquelles sont confrontées les communautés autochtones du monde entier dont les corps, les terres, les eaux et l’air ont servi de test pour les ambitions de ceux qui dominent par la force », affirme la déclaration.

    L’Organisation des Nations Unies a adopté le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires en 2017 ; le traité entrera en vigueur 90 jours après que 50 pays l’auront ratifié.

    Quelques mots de la CMM contre les menaces nucléaires :

    Message de la Commission Paix, XIe assemblée, Strasbourg 1984

    « … La menace d’une guerre nucléaire et la pollution nucléaire potentielle de l’environnement ont été décrites comme les principaux problèmes moraux de notre époque. Les armes nucléaires ne tuent pas seulement, elles détruisent toute vie. En tant que peuple de Dieu, nous servons avec espoir même face à la menace nucléaire… »

    Lettre signalant une préoccupation, troisième conférence mennonite asiatique, Taipei 1986

    « … en tant que chrétiens, indépendamment de notre nationalité, de nos politiques ou de nos points de vue, nous nous sentons obligés de nous exprimer contre la production d’énergie nucléaire… 

    —Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale



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  • Il n’y avait pas une « théologie anabaptiste » au 16e siècle – il y avait plusieurs théologies anabaptistes, dit Astrid von Schlachta.

    L’historienne mennonite dirige la commémoration du mouvement anabaptisme qui célébrera son 500e anniversaire en 2025. « Oser » est le thème de cette commémoration, projet commun des mennonites et des baptistes, qui examine ce que signifie un mouvement anabaptiste pour l’église d’aujourd’hui à la lumière de son histoire.

    « Il y avait des différences dans la théologie, des différences dans les attitudes à l’égard de l’utilisation de l’épée, des différences dans d’autres domaines », dit Astrid von Schlachta. « En 500 ans, depuis 1525, les anabaptistes ont vécu des expériences totalement différentes dans différentes parties du monde. Nous pouvons être fiers de la diversité, mais elle pose des défis. »

    « Nous voulons nous rappeler le passé, mais regarder aussi vers l’avenir », ajoute Astrid von Schlachta. « Quels sont les défis aujourd’hui et comment l’histoire pourrait-elle nous aider à cheminer vers l’avenir ? Il n’y a pas de renouveau sans audace. »

    Les mennonites, les baptistes et d’autres groupes anabaptistes œcuméniques avec le Conseil des Églises chrétiennes en Allemagne ont prévu une série d’événements étalés sur cinq ans :

    • 2020 : Oser vivre avec maturité. : baptême, libre arbitre, liberté de religion
    • 2021 : Oser vivre ensemble : égalité, responsabilité, autonomie
    • 2022 : Oser vivre de manière cohérente : tourné vers Jésus, non conformiste, confesser la foi, martyre
    • 2023 : Oser vivre sans violence : église de paix, résistance, réconciliation
    • 2024 : Oser vivre avec espoir : royaume de Dieu, utopie, renouveau

    Chaque année, les églises collaboratrices publieront un volume sur les thèmes ci-dessus. Les événements aboutiront à une célébration à Zurich le 29 mai 2025.

    L’événement de 2020 est prévu le 10 octobre 2020 à Hambourg, en Allemagne. Le livre thématique, écrit par Astrid von Schlachta et portant sur les mennonites de la Réforme jusqu’au 21e siècle, a été publié. L’événement explorera des questions telles que « à quoi ressemble la liberté de religion sans restriction dans une société pluraliste sur le plan de la religion ? », « quelles influences de la tradition anabaptiste ouvrent des perspectives sur l’interaction humaine pour une coexistence juste ? », « que signifie vivre fidèlement en tant que chrétiens matures aujourd’hui ? ».

    Astrid von Schlachta est directrice du Centre de recherche mennonite à Weierhof, en Allemagne, et l’autrice de plusieurs livres sur l’histoire anabaptiste.

    Les autres mennonites impliqués dans la planification de l’événement sont Liesa Unger (CMM), Johannes Dyck (Bibelseminar Bonn), Walter Jakobeit (Arbeitsgemeinschaft Mennonitischer Brüdergemeinden Deutschland) et Ulrike Arnold (Mennonitischer Geschichtsverein). Pour plus d’information, voir www.taeuferbewegung2025.de.

    —Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

    Mise à jour 25 aout 2020: ajouté « Conseil des Églises chrétiennes »

    इतिहासकार अस्ट्रिड वोन श्कलाक्टा व न्यूवेयड मेनोनाइट ब्रदरन चर्च के पास्टर वाल्टर जाकोबाइट के बीच बातचीत। फोटोः जे नेलसन क्रेयबिल
  • « L’intervention de l’Église est unique parce qu’il ne s’agit pas simplement d’une distribution de denrées mais bien d’un accompagnement qui nous permet de cheminer ensemble, d’alimenter le corps et l’âme durant cette période où le désespoir amène beaucoup à perdre de vue le sens de la vie, » explique Yanett Palacios, présidente de Iglesia Evangélica Menonita de Guatemala.

    Le groupe de travail inter-organisations de la Conférence Mennonite Mondiale pour l’action COVID-19 a approuvé 21 propositions d’actions humanitaires dont celle de Yanett Palacios de IEMG, une union d’églises membre de la CMM au Guatemala.

    L’aide alimentaire et les besoins en assainissement figurent dans toutes les demandes émanant des églises anabaptiste membres en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Grâce au fonds de solidarité COVID-19, les paroisses de quatre pays vont pouvoir venir en aide à des milliers de familles, partager l’amour du Christ de façon concrète avec les membres de l’église et leurs prochains.

    • De l’aide alimentaire, un soutien psychologique et des prières pour les victimes de l’éruption volcanique de 2018 au Guatemala.
    • Des kits d’hygiène et des denrées de bases pour les réfugiés vénézuéliens en Colombie ainsi que des formations en gestion de conflits et en petit entreprenariat. 
    • Distribution d’aide alimentaire, sensibilisation à la prévention des contagions et soutien psycho-social aux familles vulnérables en République Dominicaine.
    • Aide alimentaire, masques et savons pour les populations du Ghana.
    • Rations alimentaires pour des familles boliviennes.
    • Installations de dispositifs publics pour se laver les mains devant les églises et aide alimentaire pour les foyers vulnérables en Java Centrale, Indonésie.
    • Impression et distribution de dépliants et d’affiches visant à informer la population des zones rurales de Tanzanie sur les mesures de protection à adopter.
    • Matériel de protection et aide alimentaire pour les foyers ayant à leur tête une femme, une personne âgée ou un enfant au Malawi. 
    • Denrées alimentaires distribuées à 300 familles parmi les plus vulnérables des trois églises membres de la CMM au Nicaragua.
    • Aide alimentaire d’urgence distribuée aux familles qui ont perdu leur travail dans les 5 unions d’églises membres de la CMM du Mexique (43 paroisses; 1 300 gens). 
    • Aliments distribués à 1500 veuves et personnes âgées des zones rurales et isolées du Guatemala qui ne reçoivent pas d’aide d’État. 
    • Soutien ponctuel aux moyens de subsistance et distribution de matériel de sécurité sanitaire à 80 familles et d’aide alimentaire à 350 enfants à travers le ministère de l‘église mennonite de Iquitos, Pérou.
    • Distribution de matériel pédagogique à utiliser à la maison pour les enfants, et mesures de sécurité sanitaire pour faciliter la réouverture des écoles encadrées par les églises en Zambie. 

    « Dans la plupart des cas, les membres des paroisses avaient déjà des liens forts avec leurs voisins les plus vulnérables. En donnant de la nourriture et du matériel, ils renforcent encore plus ce lien et rendent visible le message d’amour de Jésus en se montrant solidaires en période de besoin et de manque. »  Henk Stenvers, secrétaire de la Commission Diacres.  

    La perte d’emploi et le manque de nourriture touchent également les membres des églises. « L’aide provenant du Fonds de Partage de l’Église Mondiale permet aux responsables d’église et à leurs paroisses de tendre la main à leurs membres et à leurs prochains dans ce moment de crises multiples : pandémie, ralentissement économique, catastrophes environnementales, » explique la presidente de la Commission Paix, Joji Pantoja. 

    Les bénéficiaires du premier Fonds de solidarité COVID-19 du Fonds de Partage de l’Église Mondiale sont :

    • Guatemala: Iglesia Evangélica Menonita de Guatemala – Convención
    • Bolivie: Iglesia Evangélica Menonita Boliviana
    • Colombie
    • République Dominicaine: Conferencia Evangélica Menonita, Inc.
    • Ghana Mennonite Church
    • Guatemala INEMGUA
    • Malawi: Brethren in Christ Church / Mpingo Wa Abale Mwa Kristu
    • Mexique: Conferencia de Iglesias Evangélicas Anabautistas Menonitas de México, Conferencia Cristiana Anabautista Menonita, Conferencia Evangélica Misionera de México, Conferencia Evangelica Anabautista Mision Esperanza, Iglesia Cristiana de Paz en México (Mennonite Brethren)
    • Nicaragua: Comité Anabautista de Emergencia CAE
    • Pérou: Iglesia Cristiana Menonita de Colombia
    • Zambie Brethren In Christ Church

    Le Fonds de solidarité COVID-19 de la CMM

    La Conférence Mennonite Mondiale a créé le groupe de travail COVID-19 avec le soutien de 10 organisations internationales anabaptistes pour répondre aux besoins causés par la pandémie dans les pays du Sud.

    La Commission Diacre de la CMM dirige le groupe de travail composé de délégués du monde entier. Ensemble, ils déterminent les critères de suivi des projets et organisent les réponses aux propositions reçues. Cette action inter-organisationnelle permet de maximiser la capacité des différentes organisations, de s’appuyer sur les réseaux existants et d’atténuer la concurrence pour obtenir des financements alors qu’ils sont limités.  

    Cliquez ici pour faire un don en soutien à cette action

     

    Cliquez ici pour en savoir plus sur le fonds de solidarité COVID-19 de la CMM

     

    Cliquez ici pour lire la mise à jour du 16 juillet 2020
  • De plus en plus d’églises membres de la CMM agissent face au changement climatique.

    Voici quelques exemples.


    En Éthiopie, les paroisses de Meserete Kristos Church (MKC) prennent part au défi lancé par le gouvernement intitulé Green Legacy Challenge (héritage vert) dont l’objectif est de planter 5 milliards d’arbres durant la saison des pluies 2020. « Nous croyons que planter des arbres relève de notre devoir de protection de l’environnement, » peut-on lire dans la lettre de nouvelles de l’église Meserete Kristos Church.

    L’équipe du bureau de la MKC et la paroisse de Misraek ont planté 2 000 arbres en 2019. Ils espèrent en planter 3 000 cette année.

    Les membres de l’église MKC participent
    à un projet de reforestation éthiopien

    Les paroisses de Mehal Asella et de Arbaminch qui appartiennent à la MKC, ont planté des arbres fruitiers sur le terrain de leur église. Les membres prennent soin des arbres qui, à la fois produisent de la nourriture et enrichissent les sols.

    La MKC veut mobiliser les jeunes de ses églises pour qu’ils plantent des arbres, non seulement sur le terrain de leurs églises, mais qu’ils sollicitent également les gestionnaires de terrains publics pour y planter des arbres.

     


    MDS Indonésie encourage les paysans
    à adopter un mode de vie durable

    Dans le village de Toro ou à Ngata Toro dans le Sulawesi central, les Services de Diaconie Mennonites (MDS) ont mené une initiative de reboisement des flancs de la montagne Kulawi pour prévenir les risques d’éboulement durant la saison des pluies. En partenariat avec une paroisse locale, ils ont également formé la tribu à la protection de la forêt et à l’exploitation durable de la terre.

    Ê présent, dans le village, on doit planter cinq jeunes arbres à chaque fois qu’un arbre est abattu pour construire une maison. Une formation à la permaculture est en cours pour encourager l’utilisation d’engrais biologiques et les associations entre la culture du riz, l’élevage de bétail et la pisciculture.

    « Nous faisons tout cela pour que la communauté puisse vive durablement de la terre et pour atténuer le risque de changement climatique, » explique le président de MDS, révérend Paulus Hartono.

     


    Fort Garry solar panels
    Des panneaux solaires génèrent de
    l’énergie pour une église canadienne

    Ê Winnipeg, au Canada, l’assemblée de Fort Garry Mennonite Fellowship a installé des panneaux solaires sur le toit de leur église pour générer de l’électricité. Cette assemblée qui n’emploie aucun pasteur, a réussi à lever 40 000 $ en dons pour couvrir les frais d’installation des panneaux, somme complétée par une subvention des autorités locales de l’énergie.

    Au sein de la paroisse, ce projet a été mené par Peter Sawatzky. Pour lui, en tant que disciple de Jésus, c’était tout simplement « ce qu’il fallait faire ». Les panneaux solaires couvrent largement les besoins en énergie de l’église. « Ils s’inscrivent dans une stratégie plus large d’un mode de vie durable, avec le compost, le jardinage et le recyclage des piles. »  

    Cette année, la paroisse projette de planter des arbres.


    Groupe de Travail pour la Protection de la Création

     

    Cliquez ici pour en savoir plus sur le groupe de travail pour la protection de la création de la CMM

    Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

  • Un jour, marchant sur un pont, j’ai vu un homme debout sur le parapet, sur le point de sauter. Alors, j’ai couru et j’ai crié : « Arrêtez ! Ne faites pas ça ! »

    « Pourquoi pas ? » a-t-il demandé.

    « Eh bien, il y a tellement de raisons de vivre… »

    « Lesquelles par exemple ? »

    « Eh bien, êtes-vous religieux ? » Il a dit oui. J’ai dit : « Moi aussi ! Êtes-vous chrétien ou bouddhiste ?. »

    « Chrétien… »

    « Moi aussi ! Êtes-vous catholique ou protestant ? »

    « Protestant. »

    « Moi aussi ! Êtes-vous épiscopalien ou baptiste ? »

    « Baptiste. »

    « Ça alors ! moi aussi ! Êtes-vous de l’église baptiste de Dieu ou de l’église baptiste du Seigneur ? »

    « Église baptiste de Dieu ! »

    « Moi aussi ! Êtes-vous une église baptiste de Dieu d’origine, ou êtes-vous une église baptiste réformée de Dieu ? »

    « Église baptiste réformée de Dieu ! »

    « Moi aussi ! Êtes-vous de l’Église baptiste réformée de Dieu, réforme de 1879, ou de l’Église baptiste réformée de Dieu, réforme de 1915 ? »

    Il a répondu : « Église baptiste réformée de Dieu, réforme de 1915. »

    Alors je lui ai dit : « Meurs, hérétique ! » et je l’ai poussé dans l’eau.

    Divisions dans le corps du Christ

    Cette histoire est une blague, écrite par le comédien Emo Phillips, nommée la 44e blague la plus drôle de tous les temps par GQ magazine en 1999.

    De façon humoristique, Emo Phillips illustre bien la manière dont le monde perçoit les divisions dans le Corps du Christ. Elles n’ont vraiment pas de sens dans une entité qui parle d’amour, de pardon et de réconciliation. De plus, la fragmentation de l’Église remet en question la validité même de son message.

    En fait, Jésus lui-même a lié la crédibilité de sa vie à la qualité des relations entre ses disciples :

    ‘— moi en eux et toi en moi — pour qu’ils soient accomplis dans l’unité et que le monde sache que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.’

    (Jean 17/23)

    Notre relation avec les autres églises a un impact direct sur notre témoignage missionnaire. C’est une des raisons (parmi bien d’autres) pour lesquelles la CMM entre en dialogue avec des chrétiens d’autres traditions. Que Jésus soit crédible est plus important pour nous que notre fierté par rapport à la doctrine, l’éthique ou le martyre.

    C’est trop important pour le garder pour nous !

    Cela ne signifie pas que nous devions faire des compromis avec nos convictions anabaptistes. Nous pouvons mettre en valeur nos convictions, notre éthique et notre passé de manière à nous permettre de les partager sans crainte avec les autres. Ce que nous a apporté l’expérience de disciple de Christ est trop important pour le garder uniquement pour nous.

    Lors de nos dialogues, les chrétiens de traditions différentes reçoivent de nous, tout comme nous apprenons d’eux et de la richesse de leurs traditions.

    Cet échange renforce notre identité tout en nous apprenant à l’humilité dans notre expérience de disciple du Christ.

    Dans ce numéro du Courrier, nous avons choisi de mettre en avant notre expérience de dialogue avec les autres églises chrétiennes car c’est dans les échanges avec les autres que nous approfondissons notre identité et la valeur de notre propre tradition.

    C’est ma prière que notre Église mondiale se souvienne toujours que l’Esprit de Dieu était déjà à l’œuvre dans son Église avant la Réforme du XVIe siècle et au-delà des limites physiques de notre Église.

    —César García, secrétaire général de la CMM, originaire de Colombie, vit à Kitchener, Ontario, Canada.

     

    Cet article est paru pour la première fois dans le numéro d’avril 2020 de Courier/Correo/Courrier. Cliquez ici pour lire d’autres articles de ce dossier.

  • La International Community of Mennonite Brethren (ICOMB, ou Communauté internationale des Frères Mennonites) est formée de 21 communautés d’églises dans 19 pays, avec approximativement 450 000 membres. ICOMB veut faciliter les relations entre les différents ministères, et améliorer le témoignage et le discipulat de ses communautés d’églises membres : connecter, renforcer, répandre.

    Mise à jour sur l’Angola

    Jean-Claude Ambeke est confronté à des défis importants en tant que leader des conférences FM en Angola – Igreja Evangelica dos Irmaos Menonitas en Angola (IEIMA). IEIMA tente de lever des fonds pour rouvrir les 17 églises que le gouvernement a fermées l’année dernière. Les bâtiments de l’église n’étaient pas en assez bon état pour passer une nouvelle législation gouvernementale. Les défis financiers de la conférence sont importants, et Jean-Claude travaille sur l’éducation et l’établissement de relations afin que les pasteurs locaux comprennent l’importance de soutenir le travail de la conférence nationale.

    En raison de COVID-19, les membres d’église n’ont pas la liberté de voyager et la situation économique a conduit à un manque important de nourriture. La conférence encourage les membres à cultiver des légumes à la maison afin qu’ils aient quelque chose à manger. Ils ont également mis l’accent sur l’hygiène et le lavage des mains. Les membres ont tenu des réunions de prière dans leurs maisons et approfondi leur foi par l’étude personnelle de la Bible. Les membres ont évangélisé dans leurs communautés locales et ont conduit de nombreuses personnes à Christ.

    Priez pour IEIMA, pour l’unité pendant les moments difficiles, pour la santé et la sécurité de ses membres et dirigeants, et pour la sagesse et les conseils de Dieu à travers la tempête actuelle.

    Mise à jour de la prière

  • « Écoutez ! Les anges chanter … »

    Des voix résonnent dans l’espace ouvert d’une station de métro de Hong Kong la veille de Noël.

    Depuis plus de 10 ans, dix paroisses de notre voisinage se réunissent pour entonner des chants de Noël dans notre station de métro locale.

    Nous nous divisons en quatre équipes, composées chacune de membres de deux ou trois églises, et nous chantons des chants de Noël en arpentant les rues de notre quartier. Ensuite, nous nous réunissons tous pour chanter dans l’espace ouvert de la station de métro.

    Un moment fort pour moi a été l’année où j’ai dirigé la ‘chorale’ de Noël : 500 personnes chantaient ensemble des cantiques sur Jésus. Nous étions si nombreux que nous n’avions pas besoin de haut-parleurs – on nous entendait. Quelle merveilleuse expérience !

    Le culte de Pâques en commun

    Nous célébrons aussi un autre événement avec d’autres d’églises : le culte de Pâques. Une dizaine de paroisses de notre localité se réunissent le dimanche de Pâques. Ce culte a lieu sur un terrain de football. L’après-midi, nous avons un ‘carnaval évangélique’ qui permet aux non-chrétiens d’entendre parler de Jésus lorsqu’ils viennent jouer.

    Cette journée commence par une réunion de prière des pasteurs de la région, à laquelle je participe depuis plus de 20 ans. Nous partageons nos joies et nos difficultés. Nous prions les uns pour les autres et nous prions pour la ville. Nous faisons même une retraite annuelle tous ensemble.

    ‘Qui sont les mennonites ?’

    Étant le pasteur d’une assemblée mennonite, des nouveaux venus chez nous, mais aussi d’autres pasteurs, me demandent fréquemment « Qu’est-ce que l’anabaptisme ? » ou « Qui sont les mennonites ? »

    Ce groupe qui organise des services communs comprend des membres d’églises baptistes, pentecôtistes, Cumberland presbytériennes, et International Foursquare Gospel. Bien sûr, nous avons des différences, mais le plus important est de s’aimer et de pouvoir travailler ensemble pour faire plus pour notre Seigneur Jésus-Christ. Lors de nos rassemblements, nous respectons nos différentes traditions et nos théologies, et nous mettons l’accent sur ce que nous avons en commun en Jésus-Christ, notre espérance.

    ‘Quel est la position de l’église ?’

    L’année dernière, Hong Kong a connu l’une des périodes les plus difficiles de son histoire. Cela n’a pas été facile non plus dans nos paroisses. Les pasteurs ont dû passer beaucoup de temps à répondre à la question « Quelle est notre position ? » , et en même temps à gérer les conflits au sein de leur paroisse entre les personnes ayant des perspectives différentes sur la réponse.

    C’est une bénédiction de pouvoir nous réunir en tant que pasteurs de différentes églises et de partager notre sagesse et nos fardeaux. C’est très important parce que nous savons que nous ne sommes pas seuls : avec Dieu et nos collègues, nous nous soutenons. Lorsque la délégation de la CMM (la Commission Paix et la Commission Diacres) s’est rendue à Hong Kong en décembre 2019, elle a apporté des enseignements sur la paix à notre groupe de pasteurs.

    Pour moi, pasteur d’une petite assemblée, c’est une bénédiction d’avoir autant de collègues pour prier et travailler ensemble dans la région. J’ai donc non seulement des collègues internationaux dans le cercle mennonite, mais aussi des collègues œcuméniques dans ma ville. Nous avons des différences, mais nous pouvons travailler ensemble. Nous nous aimons les uns les autres et formons une équipe. Nous sommes frères et sœurs dans le Seigneur. Alléluia !

    —Jeremiah Choi est compositeur et pasteur. Il est actuellement pasteur de la paroisse mennonite Agape de Hong Kong et représentant régional de la Conférence Mennonite Mondiale pour l’Asie du Nord-Est.

     

    Cet article est paru pour la première fois dans le numéro d’avril 2020 de Courier/Correo/Courrier. Cliquez ici pour lire d’autres articles de ce dossier.

  • « Notre amour du Christ se répercute sur eux, c’est la marque de notre intérêt et de notre préoccupation pour eux et nous apportons également un sourire sur leur visage, » déclare le Dr. Bijoy Kumar Roul, évêque et président de l’Église des Frères en Christ, Odisha, Inde.

    Le groupe de travail inter-organisations de la Conférence Mennonite Mondiale pour l’action COVID-19 a approuvé 21 propositions d’actions humanitaires dont celle de l’évêque Bijoy Roul de l’Église Frère en Christ d’Odisha.  

    L’aide alimentaire et les besoins en assainissement figurent dans toutes les demandes émanant des églises anabaptiste membres en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Grâce au fonds de solidarité COVID-19, les paroisses de plus d’une dizaine pays vont pouvoir venir en aide à des milliers de familles, partager l’amour du Christ de façon concrète avec les membres de l’église et leurs prochains.

    • Aides financières ponctuelles et microcrédits pour une plus grande autonomie économique des agriculteurs et des entrepreneurs à Kennedougou, au Burkina Faso.
    • Denrées alimentaires et matériel médical distribués à 700 foyers dans six régions d’Odisha (Inde) touchées par un chômage massif.
    • Denrées alimentaires et produits d’hygiène distribués à 500 membres de communautés à faible revenu en Équateur.
    • Éducation en RDC : Formation de responsables d’église en tant que référents santé et hygiène dans leurs communautés, distribution de documents informatifs en français, kikongo, lingala et tshiluba ainsi que diffusion de spots radiophoniques, distribution de matériaux pour l’assainissement des églises et des écoles.
    • Aide alimentaire pour les membres d’une église dans une région reculée de l’Indonésie, sur la petite île de Sumba qui est souvent négligée par l’état indonésien et ne reçoit l’aide d’aucune ONG.
    • Aide humanitaire pour 900 foyers de six régions de Kisumu, Kenya, ayant été touchées par de graves inondations en plus des mesures de confinement liées à la COVID-19.
    • Des aides économiques pour les femmes et les hommes dont les possibilités de générer un revenu dans l’économie informelle ont disparues en raison du confinement en Angola
    • L’achat de savon, de gants, de masques et de thermomètres ainsi que de tables et de chaises pour rouvrir les écoles et les églises de l’Union des églises mennonites en Angola (ICMA) dans le respect des mesures sanitaires et de distanciation préconisées par le gouvernement.
    • Des formations, des distributions de matériel sanitaire et de feuillets explicatifs pour les pasteurs et les responsables pour aider leurs églises à être mieux protégées durant la période de COVID-19 en Angola
    Odisha market
    L’évêque Bijoy Roul dans un marché en les temps avant COVID-19.

    « Dans la plupart des cas, les membres des paroisses avaient déjà des liens forts avec leurs voisins les plus vulnérables. En donnant de la nourriture et du matériel, ils renforcent encore plus ce lien et rendent visible le message d’amour de Jésus en se montrant solidaires en période de besoin et de manque. »  Henk Stenvers, secrétaire de la Commission Diacres.  

    La perte d’emploi et le manque de nourriture touchent également les membres des églises. « L’aide provenant du Fonds de Partage de l’Église Mondiale permet aux responsables d’église et à leurs paroisses de tendre la main à leurs membres et à leurs prochains dans ce moment de crises multiples : pandémie, ralentissement économique, catastrophes environnementales, » explique la secrétaire de la Commission Paix, Joji Pantoja. 

    Les bénéficiaires du premier Fonds de solidarité COVID-19 du Fonds de Partage de l’Église Mondiale sont :

    • Burkina Faso : Église Évangélique Mennonite du Burkina Faso
    • Inde : Mennonite Church Service Fellowship of India (MCSFI)
    • Équateur : Evangélica Menonita Ecuatoriana
    • CONIM (Comité National Inter Mennonite) – collaboration entre les trois unions d’églises mennonites en RDC: Communauté des Églises de Frères Mennonites au Congo (CEFMC), Communauté Mennonite au Congo (CMCo), Communauté Évangélique Mennonite (CEM)
    • Indonésie : GKMI Ekklesia (Gereja Kristen Muria Indonesia).
    • Kenya : Kenya Mennonite Church.
    • Angola: Igreja Evangelica Menonita em Angola (IEMA)
    • Angola: Igreja da Comunidade Menonita em Angola (ICMA)
    • Angola: Igreja Evangelica Irmãos Menonitas en Angola (IEIMA)

    Le Fonds de solidarité COVID-19 de la CMM

    La Conférence Mennonite Mondiale a créé le groupe de travail COVID-19 avec le soutien de 10 organisations internationales anabaptistes pour répondre aux besoins causés par la pandémie dans les pays du Sud.

    La Commission Diacre de la CMM dirige le groupe de travail composé de délégués du monde entier. Ensemble, ils déterminent les critères de suivi des projets et organisent les réponses aux propositions reçues. Cette action inter-organisationnelle permet de maximiser la capacité des différentes organisations, de s’appuyer sur les réseaux existants et d’atténuer la concurrence pour obtenir des financements alors qu’ils sont limités.  

    Cliquez ici pour faire un don en soutien à cette action

    Cliquez ici pour en savoir plus sur le fonds de solidarité COVID-19 de la CMM.

     

  • Au moment où j’écris ces mots, notre monde est face à plusieurs défis. D’abord, nous avons été submergés par une pandémie mondiale qui est venue perturber notre habituel sentiment de normalité. Ensuite, il nous faut dénoncer ouvertement un racisme profondément enraciné qui continue de tuer et d’opprimer nos frères et sœurs de couleur. Ces deux défis – la pandémie et le racisme systémique – ne sont pas des combats isolés. Ils mettent tous deux en évidence l’inégalité (raciale et économique) qui continue à causer souffrance et désespoir.

    Ces défis mettent en évidence le fait que le paisible royaume de Dieu n’est pas une réalité ici-bas. Cependant, si nous prêtons attention aux cris de ceux qui ne peuvent pas respirer – à cause de la COVID-19 ou de la violence policière – nous pouvons apprendre à répondre par la solidarité avec ceux qui souffrent ou sont opprimés.

    La Bible nous parle d’un Dieu qui accompagne ceux qui sont découragés, privés de leurs droits et qui souffrent. Elle invite également ceux qui croient en ce Dieu et qui suivent son Fils, Jésus-Christ, à comprendre comment l’humanité entière est interconnectée : quand les êtres humains souffrent, la création elle-même va mal. Si nous souhaitons incarner la paix et la justice de Dieu dans ce monde, ce qui arrive à l’un devrait aussi être important pour les autres. Si nous voulons être une Église de Paix, nous devons donc reconnaître notre interconnexion et accompagner ceux qui souffrent.

    Cependant, reconnaître notre interconnexion signifie remettre en question le mythe de ‘l’individu’. Cette notion suggère que l’on est ‘libre’ ou ‘séparé’ des autres. Elle suppose que l’on peut vivre ‘indépendamment, réfutant l’idée que d’autres peuvent déterminer ou affecter nos actions. Ainsi, la bataille qui fait rage lorsque nous cherchons à mettre l’accent sur ‘l’individu’ a pour but de chercher à se libérer des autres.

    Cependant, au cours des derniers mois, la COVID-19 a souligné à quel point nous sommes tous intrinsèquement liés. Et c’est une réalité qu’auraient pu nous montrer ceux qui sont opprimés et exploités. Autrement dit, ce que nous faisons affecte les autres. Ce que les autres font nous affectent. Pour le meilleur ou pour le pire, nous sommes inextricablement liés. Il suffit de voir comment la COVID-19 s’est propagée pour le comprendre.

    En Afrique du Sud, la notion d’ubuntu fournit un rappel philosophique important. Ubuntu est devenu un raccourci pour l’expression umuntu ngumuntu ngabantu qui signifie « une personne est une personne grâce aux autres ».

    Ubuntu fournit une alternative logique à l’histoire et à l’expérience du colonialisme et de l’apartheid d’Afrique du Sud. L’apartheid, mot qui veut dire ‘séparation’, était la structure rigide basée sur la ségrégation raciale. Il est né de la colonisation européenne et a développé un système juridique basé sur la suprématie blanche et les privilèges blancs, il qui opprimait et éliminait ceux qu’il considérait comme ‘non blancs’. L’apartheid était une forme d’invention sociale qui favorisait la séparation et la peur de ‘l’autre’, justifiant ainsi l’oppression et la violence contre ceux qu’il considérait comme ‘non blancs’.

    Tout au long de la lutte contre l’apartheid (qui a officiellement pris fin en 1994) et dans les premières années de la démocratie en Afrique du Sud, le concept d’ubuntu a fourni motivation et vision. Il a montré comment l’apartheid, avec sa pratique de séparation et d’exclusion a attaqué non seulement la dignité humaine, mais l’humanité même ! Desmond Tutu, par exemple, a régulièrement fait référence à la notion d’ubuntu quand qu’il contestait la logique et la pratique de séparation de l’apartheid. « Mon humanité est liée, est inextricablement liée à la vôtre, et la vôtre à la mienne1 », rappelait-il.

    Il me semble que cette notion d’ubuntu est un concept que nous pourrions vouloir adopter en ce moment (au moins à partir de maintenant !). Cela peut nous aider à mieux comprendre Philippiens 2/3-4.

    […] ne faites rien par rivalité, rien par gloriole, mais, avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous. Que chacun ne regarde pas à soi seulement, mais aussi aux autres.

    Lorsqu’un membre souffre, tous les membres souffrent.

    L’adoption d’une telle vision de l’interconnexion a cependant des conséquences : ce qui arrive à quelqu’un d’autre nous importe, et ce qui nous arrive importe aux autres aussi. Et cela peut affecter non seulement qui nous sommes, mais ce que nous faisons ! En d’autres termes, elle offre une vision sociale, pas individualiste !

    Incarner une telle vision, c’est pratiquer la solidarité. Cela suppose que nous ne marchons pas seuls mais avec les autres. Il y a beaucoup de joies à adopter une telle attitude. Mais cela signifie aussi de partager la souffrance : lorsqu’un membre souffre, tous les membres souffrent.

    Ainsi, si nous voulons être en bonne santé, nous devons également agir pour que les autres se portent bien. Si nous voulons un monde où chacun est traité avec respect et dignité – en tant qu’êtres humains et en tant que dons de Dieu – nous devons nous assurer que le ‘plus petit d’entre nous’ (ceux qui pourraient ne pas compter aux yeux des principautés et des puissances) sont au centre de la quête de dignité et d’humanité. C’est ce que signifie être solidaire des autres au niveau le plus fondamental.

    C’est là que réside la sens de la lamentation. Comprendre la lamentation – le cri, la douleur, l’angoisse de quelqu’un – c’est reconnaître que les choses ne sont pas comme elles devraient être. Et cela nous incite (ou devrait nous inciter) à chercher les raisons des souffrances humaines, à explorer les problèmes qui les causent et comment y remédier. La plainte nous donne l’opportunité de façonner notre vision sociale ; elle nous met au défi de reconnaître ce qui n’est pas juste, là où l’harmonie n’est pas encore une réalité, et ce qui doit changer pour que chacun puisse expérimenter le shalom de Dieu.

    C’est une invitation à être l’Église, les « appelés » aujourd’hui. C’est l’occasion d’incarner la vocation de l’Église en solidarité avec les autres : lutter pour que chacun ait les soins médicaux, la nourriture, la sécurité économique et sociale et la dignité dont il a besoin.

    Lorsque nous répondons à l’invitation à être l’Église, nous portons une vision d’espérance : Dieu est avec nous, œuvre par nous et ne nous a pas abandonnés. Nous sommes aussi incités à agir pour être fidèles à notre vocation particulière dans et pour le monde, et à témoigner de la voie de la paix du Christ en faisant connaître la sagesse multiple de Dieu pour le monde.

    Que Dieu nous aide à répondre fidèlement.

    Amen.

    —Andrew Suderman

     

    Ce témoignage fait parti du materiel pour le culte du Dimanche de la Paix de 2019. Pour en savoir plus, cliquez ici.

     

    [1] Desmond Tutu, No Future without Forgiveness, 1e ed. (New York: Doubleday, 1999), 31.