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  • Awassa, Éthiopie – Du 18 au 26 septembre 2012, l’Église Meserete Kristos (MKC) a accueilli la 16e réunion annuelle d’International Missions Association (Association Internationale Missionnaire – IMA) à Awassa (Éthiopie), sur les rives pittoresques du lac du même nom.

    L’IMA se compose de 22 groupes anabaptistes qui se consacrent à la communion fraternelle, à la prière et au jeûne, au partage d’informations et de ressources. Ils travaillent en partenariat pour la mission dans le monde, en particulier là où les églises sont faibles ou absentes. Quatre-vingt pour cent des membres de l’IMA sont aussi membres de la CMM.

    La MKC a choisi Awassa pour les réunions de 2012 parce que c’est un grand centre régional qui se développe au sud du pays. La MKC, la plus grande communion anabaptiste du monde, compte plus de 230 000 membres baptisés, 726 assemblées locales et 846 nouvelles implantations d’assemblées.

    Le président d’IMA, Yesaya Abdi, de PIPKA, la branche missionnaire du Muria Synod of Indonesia (Synode de Muria en Indonésie -GKMI), a ouvert les réunions par une méditation sur Ez 47/1-5 : « Agissant par l’Esprit ».

    « Lorsque nous exerçons le ministère de Jésus, il ne s’agit pas de faire quelque chose pour lui, mais de lui permettre de faire ce qu’il veut à travers nous », dit Yesaya Abdi, ‘être dans la rivière de Dieu jusqu’aux chevilles’. Quelques instants plus tard, il a distribué une brochure contenant des informations et des sujets de prières pour les 54 pays qui forment l’Afrique, disant ‘être dans la rivière jusqu’aux genoux’. Il a exhorté les 48 participants internationaux à prier pour l’Afrique tout au long des réunions.

    Mais il ne s’est pas arrêté là. Décrivant ce que cela signifie d’‘être dans la rivière de Dieu jusqu’à la taille’, Yesaya Abdi a raconté l’histoire de quelqu’un que l’on dissuadait de donner tellement. En réponse, cette personne a dit : « Accorde-moi la possibilité de ressentir la douleur de donner ! ».

    Émus par le don sacrificiel d’autres personnes, les Indonésiens ont apporté un ordinateur pour en faire don à l’Église mennonite tanzanienne dont les bureaux ont été récemment cambriolés – bien que PIPKA avait aussi besoin d’un nouvel ordinateur.

    Yemiru Tilahun, directeur des missions pour la MKC, a exhorté le groupe à rester à l’écoute du Saint-Esprit plutôt que de la culture, des expériences passées, des horaires chargés, des voisins, des finances ou du contexte.

    « La culture est souvent plus puissante que Jésus », a t-il dit. « C’est pourquoi beaucoup d’entre vous hésitent à manger de l’injera (pain plat éthiopien) ! Mais le Saint-Esprit nous pousse toujours à nous libérer de notre culture ».

    Le lendemain, la consommation d’injera avait beaucoup augmenté !

    Les réunions annuelles d’IMA comportaient des conférences sur le ‘Saint Esprit dans la Mission’ (HSIM), des excursions dans des stations missionnaires du pays d’accueil, et des conversations concernant les stratégies de partenariat et les meilleures pratiques missionnaires.

    Les responsables locaux de la MKC avaient prévu une série de sept rallyes d’évangélisation dans le cadre de la Conférence. Le maire d’Awassa avait autorisé l’organisation des rassemblements dans le grand stade sportif, et lors de la dernière réunion, on a estimé que plus de 4 000 personnes étaient présentes. Cent quarante personnes sont venues à la foi en Jésus lors de ces rassemblements.

    Henry Mulandi, directeur de l’African Christian Mission International (Mission chrétienne africaine internationale – ACMI) du Kenya, était l’orateur du rallye le premier soir. Il a remarqué que le mot éthiopien injera sonne comme ‘chemin’ en swahili kenyan. « Régalons-nous en chemin », a-t-il dit, reprenant Jn 14/6 : Jésus, le chemin, la vérité et la vie.

    Lors du dernier rallye, des centaines de personnes ont dansé spontanément pour louer Dieu. La ferveur des louanges était telle qu’il a été presque impossible de mettre fin à la réunion ! Le Chœur B, un chœur d’Addis-Abeba au service de MKC depuis 1973, entraînait la louange.

    « Ces rencontres ne sont pas un feu de paille », a déclaré Tilahun Beyene, coordinateur de l’IMA et ancien responsable de MKC. « Où que nous nous rencontrions, l’IMA dynamise l’Église pour la mission, et Awassa n’a pas fait exception. Les responsables locaux font déjà des projets pour de futurs rallyes publics. »

    Outre les grands rassemblements, les réunions d’Awassa ont également contribué à stimuler la réflexion. Nelson Okanya, président de l’EMM, et originaire du Kenya, a appelé le groupe à réfléchir sur la relation entre la mission et les églises. « Quelle relation avez-vous, en tant qu’entité missionnaire, avec les paroisses ? Les églises d’Amérique du Nord tentent de redécouvrir leur esprit missionnaire. Une organisation missionnaire peut-elle les aider ? »

    Relations entre l’Église et la mission

    Les questions de Nelson Okanya ont conduit à une discussion animée sur les structures de la mission des groupes membres d’IMA. Pour certains, il n’y a presque pas de différence entre l’Église et la mission. Javier Soler, responsable de la mission Amor Viviente (Amour ardent – AV) au Honduras, a déclaré : « Dès le début, la mission a fait partie de l’’ADN’ d’Amor Viviente. Pour nous, la mission et l’Église sont la même chose. Nous n’avons pas d’organisations distinctes. Mais nous devons nous assurer que nous ne perdons pas notre ‘ADN’ missionnaire ».

    D’autres églises ont développé des départements missionnaires. La MKC en est un exemple. « Notre ministère reçoit beaucoup de ses fonds de donateurs », a déclaré Yemiru Tilahun, le directeur. « Pour être franc, ce n’est pas parfait. L’administration ne se passe pas toujours sans heurts. L’établissement du budget et des activités doivent aller de pair avec les autres activités. Faut-il créer une organisation plus indépendante pour être plus efficace ? »

    La MKC a récemment commencé à encourager les églises à faire don à la mission d’un birr (unité de monnaie éthiopienne) par membre et par mois, et les résultats sont encourageants.

    Un troisième modèle majeur de certains membres de l’IMA est celui d’une organisation missionnaire dirigée par un conseil créé par l’église. Cela tend à créer une plus grande séparation entre ‘mission’ et ‘église’ que les deux autres modèles. L’EMM d’Amérique du Nord, la PIPKA d’Indonésie et l’ACMI du Kenya entrent dans cette catégorie. Cette distinction entre organisations missionnaires et églises créée souvent des tensions entre les structures de la mission et les autres structures des églises.

    Nelson Okanya dit : « En occident, les églises évangéliques considèrent que la mission vise essentiellement l’étranger. Nous avons mis en place des structures spécialisées dans ce but. Les assemblées locales ont peu à voir avec l’œuvre missionnaire, à part fournir des missionnaires et des finances, afin que les structures spécialisées puissent faire leur travail spécialisé. Mais maintenant, les assemblées locales se réapproprient la mission.»

    Un modèle est-il meilleur qu’un autre ? Au cours du débat, les membres sont fréquemment revenus à la position historique de l’IMA. « Nous affirmons la diversité des structures des missions », a déclaré Richard Showalter, président émérite de l’IMA et président de la Commission Mission de la CMM. « La mission est une expression intégrale de toute église fidèle, tout comme l’église est une expression intégrale de toute mission fidèle. Mais Dieu est infiniment créatif dans le choix des structures des missions ».

    David Shenk, intervenant pour l’IMA et consultant mondial pour l’EMM, a animé une série d’ateliers destinés aux jeunes missionnaires, sur le sujet du témoignage chrétien s’adressant à des croyants d’autres religions. « Je retourne chez moi avec une nouvelle compréhension de la manière d’aller vers mes voisins », a déclaré un responsable missionnaire du Kenya. « Mon ministère a été transformé, et ma vie a un nouveau but.»

    C’était la première visite en Éthiopie et avec l’IMA de James Krabill, un des responsables de Mennonite Mission Network et de la Fraternité Missionnaire Mondiale de la CMM. Il s’est joint à Nelson Okanya pour animer un atelier, et a entraîné le groupe dans un culte enthousiaste à l’africaine.

    ENCADRÉ : Le soutien Sud-Sud se développe

    Pendant le rassemblement des membres de l’IMA, le coordinateur, Tilahun Beyene, a souligné le soutien régulier des membres de l’IMA tels que PIPKA Indonesia et Amor Viviente Honduras. Il a mentionné le don fait de PIPKA cette année de sept nouveaux ordinateurs portables de marque, à MKC en Éthiopie.

    Quelques minutes plus tard, le président Abdi a précisé que les sept ordinateurs ne venaient pas de PIPKA en tant qu’organisation, mais que c’était un don de sa paroisse, l’église mennonite Anugerah de Jakarta.

    Abdi a ajouté : « J’ai aussi mentionné à l’église le besoin que Dieu avait mis sur mon cœur d’un véhicule pour le travail de la mission de MKC. Aussi, avant de venir en Éthiopie, nous avons collecté des fonds pour lui acheter un minivan. Dieu l’a donné par l’intermédiaire de la paroisse et de son organisation missionnaire, PIPKA ! »

    Ce fut un moment extraordinaire. Yemiru Tiluhun, directeur de la mission pour MKC, n’en croyait pas ses oreilles. Quelques semaines plus tôt, il avait écrit à un ami de l’IMA en occident pour lui faire part de son besoin désespéré d’un véhicule pour le travail de MKC. « Je m’occupe de 140 missionnaires de la part des églises », avait-il dit, « mais j’en suis réduit à être un piéton ! S’il vous plaît, priez avec moi. Nous avons besoin d’une voiture. »

    Un groupe de six Indonésiens a accompagné Abdi aux réunions, et pris plaisir à la communion fraternelle internationale et à la découverte des églises éthiopiennes.

    Témoin de cet échange sud-sud, Richard Showalter, président de la Commission Mission de la CMM et formateur pour l’IMA, a déclaré : « Depuis ses débuts, l’IMA a été formée pour être un groupe de pairs, unis dans la mission, du nord, du sud, de l’est et de l’ouest. C’est fantastique de voir cela se produire sous nos yeux. On aurait pu s’attendre à recevoir un don pour un véhicule d’Europe ou des États-Unis, mais c’est du Sud que Dieu nous l’a envoyé ! »

    Tilahun Beyene a aussi remercié l’EMM pour son généreux soutien à l’IMA. « Même dans les moments difficiles des années 2008-2011, l’EMM n’a pas diminué son soutien. Chaque année, l’EMM budgète 15 000 USD. En outre, nous utilisons librement les services de l’EMM. Et elle me soutient également à quart-temps en tant que coordinateur » a t-il dit.

    ENCADRÉ : Histoires missionnaires

    Comme toujours lors de rassemblements d’IMA, des histoires et des témoignages dominaient les conversations formelles et informelles. Le pasteur Tetty Sinulingga (Indonésie) a raconté : « J’étais employé par le gouvernement, et j’aimais beaucoup mon travail. C’était un bon emploi. Mais après 15 ans, Dieu m’a dit de le quitter. Cela signifiait renoncer à mon avenir. Dieu m’a parlé à travers Nombres 20 : « Parle au rocher, et l’eau va en sortir ». Cela m’a donné le courage de démissionner de mon travail et de m’engager à plein temps pour l’œuvre de Dieu ». Depuis, Sinulingga, missionnaire avec PIPKA, a implanté de nombreuses églises à Sumatra.

    L’évêque Henry Mulandi (Kenya) a parlé d’un missionnaire kenyan, Benson (‘Desert Boy’), qui a été formé dans une école de l’ACMI. « Après avoir quitté l’école, il a commencé à implanter des églises parmi les Turkana, une tribu nomade du désert. Maintenant, 550 assemblées locales se réunissent sous les arbres. Ma visite récente à Benson a été inoubliable : je n’ai jamais vu de telles assemblées, une telle joie ! » Henry Mulandi dit que ces jeunes églises turkana envoient maintenant leurs propres missionnaires vers les tribus voisines.

    √Ä la fin de la rencontre de l’IMA, Paul Kimani, un missionnaire de l’ACMI kenyan au Sud-Soudan, a raconté une histoire arrivée cette semaine à son équipe de l‘IMA. Alors qu’ils annonçaient l’évangile dans un village à environ 80 kilomètres d’Awassa, ils ont rencontré un homme qui les a suivis du centre-ville jusqu’à l’église. Il s’est assis à l’arrière, mais il s’est avancé lors de l’appel pour donner sa vie à Jésus.

    L’homme a raconté son histoire à l’équipe de l’IMA : « Mon village est à six kilomètres d’ici. Je sors tout juste de la prison d’Awassa. J’étais en prison parce que j’ai tué deux personnes et deux chevaux. Je revenais pour me venger.

    « J’allais tuer tous les membres de ma famille parce qu’ils ne m’ont pas rendu visite en prison. Mais maintenant, quelque chose a changé dans mon cœur. Je ne m’étais jamais agenouillé devant personne, c’est la première fois. Je vais retourner à la maison maintenant. Je vais dire à ma famille : ‘Vous pouvez me tuer, mais je suis une personne transformée’ ».

    Communiqué de presse de International Missions Association, distribué par la CMM

    Les participants et les invités internationaux aux réunions récentes de l’IMA à Awassa (Éthiopie), posent avec des foulards tissés à la main offerts par leurs hôtes éthiopiens. Photo : Javier Soler

  • Cuttack, Inde – Les théologiennes indiennes et asiatiques ont officiellement formé deux réseaux le 26 octobre 2012, lors de la All India Mennonite Women Conference (Conférence des femmes mennonites de toute l’Inde – AIMWC) à Cuttack (Inde).

    Vingt théologiennes d’Inde, d’Indonésie, du Japon et du Népal s’étaient rassemblées. Suite à la déclaration concernant les réseaux, la pasteure Yukari Kaga d’Hokkaido (Japon), a prêché sur l’espoir et la confiance en soi au sein des souffrances et des deuils.

    La pasteure Rachel Bagh, professeur adjointe à l’Union Biblical Seminary, Pune (Inde), a créé un réseau de théologiennes mennonites d’Inde, pendant que Cynthia Peacock, avec l’approbation du caucus Asie de la CMM, a mis en place un réseau de théologiennes anabaptistes d’Asie. Rachel Bagh et Cynthia Peacock ont mis à profit le fait que des théologiennes d’Inde, du Népal, du Japon et d’Indonésie participaient à la conférence.

    Cynthia Peacock a expliqué : « Bien que le programme de la conférence était destiné à l’ensemble des personnes présentes, il y a maintenant deux réseaux qui commenceront à travailler séparément, même si les indiennes font partie du réseau asiatique. »

    Rachel Bagh a remarqué : « Il est grand temps que les indiennes ayant une formation théologique s’organisent. Il y avait déjà des réseaux de théologiennes en Afrique et en Amérique latine, mais pas en Inde. Nous voulons nous inspirer de ce qu’ont fait d’autres femmes dans le monde. »

    « Nous avions besoin d’une occasion particulière pour accomplir notre rêve », a déclaré Rachel. Pendant ses études sur la paix à Eastern Mennonite University, à Harrisonburg en Virginie, elle a été soutenue par Mennonite Women USA (MW USA), qui dispose d’un fonds appelé International Women’s Funds destiné à financer la formation théologique des femmes. Lorsque la codirectrice de MW USA, Rhoda Keener, lui a rendu visite en Virginie en 2008, Rachel a partagé avec elle son rêve de créer un réseau pour les théologiennes indiennes.

    En 2010, la Conférence Mennonite Mondiale a demandé à Cynthia Peacock, présidente de la Commission Diacres de la CMM, de développer un réseau pour les théologiennes asiatiques. Cynthia et Rhoda ont contacté Rachel en 2008, et l’ont encouragée à commencer à mettre un réseau en place.

    Ensuite, un comité a travaillé sur la mission, la vision, les critères et les activités des futurs réseaux. Elisabeth Kunjam, responsable de la jeunesse et ancienne étudiante à Anabaptist Mennonite Biblical Seminary à Elkhart (États-Unis), a déclaré : « Ces réseaux réalisent mon rêve de travailler pour l’autonomie des femmes. »

    « Si les théologiennes peuvent être en contact, elles peuvent se soutenir mutuellement et être mieux équipées pour servir », dit la pasteure Wara Adiati (Indonésie).

    Cynthia a déclaré : « Je crois et j’espère que cela ouvre une porte aux femmes pour s’engager davantage dans l’église, pour utiliser leurs dons pour le Royaume de Dieu et pour aider chacun à grandir spirituellement ».

    La mission des théologiennes indiennes et asiatiques est de donner aux femmes les moyens d’utiliser leurs dons et leurs compétences théologiques, et d’équiper et d’édifier le corps du Christ pour le ministère de la réconciliation de Dieu et de la guérison dans l’Église et dans la société.

    Pour faire partie des réseaux, les femmes doivent avoir une formation théologique ou avoir étudié pendant un minimum de six mois dans un collège ou un séminaire reconnu, sur place, par correspondance ou par internet. Les réseaux espèrent être reconnus prochainement comme un groupe de la CMM.

    Communiqué de presse de Mennonite Women USA, distribué par la CMM

    Les pasteures Rachel Bagh et Cynthia Peacock ont favorisé la formation de réseaux de théologiennes en Inde et en Asie. (Photo fournie)

  • Nairobi, Kenya –Des évêques Mennonites du Kenya et de la Tanzanie ont créé un bureau des missions au cours de leur rencontre annuelle tenue au Mennonite Guest House. “ Nous ne sommes plus des églises qui se contentent de recevoir des missionnaires, mais de celles qui envoient des missionnaires,” ont déclaré ces responsables d’églises.

    L’EMM travaille depuis 78 ans avec les églises en Afrique de l’est. “C’est une immense satisfaction que de voir cette expression de la maturité et de la passion des églises pour la mission,” a déclaré Aram DiGennaro, le Représentant régional de l’EMM pour l’Afrique de l’est.

    Le nouveau bureau des missions, dénommé International Mennonite Mission of East Africa, ou IMMEA en sigle, est le reflet de la conviction des évêques que les Africains de l’est ont les capacités nécessaires pour accomplir la mission sur leur continent.

    Ces responsables ont convenu que leurs églises devaient devenir missionnaires de façon plus ouverte. Leur premier pas sera de créer un programme de formation pour les missionnaires.

    Afin de stimuler la passion missionnaire, les leaders sont en train d’introduire dans leurs églises le concept d’une “Année de service pour Christ”, dont le but est de former 100 personnes pour le discipulat d’ici fin 2013.

    Un comité de trois personnes — Bishop Philip Okeyo et Pasteur Rebecca Osiro de Kenya Mennonite Church, et Bishop Christopher Ndege de Tanzania Mennonite Church – est chargé de la mise en place de l’IMMEA. Toutes les deux églises sont membres de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Extrait d’un communiqué de l’EMM par Debbi DiGennaro

  • “Une histoire d’inspiration, de courage et de la grâce divine qui donne vie et croissance à toute semence réellement désireuse d’accomplir la volonté de Dieu.” Ce sont là les termes employés par Peter Stucky pour décrire un groupe Mennonite du Venezuela qui l’a récemment invité pour enseigner un cours dans sa faculté de théologie.

    Stucky, Pasteur Mennonite et responsable d’église à Bogota en Colombie, a dispensé en septembre un cours sur “La théologie anabaptiste radicale et la théologie latino-américaine” à 38 étudiants dans un séminaire sur l’île Margarita au Venezuela. La faculté porte le nom de John Driver, un ancien pasteur et missionnaire en Amérique latine.

    Selon Stucky, un responsable vénézuélien du nom d’Erwin Mirabel a persévéré dans la vision anabaptiste qu’il avait apprise en 1987 lors d’une conférence de John Driver. “La semence était plantée, et l’arbre anabaptiste a continué de grandir et d’étendre ses racines de diverses façons.”

    Au fil des années, Mirabel a conduit la mise en place de programmes de formation théologique pour les leaders, et quatre assemblées locales ont adopté cette vision. En 2009, ce groupe d’assemblées, connu sous le nom d’Evangélicas Menonitas del Oriente (Eglises Evangéliques Mennonites d’Orient), a reçu une personnalité juridique.

    Stucky se souvient d’avoir entendu parler de luttes au sein des églises Mennonites du Venezuela lorsqu’il prenait part en 2004 à une rencontre d’Anabaptistes andins. Il a attribué les signes de la nouvelle vie actuelle à la puissance du Christ ressuscité. “La puissance de la résurrection se manifeste lorsque tout semble perdu… Dieu ressuscite les morts afin de les justifier d’une manière inattendue et incompréhensible du point de vue humain.”

    Mirabel met maintenant le cap sur Caracas pour chercher d’anciens membres des églises Mennonites qui existaient dans le secteur – des églises fondées à l’origine par l’Eastern Mennonite Missions. Il fait recours à l’aide de l’église colombienne pour réaliser ces plans. Par ailleurs, Iglesias Evangélicas Menonitas del Oriente envisage de devenir membre associé de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Communiqué de presse de la CMM

  • Matamoros (Mexique) – Des délégués des six unions d’églises qui forment l’Iglesia Anabautista Menonita Unida de México (IAMUM) ont tenu leur troisième réunion à Matamoros du 2 au 5 août. La rencontre a attiré près de 120 participants venus du Mexique, de Colombie, des États-Unis et du Canada.

    Ricardo Esquivia, un leader mennonite dans le domaine du travail pour la paix en Colombie, a apporté un ensei- gnement biblique sur le thème ‘Être une église qui agit pour la justice et la paix’.

    L’enseignement était sur- tout axé sur la mission de l’Église dans les contextes vio- lents. “Si nous ne faisons rien contre la violence, nous sommes responsables de sa persistance”, a déclaré Ricardo Esquivia, dont la vie est en danger à cause de son travail.

    Les délégués se sont engagés sur deux objectifs : travailler ensemble pour avoir une voix unie et officielle à l’intérieur de l’église et devant le gouver- nement mexicain et la société, et développer le soutien aux victimes de la violence et sa prévention.

    Ils ont reconnu qu’une meilleure compréhension de leur propre histoire et de la théologie anabaptiste était essentielle à la vie de la foi.

    D’après les rapports d’IAMUM

  • Kitchener, Ontario – Arli Klassen de Kitchener, Ontario, a commencé son travail de Directrice du Développement à la Conférence Mennonite Mondiale (CMM) depuis le 1er octobre 2012.

    Jusqu’au mois de mai ou juin 2013, elle travaillera à mi-temps avec comme responsabilités la levée des fonds pour la CMM et les relations avec les donateurs en Amérique du Nord. Elle pourra alors avoir un rôle à plein temps avec des responsabilités de levée des fonds non seulement en Amérique du Nord mais également dans d’autres régions du monde.

    « Je suis une passionnée de l’église mondiale, » a commenté Klassen. « Nous ne comprenons pas Dieu entièrement, » a-t-elle ajouté, « jusqu’à ce que nous connaissions des personnes d’autres cultures et que nous entendions parler de leur compréhension de Dieu ».

    « Ce n’est pas suffisant de rencontrer d’autres cultures dans votre propre ville, » a dit Klassen. « Nous devons apprendre des autres cultures dans leurs propres cadres, distincts et différents. »

    Ses postes de direction auprès du Comité Central Mennonite (MCC) au cours des 12 dernières années ont donné à Klassen beaucoup d’occasions d’être en contact avec différentes parties de l’église mondiale. De 2008 à mars 2012, elle a servi comme Directrice Exécutive du MCC, basée à Akron en Pennsylvanie. Dans cette fonction elle a représenté le MCC lors de la réunion annuelle du Comité Exécutif de la CMM.

    En annonçant la nomination de Klassen, César García, le Secrétaire Général de la CMM, a dit qu’il était heureux de la voir rejoindre l’équipe. « Quand j’ai rencontré Arli il y a plusieurs années, son intérêt pour l’accompagnement de ceux qui souffrent dans l’église mondiale m’a touché. Je me rappelle son arrivée lors d’une réunion de la CMM avec une position claire concernant une décision qui devait être prise. Cependant, au cours de la discussion elle était sensible à la diversité des voix mondiales. Elle a pu intégrer de nouvelles manières et possibilités après un tel échange interculturel. Sa disponibilité pour écouter l’église mondiale et son intérêt pour elle est quelque chose que j’apprécie et que j’encourage dans notre famille mondiale. »

    Dans l’expérience passée de Klassen sont inclus ses huit ans (1999-2007) en tant que Directrice Exécutive de MCC Ontario, Sous-directrice du Programme Afrique de MCC, personne ressource du programme Connecting Peoples de MCC, et un certain temps au Lesotho (Afrique).

    « Dans mon travail de Directrice Exécutive j’ai ‘barboté’ dans la levée des fonds, » a commenté Klassen. Elle a dit que depuis son départ de son poste au MCC, elle recherchait un rôle de collectrice de fonds dans une organisation correspondant à ses intérêts et engagements.

    Klassen a indiqué qu’elle attendait avec intérêt de parler avec des personnes au sujet de la valeur et de l’importance des relations mondiales rendues possibles à travers la CMM – non seulement tous les six ans dans les grandes assemblées, mais aussi à travers beaucoup d’autres points de contact. « Nous avons besoin les uns des autres, » a-t-elle souligné.

    Communiqué de presse de la CMM

  • L’histoire mennonite en Amérique du nord, cinquième et dernier volume du projet d’histoire mennonite mondiale, est parue en septembre 2012. Seeking Places of Peace (En quête de lieux paisibles) de Royden Loewen et Steven M. Nolt, boucle la série sur l’histoire lancée par la Conférence Mennonite Mondiale, et supervisée par les historiens John A. Lapp et C. Arnold Snyder.

    Le nouveau livre de 400 pages est organisé en trois sections: 1. « Installation en Amérique du Nord, 1683-1950 »; 2. « Intégration en Amérique du Nord, 1930-1980, » et 3. « Croissance en Amérique du Nord, 1960-2010. »

    « Les auteurs, Loewen et Nolt, maîtrisent tous les deux l’histoire nord-américaine, et ils ont tracé une nouvelle route à travers des expériences remarquables et diverses », disent Lapp et Snyder, les directeurs de la série. « Ils apportent tous les deux des connaissances en histoire sociale, ce qui signifie qu’ils se concentrent sur des personnes dans de nombreux environnements géographiques plutôt que sur le développement institutionnel et les controverses théologiques. » Royden Loewen est professeur d’histoire, et titulaire d’une chaire en études mennonites à l’université de Winnipeg dans le Manitoba. Steven M. Nolt est professeur d’histoire à l’université de Goshen, en Indiana.

    Ensemble, ils décrivent leur tâche comme auteurs de cette histoire inclusive et à large échelle comme « la quête de la réponse à une question simple: comment les Mennonites, hommes et femmes, ont-ils vécu leur vocation religieuse distinctive à suivre le Christ en Amérique du Nord? »

    « La réponse est qu’ils ont fait cela comme des gens du commun, dans leur vie quotidienne. Dans leurs vies ils ont souvent visé la sainteté, la rectitude et l’ordre, mais le fait est que la vie n’est pas toujours ordonnée, qu’elle n’est jamais exempte de péché, et qu’en fait elle est souvent souillée. Il y a eu des joies et des larmes, des moments d’accomplissement et des périodes d’échec. »

    John A. Lapp remarque au sujet du livre: « Les lecteurs trouveront une information fraîche et de nouvelles idées pratiquement à chaque page. Le ton est positif mais tout à fait honnête. C’est une contribution significative à l’histoire de l’église nord-américaine. Seeking Places of Peace mérite une lecture et une étude étendues dans les assemblées locales et dans les cours sur l’histoire et la vie mennonites. »

    Co-publié par Good Books aux Etats-Unis et par Pandora Press au Canada, le livre est disponible aux USA: appeler Good Books au (1) 800-762-7171. Le livre est aussi disponible au Canada: appeler Pandora Press au (1) 866-696-1678.

    Les quatre premiers volumes de la série sur l’histoire mondiale, disponibles chez les mêmes éditeurs sont: Anabaptist Songs in African Hearts (2003); Testing Faith and Tradition (2006, Europe); Migration and Mission (2010, Amérique latine); et Churches Engage Asian Traditions (2011).

    – Phyllis Pellman Good

  • En 100 ans, la Communauté Mennonite au Congo a prospéré à tel point qu’elle compte maintenant 110 000 membres, 798 paroisses, 95 écoles et 7 hôpitaux.

    Tshikapa, République démocratique du Congo – Environ cinquante jeunes musiciens ont fait près de 160 km, avec leurs tambours, leurs bagages – et même des bébés ! – pour assister à la célébration du centenaire de la Communauté Mennonite au Congo (CMCo), qui a eu lieu du 16 au 22 juillet. Pendant une semaine, les membres de la chorale de Djoko Punda (l’une des premières stations missionnaires mennonites de ce pays d’Afrique centrale) ont suivi des sentiers escarpés, traversé des forêts et des savanes, franchi des rivières sur des ponts de fortune et passé les nuits dans des salles de classe.

    Ê la fin de ce voyage, la Chorale du Grand Tam-Tam est arrivé à Tshikapa, siège de cette dénomination, pour entraîner les mennonites de trois continents dans la louange pour ‘100 ans d’évangélisation et de rencontres culturelles’, titre choisi par la CMCo pour l’occasion.

    Dans son allocution d’ouverture, le président de la CMCo, Adolphe Komuesa Kalunga, a mentionné lors d’un aperçu historique de l’histoire mennonite au Congo, les faiblesses et les échecs de l’approche des missionnaires venus au Congo avec l’Africa Inter-Mennonite Mission et les missions qui les ont précédés : le paternalisme, un fort accent sur le spirituel et peu d’intérêt pour les conditions d’oppression des Congolais, et beaucoup de réticences à faire confiance à l’Église congolaise pour la gestion des finances.

    Cependant, Komuesa a également reconnu avec gratitude que, par centaines, ces mêmes missionnaires ont été fidèles à l’appel de Dieu à partager la bonne nouvelle de Jésus. Ils ont su faire face aux maladies, à un climat éprouvant, à des conditions de vie difficiles et à une grande instabilité politique. Komuesa a demandé à l’assemblée de se lever pour un moment de silence à la mémoire de tous les mennonites qui ont sacrifié leur vie par obéissance à l’appel du Christ.

    Dans son discours de clôture, Komuesa a déclaré : « Je rends hommage aux missionnaires qui ont consacré leur jeunesse et leur vie à notre pays. Je rends aussi hommage à leurs descendants encore à l’œuvre ici, pour le bien-être de notre église. Qu’ils sachent tous combien nous sommes reconnaissants.».

    Les réalisations des missionnaires n’ont été possibles que parce que les Congolais ont travaillé main dans la main avec leurs frères et sœurs d’Amérique du Nord, a aussi dit Komuesa, félicitant l’église pour sa solidarité.

    Aujourd’hui, la CMCo est membre de l’Africa Inter-Mennonite Mission qui compte huit partenaires, y compris le Mennonite Mission Network.

    Environ 400 participants étaient rassemblés pour le culte final, dimanche 22 juillet. La plupart tenaient des bougies allumées pour célébrer l’anniversaire de la CMCo.« Chers frères et sœurs en Christ, en ce second siècle qui commence aujourd’hui, [je vous exhorte à] prendre soin de notre église » : c’était le souhait d’anniversaire de Komuesa, au moment où les bougies ont été éteintes, symbolisant la fin du premier centenaire de la CMCo.

    Au cours de la semaine de célébration, l’histoire de la CMCo a été racontée de beaucoup de manières : par des chants originaux dans la tradition des griots (historiens chanteurs), par un livre contenant de courtes biographies des premiers mennonites congolais, par une présentation PowerPoint faite par François Tshidimu Mukendi, pasteur mennonite et historien, par de nombreuses anecdotes dans les sermons et par des témoignages.

    « La CMCo a travaillé à l’œuvre de Dieu pendant 100 ans, depuis 1912 », a chanté la Chorale Évangélique Mennonite de Dibumba. « Aujourd’hui, nous sommes ici pour remercier Dieu. Maintenant, les mennonites sont nombreux. Puissions-nous travailler dans l’unité pour répandre la bonne nouvelle de Jésus. »

    Dans les couplets suivants, la chorale décrit la construction successive des huit postes de mission.

    Aujourd’hui, bien que quelques-uns des bâtiments de la station missionnaire soient en ruine, l’église a prospéré et compte maintenant 110 000 membres, 798 congrégations, 95 écoles et 7 hôpitaux — chiffres donnés lors d’une conférence d’Anastasie Tshimbila, professeur à l’Institut Biblique Mennonite de Kalonda, à environ huit km de Tshikapa.

    Lors de la célébration, le débat le plus passionné a concerné la décision d’ordonner des femmes, qui a été prise par l’assemblée générale, quelques heures avant que ne débutent les célébrations. La plupart ont accueilli la décision avec beaucoup de joie. D’autres se sont inquiétés des conséquences possibles de division que cette décision pourrait entraîner dans les paroisses et la vie de famille.

    Parmi les trois dénominations mennonites au Congo, la CMCo était la seule qui continuait à refuser l’ordination des femmes jusqu’à ce jour. La Communauté des Frères Mennonites au Congo a ordonné la première femme pasteur(e) en 2000. Bien que la Communauté Évangélique Mennonite ait décidé d’ordonner des femmes en 1993, c’est seulement quelques jours après la célébration du centenaire de la CMCo que l’ordination de la première femme pasteur(e), Mimi Kanku Mukendi, a eu lieu.

    Lors de l’assemblée générale annuelle (qui a pris fin vers 2 heures du matin le 15 juillet) et quelques heures avant que ne commencent les festivités du centenaire, Komuesa a été élu pour un deuxième mandat de six ans en tant que président de la CMCo.

    Pendant son premier mandat, Komuesa a fait construire un centre d’accueil, avec une grande salle de conférence, une salle à manger et une cuisine, ainsi que trois bâtiments de dortoirs. Les nouvelles installations ont permis à la CMCo de recevoir 30 délégués venant de trois continents, représentant huit organisations mennonites (voir encadré). Comme le centre est accessible à pied de l’aéroport, la CMCo espère qu’il pourra être utilisé comme maison d’hôtes et générer des revenus pour l’église.

    Le centre d’accueil est un travail de collaboration entre l’Africa Inter-Mennonite Mission, la CMCo, des équipes de construction venant de paroisses de Mennonite Church USA et d’Arnold Harder, qui s’est rendu au Congo à quatre reprises : un total de six mois de service volontaire pour aider à la construction.

    Le directeur exécutif de l’Africa Inter-Mennonite Mission, Rod Hollinger-Janzen, a coordonné le volet international des célébrations de l’anniversaire congolais. Il a dit que cette expérience a montré la profondeur que peuvent atteindre les relations dans le corps du Christ. Il a été touché par l’appréciation que les chœurs des différents groupes ethniques – tshokwe, lulua et pende – ont manifestée les uns pour les autres. Des tribus qui étaient ennemies quelques décennies plus tôt chantent maintenant ensemble la joie d’être sœurs et frères.

    « Cette célébration du centenaire est devenue une manière pour les membres de la CMCo de réaffirmer leur unité en Christ, et d’accepter leur diversité ethnique comme une réalité positive et créative », dit Rod. « On a aussi répété souvent à notre délégation internationale combien il était important que nous soyons venus. »

    Rod a déclaré que les responsables et les membres de la CMCo ont exprimé à maintes reprises le désir de continuer à entretenir des relations fraternelles et à travailler en partenariat avec les unions d’églises et les organisations qui ont travaillé pour implanter des églises mennonites au Congo.

    Parmi les agences internationales représentées à la célébration du centenaire, se trouvaient Africa Inter-Mennonite Mission, Fellowship of Evangelical Churches, Mennonite Mission Network, Mennonite Church USA, Mennonite Church Canada, la Conférence Mennonite Mondiale, Mennonite Central Committee et le Réseau francophone (qui concerne la communauté anabaptiste mondiale de langue française).

    Écrit pour la Conférence Mennonite Mondiale par Lynda Hollinger-Janzen, Mennonite Mission Network, Mennonite Church USA.

  • l’Institute for the Study of Global Anabaptism, de Goshen College (Indiana, USA), en collaboration avec la CMM, lance un projet de recherche en deux volets.

    Associant données et témoignages personnels, les organisateurs espèrent développer une compréhension plus précise de ce que sont les membres de la CMM en particulier, et de ce qu’est l’anabaptisme mondial en général.

    « Nous essayons de faire une sorte de radiographie de notre corps [anabaptiste] afin d’aider les responsables des églises locales à avoir une meilleure idée de leurs propres groupes lorsqu’ils déterminent leurs priorités », a déclaré John D. Roth, le directeur de recherche, et professeur d’histoire à Goshen College.

    Les deux volets : ‘Profil Anabaptiste Mondial’ et ‘Témoignages du Monde ’ demanderont des années de recherche. Chaque volet est financé de façon indépendante. Conrad Kanagy est directeur associé.

    Lors de la réunion du Conseil Général de la CMM (20-26 mai à Bâle, Suisse), la Commission Foi et Vie de la CMM a accepté d’être le groupe de référence pour ‘Profil Anabaptiste Mondial’.

    John Roth prévoit d’inviter 25 groupes liés à la CMM à participer à l’enquête sur des sujets tels que la démographie, les convictions et les pratiques.

    Le profil pourrait également aider la CMM à discerner la meilleure manière de servir ses membres.

    « Les Nord-Américains mènent souvent des enquêtes les concernant », dit-il « mais nous n’en avons pas faites dans le contexte mondial. »

    ‘Profil Anabaptiste Mondial’ sera basé en partie sur une étude faite par Conrad Kanagy et Richard Showalter parmi les églises reliées à Eastern Mennonites Missions.

    Lors de la réunion du Comité Exécutif de la CMM en mai 2011, la proposition concernant ‘Profil’ a été approuvée, à la condition que l’étude ne soit pas dominée par des questions théologiques et culturelles concernant les seuls pays du Nord. John Roth est sensible à cette préoccupation.

    Le projet original proposait de faire participer 25 groupes d’églises, choisies au hasard. Après la consultation avec la CMM, il a été décidé d’ouvrir la participation à tout groupe intéressé, et John coordonnera probablement le projet avec les organisations missionnaires mennonites.

    Les groupes membres de la CMM peuvent contacter John Roth pour lui faire part de leur intérêt.

    Plutôt que de simplement fournir des informations, John espère que ‘Profil’ donnera l’occasion aux divers groupes d’entrer en conversation les uns avec les autres.

    Il souhaite aussi que cette étude permette d’approfondir le sentiment d’identité commune et d’avoir une meilleure connaissance de notre diversité.

    Parallèlement à cette recherche principalement quantitative, le projet ‘Témoignages du Monde’ constitue un recueil de récits personnels sur la souffrance et le prix à payer pour être disciple.

    Les anabaptistes ont l’habitude de faire mémoire de leur passé avec des récits historiques, comme en témoigne en partie le livre ‘Martyrs Mirror’.

    Ce nouveau projet permettra de recueillir « des récits de la fidélité des chrétiens anabaptistes-mennonites face à l’adversité depuis 1685, et dans monde entier aujourd’hui, » a déclaré John.

    Pour apporter plus de clarté sur la manière dont les récits seront utilisés et pour relever les défis du projet, John Roth et Gerald Mast, professeur de communication à l’Université de Bluffton (Ohio), ont convoqué une consultation : ‘’Témoignages du Monde’ : Un nouveau Martyrs Mirror pour le 21e siècle ?’, qui a eu lieu du 5 au 8 août à Goshen College.

    Sheldon C. Good, rédacteur adjoint, Mennonite World Review

    Distribué avec l’autorisation de Mennonite World Review

  • Tous les 6 ans, les mennonites d’Europe (principalement des Pays-Bas, d’Allemagne, de Suisse, d’Espagne et de France) se retrouvent dans un pays européen. Cette année, le Congrès mennonite européen (CME) coïncidait avec les réunions du Conseil Général de la CMM, au Centre Chrischona près de Bâle. Si bien que 855 personnes provenant de 36 pays et des cinq continents se sont rassemblées à Sumiswald dans l’Emmental (Suisse), du 17 au 20 mai. La région de Sumiswald fait partie des contrées de la région bernoise qui ont été très tôt et durablement confrontées à la présence anabaptiste.

    « Les frontières : elles sont partout, autour de nous et en nous », écrit Louise Nussbaumer, présidente de l’association française de la CMM et anciennement membre du Comité Exécutif de la CMM, à propos du thème ‘Tendre les Mains pardelà les Frontières’. « On prétend qu’elles nous protègent ; en réalité, elles nous isolent et nous laissent seuls et pauvres. Sociales, politiques, ethniques ou culturelles, les frontières bloquent les relations. » Ê propos du thème ‘Tendre les Mains par-delà les Frontières’ Louise Nussbaumer, présidente de l’association francaise de la CMM et ancienment membre du conseil exécutif de la CMM, écrit : « Les frontières : elles sont partout, autour de nous et en nous ; on prétend qu’elles nous protègent ; en réalité, elles nous isolent et nous laissent seuls et pauvres. Sociales, politiques, ethniques ou culturelles, les frontières bloquent les relations. »?

    Tendre la main, c’est un acte : des histoires personnelles vécues ont illustré les réunions plénières. Elles étaient parfois spectaculaires, mais toutes étaient des témoignages de la fidélité de Dieu lorsque l’on est prêt à tendre la main. Les études bibliques du matin ont exploré les sousthèmes ‘Parce que Dieu procure l’Ouverture’ (sur la Samaritaine au bord du puits) et ‘Parce que Dieu donne une Chance à Chacun’ (la femme adultère).

    Plusieurs dizaines d’ateliers en relation avec le thème se sont déroulés l’après-midi et ont été bien fréquentés. Des activités étaient organisées pour les enfants, les ados et les jeunes. Plus de 250 bénévoles se sont engagés à tous les niveaux et ont contribué à la bonne organisation.

    Esther Braun, de Langnau, a fait un important travail administratif durant les mois précédent le Congrès. Elle résume bien le thème : « Ce dont je prends de plus en plus conscience, à titre personnel, c’est que, pour tendre les mains par-delà les frontières, il faut commencer par lâcher prise ! Savoir se détacher de ses attentes, de ses préjugés, de ses peurs, s’abstenir de tout interpréter, ne pas se laisser enfermer dans ses convictions, se défaire de la notion de ‘mon bon droit’ ! Lorsque nous sommes ainsi affranchis, les autres barrières (religieuses, culturelles ou linguistiques) – avec l’aide de Dieu – ne nous semblent plus aussi impénétrables et effrayantes. »

    Lors de la rencontre, on pouvait faire l’expérience de tendre la main vers l’autre, celui qui est là pour la première fois, dont on ne comprend pas la langue, et dont on s’efforce de découvrir l’histoire… Et on pouvait aussi tendre la main pour recevoir une parole d’encouragement ou d’exhortation, une histoire de pardon ou de nouveau départ…

    Pour que ces ‘Mains tendues’ le soient effectivement, les Services missionnaires mennonites (SMM) ont proposé une action d’entraide en faveur des Roms marginalisés en Serbie et en Albanie, en collaboration avec des organismes qui y travaillent. C’était l’occasion d’apprendre à dépasser les frontières des préjugés à l’égard des Roms, de contribuer à briser le cercle de la pauvreté et à changer leur destin…

    Il avait été demandé aux participants d’apporter des chaussettes tricotées, des sousvêtements, des kits scolaires et des articles d’hygiène de première nécessité. Et ils ont répondu : ils ont apporté 190 kits scolaires, rempli 54 seaux d’articles d’hygiène et tricoté plus de 500 paires de chaussettes !

    Un camion partira dès le mois prochain en Serbie puis en Albanie, où des organisations chrétiennes travaillant sur place s’occuperont de la distribution.

    Pour Mari Friesen, chaque seau est comme une semence qui peut porter du fruit. Mathias Hofer raconte qu’une femme âgée est venue, les yeux brillants, avec 20 paires de chaussettes qu’elle avait tricotées, en disant : «Enfin», dit-elle, »Il ya quelque chose que je peux faire avec mes mains, et je le fais de tout mon cœur. « 

    Comme Louise Nussbaumer dit: «Mains atteindre à travers frontières [également] à reconnaître invisible, jamais nommé frontières dans nos vies, et de trouver des le courage de les traverser. « 

    -Les rapports présentés par Elisabeth Baecher et d’autres, compile par Sylvie Gudin Koehn

  • Goma, République démocratique du Congo –Rukimba Furaha a du quitter précipitamment sa maison (et ses champs) dans le village de Kabuya au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC) parce que la sécurité de ses huit enfants était menacée.

    Son mari était parti quelques jours plus tôt pour éviter d’être enrôlé de force dans l’armée rebelle. En raison de la précipitation de leur fuite, ils n’ont rien pu emporter, ni nourriture ni possessions.

    Ils ont du fuir à cause du conflit armé ; une fois de plus, les déplacements de population causent d’immenses souffrances dans les provinces de l’est de la RDC.

    Depuis le mois d’avril de cette année, plus de 200 000 personnes de cette région ont fui leurs villages et leurs champs, ce qui porte le nombre total de personnes déplacées à l’intérieur de la RDC à plus de 2 millions.

    De 30 000 à 40 000 personnes déplacées sont devenues des réfugiés dans les pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda, mais la grande majorité (dont la famille Furaha) a rejoint les autres dans les camps surpeuplés du Nord ou du Sud-Kivu, ou chez des familles d’accueil à proximité. Beaucoup hésitent à s’éloigner de leurs villages d’origine car le temps de la moisson est proche et ils craignent de perdre leurs cultures.

    La fille aînée de Furaha, Mbatse Dorika, a seulement 10 ans. Elles et ses frères et sœurs ont fait plus de 50 kilomètres à pied, de Kabuya à Kibati, près de la capitale provinciale de Goma, où la famille a trouvé refuge dans une école primaire locale.

    Il n’y a pas d’eau dans l’école, la capacité des installations sanitaires est largement dépassée, et mi-juillet, aucune aide d’urgence n’était encore arrivée. Dans chaque petite salle de classe, dorment sept ou huit familles ; seuls quelques pupitres réarrangés leur donnent un peu d’intimité.

    Le 15 juillet, des collaborateurs du Mennonite Central Committee (MCC) et du personnel des services d’urgence de l’Église du Christ du Congo (ECC), partenaire du MCC de puis plus de 15 ans, se sont rendus à Kibati. Outre la famille Furaha, plusieurs centaines d’autres (dont beaucoup de jeunes enfants) sont arrivés la semaine précédente, après avoir marché trois jours. Leur village est situé au cœur du conflit actuel.

    « J’ai été bouleversée par le manque de ressources comme nourriture et eau pour répondre aux besoins humains les plus fondamentaux », a rapporté Ruth Keidel Clemens, directrice du programme MCC États-Unis, après sa visite. « Beaucoup d’enfants semblent avoir des problèmes de santé, et il n’y a rien pour les soigner. Nous avons vu des familles traumatisées et épuisées. Ce sont quelques-uns des signes visibles d’une guerre oubliée qui continue à déraciner et à tuer des milliers de personnes dans l’est du Congo. »

    L’équipe d’évaluation d’urgence de l’ECC a compté plus de 5 500 foyers à Kibati et dans trois autres endroits dans la zone de conflit, ayant besoin d’une aide d’urgence : abris, nourriture, eau, sanitaires et articles ménagers. Leur rapport servira de base à l’intervention du MCC.

    Dans d’autres camps accueillant des personnes déplacées par la violence, le MCC a fourni des bâches pour 400 familles et payé les frais de scolarité de 300 enfants (au début de cette année). Le MCC travaille sur un vaste projet d’aide alimentaire d’urgence au Sud et au Nord-Kivu, destiné à 1 000 familles.

    Le Bureau de Washington du MCC États-Unis a également mis en place une action pour alerter le public, demandant d’envoyer des courriels ou de téléphoner au président Barak Obama, pour l’exhorter à prendre des mesures pour s’attaquer aux causes profondes de la violence qui sévit dans l’Est du Congo. Rendez-vous sur le site MCC Action Alert pour davantage d’informations.

    Depuis 1994, lorsque plusieurs millions de Rwandais ont fui leur pays à la suite du génocide au Rwanda, l’Est du Congo souffre de conflits récurrents impliquant les armées de la RDC et des pays voisins, et de nombreux groupes rebelles locaux et régionaux. Les combats les plus récents ont commencé en avril 2012, quand un groupe d’officiers de l’armée congolaise s’est mutiné et s’est rallié à une armée rebelle, du nom de M23, qui depuis, a attaqué l’armée congolaise ainsi que des villages.

    Les causes des conflits dans l’Est du Congo sont complexes : elles sont locales, régionales et nationales, en lien avec la terre, les minéraux, l’ethnicité et la politique. Les réfugiés et les personnes déplacées sont les victimes des affrontements les plus vulnérables, bien que toute la population de la région souffre profondément de l’insécurité et de traumatismes dus aux guerres continuelles.

    Furaha craint que ses champs, dont les produits étaient prêts à être récoltés quand elle a fui, aient été ravagés par les soldats rebelles, que son bétail ait été emmené et sa maison pillée.

    Distribution internationale d’un communiqué du Mennonite Central Committee.

    Suzanne et Tim Lind sont représentants du MCC en République Démocratique du Congo. Ils sont originaires de Three Rivers, Michigan.

  • Nyanga, République démocratique du Congo – Quand un inspecteur de l’école belge a eu besoin de recruter des chanteurs pour l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles, il a confié la tâche à deux femmes missionnaires, dont l’une était Lodema Short. Lodema Short a travaillé de 1947 à 1981 avec la Congo Inland Mission (maintenant Afrique Inter-Mennonite Mission), partenaire de Mennonite Mission Network. Ses compétences musicales, ses dons d’organisation et ses relations avec des centaines d’étudiants lui ont permis de choisir, puis d’accompagner, les neuf jeunes hommes qui ont formé les ‘Happy Singers’ en Belgique.

    Un de ses neveux, Dwight Short, de l’église baptiste Idlewild de Lutz (Floride) a rejoint la délégation de l’AIMM qui s’est rendue au Congo du 12 au 29 juillet, surtout pour en savoir davantage sur sa célèbre tante.

    Dwight Short a pu enregistrer 27 entretiens sur cassette vidéo, dont quatre avec des membres de ‘Happy Singers’. Il a aussi parlé avec un grand nombre d’étudiants de Lodema Short, dont beaucoup sont pasteurs.

    « Cela lui ferait vraiment plaisir de savoir que beaucoup de ses élèves sont devenus pasteurs », a déclaré Dwight.

    Le proviseur du lycée Miodi, Bernadette Manya Kikungo, était une des élèves de Lodema.

    « Mama ‘Kanamu’, le nom africain de Lodema Short, qui signifie ‘digne de confiance’, a travaillé très dur ici à l’école, pour former des responsables d’églises. Même le président de notre église [Komuesa] était un de ses élèves. »

    Dwight Short espère écrire un livre pour faire connaître l’histoire de sa tante au-delà du cercle familial.

    Il a une autre passion : l’évangélisation par le sport. L’expédition de l’équipement qu’il avait préparé a pris tellement de temps qu’il n’est pas arrivé pendant son séjour au Congo, mais les quatre ballons de football apportés par d’autres membres de la délégation ont attiré environ 400 enfants pour un entraînement de football à Tshikapa. Il a travaillé avec Robert Irundu Mutundu, le président national de la Jeunesse Mennonite au Congo, qui partage l’ardent désir de Dwight Short de « voir des enfants découvrir le Christ et l’Église se développer ».

    En 2013, Irundu espère organiser deux tournois de football pour les jeunes mennonites de l’intérieur du pays et des séances d’entraînement de basket-ball à Kinshasa, capitale du Congo.

    Rédigé pour la Conférence Mennonite Mondiale par Lynda Hollinger-Janzen, qui écrit pour Mennonite Mission Network, Mennonite Church USA.