Catégorie : Matériel pour le culte

  • Rassemblés et dispersés. La Conférence Mennonite Mondiale est le lieu où la famille anabaptiste mondiale peut célébrer le culte ensemble, réunie physiquement dans un endroit ou réunie en esprit dans différents lieux.   

    Pour cela nous publions du matériel pour le culte. Tous les ans, la CMM fait appel à des responsables d’églises de partout dans le monde pour compiler du matériel de référence qui permettra aux paroisses de célébrer le culte ensemble sur un même thème à deux dates spéciales. Les deux thèmes sont prévus pour des dimanches en particulier où beaucoup d’églises partout dans le monde célébreront ce culte, mais les paroisses locales peuvent bien sûr choisir la date qui leur convient le mieux.  

    Le nouvellement rebaptisé Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale est habituellement célébré en janvier, lors du dimanche le plus proche du 21 janvier. (C’est en effet à cette date, en 1525, qu’eut lieu le premier baptême à Zurich (Suisse).)

    Cette année, le mot « anabaptiste » a été ajouté au titre pour mieux communiquer qui sont ceux et celles appelés à l’adoration fraternelle.

    Le thème de 2020 est ‘Jésus-Christ : notre espoir’. Il a été réalisé à partir des expériences des églises du Canada et des États-Unis. Les prières et les notes pour la prédication portent sur les passages de Lamentations 3/21-26, Psaumes 62, Marc 2/1-12 et Éphésiens 1/15-19). Même lorsque nous connaissons de graves difficultés, nous nous réunissons dans le monde entier pour suivre Jésus, qui nous donne l’espérance.

    En ce qui concerne le Dimanche de la Paix, la Commission Paix de la CMM prépare des suggestions de lectures bibliques, des sujets de prière, des réflexions venant de notre communauté mondiale et des idées d’activités afin d’aider les Églises à célébrer cette journée. Le dimanche le plus proche du 21 septembre sera choisi comme Dimanche de la Paix afin qu’il soit célébré dans toutes nos églises dans le monde.

    Les documents pour le Dimanche de la Paix de cette année porteront sur ces moments où la paix du Christ surpasse ce que nous pensons être possible, c’est-à-dire toute compréhension.

    En plus de ces deux documents, le comité YABs (Jeunes anabaptistes) créé un matériel adressé aux groupes de jeunes pour qu’ils puissent vivre la fraternité en étudiant un thème commun pendant une semaine en juin. 

    Cliquez ici pour télécharger le matériel pour le culte du Dimanche de la Fraternité Anabaptiste Mondiale.

    Cliquez ici pour télécharger le matériel pour le culte du Dimanche de la Paix.

    Cliquez ici pour en savoir plus sur la semaine de la fraternité YABs.

    —Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

  • Une Église de paix renouvelée demande un engagement renouvelé l’un envers l’autre ; même envers ceux et celles qui peuvent être nos ennemis. Construire des ponts résout la déconnexion. Sans relation et connexion, la paix ne peut pas s’épanouir. C’est essentiel si nous voulons nous rapprocher des personnes qui ont une foi ou une culture différente.

    Un défi important dans les relations multiconfessionnelles et interculturelles est la perception de l’autre que nous créons sur la base d’hypothèses et de préjugés. Cela nous empêche de voir et de valoriser l’autre comme un enfant de Dieu. Pour surmonter ce défi, il est important de se rencontrer.

    L’hospitalité joue un rôle déterminant dans le développement d’une compréhension mutuelle entre diverses opinions religieuses et culturelles. Les Églises ont la responsabilité de créer des espaces où un engagement authentique peut se produire. Cependant, les Églises doivent également incarner la spiritualité d’un étranger, d’un invité, et assumer une position de vulnérabilité. Cela crée une disposition à tendre la main. L’église n’a plus à attendre pour accueillir les autres, mais peut entreprendre de nouvelles formes de relations avec les autres.

    L’Église mennonite javanaise à Jepara le fait en visitant ses voisins musulmans. Les mennonites de Jepara représentent environ 1% de la population totale, essentiellement musulmane. Il n’y a pas d’animosité entre les différentes religions à Jepara, mais même si notre Église se trouve à seulement 300 mètres du bâtiment d’une organisation islamique, il n’y a pas eu beaucoup de relations entre les chrétiens et les musulmans !

    Lorsque notre Église a décidé de prendre au sérieux l’appel à être une Église de paix, nous avons priorisé l’établissement de relations avec les personnes d’autres religions dans notre ville. La première étape fut de visiter un des jeunes leaders islamiques et de faire connaître notre rêve d’établir des relations entre les mennonites et les musulmans à Jepara. Ensemble, nous avons organisé une performance artistique et culturelle lors de laquelle nos communautés, et pas seulement nos dirigeants, pouvaient participer et apprendre à se connaître. Nous avons également mis sur pied des rencontres pour diminuer les perceptions erronées sur l’autre.

    Cela a nécessité un long processus. C’était difficile de regarder au-delà de notre suspicion (ou des idées préconçues) à l’égard de l’autre. Après sept ans, nous entretenons de bonnes relations avec nos voisins musulmans. Nous célébrons ensemble la Journée internationale de la paix ; l’Église participe à leurs célébrations d’anniversaire ; ils participent à nos célébrations de Noël, même si une fatwa interdit les musulmans de donner des salutations de Noël aux chrétiens en Indonésie.

    Prendre la position d’un visiteur demande de l’humilité. Nous abordons les autres sans avoir une image exacte de ce qu’ils sont. Cela nous oblige à aborder quelqu’un avec respect et confiance, et croire que nous avons quelque chose à apprendre de ceux et celles qui peuvent être différents. La vulnérabilité inhérente au statut de visiteur ou d’étranger fait que l’on a besoin de l’autre. Cela signifie que nous n’allons pas vers l’autre avec arrogance et pouvoir, mais avec ouverture et sincérité, étant vulnérables avec la possibilité d’être rejetés.

    Une telle approche, cependant, suscite l’espoir. En étant un invité vulnérable, nous accueillons la prière et la bénédiction de l’autre, même si l’autre est notre ennemi. C’est la posture que Jésus affiche par son incarnation. La réconciliation que Jésus offre entre l’humanité et Dieu est rendue possible grâce à son exemple comme invité dans le monde. Il s’est dépouillé et a pris la condition de serviteur, montrant ainsi l’humilité. Il a accepté la souffrance, ce qui a montré sa vulnérabilité (Philippiens 2/6-8). Sa posture a donné les moyens de réaliser la paix de Dieu (Éphésiens 2/14) qui nous donne l’espoir et le courage.

    Danang Kristiawan (Indonésie), Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

    Ce témoignage fait parti du materiel pour le culte du Dimanche de la Paix de 2017. Pour en savoir plus, cliquez ici : www.mwc-cmm.org/dimanchedelapaix

  • Bogota, Colombie – De la musique de différentes cultures, la lecture des Écritures sur un thème commun, des repas de nourriture et des offrandes spéciales caractérisent le Dimanche de la Fraternité Mondiale, une fête de la famille anabaptiste des Églises Mennonites et Frères en Christ, célébrée le 22 janvier 2017.

    En 2017, le thème ‘Mon cri est entendu’ traitait de la fidélité de Dieu au milieu des difficultés provoquées par la crise des personnes déplacées dans le monde et des problèmes personnels (Ps 40/1–10, Gn 11/1–9, Ac 2/1–18). Il est possible de télécharger ces ressources – préparées pour le culte – sur www.mwc-cmm.org/dimanchefraternitemondiale ; elles peuvent aussi être utilisées n’importe quel dimanche de l’année pour aider les églises à célébrer la communion anabaptiste mondiale.

    « Nous nous souvenons qu’il y a 500 ans, des femmes et des hommes courageux, motivés par les enseignements de Jésus, ont décidé de le suivre, même au prix de leur vie », dit Oscar Suarez, membre de l’Iglesia Menonita de Ibagué (Colombie).

    Les églises mennonites de Groningen et de Drenthe (Pays-Bas), ont célébré le Dimanche de la Fraternité Mondiale à Doopsgezind Gemeente Haren.       Photo par Jacob H Kikkert.

    « Cela nous rappelle que rompre le pain signifie servir et répondre aux besoins des autres. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas de problèmes, mais que nous savons que nous sommes assurés de la victoire avec, et par, Dieu », dit Manjula Roul de L’église Bethel BIC, Cuttack, Odisha (Inde).

    La pasteure Ofelia García de Pedroza, de Chihuahua (Mexique) déclare que le but du Dimanche de la Fraternité Mondiale est « d’encourager et d’exhorter les frères à prendre des décisions qui créent une brèche dans les murs que d’autres voudraient bâtir ».

    Pour la petite assemblée locale de Francfort (Allemagne), la célébration met en avant la joie de faire partie de la communauté anabaptiste mondiale. « Nous avons porté dans la prière les préoccupations de notre famille mondiale spirituelle, ceux qui sont persécutés et ceux qui sont découragés par les événements politiques », dit Andrea Lange de Arbeitsgemeinschaft Mennonitischer Gemeinden.

    « C’était une bonne chose de parler de la réalité des réfugiés », dit le pasteur Siaka Traoré de l’église mennonite de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), qui accueille ceux qui fuient le Mali. La célébration de ce dimanche 29 janvier 2017 a aussi vu l’inauguration d’un nouveau bâtiment. « Notre joie a été d’autant plus grande que notre nouvelle église a accueilli sept nouvelles personnes qui sont devenues membres de notre communauté.

    Le Dimanche de la Fraternité Mondiale est « un événement important, car il rappelle que l’enseignement de Jésus constitue l’autorité finale sur le mode de vie des chrétiens », dit Marvin Dyck, pasteur de Crossroads Mennonite Brethren Church à Winnipeg, (Canada). « L’important n’est pas ce que le gouvernement ou la culture nous dit de faire, mais de suivre l’enseignement et l’exemple de Jésus ».

    —Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

    Cliquez ici pour voir la galerie de photos de le Dimanche de la Fraternité Mondiale 2017 : Chansons, sermons et assiettes

  • Le Dimanche de la Fraternité Mondiale est une célébration qui nous rapproche de nos racines et nous permet de rendre grâce à Dieu et d’adorer avec notre famille de foi.

    C’est une date lors de laquelle nous encourageons les églises anabaptistes dans le monde à consacrer un culte autour d’un thème commun le dimanche le plus proche du 21 janvier, habituellement le quatrième dimanche de janvier. Ê la dernière célébration, en 2015, de nombreuses églises ont répondu à l’appel. Nous nous sommes rassemblés d’une seule voix pour chanter, adorer et communier.

    De nombreuses églises de différentes parties du monde nous ont écrit pour nous raconter comment s’était déroulé leur célébration et ce qui avait rendu cette journée spéciale. Alissa Bender, de l’Ontario au Canada dit que « qu’entre les chants et le repas communautaire, ils ont eu un dimanche très spécial à son église… », Hamilton Mennonite Church, avec de la musique de différents pays, des tissus de différentes parties du monde pour égayer la salle de culte, un membre du personnel de la CMM comme prédicateur et une offrande « un déjeuner » pour la CMM.

    Tous ensemble, comme un seul corps, marquons cette date dans nos calendriers et décidons de se réunir en esprit pour nous rappeler nos racines communes et célébrer notre communion (koinonia) dans le monde entier.

    « Nous sommes reconnaissants à Dieu qu’il nous permette encore cette année de se réunir et de célébrer sa fidélité. Cette activité nous aide aussi à définir notre identité et à se rappeler que nous faisons partie d’une communauté mondiale », dit Sandra Campos, présidente de Asociación de Iglesias Menonitas de Costa Rica (Association des églises mennonites du Costa Rica).

    Aux Pays-Bas, quelque chose d’intéressant et d’important s’est passé. Trois églises mennonites se sont réunies et ont célébré le Dimanche de la Fraternité Mondiale. Ils ont chanté et partagé le pain ensemble et se sont rappelés qu’en tant qu’anabaptistes, nous devons tourner notre dos à la violence. « Symboliquement, nous avons tourné notre dos à la violence. En le faisant, nous avons aussi tourné le dos aux personnes violentes. Peut-être devrions-nous apprendre à résister à la violence face à face », dit IJke Aalders.

    En Colombie, on a célébré ce dimanche d’une autre manière. L’Église des frères mennonites Torre Fuerte à Bogota a été décorée avec des tissus de différents pays et avec des symboles tels qu’une serviette et une cuvette représentant le service, et le pain et des raisins illustrant notre responsabilité de nourrir ceux et celles dans le besoin. « Les gens portaient des écharpes en tissu sur lesquelles il y avait les principes du Royaume de Dieu. Nous avons prié ensemble pour nos églises en Amérique du Nord et dans le monde », a déclaré le pasteur Sandra Báez.

    Le Dimanche de la Fraternité Mondiale nous donne l’occasion de rencontrer Dieu et de se rapprocher de nos racines. Cela nous rappelle d’où nous venons et vers quoi nous nous dirigeons. C’est une temps spécial pour entendre parler des besoins de nos frères et sœurs et de marcher ensemble.

    Du matériel pour le culte est accessible aux églises pour leur enrichissement et pour donner des idées sur le contenu de la célébration. Cliquez ici pour accéder au matériel de 2016.

    En guise de rappel de nos principes de paix, les frères et sœurs d’Iglesia Menonita de Aibonito à Porto Rico ont décoré l’église de cette manière.

  • Pietermaritzburg, Afrique du Sud – La Journée internationale de la paix est observée le 21 septembre partout dans le monde dans l’espoir que les citoyens du monde renouvellent leur désir de travailler pour la paix. La Conférence Mennonite Mondiale et ses églises membres ont participé à cette journée internationale d’engagement pour la paix en célébrant le Dimanche de la Paix le 21 septembre 2015.

    Au moment où nous tournions nos regards vers la paix, nous n’étions pas tout à fait détachés des images choquantes qui nous ont convaincus que le monde a toujours et désespérément besoin du shalom.

    Plus tôt en septembre, les photos du corps sans vie d’Aylan Kurdi (3) rejeté sur une plage de la Turquie ont frappé le monde. Nous avons été confronté aux ramifications de plusieurs années de guerre civile en Syrie et aux bombardements incessants des puissances étrangères.   

    Nous avons vu le prix que l’humanité a payé pour la perpétuation de la guerre et de la violence.

    Bien que le flot de personnes quittant la Syrie et d’autres pays, comme l’Afghanistan et l’Irak, ait été décrit comme une crise de réfugiés, nous savons qu’il est un symptôme d’un problème beaucoup plus vaste. L’Europe a été le point de mire pour la façon dont les pays ont réagi (ou non) à l’afflux des réfugiés et des demandeurs d’asile qui traversent leurs frontières.

    Mais il ne s’agit pas d’un problème régional. Depuis des décennies, la Colombie et la République démocratique du Congo ont également vu un grand nombre de personnes fuir ou être déplacées à cause des conflits.

    C’est un problème humain avec des causes profondes.

    Dans le livre de Jacques, on lit que « le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix » (Jacques 3/18 NBS). L’auteur nous rappelle que la manière que nous semons a de l’importance. Nos gouvernements continuent de prétendre que l’on peut parvenir à la paix et à la justice par le moyen de la violence. Il n’est pas étonnant que la poursuite de la paix par les armes et les bombes reste inatteignable.

    Et la spirale de la violence coûte des vies humaines.

    En tant que personnes qui recherchent la paix dans la paix, nous aimerions vous raconter des histoires sur la (les) façon(s) que nos églises répondent à la crise des réfugiés en Europe et au Moyen-Orient ou au climat de violence qui sévit dans nos propres collectivités et régions.

    Églises membres en Europe, comment répondez-vous au flux de réfugiés qui arrivent dans l’UE? Comment les églises dans le monde peuvent-elles soutenir vos efforts?

    Églises membres d’ailleurs dans le monde, comment répondez-vous à la crise en Europe et au Moyen-Orient? Comment travaillez-vous comme artisans de paix au milieu de la violence et de l’injustice dans votre collectivité et votre région?

    Cliquez ici pour raconter la réponse de votre église.  

    Cliquez ci-dessous pour soutenir les agences membres du Réseau Anabaptiste Mondiale d’Entraide qui travaillent auprès des réfugiés et à la poursuite de la paix :  

    —Andrew Suderman, secrétaire de la Commission Paix de la CMM

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    Photo : Caisse de secours (http://caissedesecours.menno.fr/)