La colonne des responsables de la CMM
Le mot « solidarité » vient du latin solidus — entier, solide, uni. C’est bien plus que de la sympathie (« Je suis désolé pour toi ») ou de l’empathie (« Je comprends ce que tu ressens »). La solidarité, c’est dire : « Je serai à tes côtés. » C’est la volonté de porter les fardeaux les uns des autres.
Récemment, notre Église a étudié Matthieu 9.9-13. Un passage qui nous donne une image claire de cette solidarité à l’image du Christ. Jésus ne sauve pas à distance. Il se fait homme et s’assoit à table avec les publicains et les pécheurs. Il se tient aux côtés de ceux que les autres évitent.
Comme l’a observé John Stott, la croix révèle d’abord l’identification de Dieu avec les pécheurs avant de révéler le jugement de Dieu contre le péché.
La solidarité est le témoignage même de l’Incarnation.
Maranatha, notre Église locale, a goûté à cette grâce. Lorsque notre communauté, composée d’Indonésiens et d’Américains, a commencé à célébrer le culte aux côtés d’immigrés issus de diverses origines ethniques, nous avons découvert que la solidarité n’est pas un programme, mais une table.
Nous avons écouté des récits de déracinement, partagé des repas, prié dans plusieurs langues et porté des fardeaux qui n’étaient pas les nôtres à l’origine. À ces moments-là, les paroles de Bonhoeffer ont résonné avec force : « L’Église n’est l’Église que lorsqu’elle existe pour les autres. »
Tout au long des Évangiles, Jésus forme une communauté qui se tient aux côtés des pauvres, de ceux qui pleurent, des humbles, des malades et des oubliés. La solidarité, c’est se tenir les uns aux côtés des autres : c’est la force qui fait du corps du Christ un tout.
Puisse la famille mondiale de la Conférence mennonite mondiale incarner, en 2026, cette solidarité ferme, unie et à l’image du Christ, avec courage et joie.
—Sunoko Lin est trésorier de la CMM et est membre du bureau du Comité exécutif. Il est également pasteur de la Maranatha Christian Fellowship, une Église membre de la LMC située en Californie.

