Auteur/autrice : mennworldcon

  • NoĂ«l Ă  travers le monde

    Chaque annĂ©e, le 24 dĂ©cembre, ma famille assiste Ă  la veillĂ©e de NoĂ«l Ă  l’Ă©glise mennonite de Park View (Harrisonburg, Virginie). Il s’agit d’un culte traditionnel « enseignements et chants de NoĂ«l », au cours duquel nous lisons l’histoire de NoĂ«l selon Luc et chantons des cantiques correspondants tout en parcourant le texte. 

    L’ensemble du culte est agrĂ©able, mais la partie la plus marquante se situe Ă  la fin. De petites bougies (cachĂ©es dans le placard de rangement toute l’annĂ©e) sont distribuĂ©es et allumĂ©es pendant que nous chantons « Silent Night Â» (Voici NoĂ«l, ĂŽ douce nuit).  

    Je suis toujours Ă©mue de voir la flamme – issue d’abord de la bougie du Christ situĂ©e Ă  l’avant de la salle – se propager de main en main, de rang en rang. Cette cĂ©lĂ©bration de la lumiĂšre de JĂ©sus venant dans le monde est un beau rappel que, bien que JĂ©sus soit la source de lumiĂšre pour tous, nous ne pouvons pas porter cette lumiĂšre seuls, et nous ne la recevons pas directement de Dieu : nous la recevons les uns des autres et nous sommes chargĂ©s de partager la lumiĂšre de la bonne nouvelle avec ceux qui nous entourent. 

    « La lumiĂšre brille dans les tĂ©nĂšbres, et les tĂ©nĂšbres ne l’ont point comprise Â» (Jean 1/5). 

    Pour moi, c’est ça la bonne nouvelle de NoĂ«l.  

    —Caleb Schrock-Horst, Harrisonburg, Virginia, États-Unis

    Noël à travers le monde

    De la joie et de l’amour : veillĂ©e nocturne au Kenya

    Cette tradition me rappelle toujours la joie et l’amour que nous avons les uns pour les autres en tant que communautĂ©. Le meilleur moment est gĂ©nĂ©ralement celui oĂč l’on se rĂ©unit pour partager des repas et raconter des histoires, mais le plus Ă©tonnant et le plus merveilleux est celui de la veillĂ©e nocturne, oĂč l’on se connecte Ă  JĂ©sus par la louange et l’adoration, ce qui donne un sentiment d’appartenance et redonne l’espoir de recommencer Ă  zĂ©ro avec la naissance du Christ.

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    Partager l’amour, avec des petits gñteaux, en Allemagne

    Cette tradition me rappelle le message d’espoir, de paix, de joie et d’amour de NoĂ«l, car vous pouvez profiter d’un moment paisible avec vos proches et vous pouvez mĂȘme partager cet amour en offrant des biscuits de NoĂ«l aux autres.

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    Une cĂ©lĂ©bration d’un mois pour Charni Daan

    En Inde, NoĂ«l est cĂ©lĂ©brĂ© avec beaucoup d’enthousiasme de la mi-novembre au Nouvel An. NoĂ«l est d’autant plus spĂ©cial que nous avons la chance de rencontrer notre famille et nos amis.

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    Tous ensemble, toutes les voix louent Jésus en Uruguay

    J’aime beaucoup la simplicitĂ© de nos fĂȘtes de NoĂ«l oĂč nous nous retrouvons pour profiter de la compagnie des autres et nous souvenir de celui qui nous unit.

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  • Comment JĂ©sus le reprĂ©senter dans un live painting ? Blanc avec une barbe, comme souvent reprĂ©sentĂ© dans les Ă©glises ? Pas vraiment ! Nous avions Ă  cƓur de peindre un JĂ©sus colorĂ©, un JĂ©sus en vert, jaune, bleu, blanc, rouge et orange. 

    Nous sommes le camp « Juntos au Portugal. Â» OrganisĂ© par Joie et Vie en partenariat avec Mission mennonite et la Commission de Jeunesse de l’église Mennonite en France, le camp a permis cet Ă©tĂ© Ă  13 jeunes et cinq accompagnateurs de partir Ă  la rencontre de chrĂ©tiens portugais. 

    Au cours du camp, nous avons eu la joie d’animer un culte dans deux Ă©glises, l’Église « FrĂšres Mennonites Â» Ă  Loures et la CommunautĂ© chrĂ©tienne d’AlgueirĂŁo, ainsi qu’un temps de louange dans l’Institut Biblique du Portugal oĂč nous logions. Nous avions Ă  cƓur de louer Dieu par un live painting reprĂ©sentant JĂ©sus. 

    Notre rĂ©flexion intĂ©rieure Ă©tait la suivante : on ne peut rĂ©duire JĂ©sus Ă  une couleur, Ă  une seule couleur. JĂ©sus n’est pas monochrome, il est polychrome. Il aime la diversitĂ©, il a créé la diversitĂ©. Il aime les diffĂ©rences, il nous a créés diffĂ©rents. 

    Nous avons pu expĂ©rimenter les diffĂ©rences durant ce camp, dans la joie et comme un challenge.  

    En notre sein, nous Ă©tions dĂ©jĂ  diffĂ©rents.  

    • Certains mennonites, d’autres pas.  
    • Certains aspirant Ă  des Ă©tudes bibliques, d’autres Ă  des enseignements plus thĂ©matiques.  
    • Certains souhaitaient servir les Portugais au maximum, d’autres Ă©taient heureux de dĂ©couvrir le Portugal.  
    • Et puis, il y avait la diffĂ©rence linguistique avec notre cuisiniĂšre qui parlait uniquement portugais, langue que nous ne maĂźtrisons pas.  
    • Des diffĂ©rences culturelles et d’organisation du programme.  

    Et finalement, JĂ©sus nous rejoint dans nos diffĂ©rences, et nous apprend Ă  aimer la diffĂ©rence.  

    Lors du moment de louange, nous Ă©tions portugais, français, angolais, allemands, espagnols, ‘Juntos’ (ensemble) pour louer et adorer une seule personne : JĂ©sus. Non un JĂ©sus blanc, mais un JĂ©sus de mille couleurs.  

    La mission ne commencerait-elle pas par le fait de reconnaĂźtre notre vision souvent rĂ©ductrice de JĂ©sus, et humblement lui demander de nous ouvrir Ă  d’autres maniĂšres de le voir et de le servir ? Car cela nous permet de rejoindre ses autres envoyĂ©s dans leur maniĂšre de le voir et de le servir.  

    N’est-ce pas dĂ©jĂ  un tĂ©moignage que de vivre dans l’unitĂ© avec ses frĂšres et sƓurs chrĂ©tiens ?  

    N’est-ce pas une volontĂ© de Dieu que de voir ses enfants, unis en famille, rĂ©unis pour adorer et servir un JĂ©sus aux mille couleurs ?  

    Et comme le disent beaucoup de participantes Ă  ce camp : « Nous avons perçu la prĂ©sence de Dieu lors de ces moments de louange dans plusieurs langues et nationalitĂ©s parce que nos diffĂ©rences s’effacent : nous faisons tous partie de la famille de Dieu ! Et c’est clairement un avant-goĂ»t du ciel. Â»  

    —Benoit Nussbaumer est directeur du camp 

    Article publiĂ© originellement dans le Christ Seul de novembre 2022, repris avec permission. 
  • Alors que l’annĂ©e tire Ă  sa fin, la CMM finalise les chiffres de l’AssemblĂ©e en IndonĂ©sie.  

    « Nous sommes trĂšs heureux d’annoncer qu’au moment de la publication, nous avons atteint l’objectif financier de rentrer dans nos frais Â», dĂ©clare Jeanette Bissoon, responsable des opĂ©rations. 

    C’était la premiĂšre fois que la CMM organisait un Ă©vĂ©nement hybride avec des participants en personne et en ligne. « De nombreuses inconnues ont rendu difficile la budgĂ©tisation des droits d’inscription Â», dit Jeanette Bissoon. 

    « GrĂące Ă  la planification minutieuse et Ă  la gestion rigoureuse des dĂ©penses du personnel de l’AssemblĂ©e, nous avons pu contenir les dĂ©penses en dĂ©pit d’une annĂ©e supplĂ©mentaire d’obligations dues au report. Les dĂ©penses totales ont Ă©tĂ© infĂ©rieures de 285 000 $ au budget. Ces Ă©conomies ont permis de compenser le manque Ă  gagner Â», ajoute Jeanette Bissoon. 

    L’incidence nette des diffĂ©rences au chapitre des revenus et des dĂ©penses et un transfert budgĂ©tisĂ© de 100 000 $ Ă  partir des revenus gĂ©nĂ©raux ont permis d’atteindre un seuil de rentabilitĂ©. 

    « Nous sommes reconnaissants Ă  chaque personne et organisation qui a donnĂ© pour rendre ce rĂ©sultat possible Â», dit Jeanette Bissoon. 

    « Nous sommes Ă©galement reconnaissants pour chaque personne qui a assistĂ© Ă  l’AssemblĂ©e Â», dit Liesa Unger, responsable des Ă©vĂ©nements internationaux. « Nous remercions ceux et celles qui se sont joints Ă  nous en ligne – Ă  la maison sur leur ordinateur ou avec d’autres dans une Ă©glise locale – alors que nous apprenions Ă  organiser un Ă©vĂ©nement hybride. Nous remercions nos frĂšres et sƓurs indonĂ©siens qui ont assistĂ© Ă  des parties de l’évĂ©nement Ă  Salatiga, Semarang ou Ă  l’un des sites satellites. Nous avons bon espoir que l’Esprit de Dieu s’est dĂ©placĂ© parmi nous et nous prions que la bĂ©nĂ©diction que nous avons reçue nous porte en avant. 

    Voir le tableau ci-dessous pour les revenus et les dĂ©penses. 

    Revenus 

     
    Contributions 1 034 334 $
    Droits d’inscription 138 007 $
    Autres 9 107 $
    Transfert du fonds non affectĂ© 100 000 $
    Total des revenus de l’AssemblĂ©e 1 287 918 $ 
       

    DĂ©penses 

     
    Installations et programme 252 331 $
    Personnel, voyage, administration 672 583 $
    Frais de gestion 375 602 $  
    Total des dĂ©penses 1 300 515 $
       
    Net (12 597 $
    Solde d’ouverture 15 112 $
    Solde de clĂŽture*  2 515 $

    *(Un solde positif de l’AssemblĂ©e 17 sera crĂ©ditĂ© Ă  l’AssemblĂ©e 18.)

  • Quand il pleut

    Siriwan Trakunhan est l’un des principaux partenaires nationaux de Multiply en ThaĂŻlande. Au fil des ans, elle a occupĂ© de nombreuses fonctions : elle a travaillĂ© au bureau de Chiang Mai, enseignĂ© la Bible dans un centre de dĂ©tention pour mineurs avec Carmen Owen et Cynthia Friesen, et fondĂ© Freedom Trades, un programme de formation professionnelle pour les femmes sortant de prison. Plus rĂ©cemment, Siriwan a supervisĂ© la formation des disciples Ă  Naomi House, une Ă©glise et un centre de formation professionnelle qui emploie des femmes Ă  risque. Le moins que l’on puisse dire, c’est que son ministĂšre a Ă©tĂ© fructueux. 

    Certains de ces fruits ont littĂ©ralement Ă©tĂ© des fruits.  Dans le cadre de la vision de Siriwan de faire des rĂ©fugiĂ©s des disciples, elle et son mari Wichian ont investi dans une ferme de papayes de 1 000 arbres. Ils ont commencĂ© Ă  travailler sur cette ferme en janvier 2020, en utilisant leurs propres fonds, et ont rapidement Ă©tĂ© en mesure d’offrir un emploi autonome Ă  d’autres personnes, tout en les enseignant sur les chemins de JĂ©sus. Les papayers, comme tous les arbres fruitiers, ont besoin de suffisamment d’eau pour porter des fruits. Bien qu’un puits ait Ă©tĂ© creusĂ© pour alimenter les cultures et les familles vivant sur la ferme, ils comptaient sur des pluies rĂ©guliĂšres pour que les arbres prospĂšrent. Quand il n’y a pas de pluie, planter est risquĂ© ; Siriwan et Wichian n’ont pas peur de prendre des risques. 
      
    Il y a eu une saison oĂč il n’avait pas plu depuis des semaines, et les travailleurs plantaient de petits plants dans le sol le plus sec qu’ils n’avaient jamais vu, en priant pour chacun de ces plants. Il semblait Ă©vident que les plantes ne survivraient pas, mais Wichian a insistĂ© pour qu’ils aillent de l’avant et plantent tous les arbres ce jour-lĂ . Quelques heures plus tard, le ciel s’est ouvert et il a commencĂ© Ă  pleuvoir. 

    Aujourd’hui, cette ferme produit tellement de fruits qu’ils sont donnĂ©s aux membres de la communautĂ© et aux femmes de la prison pour mineurs. Les bĂ©nĂ©fices sont mĂȘme utilisĂ©s pour aider Ă  couvrir les frais de scolaritĂ© des enfants de la rĂ©gion. Siriwan et Wichian ont consacrĂ© plus de temps Ă  cette entreprise. Dans la ferme, ils dorment dans des tentes, et il n’y a pas d’installations sanitaires. Leur rĂȘve est de construire des logements pour eux-mĂȘmes et pour ceux qu’ils emploient, de former davantage de disciples et de porter encore plus de fruits.

    —Nikki White, Nouvelles d’ICOMB


    ICOMB
    La CommunautĂ© internationale des FrĂšres Mennonites (ICOMB) est composĂ©e de 22 Ă©glises nationales dans 19 pays. L’ICOMB compte Ă©galement des membres associĂ©s dans plus de 20 pays, tous Ă  des stades diffĂ©rents sur la voie de l’adhĂ©sion Ă  part entiĂšre. L’ICOMB existe pour faciliter les relations et les ministĂšres afin d’amĂ©liorer le tĂ©moignage et le discipulat de ses Ă©glises nationales membres – connecter, renforcer et Ă©largir la famille mondiale de l’ICOMB.
  • NoĂ«l Ă  travers le monde 

    NoĂ«l consiste en de nombreuses rĂ©unions de famille pour Ă©couter l’histoire de NoĂ«l et se rappeler le message d’espoir et de paix que JĂ©sus est venu faire connaĂźtre au monde.  

    Dans la plupart des cas, nous passons un peu de temps dans la piscine, buvons du matĂ© (thĂ©) ensemble et prenons un simple repas partagĂ©. Mais ce qu’il ne faut pas manquer Ă  nos fĂȘtes de NoĂ«l, c’est le moment oĂč, aprĂšs le dĂźner, une cloche appelle tout le monde Ă  entrer dans une piĂšce spĂ©ciale (un de mes cousins utilise une cloche de vache). Une fois que tout le monde est assis et que la lumiĂšre est tamisĂ©e, l’un d’entre nous lit l’histoire biblique et partage ce qui a Ă©tĂ© le plus significatif pour lui dans cette histoire. Ensuite, les autres racontent ce qu’ils ont appris, crĂ©ant ainsi une atmosphĂšre trĂšs spĂ©ciale d’action de grĂące et d’encouragement dans notre foi.  

    Et puis, mon moment prĂ©fĂ©rĂ© : quelqu’un se met au piano et nous chantons tous ensemble de beaux chants de NoĂ«l. Certains chantent mieux, d’autres moins bien, mais entendre toutes les voix louer JĂ©sus ensemble me touche. Depuis que je suis enfant, ces moments ont toujours Ă©tĂ© trĂšs prĂ©cieux pour moi.  

    Pour terminer la soirĂ©e, nous prenons un dessert et quelques cadeaux sont distribuĂ©s.  

    J’aime beaucoup la simplicitĂ© de nos fĂȘtes de NoĂ«l oĂč nous nous retrouvons pour profiter de la compagnie des autres et nous souvenir de celui qui nous unit. 

    Valentina Kunze, Uruguay 

     

     

    Noël à travers le monde

    De la joie et de l’amour : veillĂ©e nocturne au Kenya

    Cette tradition me rappelle toujours la joie et l’amour que nous avons les uns pour les autres en tant que communautĂ©. Le meilleur moment est gĂ©nĂ©ralement celui oĂč l’on se rĂ©unit pour partager des repas et raconter des histoires, mais le plus Ă©tonnant et le plus merveilleux est celui de la veillĂ©e nocturne, oĂč l’on se connecte Ă  JĂ©sus par la louange et l’adoration, ce qui donne un sentiment d’appartenance et redonne l’espoir de recommencer Ă  zĂ©ro avec la naissance du Christ.

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    Partager l’amour, avec des petits gñteaux, en Allemagne

    Cette tradition me rappelle le message d’espoir, de paix, de joie et d’amour de NoĂ«l, car vous pouvez profiter d’un moment paisible avec vos proches et vous pouvez mĂȘme partager cet amour en offrant des biscuits de NoĂ«l aux autres.

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    Une cĂ©lĂ©bration d’un mois pour Charni Daan

    En Inde, NoĂ«l est cĂ©lĂ©brĂ© avec beaucoup d’enthousiasme de la mi-novembre au Nouvel An. NoĂ«l est d’autant plus spĂ©cial que nous avons la chance de rencontrer notre famille et nos amis.

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  • « Vous avez Ă©tĂ© prĂ©sents avec nous mĂȘme si vous Ă©tiez loin de nous, vous nous avez soutenu par vos messages, par vos appels, Â» dĂ©clare KyendrĂ©bĂ©ogo Wendyam Natacha. 

    La jeune femme qui vient de terminer une mission YAMEN avec la CMM a donnĂ© de ses nouvelles Ă  des participants de trois douzaines de pays lors de l’heure de priĂšre virtuelle de novembre. 

    « Mon pays a subit deux coups d’états en une mĂȘme annĂ©e 2022, le dernier coup d’état Ă©tait en Septembre Â» dit-elle.  

    Au moment de la publication de ce texte, prĂšs de 2millions de personnes ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©es et des centaines de milliers d’étudiants ont vu leur scolaritĂ© interrompue. 

    « L’église mennonite n’est pas en reste, tout comme les autres Ă©glises du Burkina Faso, parce qu’elle a aidĂ© ces personnes Ă  travers des soutiens multiformes et aussi Ă  travers la priĂšre Â» dit KyendrĂ©bĂ©ogo Wendyam Natacha. « Et nous sommes toujours dans l’action de grĂące car Dieu continue de faire des merveilles, Dieu continue de protĂ©ger. Â» 

    AprĂšs son intervention, les participants se sont rĂ©partis par groupes en anglais, espagnol, français, hindi et indonĂ©sien pour prier.  

    Les responsables ont guidĂ© leurs groupes Ă  travers les sujets abordĂ©s dans le courriel du RĂ©seau de priĂšre et ont fait part des autres prĂ©occupations soulevĂ©es dans leurs groupes.  

    Amos Chin

    Les gens ont priĂ©…. 

    • pour le changement climatique et pour les collectes de fonds de fin d’annĂ©e.  
    • pour les tensions liĂ©es aux lois anti-conversion en Inde.  
    • pour les difficultĂ©s des jeunes Ă  trouver un emploi et Ă  former leur identitĂ©, et pour les trois synodes anabaptistes-mennonites d’IndonĂ©sie qui entament des conversations autour de la sexualitĂ©.  
    • pour le nouveau gouvernement au BrĂ©sil et pour l’unitĂ© entre les Ă©glises et la passion de prĂȘcher l’évangile. Ils ont Ă©galement priĂ© pour la corruption et la violence en AmĂ©rique latine, notamment en Bolivie et au Venezuela. Ils ont priĂ© pour les nouvelles Ă©glises qui s’enracinent et pour les personnes qui souffrent dans le monde entier et qui restent fidĂšles au tĂ©moignage de l’Évangile de la paix. Ils ont priĂ© pour Justicia y Paz (Justice et Paix), un moment latino-amĂ©ricain qui dĂ©fend les personnes disparues et des systĂšmes politiques plus pacifiques.  
    • avec reconnaissance pour les 35 jeunes baptisĂ©s et les sept pasteurs consacrĂ©s (dont une femme) rĂ©cemment en Inde. Ils ont priĂ© pour un rassemblement de responsables en Ouganda, pour les Ă©lections du week-end prochain au NĂ©pal et pour la situation politique Ă  Hong Kong. Ils ont remis les personnes en situation d’insĂ©curitĂ© alimentaire. 

    « Et de la reconnaissance pour ce que Dieu fait Â», ajoute Pablo Stucky, responsable de la salle de rĂ©union en espagnol.  

    « C’est une telle bĂ©nĂ©diction de pouvoir se rĂ©unir dans la priĂšre au-delĂ  de toutes nos langues, de tous les kilomĂštres et de tout ce qui se trouve entre les deux Â», dĂ©clare Arli Klassen, coordinatrice des reprĂ©sentants rĂ©gionaux. « J’espĂšre que les participants ramĂšneront les sujets de priĂšre chez eux, dans leurs Ă©glises, pour continuer Ă  se souvenir d’eux et Ă  Ă©lever les besoins urgents du monde entier. Â» 

    En 20 janvier, Amos Chin, pasteur et responsable d’église de la Bible Missionary Church au Myanmar, partagera la situation difficile de son pays, suivie par la priĂšre dans des salles de discussion. 

    « Cette famille mennonite, elle est la merveilleuse famille de Dieu et je bĂ©ni Dieu de vous avoir rencontrĂ©, d’avoir connu cette famille qui, au-delĂ  des barriĂšres est une famille unie, une famille qui prie pour les uns et pour les autres Â» , dit Natacha Wendyam KyendrĂ©bĂ©ogo. 

    Regardez la vidĂ©o de Natacha (en français avec sous-titres anglais) ici. 

    Soumettez vos actions de grĂące ou d’intercession sur et pour l’église Ă  prayers@mwc-cmm.org


    Heure de priĂšre en ligne de la CMM : Inscription 20 Janvier 2023

    Lire d’autres rĂ©cits de l’heure de priĂšre en ligne 

  • NoĂ«l Ă  travers le monde

    En Inde, NoĂ«l est cĂ©lĂ©brĂ© avec beaucoup d’enthousiasme de la mi-novembre au Nouvel An. NoĂ«l est d’autant plus spĂ©cial que nous avons la chance de rencontrer notre famille et nos amis. 

    Des personnes de tous Ăąges se rendent dans les maisons pour chanter des chants de NoĂ«l et danser : « Le prince de la paix, notre Sauveur, le Seigneur JĂ©sus, est nĂ© ; rĂ©jouissons-nous en lui ».  

    Des cookies, des beignets, des gĂąteaux et les traditionnels indiens anarsa (biscuits), gujiya (pĂątisseries) et Saloni sont prĂ©parĂ©s dans chaque maison. Des chƓurs entonnent des chants de NoĂ«l et goĂ»tent Ă  la variĂ©tĂ© des aliments qui reflĂštent le respect des uns envers les autres et transmettent un message d’amour tel qu’il est Ă©crit dans Jean 15/12-13. 

    Une foule de 200 Ă  300 chrĂ©tiens parcourt les rues pour transmettre le message de la naissance de notre Sauveur JĂ©sus-Christ, comme JĂ©sus nous l’a ordonnĂ© dans Matthieu 28/18-20. Les enfants et les jeunes prĂ©sentent un sketch recrĂ©ant la scĂšne du premier NoĂ«l. 

    Nous organisons Ă©galement une journĂ©e de sport et de pique-nique qui permet Ă  tous les groupes d’Ăąge de mieux se connaĂźtre, de s’aimer et de vivre comme une famille. Nous partageons les cadeaux de NoĂ«l avec des enfants issus de milieux pauvres. 

    Le jour de NoĂ«l est appelĂ© Charni Daan en Inde. Charni signifie crĂšche et Daan signifie cadeau. Nous en dĂ©duisons que Dieu nous a fait cadeau de JĂ©sus dans une crĂšche. La crĂšche reprĂ©sente l’humilitĂ© : si nous voulons que JĂ©sus naisse dans notre cƓur, nous devons nous rendre trĂšs humbles et sans pĂ©chĂ© (Romains 8/10, Marc 10/41-45). 

    AprĂšs le jour de NoĂ«l, nous avons un jour de reconnaissance, pour remercier Dieu pour son don pour nous (Jean 3:16) et pour ses bĂ©nĂ©dictions dans notre vie, notre santĂ©, nos affaires, notre ferme. Nous prĂ©sentons tout ce que nous avons reçu de Dieu comme bĂ©nĂ©dictions : nourriture, fruits et lĂ©gumes, argent, riz, etc. 

    Deepson Masih, Bethesda Mennonite Church Champa (BGCMC), Inde 

     

     

     

    Noël à travers le monde

    De la joie et de l’amour : veillĂ©e nocturne au Kenya

    Cette tradition me rappelle toujours la joie et l’amour que nous avons les uns pour les autres en tant que communautĂ©. Le meilleur moment est gĂ©nĂ©ralement celui oĂč l’on se rĂ©unit pour partager des repas et raconter des histoires, mais le plus Ă©tonnant et le plus merveilleux est celui de la veillĂ©e nocturne, oĂč l’on se connecte Ă  JĂ©sus par la louange et l’adoration, ce qui donne un sentiment d’appartenance et redonne l’espoir de recommencer Ă  zĂ©ro avec la naissance du Christ.

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    Partager l’amour, avec des petits gñteaux, en Allemagne

    Cette tradition me rappelle le message d’espoir, de paix, de joie et d’amour de NoĂ«l, car vous pouvez profiter d’un moment paisible avec vos proches et vous pouvez mĂȘme partager cet amour en offrant des biscuits de NoĂ«l aux autres.

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    Tous ensemble, toutes les voix louent Jésus en Uruguay

    J’aime beaucoup la simplicitĂ© de nos fĂȘtes de NoĂ«l oĂč nous nous retrouvons pour profiter de la compagnie des autres et nous souvenir de celui qui nous unit.

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    La lumiĂšre de l’évangile aux États-Unis 

    NoĂ«l Ă  travers le monde Chaque annĂ©e, le 24 dĂ©cembre, ma famille assiste Ă  la veillĂ©e de NoĂ«l Ă  l’Ă©glise mennonite de Park View (Harrisonburg, Virginie). Il s’agit d’un culte traditionnel « enseignements et chants de NoĂ«l », au cours duquel nous lisons l’histoire de NoĂ«l selon Luc et chantons des…

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  • « Notre devoir est d’apporter la paix et l’amour ». Ces paroles, traduites de l’indonĂ©sien par un/e interprĂšte lors du culte de clĂŽture de la 17e AssemblĂ©e de la ConfĂ©rence Mennonite Mondiale en IndonĂ©sie, ne sont pas celles de l’un des orateurs, mais du gouverneur de Java central. « Nos pĂšres fondateurs nous ont donnĂ© cette mission de paix », a dĂ©clarĂ© Ganjar Pranowo. « La vĂ©racitĂ© [de la paix] a Ă©tĂ© gravĂ©e dans chaque Ăąme
 La choisir dĂ©pend de nous. »

    Son message s’inscrivait parfaitement dans notre thĂšme : « Suivre JĂ©sus ensemble Ă  travers les frontiĂšres ».

    PrĂšs d’un millier de participants – assis sur une chaise sur deux pour respecter les directives sanitaires locales concernant la pandĂ©mie – ont assistĂ© Ă  la cĂ©rĂ©monie de clĂŽture. Quelques 600 personnes ont pris part Ă  l’AssemblĂ©e entiĂšre et environ 400 habitants du pays ont assistĂ© Ă  une ou plusieurs journĂ©es.

    Quatre groupes de responsables de la CMM, dont un dĂ©lĂ©guĂ© du Sommet Mondial de la Jeunesse, ont passĂ© quatre jours avec une assemblĂ©e locale. Chaque communautĂ© : GITJ Jepara, GKMI Solo, GITJ Margokerto et JKI Ungaran – a accueilli un orateur ainsi qu’une douzaine d’autres invitĂ©s de la CMM. Les paroisses hĂŽtes ont parlĂ© de leur vie et de leur ministĂšre avec leurs invitĂ©s. Le culte plĂ©nier du soir a Ă©tĂ© diffusĂ© Ă  partir de ces quatre paroisses tandis que le reste des participants se rĂ©unissait au STT Sangkakala Ă  Salatiga et un nombre incalculable de personnes ont regardĂ© en ligne – en direct ou plus tard.

    « Seulement par la grùce de Dieu »

    Il y a eu beaucoup de frontiĂšres Ă  franchir…

    L’internet (le wifi) n’était jamais fiable ; l’application d’interprĂ©tation en ligne Ă©tait difficile Ă  utiliser pour les participants francophones et hispanophones sur place.

    Les perturbations et les distorsions du flux vidéo, en particulier la premiÚre nuit, ont découragé certains participants en ligne de se reconnecter.

    Les défis logistiques ont frustré les participants, tout comme le grand nombre de bagages perdus et de vols retardés ou annulés.

    Les cas de COVID-19 ont obligĂ© des participants Ă  s’isoler. « Se soucier de la santĂ© des autres est un acte d’amour envers son prochain, ce que JĂ©sus a commandĂ© », dit Cynthia DĂŒck, reprĂ©sentante rĂ©gionale de la CMM et infirmiĂšre, qui supervisait les soins. « Nous sommes reconnaissants envers les participants qui se sont sacrifiĂ©s les uns pour les autres, que ce soit par le service ou par la quarantaine.”

    Les rĂ©unions du Conseil GĂ©nĂ©ral ont Ă©tĂ© Ă©courtĂ©es pour arrĂȘter le dĂ©veloppement de la propagation de la pandĂ©mie, et le processus d’inscription comprenait un test COVID.

    Les membres de la chorale et l’équipe d’interprĂštes ont Ă©tĂ© affectĂ©s, ce qui a exigĂ© flexibilitĂ© et grĂące de la part de tous les bĂ©nĂ©voles restants

    « Ce n’est que par la grĂące de Dieu que nous avons pu finir de rendre un service pour en rendre un autre, nous soutenant les uns les autres », dit Debra Prabu, directrice de la chorale internationale. « Cela a Ă©tĂ© une leçon de confiance. J’ai appris Ă  ĂȘtre plus humble, Ă  respecter mes partenaires, Ă  rĂ©server une partie de mon temps Ă  prier pour eux et Ă  pardonner davantage. »

    Les participants Ă©taient testĂ©s Ă  leur arrivĂ©e. Certains, Ă  leur grande surprise, ont Ă©tĂ© testĂ©s positifs et ont dĂ» ĂȘtre mis en quarantaine, manquant la majeure partie de l’AssemblĂ©e.

    « Nous avons appris Ă  changer nos plans et Ă  espĂ©rer et prier pour que quelque chose de bon en sorte », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident nouvellement investi, Henk Stenvers (2022- 2028) lors du culte de clĂŽture. « Nous travaillerons beaucoup pour faire de la CMM une communion plus forte… qui travaille unie pour le Shalom. »

    Obstacles vaincus

    Heureusement – ensemble – de nombreuses barriĂšres ont Ă©tĂ© franchies : des anabaptistes-mennonites sont venus de 58 pays pour prier et ĂȘtre ensemble. MalgrĂ© les rĂ©percussions continues de la pandĂ©mie de COVID 19, des amis – anciens et nouveaux – se sont rencontrĂ©s face Ă  face en IndonĂ©sie tandis que de nombreux autres se sont joints en ligne.

    Les participants se prĂ©occupaient les uns des autres. Ils se sont joyeusement conformĂ©s au port du masque, bien qu’ils l’aient gĂ©nĂ©ralement retirĂ© pour les photos.

    Certains volontaires ont appris Ă  bien connaĂźtre les couloirs des hĂŽtels, faisant de nombreux allers-retours pour apporter des repas Ă  ceux qui Ă©taient en quarantaine. « Rendre ce service m’a permis de manifester l’amour du Christ Ă  des personnes de cultures diffĂ©rentes, de langues diffĂ©rentes et d’ñges diffĂ©rents », dit Gracia Felo de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo. 

    L’identitĂ© mĂȘme de l’Église

    Pour beaucoup, l’un des temps forts des sessions plĂ©niĂšres a Ă©tĂ© la danse contemplative de 8 minutes des derviches soufis sur la musique des membres de l’église locale GITJ Jepara. La paroisse est trĂšs engagĂ©e dans le dĂ©veloppement des relations interreligieuses qui cultivent la paix. « Avoir des contacts avec des personnes ayant une autre foi ou religion n’est pas seulement une mĂ©thode des Ă©glises pour faire la paix ; cela fait partie de l’identitĂ© mĂȘme de l’Église, sans laquelle elle ne remplira pas sa propre mission », dĂ©clare le pasteur Danang Kristiawan.

    Les orateurs ont courageusement nommĂ© les difficultĂ©s auxquelles font face l’Église en mission.

    Salome Haldemann a repris l’appel de Ron Sider à se former à l’action pour la paix et la non-violence, et à la mettre en pratique (page 7).

    Tigist Tesfaye Gelagle a dĂ©noncĂ© la souffrance causĂ©e par le racisme et l’inĂ©galitĂ© (page 17).

    Nindyo Sasongko a mis les anabaptistes au dĂ©fi de s’attaquer aux injustices dans le monde, comme le colonialisme, le racisme, la misogynie, le changement climatique, les abus sexuels (page 20).

    DĂ©couvrez l’IndonĂ©sie

    Dans ce pays Ă  majoritĂ© musulmane, les hĂŽtes et les invitĂ©s ont partagĂ© leur vĂ©cu et ont aportĂ© des messages lors des sĂ©ances plĂ©niĂšres, des ateliers et des conversations sur leurs amitiĂ©s interreligieuses.

    L’hospitalitĂ© des hĂŽtes indonĂ©siens a adouci les problĂšmes logistiques avec leurs sourires, les bons repas – et beaucoup de danses ! De nombreuses reprĂ©sentations de styles traditionnels et collaboratifs de danses indonĂ©siennes accompagnĂ©es de musique ont montrĂ© que les anabaptistesmennonites savent non seulement chanter mais aussi bouger.

    « Je suis stupĂ©fiĂ©e de la maniĂšre dont les choses se sont mises en place malgrĂ© tout, et comment nos frĂšres et sƓurs indonĂ©siens se sont occupĂ©s de tout, faisant des efforts extraordinaires pour s’assurer que les choses se passent le mieux possible », dit Jessica Mondal, coordinatrice du Village de l’Église Mondiale (page 32-33).

    Lors des visites d’une demi-journĂ©e, les participants ont dĂ©couvert l’histoire et la culture indonĂ©siennes (pages 28-29). La dĂ©couverte s’est poursuivie lors d’études bibliques et d’ateliers sur la sauvegarde de la crĂ©ation et le dialogue interreligieux (pages 26-27).

    Des soirées en ligne

    Pour la premiĂšre fois, une AssemblĂ©e de la CMM Ă©tait entiĂšrement hybride. Les participants pouvaient s’inscrire pour participer en ligne, ce qui comprenait non seulement un accĂšs exclusif aux sessions plĂ©niĂšres complĂštes, mais aussi la chance de se joindre Ă  des ateliers sur Zoom, de visionner des vlogs sur le Village de l’Église Mondiale et sur des sites satellites et des espaces de discussion pour interagir avec d’autres participants.

    « Je pense que ce type de connexion ‘hybride’ a un grand potentiel pour renforcer la communion des assemblĂ©es liĂ©es aux mennonites Ă  travers le monde », dĂ©clare Ray Brubacher. L’ancien organisateur d’évĂ©nements de la CMM a organisĂ© des soirĂ©es inter-mennonites quotidiennes sur Ă©cran depuis Kitchener (Ontario, Canada). Une paroisse diffĂ©rente Ă©tait l’hĂŽte chaque soir, diffusant des chants de louange de leur propre communautĂ© et les sessions plĂ©niĂšres sur un grand Ă©cran.

    Se tourner vers Jésus

    Le culte de clĂŽture a mis en lumiĂšre tous les aspects du programme de l’AssemblĂ©e, y compris les activitĂ©s des enfants et des jeunes (pages 30-31). Le pasteur qui prĂ©sidait ce culte, Lydia Adi, a appelĂ© « les personnes les plus importantes de la CMM’ Ă  venir partager les chansons qu’ils avaient apprises dans le programme pour enfants. » John D. Roth de la Commission Foi et Vie et Christen Kong, dĂ©lĂ©guĂ©e de l’Église mennonite du Canada au Sommet mondial de la Jeunesse (GYS) ont parlĂ© de Renouveau 2022 (marquant 500 ans d’anabaptisme).

    « J’invite constamment les gens Ă  s’approcher de l’Esprit de Dieu. JĂ©sus nous appelle Ă  souffrir ensemble, Ă  porter les fardeaux des uns des autres, Ă  cheminer ensemble en se tournant constamment vers JĂ©sus », a dĂ©clarĂ© Christen Kong.

    Et trop tĂŽt, c’était la fin. Le pasteur hĂŽte au Holy Stadium, Tina Agung a repris ce dĂ©fi dans sa priĂšre de clĂŽture pour que la CMM soit « un messager de la vĂ©ritĂ© pour toutes les nations et un porteur de la vĂ©ritĂ© pour le monde entier ».

    Amen.

    ‚ÄüKarla Braun est rĂ©dactrice en chef de Courrier et Ă©crivaine pour la ConfĂ©rence Mennonite Mondiale. Elle vit Ă  Winnipeg, Canada.


    Cet article est paru pour la premiĂšre fois dans le numĂ©ro d’Octobre 2022 de Courier/Correo/Courrier.
  • NoĂ«l Ă  travers le monde 

    Il y a tellement de traditions diffĂ©rentes pour NoĂ«l en Allemagne, mais ma prĂ©fĂ©rĂ©e est la prĂ©paration des biscuits de NoĂ«l.  

    Nous en faisons Ă  partir de la mi-novembre jusqu’Ă  NoĂ«l : plus d’une fois car les biscuits sont vite mangĂ©s. Les premiers biscuits de NoĂ«l sont en quelque sorte un hommage Ă  la pĂ©riode de NoĂ«l.  

    La cuisson elle-mĂȘme est toujours trĂšs amusante. Nous nous rĂ©unissons, Ă©coutons de la musique de NoĂ«l et commençons le travail. Nous avons diffĂ©rentes sortes de saveurs pour les biscuits, mais les formes sont encore plus importantes. Pour les enfants en particulier, cette partie est trĂšs amusante, car ils peuvent choisir leurs formes prĂ©fĂ©rĂ©es. Une fois les biscuits cuits, il est temps de les dĂ©corer avec des vermicelles.  

    Je raffole de cette tradition de NoĂ«l car on peut partager ce moment avec ses amis et sa famille. Dans la cuisine, on se rĂ©chauffe et on se sent bien pendant cette pĂ©riode froide de l’annĂ©e et, bien sĂ»r, ça sent bon et ça a bon goĂ»t.  

    Cette tradition me rappelle le message d’espoir, de paix, de joie et d’amour de NoĂ«l, car vous pouvez profiter d’un moment paisible avec vos proches et vous pouvez mĂȘme partager cet amour en offrant des biscuits de NoĂ«l aux autres. 

    Noa Fechner, Mennonitengemeinde Altona-Hamburg, Allemagne 

     

     

     

     

    Noël à travers le monde

    De la joie et de l’amour : veillĂ©e nocturne au Kenya

    Cette tradition me rappelle toujours la joie et l’amour que nous avons les uns pour les autres en tant que communautĂ©. Le meilleur moment est gĂ©nĂ©ralement celui oĂč l’on se rĂ©unit pour partager des repas et raconter des histoires, mais le plus Ă©tonnant et le plus merveilleux est celui de la veillĂ©e nocturne, oĂč l’on se connecte Ă  JĂ©sus par la louange et l’adoration, ce qui donne un sentiment d’appartenance et redonne l’espoir de recommencer Ă  zĂ©ro avec la naissance du Christ.

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    Une cĂ©lĂ©bration d’un mois pour Charni Daan

    En Inde, NoĂ«l est cĂ©lĂ©brĂ© avec beaucoup d’enthousiasme de la mi-novembre au Nouvel An. NoĂ«l est d’autant plus spĂ©cial que nous avons la chance de rencontrer notre famille et nos amis.

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    Tous ensemble, toutes les voix louent Jésus en Uruguay

    J’aime beaucoup la simplicitĂ© de nos fĂȘtes de NoĂ«l oĂč nous nous retrouvons pour profiter de la compagnie des autres et nous souvenir de celui qui nous unit.

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    La lumiĂšre de l’évangile aux États-Unis 

    NoĂ«l Ă  travers le monde Chaque annĂ©e, le 24 dĂ©cembre, ma famille assiste Ă  la veillĂ©e de NoĂ«l Ă  l’Ă©glise mennonite de Park View (Harrisonburg, Virginie). Il s’agit d’un culte traditionnel « enseignements et chants de NoĂ«l », au cours duquel nous lisons l’histoire de NoĂ«l selon Luc et chantons des…

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  • Jeudi soir

    «Oh ! quel plaisir, quel bonheur de se trouver entre frĂšres ! » Le Psaume 133/1 montre que David (dans la Bible) se rĂ©jouissait de la compagnie de ses frĂšres. En tant qu’ĂȘtres sociaux, les humains ont besoin de la compagnie des autres. Par la communion fraternelle, nous tĂ©moignons et vivons notre foi ; c’est lĂ  que nous recevons un certain soutien mutuel parce que nous dĂ©pendons tous des autres d’une maniĂšre ou d’une autre, pour un soutien matĂ©riel, Ă©motionnel ou spirituel.

    La communion fraternelle, l’occasion de partager notre vie avec les autres, est un don de Dieu. DĂšs la naissance, nous recherchons l’acceptation des autres et nous dĂ©pendons de l’affection de notre famille. Les relations fraternelles et les amitiĂ©s nous encouragent, nous guident et nous facilitent la vie, en particulier dans les moments difficiles auxquels nous devons tous faire face.

    Vivre en communion est le don de Dieu pour tous.

    Nous avons Ă©tĂ© créés en tant qu’ĂȘtres sociaux pour partager avec les autres ; cela fait partie du plan de Dieu pour nous et les plans de Dieu sont bons et parfaits.

    Dans JĂ©rĂ©mie 29/11 nous lisons que les plans de Dieu pour nous sont de nous faire prospĂ©rer et non de nous nuire. Souvent, nous rĂ©alisons que vivre avec les autres a de nombreux avantages que nous ignorons, bien que parfois nous agissions comme nos propres intĂ©rĂȘts et ceux des autres.

    Les recherches ont montrĂ© que les relations fraternelles sont bonnes pour notre santĂ© physique et mentale, tout comme l’affirme l’EcclĂ©siaste au chapitre 4/9-12 : « Deux hommes valent mieux qu’un seul, car ils ont un bon salaire pour leur travail. En effet, s’ils tombent, l’un relĂšve l’autre. Mais malheur Ă  celui qui est seul ! S’il tombe, il n’a pas de second pour le relever. De plus, s’ils couchent Ă  deux, ils ont chaud, mais celui qui est seul, comment se rĂ©chauffera-t-il ? Et si quelqu’un vient Ă  bout de celui qui est seul, deux lui tiendront tĂȘte ; un fil triple ne rompt pas vite. »

    Un autre exemple : lorsque Jacob rencontra Ă  nouveau EsaĂŒ aprĂšs une longue sĂ©paration due Ă  leurs diffĂ©rences, son visage montra sa joie de savoir qu’ils pouvaient compter l’un sur l’autre et il dit : « … En effet, puisque j’ai vu ta face comme on voit la face de Dieu et que tu m’as agréé » (GenĂšse 33/10). Cette anecdote est la preuve que pouvoir compter les uns sur les autres est un don de Dieu.

    Selon l’ApĂŽtre Paul, il s’agit d’un devoir chrĂ©tien. Dans HĂ©breux 13/16, nous lisons : « N’oubliez pas la bienfaisance et l’entraide communautaire, car ce sont de tels sacrifices qui plaisent Ă  Dieu. » 
 Le partage est une caractĂ©ristique indispensable de la vie avec les autres, mĂȘme lorsque d’autres personnes le pratiquent de maniĂšres diffĂ©rentes [de la nĂŽtre].

    Nous devons comprendre qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous sommes prĂ©destinĂ©s Ă  bien vivre, et nous devons le faire dans tous nos contacts avec tous les autres – en communion. Ce mode de vie inclut des relations avec les autres, de telle sorte que l’on surmonte toutes les barriĂšres qui peuvent se mettre entre nous. Le Saint-Esprit s’est manifestĂ© puissamment pendant la PentecĂŽte lorsque les disciples Ă©taient ensemble dans l’unitĂ© (Actes 2/1-2).

    Dans le livre de Marc 2/1-12, se trouve l’histoire de l’homme paralysĂ© qui a bĂ©nĂ©ficiĂ© des efforts de ses amis, de voisins, de frĂšres et sƓurs (je ne sais pas, il n’y a pas beaucoup de dĂ©tails). Il y avait de nombreux obstacles devant eux, dont la grande foule qui bloquait le chemin, et ils devaient le porter.

    Pouvez-vous imaginer combien d’efforts ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires pour le faire monter sur le toit de la maison, y faire un trou, puis le faire descendre ? Il a fallu de la force et un engagement Ă©norme. Il est Ă©vident que sans l’effort de ceux qui ont portĂ© le paralysĂ©, il n’y aurait pas eu de miracle.

    Nous pouvons identifier les qualitĂ©s de ces personnes (les amis du paralytique) qui ont permis un tel acte de communion : amour, service, unitĂ©, empathie, gentillesse, patience et foi, qualitĂ©s sans lesquelles il n’aurait pas Ă©tĂ© possible d’atteindre la victoire finale pour cet homme.

    Tout au long de la Bible, nombreux sont les rĂ©cits qui nous aident Ă  identifier les avantages d’apprendre Ă  pratiquer une saine communion avec les autres : la belle amitiĂ© entre David et Jonathan, ou Marie, Marthe et Lazare avec JĂ©sus. Il est important de remarquer que le temps passĂ© avec des amis Ă  discuter de projets dĂ©veloppe des liens affectifs, amĂ©liore l’estime de soi, libĂšre du stress, et est thĂ©rapeutique. Nous rions et cela fait du bien Ă  notre corps, nous partageons nos prĂ©occupations, ce qui allĂšge leur poids ; on aime ĂȘtre sociable, et ainsi avoir des modes de vie plus sains.

    Il est important de souligner que nous construisons notre vie au travers de messages et d’actions qui donnent la vie. Une attitude positive nous rend sympathiques, recherchĂ©s et apprĂ©ciĂ©s.

    Si nous voulons ĂȘtre des artisans de paix, une attitude positive devrait faire partie de notre mode de vie quotidien. Notre monde a besoin d’actions en faveur de la paix qui crĂ©ent fraternitĂ©, tolĂ©rance et solidaritĂ©. Il nous faut nous engager Ă  faire le bien, Ă  participer au projet divin d’amour, et parfois donner plus que ce qu’on attend de nous. En tant qu’enfants de Dieu, nous devons montrer que le plan divin est un plan de vie abondante, et voir le visage de Dieu dans le celui de notre prochain.

    Ces caractĂ©ristiques crĂ©ent des relations harmonieuses, le soutien mutuel, des moments de partage, des rires, des accords et mĂȘme des dĂ©saccords. C’est la vie.

    Quelle est le secret d’une telle vie ? Allez vers les autres avec empathie, amour, solidaritĂ©, volontĂ© et foi. Il vous faudra toujours savoir combien vous pouvez donner aux autres, si nous sommes bien reliĂ©s au puits de la vie pour pouvoir dĂ©finitivement la transmettre aux autres.

    —Adriana Belinda RodrĂ­guez est mariĂ©e, elle est psychologue et fait partie de la Commission Paix. Elle est membre de l’Église mennonite ‘Caminando con Dios’ (Marchons avec Dieu) Ă  La Ceiba (Honduras). 


    Cet article est paru pour la premiĂšre fois dans le numĂ©ro d’Octobre 2022 de Courier/Correo/Courrier.
  • Jeudi soir

    En avril, j’ai reçu une invitation pour parler sur le thùme ‘Vivre ensemble en milieu hostile’.

    Le titre m’a vraiment touchĂ©. Et je pense que l’une des raisons pour laquelle j’ai Ă©tĂ© invitĂ© c’est que ces derniĂšres annĂ©es, nous, les Hongkongais, nous vivons dans un environnement hostile, qui ne nous est pas favorable.

    Le passage de ‘Écriture qui a attirĂ© mon attention est 2 Corinthiens 4/1.

    « Aussi puisque, par miséricorde, nous détenons ce ministÚre, nous ne perdons pas courage. » (TOB).

    J’ai aujourd’hui une soixantaine d’annĂ©es, et j’ai grandi dans un environnement trĂšs favorable. Avant tous ces changements, quand on me demandait comment Ă©tait Hong Kong, je rĂ©pondais que la ville Ă©tait vraiment agrĂ©able. Quand on vivait Ă  Hong Kong, on se sentait en sĂ©curitĂ©, on pouvait marcher dans la rue mĂȘme Ă  minuit, on apprĂ©ciait la libertĂ© d’expression, le systĂšme Ă©ducatif rĂ©putĂ©, les hĂŽpitaux bons et abordables, les emplois nombreux si on Ă©tait prĂȘt Ă  travailler. Et surtout, tout marchait bien Ă  Hong Kong.

    Cependant, cela a changĂ©. Le Hong Kong dans lequel je vis maintenant n’est plus le Hong Kong que je connaissais. Certaines personnes diront que les changements ont commencĂ© en 2014. Pour moi, c’est en 2019 qu’ils ont commencĂ©.

    Le 4 juin 2019, plus de 180 000 personnes se sont rassemblées au parc Victoria de Hong Kong pour commémorer les 30 ans de la répression de la place Tiananmen.

    Le 9 juin 2019, plus de 1 000 000 de personnes sont descendues dans la rue en entonnant des hymnes et elles se sont mises en grĂšve.

    C’était essentiellement une manifestation pacifique. Cependant, le lendemain, des affrontements ont eu lieu entre la police et les manifestants contre le projet de loi sur l’extradition.

    Le 12 juin 2019, Hong Kong a fait face Ă  de nouvelles manifestations contre la modification de la loi sur l’extradition. Cette fois, de nombreux responsables d’églises sont sortis dans la rue et ont parlĂ© au gouvernement. Des frĂšres et sƓurs ont priĂ© et chantĂ© des hymnes sur place. Les chrĂ©tiens se soucient de la paix et de la nonviolence. De nombreuses personnes ont suivi les chrĂ©tiens pour chanter le refrain : ‘Chantez AllĂ©luia au Seigneur’ dans les rues. Cette fois, plus de 2 000 000 de personnes sont venues protester en faveur leur libertĂ©.

    Depuis lors, les protestations et les manifestations n’ont jamais cessĂ©. Au fil du temps, la police et les manifestants sont devenus de plus en plus violents. Je n’avais jamais vu cela depuis 1968. 

    Le slogan des manifestants est passĂ© de :« Habitants de Hong Kong : Add oil »( ‘ajoutez de l’huile’ c’est un des slogans principaux, une expression d’encouragement en Cantonais)« Habitants de Hong Kong : Protestez ! » Ă  « Habitants de Hong Kong : Vengeance ! »

    Pendant un temps, il y a eu des protestations presque tous les jours. Fin 2019, plus de 7 000 personnes avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es par la police.

    « De quel cĂŽtĂ© devons-nous ĂȘtre ? » Les personnes extĂ©rieures aux Ă©glises veulent connaĂźtre la position des chrĂ©tiens. Les membres des Ă©glises demandent Ă  leurs responsables de quel cĂŽtĂ© sont leurs propres Ă©glises.

    En fait, les habitants de Hong Kong sont divisés entre le bleu et le jaune. Les Bleus sont ceux qui sont pour le gouvernement et la police. Les Jaunes sont ceux qui sont contre eux.

    Il y a des conflits dans cette sociĂ©tĂ©, dans les familles et dans les Ă©glises. Il n’y a PAS DE PAIX. Notre dĂ©fi est de savoir comment ĂȘtre pacifistes quand d’autres choisissent d’ĂȘtre violents ? Et comment vivre ensemble dans un environnement hostile ?

    Quelles sont les positions des églises ?

    Je n’oublierai jamais ceci : le 12 juin 2019, j’étais au milieu de la route le long du siĂšge du gouvernement de Hong Kong. Ê ma droite, il y avait des chrĂ©tiens qui chantaient des hymnes et priaient pour Hong Kong, tandis qu’à ma gauche, il y avait des manifestants qui s’efforçaient de bloquer la route principale !

    Ê Hong Kong, certaines Ă©glises choisissent le cĂŽtĂ© jaune, et d’autres le bleu. Cependant, nous mennonites, en tant qu’Église de paix, nous choisissons d’ĂȘtre du cĂŽtĂ© de JĂ©sus. Nous voulons ĂȘtre un pont entre le Jaune et le Bleu, un pont entre le pacifique et le violent, un pont entre le peuple et le gouvernement, un pont entre les manifestants et la police. Nous avons l’obligation de promouvoir la paix. Nous considĂ©rons que c’est une maniĂšre de suivre JĂ©sus « C’est notre positon ! »

    En ce moment, les gens quittent Hong Kong. Dans notre Ă©glise, l’église mennonite AgapĂ©, 10% de nos membres sont dĂ©jĂ  partis, principalement immigrĂ©s en Angleterre. Et de nombreuses personnes envisagent toujours de quitter Hong Kong pour chercher un lieu de libertĂ©, un lieu d’espoir.

    Il y a plusieurs annĂ©es, j’ai Ă©crit une chanson.

    Le titre est : « Fuyant la famine – 3 millions de rĂ©fugiĂ©s quittent avec douleur leur ville natale ».

    Ce poĂšme a Ă©tĂ© Ă©crit en 1933. Il dĂ©crit la situation et le sentiment des rĂ©fugiĂ©s qui se sont dĂ©placĂ©s vers le nord-est de la Chine depuis leur terre natale parce qu’ils n’avaient plus rien Ă  manger.

    Cependant, Ă  cette Ă©poque, le nordest de la Chine Ă©tait sous le contrĂŽle de l’armĂ©e japonaise. Ê mon avis, ils fuyaient un lieu de dĂ©sespoir vers un (autre) lieu de dĂ©sespoir. Cela m’a touchĂ©, et j’ai donc Ă©crit un chant de 13 minutes.

    Ces personnes ne savaient pas quel serait leur sort. Ils ne savaient pas ce qui leur arriverait aprĂšs leur dĂ©part vers le nordest. La seule chose qu’ils savaient, c’est que s’ils ne partaient pas, ils mourraient.

    Beaucoup de gens dĂ©crivent les immigrants de Hong Kong comme des rĂ©fugiĂ©s. Mais si vous immigrez, vous faites d’abord des plans. Si vous n’avez aucun projet ou si ce n’est pas votre plan d’immigrer, alors vous ĂȘtes un rĂ©fugiĂ©.

    Pourquoi quittent-ils Hong Kong ? Ils ont peur du lendemain. Ils ont perdu courage pour rester Ă  Hong Kong.

    Dans 2 Corinthiens 4/1, l’apître Paul encourage l’Église :

    « Aussi puisque, par miséricorde, nous détenons ce ministÚre, nous ne perdons pas courage. »

    Paul les encourage Ă  ne pas perdre espoir. Pourquoi ? Paul dit que c’est parce que « nous dĂ©tenons ce ministĂšre ».

    Frùres et sƓurs, je vous dis aujourd’hui que je ne vais pas quitter Hong Kong.

    Nous, les pasteurs, courons un grand risque. C’est nous qui devrions partir. Mais je ne partirai pas, parce que je suis appelĂ© Ă  rester et Ă  fortifier les paroisses mennonites de Hong Kong jusqu’à ce que j’aie terminĂ© ma tĂąche, et jusqu’à ce que je reçoive un nouvel appel de mon patron, mon PĂšre cĂ©leste.

    FrĂšres et sƓurs, si vous vivez dans les tĂ©nĂšbres, si l’avenir vous paraĂźt imprĂ©visible, si vous ĂȘtes déçus par les gens, regardez simplement vers Dieu et souvenez-vous de votre appel.

    Finalement, je voudrais attirer votre attention sur la priĂšre de l’apĂŽtre Paul dans ÉphĂ©siens 1/17-19.

    Paul demande Ă  Dieu d’ouvrir les yeux des ÉphĂ©siens afin qu’ils voient trois choses :

    1. l’espĂ©rance de sa vocation,
    2. la richesse de la gloire de son héritage que sont les saints,
    3. l’immense grandeur de sa puissance.

    Que notre PÚre céleste ouvre les yeux des chrétiens de Hong Kong.

    Que Jésus nous ouvre les yeux à vous et moi.

    Que le Saint-Esprit nous bénisse tous.

    Parce que :

    « A celui qui peut, par sa puissance qui agit en nous, faire au-delĂ , infiniment au-delĂ  de ce que nous pouvons demander et imaginer, Ă  lui la gloire dans l’Église et en JĂ©sus Christ, pour toutes les gĂ©nĂ©rations, aux siĂšcles des siĂšcles. Amen. » (ÉphĂ©siens 3/20-21).

    —Jeremiah Choi est compositeur et pasteur. Il est actuellement pasteur de la paroisse mennonite AgapĂ© de Hong Kong et le reprĂ©sentant rĂ©gional de la ConfĂ©rence Mennonite Mondiale pour l’Asie du Nord-Est.


    Cet article est paru pour la premiĂšre fois dans le numĂ©ro d’Octobre 2022 de Courier/Correo/Courrier.
  • ActivitĂ©s de l’AssemblĂ©e

    CrĂ©er des liens est au cƓur des assemblĂ©es de la CMM. Participer au tourisme local et aux ministĂšres locaux, c’est une autre possibilitĂ© d’établir de nouveaux liens.

    « J’éprouve beaucoup de joie Ă  aider les gens », dit Daniel Beachy, qui s’est inscrit Ă  une activitĂ© de service. « C’était trĂšs satisfaisant de planter des arbres en sachant qu’ils pousseront pour nourrir de futurs Ă©tudiants au sĂ©minaire. »

    D’autres sont allĂ©s dans un orphelinat oĂč « Chanter avec des gestes a aidĂ© Ă  surmonter la barriĂšre de la langue », dit Gerald Neufeld, qui a aussi notĂ© que Hakjoon Ko (“Joe Ko”) avait enseignĂ© une chanson corĂ©enne avec des gestes.

    « J’ai appris des jeunes volontaires que quel que soit le travail Ă  faire, il doit ĂȘtre fait avec joie. Tous Ă©taient toujours souriants en s’acquittant de leurs responsabilitĂ©s », dit Ranjana Nath.

    Il y a eu quelques obstacles pour voir les sites lors de certaines visites, mais « Nous avons rencontrĂ© des gens des ÉtatsUnis et du Canada et nous avons passĂ© un trĂšs bon moment, en parlant de nos points de vue et de notre culture », raconte Arpan Nath (Inde).

    Partager un repas indonĂ©sien dans un petit cafĂ© avec des mĂšres et leurs enfants indiens Ă©tait « le meilleur moment du voyage », dit Carla Rupp (États-Unis), qui Ă©tait prĂ©sente avec son fils.

    Felo Gracia (RD du Congo) a franchi des barriĂšres culturelles lors des tours : « J’étais la seule personne noire lors des deux visites, mais je me suis senti en famille », dit-il.

    « Le tour m’a aidĂ© Ă  nouer des liens avec de nouvelles personnes », dit Subhashini Biswas. “C’était vraiment rĂ©confortant de sentir la mĂȘme foi, les mĂȘmes bĂ©nĂ©dictions et l’amour que nous avons les uns pour les autres, mĂȘme si nous appartenons tous Ă  des cultures et Ă  des pays diffĂ©rents. J’ai perçu le lien profond que tous ont avec le ToutPuissant, mĂȘme lorsque dans le monde, il y a les Ă©preuves de la guerre, des pandĂ©mies et des turbulences politiques.

    « Le goĂ»t du durian et du selabi Ă©taient totalement nouveaux pour moi », explique Didier Bellefleur (France). « Les visites m’ont aidĂ© Ă  mieux dĂ©couvrir la culture, l’histoire et la campagne de l’IndonĂ©sie. »

    « J’ai maintenant un esprit plus ouvert et observateur pour apprĂ©cier les choses, Ă  la fois dans l’union d’églises de mon pays et dans mon assemblĂ©e locale », dĂ©clare Clemens Rahn du Paraguay.


    Cet article est paru pour la premiĂšre fois dans le numĂ©ro d’Octobre 2022 de Courier/Correo/Courrier.