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  • L’histoire d’un médecin que YAMEN a mis sur la voie qu’elle cherchait depuis toujours 

    Dr. Ela Castro a toujours su qu’elle voulait consacrer sa vie à servir les autres. Et, de prime abord, c’était exactement ce qu’elle faisait. Elle avait étudié des années durant pour obtenir son diplôme de médecin. Elle travaillait dans une clinique de soins. Elle aidait les autres – mais il lui manquait quelque chose. Elle se sentait appelée à servir au-delà du cadre d’un emploi stable et d’un salaire régulier. 

    Mais ce n’est qu’après avoir fait le premier pas de foi qu’elle a vraiment eu la conviction d’avoir trouvé sa voie. 

    Ela a entendu parler du programme YAMEN (Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes) par quelqu’un de sa paroisse, Iglesia Menonita Central in San Pedro Sula, Honduras, et elle a décidé de participer à cette année de service à l’étranger. YAMEN permet aux jeunes adultes qui ne sont ni canadien ni américain de partir servir pendant un an à l’étranger. YAMEN est un programme conjoint du Comité central mennonite et de la Conférence Mennonite Mondiale. 

    Ela Castro, de par sa formation et son expérience, était la candidate idéale pour le poste centre médical pour migrants soutenu par un partenaire du MCC à Guatemala, la capitale du pays du même nom. Pour elle, cette expérience était la confirmation qu’elle suivait la voie que Dieu avait tracée pour sa vie. 

    « YAMEN est la meilleure façon d’affirmer ses dons et de confirmer son appel, et pour moi, c’était la preuve que je pouvais faire autre chose que ce que la plupart des médecins font, » raconte Ela Castro, qui a aujourd’hui 30 ans.

    La Casa del Migrante (Maison du Migrant) offre hospitalité et soins de santé aux milliers de migrants qui traversent le Guatemala ainsi qu’aux Guatémaltèques qui ont été déportés. Soigner les personnes déplacées est difficile et incroyablement gratifiant, selon Ela. L’histoire d’une petite fille l’a particulièrement marquée.    

    « Une fillette migrante de neuf ans s’est présentée, elle vomissait, elle n’était pas bien. Nous n’avions pas les médicaments nécessaires au centre et ne pouvions pas la prendre en charge correctement. » 

    Ela voulait que la fillette aille à l’hôpital mais ses parents l’ont supplié de ne pas l’y envoyer parce qu’ils avaient eu de très mauvaises expériences avec d’autres médecins par le passé. Après plusieurs heures de soins apportés par Ela, la fillette s’est rétablie.  

    « Ils m’ont remercié au-delà de ce à quoi je m’attendais parce que ce n’était pas mon œuvre mais celle de Dieu. Ce jour-là, il y avait une célébration à la Maison du Migrant et la petite fille est restée collée à moi toute la journée jusqu’à ce qu’elle aille se coucher. Je lui ai dit que je la garderai toujours dans mes prières et qu’elles l’accompagneraient toute sa vie. Je continue de prier pour elle, même après mon départ. » 

    Ela Castro considère son année YAMEN comme un tournant dans sa vie. Une expérience qui l’a préparée aux années les plus difficiles de son existence. 

    Lorsque son temps avec YAMEN a pris fin, en juin 2020, Ela est rentrée chez elle et y a retrouvé ses parents, tous deux atteints du Covid-19. Son père est décédé de la maladie quelques semaines seulement après son retour.

    Alors qu’elle prenait soin de sa mère à la maison, tout en réfléchissant à la prochaine étape de sa vie, Ela, son petit ami et sa sœur ont également contracté le Covid-19. Ils se sont tous remis, mais, à peine quelques mois plus tard, les ouragans Iota et Eta frappaient l’Amérique centrale. Ela et sa mère ont rejoint un groupe de l’église mennonite pour offrir des soins médicaux et de l’aide humanitaire aux sinistrés suite aux tempêtes.  

    Son expérience avec YAMEN, durant laquelle elle a administré des soins dans des contextes difficiles, l’avait parfaitement préparée pour cette situation.  

    Selon Ela, son année YAMEN a aussi joué un rôle majeur dans son éducation spirituelle et dans ses projets de vie. 

    « Ça a été mon Gethsémané. J’ai pu vivre ma foi toute seule, sans le soutien de ma mère et de mon père et de ma famille proche. Je ne savais pas qu’après mon retour du Guatemala, mon père ne serait plus avec nous. » 

     

    distributing supplies
    En décembre 2020, Dr. Ela Castro et sa mère, Domicila Castro, se préparent à distribuer des médicaments aux blessés et aux malades suite aux ouragans Iota et Eta. Le Dr. Castro et sa mère collaborent avec un groupe d’une église mennonite à San Pedro Sula, Honduras, Iglesia Vida in Abundacia, qui distribue des médicaments fournis par le MCC et qui prodigue des soins médicaux aux sinistrés. Photo : Adalina Castro

    Récemment, Ela s’est mariée et elle continue de prodiguer des soins médicaux dans sa région, en faisant des visites à domicile ou en téléconsultation, tout en réfléchissant à la prochaine étape de son parcours de vie au service des autres.

    —Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite par Jason Dueck, rédacteur pour le Mennonite Central Committee Canada, il vit à Winnipeg. 


    Le Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes (YAMEN) est un programme conjoint du Comité central mennonite et de la Conférence Mennonite Mondiale. Il a pour objectif de promouvoir la communion entre les églises de la tradition anabaptiste et de former de jeunes dirigeants partout dans le monde. Les participants vivent une année dans un contexte interculturel, à compter du mois d’août jusqu’au mois de juillet de l’année suivante. 
  • « L’amour de l’Indonésie » : pour les participants de YAMEN!, Enosh Rupamajhi, Jeu Song et Olicky Muchindu, la chaleur des relations – de la part de leurs hôtes et entre eux – caractérise leur année. 

    YAMEN donne aux jeunes adultes du monde entier la possibilité de quitter ce qu’ils connaissent pour servir pendant un an, apprendre et grandir en occupant un poste à l’étranger. YAMEN est un programme commun du Comité central mennonite (MCC)

    et de la Conférence Mennonite Mondiale. En Indonésie, YAMEN est un programme conjoint d’Indomenno, une association de trois synodes mennonites indonésiens et de la Conférence Mennonite Mondiale.

    La coordonnatrice du programme YAMEN, Andrea Geiser, déclare que « les avantages [des programmes d’échange] sont énormes pour les individus, l’église, les familles d’accueil, la communauté d’accueil et le lieu de travail. »

    En Indonésie, le participant de YAMEN, Jeu Song (Laos), a rendu visite à des paroissiens aux côtés du pasteur et a travaillé avec l’équipe multimédia de l’église Kasih Allah du synode Jemaat Kristen Indonesia (JKI) dans la ville de Semarang.

    Olicky Muchindu (Zambie) a servi dans une classe maternelle au Gereja Injili di Tana Jawa (GITJ) Tompomulyi Juwana. Il pratiquait souvent son indonésien nouvellement appris avec les gens en ville. « Je suis une personne plutôt sociale », dit-il.     

    Enosh Rupamajhi (Inde) était professeur adjoint d’anglais au GITJ Ketanggan. Il a aimé apprendre le métier d’apiculteur auprès de son père d’accueil.

    Au mois de mars 2020, ces participants de YAMEN en service avec les églises mennonites en Indonésie n’ont pas pu servir dans leur lieu de travail respectif en raison de la COVID-19 et du confinement en plus de ne pas pouvoir rentrer chez eux à cause des restrictions de voyage. Jusqu’en juillet, lorsqu’ils sont rentrés chez eux un par un, les jeunes hommes ont été confinés ensemble dans un bureau de Salatiga.

    YAMEN
    Les participants de YAMEN de la Zambie, du Laos et de l’Inde ont écrit ensemble un chant d’adoration en indonésien pendant leur confinement ensemble.
    Photo : gracieuseté d’Olicky

    « Les garçons » sont devenus comme une famille.

    Parfois, ils « avaient juste besoin de respirer », raconte Olicky Muchindu. Confinés dans le bureau, ils s’ennuyaient de leurs hôtes, étaient attristés à cause des événements et des occasions ratées et s’inquiétaient de leur famille.

    Pour passer le temps, ils ont chanté des chansons ensemble, écrit des histoires sur leur emploi, montré de la miséricorde dans les problèmes de communication, appris les uns des autres à cuisiner leur cuisine locale et ils ont prié ensemble tous les soirs. « Maintenant, je peux cuisiner du poulet au curry », dit Jeu Song. 

    Anielle Santoso, la personne-ressource d’Indomenno, raconte que « l’organisation de leur retour à la maison a été difficile, mais “les garçons” se sont entraidés ». Deux d’entre eux ont travaillé avec leur gouvernement pour obtenir des sièges sur des vols de rapatriement.  

    « Si nous travaillons ensemble [au-delà de nos différences], dit Jeu Song, nous apprendrons à nous connaître et nous pourrons nous aider les uns les autres dans une période difficile – cela dans un cadre œcuménique comme dans le cadre des relations personnelles. »

    « Lorsqu’il est devenu évident que la COVID-19 était une pandémie mondiale, le MCC a dû prendre des décisions concernant ses travailleurs », dit Andrea Geiser. Les directeurs des régions, les coordonnateurs de programmes et les participants ont déterminé les options possibles pendant que les programmes restreignaient leurs activités. Confrontés à des restrictions de voyage, de nombreux participants de YAMEN, comme

    « les garçons » sont restés dans leur pays d’accueil pendant des mois. Trois participants de YAMEN de 2019-2020 poursuivent leur mandat affecté par la pandémie jusqu’au mois de décembre.

    Comme la COVID-19 continue d’avoir une incidence sur les directives concernant les voyages, la santé et la sécurité, les occasions de service sont limitées, et seulement deux participants du programme YAMEN commenceront en octobre 2020.

    Pendant le confinement, les « garçons » de Salatiga ont poursuivi leur expérience interculturelle, en utilisant l’indonésien et l’anglais comme langue commune. [Cliquez ici pour visionner un chant d’adoration qu’ils ont écrit ensemble en indonésien]

    « Chaque matin, nous chantions des chants d’adoration en indonésien », raconte Enosh Rupamajhi. « Je ressens ici la présence du Seigneur ; terima kasih, Tuhan! [‘merci Dieu’ en indonésien]. »

    —Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité central mennonite par Karla Braun, rédactrice pour la Conférence Mennonite Mondiale, qui vit à Winnipeg.

  • Cette histoire a été écrite en février 2020, avant que la pandémie de COVID-19 ne deviennent une menace mondiale. Ê date d’avril 2020, Minear est toujours à son poste YAMEN. Elle est régulièrement informée par le MCC et la CMM de l’évolution des mesures prises par le gouvernement. Certains participants YAMEN sont rentrés chez eux plus tôt que prévu mais d’autres sont toujours à leur poste de service. Le MCC et la CMM appliqueront les recommandations émises par les États et les autorités de santé en ce qui concerne les postes de l’année prochaine.


    Un soir, quelques mois après être arrivée à Cali, Colombie, Minear Mak s’est attablée avec sa famille d’accueil qui avait préparé des spaghettis pour le diner. Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’ils s’apprêtaient à les manger avec leurs fourchettes !

    Minear Mak, qui est née et a grandi au Cambodge, ne pouvait pas concevoir que l’on mange un plat à base de nouilles avec n’importe quoi d’autre que des baguettes. Elle décréta qu’un cours de maniement des baguettes s’imposait. La soirée fut remplie de rires et de nouilles tombées au sol pour finir par une certaine maitrise des baguettes. C’est ainsi que Minear Mak partagea un peu de sa culture, de sa vie, avec sa famille colombienne.

    C’était exactement le genre d’expérience interculturelles que Minear Mak avait imaginé lorsqu’un ami de son église, Phnom Penh Mennonite Church, lui avait conseillé de faire une année avec le Réseau mondial d’échange de jeunes anabaptistes (YAMEN).

    YAMEN donne aux jeunes adultes du monde entier la possibilité de quitter ce qu’ils connaissent pour servir pendant un an, apprendre et grandir en occupant un poste à l’étranger. YAMEN est un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Minear Mak est postée au Colegio Américas Unidas (École des Amériques Unies) à Cali, une école fondée par des missionnaires frères mennonites en 1966. Elle nous a dit que travailler en tant qu’assistante, aider à préparer les leçons et aider les élèves était une expérience riche et gratifiante.

    « J’aime donner de mon temps aux élèves qui ont du mal à se motiver pour apprendre et à ceux qui sont très réservés et lents dans leur travail. J’adore donner des high-five aux enfants et voir qu’ils se sentent si fiers, » raconte-elle. 

    « J’ai également animé des jeux et des activités pour les plus grands pour améliorer leur compréhension et leur expression [en anglais]. C’est amusant pour moi et précieux aussi parce que je ne parle pas encore bien espagnol et cela m’aide à tisser des liens. »

    Manger avec des baguettes plutôt qu’avec une fourchette n’est de loin pas la seule différence culturelle entre le Cambodge et la Colombie. En Colombie, avec sa famille d’accueil et en allant à leur église frère mennonite, Iglesia Filadelfia, Minear Mak s’est rendue compte de ce qui était important pour elle et de ce sur quoi elle voulait construire son identité : sa foi.

    « La question n’est pas d’être Asiatique ou Latina, mais plutôt d’être une femme qui orne la beauté du Christ, qui ne se conforme pas au monde mais qui en est le sel et la lumière. C’est une transformation mutuelle : je change et ceux que je rencontre changent également. »

    Et cette transformation a déjà commencé selon Minear Mak.

    « C’est un privilège que de comprendre l’appel de Dieu pour ma vie grâce aux personnes avec lesquelles je travaille, je vis et que je côtoie. Que ce soient des collégiens, une femme célibataire, une mère qui travaille, un missionnaire, une enseignante, une femme au foyer, un passant ou un passager dans le bus. J’ai beaucoup appris ; à être patiente et à me réjouir de la journée que le Seigneur a faite. Je me transforme en la femme que Dieu m’appelle à être. »

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite par Jason Dueck, rédacteur pour le Mennonite Central Committee Canada, il vit à Winnipeg.

  • « Cette année de service m’a appris à être plus curieux, plus audacieux et j’espère qu’une fois rentré chez moi, je saurai être un meilleur serviteur du Christ et de l’église et être plus entreprenant pour assumer des responsabilités », dit Gerhard Peters, un participant de YAMEN 2019.

    Le jeune homme, d’une colonie mennonite de l’État de Chihuahua dans le nord du Mexique, a servi au Centre Meno qui est un centre de ressources à Santa Cruz en Bolivie. Le centre offre des programmes de santé et d’agriculture ainsi que de la littérature en bas allemand aux quelque 100 000 mennonites parlant le bas allemand en Bolivie. Ces mennonites à la fois innovants et traditionnels vivent dans quelque 90 colonies dans des régions rurales de la Bolivie.

    « Chaque fois que je peux aider une personne à trouver un livre qui l’intéresse ou lui apporter une réponse à sa question, cela me rend content ».

    Gerhard Peters travaille dans la bibliothèque du centre où il aide les gens à trouver des livres et le journal Die Mennonitische Post ou bien simplement il parle avec les visiteurs. 

    Gerhard emploie quatre langues à son travail : il parle le bas-allemand/Plautdietsh avec les mennonites de la colonie ; l’anglais avec les membres internationaux de l’équipe du MCC du Centre Meno ; l’allemand – principalement pour lire les livres et les journaux de la bibliothèque ; et l’espagnol avec sa famille hôte et à l’église.

     Gerhard Peters

    Tout est un peu différent de ce qu’il avait l’habitude de faire, même la façon dont les langues sont parlées, mais Gerhard Peters apprend rapidement.

    « Nous louons le même Dieu et je me suis senti comme chez moi dans cette église », dit Gerhard.

    « Je suis très content d’avoir été intégré dans le groupe de louange malgré le fait que je ne connaissais pas la majorité des chants », dit Gerhard Peters qui chante dans l’équipe musicale à l’église mennonite évangélique Boliviana Sinai. « Ils sont patients avec moi pendant que j’apprends les nouveaux chants. »

    « Je me suis senti accueilli comme à la maison par les jeunes de l’église et les gens en général »  dit-il en évoquant les championnats de football, les camps organisés les jours fériés et les nombreuses occasions où les jeunes participaient ensemble au culte d’adoration et à des activités récréatives.

    Un moment inoubliable a été le culte de Pâques ALBA, célébré cette année à Santa Cruz. Le culte a commencé à minuit ; louange, prières, pièce de théâtre et prédication se sont succédé pendant six heures en présence de 40 000 personnes provenant de 600 églises. « C’était impressionnant de voir le grand nombre d’églises réunies et l’unité qui régnait à cette célébration d’un événement très important du calendrier chrétien ».

    Gerhard Peters apprécie les relations amicales qu’il a développées avec les travailleurs du MCC Bolivie et les autres jeunes du programme d’échange. « Toutes et tous travaillent pour construire un monde meilleur et grâce au soutien de chacun, mon année de service a passé bien vite. Je rentre chez moi avec plein de bonnes expériences et de moments de joie inoubliables ».

    « J’ai beaucoup appris durant cette année et je suis très reconnaissant pour toutes les personnes qui ont pris part à cette année de bénévolat » dit Gerhard Peters. « Tout n’a pas été facile, tout ne s’est pas passé comme je l’espérais, mais dans ces moments et comme dans tous les autres, Dieu était avec moi. Je sais que je peux me confier en lui entièrement. Ê Dieu soient toute la gloire et l’honneur ! ».

     

    YAMEN est un programme commun du Comité central mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale

     

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

  • « Un chapitre de mon histoire s’est écrit pendant YAMEN », raconte Diana Martinez. Cette jeune responsable de groupe de jeune de Colombie qui a participé à YAMEN entant qu’assistante éducatrice à Casa Hogar Belén, un foyer pour enfants à Managua, au Nicaragua de 2017 à 2018.

    YAMEN (Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes) est un programme commun au Mennonite Central Committee (MCC) et à la Conférence Mennonite Mondiale (CMM). Les participants âgés de 18 à 30 ans venant du monde entier à l’exception du Canada et des États-Unis se mettent au service d’un ministère ou d’une organisation dans une culture différente de la leur pendant un an.

    Durant cette année remplie de défis et d’expériences nouvelles, les participants YAMEN font l’expérience d’un Dieu protecteur, qui pourvoit à leurs besoins.

    « Durant ce temps j’ai pu développer une relation plus proche et plus profonde avec Dieu et je m’attends à Lui et je me sens détendue et remplie de paix » raconte Gloria Blanco, membre de l’église mennonite Centro de Discipulado Cristiano au Nicaragua et qui est actuellement en service à Comisión de Accion Social Menonita (CASM) au Honduras.

    Chaambwa Siachiwena au mont Hallasan, île de Jeju, en Corée du Sud.

    Avoir confiance en ses dons

    « J’ai dû faire confiance aux dons que Dieu m’a donné » raconte Diana Martinez qui a appris par cœur Psaume 32/8 pour se préparer à son année de service. « Lorsque vous mettez votre temps et votre cœur au service des autres, le Seigneur peut vous utiliser de manières incroyables. »

    Malin Yem, une participante YAMEN cambodgienne s’est appuyé sur ce texte lors de son travail en Haïti de 2018 à 2019 : « Toutes choses peuvent arriver sous le regard de Dieu, cela me rappelle que je dois être prête à accueillir la nouveauté, qu’à chaque seconde, Dieu est là avec moi, pour m’aider, me protéger, enseigner, et des milliers d’autres choses que je ne peux pas énumérer. »

    Dans la rivière de la vie

    Les paroles qui se trouvent dans Romains 12/14-18 touchèrent Diana dans les moments de doute. « Être en paix avec le monde ne peut vraiment arriver dans ma vie que si j’ai une relation sincère avec Dieu. »

    Diana Martínez a été touchée par l’hospitalité et la simplicité de cœur de ceux qui l’ont accueilli dans ce nouveau pays.

    « Lorsque nous sommes capables de donner et d’apprécier ce que les autres ont à apporter, sans qu’importent les origines culturelles, les nationalités, la couleur de peu ou la langue, alors nous incarnons un seul corps avec Christ à sa tête.

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité central mennonite

    Nom Pays d’origine En service au
    Danika Saucedo Bolivie Colombie
    Diana Hurtado Bolivie Honduras
    Guy Hermann Oulon Burkina Faso Ouganda
    Malin Yem Cambodge Haïti
    Phalyn San Cambodge
    Mozambique/Zimbabwe
    Sammady Keang Cambodge Zambie
    Juanjuan Jiang Chine Cambodge
    Ana Guaza Colombie Bolivie
    Cris Lucumi Colombie Honduras
    Kendri Mastaki République Démocratique du Congo Burkina Faso
    Sandi Natareno Guatemala Bolivie
    Nancy Cecile Valle Honduras Équateur
    Sarvada Tudu Inde Népal
    Trizah Kashyap Inde Zimbabwe
    Alexandro Marthin Indonésie Colombie
    Grace Ratih Indonésie Laos
    Chansamai Xong Laos Cambodge
    Khammoun Xayalath Laos Indonésie
    Molula Matoba Lesoto Cambodge
    Gerhard Neufeld Peters Mexique Bolivie
    Jessica Maya Mexique Guatemala
    Cicilia Mario Mozambique Mexique
    Salina Bhandari Népal
    Mozambique/Zimbabwe
    Gloria Elieth Blanco Nicaragua Honduras
    Jackson Okoh Nigeria Tchad
    Melusi Manana Swazilandia Colombie
    Chaambwa Siachiwena Zambie Corea del Sur
  • Le Laos et l’Indonésie se trouvent en Asie du sud-est et leurs cuisines se ressemblent. Mais parfois, entant que Laotienne qui enseigne l’anglais en Indonésie avec YAMEN, la nourriture laotienne me manque.   

    Lorsque je prépare à manger chez moi, cela m’aide à ne pas trop avoir le mal du pays. Cuisiner laotien et partager ces plats avec les autres m’aide à partager l’amour de Dieu avec ceux qui sont autour de moi. J’aime entendre qu’ils trouvent la cuisine laotienne délicieuse.

    Salade de concombre (pour 3 personnes)

    Ingrédients

    • 2 concombres de taille moyenne
    • 4 petites tomates
    • 4 piments frais
    • 1 gousse d’ail
    • 2 cuillères à soupe de jus de citron vert
    • 1 cuillère à soupe de sucre
    • 2 cuillères à soupe de sauce poisson
    • 1 cuillère à café de pâte de crevette (emportée avec moi du Laos) Windhi Ratna Asari

    Instructions

    • Coupez les concombres et les tomates en petits morceaux.
    • Mélangez les piments, l’ail, le sucre et la pâte de crevette.
    • Ajoutez les concombres et les tomates.
    • Ajoutez le citron vert, la sauce poisson et bien mélanger.
    • Goûtez et ajouter plus de certains ingrédients si nécessaire.

    Servir en accompagnement de poisson grillé ou de poulet.

    —Khammoun Xayalath (Moon), de Lao Evangelical Church, est en service entant qu’enseignante d’anglais et travailleuse sociale. Durant son année avec YAMEN en Indonésie, elle assiste à la paroisse Dorang Javanese Evangelical Church, une église de la GITJ (Gereja Injili di Tanah Jawa – Église mennonite de Java).

     

    YAMEN est un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale

  • Damaris Guaza Sandoval raconte que durant son année de service à La Ceiba, au Honduras, elle a aidé les jeunes à devenir des ambassadeurs de la paix de Dieu là où la violence est la norme. Damaris Guaza Sandoval de Colombie anime un atelier sur l’estime de soi pour une classe de CM1 à l’école Francisco Morazán, à La Ceiba, Honduras. Photo du MCC / Ilona Paganoni

    La jeune fille de 26 ans, originaire de Cali, en Colombie, travaillait entant qu’assistante sociale avec le Proyecto Paz y Justicia (PPyJ ; Projet Paix et Justice), un ministère de l’Église membre de la CMM et partenaire du Comité Central Mennonite (MCC), Iglesia Evangélica Menonita Hondureña.

    Dans le cadre de son service de 2017 à 2018, Damaris préparait des ateliers pour les enfants sur les thèmes de la construction de la paix et de la prévention de la violence. Elle a également formé les élèves plus âgés pour qu’ils puissent, à leur tour, enseigner ce qu’ils avaient appris. Certains des élèves plus âgés devinrent médiateurs scolaires.

    Damaris insiste sur l’importance des compétences de construction de la paix. « La plupart des enfants avec lesquels nous travaillons viennent de quartiers où le taux de violence est élevé et il est nécessaire de trouver d’autres moyens de résoudre les conflits sans recourir à la violence. »

    Damaris est membre de l’Église membre de la CMM, Iglesias Hermanos Menonitas de Colombia et a servi au sein de YAMEN, un Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange du MCC en partenariat avec la Conférence Mennonite Mondiale. YAMEN est un moyen pour les jeunes adultes chrétiens qui ne sont ni du Canada ni des États-Unis, de servir pendant un an et de vivre dans une culture nouvelle tout en servant l’Église.

    Selon Damaris, il est important d’équiper les jeunes avec des outils de résolution pacifique des conflits.

    « Dans beaucoup de nos communautés, nous avons appris à résoudre les conflits agressivement. Par conséquent, en tant qu’ambassadeurs de Dieu, il est essentiel que nous puissions proposer des alternatives aux communautés. »

    L’histoire d’un petit garçon a particulièrement touchée Damaris. Elle raconte que c’était un enfant difficile dont les problèmes d’estime de soi se traduisaient par un comportement violent, et cela jusqu’à ce qu’il commence à assister à PPyJ.

    Damaris Guaza Sandoval de Colombie anime un atelier sur l’estime de soi pour une classe de CM1 à l’école Francisco Morazán, à La Ceiba, Honduras. Photo du MCC / Ilona Paganoni

    « Maintenant, c’est un modèle pour d’autres à l’école, il aide ses camarades de classe et fait fructifier tout ce qu’il a appris », dit-elle à propos du garçon, qui, à présent, est médiateur dans son école.

    Matthieu Dobler Paganoni, représentant du MCC au Honduras avec sa femme, Ilona Paganoni, tous deux membres de la Konvenenz der Mennoniten der Schweiz / Conférence mennonite Suisse, explique que cette initiative est importante pour la région parce que le Honduras a le taux d’homicide le plus élevé dans le monde.

    « Il est important de soutenir des projets de ce type qui contribuent à imaginer une autre forme de société et qui ont le potentiel de créer des changements. »

    Ê la fin de son temps de service avec YAMEN, Damaris décida de rester au Honduras pour une année de plus et de continuer son travail avec PPyJ en tant que membre de l’équipe du MCC. Elle dit que l’expérience de cette année passée lui a donné la sagesse qui l’aidera à mieux accompagner les gens et les processus de la communauté.

    « C’est vraiment un cadeau de Dieu de pouvoir continuer à vivre et à servir dans ce beau pays. J’ai beaucoup appris des personnes que j’ai rencontrées. Je suis pleine d’espoir et d’amour pour poursuivre cette aventure. »

    –Rachel Bergen est rédactrice pour le MCC.

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

  • Dans de nombreux endroits de la région qui entoure Kibwezi, au Kenya, je vois du maïs asséché. En se promenant dans les environs, il est difficile de voir du maïs que les gens pourront récolter cette saison.

    En février 2018, le partenaire du MCC, Utooni Development Organisation (UDO), chez qui je suis bénévole, a lancé un projet d’aide alimentaire dans l’une des régions touchées par la sécheresse dans la partie orientale du Kenya près de la ville de Kibwezi. La distribution se fait dans deux villages, Kathyaka et Ngulu et est financée par le compte du MCC à la Banque Canadienne de Grains.

    J’ai participé à la distribution de nourriture en tant que photographe. Et j’ai réalisé à quel point il était facile d’accéder à l’eau potable dans mon pays d’origine, la Corée du Sud, où il y a un système de distribution d’eau fiable.

    Mais ce n’est pas courant dans le Kenya rural. Dans le village où je vis avec ma famille d’accueil, les gens doivent aller chercher l’eau et il n’est pas facile de trouver de l’eau propre. Ê Kibwezi, les gens cultivent, mais le climat sec signifie que la terre est stérile. Ils travaillent dur pour une vie meilleure, mais souffrent malgré leurs efforts.

    UDO a déjà fait trois distributions de nourriture dans ces villages parce que la sécheresse persiste. Les gens ici utilisent les techniques d’agriculture de conservation enseignées par l’UDO, mais la sécheresse a rendu la récolte impossible cette année.

    UDO cherche également à améliorer la sécurité alimentaire et les différents moyens de subsistance durables des petits agriculteurs dans les comtés de Machakos, Mukueni et Kajiado à travers l’agriculture de conservation.

    Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux de distribution, beaucoup de personnes étaient déjà rassemblées pour nous attendre.

    Après une brève présentation, nous avons commencé à distribuer l’aide alimentaire.

    Les villageois avaient nommés certains d’entre eux pour superviser chaque groupe, et un autre responsable aidait à s’assurer que tout le monde avait assez et pouvait le ramener chez lui. Parce que le soleil tapait fort, les gens travaillaient lentement, s’aidant les uns les autres à distribuer la nourriture. Chaque bénéficiaire a reçu 30 kilo de maïs, quatre kilo de haricots et un litre et demi d’huile.

    Les gens du village s’entraidèrent pour porter leurs rations chez eux.

    La plupart des gens avaient l’air heureux de recevoir de la nourriture et beaucoup nous ont remerciés pour l’aide apportée.

    Quand je retourne en Corée du Sud, je veux parler de la pauvreté que j’ai vue au Kenya avec mes amis et parler de ce que nous devrions faire à ce sujet.

    —Minyoung “Blee” Jung est une participante Sud-coréen du réseau anabaptiste mennonite d’échange (YAMEN) au Kenya. De 2017 à 2018, elle sert entant que coordinatrice des relations publiques chez Utooni Development Organization (UDO), un partenaire du MCC. YAMEN est un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale. Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

  • Les participants de YAMEN font des rencontres et trouvent Dieu

    Bogotá, Colombie – « L’évangile nous unis tous, où que l’on soit » déclare Laurey Segura. Elle a vécu cette réalité lorsqu’elle a travaillé entant qu’enseignante et éducatrice avec le programme d’échange YAMEN, un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale qui a permis à la mennonite costaricaine de servir au Cambodge pendant un an de 2016 à 2017.

    « Je m’attendais à beaucoup aider mais en fait, je sens que c’est moi qu’on a plus aidé. » Au lieu d’être comme des sortes de vacances de longue durée avec des moments de service gratifiants, YAMEN « fut aussi et surtout un processus de changements pour lequel je suis reconnaissante. Ce n’était pas facile mais j’ai beaucoup appris de moi-même et ma manière de voir la vie a changé, en bien. »

     « J’ai appris à aimer mon prochain, à servir le Seigneur Jésus, à servir la communauté sans penser à une récompense monétaire, » témoigne Felizarda Atanásia FIlimone du Mozambique qui a servi comme éducatrice chez Creciendo Juntos de l’église mennonite de Monte Horeb à Soacha en Colombie.

    Les difficultés de la vie peuvent amener au désespoir, mais être en service au travers de YAMEN à Podcast for Peace à Managua au Nicaragua, a donné l’espoir à Jhon Alex Martinez Lozano, un Frère mennonite colombien, « il y a une église au service des gens peu importe la couleur de leur peau ou leur classe. » Il a appris ce qu’était l’hospitalité d’une manière plus profonde et que « il n’y a pas de distinctions entre les gens, nous sommes tous bien traités ».

    Avant de participer au programme, Felizarda sentait qu’elle avait perdu sa foi. Avec YAMEN, « j’espérais opérer un changement dans ma vie, obtenir une vision de paix et croître dans la foi ».

    Les moments difficiles lors de l’année interculturelle de service de Laurey lui ont appris à « avoir la foi en Dieu comme un espoir dans les moments difficiles. Malgré les bonnes et les mauvaises choses, nous apprenons et ces expériences deviendront de bons souvenirs, de futures histoires et de bonnes leçons.

    Durant son service chez Youth Equipped with Skill of Internship Center, Develop Our Village Economy à Phnom Penh, « j’ai appris combien il est important de faire des disciples et d’être à leurs côtés avant, durant et après comme un mentor et un frère et sœur dans la foi » affirme Laurey.

    Un conseil pour ceux qui envisagent un service YAMEN ?

    « Sourire toujours, parler de l’amour de Dieu, parler de son pays » suggère Felizarda. Elle conseille de ne pas avoir honte de ce que l’on ne sait pas, mais de respecter et d’apprendre des autres, en particulier des personnes d’autres cultures. Les futurs YAMENers doivent « partager avec la famille, les amis et participer au groupe de jeune de l’église, chercher Dieu toujours lorsqu’ils se sentent angoissés, chercher un ami en qui se confier et parler de leurs préoccupations pour ne pas se sentir seul. »

     « Faire confiance à la direction de l’Esprit de Dieu d’une manière qui reflète la vie et l’enseignement de Jésus, l’union, la paix et la réconciliation, » ajoute Felizarda.

    —Article par Danielle Gonzales et Karla Braun

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

     

    Prions pour les participants qui commencent YAMEN en 2017-2018 : 

    Nom (pays d’origine) :

    En service au :

    Jesika Gomez (Bangladesh)

    Zimbabwe

    Saray Reuk (Cambodge)

    Zimbabwe

    Sina Long (Cambodge)

    Bolivia

    Sokuntheary Samreth (Cambodge)

    Inde

    Soleab Loun (Cambodge)

    Mexique

    Cyriaque Djenaissem (Chad)

    Burkina Faso

    Damaris Guaza (Colombie)

    Honduras

    Diana Martinez (Colombie)

    Nicaragua

    Jhon Fredy Chocue Parra (Colombie)

    Bolivia

    Diksha Masih (Inde)

    Honduras

    Easter Masih (Inde)

    Colombie

    Victor Manova (Inde)

    Zambie

    Blasius (Bobby) Himawan (Indonésie)

    Cambodge

    Daniel (Dante) Tobing (Indonésie)

    Corée du Sud

    LohChu (Julian) Peng (Indonésie)

    Colombie

    Bill Odeny (Kenya)

    Cambodge

    Diana Onyango (Kenya)

    Ukraine

    Phoebe Omuhinda (Kenya)

    Cambodge

    MinYeong Jung (Corée du Sud)

    Kenya

    Duangmala Chonealoun (Laos)

    Cambodge

    Bohlokoa Lesesa (Lesotho)

    Indonésie

    Joyce Beaton (Malawi)

    Indonésie

    Salome Sawatzky (Mexique)

    Le Salvador

    Sarahi Gonzales (Mexique)

    Équateur

    Santos Martins (Mozambique)

    Colombie

    Keila Morales (Nicaragua)

    Bolivia

    Benard Eriau (Uganda)

    Nigeria

    Mainza Hanzukule (Zambie)

    Inde

     

  • Etre en service dans une partie du monde située relativement près de chez vous et où la langue majoritaire est la même que la vôtre peut sembler plutôt facile. Mais pour les participants du Young Anabaptist Mennonite Exchange Network (YAMEN) qui viennent de pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud et sont en service dans d’autres pays du même continent, les différences sont évidentes.

    YAMEN est un programme commun du MCC et de la Conférence Mennonite Mondiale, une communauté spirituelle mondiale de tradition anabaptiste. Un objectif important du programme est de tisser des liens entre les églises anabaptistes de différents endroits du monde.

    Le programme YAMEN s’adresse à des jeunes de tous les pays exceptés des Etats-Unis et du Canada et les envoie en service dans un pays en dehors de leur pays d’origine, des États-Unis et du Canada.

    Voici le témoignage de certains de ces participants de YAMEN d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud :

     Erica VanEssendelft)

    Juan Torrico Soliz – Un bolivien en service au Mexique

    Juan Torrico Soliz, 21, est de Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie et il est en service à Mexico entant qu’assistant d’hospitalité à Casa de los Amigos, où il réside également. Avant de se rendre au Mexique, Soliz faisait des études de tourisme et de gestion hôtelière et travaillait dans une garderie.

    Un des plus grands chocs pour lui fut d’arriver dans une ville de plus de 21,2 millions d’habitants. Sa ville natale de près d’un million d’habitants semble minuscule comparée à la zone urbaine de Mexico. Ce fut aussi difficile pour lui de s’habituer à la structure de la journée.

    « Le repas de midi ici (à Mexico), selon où vous travaillez, dure une heure ou deux, mais en Bolivie tout est fermé à l’heure du repas. Ici, je mange mon repas de midi entre 15h et 16h, mais chez moi, je mangeais à midi ou à midi et demi. Les horaires de la journée sont tellement différents et ce fut très difficile de s’habituer. »

    Comme les autres, il eut des malentendus dans sa langue maternelle.

    « Au Mexique, une paille pour boire est un popote, mais en Bolivie on dit bombilla. Au Mexique, une bombilla est une ampoule, vous pouvez vous imaginer les drôles de conversations que cela peut donner » raconte Soliz dans un éclat de rire.

    Il est l’un des rares participants de YAMEN qui ne vit pas dans une famille d’accueil. Cependant, il dit que c’est important de construire des relations avec des personnes locales.

    « Même si je ne vis pas avec une famille d’accueil, je crois qu’il est important de trouver un équilibre entre le soutien de personnes dans le pays d’accueil et la communication avec la famille. »

     Rebecca Smucker)

     Juliana Arboleda Rivas – Une colombienne en service en Bolivie

    Originaire de Quibdo, Chocó en Colombie, Juliana Arboleda Rivas est en service à Santa Cruz, en Bolivie, à Stansberry Children’s Home.

    Rivas raconte que les pasteurs de sa communauté remarquèrent sa passion pour le service et l’encouragèrent à partir avec YAMEN.

    « Ça a été une expérience enrichissante. Je n’ai pas les mots pour exprimer le bonheur que je ressens. Heureuse heureuse heureuse heureuse heureuse » dit-elle avec émotion.

    « Je savais que ça allait être diffèrent, mais j’étais prête à tout. Je suis Juliana, la femme intrépide, prête à affronter les défis. »

    Rivas raconte qu’elle a appris des leçons importantes tout au long du séjour.

    « J’ai appris à travailler en équipe, ce qu’est la valeur du service ainsi que le dévouement et l’amour donné sans attendre que les choses changent. Je suis heureuse d’avoir rencontré des gens qui ont enrichit ma vie. »

    Jhon Alex Martínez Lozano – Un colombien en service au Nicaragua

     Andrew Claassen)

    Jhon Alex Martínez Lozano vient de la petite ville de Basurú dans le Chocó, en Colombie où il travaillait dans une mine d’or, faisait du bénévolat avec l’église des Frères Mennonites, et étudiait le radio-journalisme. Avec YAMEN, il est assistant communautaire dans une organisation appelée Podcasts for Peace dans la capitale du Nicaragua, Managua.

    Lozano craignait que son ethnicité colombienne soit un obstacle à son intégration dans la communauté.

    « Avant d’arriver ici, j’avais peur du racisme, que l’on me discrimine parce que je suis colombien et parce que la Colombie a été touchée par l’addiction et le trafic de drogue. Des gens m’en ont parlé et ont essayé d’aborder le sujet plusieurs fois mais ça n’a pas été trop mal. »

    Lozano a été prévenu que la zone où il allait travailler à Podcasts for Peace avait une mauvaise réputation.

    « Je ne marche pas dans la rue avec la peur que l’on m’agresse ou que l’on me vole parce que je me sens comme avec ma famille ici. »

    « Un jour, je me promenais avec une famille dans Acahualinca et je leur parlait de cela (la réputation du quartier), cette famille me répondit qu’elle ne permettrait pas qu’il m’arrive quoi que ce soit, et ça a aidé à ce que je me sente beaucoup plus en sécurité. »

    Lozano raconte que YAMEN lui a permis d’explorer sa foi plus profondément et de différentes manières et l’a aidé dans la relation à l’autre.

    « Mon séjour au Nicaragua a été un temps pour Dieu. J’ai beaucoup appris et je vais continuer d’apprendre. »

    Pour en savoir plus sur YAMEN, allez sur mwc-cmm.org/fr/yamen.

    Article par Rachel Bergen

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

     

  • New York, États-Unis – De là où je suis assis au bureau du MCC à l’ONU, au 10 ème étage du Church Center for the United Nations, je peux voir par la fenêtre l’entrée du bâtiment de l’ONU et le drapeau kenyan, qui, de manière inattendue, fait remonter en moi un sentiment patriotique ; j’apprends à mieux apprécier mon pays lorsque je n’y suis pas.

    Au Kenya, je fréquente Eastleigh Fellowship Center, une église mennonite de Nairobi, la capitale. Mes parents sont tous deux responsables dans la communauté mennonite kenyane. En grandissant, la notion de paix a été fortement ancrée en moi et c’est ce qui a motivé ma décision de poursuivre des études universitaires en relations internationales.

    En 2015, j’ai obtenu un diplôme en relations internationales de l’université de Nairobi où j’ai découvert un interêt pour la diplomatie et pour sa relation avec la théologie ; c’est à dire, comment appliquer les valeurs bibliques et les principes anabaptistes aux stratégies diplomatiques dans le monde de la politique. Alors lorsque j’ai pris connaissance du poste de stagiaire au bureau du MCC à l’ONU quand le MCC lança son appel à candidats pour le programme IVEP, j’en ai conclu que ce serait le placement idéal pour un mennonite d’un pays du Sud qui cherche à faire une différence dans les affaires internationales.

    J’avais passé quatre ans à étudier l’ONU en détails, mais c’est très different de connaître une institution en théorie et en pratique. Au bureau du MCC, j’ai découvert que le travail de plaidoyer politique n’est pas aussi joli que je le pensais. Cela demande beaucoup de recherche et de coordination entre nous : Doug Hostetter, le directeur qui est aussi mon superviseur, Kati Garrison, associée au programme et au plaidoyer, et Emma Cabana, bénévole du Mennonite Volunteer Service. Lors de nos réunions d’équipe du mardi, nous avons un temps de louange dirigé par chacun à tour de rôle et nous partageons avec l’équipe ce sur quoi nous travaillons. Entant que nouveau stagiaire, j’ai choisi des priorités spécifiques par pays, dont la RPDC (Corée du Nord), Israel et Palestine.

    Défis

    Le travail de plaidoyer politique est nouveau pour moi et donc c’est un défi de participer à des réunions d’ONGs, de groupes de travail sur Israel/Palestine et du Conseil de Sécurité.

    1. Une expérience limitée

    Les études en relations internationales vous donnent seulement un aperçu de comment le système international fonctionne. En approfondissant davantage, j’ai dû confronter l’information apprise durant mes études avec l’information acquise sur le terrain.

    2. Le sentiment d’inutilité

    Dans les groupes de travail, constitués de représentants d’ONGs très bien informés, je me sentais souvent incapable de contribuer, pas par choix mais parce que j’étais encore en phase d’apprentissage. Mais, plus j’assiste à ces réunions et plus je comprends.

    3. M’intégrer dans des amitiés déjà formées

    Travailler au Church Center for the United Nations est plus communautaire que professionnel. M’intégrer dans le réseau très soudé des organisations et de leurs équipes est difficile ; mais j’ai appris à former mes propres amitiés et à les intégrer dans la communauté au sens large.

    L’expérience globale de travailler au bureau du MCC à l’ONU et avec la communauté de l’ONU a été tout à la fois, frustrante, éclairante, gratifiante et enrichissante sur le plan professionnel et sur le plan spirituel.

    Sur le plan professionnel, j’ai beaucoup appris de comment le travail de plaidoyer politique peut s’immiscer dans l’agenda international. Ainsi équipé, je suis maintenant capable d’appliquer ces connaissances au niveau local, pour aider mon eglise, ma communauté, et mon pays à continuer son travail de paix et son travail humanitaire.

    Entant que mennonite, je sais que la paix est intrinsèque et qu’elle devrait être atteinte au travers de la non-violence. Le plus grand défi a été d’essayer d’incorporer ces croyances dans une organisation à agenda politique. Lorsque certains pays veulent utiliser la violence pour freiner un conflit, le MCC et d’autres organisations d’inspiration spirituelle, ont travaillé dur pour offrir des alternatives étiques et non-violentes pour la construction de la paix. Même si c’est difficile, travailler au bureau du MCC à l’ONU m’a appris que concilier mes croyances entant que mennonite avec les défis de la politique internationale était possible.

    —Moses Osiro du Kenya est le stagiaire IVEP/CMM au bureau du MCC à l’ONU (2016–2017).

    Nous cherchons des candidats d’Amérique Latine pour le poste de stagiaire IVEP/CMM 2018-2019 au bureau du MCC à l’ONU

    Les candidats doivent être membres d’une église affiliée à la CMM, être célibataires et avoir entre 25 et 30 ans. Ils doivent parler anglais couramment, être engagés pour la paix et la justice dans les affaires internationales et avoir un diplôme universitaire en affaires internationales, sciences politiques, sociologie, histoire, théologie ou dans une matière similaire. Ils doivent avoir une expérience pratique en travail humanitaire, inter-religieux, ou en travail de justice/paix à niveau local ou international.

    Le candidat doit remplir une demande d’inscription au programme IVEP dans le bureau du MCC de son pays. La date limite d’inscription est octobre 2017 pour le stage de 2018-2019.

  • Bogota, Colombie – Prendre un risque et faire confiance à Dieu sont des moyens sûrs pour grandir dans la foi. Pour Marisela Dyck et Xavier Chen, en service avec le programme du Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes (YAMEN) l’année 2015-2016 fut l’occasion d’apprendre à compter sur Dieu.

    « Pendant mon service j’ai appris que chercher Dieu tous les jours est la meilleure chose que je puisse faire pour me sentir mieux émotionnellement et spirituellement, » raconte Dyck de l’Iglesia Anabautista Menonita de México.

    YAMEN, un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale, est destiné aux jeunes de 18-30 ans qui ne sont pas des citoyens canadiens ou américains. Les participants doivent fréquenter une église anabaptiste dans leur propre pays ou servir dans une organisation anabaptiste.

    « Lorsque je cherche Dieu, il me dit qu’il est avec moi dans chaque situation, facile ou difficile, et que je dois attendre en confiant qu’il me montrera sa volonté et que je dois tout remettre entre ses mains. » Dyck était en service en Amérique du Sud, elle travaillait dans une garderie d’une organisation qui s’occupe de femmes en situation de risque.

    De retour chez elle, au Mexique, Dyck enseigne à des enfants de 10 à 12 ans et elle vit les leçons apprises en Amérique du Sud. « Avec ce que Dieu m’a montré cette année, il m’a ôté la peur d’échouer lorsque je le sert. »

    Chen travaillait aussi avec des enfants – au Pérou et en Colombie – ce qui lui a permis de voir la fidélité de Dieu. « Durant chaque instant de mon année YAMEN je me suis appuyé sur Dieu. Je priais et je lui demandais de me guider sur son chemin. Maintenant, ma foi est plus solide qu’avant. Lui faire confiance et dépendre de lui est le chemin immuable vers une vie féconde et bénie. »

    Aujourd’hui, il sert dans son église d’origine, Fellowship of Mennonite Churches à Taïwan, Chen essaie de voir les choses au travers de plusieurs perspectives, parce qu’il y a beaucoup de différentes manières d’aborder une situation avec empathie et considération pour les sentiments des autres. »

    Le but du programme YAMEN est que les participants développent des compétences de leadership, grandissent spirituellement et personnellement et acquièrent des connaissances et expériences interculturelles.

    « Quelque chose d’important que Dieu m’a montré est que l’essentiel ne devrait pas être le service en lui même, mais la relation que l’on a avec lui et que nous devrions laisser Dieu faire son œuvre en nous pour bénir d’autres personnes. Dieu te donnera la force et la sagesse dont tu auras besoin, » écrit Dyck.

    L’expérience de Chen lui a appris l’humilité. « J’avais de très grandes attentes pour mon année : J’allais me donner complètement à des personnes dans le besoin et j’allais le faire

    parfaitement. » Au lieu de cela, hors de son environnement familier, il a souvent senti qu’il n’avait rien à offrir. « On ne peut pas agir comme avant ; faire face à chaque nouvelle chose avec humilité est la décision correcte. »

    Le programme YAMEN continue d’aider à la croissance de jeunes responsables pour le bien des églises partout dans le monde.

    Participants YAMEN 2016-2017 :

    Nom (pays d’origine) En service au:
    Tirzah Hea Halder (Bangladesh) Nigeria
    Juan “Beto” Alberto Torrico Soliz (Amérique du Sud) Mexique
    Ariane Ribeiro de Souza (Brésil) Ukraine
    Cecile Sanou (Burkina Faso) Uganda
    Kimleng Chung (Cambodge) Nicaragua
    Sokea Im (Cambodge) Afrique du Sud
    ChunLei Xun (Chine) Colombie
    Jhon Alex Martinez Lozano (Colombie) Nicaragua
    Juliana Arboleda Rivas (Colombie) Amérique du Sud
    Laurey Segura (Costa Rica) Cambodge
    Johanna Sommer (France) Laos
    Dina Molina (Honduras) Amérique du Sud
    Marlly Aceituno (Honduras) Amérique du Sud
    Nathanial Hembram (India) Colombie
    Marsellina “Selly” Marliona Wamebu (Indonésie) Inde
    Primadinar Sekar Ratri “Dinar” (Indonésie) Afrique du Sud
    Tamarscha Pradhini Putri “Dhini” (Indonésie) Colombie
    Jason Were (Kenya) Cambodge
    Sonephan Lakongseng (Laos) Honduras
    Felizarda Atanásia Filimone (Mozambique) Colombie
    Susma Rasaili (Népal) Cambodge
    José David Dávila Godinez (Nicaragua) El Salvador
    Gabriel Goddard (Afrique du Sud) Colombie
    Rastone Hamapande (Zambie) Cambodge

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite. Article par Kristina Toews.