Étiquette : Village de l'Eglise Mondiale

  • Les participants de PA 2015 mettent une touche personnelle sur une sculpture de la CMM 

    Photo: Jonathan Charles

    Par Connie Faber

    « Ça ressemble à une forme innocente de graffiti communautaire », dit Roland Yoder en souriant pendant qu’un groupe de personnes s’activent autour de la sculpture tridimensionnelle du logo de la Conférence Mennonite Mondiale qu’il a créée pour le Village de l’Église Mondiale (VEM) de PA 2015.

    Au village, les visiteurs sont invités à laisser l’empreinte de leur pouce sur la sculpture de bois située sur la place du VEM. Samedi, le dernier jour du Rassemblement de la CMM, les barreaux blancs étaient recouverts d’empreintes multicolores laissées par des personnes du monde entier.

    Roland Yoder, qui a passé presque 12 heures par jour sur le site pendant le Rassemblement, a observé en silence la transformation. On pouvait lire sur une note épinglée sur sa chemise : «  ma voix est en vacances tout le mois de juillet. »

    Roland est naturellement une personne tranquille, dit sa femme Dottie. Mais son silence pendant le Rassemblement de la CMM n’est pas par choix. Son médecin a récemment diagnostiqué des polypes sur ses cordes vocales et a recommandé six semaines de silence; il en était à la cinquième semaine.

    « Pas le temps idéal », écrit Roland Yoder sur un bloc-notes qu’il garde à portée de main. « Merci Seigneur pour le courriel. Quand ma femme et moi faisons des appels téléphoniques, nous avons besoin de deux téléphones. Elle parle et j’écris les réponses qu’elle transmet au besoin. »

    La sculpture du logo de la CMM a été conçue pour être un point central dans le grand espace qui abrite le village.

    Au départ, on a demandé à Roland Yoder de concevoir quelque chose qu’on pourrait suspendre au plafond. Mais Roland Yoder souhaitait que les gens puissent toucher la sculpture et interagir avec la pièce d’une manière qui les encouragerait à s’identifier à la CMM. De là l’idée de mettre la sculpture sur un simple piédestal et de la décorer avec des empreintes digitales.

    « L’empreinte d’un pouce est quelque chose de personnel » dit Roland Yoder.

    La voix de Roland Yoder était peut-être hors d’usage, mais pas ses yeux ni ses oreilles.

    « J’ai eu beaucoup de joie à regarder les gens du monde entier venir profiter d’un environnement que nous avons eu le privilège de créer », dit-il.

    Connie Faber est rédactrice du Christian Leader, la publication des frères mennonites des États-Unis.

  • Dans les coulisses du Village de l’Eglise Mondiale

    Par Harriet Sider Bicksler

    Un coq sur Skype. Une hutte faite d’herbe et des kilomètres de Velcro. Des paniers et les Big Five. Comment tous ces objets apparemment sans lien se retrouvent présentés ensemble au Village de l’Eglise Mondiale ?

    Commençons par le coq.

    Vikal Rao d’Inde, a été le coordinateur du le Village de l’Eglise Mondiale à la Conférence Mennonite Mondiale 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie.

    Alors qu’il était en charge des jeunes pendant le Rassemblement de 1997 à Kolkata, Rao a eu une vision de ce qu’il voulait créer en 2015. Il a fait deux voyages aux Etats Unis pour aller voir le Farm Show Complex pour savoir comment adapter sa vision avec les réalités de l’espace que le Village allait occuper.

    Travaillant avec les coordinateurs régionaux, les hôtes des différents continents, et aussi les coordinateurs sur place, Art Bert et sa femme Donna de Dillsburg en Pennsylvanie, ont fait beaucoup d’appels sur Skype. Bert se rappelle d’un appel par Skype au Kenya qui a était régulièrement ponctué par le chant d’un coq.

    Qu’en est-il de la hutte en herbe et du Velcro ?

    Bert a reçu toutes sortes de demandes d’aide des différents continents pendant qu’ils étudiaient les matériaux qu’il fallait pour leurs tentes.

    Par exemple, l’Inde voulait une hutte en herbe. Pour répondre à ce souhait, Bert a trouvé deux familles en Pennsylvanie qui ont vécu en Asie. Elles se sont portés volontaires pour créer la hutte.

    Des kilomètres et des kilomètres de Velcro étaient nécessaires pour construire l’ensemble des stands, dit Bert.

    Quant aux paniers et les « Big Five », qui étaient prévus dans la tente africaine ?

    Virginia Moyo, qui a aidé à mettre en place la section Zimbabwe de la tente, a expliqué qu’ils voulaient montrer leur fierté de leur travail manuel et comment ils utilisent uniquement des matériaux facilement disponibles. Dans le cadre de leur contribution à la tente de l’Afrique, ils ont apporté des paniers tissés à la main et des sculptures en bois connus par les amateurs d’animaux sauvages comme les « Big Five »: l’éléphant, le buffle d’Afrique, le léopard, le lion et le rhinocéros.

    Les femmes ont tissé les paniers, les hommes se sont occupés des sculptures sur bois.

    Maintenant que le Village de l’Eglise Mondiale est en plein effervescence, comment Rao et Bert considèrent toutes ces heures passées à rêver de possibilités, à faire des appels Skype, à demander des matériaux divers et, forcément, à avoir des moments de désaccords le long du chemin ?

    Rao regarde autour de lui. « Je suis heureux. J’ai voulu un endroit où les gens pourraient être en fraternité entre eux, pour partager leur foi et pour apprendre ensemble. C’est ce qui est en train de se passer ».

    Bert aussi évalue la scène: « N’est-ce pas tellement cool » ?

    Harriet Sider Bicksler a pris sa retraite après une carrière comme écrivain et éditrice. Elle continue à servir en tant que rédactrice pour la Société d’Histoire des Frères en Christ dans la région de Harrisburg.