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  • Des maisons érigées en cinq jours par Mennonite Disaster Service au Rassemblement

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Enfoncer des clous est peut-être la dernière chose qu’on peut s’attendre à faire pendant une conférence d’église, mais pour plusieurs participants de PA 2015 de la Conférence Mennonite Mondiale, c’était tout approprié.

    Chaque après-midi, juste à l’extérieur des salles climatisées du Champ de Foire, deux maisons préfabriquées ont été construites par des participants désireux de mettre leurs muscles au service de quelque chose de significatif pour leur foi.

    Alex Noord se souvient de ce que son fils Neils de 17 ans lui disait à la maison aux Pays-Bas : « Nous parlons toujours de l’Église, mais nous ne faisons rien ». Alex assiste au Rassemblement avec ses fils Neils et Tymen (14 ans). Aujourd’hui, Alex et ses fils ont l’occasion de « faire » quelque chose.

    Sous les chauds rayons du soleil de la Pennsylvanie, Neils et Tymen clouent des montants dans la structure d’un mur d’une des maisons qui sont destinées à deux familles ayant perdu leur maison pendant un désastre naturel : une au Nebraska et l’autre au Maryland.

    « J’aime travailler avec des choses techniques, dit Neils. J’éprouve une grande satisfaction à construire une maison. »

    La construction de maisons préfabriquées par des bénévoles avec le Partnership Home Program constitue une partie du travail du Mennonite Disaster Service (MDS) dont le siège est en Pennsylvanie. Chaque année, MDS envoie aussi des douzaines d’équipes de bénévoles dans des endroits touchés par des inondations et autres désastres en Amérique du Nord pour aider les victimes à nettoyer, à réparer et à reconstruire leurs maisons.

    À PA 2015, le personnel et les bénévoles de MDS étaient disponibles pour diriger chaque jour quelque 30 bénévoles pour construire les planchers et les murs des maisons qui seront éventuellement désassemblées et emballées pour leur transport.

    Parmi les participants, il y a avait des personnes de tous âges dont plusieurs n’avaient pas d’expérience en construction. Darwin Villacis, d’une église missionnaire en Équateur, a consacré deux après-midi au projet afin d’observer comment les Nord-Américains construisent leurs maisons.

    « Mon talent est dans mes mains, pas dans mes mots ou ma bouche », dit un mécanicien de 47 ans.

    Marcela Dow n’avait jamais manipulé un marteau avant. Cette jeune fille de 15 ans, avec son groupe de jeunes de Philadelphie en Pennsylvanie, s’est portée bénévole « parce c’est toujours plaisant d’aider les gens; on peut voir le changement qu’on apporte. »

    Byron Rempel-Burkholder est un auteur et rédacteur de Winnipeg, au Manitoba (Canada).

  • Adultes et enfants marchent avec Dieu dans le doute et la confiance à PA 2015

    par Laura Kraybill

    « Allez les Pingouins, il est temps d’aller tondre les moutons ». Cela pourrait sembler bizarre si vous n’étiez pas au programme pour enfants de la CMM. Pour les 281 enfants qui étaient présents à PA 2015 à Harrisburg, en Pennsylvanie, cela a été stimulant. Les participants terminaient rapidement leurs collations pour vite s’aligner dans leur groupe d’activité, désigné par un nom d’animal, prêts pour leur prochaine activité.

    Regarder la tonte des moutons est seulement une des nombreuses activités qui a ravi les jeunes participants du Rassemblement. Chaque jour, les enfants faisaient leur chemin à travers six stations : histoire biblique, jeux bibliques, imagination, artisanat, jeux d’intérieur/extérieur, musique et mouvement.

    Les histoires bibliques s’accordaient avec le thème de la journée.

    Le mercredi, « En marche dans le doute et la conviction »  est devenu « le doute et la foi » pour les enfants.

    « Nous avons parlé des disciples qui ont douté, malgré les instructions de Jésus, qu’il y ait assez de nourriture pour les 5 000 personnes», a raconté Becky Degan, de l’équipe de planification des programmes pour enfants.

    Caleb Metzler, un participant de 10 ans de Stonebrook Mennonite Church à York, en Pennsylvanie, pense que l’histoire est « étonnante car il a commencé avec cinq pains et deux poissons et ils ont trouvé de plus en plus de nourriture ».

    « Cela nous apprend à croire que Dieu est capable de faire n’importe quoi », dit Caleb.

    Il aime toutes les activités, mais surtout l’artisanat où les enfants passent la semaine à créer une longue banderole qui proclame « En Marche avec Dieu ». « J’ai dessiné trois croix et puis des gens au pied », dit Caleb.

    Caleb Metzler veut que les passants « aient confiance que Dieu reviendra comme il l’a dit à Pierre ». Cela rappelle le même verset biblique utilisé dans le culte des adultes le mercredi : 1 Pierre 1: 3-9.

    Partager l’amour de Jésus avec les enfants est l’objectif principal de la semaine, selon Becky Degan. En lançant un parachute dans l’air ou en s’aidant les uns les autres pour «pêcher» dans une piscine pour enfants, ils apprennent aussi à s’aimer les uns les autres.

    Et si l’explosion de rires après chaque bêlement de mouton est une indication, les enfants n’apprennent pas seulement l’amour de Dieu, mais ils s’amusent bien aussi.

    Laura Kraybill est de Elkhart (Indiana) et commencera ses études au Séminaire Théologique Evangélique Garrett cet automne dans le programme de Maîtrise en Divinité. Au cours des cinq dernières années, Kraybill a dirigé le programme d’art dramatique à Hesston College au Kansas.

  • Le Rassemblement a lieu au Champ de Foire de la Pennsylvanie

    Par Devin Manzullo-Thomas

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – Est-ce que les participants de Pennsylvania 2015 accepteront « une odeur de ferme » dans leur salle de rencontre?

    C’est seulement une des nombreuses questions que le coordonnateur national de PA 2015, Howard Good des États-Unis, s’est posée quand lui et son équipe ont considéré le Champ de Foire de la Pennsylvanie à Harrisburg comme le site potentiel du prochain Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Après avoir examiné une étude de faisabilité approfondie, le Comité Exécutif de la CMM a choisi en mai 2011 de tenir le 16e Rassemblement aux États-Unis, plus précisément au Champ de Foire de la Pennsylvanie. Le site, construit dans les années 1930, a été créé pour des expositions agricoles.

    Tenir une conférence d’église dans des bâtiments connus pour accueillir des événements agricoles comportait son lot de défis.

    Mais le complexe semblait être un bon endroit pour tenir PA 2015, compte tenu que les mennonites « sont connus pour être de bons agriculteurs », dit Liesa Unger de l’Allemagne, responsable des événements internationaux de la CMM.

    Le coordonnateur national, Howard Good, et d’autres organisateurs sont heureux du choix. De plus, la décision a été bénéfique pour les administrateurs et le personnel du Champ de Foire.

    Le Champ de Foire accueille habituellement des événements qui attirent une grande foule. (On attend 170 000 personnes au grand salon américain du plein-air). Mais avec un groupe de 7 500 participants représentant 65 pays, PA 2015 est «  beaucoup plus important que tous les autres événements que nous avons eu à l’échelle internationale », dit Sharon Atland, directrice générale du Complexe du Champ de Foire (CCF).

    De plus, la décision de faire de PA 2015 un événement « vert » a créé un précédent pour le Complexe du Champ de Foire. Le CCF a fait des efforts de gestion écoresponsable de moindre envergure dans le passé, comme l’installation d’un moulin à vent et de conteneurs à recyclage autour de ses bâtiments, dit Sharon Atland.

    « [Mais PA 2015 est] le premier événement où quelqu’un est venu nous dire “nous aimerions avoir la plus petite empreinte écologique possible” », dit elle.

    Hannah Smith-Brubaker, secrétaire adjointe au ministère de l’Agriculture en Pennsylvanie, a exprimé son appréciation aux participants du Rassemblement le 23 juillet 2015 « pour votre engagement à faire preuve d’une bonne intendance mennonite… et à réduire les déchets alimentaires. »

    « Nous nous engageons à transmettre ce message en suivant votre exemple et à nous améliorer nous-mêmes … en réduisant les déchets alimentaires dans nos installations, » dit Hannah Smith-Brubaker.

    Ce fut un événement différent en tous points pour le Champ de Foire. Jimmie Carter, un employé à un des stands de nourriture à l’extérieur du grand amphithéâtre, fait remarquer que PA 2015 les a tenus moins occupés que les expositions agricoles quand des files d’attente de clients affamés s’étirent jusqu’au milieu de la salle.

    Il est content d’avoir travaillé pour cet événement. « Nous avons apprécié la musique », dit-il à propos de l’ensemble musical international qui dirigeait les cultes pendant les séances plénières du matin et du soir. « Ne changez jamais cette musique! »

    Devin Manzullo-Thomas est rédacteur de Courier/Correo/Courrier, la publication de la Conférence Mennonite Mondiale.

  • Le programme des jeunes encourage les interactions remplies de confiance

    Par Laura Kraybill

    « Mais le Seigneur me dit “Ne dis pas : Je suis trop jeune” » a entonné en chœur des voix jeunes le 24 juillet 2015 au programme pour jeunes de PA 2015.

    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
PHOTO CREDIT: Laura Kraybill
    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
    PHOTO CREDIT: Laura Kraybill

    Étendus sur le sol de béton de la salle des jeunes, des centaines d’adolescents ont débuté leur matinée avec cette affirmation de Jérémie 1/7-8.

    La lecture biblique a introduit un message plein d’énergie par Dominik Bergen. Il a encouragé les participants à servir les autres et à se laisser servir par les autres, y compris leurs propres parents.

    En guise de rétroaction, les participants se jumelaient avec une autre personne pour parler d’une personne qu’ils souhaitent imiter dans la vie. Les partenaires se font face et reflètent, tels des miroirs, les mouvements de l’autre, à tour de rôle.

    « Nous ne voulions pas seulement parler aux jeunes puis faire jouer un groupe de musique », dit Egon Sawatzky, pasteur jeunesse de l’Église des frères mennonites Concordia à Asuncion au Paraguay et coordonnateur du programme des jeunes et des enfants à PA 2015. « Nous voulons que les jeunes vivent des expériences les uns avec les autres et avec Dieu. »

    Cela signifie qu’il faut se mettre deux par deux ou en petits groupes pendant les activités et les discussions en lien avec les thèmes de « En marche avec Dieu ».

    Yujin Kim from South Korea and the United States, Melanie Jonnalagadda from India and Canada mirror each other’s movements.
    Yujin Kim from South Korea and the United States, Melanie Jonnalagadda from India and Canada mirror each other’s movements.

    Egon Sawatzky est encouragé que les jeunes franchissent les barrières. Il fait mention d’un jeune de 17 ans « qui a presque l’allure d’un adulte » avec une jeune garçon de 12 ou 13 ans. « Ils se sont assis ensemble, ils ont parlé et ri ensemble. »

    Ces interactions « nous aident à sortir de notre zone de confort », fait remarquer un jeune.

    Un groupe de jeunes qui venaient juste de commencer un exercice de confiance (où on se laisse tomber en arrière et rattraper par l’autre) étaient heureux des contacts qu’ils étaient en train de faire. « Tu ne te sens pas seul. Tu possèdes une famille plus grande », dit un membre du groupe.

    Un autre ajoute «  Ça nous donne une idée comment grande est l’Église mennonite. »

    Jonas Beachy de New Hope Bible Church en Oregon aime les défis dans ce qu’il a entendu. « Ça nous fait réfléchir sur notre relation avec Dieu et prier pour plusieurs choses. »

    Après cette expérience, est-ce que les jeunes planifient assister au Rassemblement 2021? Des voix ont répondu en chœur : « Je l’espère! »

    Laura Kraybill est de Elkhart (Indiana) et commencera ses études au Séminaire Théologique Évangélique Garrett cet automne dans le programme de Maîtrise en Divinité. Au cours des cinq dernières années, elle a dirigé le programme d’art dramatique à Hesston College au Kansas.

    Photos par Laura Kraybill

    Andrew Kipfer, É.-U., se laisse tomber avec confiance avec un groupe de jeunes à PA 2015.

    Yujin Kim de la Corée du Sud et des États-Unis, Melanie Jonnalagadda de l’Inde et du Canada reflètent les mouvements de l’un et de l’autre.

    Andrew Kipfer, USA, does a trust fall with a group of youth at PA 2015.
PHOTO CREDIT: Laura Kraybill
  • Les participants internationaux font des conserves de haricots dans la chaleur de la Pennsylvanie

    Par Tim Huber

    Harrisburg, Pennsylvanie (États-Unis) – L’unité mobile du Comité central mennonite (MCC) pour la mise en conserve de la viande est devenue végétalienne pour le Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, remplaçant pendant une semaine le porc, le bœuf et la dinde par des haricots verts.

    Quittant le Rassemblement par une porte menant au stationnement, des participants ont enfilé couvre-cheveux, quelques couvre-barbes et des gants de plastique pour emballer et étiqueter des boîtes de 650 grammes bénévolement.

    « Nous savions que travailler avec de la viande dans un stationnement en juillet ne serait pas possible, c’était donc la seule option que nous avions » a déclaré le coordinateur de conservation, John Hillegass, le 23 juillet 2015.

    A la fin du Rassemblement, 3 500 boîtes auront été emballées dans des boîtes en carton, destinées à des banques alimentaires de la Pennsylvanie. Les haricots ont été achetés, congelés, dans une épicerie locale, à un tarif réduit. Hillegass dit que c’est la première fois que le MCC mettait en conserve autre chose que de la viande.

    « J’ai reçu quelques appels, ici et là, de gens qui demandent si on ne ferait pas des pêches et des légumes, dit-il, mais la viande c’est vraiment ce que nous faisons. »

    Accompagnées du concert des dizaines de marteaux quelques mètres seulement plus loin, sur le site de construction d’une maison de Mennonite Disaster Service, des équipes de 10 à 12 volontaires se penchaient sur une rangée de boîtes de conserve vides, les remplissant avec de l’eau et des haricots congelés avant de les passer sous une machine à sceller.

    Pendant la nuit, l’équipe permanente de l’unité mobile met en route les cuiseurs à vapeur de la remorque pour cuire les boîtes de conserve. Les lots terminés sont étiquetés avec des bâtons de colle par des étrangers bavards, unis dans l’action et la conviction.

    « Nous allons avoir plus de 160 bénévoles », a déclaré Hillegass à propos de la participation totale prévue. « Les gens qui ne font que passer, s’arrêtent et disent qu’ils veulent aider. »

    Ce projet est le dernier tour de piste pour cette génération d’unité mobile de mise en conserve du MCC. Tandis que quelques ouvriers mettaient la touche finale sur les boîtes de haricots à Harrisburg, d’autres travailleurs à Ephrata terminaient les préparatifs de la prochaine unité mobile du MCC qui, selon Hillegass, sera prête en août.

    Tim Huber est rédacteur-adjoint Mennonite World Review.Il fait partie de l’équipe de rédacteurs de Meetinghouse qui feront les rapports des séances plénières du 16e Rassemblement.

  • Désolé, cet article est seulement disponible en Español et English.

  • Des chants internationaux, même peu familiers, transportent les participants dans l’adoration

    Par Laura Kraybill

    L’adoration monte aux cieux pendant que des mennonites et des Frères en Christ de partout dans le monde unissent leurs voix à PA 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie. Malgré les différences théologiques et culturelles, la musique est un agent unificateur au rassemblement mondial, même quand elle nous fait quitter notre zone de confort.

    Les chants, qu’ils soient nouveaux ou familiers, sont les temps forts pour beaucoup de participants. Un participant a fait la remarque : « J’aimerais chanter et chanter ».

    « J’aimerais que des gens partent d’ici en disant, “je n’avais pas pensé vivre une telle expérience d’adoration avec de la musique asiatique”, dit Marcy Hostetler, responsable des chants pendant la semaine et directrice de la chorale de Lancaster Mennonite High School.

    Marcy Hostetler espère que les gens vivent une expérience commune de l’adoration pendant qu’ils apprennent des chants et des mouvements de plusieurs pays. « Quand on s’ouvre, on expérimente quelque chose à l’extérieur de nous-mêmes, on expérimente Dieu. »

    L’équipe des musiciens en elle-même est diversifiée, avec des musiciens talentueux provenant de divers pays dans le monde. Avec seulement trois jours de répétition et divers points de vue au sujet du leadership de la femme, Marcy Hostetler avait des inquiétudes.

    « Nous n’avons eu aucun problème. J’ai beaucoup de joie à diriger ce groupe. »

    Des connexions inattendues sont en partie à l’origine de cette joie.

    En 1983, quand Marcy Hostetler enregistrait un garçon angolais réfugié en République démocratique du Congo, elle n’avait jamais imaginé qu’elle serait, 32 ans plus tard, avec ce même garçon dans la même équipe musicale au Rassemblement de la CMM.

    Bien que ses cassettes audio ont été volées, le frère de Marcy Hostetler a trouvé une cassette chez lui sur laquelle on peut entendre la voix de Dodo Miranda. Quand Miranda a posé sa candidature pour faire partie de l’équipe musicale, Marcy Hostetler a eu le privilège de lui faire entendre l’enregistrement.

    Chaque jour, la musique choisie représente un continent différent dont l’Asie, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord. En adorant avec des styles différents, Marcy Hostetler savait que la musique aurait un grand pouvoir unificateur. « Chanter est une manière importante de transcender les frontières culturelles. »

    Laura Kraybill vient de Elkart (Indiana) et commencera en septembre des études dans le programme Master of Divinity à Garrett Evangelical Theological Seminary. Laura Kraybill a travaillé au cours des cinq dernières années comme directrice du programme d’art dramatique à Hesston College, au Kansas.

  • Des théologiens femmes de l’Amérique du Nord tiennent une réunion inaugurale

    Par Harriet Sider Bicksler

    A l’exemple de leurs soeurs de l’Afrique et de l’Amérique latine qui ont déjà des réseaux bien-développés de théologiens femmes, une cinquantaine de théologiens femmes de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la première fois le 22 juillet 2015 au complexe d’Exposition Agricole à Harrisburg, Pennsylvanie.

    Elizabeth Soto, qui est à l’origine de la réunion, est l’ancienne modératrice de Mennonite Church USA (l’Église Mennonite des États-Unis), et s’implique dans le réseau des théologiens femmes de l’Amérique Latine. Linda Gehman Peachy et Michelle Armster, également de Mennonite Church USA, et Mary Anne Isaak, pasteur de River East Mennonite Brethren Church (Église des Frères Mennonite de River East), Winnipeg, Canada, ont conduit la réunion.

    L’assistance diversifiée de femmes se sont présentés. Parmi les raisons pour leur présence elles ont cité l’importance d’avoir une voix collective; le désire d’entendre les réflexions d’autres femmes; la recherche d’une communauté sacrée; la conviction que sans la voix des femmes la théologie n’est pas complète et le désire d’avoir des liens avec d’autres femmes.

    Audrey Kanagy displays three completed “Women in Conversation” decoupage paintings while explaining the project. Looking on are Nancy Heisey and Elie Soto. PHOTO CREDIT: Harriet Bicksler
    Audrey Kanagy affiche trois “Women in Conversation” (Les Femmes en Conversation) peintures de découpages tout en présentant le projet. A côté, Nancy Heisey et Elizabeth Soto observent. CREDIT PHOTO: Harriet Bicksler

    Audrey Kanagy, pasteur à Lancaster, Pennsylvanie, a présenté un projet d’art. Elle a invité des femmes de prendre part à tout moment pendant le rassemblement.

    Le projet de découpage appelé “Women in Conversation” (les femmes en conversation) est de nature interdépendante et communautaire a dit Kanagy. Les contributrices participent à un processus où il n’y a pas de réponse juste et où le produit fini est sans importance.

    Les femmes se sont séparées en petits groupes pour discuter des thèmes tels que leurs compréhensions bibliques, la mobilisation des jeunes, la sexualité, l’église mondiale et le leadership des femmes.

    En préparation pour une prochaine réunion conjointe avec les autres groupes continentaux de théologiens femmes, l’assistance a lancé des idées pour des activités possibles d’un Reseau Mondial de Femmes, et a considéré ce qu’un tel réseau pourrait offrir et demander de la Conférence Mennonite Mondial.

    La réunion du Réseau Mondial aura lieu le 24 juillet 2015, 13H30 à 17H00, dans la salle Delaware. (Directions: de l’entrée à la rue Cameron, suivez des panneaux à H (hall principal); traversez le hall principal jusqu’à l’entrée, tournez à gauche et montez l’escalier. La salle Delaware est derrière la salle Susquehanna, accessible par un couloir à gauche.)

    Harriet Sider Bicksler est auteur et rédactrice à la retraite. Elle sert en tant que rédactrice du Brethren in Christ Historical Society (Société Historique de l’Eglise des Frères en Christ) prés de Harrisburg.

    LEGENDE DE LA PHOTO: Audrey Kanagy affiche trois “Women in Conversation” (Les Femmes en Conversation) peintures de découpages tout en présentant le projet. A côté, Nancy Heisey et Elizabeth Soto observent.

  • Des théologiens femmes de l’Amérique du Nord tiennent une réunion inaugurale

    Par Harriet Sider Bicksler

    A l’exemple de leurs soeurs de l’Afrique et de l’Amérique latine qui ont déjà des réseaux bien-développés de théologiens femmes, une cinquantaine de théologiens femmes de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la première fois le 22 juillet 2015 au complexe d’Exposition Agricole à Harrisburg, Pennsylvania.

    Elizabeth Soto, qui est à l’origine de la réunion, est l’ancienne modératrice de Mennonite Church USA (l’Église Mennonite des Etats-Unis), et s’implique dans le réseau des théologiens femmes de l’Amérique Latine. Linda Gehman Peachy et Michelle Armster, également de Mennonite Church USA, et Mary Anne Isaak, pasteur de River East Mennonite Brethren Church (Église des Frères Mennonite de River East), Winnipeg, Canada, ont conduit la réunion.

    L’assistance diversifiée de femmes se sont présentés. Parmi les raisons pour leur présence elles ont cité l’importance d’avoir une voix collective; le désire d’entendre les réflexions d’autres femmes; la recherche d’une communauté sacrée; la conviction que sans la voix des femmes la théologie n’est pas complète et le désire d’avoir des liens avec d’autres femmes.

    Audrey Kanagy, pasteur à Lancaster, Pennsylvania, a présenté un projet d’art. Elle a invité des femmes de prendre part à tout moment pendant le rassemblement.

    Le projet de découpage appelé “Women in Conversation” (les femmes en conversation) est de nature interdépendante et communautaire a dit Kanagy. Les contributrices participent à un processus où il n’y a pas de réponse juste et où le produit fini est sans importance.

    Les femmes se sont séparées en petits groupes pour discuter des thèmes tels que leurs compréhensions bibliques, la mobilisation des jeunes, la sexualité, l’église mondiale et le leadership des femmes.

    En préparation pour une prochaine réunion conjointe avec les autres groupes continentaux de théologiens femmes, l’assistance a lancé des idées pour des activités possibles d’un Reseau Mondial de Femmes, et a considéré ce qu’un tel réseau pourrait offrir et demander de la Conférence Mennonite Mondial.

    La réunion du Réseau Mondial aura lieu le 24 juillet 2015, 13H30 à 17H00, dans la salle Delaware. (Directions: de l’entrée à la rue Cameron, suivez des panneaux à H (hall principal); traversez le hall principal jusqu’à l’entrée, tournez à gauche et montez l’escalier. La salle Delaware est derrière la salle Susquehanna, accessible par un couloir à gauche.)

    Harriet Sider Bicksler est auteur et rédactrice à la retraite. Elle sert en tant que rédactrice du Brethren in Christ Historical Society (Société Historique de l’Église des Frères en Christ) prés de Harrisburg.

  • Le rassemblement appelé à lutter avec l’indépendance et la communauté

    De Tim Huber

    HARRISBURG, Pennsylvania, E-U – Personne n’est jamais seul. On doit vivre en communauté. Pourtant chacun désire l’indépendance et l’autonomie.

    Wieteke van der Molen, pasteur Mennonite Néerlandais et hôte d’un centre de retraite, a dit dans son discours au Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale le 24 juillet 2015 que les intérêts du groupe se heurtent toujours contre les intérêts de l’individu, alors chaque personne lutte forcément contre la friction et la frustration.

    Van der Molen a dit que le patriarche Jacob ne pensait qu’à lui-même jusqu’au moment où il a perdu sa communauté; il ne lui restait que l’autonomie. A ce moment quelqu’un l’a affronté et a lutté avec lui toute la nuit (Génèse 32).

    Malgré le fait que Jacob vivait à sa propre gré, Dieu ne l’a pas jugé, mais Dieu demeurait avec lui, tout comme Il demeure avec nous aujourd’hui.

    “Dieu marche simplement avec toi, peu importe le résultat,” van der Molen a dit.

    Elle a exhorté l’assistance à faire des choix en fonction de leurs propres désires tout en reconnaissant les désires, blessures et frustrations de la communauté.

    “Il faut assumer la responsabilité de tes actes,” a-t-elle dit. “Ceux de la communauté, et de toi-même, tout en faisant des réparations si nécessaire.”

    “Garder le sentiment d’autonomie à l’intérieur de la communauté est une lutte continuelle avec l’homme, avec Dieu et, surtout, avec toi-même,” a-t-elle dit. “Et même si tu sors vainqueur, tu boîtes légèrement.”

    Public s’éveille

    Le programme du soir a présenté Nohemy Ruth García de l’Espagne. Elle a chanté “Despertar” (Eveil), une chanson qu’elle a composé pour commémorer le dixième anniversaire de l’attentat terroriste à Madrid en 2004 qui a tué 191 personnes et a blessé 1,800.

    “Dans nos églises, à la maison et dans nos communautés, c’est un temps pour la paix,” a-t-elle dit. “Cette chanson est un appel au réveil. … Agissons et vraiment travaillons pour la paix que Dieu veut réaliser en son royaume.”

    Pendant qu’elle chantait, les premiers à s’éveiller étaient une demi-douzaine de cellulaires lumineux balancés au rythme par des gens assis dans un coin haut du stade.

    Ensuite, le despertar a enveloppé l’espace avec des milliers de lumières se joignant à une voix qui brillait dans l’obscurité.

    L’émotion visible sur son visage, Garcia a terminé la chanson avec un message qui n’avait plus besoin de traduction.

    Le culte a terminé avec la Sainte Cène, y compris une option de pain sans gluten et du jus de raisin servi en tasses biodégradables.

    Tim Huber est rédacteur associé de  Mennonite World Review (la Revue Mennonite du Monde).

  • Le dialogue œcuménique de la Commission Foi et Vie aide à découvrir ses propres convictions

    Pourquoi la Commission Foi et Vie de la CMM passe du temps avec des catholiques? À l’atelier « Beyond the Shared Convictions: The Work of the MWC Faith and Life Commission » (Au-delà des convictions communes : le travail de la Commission Foi et Vie de la CMM), le président Alfred Neufeld a expliqué le mandat de la Commission : promouvoir les conversations théologiques, apprendre comment les membres comprennent et décrivent la foi et la vie anabaptistes, donner et recevoir des conseils et se tenir mutuellement responsable.

    Alfred Neufeld a dit qu’une des façons d’accomplir le mandat a été « un travail œcuménique réceptif [avec d’autres confessions] : écouter le récit des luttes des uns et des autres. »

    En plus des conversations importantes avec la Fédération luthérienne mondiale qui ont culminé au service de la réconciliation en 2010, la Commission a eu des conversations avec l’Église Adventiste du Septième Jour et est actuellement engagée dans un dialogue trilatéral sur le baptême avec la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

    Alfred Neufeld a demandé la prière en disant « ce travail exige beaucoup de sensibilité et de sagesse. »

    Ces conversations ont mis au défi l’humilité anabaptiste (« l’Église Adventiste du Septième Jour parlait de ses problèmes et pas de ses réussites ») et a demandé un examen de la grâce (« Nous sommes des personnes de la loi; comment devenir des personnes de la grâce? »).

    Alfred Neufeld encourage les anabaptistes à saisir l’occasion des anniversaires qui approchent (celui de la Réforme en 2017 et celui de l’anabaptisme en 2025) pour reconquérir notre identité, en racontant qui nous sommes et ce que nous désirons être et non en racontant ce que nous ne sommes pas.

    Il faut que chaque génération renouvelle le sens d’être anabaptiste, a expliqué le secrétaire de la Commission, John D. Roth. Il suggère de formuler le 500e anniversaire « Renouveau 2025 »

    La Commission Foi et Vie surpervise aussi plusieurs groupes, y compris Global Anabaptist Mennonite Encyclopedia Online (l’encyclopédie mondiale en ligne de l’anabaptisme mennonite) et travaille à établir des liens au sein du réseau des éducateurs et du réseau des théologiennes.

    À l’ordre du jour au cours des prochaines années : un rapport des résultats du Profil Anabaptiste Mondial, une étude au sujet des Convictions Communes de la CMM et un travail théologique au sujet de la « paix juste ».

    Les membres de la Commission ont dirigé 16 ateliers durant PA 2015 dont un sur le dialogue avec l’Église Adventiste du Septième Jour (le mercredi) et sur le dialogue trilatéral (le jeudi).

    Karla Braun a été la rédactrice adjointe du MB Herald (le magazine de la Conférence canadienne des Églises des frères mennonites) et deviendra rédactrice de Courrier-Correo-Courieraprès le Rassemblement.

  • Dans les coulisses du Village de l’Eglise Mondiale

    Par Harriet Sider Bicksler

    Un coq sur Skype. Une hutte faite d’herbe et des kilomètres de Velcro. Des paniers et les Big Five. Comment tous ces objets apparemment sans lien se retrouvent présentés ensemble au Village de l’Eglise Mondiale ?

    Commençons par le coq.

    Vikal Rao d’Inde, a été le coordinateur du le Village de l’Eglise Mondiale à la Conférence Mennonite Mondiale 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie.

    Alors qu’il était en charge des jeunes pendant le Rassemblement de 1997 à Kolkata, Rao a eu une vision de ce qu’il voulait créer en 2015. Il a fait deux voyages aux Etats Unis pour aller voir le Farm Show Complex pour savoir comment adapter sa vision avec les réalités de l’espace que le Village allait occuper.

    Travaillant avec les coordinateurs régionaux, les hôtes des différents continents, et aussi les coordinateurs sur place, Art Bert et sa femme Donna de Dillsburg en Pennsylvanie, ont fait beaucoup d’appels sur Skype. Bert se rappelle d’un appel par Skype au Kenya qui a était régulièrement ponctué par le chant d’un coq.

    Qu’en est-il de la hutte en herbe et du Velcro ?

    Bert a reçu toutes sortes de demandes d’aide des différents continents pendant qu’ils étudiaient les matériaux qu’il fallait pour leurs tentes.

    Par exemple, l’Inde voulait une hutte en herbe. Pour répondre à ce souhait, Bert a trouvé deux familles en Pennsylvanie qui ont vécu en Asie. Elles se sont portés volontaires pour créer la hutte.

    Des kilomètres et des kilomètres de Velcro étaient nécessaires pour construire l’ensemble des stands, dit Bert.

    Quant aux paniers et les « Big Five », qui étaient prévus dans la tente africaine ?

    Virginia Moyo, qui a aidé à mettre en place la section Zimbabwe de la tente, a expliqué qu’ils voulaient montrer leur fierté de leur travail manuel et comment ils utilisent uniquement des matériaux facilement disponibles. Dans le cadre de leur contribution à la tente de l’Afrique, ils ont apporté des paniers tissés à la main et des sculptures en bois connus par les amateurs d’animaux sauvages comme les « Big Five »: l’éléphant, le buffle d’Afrique, le léopard, le lion et le rhinocéros.

    Les femmes ont tissé les paniers, les hommes se sont occupés des sculptures sur bois.

    Maintenant que le Village de l’Eglise Mondiale est en plein effervescence, comment Rao et Bert considèrent toutes ces heures passées à rêver de possibilités, à faire des appels Skype, à demander des matériaux divers et, forcément, à avoir des moments de désaccords le long du chemin ?

    Rao regarde autour de lui. « Je suis heureux. J’ai voulu un endroit où les gens pourraient être en fraternité entre eux, pour partager leur foi et pour apprendre ensemble. C’est ce qui est en train de se passer ».

    Bert aussi évalue la scène: « N’est-ce pas tellement cool » ?

    Harriet Sider Bicksler a pris sa retraite après une carrière comme écrivain et éditrice. Elle continue à servir en tant que rédactrice pour la Société d’Histoire des Frères en Christ dans la région de Harrisburg.