Étiquette : PA2015 worship services

  • Hippolyto Tshimanga lance un appel à l’action dans le domaine de la mission et de l’évangélisation

    Par Virginia A. Hostetler

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – L’énergie était encore vive à l’avant-dernière séance plénière de PA 2015 qui mettait en vedette le travail de la Commission Mission de la CMM. Les orateurs ont lancé de sérieux défis aux anabaptistes, les appelant à un discipulat plus actif en matière d’évangélisation.

    Il y a un malaise à l’égard de la mission, en particulier parmi les églises du monde occidental, dit l’orateur Hippolyto Tshimanga, directeur du programme Afrique, Europe et Amérique latine pour Mennonite Church Canada.

    Rejetant les attitudes impérialistes de l’œuvre missionnaire du passé et cherchant à être sensibles aux personnes vivant dans des milieux non occidentaux, plusieurs personnes dans l’église se sont effarouchées à l’idée de faire, d’une façon ouverte, le travail de l’évangélisation et de la mission.

    Hippolyto Tshimanga a cité André Gingerich Stoner : « Les mennonites aime le service, flirtent avec la paix et sont allergiques à l’évangélisation. »

    « Pourquoi ces questions sont-elles si difficiles pour moi? » déplore Hippolyto Tshimanga, « remettons-nous en question le plus fondamental des ministères de l’église, la raison d’être de l’église? »

    Hippolyto Tshimanga a donné l’exemple de Jésus qui proclamait le Royaume de Dieu aux personnes de son époque. Il a aussi rappelé à l’auditoire que les disciples de Christ ont le mandat, aujourd’hui, de faire de même – en paroles et en actions.

    « Il n’existe pas d’Église sans mission; la mission est l’ADN de l’Église », affirme Hippolyto Tshimanga.

    Rodrigo García (left) and Marc Pasques

    Les jeunes anabaptistes, Marc Pasques (d’Espagne et d’Australie) et Rodrigo Pedroza (du Mexique), ont parlé en tandem et ont mis l’auditoire au défi d’associer convictions et actions concrètes.

    Rodrigo Pedroza a référé à l’annonce du Royaume de Dieu dans Marc 1/15. Le Royaume de Dieu est proche, mais il n’est pas encore été entièrement accompli.

    « Notre rôle en tant que cobâtisseurs du Royaume de Dieu s’exerce ici et maintenant », dit-il.

    Rodrigo Pedroza a montré l’exemple de Jésus qui, en marge de la société, a exercé son ministère où la souffrance abondait. « La bonne nouvelle doit être proclamée et comprise dans chaque contexte des besoins humains », dit-il.

    « Qui sont les hommes et les femmes que notre société considère comme des lépreux? a demandé Marc Pasques. Les voyons-nous? »

    « Parce que nous sommes anabaptistes et disciples de Jésus, nous ne pouvons pas tolérer ou justifier la discrimination ou la violence envers les personnes sur la base de leur nationalité, leur ethnicité, leur sexe, leur statut marital ou leur orientation sexuelle » a-t-il insisté.

    La musique nord-américaine a prédominé durant ce culte ayant pour thème en marche dans l’accueil et le don. Les membres de l’équipe musicale provenaient de l’Angola, de l’Éthiopie, de l’Inde, de l’Indonésie, du Mexique, de l’Espagne et des États-Unis. Marcy Hostetler a aussi fait mention de deux musiciens, de la Colombie et de la République démocratique du Congo, qui n’ont pas obtenu leur visa.

    Virginia A. Hostetler est éditrice Web pour The Canadian Mennonite. Elle fait partie de l’équipe de rédacteurs Meetinghouse qui ont couvert les séances plénières du 16e Rassemblement.

  • Culte du samedi soir à PA 2015

    Par Doreen Martens

    Harrisburg, Pennsylvanie (É.-U.) – L’amour du prochain est sans aucun doute au cœur de l’évangile, dit Bruxy Cavey à la dernière séance plénière de PA 2015. Au cours de cette soirée, nous avons aussi été témoin de la passation des pouvoirs du président sortant de la Conférence Mennonite Mondiale, Danisa Ndlovu, au président désigné Nelson Kraybill.

    Dans une réflexion sur Galates 5/22-23 entrelacée d’humour, Bruxy Cavey (pasteur enseignant à The Meeting House, une grande église des Frères en Christ en Ontario au Canada) a fait l’éloge des anabaptistes qui véhiculent depuis des siècles le message de Jésus, simple et clair : l’amour du prochain est un reflet essentiel de l’amour pour Dieu.

    « Nous sommes une église de paix parce que nous sommes d’abord et avant tout une église de Jésus-Christ », dit Cruxy Cavey.

    Il souligne que les fruits de l’Esprit mentionnés dans le texte biblique sont tous des reflets du premier : l’amour.

    « Le travail de l’Esprit en nous est le travail de l’amour… Dans la mesure où nous reconnaissons et incarnons l’amour, nous sommes partenaires avec le Saint-Esprit. »

    Bruxy Cavey utilise une pierre pour expliquer à ses filles que l’amour signifie plus qu’être seulement gentil; l’amour signifie faire intentionnellement le bien.

    La pierre en soi « n’est pas brutale, elle ne blesse personne. Elle ne fait rien, elle reste juste là », dit-il. « L’amour, par contre, ne reste pas juste là, il agit. »

    Agape, dit-il, c’est le choix précieux d’entretenir des rapports avec quelqu’un.

    « Nous ne faisons pas la distinction entre l’adoration et le service, entre l’adoration et l’évangélisation; tout est adoration », dit Bruzy Carey. « Notre religion, ce sont les relations; elles se cultivent de la façon que nous aimons les personnes autour de nous. »

     Clôture de l’Assemblée Réunie

    À la fin de l’Assemblée Réunie, le secrétaire général César García a fait l’éloge du président sortant Danisa Ndlovu qui a servi au cours des six dernières années. César García lui a remis une houlette de berger comme symbole de succession.

    Danisa Ndlovu a déclaré que le Rassemblement lui avait donné des raisons de croire qu’il « finissait bien », surtout en partant au son de cette musique extraordinaire appréciée par plus de 7 500 participants.

    Il a aussi rendu hommage à Janet Plenert qui a servi 12 ans avec la CMM dont les six dernières années comme vice-présidente. Les deux ont reçu en cadeau un récipient amish pour le lavement des pieds.

    Rebecca Osiro, première femme ordonnée par l’Église mennonite du Kenya et représentante de la CMM pour l’Afrique de l’Est depuis plusieurs années, a été présentée comme la nouvelle vice-présidente de la CMM.

    Nelson Kraybill, ancien président du Anabaptist Mennonite Biblical Seminary, à Elkhart dans l’Indiana, a reçu la houlette du berger de la part de Danisa Ndlovu au cours d’une cérémonie d’installation dans sa fonction de président.

    « Ma prière est que, devant le monde qui regarde, nous passions au travail de la réconciliation », dit Nelson Kraybill.

    Le culte fut empreint de joie grâce à la musique de la chorale mennonite d’’enfants de Lancaster, du chœur d’hommes Mennonite Heritage et des chansons de tradition américaine du folk et du blues.

    Le culte s’est terminé avec « l’hymne national des mennonites de l’Amérique du Nord » chanté a capella « Praise God from Whom all Blessings Flow ». Une fin toute appropriée pour la journée Amérique du Nord pendant que les participants tournaient leurs regards vers l’avenir, vers le prochain rassemblement en Indonésie en 2021.

    Doreen Martens est une journaliste de l’Ontario. Elle a contribué à la couverture du Rassemblement 2015 avec Meetinghouse.

  • Des chants internationaux, même peu familiers, transportent les participants dans l’adoration

    Par Laura Kraybill

    L’adoration monte aux cieux pendant que des mennonites et des Frères en Christ de partout dans le monde unissent leurs voix à PA 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie. Malgré les différences théologiques et culturelles, la musique est un agent unificateur au rassemblement mondial, même quand elle nous fait quitter notre zone de confort.

    Les chants, qu’ils soient nouveaux ou familiers, sont les temps forts pour beaucoup de participants. Un participant a fait la remarque : « J’aimerais chanter et chanter ».

    « J’aimerais que des gens partent d’ici en disant, “je n’avais pas pensé vivre une telle expérience d’adoration avec de la musique asiatique”, dit Marcy Hostetler, responsable des chants pendant la semaine et directrice de la chorale de Lancaster Mennonite High School.

    Marcy Hostetler espère que les gens vivent une expérience commune de l’adoration pendant qu’ils apprennent des chants et des mouvements de plusieurs pays. « Quand on s’ouvre, on expérimente quelque chose à l’extérieur de nous-mêmes, on expérimente Dieu. »

    L’équipe des musiciens en elle-même est diversifiée, avec des musiciens talentueux provenant de divers pays dans le monde. Avec seulement trois jours de répétition et divers points de vue au sujet du leadership de la femme, Marcy Hostetler avait des inquiétudes.

    « Nous n’avons eu aucun problème. J’ai beaucoup de joie à diriger ce groupe. »

    Des connexions inattendues sont en partie à l’origine de cette joie.

    En 1983, quand Marcy Hostetler enregistrait un garçon angolais réfugié en République démocratique du Congo, elle n’avait jamais imaginé qu’elle serait, 32 ans plus tard, avec ce même garçon dans la même équipe musicale au Rassemblement de la CMM.

    Bien que ses cassettes audio ont été volées, le frère de Marcy Hostetler a trouvé une cassette chez lui sur laquelle on peut entendre la voix de Dodo Miranda. Quand Miranda a posé sa candidature pour faire partie de l’équipe musicale, Marcy Hostetler a eu le privilège de lui faire entendre l’enregistrement.

    Chaque jour, la musique choisie représente un continent différent dont l’Asie, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord. En adorant avec des styles différents, Marcy Hostetler savait que la musique aurait un grand pouvoir unificateur. « Chanter est une manière importante de transcender les frontières culturelles. »

    Laura Kraybill vient de Elkart (Indiana) et commencera en septembre des études dans le programme Master of Divinity à Garrett Evangelical Theological Seminary. Laura Kraybill a travaillé au cours des cinq dernières années comme directrice du programme d’art dramatique à Hesston College, au Kansas.

  • Le rassemblement appelé à lutter avec l’indépendance et la communauté

    De Tim Huber

    HARRISBURG, Pennsylvania, E-U – Personne n’est jamais seul. On doit vivre en communauté. Pourtant chacun désire l’indépendance et l’autonomie.

    Wieteke van der Molen, pasteur Mennonite Néerlandais et hôte d’un centre de retraite, a dit dans son discours au Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale le 24 juillet 2015 que les intérêts du groupe se heurtent toujours contre les intérêts de l’individu, alors chaque personne lutte forcément contre la friction et la frustration.

    Van der Molen a dit que le patriarche Jacob ne pensait qu’à lui-même jusqu’au moment où il a perdu sa communauté; il ne lui restait que l’autonomie. A ce moment quelqu’un l’a affronté et a lutté avec lui toute la nuit (Génèse 32).

    Malgré le fait que Jacob vivait à sa propre gré, Dieu ne l’a pas jugé, mais Dieu demeurait avec lui, tout comme Il demeure avec nous aujourd’hui.

    “Dieu marche simplement avec toi, peu importe le résultat,” van der Molen a dit.

    Elle a exhorté l’assistance à faire des choix en fonction de leurs propres désires tout en reconnaissant les désires, blessures et frustrations de la communauté.

    “Il faut assumer la responsabilité de tes actes,” a-t-elle dit. “Ceux de la communauté, et de toi-même, tout en faisant des réparations si nécessaire.”

    “Garder le sentiment d’autonomie à l’intérieur de la communauté est une lutte continuelle avec l’homme, avec Dieu et, surtout, avec toi-même,” a-t-elle dit. “Et même si tu sors vainqueur, tu boîtes légèrement.”

    Public s’éveille

    Le programme du soir a présenté Nohemy Ruth García de l’Espagne. Elle a chanté “Despertar” (Eveil), une chanson qu’elle a composé pour commémorer le dixième anniversaire de l’attentat terroriste à Madrid en 2004 qui a tué 191 personnes et a blessé 1,800.

    “Dans nos églises, à la maison et dans nos communautés, c’est un temps pour la paix,” a-t-elle dit. “Cette chanson est un appel au réveil. … Agissons et vraiment travaillons pour la paix que Dieu veut réaliser en son royaume.”

    Pendant qu’elle chantait, les premiers à s’éveiller étaient une demi-douzaine de cellulaires lumineux balancés au rythme par des gens assis dans un coin haut du stade.

    Ensuite, le despertar a enveloppé l’espace avec des milliers de lumières se joignant à une voix qui brillait dans l’obscurité.

    L’émotion visible sur son visage, Garcia a terminé la chanson avec un message qui n’avait plus besoin de traduction.

    Le culte a terminé avec la Sainte Cène, y compris une option de pain sans gluten et du jus de raisin servi en tasses biodégradables.

    Tim Huber est rédacteur associé de  Mennonite World Review (la Revue Mennonite du Monde).

  • L’orateur exhorte l’église d’exercer un amour qui agit pour des autres

    De Lil Goertzen

    “Nous sommes ici aujourd’hui, célébrant notre foi anabaptiste commune et la place que nous avons en Jésus-Christ.” Le représentant de la Commission Diacres, Shantkumar S. Kunjam de l’Inde, a salué les participants de PA 2015 pendant la séance plénière matinale le 24 juillet, 2015.

    Shantkumar S. Kunjam

    Nous sommes appelés à la liberté, mais pas pour des fins égoïstes, a dit Kunjam. Nous devons nous aimer les un les autres, aimer nos prochains et nos ennemis (Galates 5/13-14, Philippiens 2/7, Matthieu 5/33-34).

    Aucune terreur ne peut nous empêcher de faire du bien aux autres, même ceux qui voudraient nous terroriser, a dit Kunjam.

    Nous avons besoin, l’un de l’autre pour nous compléter dans une communauté mondiale de foi, a-t-il dit. Et nous sommes appelés à servir ceux qui sont hors de la communauté de foi.

    Nombreuses églises souffrent désunion intérieure, ce qui affaiblit le témoignage chrétien. Lorsqu’on aime son prochain comme soi-même on ouvre la voie à la réconciliation, Kunjam a dit.

    Kevin Ressler, représentant de la Jeunesse Anabaptiste, a défié l’assistance.

    Ressler a montré son passeport à l’assistance et leur a rappelé ceux qui ne pouvaient pas assister au Rassemblement 16 “parce que mon pays (les Etats-Unis) leur a dit qu’ils sont importuns.”

    Partout dans le monde le christianisme fait face à nombreux défis, a dit Ressler, tel que la persécution, la division ou la baisse de l’adhésion. Par quel moyen l’église anabaptiste peut-elle regagner sa confiance et redevenir prophétique? a demandé Ressler.

    Beaucoup d’entre nous ressemblent aux scribes et aux pharisiens de Matthieu 23/1-29, a dit Ressler: nous connaissons les Ecritures, mais sommes plus préoccupés par l’apparence que par le fond. En préservant notre pouvoir et nos privilèges, nous créons des divisions entre nous et “des autres.”

    “Notre soif de confort et de pouvoir fait que l’église privilégie plus l’individu que le Royaume de Dieu,” a dit Ressler. “Le péché n’est pas une affaire individuelle, mais concerne la communauté toute entière.”

    Ressler a conduit la congrégation par une reflexion de confession et demande de pardon.

    “Nous devons apprendre à nous écouter l’un l’autre,” a dit Ressler. “Nous devons valoriser les évangélisés autant que l’évangéliste. Nous devons apprendre à grandir ensemble.”

    Plus tôt dans le programme, David Meyers, représentant de l’administration de Obama et de la Maison Blanche, a apporté les salutations, accueillant des anabaptistes de partout le monde.

    Depuis presque 500 ans, les anabaptistes témoignent fidèlement à la foi dans la souffrance, a-t-il dit. L’engagement à la paix et à la réconciliation est un exemple puissant qui montre comment les communautés de la foi peuvent transformer le conflit en nouveaux points de départs.

    Meyers a remercié l’assistance “pour le ministère unique que vous continuez à mener en marchant avec les plus petits dans vos communautés à travers le monde.”

    Lil Goertzen est la rédactrice de Evangelical Mennonite Mission Church Recorder (Recorder de l’Eglise Evangélique Mennonite Missionnaire). Elle fait partie de l’équipe de rédacteurs pour Meetinghouse qui font des reportages sur des séances plénières au Rassemblement 16.

  • Le Royaume de Christ veille sur les visas refusés, les conflits ethniques et les différences interconfessionnelles

    Par Connie Faber

    Harrisburg, Pennsylvanie, États-Unis – Nzuzi Mukawa de la République Démocratique du Congo, éducateur et pasteur de l’Église des Frères Mennonite, a lancé un défi à son audience le 23 Juillet 2015: de quitter la Conférence Mennonite Mondiale PA 2015 en tant qu`hommes et femmes réconciliés avec Dieu et avec les autres.

    Nzuzi Mukawa

    Le conflit qui se trouve dans le texte que Mukawa a présenté, 1 Samuel 25: 1-35, commence avec une seule personne: Nabal. Quand cet homme riche, mais insensible rejette la demande d`aide faite par David, ce dernier cherche à se venger.

    La résolution de ce conflit commence aussi par une seule personne: Abigail. Lorsque David accepte son présent de réconciliation, le conflit est résolu.

    « Pourquoi y a-t-il tant de conflits dans le monde? » demanda Mukawa. « Parce que les gens partagent les principes de Nabal. »

    Quand les gens abusent de leur richesse, de leur éducation ou de leur supériorité, cela résulte sur conflits dans les familles, entre les pays et même dans l’Eglise.

    « Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui vont adopter l’attitude de Abigail et aller vers l’autre », a déclaré Mukawa.

    La réconciliation est l’œuvre de Dieu, dit Mukawa, se référant à 2 Corinthiens 5: 17-20. « A l`époque où nous étions les ennemis de Dieu, Dieu est venu vers nous et Il nous a réconciliés en Jésus Christ. »

    « Son nom [est le seul] par lequel nous pouvons être sauvés », dit-il .

    Dieu appelle ses disciples à annoncer la croix et à oeuvrer pour la résolution des conflits. Citant des exemples actuels dans le monde, Mukawa a appelé à une résolution des différents conflits ethniques, tribaux et raciaux.

    L’Assemblée de la CMM représente la grande diversité qui se réjouiera dans les cieux, dit Mukawa. « J`attends ce jour. »

    Les salutations œcuméniques des représentants du Conseil Œcuménique des Eglises Mondial, la Fédération Luthérienne Mondiale et la Conférence Générale des Adventistes du Septième Jour ont souligné l’attachement des anabaptistes à la paix et la réconciliation.

    Malgré les chanteurs absents, la soirée de la musique Africaine était enthousiaste et énergique. Brethren Choral Sounds Choir du Zimbabwe comptait environ 40 chanteurs. Seuls cinq chanteurs ont pu représenter la Eastleigh Fellowship Choir du Kenya; les 25 autres ont eu leurs visas rejetés.

    Le maître de cérémonie Don McNiven a conduit le public dans un moment de prière silencieuse pour les nombreux participants qui manquaient à cause de ce refus.

    Connie Faber est rédactrice en chef du périodique Leader Chrétien. Elle fait partie de l’équipe des rédacteurs Meetinghouse qui rapportent les sessions plénières de la 16ème Assemblée.

  • Les intervenants ont parlé sur le sujet « en marche avec le conflit et la réconciliation » et ont centré leurréflexion sur l’espérance en Jésus.

    Les intervenants ont parlé sur le sujet « en marche avec le conflit et la réconciliation » et ont centré leurréflexion sur l’espérance en Jésus.

    Elizabeth Miller

    Elizabeth Miller, présidente du Provincial Elders’ Conference (PEC) du Moravian Church Northern Province, a apporté des saluts œcuméniques. Ils ont célébré le 600ème anniversaire de cette organisation en juillet. « Nous recherchons ardemment le témoignage mennonite de foi et de paix » dit-elle.

    Alors que les Mennonites sont connus pour leurs actions pour la paix et les résolutions de conflits, les nombreuses dénominations présentes dans le répertoire mondial de la CMM démontrent les difficultés que nous avons pour surmonter nos désaccords.

    L`intervenante Nancy Heisey, présidente de la CMM de 2003 à 2009, a parlé sur 1 Thessaloniciens 5.

    « Paul a reconnu que les puissances sombres sont des forces (et non des personnes), » dit-elle. « ‘Children of light’ est une communauté au milieu de ces forces obscures. »

    Son approche pour les disciples de Christ qui veuillent entrer dans ce combat n`est pas « un manteau de jalousie…mais ce que nous dit 1 Corinthiens 13. » L’espoir, l’amour et la foi.

    Heisey a conclu sur ces mots: « il est temps pour le peuple de Dieu de se soutenir ensemble dans ce monde ».

    Remilyn Mondez des Philippines, membre des Jeunes Anabaptistes, prêcha sur l’Epître aux Ephésiens et partagea son expérience de conflit au sein des églises mennonites durant son enfance.

    Que l’Eglise agisse comme un agneau ou un chevalier en croisade, Mondez l’a exhorté à se fonder sur Jésus Christ.

    « Il faut que l’Eglise revienne à annoncer l’évangile de Jésus Christ et son Salut si elle souhaite en terminer avec les conflits et la douleur » dit-elle.

    Karla Braun a été éditrice associée au The MB Herald (le magazine de la Conférence Canadienne des Églises Mennonites des Frères en Christ) et va devenir éditrice du Courrier/Correo/Courier après l’Assemblée.

  • Avec la miséricorde, le Saint-Esprit repasse nos cœurs, dit cette pasteure japonaise

    Par Anna Groff

    Harrisburg, Pennsylvanie, E.U. – Yukari Kaga, une pasteure du Japon, a admis que la louange de Pierre dans sa lettre à l’Eglise primitive lui semblait « un peu étrange. »

    « Comment pouvons-nous louer le Seigneur dans une situation si pénible? (1 Pierre 3-9) », dit-elle pendant le culte du soir du 22 Juillet 2015 au cours de la 16ème Assemblée à Harrisburg, en Pennsylvanie.

    Lorsque nous luttons contre la peur ou l’anxiété, nos cœurs se rétrécissent, dit Kaga. Alors ça nous déprime, et nous risquons de nous apitoyer sur notre sort.

    « Cependant, il-y-a une Vie qui donne la vraie vie, » dit-elle.

    Le caractère chinois (identique au kanji japonais) pour la miséricorde ressemble à un ancien fer à repasser. La miséricorde est comme un fer à repasser: pas trop chaud ni trop froid, mais « exactement à la bonne température pour nous», dit-elle.

    « Ceci est l’œuvre du Saint-Esprit », dit-elle. « Il repasse notre cœur rétréci…de nombreuses fois encore et encore. »

    La miséricorde est également comme un bouclier, dit-elle.

    « Notre foi n’a pas disparu grâce à la protection de Dieu, » dit-elle. « Ceci est notre espérance en  tant que chrétiens. »

    « Le sacrifice de Jésus a vaincu la mort » dit-elle en conclusion. « Ceci est le travail de la grande puissance de Dieu. »

    Yukari Kaga of Japan preached the sermon at the evening worship service, focusing on “Walking in Doubt and Conviction.” Photo by Kazutomo Ray Epp

    Kaga est pasteure de plusieurs paroisses, dont l’église mennonite d’Obihiro mais aussi de petites églises de la région de Hokkaido Tokachi. Elle est secrétaire du comité exécutif de sa conférence et au Centre Mennonite de l’Education et de la Recherche et comme présidente du Centre de la Mission de la Paix.

    Diplômé de l’Eastern Mennonite Seminary, Harrisonburg, Virginie, avec un diplôme en conseil pastoral, Yukari détient également une maîtrise en théologie du Tokyo Biblical Seminary.

    Avant le message de Kaga, Larry Miller, ancien secrétaire général de la CMM, et Anne-Cathy Graber de Paris, France, ont apporté les salutations du Forum Chrétien Mondiale.

    Monseigneur Gregory Fairbanks de Philadelphie, Pennsylvanie, a aussi donné un message.

    Le culte a commencé avec la musique d’Indonésie, du Japon, d’Inde et d’autres pays. Le service a pris fin avec une interprétation animée de « When the Saints Go Marching In ».

    Anna Groff est directrice exécutif du The Mennonite. Elle fait partie de l’équipe des éditeurs Meetinghouse qui rapporte les sessions plénières de la 16ème Assemblée.

  • En marche avec le doute et la croyance durant la deuxième plénière de l`Assemblée

    Harrisburg, Pennsylvanie, E.U. – Trois intervenants, du Kenya, du Canada et de l’Ethiopie, ont partagé leurs histoires de doutes personnels lors de la 16ème Assemblée durant le culte du matin du 22 juillet 2015.

    « Nous apprenons, dans cette merveilleuse famille mondiale, que la meilleure manière d`approfondir nos croyances est d’écouter la parole de Dieu aux différents moments de notre vie, » dit Tom Yoder Neufeld du Canada, pasteur, écrivain et professeur de la Bible récemment retraité.

    Rebecca Osiro, membre de la Commission Foi et Vie de la CMM, nous dit « c’est en doutant que nous trouvons des questions et c’est en cherchant que nous trouvons la vérité »

    Cependant, le doute n`est pas bon quand il cause des divisions.

    In her morning sermon, Rebecca Osiro of Kenya argued that doubt can promote strong conviction. Photo by Jon Carlson

    « A travers la CMM, nous avons un forum de fraternité » dit Osiro, le pasteur du Eastleigh Fellowshio Centre au Kenya. « Ce n`est pas le moment de nous critiquer ou de nous distancer les uns des autres. »

    Pour Yoder Neufeld, l’Eglise elle-même peut être une source de doute.

    « L’Eglise teste notre foi. Après tout, vous et moi en faisons partis » déclare-t-il. « Mais c’est aussi par l’Eglise que Dieu nous offre la possibilité de marcher ensemble »

    Et Dieu marche avec nous. « C’est dans ce lieu que nos espoirs et croyances sont ancrés ».

    Marcher avec des doutes et des croyances fait partie de l’histoire de la foi de Tigist Tesfaye Gelagle. Elle dirige un groupe de jeunes à Addis-Abeba en Ethiopie et est aussi membre du comité des Jeunes Anabaptistes de la CMM.

    C’est en apprenant l’histoire de la colonisation à l’université que Gelagle s’est demandée: « Est-ce que ma foi a été imposée par les colonisateurs ou est-ce la Vérité ? »

    Elle déclare que, au sein de ces expériences, Jésus est alors un espoir dépassant les cultures, religions et notre compréhension de la foi.

    « Comme nous réaffirmons notre foi, le doute vient renforcer notre croyance ».

    Kelli Yoder est l’assistante éditrice du Mennonite World Review. Elle est membre de Meetinghouse, l`équipe des éditeurs de à la 16ème Assemblée plénière.

  • Les participants internationaux souhaitent trouver l`unité dans la diversitétout en se mettant »en marche avec Dieu »

    César García de la Colombie, secrétaire général de la CMM, prêche le sermon d’inauguration de l’Assemblée sur le sujet « En marche avec Dieu ». La traduction était faite par Janet Plenert, vice-présidente de la CMM. Photo par Jonathan Charles

    Harrisburg, Pennsylvanie, E.U. – La 16ème Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM) s`est ouverte sur un défilé des Mennonites du monde entier, sur une confession du traitement fait aux Natifs Américains de la Pennsylvanie dans le passé, et sur de la louange et des appels pour marcher ensemble avec Dieu.

    Un groupe de Natifs Américains de la Pennsylvanie a défilé en jouant des percussions et en chantant, guidés par Barry Lee.

    Jessica McPherson et Lee ont partagé des histoires de personnes natives de la Pennsylvanie qui ont perdu leurs terres au profit des blancs. Les Mennonites ont ensuite bénéficié de cette confiscation.

    Durant une cérémonie en 2010, les représentants Natifs ont pardonné aux Mennonites qui ont avoué leurs regrets pour la manière dont leurs ancêtres ont traité les Natifs dans le passé.

    « Nous vous invitons en paix » annonce Lee. « Le passé est le passé, avançons ensemble ».

    Des représentants des quatre conférences anabaptistes hôtes de l’évènement (Mennonite Church USA, U.S. Mennonite Brethen, Brethen in Christ Church in the U.S., et Conservative Mennonite Conference) ont aussi souhaité la bienvenue aux participants. Plus de 7200 personnes de 56 pays se sont inscrites pour ce rassemblement.

    Danisa Ndlovu du Zimbabwe, président de la CMM depuis 2009, a annoncé que cette assemblée était le résultat des nombreuses prières faites autour du monde.

    « Nous vivons une époque de grands bouleversements et de changements » annonça-t-il. En se référant au livre de l’Apocalypse, Ndlovu exposa que « le besoin urgent de notre monde est pour [notre église] de former un seul corps avec plusieurs parties. »

    César García de Colombie, secrétaire général de la CMM, prêcha sur l’Evangile de Luc 24 :13-35. Il partagea son expérience en tant que militaire dans l’armée colombienne alors qu’il avait 17 ans. A l’époque, le service militaire était obligatoire et il n’avait pas encore de convictions anabaptistes.

    Il posa cette question : « est-il possible de marcher ensemble si nous avons des désaccords ? ». García souligna que dans le chapitre 24 de l’Evangile de Luc, les disciples étaient en désaccord et avaient des doutes après la mort de Jésus.

    Pour García, « En marche » signifie une action continue qui demande à ce que nous laissons nos craintes derrière nous, mais aussi d’ouvrir nos cœurs et d’être investis dans le voyage.

    « Avec Dieu » demande une communion avec Dieu et avec les autres. Nous aurons nos moments de doutes et de conflits où nous préfèrerons marcher seuls. Mais « nous reconnaitrons vite le besoin de marcher ensemble ».

    Il a été capable d’admettre à son capitaine qu’il était chrétien et qu’il ne pouvait pas tuer car quatre autres jeunes l’avaient déjà fait avant lui et avaient été battus. « J’ai trouvé une nouvelle communauté avec ces quatre amis ».

    Et avec eux, il a pu se mettre en marche avec Dieu.

    Par Gordon Houser

    Gordon Houserest rédacteur au « The Mennonite », le journal de l’organisation « Mennonite Church USA ». Il estaussimembre de l’équipe de rédacteurs « Meetinghouse », qui rapporte les sessions plénières de la 16èmeAssemblée.