Étiquette : Indonésie 2022

  • La présence des anabaptistes-mennonites indonésiens revêt une grande importance dans l’histoire des anabaptistes du monde entier, car elle apporte une nouvelle lumière, non seulement à la question « Qui sont les anabaptistes ? », mais aussi à la question annexe « Qui sont les voisins des anabaptistes ? »

    Depuis ses débuts il y a près de 500 ans, la famille anabaptiste était principalement composée d’Européens. Mais cela a radicalement changé dans les années 1850 lorsque des anabaptistes ont quitté l’Europe et sont arrivés à Java.

    Cette mission a non seulement cassé l’image séculaire des anabaptistes, ‘les silencieux dans le pays’, mais elle a aussi été la première mission internationale, car elle était formée d’anabaptistes des Pays-Bas et de Russie.

    Depuis, les anabaptistes ne sont plus majoritairement européens. Dans un pays comme l’Indonésie, avec le plus grand groupe musulman du monde, on peut dire maintenant que les voisins des anabaptistes ne sont pas seulement catholiques, luthériens et calvinistes, mais aussi musulmans, hindous et bouddhistes.

    Trois unions d’églises

    Aujourd’hui, il y a trois groupes anabaptistes-mennonites en Indonésie : Gereja Injili di Tanah Jawa (GITJ – Église évangélique de Java), Gereja Kristen Muria Indonesia (GKMI – Église chrétienne de Muria d’Indonésie) et Jemaat Kristen Indonesia (JKI – Assemblée chrétienne indonésienne).

    La GITJ est une église à prédominance javanaise, située dans la région du centre-nord de Java où se trouvent la plupart des mennonites, bien qu’elle compte quelques membres chinois, batak, de Sumatra et de Nusa Tengarah Timur.

    La GKMI, l’un des trois groupes anabaptistes-mennonites d’Indonésie, a été officiellement enregistrée en tant qu’union d’églises dès 1927, ce qui en a fait la première union d’églises anabaptistes-mennonites non occidentale organisée au monde.

    Son fondateur, Tee Siem Tat, un Indonésien chinois, a refusé de suivre le système de zonage colonial néerlandais (chaque dénomination n’était autorisée à répandre l’évangile qu’à un groupe ethnique spécifique dans une zone déterminée), si bien qu’aujourd’hui cette Église est diversifiée. En 1960, la GKMI Kudus a ordonné comme pasteur principal Sudarsohadi Notodihardjo (un pasteur javanais). Cela revient à ordonner un pasteur afro-américain dans une église à dominante blanche, dans le Mississippi profond à l’époque de l’esclavage !

    Les anabaptistes de la JKI représentent la diversité de l’Indonésie, avec des membres originaires de Batak, de Chine, les îles de la Sonde, de Dayak, de Banjar, de Menado, de Bali, d’Ambon, de Kupang, de Papouasie et de Java.

    Identité anabaptiste-mennonite

    Les anabaptistes-mennonites indonésiens font partie à la grande famille anabaptiste à tous les niveaux de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Cependant, en Indonésie, les églises sont simplement appelées chrétiennes. Il n’y a pas de distinction explicite entre leurs origines confessionnelles, qu’elles soient anabaptistes, calvinistes, luthériennes, méthodistes, pentecôtistes, etc. Vivant dans le plus grand pays à majorité musulmane au monde, avec six groupes religieux officiels, les églises indonésiennes n’ont pas d’intérêt à exposer leurs origines. Elles sont actives dans la mission et l’évangélisation et mettent de côté leurs différences confessionnelles.

    Pourtant, au cours des deux dernières décennies, il y a eu un intérêt croissant parmi les anabaptistes-mennonites, en particulier les jeunes, pour mieux connaître et comprendre l’anabaptisme. Certains livres de théologie et d’histoire anabaptistes ont été traduits en indonésien afin que les responsables d’églises et les laïcs puissent les étudier. Des livres sur la théologie anabaptiste ont été utilisés comme manuels dans les séminaires et les universités interconfessionnelles appartenant aux églises anabaptistes-mennonites, et où enseignent des théologiens anabaptistes-mennonites. Cette évolution les a rendu plus audacieux pour s’identifier en tant que tels.

    La relation entre le Mennonite Diakonia Service de la GKMI et le groupe du Hezbollah à Solo est un exemple de la manière dont les anabaptistes-mennonites indonésiens deviennent plus ouverts quant à leurs convictions pacifistes.

    La plus ancienne église, la GITJ, a le don de la contextualisation. Utilisant l’art et les traditions de la culture javanaise, elle montre la pertinence de l’Évangile pour le peuple indonésien. L’Évangile de paix est une expression de ‘paseduluran’, un mot javanais signifiant ‘fraternité’.

    Activités

    Les anabaptistes-mennonites indonésiens sont très engagés dans le travail interreligieux pour la paix, par exemple le secours lors de catastrophes ou la formation, les ateliers de médiation et de consolidation de la paix.

    Avec l’aide du Comité Central Mennonite, les anabaptistes-mennonites ont pris l’initiative de mettre en place une maîtrise d’Études sur la Paix et les Conflits à l’Universitas Kristen Duta Wacana. Il s’agit du premier programme d’études (universitaires) reconnu par le gouvernement indonésien. Cette initiative, et quelques autres, ont encouragé certaines universités chrétiennes d’Indonésie à créer un Centre pour la Paix dans leurs institutions. Maintenant, des cours de formation à la paix sont offerts à tous les niveaux dans de nombreuses universités chrétiennes indonésiennes.

    De nombreuses paroisses anabaptistes-mennonites ont conçu une forme d’éducation alternative et des communautés orientées vers la paix. Elles ont créé des programmes scolaires et diverses ressources pour l’école du dimanche afin de sensibiliser les enfants à la paix. Il existe aussi un ‘Village de la Paix’ où les gens travaillent ensemble pour développer le bien-être économique et des valeurs pacifistes. Leur collaboration avec les internats islamiques a permis de mettre en place une ‘Bibliothèque de la Paix’ et de développer des réseaux entre des institutions et des individus de diverses origines religieuses pour agir pour la paix.

    La mission de l’Église n’est pas comprise et pratiquée comme une forme de prosélytisme, mais comme une mission de réconciliation.

    La JKI est exemplaire en matière de sensibilisation, en particulier auprès des jeunes. Elle a fondé et continue de soutenir le plus grand groupe interconfessionnel de jeunes d’Indonésie, la Unlimited Fire Youth Conference, qui rassemble des centaines de paroisses et des milliers de jeunes, en vue de former des jeunes responsables.

    Les assemblées locales utilisent les médias sociaux pour interagir avec les jeunes, offrant des cours en ligne, un accompagnement créatif et des activités ludiques. La plupart des bénévoles engagés dans les paroisses sont encore au lycée ou sont en apprentissage.

    Par exemple, la paroisse Jakarta Praise Community forme des disciples enthousiastes qui servent Dieu par la musique, le multimédia, l’enseignement, la technologie et les arts. La musique écrite et composée par des membres de l’Église JKI a un impact non seulement sur les chrétiens indonésiens, mais ailleurs dans le monde. Les paroles de leurs albums ont été traduites en anglais, thaï, japonais, mandarin et coréen.

    La JKI soutient une station missionnaire à Sumba. Les enfants sont parrainés pour pouvoir fréquenter l’école et les habitants apprennent à tisser des étoffes traditionnelles tenun qui sont ensuite vendues dans le pays et à l’étranger. La JKI est en train de construire un système d’irrigation et de développer des méthodes agricoles alternatives pour aider la communauté à améliorer son niveau de vie.

    Près de Batam, la JKI s’est tournée vers les Suku Laut (Peuple de la Mer) qui vivent sur la myriade d’îles entourant l’Indonésie et sur des bateaux. Ils ont très peu accès à l’électricité et aux connexions internet, et vivent souvent loin des magasins et des restaurants. Auparavant, ils devaient voyager 8 à 10 heures en bateau pour entendre l’Évangile lors des services religieux à Batam, mais maintenant, il y a plusieurs assemblées locales parmi le Peuple de la Mer. Les missionnaires JKI s’occupent des enfants dans une école maternelle.

    Les paroisses essentiellement rurales de GITJ travaillent à la paix dans leurs communautés. Elles sont engagées dans des projets sociaux comme les soins médicaux pour tous indépendamment de la religion. La paroisse de Magorejo a lancé un projet de reboisement des forêts de mangrove.

    Difficultés et opportunités

    √ätre chrétiens dans un pays à majorité musulmane est difficile pour les communautés mennonites. Ils sont parfois confrontés à des restrictions quant au moment et à l’endroit où se réunir pour célébrer le culte ou pour avoir des rencontres fraternelles. Ils font aussi face à des obstacles pour obtenir les autorisations nécessaires pour construire un lieu de réunion, pour se rassembler et prêcher la Bonne Nouvelle.

    Une des paroisses de la GITJ de la région de Jepara a adressé régulièrement pendant 12 ans une pétition aux responsables municipaux pour obtenir l’autorisation d’utiliser un b√¢timent d’église. Avec persévérance et bienveillance, ils ont développé des relations avec divers membres du gouvernement et avec des personnes d’autres religions. Leur demande a finalement été entendue.

    La montée de la politique identitaire ‚Äì en particulier l’identité religieuse et ethnique ‚Äì en Indonésie a rendu difficiles les progrès de la coexistence pacifique entre les différentes communautés ethniques et religieuses. La politique identitaire n’est pas mauvaise en soi, mais elle devient un obstacle à la cohésion sociale lorsque le groupe le plus respecté se sent supérieur, tout en manquant de respect aux autres groupes, voire en se les aliénant ou les détruisant. La violence sous forme de discours haineux, de discrimination et d’exclusion s’ensuit facilement. Ce phénomène se produit non seulement entre groupes mais aussi au sein des groupes. Les anabaptistes-mennonites indonésiens n’en sont pas exempts, ce qui crée de grands problèmes externes et internes.

    Dans certaines régions, la pauvreté, le chômage et le faible niveau d’éducation sont des problèmes persistants pour les communautés chrétiennes. Pour les assemblées locales de la GITJ, annoncer la Bonne Nouvelle signifie apporter une aide concrète et des possibilités d’apprentissage outre la nourriture spirituelle.

    D’autres problèmes concernent la laïcité et la modernisation qui ont conduit les jeunes à s’éloigner des églises. Pour y répondre, les églises ont utilisé le multimédia, les médias sociaux et des activités créatives.

    Pendant l’année écoulée la pandémie mondiale n’a pas facilité la progression de l’Église, mais la technologie a permis de se connecter avec les membres des paroisses. Celles-ci ont découvert les services en ligne, en utilisant Zoom, GoogleMeet, Instagram live, YouTube live et les appels vidéo WhatsApp afin d’assister au cultes, aux petits groupes, aux réunions, aux ateliers et à des sessions de relation d’aide.

    Les églises mennonites d’Indonésie aiment leurs voisins de manière holistique. Par exemple, du 5 au 7 février 2021, certaines régions de Semarang ont été inondées après de fortes pluies. L’eau a submergé les voitures et les maisons. Les membres des assemblées de Semarang se sont déplacés en radeau vers ces régions pour aider les familles à quitter leur maison. Les magasins et les restaurants étaient déjà fermés pendant les week-ends en raison du COVID-19, les paroisses ont alors distribué de la nourriture aux familles dans le besoin. Elles ont fourni un abri aux personnes qui avaient d√ª quitter leur maison inondée.

    Trois synodes

    Dans le passé, les relations entre les trois synodes n’ont pas été très étroites. Le séminaire mennonite de Pati est le résultat d’un partenariat entre la GITJ et a GKMI.

    Mais au cours de la dernière décennie, une nouvelle manière de collaborer s’est développée sous la forme d’Indomenno. Cette nouvelle entité est destinée à aider les trois synodes à travailler ensemble et se soutenir mutuellement, notamment en s’associant au Comité Central Mennonite et en accueillant l’Assemblée de la Conférence Mennonite Mondiale en 2022. D’autres initiatives communes sont envisagées. Cependant, le COVID-19 a limité la liberté de se rencontrer. Plusieurs fois, les responsables ont d√ª refaire et reporter leur ordre du jour concernant la préparation de l’Assemblée.

    « Nous espérons rester solides et unis dans le soutien de cette prochaine Assemblée. Nous sommes très heureux et honorés que nos frères et s≈ìurs du monde entier puissent venir et voir ce que Dieu fait en Indonésie » dit Eddy Suyanto.

    Contributeurs : Paulus Widjaja (GKMI), Eddy Suyanto (JKI), Lydia Adi (JKI), Teguh Sagoya (GITJ), Edi Cahuyono (GITJ), Tri Gunanto (GITJ)


    En savoir davantage :

    • The Radical Muslim and Mennonite: A Muslim-Christian Encounter for Peace in Indonesia, de Agus Suyanto y Paulus Hartono, trans. Agnes Chen (Semarang: Pustaka Muria, 2015)
    • A Cloud of Witnesses: Celebrating Indonesian Mennonites, de John D. Roth (à venir)
    • ‚ÄúIndonesia: struggling, learning, serving,‚Äù Courier/ Correo / Courrier, de Adhi Dharma

    Gereja Injili di Tanah Jawa

     
    Membres baptisés 45 000
    Paroisses (2019) 117
       

    Persatuan Gereja-Gereja Kristen Muria Indonesia

     
    Membres baptisés 15 789
    Paroisses (2020) 64
       

    Sinode Jemaat Kristen Indonesia

     
    Membres baptisés 47 087
    Paroisses (2020) 400

    Source: Statistiques mondiales – annuaire 2018

  • Alors que la pandémie de COVID-19 a changé notre façon de voyager, les représentants de la Conférence Mennonite Mondiale et l’équipe de l’Assemblée cherchent de nouveaux moyens de faire connaître et de susciter l’enthousiasme pour Indonésie 2022, qui sera le premier rassemblement mondial hybride de la CMM. Ê moins de 12 mois du 17ème rassemblement, la CMM lance un « kit ambassadeur » que les églises pourront utiliser pour promouvoir Indonésie 2022 auprès de leurs membres. 

    Le kit peut être téléchargé ici.

    « Pour les Assemblées précédentes, les conventions et les cultes réguliers étaient l’occasion de partager les nouvelles et l’enthousiasme pour l’événement à venir », dit Arli Klassen, coordinatrice des représentants régionaux de la CMM. « Comme de nombreux rassemblements ont vu leur nombre de participants réduit ou sont passés en ligne, nous comptons sur vous pour être nos ambassadeurs pour l’événement de 2022 ». Le kit donne aux églises membres de la CMM les outils nécessaires pour être les messagers de l’Assemblée.

    Le kit ambassadeur est composé de dépliants, d’affiches, de cartes postales, de diapositives PowerPoint et de courtes vidéos à télécharger. Les églises peuvent :

    • les projeter sur l’écran pendant les annonces de l’église
    • les faire jouer avant/après le culte pour sensibiliser davantage les participants.
    • les faire paraître dans le bulletin de l’église
    • les afficher sur le tableau d’affichage de l’église
    • les envoyer par courrier électronique à la congrégation
    • les diffuser sur les réseaux sociaux (personnels ou de l’église)

    « Le kit sera disponible par étapes », explique Elina Ciptadi, coordinatrice de la communication de l’Assemblée. « La première série présente la CMM, la raison pour laquelle nous organisons l’Assemblée tous les six ans, et ce que les gens peuvent attendre de ce rassemblement mondial. Les prochains lots comprendront des demandes de prière, des offres de volontariat, le programme, des témoignages de participants aux Assemblées précédentes et les modalités d’inscription. Nous vous invitons à télécharger ces ressources et à les utiliser dans le cadre de vos annonces d’église. »

    Liesa Unger, responsable des événements internationaux de la CMM, déclare : « Les trois synodes mennonites d’Indonésie restent fermes dans leur désir d’accueillir la famille anabaptiste mondiale pour la 17ème Assemblée—si possible, sur place en Indonésie ; sinon, par l’intermédiaire d’outils en ligne.

    « Nous vous invitons à prier pour que la situation s’améliore et qu’il soit possible aux invités internationaux de venir en Indonésie en 2022 pour être témoins de la résilience, de la créativité et de la fidélité de l’église mennonite indonésienne qui vit l’évangile de la paix dans un contexte multireligieux. »

    Le kit ambassadeur peut être téléchargé ici.


    Le kit n’est pas disponible dans votre langue ? Aidez-nous à traduire ces documents pour les partager avec votre famille d’églises ! Envoyez un courriel à Elina Ciptadi pour vous porter volontaire.

     

  • Après avoir pris la décision de proposer une version hybride de l’Assemblée réunie 2022 en Indonésie, les membres du comité d’organisation et l’équipe de l’Assemblée repensent l’organisation et considèrent toutes les nouvelles possibilités qu’offre le format virtuel.

    « L’objectif est le même : donner à toutes les générations dans l’Église, la possibilité de louer, d’apprendre ensemble et de partager un lien fraternel, » déclare Liesa Unger, responsable des évènements internationaux de la CMM. « Mais avec l’option de participer en ligne, beaucoup plus de personnes partout sur la planète, vont pouvoir se joindre à l’évènement. »

    Même si la diffusion en direct était déjà en place lors des deux dernières Assemblées, la rapide évolution des technologies de la communication a ouvert la voie à de nouvelles formes d’interactions virtuelles pour 2022. L’équipe de l’Assemblée considère les idées suivantes :  

    • Des ateliers en mode hybride qui permettraient aux participants en ligne d’interagir avec les participants sur place. Le présentateur pourrait également être à distance. 
    • La possibilité d’enregistrer les ateliers et les cultes pour qu’ils puissent être visionnés en différé ou après l’Assemblée.
    • Visites virtuelles et sur place des expositions avec la possibilité de rencontrer l’exposant(e).
    • Groupes de prière et de amitiés en ligne et sur site.
    • Visites virtuelles du Village de l’Église Mondiale entre autres.

    César García, le secrétaire général de la CMM, explique : « Au début de l’année dernière, nous ne pensions pas pouvoir organiser un événement virtuel mondial dans différents fuseaux horaires au même moment. Mais l’heure de prière en ligne et les webinaires auxquels nous avons participé nous ont montré que c’était possible. La technologie ne remplace pas les interactions en chair et en os mais elle nous permet d’élargir nos liens à travers les cultures et les pays. »

    Selon Liesa Unger, « Le virtuel permet aussi que ceux qui ne peuvent pas se déplacer à cause de problèmes de santé, d’argent ou de visa participent. Avant, ils devaient se contenter de regarder la diffusion en direct des cultes en commun ou de lire les compte-rendus après l’Assemblée. Nous sommes heureux de leur donner la possibilité de participer pleinement à distance et de faire bien plus que regarder la diffusion. »

    Le Révérend Paulus Widjaja, président du conseil consultatif national, déclare, « Comme l’indique le thème de l’Assemblée : Suivre Jésus ensemble à travers les frontières, nous avançons malgré l’incertitude. Il est précieux de pouvoir se rencontrer face à face et forger des amitiés interculturelles et nous espérons encore pouvoir vous accueillir en personne, cependant, nous sommes rassurés de savoir que la fraternité, le culte et la prière dépassent les frontières et les limites physiques. »

    Selon Paulus Widjaja, « Dieu nous façonne pour que nous trouvions de nouvelles formes de louange et de fraternité ensemble. Grâce à la technologie, l’Assemblée pourra réunir beaucoup plus de monde ! »

    Les inscriptions pour participer sur place ou à distance seront ouvertes fin 2021.

    —Un communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

  • Comment rassemble-t-on des milliers de mennonites tous les six ans pour cinq jours de cultes, de moments fraternelles et d’apprentissage ? Avec beaucoup de préparation, de prière et de personnes.

    La nouvelle équipe s’est déjà mise au travail, au service de la Conférence Mennonite Mondiale, pour préparer le rassemblement mondial, la 17ème Assemblée, désormais reporté au 5-10 juillet 2022 à Semarang, Indonésie.

    « La pandémie a changé la façon dont nous vivons, célébrons le culte, nous rassemblons avec nos frères et sœurs en Christ, et dont nous voyageons. L’Assemblée mondiale de la CMM n’est pas épargnée par ces changements, » explique Liesa Unger, responsable des événements internationaux.

    La probabilité de pouvoir réunir la famille mondiale sans risque, autour du culte, du service et de l’apprentissage en 2021, semble faible. Pour permettre à l’équipe de la CMM et aux participants de se préparer convenablement à cet événement, nous avons choisi de le reporter à 2022. » Déclaration du président de la CMM, J. Nelson Kraybill.

    « Le changement de date de l’Assemblée représente une difficulté mais nous voulons transformer ce défi en opportunité. Les organisateurs tireront parti de ce temps supplémentaire pour organiser des rencontres et des cultes virtuels tout en continuant à préparer la rencontre physique de 2022. »

    Liesa Unger organise la préparation de l’Assemblée avec ses six équipes : Logistique (dirigée par les co-coordinateurs nationaux, Sarah Yetty et Agus Setianto, Indonésie) ; Programme (voir comité de supervision du programme ici) ; Inscriptions (dirigée par Nelson M Martínez, Colombie, coordinateur des inscriptions) ; Marketing et Communication (dirigée par Daniel Trihandoyo) ; Coordination des bénévoles (dirigée par Tigist Gelagle, Mentor YABs Éthiopie) ; Traduction et Interprétation (dirigée par Karina Derksen Schrock, USA, avec le soutien de Ary Rusdianto, Indonésie).

    • Sarah Yetty, co-coordinateur nationaux. Cliquez ici pour sa biographie
    • Agus Setianto, co-coordinateur nationaux. Cliquez ici pour lui biographie
    • Nelson M Martínez, coordinateur des inscriptions. Cliquez ici pour lui biographie

     

     

    Plusieurs autres personnes viennent appuyer ces équipes :

    L’équipe administrative :

    • Lydia Suyanti, Indonésie, assistante administrative de l’Assemblée– Indonésie (temps complet). Cliquez ici pour sa biographie.
    • Rianna Isaak Krauß, Allemagne/Canada/USA, assistante administrative de l’Assemblée – international (temps partiel). Cliquez ici pour sa biographie.

    Tous les employés à temps complet travailleront depuis Semarang, Indonésie, dès que cela sera possible, avant le début de l’Assemblée.

    Consultez la page d’information de la 17ème Assemblée réunie sur notre site internet pour √™tre tenu au courant des dernières actualités.

    ‚ÄîConférence Mennonite Mondiale

    Lire la suite : 

    Les inscriptions sont ouvert Décembre 2021.

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    Pour voir la structure organisationnelle de l’Assemblée, cliquez ici

  • En juillet 2009, des responsables de l’Église mennonite d’Indonésie se sont retrouvés en pleine conversation à l’extérieur d’un dortoir à Asunción au Paraguay. Même s’ils se connaissaient, leurs chemins se croisaient rarement. Les trois groupes d’églises qu’ils représentaient ont des histoires compliquées qui comportent notamment des séparations et des divisions.

    Mais là, dans le contexte paisible du 15e Rassemblement de la Conférence Mennonite Mondiale, quelque chose d’important a changé dans leur relation. « Nous avons découvert que nous avions tous à peu près le même âge et que nous partagions plusieurs préoccupations et valeurs communes », rappelle David Meijanto.

    Pour la première fois, les membres du groupe se sont demandé : pourquoi ne pas nous rencontrer plus souvent de retour en Indonésie?

    Un microcosme de l’anabaptisme mondial

    Les responsables d’églises sont rentrés en Indonésie avec l’engagement de se rencontrer tous les trois mois pour échanger et s’encourager. Lors d’une de ces rencontres « intermenno », l’idée leur est venue d’accueillir ensemble, en Indonésie, le Rassemblement mondial de la CMM en 2021.

    Voici une introduction aux trois synodes qui composent l’Église mennonite en Indonésie, tous marqués par le défi de vivre en tant qu’infime minorité dans un pays qui compte la plus grande population musulmane dans le monde.

    GITJ

    GITJ (Gereja Injili di Tanah Jawa / Église évangélique de Java) est le groupe le plus ancien. L’Église, issue en 1854 du travail des missionnaires mennonites néerlandais et du linguiste Pieter Jansz, a été la première église mennonite anabaptiste dans le monde dont les membres n’étaient pas principalement d’origine européenne ou nord-américaine.

    Un personnage influent des débuts de l’histoire de GITJ a été Kyai Ibrahim Tunggul Wulung, un mystique local qui a contribué à adapter le message de l’évangélique dans un langage typiquement javanais.

    Aujourd’hui, les membres des 110 églises GITJ vivent surtout dans des régions rurales près de Jepara et de Puti, parlent le javanais, travaillent comme ouvriers agricoles et conservent un style liturgique relativement formel.

     

    GKMI

    GKMI (Persatuan Gereja-Gereja Kristen Muria Indonesia / Union des Églises chrétiennes Muria de l’Indonésie) tire son origine des immigrants chinois qui se sont installés à Java au début du 20e siècle.

    En 1917, Tee Siem Tat, un homme d’affaires chinois, est devenu chrétien lorsque lui et un autre membre de sa famille ont été miraculeusement guéris après avoir écouté des histoires de l’Évangile.

    L’identité anabaptiste des églises a été renforcée dans les années 1950 et 1960 quand Hermann Tann a travaillé à introduire la théologie et l’organisation mennonite.

    Aujourd’hui, quelque 55 églises composent GKMI. Leurs membres sont généralement d’arrière-plan chinois, bien éduqués et très engagés dans la mission.

    JKI

    JKI (Jemaat Kristen Indonesia / Assemblées chrétiennes d’Indonésie) a vu le jour à la fin des années 1970 comme un mouvement de renouveau charismatique au sein de GKMI.

    Sous la direction de Adi Sutanto, un petit groupe de prière GKMI a commencé à incorporer le parler en langues, la guérison, les visions et la prophétie dans leur culte régulier. JKI, formé en 1985, a grandi et compte désormais 155 églises dont plusieurs sont aux États-Unis, en Australie et aux Pays-Bas.

    L’Église JKI la plus connue combine un culte charismatique à des ministères sociaux et à un puissant programme d’évangélisation dans la ville de Semarang. Son bâtiment pour 20 000 membres, le « Holy Stadium », sera probablement l’emplacement du prochain Rassemblement de la CMM en 2021.

    Aujourd’hui, les responsables de ces trois synodes regardent au-delà de leurs différences et recherchent de nouveaux partenariats entre eux et avec le vaste monde mennonite. Le Rassemblement de la CMM en 2021 offrira un bel aperçu des différentes façons que l’anabaptisme s’est implanté en Indonésie.

    Ce n’est pas trop tôt pour ajouter cet événement à votre calendrier.  TM

    —John D. Roth, secrétaire de la Commission Foi et Vie de la CMM; professeur d’histoire au Goshen College en Indiana (É.-U.); directeur de l’Institut d’études de l’anabaptisme mondial

    Cet article a d’abord paru dans l’édition du mois d’avril du magazine The Mennonite, publié par Mennonite Church USA.

     

  • Il y a moins d’une année, j’étais loin de me douter que j’allais être en Indonésie en février et que j’allais avoir quatre nouveaux amis de quatre continents différents. Pourtant ce sont des choses qui arrivent quand on s’engage au sein de notre communauté de foi mondiale : on aboutit dans des endroits où l’on n’aurait jamais soupçonnés aller – sur le plan physique, spirituel, mental et émotionnel.

    Nous cinq – Jantine Huisman, Makadunyiswe Ngulube, Dominik Bergen, Ebenezer Mondez et moi-même – ne savions pas trop à quoi nous attendre aux réunions du Comité Exécutif de la CMM dans notre nouveau rôle au Comité Jeunes Anabaptistes (YABs). Heureusement, nous avons l’aide précieuse d’une membre du précédent Comité YABs, Tigist Tesfaye Gelagle, qui nous sert de guide et de mentor durant ce parcours.

    Nos premières réunions en Indonésie peuvent se résumer en deux mots : information et planification.

    Pendant les deux premières journées, nous avons beaucoup appris sur l’histoire et la vision de la Conférence Mennonite Mondiale et la place qu’occupe YABs. Nous avons apprécié les leçons d’histoire et apprendre comment notre identité comme anabaptistes est façonnée par le passé. Nous avons pris connaissance du récent développement du Comité YABs et comment il a évolué depuis ses commencements en tant que comité organisateur du Sommet Mondial de la Jeunesse en 2001.

    Non seulement nous en avons appris sur la CMM et YABs, nous avons aussi appris à nous connaître les uns les autres et à travailler ensemble dans un contexte pluriculturel, quelque chose que nous continuerons d’approfondir au cours des cinq prochaines années.

    Une fois quelque peu informés de notre fonction en tant que le bras jeune adulte de la CMM, nous avons commencé à planifier et à esquisser un plan directeur pour les cinq prochaines années. Nous avons modifié légèrement le plan du précédent Comité YABs pour l’adapter à notre vision et à nos objectifs, mais les cinq principaux objectifs du Comité YABs demeurent les mêmes : le réseautage, la communion fraternelle, le renforcement des capacités, la prise de décision et l’identité anabaptiste.

    La première Semaine annuelle de la Fraternité des YABs, qui se tiendra du 19 au 26 juin 2016, est une importante initiative pour cultiver et promouvoir la communion fraternelle parmi les jeunes anabaptistes. Suivant le modèle du Dimanche de la Fraternité Mondiale, l’initiative a pour but d’alimenter le sentiment d’être une koinonia (communion) chez les jeunes anabaptistes dans le monde au moyen de la prière, du récit de nos histoires, des chants et des Écritures. Du matériel est offert en ligne à l’intention des groupes de jeunes et de jeunes adultes qui souhaitent l’utiliser pendant la Semaine de la Fraternité des YABs.* Notre vision pour les jeunes anabaptistes est qu’ils communiquent des requêtes de prières, prient de manière spécifique pour leurs sœurs et leurs frères dans le monde et qu’ils établissent des liens en adorant avec du matériel commun et en utilisant les médias sociaux comme plateforme et moyens de communication.

    Ce qui est emballant avec le fait de faire partie du Comité YABs à ce stade-ci, c’est que nous avons une bonne structure en place et que nous sommes encore dans les années de formation où nous avons l’occasion de modeler le Comité et d’agrandir la sphère d’influence des jeunes adultes dans la communauté anabaptiste mondiale.

    Suivez-nous sur Facebook et Instagram (@younganabaptists) alors que nous travaillons à renforcer le réseau des jeunes anabaptistes autour du monde.

    Larissa Swartz, représentante nord-américaine des YABs

    *Pour plus d’information au sujet de la Semaine de la Fraternité des YABs, de la manière de participer ou pour toute autre question sur notre travail, cliquez ici ou écrivez-nous à yabs@mwc-cmm.org.