Étiquette : Harriet Sider Bicksler

  • Des théologiens femmes de l’Amérique du Nord tiennent une réunion inaugurale

    Par Harriet Sider Bicksler

    A l’exemple de leurs soeurs de l’Afrique et de l’Amérique latine qui ont déjà des réseaux bien-développés de théologiens femmes, une cinquantaine de théologiens femmes de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la première fois le 22 juillet 2015 au complexe d’Exposition Agricole à Harrisburg, Pennsylvanie.

    Elizabeth Soto, qui est à l’origine de la réunion, est l’ancienne modératrice de Mennonite Church USA (l’Église Mennonite des États-Unis), et s’implique dans le réseau des théologiens femmes de l’Amérique Latine. Linda Gehman Peachy et Michelle Armster, également de Mennonite Church USA, et Mary Anne Isaak, pasteur de River East Mennonite Brethren Church (Église des Frères Mennonite de River East), Winnipeg, Canada, ont conduit la réunion.

    L’assistance diversifiée de femmes se sont présentés. Parmi les raisons pour leur présence elles ont cité l’importance d’avoir une voix collective; le désire d’entendre les réflexions d’autres femmes; la recherche d’une communauté sacrée; la conviction que sans la voix des femmes la théologie n’est pas complète et le désire d’avoir des liens avec d’autres femmes.

    Audrey Kanagy displays three completed “Women in Conversation” decoupage paintings while explaining the project. Looking on are Nancy Heisey and Elie Soto. PHOTO CREDIT: Harriet Bicksler
    Audrey Kanagy affiche trois “Women in Conversation” (Les Femmes en Conversation) peintures de découpages tout en présentant le projet. A côté, Nancy Heisey et Elizabeth Soto observent. CREDIT PHOTO: Harriet Bicksler

    Audrey Kanagy, pasteur à Lancaster, Pennsylvanie, a présenté un projet d’art. Elle a invité des femmes de prendre part à tout moment pendant le rassemblement.

    Le projet de découpage appelé “Women in Conversation” (les femmes en conversation) est de nature interdépendante et communautaire a dit Kanagy. Les contributrices participent à un processus où il n’y a pas de réponse juste et où le produit fini est sans importance.

    Les femmes se sont séparées en petits groupes pour discuter des thèmes tels que leurs compréhensions bibliques, la mobilisation des jeunes, la sexualité, l’église mondiale et le leadership des femmes.

    En préparation pour une prochaine réunion conjointe avec les autres groupes continentaux de théologiens femmes, l’assistance a lancé des idées pour des activités possibles d’un Reseau Mondial de Femmes, et a considéré ce qu’un tel réseau pourrait offrir et demander de la Conférence Mennonite Mondial.

    La réunion du Réseau Mondial aura lieu le 24 juillet 2015, 13H30 à 17H00, dans la salle Delaware. (Directions: de l’entrée à la rue Cameron, suivez des panneaux à H (hall principal); traversez le hall principal jusqu’à l’entrée, tournez à gauche et montez l’escalier. La salle Delaware est derrière la salle Susquehanna, accessible par un couloir à gauche.)

    Harriet Sider Bicksler est auteur et rédactrice à la retraite. Elle sert en tant que rédactrice du Brethren in Christ Historical Society (Société Historique de l’Eglise des Frères en Christ) prés de Harrisburg.

    LEGENDE DE LA PHOTO: Audrey Kanagy affiche trois “Women in Conversation” (Les Femmes en Conversation) peintures de découpages tout en présentant le projet. A côté, Nancy Heisey et Elizabeth Soto observent.

    Audrey Kanagy displays three completed “Women in Conversation” decoupage paintings while explaining the project. Looking on are Nancy Heisey and Elie Soto. PHOTO CREDIT: Harriet Bicksler
  • Dans les coulisses du Village de l’Eglise Mondiale

    Par Harriet Sider Bicksler

    Un coq sur Skype. Une hutte faite d’herbe et des kilomètres de Velcro. Des paniers et les Big Five. Comment tous ces objets apparemment sans lien se retrouvent présentés ensemble au Village de l’Eglise Mondiale ?

    Commençons par le coq.

    Vikal Rao d’Inde, a été le coordinateur du le Village de l’Eglise Mondiale à la Conférence Mennonite Mondiale 2015 à Harrisburg en Pennsylvanie.

    Alors qu’il était en charge des jeunes pendant le Rassemblement de 1997 à Kolkata, Rao a eu une vision de ce qu’il voulait créer en 2015. Il a fait deux voyages aux Etats Unis pour aller voir le Farm Show Complex pour savoir comment adapter sa vision avec les réalités de l’espace que le Village allait occuper.

    Travaillant avec les coordinateurs régionaux, les hôtes des différents continents, et aussi les coordinateurs sur place, Art Bert et sa femme Donna de Dillsburg en Pennsylvanie, ont fait beaucoup d’appels sur Skype. Bert se rappelle d’un appel par Skype au Kenya qui a était régulièrement ponctué par le chant d’un coq.

    Qu’en est-il de la hutte en herbe et du Velcro ?

    Bert a reçu toutes sortes de demandes d’aide des différents continents pendant qu’ils étudiaient les matériaux qu’il fallait pour leurs tentes.

    Par exemple, l’Inde voulait une hutte en herbe. Pour répondre à ce souhait, Bert a trouvé deux familles en Pennsylvanie qui ont vécu en Asie. Elles se sont portés volontaires pour créer la hutte.

    Des kilomètres et des kilomètres de Velcro étaient nécessaires pour construire l’ensemble des stands, dit Bert.

    Quant aux paniers et les « Big Five », qui étaient prévus dans la tente africaine ?

    Virginia Moyo, qui a aidé à mettre en place la section Zimbabwe de la tente, a expliqué qu’ils voulaient montrer leur fierté de leur travail manuel et comment ils utilisent uniquement des matériaux facilement disponibles. Dans le cadre de leur contribution à la tente de l’Afrique, ils ont apporté des paniers tissés à la main et des sculptures en bois connus par les amateurs d’animaux sauvages comme les « Big Five »: l’éléphant, le buffle d’Afrique, le léopard, le lion et le rhinocéros.

    Les femmes ont tissé les paniers, les hommes se sont occupés des sculptures sur bois.

    Maintenant que le Village de l’Eglise Mondiale est en plein effervescence, comment Rao et Bert considèrent toutes ces heures passées à rêver de possibilités, à faire des appels Skype, à demander des matériaux divers et, forcément, à avoir des moments de désaccords le long du chemin ?

    Rao regarde autour de lui. « Je suis heureux. J’ai voulu un endroit où les gens pourraient être en fraternité entre eux, pour partager leur foi et pour apprendre ensemble. C’est ce qui est en train de se passer ».

    Bert aussi évalue la scène: « N’est-ce pas tellement cool » ?

    Harriet Sider Bicksler a pris sa retraite après une carrière comme écrivain et éditrice. Elle continue à servir en tant que rédactrice pour la Société d’Histoire des Frères en Christ dans la région de Harrisburg.