Étiquette : Commission-Diacres

  • Les attaques terroristes ont déplacé 700 000 personnes au Burkina Faso, pays d’Afrique de l’est. Beaucoup disent que ce dont ils ont le plus besoin, c’est de prières. 

    « Seul Dieu peut nous aider à trouver une solution ; elle ne viendra pas des forces armées, » déclare un gouverneur provincial à Bobo-Dioulasso. Il s’est exprimé lors d’une réunion de 150 responsables religieux et civiques à l’occasion de la visite de la Conférence Mennonite Mondiale.

    Les membres de la délégation, Siaka Traoré du Burkina Faso, Jürg Bräker de Suisse, Jean Paul Pelsy et Didier Bellefleur de France, et Nelson Kraybill des États-Unis se sont rendus sur place du 17 au 24 février 2020 au nom de la Commission Diacres. L’Africa Inter-Mennonite Mission était également représentée dans la délégation par Léonard Kiswangi de République Démocratique du Congo et le Comité Central Mennonite s’est chargé de la logistique.

    Depuis 2016, les pasteurs et les églises du Burkina Faso ont subi des attaques mortelles. Mais les mosquées, les communes, la police, les écoles et d’autres lieux de cohésion sociale ont également été ciblés. Deux cent mille enfants sont déscolarisés et la famine menace car les agriculteurs ne sont plus en mesure de semer ou de récolter.

    Respect pour la diversité 

    Le président de l’EEMBF, Abdias Coulibaly discute avec des pasteurs à Bobo-Dioulasso, Burkina Faso. Photo : J. Nelson Kraybill

    Le porte-parole du président de la communauté musulmane à Bobo-Dioulasso a déclaré lors de la réunion que les membres de sa communauté voulaient la paix. Le respect de la diversité est au cœur de l’Islam. La diversité est un moyen d’expression du Créateur. Dieu veut que nous soyons tous différents mais unis. »   

    Il a remercié les mennonites pour leur soutien et a cité Ésaïe 58, « Le jeûne tel que je l’aime, (…) c’est partager ton pain avec celui qui a faim, c’est ouvrir ta maison aux pauvres et aux déracinés ».

    Lors d’une autre réunion les pasteurs mennonites ont expliqué que la violence avait diminuer la confiance entre les gens. Les églises doivent être vigilantes car des espions se font passer pour des sympathisants. Abdias Coulibaly, président de l’Église Évangélique Mennonite du Burkina Faso, témoigne : « Avant nous pouvions organiser les activités d’église librement. Mais maintenant il faut prendre en compte la sécurité ». Certaines paroisses se réunissent uniquement dans les maisons.

    Souffrir ensemble

    Siaka Traoré en s’adressant aux autres membres de la délégation, dit : « Vous avez risqué vos vies pour venir nous apporter votre soutien. Si un membre du corps souffre, tous les membres souffre avec lui. » 

    Les visiteurs de la CMM ont entendu à maintes reprises que la crise n’est pas due principalement au conflit entre musulmans et chrétiens. Certaines attaques sont attribuées aux extrémistes islamistes mais d’autres sont liées à la criminalité dérivée du trafic de stupéfiant ou de la traite de personnes. Le chômage élevé rend les jeunes plus vulnérables aux idéologies radicales.

    Outre les rencontres avec les pasteurs mennonites, la délégation s’est entretenue en privé avec les hauts responsables de la Fédération des Églises et Missions Évangéliques du Burkina Faso (FEME), à Ouagadougou. Elle a pu également échanger avec l’archevêque catholique romain et avec le Mogho Naba (empereur) du peuple Mossi. Peuple qui représente 40 pourcents de la population du pays.

    Acte d’amour 

    Le président de l’EEMBF, Abdias Coulibaly discute avec des pasteurs à Bobo-Dioulasso, Burkina Faso. Photo : J. Nelson Kraybill

    L’empereur a reçu la délégation assis sous un arbre majestueux dans son palais. « Les feuilles de l’arbre au-dessus de vos têtes apportent des paroles de paix, de réconciliation, d’harmonie, de pardon et d’amour. Les Écritures disent que les fruits de l’Esprit de Dieu sont l’amour, la joie et la paix. Nous servons Jésus, le Prince de la Paix et nous voulons à la même chose que vous. »

    La délégation a remercié l’empereur pour son travail de réconciliation dans le soutien qu’il a apporté à l’insurrection populaire en 2015 et lui a promis qu’elle prierait pour lui. L’empereur a répondu en langue mòoré : « Merci d’être venus dans notre pays. Cet acte d’amour montre que vous êtes vraiment des hommes selon Dieu. »  

    Lorsque la délégation s’est entretenue avec l’archevêque, elle a cité un proverbe africain : un seul doigt ne ramasse pas la farine. Les doigts et les mains doivent tous travailler ensemble pour préparer un repas tout comme les croyants de différentes traditions religieuses et culturelles doivent travailler ensemble.  

    Il a fait remarquer que les armes ne sont pas fabriquées dans son pays, elles proviennent d’ailleurs. « Nous appelons la communauté internationale à nous aider à y mettre fin. »

    Commencer avec la prière

    Les membres de la délégation ont été impressionnés par les responsables religieux et civiles, déterminés à collaborer pour la paix, par le courage des responsables mennonites et par le fait que tout le monde semble conscient des racines spirituelles de la violence.

    Pour Jürg Bräker, « dans les sociétés occidentales, la prière est souvent symbolique et les gens veulent seulement aller ‘agir pour de vrai’. Ce n’est pas par là que les Burkinabais commencent. »

    —Un communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale écrit par J. Nelson Kraybill, président de la CMM.

     

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    African women in dresses sing
  • Comme les quatre cavités du cœur, les quatre commissions de la CMM servent la communauté mondiale des églises anabaptistes dans les domaines suivants : diacres, foi et vie, paix et mission. Les commissions préparent du matériel à l’intention du Conseil Général, donnent des conseils et proposent des ressources aux églises membres et facilitent le travail des réseaux ou des fraternités de la CMM qui œuvrent ensemble sur des questions et des préoccupations d’intérêt commun. Ci-dessous, une des commissions communique un message de leur ministère.

    « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28/20).

    Ici, au Burkina Faso, depuis plus de quatre ans, nous sommes confrontés à des attaques terroristes. Une situation inexplicable, car quoique les attaques soient récurrentes, elles ne sont pas clairement revendiquées.

    Le gouvernement, face à cette situation, s’est tourné vers toutes les composantes de la société y compris les églises pour leur donner des explications, recevoir des conseils, et leur demander de prier pour la nation.

    A plusieurs reprises, à Bobo-Dioulasso, où je réside et exerce mon ministère pastoral au niveau de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques, nous avons reçu plusieurs missions ministérielles du gouvernement.

    Les droits humains

    En 2019, nous avons reçu la visite du Ministère des Droits de l’Homme, et le Ministère de l’Intégration, de la Solidarité et de la Cohésion Sociale.

    Lors de ces visites, j’ai eu l’opportunité de prendre la parole au nom des églises, j’ai dit à Madame la Ministre des Droits de l’Homme et au représentant du Ministère de l’Intégration, de la Solidarité et de la Cohésion Sociale que les fondements sur lesquels leurs ministères se basent pour faire leur travail sont des principes qui se trouvent dans la Bible.

    La Bible est le document de base qui défend les droits humaine. Dieu est attentif à ce qu’on respecte les droits des plus faibles. La Bible ne dit-elle pas : « N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre, Et ne méditez pas l’un contre l’autre le mal dans vos cœurs » (Zacharie 7/10) ? Dieu est avant tout le défenseur des droits humains.

    Selon une analyse personnelle, que je prêche à l’église et que je partage avec nos autorités, je dirais que la crise que traverse mon pays est consécutive à ces injustices :

    • Une mauvaise répartition des ressources du pays, ce qui favorise le manque d’emploi, donc une facilité d’enrôler les jeunes dans les mouvements terroristes et djihadistes.
    • Il y a aussi des exécutions extra judiciaires, selon les organisations de défense des droits humains. J’ai lu un témoignage d’un jeune Peulh qui disait : « Plusieurs d’entre nous se font enrôler dans les mouvements terroristes djihadistes par ce que des membres de nos familles ont été enlevés et accusés par les forces de défense et de sécurité et ils ont disparus. Pour les venger, nous combattons le système gouvernemental. »

    Il n’y a pas de paix sans justice.

    La paix et la justice

    Les autorités de notre pays nous font confiance, elles demandent notre contribution dans la recherche de la paix. Chaque fois qu’elles viennent à nous, nous leur donnons espoir en nous appuyant sur les promesses de Dieu : « Heureuse la nation dont l’Eternel est le Dieu ! Heureux le peuple qu’il choisit pour son héritage ! » (Psaumes 33/12).

    En nous appuyant sur de telles paroles, nous plaçons le Burkina Faso sous le contrôle de Dieu. Nous avons la conviction que l’apport des églises par la prière a un impact sur le pays. Nous ne cessons de dire : « Si l’Eternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain. » (Psaume 127/1b).

    Nous organisons également des rencontres de prière pour la nation. Ê ces occasions nous invitons les autorités administratives et politiques.

    Ê l’occasion de l’une de ces rencontres de prière que nous préparions l’année dernière, le Président du Parlement nous a rendu visite. Il nous a demandé de prier pour la nation et d’éviter les luttes et divisions politiques.

    Lorsqu’il a su que nous organisions une rencontre de prière à la Maison de la Culture, il a pris en charge les frais de location de la salle et de rafraichissement pour tous les participants, alors que lui-même est musulman.

    L’Éternel demeure notre espoir dans ce combat. Une visite d’une délégation de la Conférence Mennonite Mondiale dans quelques jours va fortifier notre espoir que des frères et des sœurs pensent à nous et prient pour nous.

    Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C’est lui qui a fait cesser les combats jusqu’au bout de la terre… (Psaume 46/1,9).

    Un communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale écrit par Siaka Traoré, président de la Commission Diacres de la CMM. Il vit au Burkina Faso

     

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  • Winnipeg, Manitoba, Canada – Antonio García Dominguez, responsable de la conférence péruvienne des Frères mennonites a affirmé : « Nous étions anéantis… mais nous remercions la CMM qui nous a rendu visite et nous a apporté des paroles de réconfort et d’encouragement, des paroles d’espérance et d’amour. »

    La Conférence mennonite mondiale et les organismes mennonites se sont associés pour mettre leur foi commune en action en réponse aux catastrophes qui ont frappé les membres de la famille anabaptiste mondiale cette année.

    Des inondations torrentielles causées par El Niño au Pérou ont détruit les maisons et les moyens de subsistance de plus d’un million de Péruviens. Le Mennonite Central Committee (Comité central mennonite – MCC), l’ICOMB (International Community of Mennonite Brethren – Communauté internationale des Frères mennonites”), la mission des Frères mennonites et la CMM ont engagé Antony Sanchez pour qu’il évalue les besoins, coordonne la réponse à ces besoins et forme et équipe les Églises locales pour qu’elles puissent venir au secours de la population.

    Selon Antony Sanchez, « Les frères et sœurs péruviens ont été très accueillants, très ouverts et désireux d’apprendre et d’aider. J’ai pu m’associer à leur vision et, avec l’aide de ces organismes, j’ai pu répondre à leurs besoins en soulignant leurs dons et leurs compétences, ayant toujours à l’esprit que nous sommes membres d’une famille mondiale. Nous sommes entre les mains de Dieu et nous sommes en même temps nous-mêmes les mains de Dieu qui apportent sa présence aux autres. »

    Au mois d’avril, le représentant régional de la CMM, Paul Stucky, spéricaliste des questions de traumatisme, a rendu visite aux Églises et est revenu au mois d’octobre avec une délégation de la Commission Diaconie (Henk Stenvers, Elisabeth Kunjam).

    Au cours de l’année écoulée, un conflit qui se préparait entre des factions tribales et gouvernementales en RDC a éclaté en violence généralisée, forçant plus d’un million de personnes à fuir leur maison, après avoir été parfois témoins de l’assassinat de leurs proches et de leurs voisins. Des milliers de membres de la Communauté mennonite au Congo (l’une des trois Églises congolaises) vivent dans la forêt ou ont fui vers d’autres parties du pays, vers l’Angola voisin, ou vers des camps de réfugiés. D’autres encore ont été accueillis par des mennonites.

    La CMM coopère avec le MCC ; Mennonite Mission Network (le Réseau missionnaire mennonite) ; MB Mission (la mission des Frères mennonites) ; Africa Inter-Mennonite Mission (la Mission inter-mennonite pour l’Afrique) ; Caisse de Secours; Mennonite Church Canada Witness ; Konferenz der Mennoniten der Schweiz (Alttäufer), Conférence mennonite suisse (Anabaptiste); et ICOMB pour apporter à environ 200 familles une aide humanitaire stratégique avec les ressources locales au travers des Églises et des partenaires de RDC (pour plus de détails lire le rapport du MCC en anglais).

    Une délégation de la Commission Diaconie doit visiter les Églises mennonites de RDC en décembre.

    « Les diacres avancent avec les Églises, écoutent leur histoire, prient et montrent que l’Église mondiale est solidaire avec elles. » a affirmé le secrétaire de la Commission Diaconie Henk Stenvers.

    En août 2017, les inondations de la mousson ont frappé le Népal, certaines parties de l’Inde et le Bangladesh. Des millions de personnes ont été touchées. Des centaines ont trouvé la mort.

    Le MCC et la Société de secours comunautaire des Frères, partenaires anabaptistes, aident 323 familles à retrouver leurs moyens d’existence (pêche, maraîchage et potagers) et leur fournissent des abris et des moustiquaires. De plus, le projet prévoit le forage de 15 puits et aidera à réparer la maison de sept responsables des Églises des Frères en Christ de la région.

    Pour Antony Sanchez, « La coopération de ces organismes mennonites et leur réponse commune on été un témoignage d’unité ». Tant au plan pratique qu’au plan spirituel, ils suscitent une puissante synergie. L’esprit qui agit parmi nous crée davantage d’unité et augmente la foi et la confiance que Dieu prend soin de nous. »

    —Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

  • Bogotá (Colombie) – Maria Justa Ipanaque (34 ans) n’avait jamais imaginé qu’elle ferait un jour un tour d’hélicoptère. La petite exploitante agricole, qui vit avec son époux Ezequiel Ramos Sánchez (40 ans) et ses cinq enfants à Chato Chico, dans la région de Piura au Pérou, est devenue prisonnière dans sa maison le 7 mars 2017 quand un canal gonflé a rejeté les eaux d’El Niño dans la plaine.

    « Ma préoccupation était de sauver les animaux », raconte Maria Justa Ipanaque. « Soudain, j’ai été pris au piège. L’eau a considérablement monté et il est devenu impossible de sortir. » Ezequiel Ramos a nagé 40 mètres jusqu’à ce qu’il soit en sécurité, mais Maria est restée dans la maison pendant plusieurs jours jusqu’à ce qu’elle soit évacuée par hélicoptère. «  Je n’avais aucune nouvelle d’Ezequiel, mais j’étais convaincu qu’il était vivant et que les enfants étaient avec ma belle-mère », dit-elle.

    Maria et Ezequiel ont perdu leur culture de riz qu’ils avaient semée sur leur parcelle d’un demi hectare et pour laquelle ils avaient investi environ 3 000 soles.

    Des mois plus tard, ils vivent dans une tente sur un terrain reçu du gouvernement à Nuevo Paraíso, loin de leur ferme. « Nous savons que maintenant nous ne pouvons pas vivre près de la ferme, mais nous pouvons l’utiliser pour planter notre nourriture et générer quelques revenus. » Ils espèrent construire une maison sur leur nouvelle parcelle.

    « Dieu connaît tous nos besoins », dit Maria qui continue d’espérer une vie meilleure et plus d’éducation pour ses enfants.

    Les inondations, qui ont touché les 11 Églises des frères mennonites de la Conferencia Peruana Hermanos Menonitas (CPHM), ont fait plus de cent victimes et affecté plus d’un million de personnes dont plus de 19 000 vivent encore dans des abris temporaires depuis des mois. Les maisons, les établissements d’enseignement et de santé et les infrastructures d’assainissement ont été endommagés et de nombreuses cultures ont été détruites, mettant à rude épreuve les moyens de subsistance.

    La Conférence Mennonite Mondiale facilite une réponse interdépendante à la catastrophe avec tous les partenaires anabaptistes pour soutenir l’aide que l’Église péruvienne des frères mennonites apporte à ses membres et ses communautés.

    La CMM a réuni MB Mission, le Comité central mennonite (MCC) et ICOMB pour former un comité directeur qui a nommé Anthony Sanchez comme coordonnateur d’une aide humanitaire intermennonite d’une durée de six mois, financée conjointement par le MCC et MB Mission.

    Ayant une expérience antérieure comme facilitateur de la participation de l’Église dans une intervention communautaire en cas de catastrophe avec le MCC et Mencoldes (un programme de développement des Églises mennonites et des frères mennonites de Colombie), Anthony Sanchez évaluera les besoins, conseillera et formera le comité d’intervention en cas de catastrophe et les groupes locaux constitués par la CPHM et communiquera avec les organisations concernées.

    Au lendemain des inondations, la CMM, MB Mission, ICOMB et le MCC ont aidé l’Église péruvienne à distribuer de l’eau, de la nourriture, des ustensiles de cuisine et un soutien financier. Le représentant régional de la CMM, Pablo Stucky, a dirigé des ateliers sur la résilience et l’accompagnement en cas de traumatisme. La Commission Diacres de la CMM a fourni le financement de ces ateliers.

    L’intervention intermennonite aidera la CPHM à apporter une aide humanitaire aux familles affectées dans les villes et les communautés environnantes de Piura et de La Libertad. Le projet comprendra l’installation de réservoirs d’eau dans une communauté pour améliorer les conditions sanitaires de base et l’assainissement ; la reconstruction et la rénovation de maisons endommagées de 55 familles ; et un soutien pour le rétablissement de l’agriculture et d’autres moyens de subsistance pour 50 familles.

    En outre, le projet offrira une formation sur la préparation aux catastrophes, la guérison des traumatismes, l’assainissement et le renforcement des capacités pour les responsables d’Église.

    La Commission Diacres de la CMM enverra une autre délégation en octobre 2017 pour encourager l’Église et offrir d’autres ateliers sur la guérison des traumatismes, la préparation aux catastrophes et les soins de santé de base.

    La CMM et d’autres partenaires mennonites sont « une bénédiction de Dieu sur nous », dit Antonio García, responsable de la CPHM. « Cela nous rend responsables et engagés, cette aide sera une bénédiction pour les Églises ici au Pérou et un témoignage pour la communauté. En tant qu’Église, nous partageons les besoins de la communauté. »

    « Je suis béni et reconnaissant d’avoir cinq enfants et du fait que tout le monde se prépare et étudie pour une meilleure condition de vie », explique Ezequiel. Lui et Maria sont membres de l’Église des frères mennonites à Chato Chico. Ils sont une des 105 familles qui ont reçu le soutien d’un programme pour améliorer le logement et rétablir les moyens de subsistance.

    « Nous remercions Dieu pour l’aide que nous avons reçue par l’entremise de l’Église. »

    —un communiqué émis conjointement par la Conférence Mennonite Mondiale, le MCC, ICOMB et MB Mission.

    Les dons peuvent être acheminés au MCC avec la désignation « Peru Disaster Response » ou effectués en ligne à www.mcccanada.ca (au Canada) et à www.mcc.org (aux États-Unis).

  • Akron, Pennsylvanie USA – Les secours coordonnés par les anabaptistes sont sur le point d’arriver aux 1,4 millions de personnes déplacées par le conflit armé dans la région du Kasaï en République Démocratique du Congo (RDC). Ils incluent des denrées alimentaires, des articles ménagers et des abris de secours.

    Les secours organisés et mis en œuvre par les comités de secours des églises mennonites et frères mennonites congolaises et coordonnés par le Mennonite Central Committee (MCC) sont financés par la Conférence Mennonite Mondiale et d’autres organisations d’églises anabaptistes.

    La crise a commencé il y a un an, lorsqu’un groupe de miliciens local appelé Kamuina Nsapu et les forces de sécurité nationales se sont affrontés pour l’obtention d’un poste politique. Le conflit armé s’est intensifié, et les milices et les forces de sécurité s’en sont pris aux civils en les forçant à rejoindre leurs groupes, en infligeant mutilations et viols et en commettant des massacres.

    « Ce fut l’enfer sur la terre pour beaucoup d’entre nous, pas seulement pour les mennonites, mais aussi beaucoup de pacifistes de la région qui ont été pris dans ce tourbillon » raconte Rod Hollinger-Janzen de l’Africa Inter-Mennonite Mission (AIMM).

    Parmi les personnes déplacées en RDC se trouvent au moins 8 000 mennonites. « Partout où le conflit s’est répandu, il y avait des églises mennonites » explique Rod.

    Les responsables d’églises rapportent que 36 mennonites ont été tués parmi les 3 300 décès estimés par l’ONU depuis octobre de l’année dernière. Les bâtiments d’églises et les écoles des églises ont été endommagés ou détruits.

    Les responsables mennonites nationaux et locaux de RDC – des églises membres de la CMM – sont essentiels aux secours, qui se concentreront initialement autour des villes de Tshikapa dans la province du Kasaï et de Kikwit dans la province du Kwilu, où de nombreuses personnes ont fui. Les responsables représentent la Communauté Mennonite au Congo (CMCo) et la Communauté des Églises de Frères Mennonites au Congo (CEFMC).

    « La CMM aujourd’hui joue un rôle important : celui de rassembler les membres de la famille mennonite ensembles pour promouvoir l’unité, la communion fraternelle et pour aider un membre dans la souffrance, les mennonites congolais, en utilisant son bras incarné par les différents partenaires, unis dans l’action pour plus d’efficacité et pour éviter la dispersion, » raconte un responsable d’église congolais (nom non-divulgué pour des raisons de sécurité). « Dans cette action les mennonites vont se faire connaître et vont pouvoir partager les valeurs mennonites qui sont restées presque inconnues au niveau du Congo. Je pense que nos églises vont élargir l’espace de leur tente. »

    Une équipe d’évaluation congolaise a visité la région du Kasaï en juillet et a constaté de grandes carences de nourriture et une malnutrition croissante. Les familles ont dû quitter leurs champs et leurs animaux lorsqu’ils ont fui la violence, et les aliments disponibles à l’achat sont très coûteux.

    « Beaucoup de gens ont faim ou mangent une fois par jour », déclare Mulanda Jimmy Juma, représentant du MCC en RDC.

    De plus, l’équipe d’évaluation rapporte que les familles ne disposent pas d’articles de base tels que de la literie, des ustensiles de cuisine et des bidons pour transporter l’eau.

    « La CMM soutient les églises nationales mennonites, la CMCo, la CEFMC et la Communauté Evangélique Mennonite, et celles en Angola qui aident également les réfugiés congolais », raconte le secrétaire de la Commission Diacre, Henk Stenvers. « La CMM met en lien nos membres en difficulté et l’Église mondiale avec des appels à la prière, un soutien financier et en partageant des informations sur la situation. »

    Sept organisations anabaptistes travaillent ensemble pour lever des fonds et sensibiliser à la crise, qui a été largement ignorée par les médias occidentaux. Ces organisations sont l’International Community of Mennonite Brethren (Communauté Internationale des Frères Mennonites), MB Mission, Mennonite Church Canada Witness, et Mennonite Mission Network, en plus de la CMM, de l’AIMM et du MCC.

    Pour contribuer aux secours en RDC vous pouvez faire un don en ligne sur mcc.org/congo-relief.

    ­­ un communiqué du MCC avec des dossiers de la CMM. 

    Communiquer la communauté

    Alors que vous priez pour vos frères et sœurs qui souffrent à cause de la violence et du déplacement forcé en République Démocratique du Congo, la Conférence Mennonite Mondiale vous invite à nous envoyer vos messages d’encouragement et de solidarité pour que nous les partagions avec les églises là-bas.

    Prenez une photo de votre assemblée avec un écriteau qui dit « Prions pour la RDC ». Envoyez vos messages et vos photos par courriel à photos@mwc-cmm.org et publiez-les sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) en utilisant le hashtag #mwcmm.


  • Comme les quatre cavités du cœur, les quatre commissions de la CMM servent la communauté mondiale des églises anabaptistes dans les domaines suivants : diacres, foi et vie, paix et mission. Les commissions préparent du matériel à l’intention du Conseil Général, donnent des conseils et proposent des ressources aux églises membres et facilitent le travail des réseaux ou des fraternités de la CMM qui œuvrent ensemble sur des questions et des préoccupations d’intérêt commun. Ci-dessous, une des commissions communique un message de leur ministère.


    « Un membre souffre-t-il? Tous les autres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur? Tous les autres partagent sa joie » (1 Corinthiens 12/26).

    « Cette visite m’a aidé à me rendre compte que nous faisons partie d’une grande famille mondiale. Maintenant nous savons que nous ne sommes pas seuls! »

    Voici ce que nous avons entendu lors d’une visite de la Commission Paix et la Commission Diacres de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM) à l’église des Frères mennonites du Panama.

    Lorsque vous affrontez des problèmes qui menacent votre mode de vie traditionnel, il n’y a rien de plus important que de savoir que vous n’êtes pas seul. Savoir que des frères et sœurs prient – même s’ils ne vous connaissent pas personnellement – cela peut faire la différence entre abandonner ou persévérer avec espoir, en faisant confiance à Dieu.

    « Nous ne demandons pas qu’on nous résolve nos problèmes. Tout ce que nous vous demandons c’est de raconter notre histoire et de prier pour nous. »

    Être diacre pour la CMM ne consiste pas à donner une aide financière ou créer des programmes d’aide humanitaire. Les diacres, cheminent avec les églises, écoutent, pa

    rtagent et prient avec les églises dans la souffrance et dans la joie. Nous nous sentons si impuissants parfois, mais nous ne devons pas sous-estimer le pouvoir de cheminer ensemble, d’écouter et de prier.


    Les membres d’église prient pour un

    enfant malade au Panama. Photo : Henk Stenvers.

    « La Commission Diacres doit être la main tendue de l’église mondiale. » En 2009, Danisa Ndlovu, alors président de la CMM, prononça ces mots durant la première réunion de la commission au Paraguay. Une main sur ton épaule pour montrer que d’autres se préoccupent pour toi, pour sentir la chaleur de l’unité avec ceux qui partagent les mêmes convictions. Même si nous vivons dans des contextes très différents, que nous exprimons notre foi de manière très différente et que nous avons des histoires différentes, nous savons que nous sommes unis les uns aux autres par la foi. Grâce à notre désir de suivre le Christ, nous faisons partie d’un seul corps, celui du Christ.

    Le Fond de Partage de l’Église Mondiale soutient des églises dans les pays du sud dans leurs projets pour améliorer la vie et la mission de l’église. Il peut être très important pour une église d’avoir son propre bâtiment pour le culte ou de construire une école. La force

    symbolique de reconstruire après la destruction due à un désastre ou à la violence est inimaginable. Ce qui est important c’est former une communauté – locale et mondiale.

    Comme l’écrit Paul aux Corinthiens, les membres du corps sont un, même s’ils sont différents. Ils sont interdépendants ; si l’un manque, le corps n’est pas complet (1 Corinthiens 12 :14-25).

    La communauté mondiale est comme l’église de Pimpimsu, au Ghana. Nous avons visité cette petite église dans la soirée, après la tombée de la nuit. Un par un, les gens arrivèrent à l’église pour nous donner la bienvenue. Et tous apportèrent une lampe avec eux. Chaque fois que quelqu’un entrait, l’église s’illuminait un peu plus. Lorsque l’église fut remplie, il faisait grand jour à l’intérieur grâce à toutes ces petites lampes.

    C’est cela la communauté. Si vous n’êtes pas là, l’église est un peu plus sombre. Que l’on soit ensembles physiquement à l’assemblée ou spirituellement par la prière, nous pouvons être les témoins du message de paix merveilleux de Jésus. Si vous n’êtes pas là, vous nous manquez, parce que la lumière est moins forte !

    La Commission Diacres veut être un outil pour soutenir cette communauté. Rejoignez-nous sur le chemin aux côtés de notre famille anabaptiste mondiale au travers du Réseau de prière de la CMM.*

    —Henk Stenvers est secretaire de la Commission Diacres de la CMM.

    *En 2016, la Commission Diacres à relancer un Réseau de prière par courriel, suite au succès des initiatives de prières à l’Assemblée de 2016. Le Réseau de prière enverra par courriel de quatre à cinq prières tous les deux mois. Des courriels supplémentaires pourraient aussi être envoyés lorsqu’un appel urgent à la prière se fait entendre. Les courriels sont disponibles en anglais, en espagnol ou en français. Si vous souhaitez partager un sujet de prière ou une prière avec nous, écrivez-nous à prieres@mwc-cmm.org.

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  • L’orateur exhorte l’église d’exercer un amour qui agit pour des autres

    De Lil Goertzen

    “Nous sommes ici aujourd’hui, célébrant notre foi anabaptiste commune et la place que nous avons en Jésus-Christ.” Le représentant de la Commission Diacres, Shantkumar S. Kunjam de l’Inde, a salué les participants de PA 2015 pendant la séance plénière matinale le 24 juillet, 2015.

    Shantkumar S. Kunjam

    Nous sommes appelés à la liberté, mais pas pour des fins égoïstes, a dit Kunjam. Nous devons nous aimer les un les autres, aimer nos prochains et nos ennemis (Galates 5/13-14, Philippiens 2/7, Matthieu 5/33-34).

    Aucune terreur ne peut nous empêcher de faire du bien aux autres, même ceux qui voudraient nous terroriser, a dit Kunjam.

    Nous avons besoin, l’un de l’autre pour nous compléter dans une communauté mondiale de foi, a-t-il dit. Et nous sommes appelés à servir ceux qui sont hors de la communauté de foi.

    Nombreuses églises souffrent désunion intérieure, ce qui affaiblit le témoignage chrétien. Lorsqu’on aime son prochain comme soi-même on ouvre la voie à la réconciliation, Kunjam a dit.

    Kevin Ressler, représentant de la Jeunesse Anabaptiste, a défié l’assistance.

    Ressler a montré son passeport à l’assistance et leur a rappelé ceux qui ne pouvaient pas assister au Rassemblement 16 “parce que mon pays (les Etats-Unis) leur a dit qu’ils sont importuns.”

    Partout dans le monde le christianisme fait face à nombreux défis, a dit Ressler, tel que la persécution, la division ou la baisse de l’adhésion. Par quel moyen l’église anabaptiste peut-elle regagner sa confiance et redevenir prophétique? a demandé Ressler.

    Beaucoup d’entre nous ressemblent aux scribes et aux pharisiens de Matthieu 23/1-29, a dit Ressler: nous connaissons les Ecritures, mais sommes plus préoccupés par l’apparence que par le fond. En préservant notre pouvoir et nos privilèges, nous créons des divisions entre nous et “des autres.”

    “Notre soif de confort et de pouvoir fait que l’église privilégie plus l’individu que le Royaume de Dieu,” a dit Ressler. “Le péché n’est pas une affaire individuelle, mais concerne la communauté toute entière.”

    Ressler a conduit la congrégation par une reflexion de confession et demande de pardon.

    “Nous devons apprendre à nous écouter l’un l’autre,” a dit Ressler. “Nous devons valoriser les évangélisés autant que l’évangéliste. Nous devons apprendre à grandir ensemble.”

    Plus tôt dans le programme, David Meyers, représentant de l’administration de Obama et de la Maison Blanche, a apporté les salutations, accueillant des anabaptistes de partout le monde.

    Depuis presque 500 ans, les anabaptistes témoignent fidèlement à la foi dans la souffrance, a-t-il dit. L’engagement à la paix et à la réconciliation est un exemple puissant qui montre comment les communautés de la foi peuvent transformer le conflit en nouveaux points de départs.

    Meyers a remercié l’assistance “pour le ministère unique que vous continuez à mener en marchant avec les plus petits dans vos communautés à travers le monde.”

    Lil Goertzen est la rédactrice de Evangelical Mennonite Mission Church Recorder (Recorder de l’Eglise Evangélique Mennonite Missionnaire). Elle fait partie de l’équipe de rédacteurs pour Meetinghouse qui font des reportages sur des séances plénières au Rassemblement 16.