Prières de reconnaissance et d’intercession

  • Le Laos et l’Indonésie se trouvent en Asie du sud-est et leurs cuisines se ressemblent. Mais parfois, entant que Laotienne qui enseigne l’anglais en Indonésie avec YAMEN, la nourriture laotienne me manque.   

    Lorsque je prépare à manger chez moi, cela m’aide à ne pas trop avoir le mal du pays. Cuisiner laotien et partager ces plats avec les autres m’aide à partager l’amour de Dieu avec ceux qui sont autour de moi. J’aime entendre qu’ils trouvent la cuisine laotienne délicieuse.

    Salade de concombre (pour 3 personnes)

    Ingrédients

    • 2 concombres de taille moyenne
    • 4 petites tomates
    • 4 piments frais
    • 1 gousse d’ail
    • 2 cuillères à soupe de jus de citron vert
    • 1 cuillère à soupe de sucre
    • 2 cuillères à soupe de sauce poisson
    • 1 cuillère à café de pâte de crevette (emportée avec moi du Laos) Windhi Ratna Asari

    Instructions

    • Coupez les concombres et les tomates en petits morceaux.
    • Mélangez les piments, l’ail, le sucre et la pâte de crevette.
    • Ajoutez les concombres et les tomates.
    • Ajoutez le citron vert, la sauce poisson et bien mélanger.
    • Goûtez et ajouter plus de certains ingrédients si nécessaire.

    Servir en accompagnement de poisson grillé ou de poulet.

    —Khammoun Xayalath (Moon), de Lao Evangelical Church, est en service entant qu’enseignante d’anglais et travailleuse sociale. Durant son année avec YAMEN en Indonésie, elle assiste à la paroisse Dorang Javanese Evangelical Church, une église de la GITJ (Gereja Injili di Tanah Jawa – Église mennonite de Java).

     

    YAMEN est un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale

  • Damaris Guaza Sandoval raconte que durant son année de service à La Ceiba, au Honduras, elle a aidé les jeunes à devenir des ambassadeurs de la paix de Dieu là où la violence est la norme. Damaris Guaza Sandoval de Colombie anime un atelier sur l’estime de soi pour une classe de CM1 à l’école Francisco Morazán, à La Ceiba, Honduras. Photo du MCC / Ilona Paganoni

    La jeune fille de 26 ans, originaire de Cali, en Colombie, travaillait entant qu’assistante sociale avec le Proyecto Paz y Justicia (PPyJ ; Projet Paix et Justice), un ministère de l’Église membre de la CMM et partenaire du Comité Central Mennonite (MCC), Iglesia Evangélica Menonita Hondureña.

    Dans le cadre de son service de 2017 à 2018, Damaris préparait des ateliers pour les enfants sur les thèmes de la construction de la paix et de la prévention de la violence. Elle a également formé les élèves plus âgés pour qu’ils puissent, à leur tour, enseigner ce qu’ils avaient appris. Certains des élèves plus âgés devinrent médiateurs scolaires.

    Damaris insiste sur l’importance des compétences de construction de la paix. « La plupart des enfants avec lesquels nous travaillons viennent de quartiers où le taux de violence est élevé et il est nécessaire de trouver d’autres moyens de résoudre les conflits sans recourir à la violence. »

    Damaris est membre de l’Église membre de la CMM, Iglesias Hermanos Menonitas de Colombia et a servi au sein de YAMEN, un Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange du MCC en partenariat avec la Conférence Mennonite Mondiale. YAMEN est un moyen pour les jeunes adultes chrétiens qui ne sont ni du Canada ni des États-Unis, de servir pendant un an et de vivre dans une culture nouvelle tout en servant l’Église.

    Selon Damaris, il est important d’équiper les jeunes avec des outils de résolution pacifique des conflits.

    « Dans beaucoup de nos communautés, nous avons appris à résoudre les conflits agressivement. Par conséquent, en tant qu’ambassadeurs de Dieu, il est essentiel que nous puissions proposer des alternatives aux communautés. »

    L’histoire d’un petit garçon a particulièrement touchée Damaris. Elle raconte que c’était un enfant difficile dont les problèmes d’estime de soi se traduisaient par un comportement violent, et cela jusqu’à ce qu’il commence à assister à PPyJ.

    Damaris Guaza Sandoval de Colombie anime un atelier sur l’estime de soi pour une classe de CM1 à l’école Francisco Morazán, à La Ceiba, Honduras. Photo du MCC / Ilona Paganoni

    « Maintenant, c’est un modèle pour d’autres à l’école, il aide ses camarades de classe et fait fructifier tout ce qu’il a appris », dit-elle à propos du garçon, qui, à présent, est médiateur dans son école.

    Matthieu Dobler Paganoni, représentant du MCC au Honduras avec sa femme, Ilona Paganoni, tous deux membres de la Konvenenz der Mennoniten der Schweiz / Conférence mennonite Suisse, explique que cette initiative est importante pour la région parce que le Honduras a le taux d’homicide le plus élevé dans le monde.

    « Il est important de soutenir des projets de ce type qui contribuent à imaginer une autre forme de société et qui ont le potentiel de créer des changements. »

    Ê la fin de son temps de service avec YAMEN, Damaris décida de rester au Honduras pour une année de plus et de continuer son travail avec PPyJ en tant que membre de l’équipe du MCC. Elle dit que l’expérience de cette année passée lui a donné la sagesse qui l’aidera à mieux accompagner les gens et les processus de la communauté.

    « C’est vraiment un cadeau de Dieu de pouvoir continuer à vivre et à servir dans ce beau pays. J’ai beaucoup appris des personnes que j’ai rencontrées. Je suis pleine d’espoir et d’amour pour poursuivre cette aventure. »

    –Rachel Bergen est rédactrice pour le MCC.

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

  • Dans de nombreux endroits de la région qui entoure Kibwezi, au Kenya, je vois du maïs asséché. En se promenant dans les environs, il est difficile de voir du maïs que les gens pourront récolter cette saison.

    En février 2018, le partenaire du MCC, Utooni Development Organisation (UDO), chez qui je suis bénévole, a lancé un projet d’aide alimentaire dans l’une des régions touchées par la sécheresse dans la partie orientale du Kenya près de la ville de Kibwezi. La distribution se fait dans deux villages, Kathyaka et Ngulu et est financée par le compte du MCC à la Banque Canadienne de Grains.

    J’ai participé à la distribution de nourriture en tant que photographe. Et j’ai réalisé à quel point il était facile d’accéder à l’eau potable dans mon pays d’origine, la Corée du Sud, où il y a un système de distribution d’eau fiable.

    Mais ce n’est pas courant dans le Kenya rural. Dans le village où je vis avec ma famille d’accueil, les gens doivent aller chercher l’eau et il n’est pas facile de trouver de l’eau propre. Ê Kibwezi, les gens cultivent, mais le climat sec signifie que la terre est stérile. Ils travaillent dur pour une vie meilleure, mais souffrent malgré leurs efforts.

    UDO a déjà fait trois distributions de nourriture dans ces villages parce que la sécheresse persiste. Les gens ici utilisent les techniques d’agriculture de conservation enseignées par l’UDO, mais la sécheresse a rendu la récolte impossible cette année.

    UDO cherche également à améliorer la sécurité alimentaire et les différents moyens de subsistance durables des petits agriculteurs dans les comtés de Machakos, Mukueni et Kajiado à travers l’agriculture de conservation.

    Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux de distribution, beaucoup de personnes étaient déjà rassemblées pour nous attendre.

    Après une brève présentation, nous avons commencé à distribuer l’aide alimentaire.

    Les villageois avaient nommés certains d’entre eux pour superviser chaque groupe, et un autre responsable aidait à s’assurer que tout le monde avait assez et pouvait le ramener chez lui. Parce que le soleil tapait fort, les gens travaillaient lentement, s’aidant les uns les autres à distribuer la nourriture. Chaque bénéficiaire a reçu 30 kilo de maïs, quatre kilo de haricots et un litre et demi d’huile.

    Les gens du village s’entraidèrent pour porter leurs rations chez eux.

    La plupart des gens avaient l’air heureux de recevoir de la nourriture et beaucoup nous ont remerciés pour l’aide apportée.

    Quand je retourne en Corée du Sud, je veux parler de la pauvreté que j’ai vue au Kenya avec mes amis et parler de ce que nous devrions faire à ce sujet.

    —Minyoung “Blee” Jung est une participante Sud-coréen du réseau anabaptiste mennonite d’échange (YAMEN) au Kenya. De 2017 à 2018, elle sert entant que coordinatrice des relations publiques chez Utooni Development Organization (UDO), un partenaire du MCC. YAMEN est un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale. Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

  • Les participants de YAMEN font des rencontres et trouvent Dieu

    Bogotá, Colombie – « L’évangile nous unis tous, où que l’on soit » déclare Laurey Segura. Elle a vécu cette réalité lorsqu’elle a travaillé entant qu’enseignante et éducatrice avec le programme d’échange YAMEN, un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale qui a permis à la mennonite costaricaine de servir au Cambodge pendant un an de 2016 à 2017.

    « Je m’attendais à beaucoup aider mais en fait, je sens que c’est moi qu’on a plus aidé. » Au lieu d’être comme des sortes de vacances de longue durée avec des moments de service gratifiants, YAMEN « fut aussi et surtout un processus de changements pour lequel je suis reconnaissante. Ce n’était pas facile mais j’ai beaucoup appris de moi-même et ma manière de voir la vie a changé, en bien. »

     « J’ai appris à aimer mon prochain, à servir le Seigneur Jésus, à servir la communauté sans penser à une récompense monétaire, » témoigne Felizarda Atanásia FIlimone du Mozambique qui a servi comme éducatrice chez Creciendo Juntos de l’église mennonite de Monte Horeb à Soacha en Colombie.

    Les difficultés de la vie peuvent amener au désespoir, mais être en service au travers de YAMEN à Podcast for Peace à Managua au Nicaragua, a donné l’espoir à Jhon Alex Martinez Lozano, un Frère mennonite colombien, « il y a une église au service des gens peu importe la couleur de leur peau ou leur classe. » Il a appris ce qu’était l’hospitalité d’une manière plus profonde et que « il n’y a pas de distinctions entre les gens, nous sommes tous bien traités ».

    Avant de participer au programme, Felizarda sentait qu’elle avait perdu sa foi. Avec YAMEN, « j’espérais opérer un changement dans ma vie, obtenir une vision de paix et croître dans la foi ».

    Les moments difficiles lors de l’année interculturelle de service de Laurey lui ont appris à « avoir la foi en Dieu comme un espoir dans les moments difficiles. Malgré les bonnes et les mauvaises choses, nous apprenons et ces expériences deviendront de bons souvenirs, de futures histoires et de bonnes leçons.

    Durant son service chez Youth Equipped with Skill of Internship Center, Develop Our Village Economy à Phnom Penh, « j’ai appris combien il est important de faire des disciples et d’être à leurs côtés avant, durant et après comme un mentor et un frère et sœur dans la foi » affirme Laurey.

    Un conseil pour ceux qui envisagent un service YAMEN ?

    « Sourire toujours, parler de l’amour de Dieu, parler de son pays » suggère Felizarda. Elle conseille de ne pas avoir honte de ce que l’on ne sait pas, mais de respecter et d’apprendre des autres, en particulier des personnes d’autres cultures. Les futurs YAMENers doivent « partager avec la famille, les amis et participer au groupe de jeune de l’église, chercher Dieu toujours lorsqu’ils se sentent angoissés, chercher un ami en qui se confier et parler de leurs préoccupations pour ne pas se sentir seul. »

     « Faire confiance à la direction de l’Esprit de Dieu d’une manière qui reflète la vie et l’enseignement de Jésus, l’union, la paix et la réconciliation, » ajoute Felizarda.

    —Article par Danielle Gonzales et Karla Braun

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

     

    Prions pour les participants qui commencent YAMEN en 2017-2018 : 

    Nom (pays d’origine) :

    En service au :

    Jesika Gomez (Bangladesh)

    Zimbabwe

    Saray Reuk (Cambodge)

    Zimbabwe

    Sina Long (Cambodge)

    Bolivia

    Sokuntheary Samreth (Cambodge)

    Inde

    Soleab Loun (Cambodge)

    Mexique

    Cyriaque Djenaissem (Chad)

    Burkina Faso

    Damaris Guaza (Colombie)

    Honduras

    Diana Martinez (Colombie)

    Nicaragua

    Jhon Fredy Chocue Parra (Colombie)

    Bolivia

    Diksha Masih (Inde)

    Honduras

    Easter Masih (Inde)

    Colombie

    Victor Manova (Inde)

    Zambie

    Blasius (Bobby) Himawan (Indonésie)

    Cambodge

    Daniel (Dante) Tobing (Indonésie)

    Corée du Sud

    LohChu (Julian) Peng (Indonésie)

    Colombie

    Bill Odeny (Kenya)

    Cambodge

    Diana Onyango (Kenya)

    Ukraine

    Phoebe Omuhinda (Kenya)

    Cambodge

    MinYeong Jung (Corée du Sud)

    Kenya

    Duangmala Chonealoun (Laos)

    Cambodge

    Bohlokoa Lesesa (Lesotho)

    Indonésie

    Joyce Beaton (Malawi)

    Indonésie

    Salome Sawatzky (Mexique)

    Le Salvador

    Sarahi Gonzales (Mexique)

    Équateur

    Santos Martins (Mozambique)

    Colombie

    Keila Morales (Nicaragua)

    Bolivia

    Benard Eriau (Uganda)

    Nigeria

    Mainza Hanzukule (Zambie)

    Inde

     

  • Etre en service dans une partie du monde située relativement près de chez vous et où la langue majoritaire est la même que la vôtre peut sembler plutôt facile. Mais pour les participants du Young Anabaptist Mennonite Exchange Network (YAMEN) qui viennent de pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud et sont en service dans d’autres pays du même continent, les différences sont évidentes.

    YAMEN est un programme commun du MCC et de la Conférence Mennonite Mondiale, une communauté spirituelle mondiale de tradition anabaptiste. Un objectif important du programme est de tisser des liens entre les églises anabaptistes de différents endroits du monde.

    Le programme YAMEN s’adresse à des jeunes de tous les pays exceptés des Etats-Unis et du Canada et les envoie en service dans un pays en dehors de leur pays d’origine, des États-Unis et du Canada.

    Voici le témoignage de certains de ces participants de YAMEN d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud :

     Erica VanEssendelft)

    Juan Torrico Soliz – Un bolivien en service au Mexique

    Juan Torrico Soliz, 21, est de Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie et il est en service à Mexico entant qu’assistant d’hospitalité à Casa de los Amigos, où il réside également. Avant de se rendre au Mexique, Soliz faisait des études de tourisme et de gestion hôtelière et travaillait dans une garderie.

    Un des plus grands chocs pour lui fut d’arriver dans une ville de plus de 21,2 millions d’habitants. Sa ville natale de près d’un million d’habitants semble minuscule comparée à la zone urbaine de Mexico. Ce fut aussi difficile pour lui de s’habituer à la structure de la journée.

    « Le repas de midi ici (à Mexico), selon où vous travaillez, dure une heure ou deux, mais en Bolivie tout est fermé à l’heure du repas. Ici, je mange mon repas de midi entre 15h et 16h, mais chez moi, je mangeais à midi ou à midi et demi. Les horaires de la journée sont tellement différents et ce fut très difficile de s’habituer. »

    Comme les autres, il eut des malentendus dans sa langue maternelle.

    « Au Mexique, une paille pour boire est un popote, mais en Bolivie on dit bombilla. Au Mexique, une bombilla est une ampoule, vous pouvez vous imaginer les drôles de conversations que cela peut donner » raconte Soliz dans un éclat de rire.

    Il est l’un des rares participants de YAMEN qui ne vit pas dans une famille d’accueil. Cependant, il dit que c’est important de construire des relations avec des personnes locales.

    « Même si je ne vis pas avec une famille d’accueil, je crois qu’il est important de trouver un équilibre entre le soutien de personnes dans le pays d’accueil et la communication avec la famille. »

     Rebecca Smucker)

     Juliana Arboleda Rivas – Une colombienne en service en Bolivie

    Originaire de Quibdo, Chocó en Colombie, Juliana Arboleda Rivas est en service à Santa Cruz, en Bolivie, à Stansberry Children’s Home.

    Rivas raconte que les pasteurs de sa communauté remarquèrent sa passion pour le service et l’encouragèrent à partir avec YAMEN.

    « Ça a été une expérience enrichissante. Je n’ai pas les mots pour exprimer le bonheur que je ressens. Heureuse heureuse heureuse heureuse heureuse » dit-elle avec émotion.

    « Je savais que ça allait être diffèrent, mais j’étais prête à tout. Je suis Juliana, la femme intrépide, prête à affronter les défis. »

    Rivas raconte qu’elle a appris des leçons importantes tout au long du séjour.

    « J’ai appris à travailler en équipe, ce qu’est la valeur du service ainsi que le dévouement et l’amour donné sans attendre que les choses changent. Je suis heureuse d’avoir rencontré des gens qui ont enrichit ma vie. »

    Jhon Alex Martínez Lozano – Un colombien en service au Nicaragua

     Andrew Claassen)

    Jhon Alex Martínez Lozano vient de la petite ville de Basurú dans le Chocó, en Colombie où il travaillait dans une mine d’or, faisait du bénévolat avec l’église des Frères Mennonites, et étudiait le radio-journalisme. Avec YAMEN, il est assistant communautaire dans une organisation appelée Podcasts for Peace dans la capitale du Nicaragua, Managua.

    Lozano craignait que son ethnicité colombienne soit un obstacle à son intégration dans la communauté.

    « Avant d’arriver ici, j’avais peur du racisme, que l’on me discrimine parce que je suis colombien et parce que la Colombie a été touchée par l’addiction et le trafic de drogue. Des gens m’en ont parlé et ont essayé d’aborder le sujet plusieurs fois mais ça n’a pas été trop mal. »

    Lozano a été prévenu que la zone où il allait travailler à Podcasts for Peace avait une mauvaise réputation.

    « Je ne marche pas dans la rue avec la peur que l’on m’agresse ou que l’on me vole parce que je me sens comme avec ma famille ici. »

    « Un jour, je me promenais avec une famille dans Acahualinca et je leur parlait de cela (la réputation du quartier), cette famille me répondit qu’elle ne permettrait pas qu’il m’arrive quoi que ce soit, et ça a aidé à ce que je me sente beaucoup plus en sécurité. »

    Lozano raconte que YAMEN lui a permis d’explorer sa foi plus profondément et de différentes manières et l’a aidé dans la relation à l’autre.

    « Mon séjour au Nicaragua a été un temps pour Dieu. J’ai beaucoup appris et je vais continuer d’apprendre. »

    Pour en savoir plus sur YAMEN, allez sur mwc-cmm.org/fr/yamen.

    Article par Rachel Bergen

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite.

     

  • Bogota, Colombie – Prendre un risque et faire confiance à Dieu sont des moyens sûrs pour grandir dans la foi. Pour Marisela Dyck et Xavier Chen, en service avec le programme du Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes (YAMEN) l’année 2015-2016 fut l’occasion d’apprendre à compter sur Dieu.

    « Pendant mon service j’ai appris que chercher Dieu tous les jours est la meilleure chose que je puisse faire pour me sentir mieux émotionnellement et spirituellement, » raconte Dyck de l’Iglesia Anabautista Menonita de México.

    YAMEN, un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale, est destiné aux jeunes de 18-30 ans qui ne sont pas des citoyens canadiens ou américains. Les participants doivent fréquenter une église anabaptiste dans leur propre pays ou servir dans une organisation anabaptiste.

    « Lorsque je cherche Dieu, il me dit qu’il est avec moi dans chaque situation, facile ou difficile, et que je dois attendre en confiant qu’il me montrera sa volonté et que je dois tout remettre entre ses mains. » Dyck était en service en Amérique du Sud, elle travaillait dans une garderie d’une organisation qui s’occupe de femmes en situation de risque.

    De retour chez elle, au Mexique, Dyck enseigne à des enfants de 10 à 12 ans et elle vit les leçons apprises en Amérique du Sud. « Avec ce que Dieu m’a montré cette année, il m’a ôté la peur d’échouer lorsque je le sert. »

    Chen travaillait aussi avec des enfants – au Pérou et en Colombie – ce qui lui a permis de voir la fidélité de Dieu. « Durant chaque instant de mon année YAMEN je me suis appuyé sur Dieu. Je priais et je lui demandais de me guider sur son chemin. Maintenant, ma foi est plus solide qu’avant. Lui faire confiance et dépendre de lui est le chemin immuable vers une vie féconde et bénie. »

    Aujourd’hui, il sert dans son église d’origine, Fellowship of Mennonite Churches à Taïwan, Chen essaie de voir les choses au travers de plusieurs perspectives, parce qu’il y a beaucoup de différentes manières d’aborder une situation avec empathie et considération pour les sentiments des autres. »

    Le but du programme YAMEN est que les participants développent des compétences de leadership, grandissent spirituellement et personnellement et acquièrent des connaissances et expériences interculturelles.

    « Quelque chose d’important que Dieu m’a montré est que l’essentiel ne devrait pas être le service en lui même, mais la relation que l’on a avec lui et que nous devrions laisser Dieu faire son œuvre en nous pour bénir d’autres personnes. Dieu te donnera la force et la sagesse dont tu auras besoin, » écrit Dyck.

    L’expérience de Chen lui a appris l’humilité. « J’avais de très grandes attentes pour mon année : J’allais me donner complètement à des personnes dans le besoin et j’allais le faire

    parfaitement. » Au lieu de cela, hors de son environnement familier, il a souvent senti qu’il n’avait rien à offrir. « On ne peut pas agir comme avant ; faire face à chaque nouvelle chose avec humilité est la décision correcte. »

    Le programme YAMEN continue d’aider à la croissance de jeunes responsables pour le bien des églises partout dans le monde.

    Participants YAMEN 2016-2017 :

    Nom (pays d’origine) En service au:
    Tirzah Hea Halder (Bangladesh) Nigeria
    Juan “Beto” Alberto Torrico Soliz (Amérique du Sud) Mexique
    Ariane Ribeiro de Souza (Brésil) Ukraine
    Cecile Sanou (Burkina Faso) Uganda
    Kimleng Chung (Cambodge) Nicaragua
    Sokea Im (Cambodge) Afrique du Sud
    ChunLei Xun (Chine) Colombie
    Jhon Alex Martinez Lozano (Colombie) Nicaragua
    Juliana Arboleda Rivas (Colombie) Amérique du Sud
    Laurey Segura (Costa Rica) Cambodge
    Johanna Sommer (France) Laos
    Dina Molina (Honduras) Amérique du Sud
    Marlly Aceituno (Honduras) Amérique du Sud
    Nathanial Hembram (India) Colombie
    Marsellina “Selly” Marliona Wamebu (Indonésie) Inde
    Primadinar Sekar Ratri “Dinar” (Indonésie) Afrique du Sud
    Tamarscha Pradhini Putri “Dhini” (Indonésie) Colombie
    Jason Were (Kenya) Cambodge
    Sonephan Lakongseng (Laos) Honduras
    Felizarda Atanásia Filimone (Mozambique) Colombie
    Susma Rasaili (Népal) Cambodge
    José David Dávila Godinez (Nicaragua) El Salvador
    Gabriel Goddard (Afrique du Sud) Colombie
    Rastone Hamapande (Zambie) Cambodge

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité Central Mennonite. Article par Kristina Toews.

  • Sindy Novoa Caro vit à Bogota (Colombie), où elle est membre de l’église Casa de Oración, une assemblée des Frères Mennonites. En 2010-2011, Sindy est allée avec YAMEN à Tegucigalpa (Honduras), en tant qu’assistante de l’instituteur d’une école pour les enfants vivant à proximité d’une décharge d’ordures. Depuis son retour en Colombie, Sindy a aidé à coordonner un réseau local de soutien aux anciens, actuels et nouveaux participants à YAMEN et à ceux qui ont fait partie du International Volunteer Exchange Program (MCC). Sindy travaille pour Corporación Belcorp en tant que responsable de secteur des vendeuses sur catalogue. Elle a témoigné de son expérience à Jana Meyer, du MCC Colombie.

    En quoi ton expérience avec YAMEN a t-elle changé ton regard sur le monde et sur l’église ?

    Connaître des gens qui vivent de ce qu’ils trouvent dans la rue, et pourtant continuent à sourire à la vie m’a fait prendre conscience de mes privilèges : de l’eau à volonté, trois repas par jour, l’affection d’un père et d’une mère, du temps en famille pendant le week-end et un abri pour la nuit. J’ai appris à reconnaître la valeur de l’étreinte de quelqu’un qui n’a pas pu prendre de bain, et qui a besoin que vous lui disiez qu’un être suprême l’aime et veut prendre soin de lui. De retour en Colombie, j’ai travaillé d’une manière différente avec ceux qui m’entourent. Avant, je ne me souciais sans doute que de la situation économique de quelqu’un. Je travaille avec beaucoup de gens, et maintenant, je m’intéresse davantage à eux en tant que personnes.

    En quoi ta vie aurait été différente si tu n’avais pas fait YAMEN ?

    Je vivrais avec la même indifférence que la plupart des gens. Beaucoup pensent que le monde leur doit quelque chose et devrait être reconnaissant pour leur existence, que les bénédictions quotidiennes sont le résultat de leurs efforts, non pas de la miséricorde de Dieu.

    Comment ta relation avec Dieu a t-elle évolué ?

    Bien que j’étais loin de chez moi et que je ne connaissais personne, je ne me suis jamais sentie seule. J’ai toujours senti que Dieu me soutenait et me guidait. Chaque jour était une occasion d’apprendre de Dieu et de comprendre ce qu’il voulait de moi pendant cette année.

    Comment ta vision pour l’église de Colombie a t-elle évolué ?

    J’ai appris qu’apporter l’Évangile doit se faire de manière holistique. Il est impossible que des gens qui n’ont pas mangé depuis des jours, qui n’ont reçu aucune instruction, ou qui se sentent rejetés par la société, sachent que Dieu les aime et les cherche. Comment oser parler avec eux 15 minutes, et puis m’en aller ? Dieu veut que nous venions comme Jésus : en renonçant à nos bénédictions pour les offrir au monde, en montrant par l’exemple et en répondant aux besoins physiques, émotionnels et spirituels.

    Quelle est ta vision pour YAMEN ?

    J’aimerais que des jeunes Colombiens fassent ce programme, soient motivés pour faire quelque chose pour leurs frères et sœurs sans craindre de faire des sacrifices, se laissant conduire par Dieu. Je voudrais que nous construisions des relations avec nos frères et sœurs latino-américains et avec ceux des pays où nous ne choisirions jamais d’aller.

     

    Participants 2012-2013 à YAMEN

    Patricia Calvimontes Arevalo (Bolivie) est au Guatemala ;
    Vichara Chum (Cambodge) est en Afrique du Sud ;
    Fang Deng (Chine) est en Indonésie ;
    Glenda Aracely (Guatemala) est en Bolivie :
    Humberto Lagos Martinez
    (Honduras) est au Cambodge ;
    MeiLing Dueñas (Honduras) est au Nicaragua ;
    Prashant Nand (Inde) est en Indonésie ;
    Cindy Tristiantari (Indonésie) est en Corée du Sud ;
    Galuh Florentina (Indonésie) est au Cambodge ;
    Heri Purwanto (Indonésie) est en Bolivia;
    Youa Xiong (Laos) est en Bolivie ;
    Maria Aranda (Nicaragua) est au Honduras ;
    Paola Duarte (Paraguay) est au Mexique ;
    Shammah NakawesI (Ouganda) est en Indonésie ;
    Festus Musamba (Zambie) est en Afrique du Sud ;
    Olivia Muzyamba (Zambie) est en Indonésie.


    Le Réseau anabaptiste mondial d’Échange de Jeunes (Young Anabaptist Mennonite Exchange Network, YAMEN) est un programme commun du Mennonite Central Committee (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM). Son objectif est de permettre à des jeunes d’églises du Sud d’apprendre et de servir dans un contexte interculturel.

     

  • Bogotá (Colombie) – Pour Keila Viana, voir comment l’art guérit les blessures a approfondi sa compréhension de Dieu et de son amour pendant son service international à Phnom Penh au Cambodge.

    « Je crois que Dieu a beaucoup travaillé dans ma vie pendant cette période », dit Keila, une jeune adulte de 22 ans de l’Iglesia Evangélica Menonita Camino de Santidad au Honduras.

    Vingt-deux jeunes adultes, dont Viana, ont participé au programme YAMEN! du mois d’août 2014 au mois de juillet 2015.

    YAMEN!, un programme commun du Comité central mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale, est destiné aux jeunes de 18-30 ans qui ne sont pas des citoyens canadiens ou américains. Les participants doivent fréquenter une église anabaptiste dans leur propre pays ou servir dans une organisation anabaptiste.

    Keila a travaillé avec Let Us Create, une organisation qui utilise l’art comme moyen pour inviter des jeunes à risque à soigner les blessures qui ont marqué leur petit cœur.

    Elle a surtout enseigné l’art et donné des leçons de violon, bien que parfois elle ait aussi enseigné l’anglais et travaillé aux préparatifs d’un festival. Un pinceau et un instrument de musique ont contribué à soutirer des sourires d’espoir aux adultes et aux enfants qui, ensemble, ont créé une mélodie pour un avenir meilleur.

    « Dieu m’a enseigné à dépendre entièrement de lui, son amour est plus que suffisant », dit Keila. « Maintenant, je n’ai pas peur de l’avenir parce que je sais que c’est Dieu qui dirige mes pas et me donne la force de continuer même dans les épreuves. »

    Non seulement sa vie a-t-elle changé, sa pensée s’est aussi transformée; Keila a appris à voir Dieu comme un être rempli d’amour et de miséricorde. Elle se prépare maintenant à poursuivre ses études et à accomplir la grande commission dans son pays.

    Keila a décidé d’utiliser dans son église les outils qu’elle a acquis grâce à YAMEN!. Elle consacrera ses temps libres à aider les enfants de son pays, leur enseigner l’anglais et la musique. « J’ai appris à aimer avec l’amour que Jésus-Christ a déposé en moi. »

    Ê l’instar de Keila dont la vie a changé, de nombreux jeunes qui ont osé changer les choses avec ce programme ont aussi des histoires à raconter sur la satisfaction qu’on peut trouver au service de Dieu et des autres.

    Prions pour la vie de ces 20 jeunes qui apportent le message de paix dans 13 pays différents en 2015-2016. Comme église, nous leur transmettons notre amour et notre soutien. Dieu a besoin d’ouvriers prêts à servir au nom du Christ et à refléter son amour parfait.

    Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité central mennonite. Article par Aharón González

    Une des pièces créées dans la classe d’art où Keila a enseigné durant son service avec YAMEN! au Cambodge.

    Cliquez sur la photo pour obtenir une version en haute résolution.

  • Winnipeg, Manitoba, Canada – La possibilité d’assumer des responsabilités dans une église locale est utile à Yoweri Murungi, qui fait un an de service interculturel à Lusaka (Zambie).

    De par ses nombreuses nouvelles expériences, il a l’occasion de participer à l’animation de cultes de louange et d’adoration, d’études bibliques et de travailler avec les jeunes de l’église Chilenje Frères en Christ de Lusaka.

    « Ces expériences m’aident à améliorer mes compétences en tant que responsable et à grandir dans la foi en Christ », dit Yoweri Murungi, 28 ans, de Kagadi, une ville du district de Kibaale (Ouganda).

    L’engagement d’un an de Yoweri et de 20 autres participants à YAMEN! (Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes) prend fin en juillet.

    YAMEN, un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale, est destiné aux jeunes (18-30 ans), qui ne sont citoyens ni du Canada ni des États-Unis. Les participants doivent fréquenter une assemblée anabaptiste dans leur pays d’origine ou travailler dans une organisation anabaptiste.

    Yoweri Murungi est coordonnateur adjoint des Clubs de la Paix – soutenus par le MCC – qui forment les jeunes à la non-violence active, à la transformation des conflits et à la réconciliation. Les Clubs de la Paix ont démarré en 2006 et sont maintenant actifs dans 32 écoles à Lusaka.

    Comme les cultures de la Zambie et de l’Ouganda ont de nombreux points communs, Yoweri Murungi est rapidement devenu un des responsables des Clubs de la Paix.

    Il précise que ces clubs montrent qu’il est possible que des gens différents s’accordent pour résoudre un problème. Il cite cet exemple : une membre du Club de la Paix a raconté qu’à l’école, elle est punie parce qu’elle arrive en retard. Mais elle est en retard parce qu’elle doit emmener son jeune frère dans une autre école avant d’aller dans la sienne.

    Grâce aux discussions en groupe, elle a su résoudre ce problème en demandant à ses parents de prendre d’autres dispositions concernant son frère cadet.

    En Ouganda, Yoweri est aussi engagé dans des actions en faveur de la paix. Il est conscient que ce qu’il apprend de par ses responsabilités, en participant à l’église locale et aux Clubs de la Paix, sera utile en Ouganda.

    « Je fais de nouvelles expériences et j’acquiers de nouvelles compétences » dit-il. « Je développe et améliore le fonctionnement du bureau, de la gestion et de l’administration. »

    Outre son travail avec d’autres responsables des Clubs de la Paix et de l’église, il apprécie de faire partie de l’équipe du MCC en Zambie.

    « Nous sommes ravis d’avoir des participants de Yamen dans notre équipe, ils apportent de la diversité à l’équipe du MCC », dit la représentante du MCC de Zambie, Miriam Mitchell. « Nous apprenons les uns des autres. Nous avons des différences culturelles, mais ce que nous avons tous en commun est d’être venu en Zambie pour servir ».

    Les participants à Yamen acquièrent de nouvelles compétences et de l’expérience à travers leur engagement avec des organisations partenaires du MCC dans de nombreux pays.

    Depuis 2004, plus de 100 participants à Yamen ont appris beaucoup et créé des liens avec l’Église mondiale, dit la coordonnatrice de YAMEN, Andrea Geiser.

    « Le fait de vivre dans une autre culture est un facteur de croissance très important pour les participants, à la fois personnellement et spirituellement », dit Andrea. « Chaque année, les participants mentionnent qu’ils se sont rapprochés de Dieu, s’appuyant sur lui pour faire face aux contraintes et aux difficultés rencontrées dans un nouveau pays et une culture différente ».

    Dans un récent rapport, Elisa Domínguez (Mexique, au Honduras) déclare : « Ma vision et ma façon de voir le monde ont changé. Le concept de service m’a appris que nous devons laisser de côté notre propre croix pour porter celle de ceux, nombreux, qui ne peuvent pas la porter eux-mêmes ».

    Réfléchissant à sa nouvelle perspective à l’échelle du monde, Jennifer Moreno (de Colombie, en Bolivie) dit : « Quitter mon pays m’a donné une nouvelle vision des choses, m’a permis de comprendre qu’il y a beaucoup d’options et de possibilités ailleurs, et qu’il est beau et passionnant de servir les autres sans attendre rien en retour. Il est intéressant de savoir qu’il y a des gens qui vous soutiennent et qui partagent la même foi dans d’autres pays ».

    Ces participants terminent leur année de service avec Yamen en juillet :

    en Bolivie : Jennifer Moreno (Colombie), Oscar Galo (Honduras) ; au Cambodge : Keila Medina (Honduras) ; en Colombie : Phealy Hut (Cambodge), Sam Joshua (Inde), Sanjib Sahu (Inde), Elizabeth Hartono (Indonésie), Victoria Muchanga (Mozambique) ; en Equateur : Jirenny García (République dominicaine) ; au Honduras : Gina Albornoz (Colombie), Elisa Domínguez (Mexique) ; en Inde : Ditrich Rumboirusi (Indonésie); en Indonésie : Suzy Filly (Egypte), Hemanta Pradhan (Inde), Subhechchha Koirala (Subu) (Népal), Freddy Satalaya (Pérou); au Laos : Gloria Kristianti (Indonésie); au Mexique : Alexander Gutiérrez (Colombie); au Nicaragua : Chia-Ming Chen (Taïwan) ; en Ouganda: Reviana Gamaputra (Indonésie) ; en Zambie: Yoweri Murungi (Ouganda).

    Communiqué commun de la CMM et du MCC. Article de Gladys Terichow, journaliste indépendante à Winnipeg (Canada).

  • New York, États-Unis – JeaHyun Nham (République de Corée/Corée du Sud), est la nouvelle stagiaire de la CMM et fait partie du personnel du MCC à son bureau à l’ONU. Elle a été nommée à ce poste par les deux organisations, le MCC et la CMM.

    JeaHyun est membre de l’Église Jesus Village à Chuncheon (Corée du Sud). L’église, fondée en 1996, s’inspire des premiers anabaptistes.

    En Corée, JeaHyun a fait des études de premier cycle à Underwood International College, avec une spécialité en Études Internationales et Littérature et Culture Comparées. Elle a aussi travaillé dans un centre pour réfugiés à Seoul, où elle aidait les étrangers à mettre à jour leur statut de réfugié.

    L’année dernière, JeaHyun a fait des études à l’Université de Californie à Berkeley, dans le cadre d’un programme d’échange. Après cette année à New York, elle terminera sa dernière année dans une université dans son pays natal.

    JeaHyun a découvert le MCC il y a six ans pendant le congé sabbatique de son père à Cleveland (États-Unis), en visitant le Centre de Ressources du MCC de la Côte Est.

    « J’ai appris que le MCC avait envoyé une grande quantité de vivres pour aider les réfugiés coréens pendant la guerre de Corée », dit JeaHyun. « Sans l’aide matérielle de la part des organisations comme le MCC, il aurait été impossible pour le peuple coréen de se relever de la guerre. »

    « Je me suis rendue compte que l’amour de Jésus pour le monde s’incarne quand le MCC partage cet amour en servant les autres. Je me réjouis de passer le flambeau de l’amour à beaucoup d’autres nations du monde entier, en participant à la mission du MCC dans son bureau à l’ONU.

    JeaHyun est la septième stagiaire de la CMM de faire ce volontariat . Tous ceux qui l’ont précédée étaient soutenus par la CMM et participaient au International Volunteer Exchange Program (IVEP), une occasion pour les jeunes qui vivent en dehors du Canada ou des États-Unis d’être au service des autres, dit Doug Hostetter, le directeur du bureau du MCC à l’ONU.

    Au cours de son stage d’un an, qui a commencé en août, JeaHyun espère connaître mieux le travail du MCC au sein de l’ONU afin d’établir des liens pour une meilleure compréhension entre les peuples et les nations. Elle mettra aussi en pratique sa formation et son expérience au niveau du travail pour la paix.

    « Avant tout, je souhaite apporter une perspective coréenne aux efforts faits pour la réconciliation et la paix pour mettre fin à cette guerre acharnée qui divise la péninsule coréenne sur le 38e parallèle depuis 60 ans », dit JeaHyun.

    « Quand je me rends au travail, je vois les graffitis dans le métro newyorkais qui citent Martin Luther King, Jr. : ‘L’existence d’uneinjustice n’importe où peut empêcher la justice partout.’ Je voudrais suivre le modèle de Dieu l’Agriculteur, qui arrache les racines de l’injustice et sème des graines de paix et de réconciliation. »

    « Chaque stagiaire apporte la voix et les préoccupations de son église et de son peuple à la communauté de l’ONU » déclare Doug Hostetter.

    “Les stagiaires ont fait un grand effort pour développer une bonne communication entre leur paroisse et l’union d’églises de leur pays natal et la communauté mondiale des diplomates et des organisations non-gouvernementales religieuses à l’ONU », dit-il.

    Les stagiaires témoignent de leur foi et développent une compréhension mondiale entre les anabaptistes du Nord et ceux du Sud en faisant partie des églises mennonites et Frères en Christ du Canada et des États-Unis.

    Doug explique qu’une fois leur stage terminé, les stagiaires s’engagent d’une façon plus profonde dans le travail de leur église locale, et participent souvent aux activités du réseau des Jeunes Anabaptistes (YABs) de la CMM.

    Le processus de recherche pour les stagiaires commence en décembre 2014. Tout candidat doit être membre d’une église affiliée à la CMM, être célibataire, avoir entre 22 et 30 ans, parler couramment l’anglais, être intéressé par les relations internationales et avoir suivi quelques cours de niveau universitaire sur la paix, le développement ou un domaine proche. Chaque année, le pays natal du stagiaire change ; le prochain stagiaire devrait être originaire d’Amérique latine.

    Tout candidat intéressé est invité à contacter le bureau du MCC de son pays pour obtenir les dossiers de candidature d’IVEP, ou bien contacter Lynn Roth, le représentant de l’Amérique du Nord de la CMM, à cette adresse courriel : LynnRoth@mwc.org.

    Article écrit par le personnel de MCC

    Communiqué de presse de la Conférence Mennonite Mondiale (CMM) et du Comité Central Mennonite (MCC)

  • Communiqué commun de la Conférence Mennonite Mondiale et du Comité central mennonite

    Bogota, Colombie – Dès les premiers jours de son arrivée à Bogota le 21 août 2013 pour travailler avec YAMEN!, Rut Arsari savait déjà qu’il lui serait difficile de partir. Les gens merveilleux qu’elle rencontrerait et les relations étroites qu’elle développerait rendraient ses adieux très difficiles.

    Rut, de la paroisse GITJ Kelet qui fait partie de l’Église membre de la CMM Gereja Injili di Tanah Jawa (Indonésie), fait partie du réseau commun de la CMM et du MCC : Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes (YAMEN!), et travaille avec Iglesia Cristiana Menonita (une Église membre de la CMM).

    Rut participe à trois différents programmes gérés par l’assemblée mennonite Teusaquillo à Bogota. Pendant la semaine, elle est avec deux différents programmes alimentaires destinés aux enfants des quartiers défavorisés de Los Pinos et de San Nicolás, qui comptent un nombre élevé de familles déplacées par la violence. Le samedi, Rut travaille avec un programme qui fournit de la nourriture à des personnes sans domicile fixe dans un quartier pauvre de Bogota.

    Ce qui a le plus marqué Rut sont les relations qu’elle a construites avec les personnes par le biais de son engagement dans ces communautés et ces assemblées locales. Elle fréquente la paroisse mennonite Teusaquillo avec sa famille d’accueil, Peter et Leticia Stucky, Peter est le pasteur principal de la paroisse. Ils ont accueilli Rut comme un membre de leur famille et elle est vraiment heureuse de vivre avec eux.

    Par ailleurs, elle a été très impressionnée quand elle a vu et entendu les membres de la paroisse discuter ouvertement de leur foi, de leurs difficultés et de leurs joies. Rut a avoué qu’entendre les gens parler de la présence de Dieu dans leur vie l’a amenée à en être plus consciente et à discerner l’œuvre de travail de Dieu dans sa propre vie d’une manière nouvelle.

    Elle se lie avec les volontaires et les membres de la paroisse, mais aussi avec les nombreux enfants qui y viennent chaque jour.

    Servir des repas et donner des cours d’anglais a permis à Rut de connaître des enfants venant d’un milieu bien différent du sien. Elle a appris d’eux à enseigner autrement, à jouer avec eux, et à les discipliner au besoin. Ces enfants lui ont également enseigné de nouvelles façons de comprendre et de voir le monde : apprécier ce qu’elle a, adopter une attitude plus humble et trouver joie et espoir dans des endroits inattendus.

    Depuis plusieurs années, Rut a une vision concernant le travail avec les enfants. Elle rêve d’ouvrir un jour une maison d’accueil en Indonésie afin de prendre soin d’enfants qui n’ont pas de famille. Son poste en Colombie est la première étape sur le chemin vers ce rêve.

    Participer au programme YAMEN! a été, et continue à être, une expérience extrêmement précieuse pour Rut. Elle lui a ouvert de nouvelles perspectives sur le monde qui l’entoure à travers le regard d’autrui et elle vit une expérience plus profonde avec Dieu.

    Participants YAMEN! 2013-2014

    Gabriela Yaninne Rojas Avila (Bolivie) est au Honduras ; Thany Dear (Cambodge) est en Ouganda ; Ying Li (Chine) est au Nigeria ; Bibiana Astrid Morales Duran (Colombie) est au Mexique ; Beraldo Lemos Saco (Colombie) est au Guatemala ; Aaron Mauricio Gonzalez Alpizar (Costa Rica) est au Cambodge ; Charlotte Keller (France) est au Cambodge ; Melany Johana Sanchez Solano (Guatemala/Colombie) est en Afrique du Sud ; Cindy Yessenia Padilla Salinas (Honduras) est en Bolivie ; Walter Rene Diaz Sequeira (Honduras) est en Bolivie ; Anshika Sagar (Inde) est en Indonésie ; Rut Arsari Christy (Indonésie) est en Colombie ; Stephanie Lukito Setiawan (Indonésie) est en Colombie ; Southouthone Inthilath (Laos) est en Indonésie ; Rojina K.C. (Népal) est en Zambie ; Ilich Magdiel Aviles Ramirez (Nicaragua) est au Honduras.

    Article de Kristina Toews

  • Ouganda – Parmi les nombreux souvenirs que Shamma Nakawesi (Ouganda) ramène de son année de volontariat en Indonésie, figure une nouvelle compréhension de ce que signifie aimer Dieu et aimer son prochain.

    « Même quand la vie est remplie d’incertitudes, aimer Dieu et aimer son prochain est tout ce qui compte », dit Shamma, qui a enseigné l’anglais et fait un travail communautaire dans le village de Margorejo.

    Shamma Nakawesi faisait partie des 16 participants au programme 2012-2013 du Réseau Anabaptiste Mondial d’Échange de Jeunes (YAMEN!) qui ont juste terminé leur année de volontariat.

    Ce programme commun du Comité Central Mennonite et de la CMM propose des stages à des jeunes engagés dans leur église locale et venant de pays autres que le Canada et les États-Unis.

    Shamma écrit que l’un des objectifs du programme est d’aider les jeunes à grandir spirituellement dans un cadre interculturel. Au début, elle pensait que cela ne pourrait pas être le cas, parce que les cultes de l’église de Margorejo étaient dans une langue qu’elle ne comprenait pas bien.

    Cette barrière de la langue, ajoute-t-elle, l’a rendue plus dépendante de la Parole de Dieu et de la prière : « Vivre à Margorejo m’a non seulement rapprochée de Dieu, et permis de ressentir son amour pour moi, mais il m’a aussi ouvert les yeux sur ce que c’est que d’aimer les autres ».

    « Les deux plus grands commandements sont aimer Dieu et aimer son prochain, et cela est plus facile à dire qu’à faire. J’ai appris (et continue d’apprendre) que je ne peux pas vraiment aimer les autres si je n’aime pas Dieu de tout mon cœur, dans la vérité, avec tout ce que je suis et tout ce que j’ai. »

    « Une fois que j’ai compris ce que cela signifie d’être aimée de Dieu, de ressentir son amour, je ne pouvais m’empêcher de lui dire mon amour tous les jours, et d’apprendre à m’abandonner à Lui. Alors, aimer ma famille d’accueil, mes élèves, les enseignants, les jeunes de l’église et les gens de la communauté dans laquelle je vis est devenu beaucoup plus facile. »

    L’occasion de faire un stage pastoral en Indonésie a également été une expérience enrichissante pour Prashant Nand (Inde).

    Repensant à son enthousiasme et à ses difficultés pour s’adapter à la nouvelle culture, il écrit : « Dans tout cela, du début à la fin, j’ai particulièrement appris que l’essence du christianisme est l’amour ».

    Les autres participants au programme 2012-2013 étaient Patricia Calvimontes Arevalo (Bolivie) placée au Guatemala ; Vichara Chum (Cambodge) en Afrique du Sud ; Fang Deng (Chine) en Indonésie ; Glenda Aracely (Guatemala) en Bolivie ; Humberto Lagos Martinez (Honduras) au Cambodge ; Meiling Dueñas (Honduras) au Nicaragua ; Cindy Tristiantari (Indonésie) en Corée du Sud ; Galuh Florentina (Indonésie) au Cambodge ; Heri Purwanto (Indonésie) en Bolivie ; Youa Xiong (République démocratique populaire du Laos) en Bolivie; Maria Aranda (Nicaragua) au Honduras ; Paola Duarte (Paraguay) au Mexique ; Festus Musamba (Zambie) en Afrique du Sud et Olivia Muzyamba (Zambie) en Indonésie.

    Communiqué de presse du MCC et CMM