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Un projet de rénovation canadien construit une église en Amérique Latine.

L’église des Frères Mennonites Luz y Vida (Lumière et Vie) à Cali, en Colombie, a fait une demande au Fond de Partage de l’Eglise Mondiale pour qu’il les aide à acheter et à rénover la maison où ils réunissent pour le culte depuis plus de huit ans. Photo : Iglesia Hermanos Menonitas Luz y Vida, Colombie.
Date de diffusion : 
Vendredi 13 Janvier 2017

Winnipeg, Manitoba, Canada – Lorsque l’église de Toronto, United Mennonite Church (TUMC), décida qu’il était temps de rénover et d’agrandir son bâtiment, elle voulait que son projet ait un impact au delà de sa sphère d’influence habituelle. Situé dans la ville multiculturelle la plus grande du Canada, TUMC accueille environ 200 personnes de 5 continents différents parlant une variété de 10 langues maternelles et dont la plupart ont un lien fort avec l’Amérique centrale.

« Nous avons demandé à Arli Klassen de quelle manière nous pourrions partager notre offrande avec la Conférence Mennonite Mondiale, » raconte Richard Ratzlaff, membre du comité de construction, et elle leur a proposé de donner au compte du Fond de Partage de l’Église Mondiale (GCSF). La TUMC avait fait une collecte sur le même principe de la dîme lors de la construction du bâtiment 20 ans plus tôt.

« Le GCSF est le compte de la CMM que les églises membres peuvent solliciter pour l’aide au financement d’un projet de construction. » explique Klassen. Les demandes de bourses doivent être approuvées par le bureau national des églises et le groupe bénéficiaire doit participer aux coûts du projet.

Le but du Fond de Partage de l’Église Mondiale est de mettre en pratique les paroles de Paul à propos de l’équité : « par votre superflu, vous pouvez venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Aussi, par leur superflu, ils pourront un jour subvenir à vos besoins. (2 Corinthiens 8:13-15). 

Les deux tiers des 1,8 millions de croyants anabaptistes vivent en Afrique, en Asie et en Amérique Latine mais 95% de la richesse des anabaptistes se trouve en Amérique du Nord et en Europe. Le GCSF constitue un moyen de « redistribuer la richesse dans l’esprit biblique du jubilé. »


Les bureaux et le centre de retraite de la FIEMN
(Fraternidad de Iglesias Evangélicas Menonitas Nicaragua),
au Nicaragua ont fait une demande de
financement pour réaliser leur projet d’achat de
terrain partagé avec deux églises, de rénovation des
bureaux nationaux et d’amélioration de leur lieu de retraite.
Photos :  FIEMN
(Fraternidad de Iglesias Evangélicas Menonitas Nicaragua).

La TUMC a consacré 2% (20 000 $) de sa collecte de fonds (900 000$) au GCSF de la CMM. Leur projet consiste en la transformation créative de leur bâtiment existant pour avoir plus de place « pour accueillir, rencontrer et apprendre ; offrir l’hospitalité et jouer, » et ajouter une rampe d’accès pour fauteuils roulants et un espace de bureaux pour les églises partenaires.

L’idée de partager la récolte de fonds avec la CMM ne généra aucune hésitation, raconte Ratzlaff. « Nous sommes une église très riche, et nous le savons. Au contraire, certains trouvaient que nous dépensions trop pour nous-mêmes et pas assez pour nos frères et sœurs ailleurs. »

Ironiquement, le pourcentage que la TUMC donne à la CMM rendrait possible le financement d’un plus grand projet de construction ailleurs que ce que permet le montant total au Canada.

Lors de l’inauguration du bâtiment neuf et agrandi de la TUMC le 13 novembre 2016, 2 Corinthiens 8 :15 fut mentionné pendant le culte : « Celui qui avait ramassé beaucoup de manne n’en avait pas de trop, et celui qui en avait ramassé peu ne manquait de rien » (2 Corinthiens 8/15).

« L’objectif annuel du GCSF s’élève à 100 000 $, même si la Commission Diacre ne peut dépenser que le montant réel des donations reçues » explique Klassen. Environ la moitié des donations sont destinées à des projets de construction, le reste finance les visites des diacres aux églises membres en souffrance.

En 2016, nous avons reçu cinq demandes d’environ 10 000 $ chacune pour la construction de bâtiments d’églises, d’écoles et de bureaux en Afrique, en Asie et – ce qui intéressa particulièrement la TUMC – en Colombie et au Nicaragua.

« Plusieurs familles de l’église ont des racines en Colombie, » raconte Ratzlaff, et les deux églises partenaires qui partagent le bâtiment sont formées par un nombre de réfugiés et de migrants d’Amérique centrale, ou par de personnes engagées dans l’aide aux migrants et aux refugiés venant de cette région.

« Nous sommes heureux de savoir que nous pouvons participer aux projets des autres dans notre église mondiale » dit Ratzlaff.

Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale par Karla Braun

 

Geographic representation: 
Latin America and Caribbean

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