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Solidarité avec les peuples autochtones du Canada

L’histoire continue : Steve Heinrichs se réunit avec des chefs autochtones, des responsables d’Église et des citoyens engagés pour parler de la construction de Enbridge 3, un autre oléoduc au Manitoba, Canada. Photo : Kathy Moorhead Thiessen
Date de diffusion : 
Jeudi 1 Novembre 2018

« Dans la Déclaration de solidarité avec les peuples autochtones, nous retrouvons une valeur que nous partageons mondialement, la construction de la paix. » Le secrétaire général de la Conférence Mennonite Mondiale, César García explique : « Nous ne pouvons réglementer la manière dont une Église en Corée du Sud ou en Colombie l’exprime et le vit. C’est un sujet que les Églises dans leurs contextes spécifiques doivent soumettre à leur propre discernement. »

Pour Steve Heinrichs, directeur des relations entre les peuples autochtones et les colons, pour l'Église mennonite du Canada, membre de la CMM, la solidarité avec les peuples autochtones rime avec action.

Le 20 avril 2018, les leaders autochtones et les anciens de la nation Tsleil Waututh ont invité Steve et d'autres responsables d'Église à participer à une prière publique afin de soutenir leur lutte. Le collectif s'oppose au projet d'élargissement d'un pipeline de transport de pétrole brut et de bitume dilué.

La construction d'un pipeline de 1 150 km pour l’acheminement du pétrole de la source au terminal d'expédition a soulevé une polémique au Canada. De nombreux groupes autochtones opposés au pipeline dénoncent la dégradation de l'environnement et l'utilisation de terres non cédées.

Dans l'ensemble de la société canadienne, certains s'opposent au pipeline pour des raisons environnementales, d'autres y sont favorables pour des raisons économiques.

Ce qui avait commencé par une prière publique s'est soldé par l’arrestation de certains participants. Ils bloquèrent l'entrée du terminal maritime Westridge à Burnaby, en Colombie Britannique, pendant plusieurs heures, jusqu'à l'intervention de la police, dispersant le rassemblement après avoir inculpé de délit pénal certains participants.

Steve fut arrêté, jugé et condamné. Il passa six jours en prison au mois d’août.

« J'ai choisi d'agir parce que, au centre de la foi chrétienne, il y a la conviction que le Créateur souffre avec les opprimés ; que Dieu prend parti pour les victimes contre les puissances dominantes ; et que les personnes qui voient le mieux les problèmes de notre époque sont celles qui sont marginalisées sur le plan socio-politique », a déclaré Steve devant le tribunal lors de l'audience de détermination de sa peine.

Ces mots font écho à la déclaration de solidarité de la CMM, récemment approuvée lors des réunions du Conseil Général au Kenya : « Dans les évangiles, Jésus-Christ, exemple vivant pour l'Église, incarne la présence privilégiée de Dieu auprès du prochain exclu, opprimé, ignoré, rejeté ou traité comme un étranger. »

« Il y a un consensus mondial pour que nous agissions en faveur des groupes autochtones [voir la déclaration de la CMM ici] », a déclaré le secrétaire général de la CMM, César García. « Voici l’exemple d’une personne qui a agi au nom d’un groupe autochtone local et de l’Église qu’il représente, peu importe la polémique. »

—Communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale

Cliquez ici pour lire l’histoire en anglais.

Geographic representation: 
North America

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