News

La participation de l’église enrichit l'expérience interculturelle

Yoweri Murungi, originaire d'une ville du district de Kibaale en Ouganda, participe à YAMEN! (Réseau Anabaptiste Mondial d'Échange de Jeunes). Il travaille à Lusaka (Zambie), en tant que coordinateur adjoint des Clubs de la Paix – soutenus par le MCC – qui forment les jeunes à la non-violence active, à la transformation des conflits et à la réconciliation. Les Clubs de la Paix ont démarré en 2006 et sont maintenant actifs dans 32 écoles à Lusaka.
Release date: 
Friday, 29 May 2015

Winnipeg, Manitoba, Canada – La possibilité d’assumer des responsabilités dans une église locale est utile à Yoweri Murungi, qui fait un an de service interculturel à Lusaka (Zambie).

 De par ses nombreuses nouvelles expériences, il a l’occasion de participer à l’animation de cultes de louange et d'adoration, d’études bibliques et de travailler  avec les jeunes  de l'église Chilenje Frères en Christ de Lusaka.

 « Ces expériences m’aident à améliorer mes compétences en tant que responsable et à grandir dans  la foi en Christ », dit Yoweri Murungi, 28 ans, de Kagadi, une ville du district de Kibaale (Ouganda).

L’engagement d'un an de Yoweri et de 20 autres participants à YAMEN! (Réseau Anabaptiste Mondial d'Échange de Jeunes) prend fin en juillet.

YAMEN, un programme commun du Comité Central Mennonite (MCC) et de la Conférence Mennonite Mondiale, est destiné aux jeunes (18-30 ans), qui ne sont citoyens ni du Canada ni des États-Unis. Les participants doivent fréquenter une assemblée anabaptiste dans leur pays d'origine ou travailler dans une organisation anabaptiste.

Yoweri Murungi est coordonnateur adjoint des Clubs de la Paix – soutenus par le MCC – qui forment les jeunes à la non-violence active, à la transformation des conflits et à la réconciliation. Les Clubs de la Paix ont démarré en 2006 et sont maintenant actifs dans 32 écoles à Lusaka.

Comme les cultures de la Zambie et de l'Ouganda ont de nombreux points communs, Yoweri Murungi est rapidement devenu un des responsables des Clubs de la Paix.

Il précise que ces clubs montrent qu’il est possible que des gens différents s’accordent pour résoudre un problème. Il cite cet exemple : une membre du Club de la Paix a raconté qu'à l'école, elle est punie parce qu’elle arrive en retard. Mais elle est en retard parce qu'elle doit emmener son jeune frère dans une autre école avant d’aller dans la sienne.

Grâce aux discussions en groupe, elle a su résoudre ce problème en demandant à ses parents de prendre d'autres dispositions concernant son frère cadet.

En Ouganda, Yoweri est aussi engagé dans des actions en faveur de la paix. Il est conscient que ce qu’il apprend de par ses responsabilités, en participant à l'église locale et aux Clubs de la Paix, sera utile en Ouganda.

« Je fais de nouvelles expériences et j’acquiers de nouvelles compétences » dit-il. « Je développe et améliore le fonctionnement du bureau, de la gestion et de l'administration. »

Outre son  travail avec d'autres responsables des Clubs de la Paix et de l'église, il apprécie de faire partie de l'équipe du MCC en Zambie.

« Nous sommes ravis d'avoir des participants de Yamen dans notre équipe, ils apportent de la diversité à l'équipe du MCC », dit la représentante du MCC de Zambie, Miriam Mitchell. « Nous apprenons les uns des autres. Nous avons des différences culturelles, mais ce que nous avons tous en commun est d’être venu en Zambie pour servir ».

Les participants à Yamen acquièrent de nouvelles compétences et de l’expérience  à travers leur engagement avec des organisations partenaires du MCC dans de nombreux pays.

Depuis 2004, plus de 100 participants à Yamen ont appris beaucoup et créé des liens avec l'Église mondiale, dit la coordonnatrice de YAMEN, Andrea Geiser.

« Le fait de vivre dans une autre culture est un facteur de croissance très important pour les participants, à la fois personnellement et spirituellement », dit Andrea. « Chaque année, les participants mentionnent qu’ils se sont rapprochés de Dieu, s’appuyant sur lui pour faire face aux contraintes et aux difficultés rencontrées dans un nouveau pays et une culture différente ».

Dans un récent rapport, Elisa Domínguez (Mexique, au Honduras) déclare : « Ma vision et ma façon de voir le monde ont changé. Le concept de service m'a appris que nous devons laisser de côté notre propre croix pour porter celle de ceux, nombreux, qui ne peuvent pas la porter eux-mêmes ».

Réfléchissant à sa nouvelle perspective à l'échelle du monde, Jennifer Moreno (de Colombie, en Bolivie) dit : « Quitter mon pays m'a donné une nouvelle vision des choses, m’a permis de comprendre qu'il y a beaucoup d'options et de possibilités ailleurs, et qu'il est beau et passionnant de servir les autres sans attendre rien en retour. Il est intéressant de savoir qu’il y a des gens qui vous soutiennent et qui partagent la même foi dans d'autres pays ».

Ces participants terminent leur année de service avec Yamen en juillet :

en Bolivie : Jennifer Moreno (Colombie), Oscar Galo (Honduras) ; au Cambodge : Keila Medina (Honduras) ; en Colombie : Phealy Hut (Cambodge), Sam Joshua (Inde), Sanjib Sahu (Inde), Elizabeth Hartono (Indonésie), Victoria Muchanga (Mozambique) ; en Equateur : Jirenny García (République dominicaine) ; au Honduras : Gina Albornoz (Colombie), Elisa Domínguez (Mexique) ; en Inde : Ditrich Rumboirusi (Indonésie); en Indonésie : Suzy Filly (Egypte), Hemanta Pradhan (Inde), Subhechchha Koirala (Subu) (Népal), Freddy Satalaya (Pérou); au Laos : Gloria Kristianti (Indonésie); au Mexique : Alexander Gutiérrez (Colombie); au Nicaragua : Chia-Ming Chen (Taïwan) ; en Ouganda: Reviana Gamaputra (Indonésie) ; en Zambie: Yoweri Murungi (Ouganda).

Communiqué commun de la CMM et du MCC. Article de Gladys Terichow, journaliste indépendante à Winnipeg (Canada).

 

Geographic representation: 
Africa

Add new comment