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Dimanche de la Fraternité Mondiale : une communion de 500 ans

Issu du matériel pour le culte du Dimanche de la Fraternité Mondiale : Des migrants vénézuéliens sont accueillis dans l’Église mennonite de Riohacha, en Colombie. Photo : Iglesia Menonita de Riohacha.
Date de diffusion : 
Lundi 8 Octobre 2018

Chaque année, le dimanche le plus proche du 21 janvier, la Conférence Mennonite Mondiale invite ses 107 églises membres à s’unir dans une célébration du Dimanche de la Fraternité Mondiale.  

Le thème du culte varie d’une année à l’autre, mais la raison du moment de l’événement reste la même : le 21 janvier 1525, un petit groupe de chrétiens de Zurich en Suisse ont participé à un service baptismal qui a lancé le mouvement de renouveau que nous connaissons aujourd’hui comme l’anabaptisme.

Comme les prémices de tout mouvement de réforme, l’identité du mouvement n’était pas complètement formée en ce jour d’hiver de 1525. Aujourd’hui, les amish, les mennonites, les huttérites et une douzaine d’autres groupes prétendent tous avoir parmi leurs fondateurs les premiers anabaptistes de Suisse.  

Chacun de ces groupes peut également avoir d’autres points de départ pour leur église. Les amish, par exemple, trouvent leurs origines dans un mouvement de renouveau autour de Jacob Amman en 1693. Les huttérites ont pratiqué la communauté de biens pour la première fois en 1528 et ont adopté leur nom d’après Jacob Hutter plusieurs années plus tard. Un groupe s’est vigoureusement opposé à toutes ces commémorations, insistant sur le fait que le seul repère approprié pour marquer les commencements du mouvement anabaptiste-mennonite était le dimanche de Pâques ou, peut-être, la Pentecôte.  

Lorsque nous tournons notre attention sur l’Église mondiale, la question des « commencements » devient encore plus compliquée.

La tradition anabaptiste-mennonite de Java date-t-elle du temps de l’arrivée de Pieter et Johanna Jansz en 1852 ou de l’indigénisation de l’église sous la direction de Tunggol Wulung une décennie plus tard ?

Est-ce que l’église Meserete Kristos d’Éthiopie a commencé en 1945 avec les premiers missionnaires mennonites de l’est de la Pennsylvanie ? en 1962 avec un mouvement de renouveau appelé « Heavenly Sunshine » ? ou en 1965 en décidant de définir leur église « Christ le fondement » ?

Au cours du siècle dernier, la plupart des mennonites d’origine européenne ont considéré la date du 21 janvier 1525 comme presque sacro-sainte ; pourtant la vénération historique de cet événement est relativement récente, soit lorsque les dirigeants mennonites de sept pays se sont rassemblés en Suisse en 1925 pour coordonner les opérations de secours pour les réfugiés mennonites dans le sud de la Russie.

Au cours de la prochaine décennie, les mennonites du monde entier auront l’occasion de souligner le 500e anniversaire du mouvement anabaptiste.

En 2015, après des discussions avec les églises membres et des partenaires œcuméniques, le Comité Exécutif de la CMM a approuvé une série d’événements s’étalant sur dix ans intitulée « Renouveau 2027 ». Depuis 2017, la CMM organise une célébration annuelle dans diverses parties du monde soulignant notamment de quelle manière la tradition anabaptiste s’est manifestée dans le contexte où l’événement est tenu.

Des préparatifs sont également en cours en Europe pour une célébration importante en 2025 (tenue conjointement avec une réunion du Conseil Général et l’Assemblée des églises mennonites européennes) qui intégrera la contribution des partenaires œcuméniques, des sociétés d’histoire mennonite et baptiste et de l’église locale mennonite suisse.  

Ainsi, comme l’affirme publiquement la CMM depuis des décennies lors de son Dimanche de la Fraternité Mondiale, les baptêmes du 21 janvier 1525 constituent un événement important à commémorer.    

Les commémorations de la CMM se termineront lors de son 18e rassemblement mondial probablement quelque part sur le continent africain en 2027. Cela nous rappelle que la tradition mennonite ne s’est pas enfermée dans ses origines européennes du 16e siècle. Nous faisons partie d’un mouvement mondial, constamment renouvelé, à la fois ancré dans le passé – que ce soit à Jérusalem, à Zurich ou à Semarang – et orienté vers l’avenir.

—Un communiqué de la Conférence Mennonite Mondiale par John Roth, secrétaire de la Commission Foi et Vie. Une version de cet article est d’abord parue dans The Mennonite.


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